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	<title>Podcast Science &#187; Dossiers</title>
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	<itunes:subtitle>Podcast Science, le balado hebdomadaire qui fait aimer la science. Chaque semaine, l&#039;actualité de la science et un dossier permettant de comprendre en termes simples un grand thème scientifique</itunes:subtitle>
	<itunes:summary>Podcast Science - Le podcast scientifique en français avec Alan, Franck, Hélène, Marco et occasionnellement Mathieu. Au menu de chaque numéro: 
- le dossier de la semaine, un grand thème de la science décortiqué, vulgarisé et commenté;
- des petits bonus (news et plugs).</itunes:summary>
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		<title>Dossier &#8211; L’infini… Quand il n’y en a plus, il y a Cantor!</title>
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		<pubDate>Wed, 22 Feb 2012 19:30:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicotupe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L&#8217;infini est depuis toujours dans la tête des hommes sans pour autant qu&#8217;ils arrivent à l&#8217;appréhender. Parfois objet de fantasme, on le croise dans beaucoup de publicités allant des forfaits téléphoniques illimités aux restaurants à volonté. D&#8217;autres fois objet d&#8217;inquiétude devant son immensité comme a eu l&#8217;occasion de le dire Pascal : Le silence éternel [...]]]></description>
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L&#8217;infini est depuis toujours dans la tête des hommes sans pour autant qu&#8217;ils arrivent à l&#8217;appréhender. Parfois objet de fantasme, on le croise dans beaucoup de publicités allant des forfaits téléphoniques illimités aux restaurants à volonté. D&#8217;autres fois objet d&#8217;inquiétude devant son immensité comme a eu l&#8217;occasion de le dire Pascal :
Le silence éternel de ces espaces infinis me terrifie &#8211; Pascal
L&#8217;infini peut être très grand, mais aussi très petit. Dans l&#8217;antiquité, Zénon d&#8217;Élée présente une première approche de cet infiniment petit par le biais d&#8217;un paradoxe. Prenons deux points A et B représentés sur la figure ci-dessous.

Ce paradoxe explique qu&#8217;un objet ne peut aller de A à B en un temps fini. En effet, pour atteindre B en partant de A, cet objet doit passer par le milieu M du segment. Puis il doit passer par le milieu M&#8217; de MB, puis par le milieu M&#8221; de M&#8217;B et ainsi de suite&#8230; L&#8217;objet doit donc passer par une infinité de points, ce qui est impossible (selon Zenon) en un temps fini.
Ce très vieux paradoxe illustre que l&#8217;on peut aussi croiser l&#8217;infini dans des espaces finis (ici le segment AB) en pratiquant une simple opération de découpage par deux. Pour plus de détails sur ce paradoxe et sa résolution, je vous invite à aller écouter le petit dossier de Mathieu sur le sujet dans le n°9 du podcast.
Chez les mathématiciens, l&#8217;infini a été un des plus importants sujets de discorde de l&#8217;histoire. Il y a un siècle seulement a eu lieu un véritable tremblement de terre au sein de la communauté mathématique au point que certains ont voulu éliminer l&#8217;infini des limites autorisées dans cette science! Tout cela à cause des travaux d&#8217;un seul homme, Georg Cantor, qui pour la première fois dans l&#8217;histoire réussissait à appréhender l&#8217;infini avec rigueur, mais certains de ses résultats remirent en cause les bases sur lesquelles se fondaient les mathématiques depuis des siècles.
Ce dossier présente les principaux résultats de ce &#8220;corrupteur de jeunesse&#8221; (c&#8217;est le nom que lui donnait un autre scientifique célèbre de l&#8217;époque, Kronecker) et quelques-unes de leurs implications.
Réapprendre à compter
Une des premières rencontres avec l&#8217;infini se fait très tôt, en répondant à la question &#8220;jusqu&#8217;à quel nombre sais-tu compter?&#8221;. Contrairement à l&#8217;affirmation commune, on n&#8217;arrive jamais à compter jusqu&#8217;à l&#8217;infini, mais on connait une méthode pour à partir d&#8217;un nombre donner, trouver le chiffre suivant. Roman Opalka, un artiste contemporain, a bien essayé de compter jusqu&#8217;à l&#8217;infini (une de ses peintures ci dessous), mais après 40 ans de travail, il trouve toujours le chiffre suivant!

Il n&#8217;est donc pas possible en temps fini de compter tous les nombres. Mais est-il possible de savoir s&#8217;il y a plus de nombres entiers :

que de nombres pairs :

La réponse semble être évidemment qu&#8217;il y a plus de nombres entiers que de nombres pairs étant donné que les nombres pairs sont strictement inclus dans les nombres, mais comment en être sûr?
Toutes les personnes ayant invité le temps d&#8217;une soirée des amis ont déjà trouvé, sans s&#8217;en rendre compte, une solution pour comparer efficacement des ensembles, même infinis! Pour qu&#8217;une soirée soit réussie, il est préférable que chaque invité ait un verre. On peut, bien sûr, compter le nombre des verres et le comparer avec le décompte du nombre d&#8217;invités. Étrangement, cette solution est rarement la plus efficace, que ce soit à cause d&#8217;un ami enfermé aux toilettes ou d&#8217;une erreur de compte pour cause d&#8217;ébriété.
Une méthode autrement plus efficace est de donner un verre à chaque invité. Si alors il reste des verres, c&#8217;est qu&#8217;il y a plus de verres que d&#8217;invité et inversement si des invités[...]</itunes:summary>
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		<title>Posthumanisme et Transhumanisme</title>
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		<pubDate>Wed, 15 Feb 2012 22:04:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xilrian</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Quelques définitions : L’idée directrice du transhumanisme est que nous approchons d’un tournant où la science et la technique vont rendre possible la création d’un homme pas &#8211; ou moins &#8211; soumis au vieillissement, et qui aura des capacités intellectuelles et physiques supérieures. Un post-humain ! En découle une volonté de changer l’homme. Pour les transhumanistes, cet objectif sera rendu [...]]]></description>
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Quelques définitions :
L’idée directrice du transhumanisme est que nous approchons d’un tournant où la science et la technique vont rendre possible la création d’un homme pas &#8211; ou moins &#8211; soumis au vieillissement, et qui[...]</itunes:subtitle>
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Quelques définitions :
L’idée directrice du transhumanisme est que nous approchons d’un tournant où la science et la technique vont rendre possible la création d’un homme pas &#8211; ou moins &#8211; soumis au vieillissement, et qui aura des capacités intellectuelles et physiques supérieures. Un post-humain ! En découle une volonté de changer l’homme. Pour les transhumanistes, cet objectif sera rendu possible par les progrès de la technique et aboutira au changement de la nature humaine. Derrière le post humanisme se cache une grande confiance en la science et une croyance en l&#8217;existence d’un progrès. Et si le terme n’était pas connoté négativement je dirais que le post humanisme est une forme de scientisme. Au passage vous vous demandez sûrement s’il faut faire une distinction entre &#8220;trans&#8221; et &#8220;post&#8221; humanisme.
Il me semble que dans le monde anglo-saxon le terme transhumanisme est beaucoup plus utilisé. Il me semble aussi qu’il n’y a pas de définition universellement admise faisant une distinction claire entre ces deux concepts. Mais le terme transhumanisme insiste naturellement plus sur la transition c’est à dire l’amélioration de l’homme actuel. Tandis que  le terme post humanisme peut faire référence à un posthumain ayant éventuellement quitté son statut d’humain.
 La singularité est une idée, attribuée à John Von Neumann un brillant savant américain des années 40-50 dont les auditeurs de vie artificielle ont déjà entendu parler. JVN est l’un des pères de l’informatique avec Alan Turing et c’est aussi le créateur du concept de singularité technologique. Le concept de la singularité est qu’il y a une «accélération accélérée» du progrès technologique humain et que, si l’on représente ce progrès par une courbe, on approche d’une sorte de tangente verticale. Pour les partisans de la singularité, quand on passera ce point, cette tangente, la singularité, les progrès technologique seront si importants que l’on aboutira à une sorte d’explosion de l’intelligence dont les conséquences sont quasi impossibles à imaginer. La singularité est souvent présentée comme reliée à l’informatique : aux lois de Moore et à des Intelligence Artificielles ou des machine capables de créer des versions améliorées d’elles-mêmes. Ce qui est dans la droite lignée des travaux de John Von Neumann. Il est aisé d’imaginer que la singularité technologique puisse être conçue comme un moyen de créer des posthumains.
L&#8217;extropie, que l&#8217;on va aussi retrouver chez certains transhumanistes est l’idée que l’on soit capable, par la technique d’inverser l’entropie de l’univers. Ce qui semble pour le moins utopique.
Rapide historique
Les gens qui présentent le transhumanisme signalent généralement, il me semble à juste titre&#8230; Qu’il s’inscrit dans la droite lignée de traditions scientifico-mystiques  bien plus anciennes qui, elles aussi, cherchaient à découvrir les moyens d’accéder à l’immortalité. On peut citer la tradition gnostique du Christianisme, les recherches des alchimistes, certaines religions orientales&#8230; La légende de Gilgamesh. Héro sumérien cherchant à acquérir l’immortalité est aussi très fréquemment citée.
Plus récemment le transhumanisme est aussi un descendant de l’humanisme et des lumières dans le sens où il se conçoit comme étant une idéologie fondamentalement rationnelle. Et qu’il met l’amélioration de la vie humaine au centre de son dispositif idéologique.
Le terme transhumanisme apparaît à la fin des années 50. Mais le transhumanisme tel qu’on le connaît aujourd’hui ne se structure en organisation que dans les années 90 sur des idées provenant des 60 à 80  comme la vague hippie. Ou des idées comme la sémantique générale qui postule qu’on peut changer l’homme, l’améliorer, en changeant le langage. On retrouve dans les mouvements transhumanistes les influences de trois idéologies qui s’entrecroisent : une gauche humaniste, un libertarianisme individualiste et un mouvement hi[...]</itunes:summary>
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		<title>Podcast science 72 &#8211; La vérité sur les lolcats: retour sur la mémétique</title>
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		<pubDate>Wed, 08 Feb 2012 22:40:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Franck</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L&#8217;interview de la semaine: Nous voulions en avoir le coeur net avec la mémétique alors Franck a invité des experts en la matière. Retour sur la mémétique avec deux invités, Pascal Jouxtel (photo ci-dessous), auteur de &#8220;Comment les systèmes pondent&#8221; et co-fondateur de la Société Francophone de Mémétique et Charles Mougel, président actuel de ladite société Les liens évoqués [...]]]></description>
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L&#8217;interview de la semaine:
Nous voulions en avoir le coeur net avec la mémétique alors Franck a invité des experts en la matière. Retour sur la mémétique avec deux invités,

Pascal Jouxtel (photo ci-dessous), auteur de &#8220;[...]</itunes:subtitle>
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L&#8217;interview de la semaine:
Nous voulions en avoir le coeur net avec la mémétique alors Franck a invité des experts en la matière. Retour sur la mémétique avec deux invités,

Pascal Jouxtel (photo ci-dessous), auteur de &#8220;Comment les systèmes pondent&#8221; et co-fondateur de la Société Francophone de Mémétique et
Charles Mougel, président actuel de ladite société


Les liens évoqués pendant l&#8217;émission

la Société Francophone de Mémétique
Vie Artificielle, le podcast de Xilrian, qui vient nous parler, la semaine prochaine, de transhumanisme

La quote de la semaine, par Ln, en avance pour la Saint-Valentin
« La science, comme l&#8217;amour, est aveugle. Voilà pourquoi elle se plaît à procéder par tâtonnements. »
(Jean O&#8217;Neil, écrivain québécois)
Rendez-vous avant la prochaine singularité!
Bonne semaine à toutes et à tous!</itunes:summary>
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		<title>Les Horloges Géologiques</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Feb 2012 19:36:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marco</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un paléontologue est comme un détective arrivant après coup sur les lieux du crime. Pour savoir précisément quand des événements se sont produits, il se fonde sur les traces laissées par des processus liés au temps.
Pour étudier l'évolution, on n'a pas besoin d'une simple horloge qui donne l'heure qu'il est, comme un cadran solaire ou une montre, mais il faut quelque chose qui ressemble plus à un chronomètre qu'on peut faire redémarrer.]]></description>
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		<itunes:summary>Un paléontologue est comme un détective arrivant après coup sur les lieux du crime. Pour savoir précisément quand des événements se sont produits, il se fonde sur les traces laissées par des processus liés au temps.
Pour étudier l'évolution, on n'a pas besoin d'une simple horloge qui donne l'heure qu'il est, comme un cadran solaire ou une montre, mais il faut quelque chose qui ressemble plus à un chronomètre qu'on peut faire redémarrer.</itunes:summary>
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		<title>Solaire cherche futur, le point sur le photovoltaïque</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Jan 2012 18:16:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un mème circule dans les petits milieux de la promotion des énergies renouvelables. Vous l&#8217;avez sans doute déjà entendu: &#8220;Le soleil fournit à la Terre assez d&#8217;énergie en une minute pour couvrir les besoins énergétiques d&#8217;une année. En une journée, le soleil nous fournit de quoi tenir plus de 27 ans.&#8221; Je me suis acharné [...]]]></description>
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Un mème circule dans les petits milieux de la promotion des énergies renouvelables. Vous l&#8217;avez sans doute déjà entendu: &#8220;Le soleil fournit à la Terre assez d&#8217;énergie en une minute pour couvrir les besoins énergétiques d&#8217;une année. En une journée, le soleil nous fournit de quoi tenir plus de 27 ans.&#8221; Je me suis acharné pendant plus d&#8217;une heure à tenter de trouver l&#8217;origine de la citation (qui n&#8217;est jamais mentionnée nulle part) afin de remonter sur une source académique digne de ce nom avant de partager cette  avec vous cette comparaison spectaculaire. Et j&#8217;ai fini par trouver quelque chose d&#8217;approchant. En fait, ce n&#8217;est pas en une minute que le soleil nous fournit toute cette énergie, mais en 90! La citation correcte est
In 90 minutes, enough sunlight strikes the earth to provide the entire planet&#8217;s energy needs for one year.
En 90 minutes, la quantité de lumière du soleil qui frappe la Terre suffit à satisfaire les besoins de la planète pour une année entière.
C&#8217;est l&#8217;Agence Internationale de l&#8217;Energie qui l&#8217;indique dans une étude publiée en décembre 2011 sur l&#8217;énergie solaire et ses perspectives.
Ce mème n&#8217;est pas la seule information erronée qu&#8217;on peut lire sur l&#8217;Internet quand on recherche des informations sérieuses concernant les énergies renouvelables. Les militants d&#8217;un bord comme de l&#8217;autre ne sont pas très regardants quant aux sources, c&#8217;est assez effrayant. Honnêtement, jai eu un mal fou à monter ce dossier en vérifiant toutes mes sources, ça m&#8217;a pris 3 fois plus de temps que d&#8217;habitude.
Pour en revenir à notre petite citation en version erronée ou corrigée, ce que j&#8217;en retiens, c&#8217;est que le soleil nous fournit une énergie phénoménale et gratuitement par dessus le marché! On a l&#8217;impression qu&#8217;il n&#8217;y a qu&#8217;à la collecter pour que tous nos problèmes d&#8217;approvisionnement d&#8217;énergie (et les conflits qui en découlent!) soient résolus.
Les plantes tirent l&#8217;essentiel de leur énergie du soleil, via la photosynthèse. Ne pourrions-nous pas être aussi malins qu&#8217;elles et en faire autant?
Est-ce vraiment si simple?
Dans ce dossier, nous allons commencer par poser quelques fondamentaux. Qu&#8217;est-ce que le photovoltaïque, comment ça marche. Quel est le mécanisme qui permet de prendre en entrée les photons de la lumière du soleil et produire en sortie des électrons prêts à recharger nos indispensables gadgets? Nous essaierons de comprendre les limitations de la technologie des cellules photovoltaïques &#8211; qu&#8217;on trouve dans les panneaux solaires &#8211;  et ainsi comprendre pourquoi nous n&#8217;en voyons pas partout. Si le soleil nous envoie effectivement autant d&#8217;énergie, pourquoi ne pas recouvrir les zones inhabitées du Sahara de panneaux solaires? Et pourquoi pas carrément des centrales solaires spatiales, pour bénéficier d&#8217;un ensoleillement 24 heures sur 24? Finalement, nous nous intéresserons à l&#8217;avenir de cette technologie. Les panneaux doivent-ils nécessairement être noirs, rigides, lourds et moches ou les cellules de 2e et 3e génération &#8211; qui sortent essentiellement des centres de recherche suisses &#8211; promettent-elles autre chose?
Commençons donc par les fondamentaux:
L&#8217;effet photovoltaïque
Le phénomène physico-chimique qui a permis l&#8217;émergence de cette technologie s&#8217;appelle l&#8217;effet photovoltaïque. C&#8217;est un phénomène très proche de l&#8217;effet photoélectrique, observé pour la première fois en 1838 par Antoine-César Becquerel et son fils Alexandre-Edmond, (respectivement grand-père et père d&#8217;Henri Becquerel, co-découvreur de la radioactivité aux côtés de Pierre et Marie Curie). Les Becquerel (grand-père et père) s&#8217;amusaient à observer le comportement électrique d&#8217;électrodes immergées dans un liquide et se so[...]</itunes:summary>
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		<title>Cellules souches &#8211; un pas vers l&#8217;immortalité?</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Jan 2012 22:25:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LnArnal</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Souvent présentées comme l&#8217;avenir de la médecine, les cellules souches sont déjà au cœur de certaines thérapies. Si elles sont sources d&#8217;espoir pour bon nombre de personnes, l&#8217;utilisation d&#8217;embryons surnuméraires humains pose des questions éthiques. Pour pouvoir répondre à ces questions, il est important de bien comprendre ce que sont les cellules souches, quels sont [...]]]></description>
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Souvent présentées comme l&#8217;avenir de la médecine, les cellules souches sont déjà au cœur de certaines thérapies. Si elles sont sources d&#8217;espoir pour bon nombre de personnes, l&#8217;utilisation d&#8217;embryons surnuméraires humains pose des questions éthiques. Pour pouvoir répondre à ces questions, il est important de bien comprendre ce que sont les cellules souches, quels sont leurs pouvoirs et leurs limites.
Mais avant d&#8217;entrer dans le cœur du sujet, je vais faire un tour rapide autour de la biologie de la cellule. Je ne parlerai ici que des cellules des êtres pluricellulaires et plus particulièrement des animaux. Bien qu&#8217;ayant chacune un rôle bien défini, presque toutes les cellules d&#8217;un être vivant contiennent une copie intégrale du génome de cet individu dans leur noyau.
Quelques bases de biologie cellulaire
La division cellulaire
La division cellulaire se passe en deux grandes phases : l&#8217;interphase et la mitose. Durant l&#8217;interphase, la cellule croît et se prépare à la division qui a lieu durant la mitose. L&#8217;interphase est elle-même découpée en plusieurs périodes :

La première appelée G1 est le moment où la cellule croît et fonctionne selon sa « programmation » (synthèse de protéines, communication avec les cellules environnantes&#8230;)
La deuxième est la phase S; c&#8217;est au cours de celle-ci que l&#8217;ADN est dupliqué. C&#8217;est à ce moment-là que les chromosomes prennent la forme de X dans laquelle on les représente régulièrement. Ils sont en fait composés de 2 chromatides reliées entre elles par le centromère.
La troisième et dernière phase est la phase G2: la cellule se prépare à se diviser en finissant de croître.

Durant les phases G1 et G2, il existe des points de non-retour enclenchant le passage à la phase suivante. Il existe également une phase de repos G0.  C&#8217;est la seule phase durant laquelle la cellule remplit ses fonctions au sein de l&#8217;organisme. La plupart de nos cellules sont donc en phase G0.
La régulation du cycle cellulaire est fine et dépendante de nombreux facteurs dont la présence suffisante de nutriments, l&#8217;absence de poisons et la présence de facteurs de croissance. Les cellules ont également besoin d&#8217;un point d&#8217;ancrage. Cela empêche une croissance trop importante de leur nombre.
La mitose est plus courte mais également divisée en 4 phase (prophase, métaphase, anaphase, télophase) durant lesquelles les chromatides s&#8217;alignent, se séparent et intègrent un nouveau noyau. De cette façon, chaque cellule fille obtient une copie du génome de l&#8217;individu.
Durant la mitose, l&#8217;ADN est compacté au maximum, c&#8217;est d’ailleurs le seul moment où l&#8217;on peut observer les chromosomes. L&#8217;ADN est enroulé autour de protéines histones puis enroulé sur lui-même plusieurs fois. A ce niveau de  compression, aucun gène n&#8217;est exprimé.
Les différents types de cellules (formes, fonctions)
Il existe une grande variété de types de cellules qui diffèrent dans leurs formes et leurs fonctions. Ainsi les neurones présentent des ramifications (axones) qui peuvent être très longues (quasiment la taille de l’individu pour les cellules des nerfs des pieds), tandis que les cellules adipeuses sont rondes et composées en grande partie d&#8217;une gouttelette de graisse. La forme d&#8217;une cellule est dépendante de sa fonction.
Selon sa fonction, chaque cellule exprimera les gènes nécessaires à son fonctionnement et à sa fonction : protéines liées à la production d&#8217;énergie, protéines permettant la production d&#8217;hormones pour les cellules endocrines, production de neurotransmetteurs par les neurones&#8230;
Les différents types de cellules sont plus ou moins capables de se diviser. Ainsi les cellules épithéliales (de la peau, de la paroi intestinale) se divisent fréquemment.  Les cellules hépatiques sont capables de se diviser mais ne le font qu&#8217;en cas de nécessité, en particu[...]</itunes:summary>
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		<title>Dossier &#8211; Théorie de la mémétique</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Jan 2012 22:59:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Franck</dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; La mémétique révèle-t-elle l’existence d’un nouveau réplicateur ? Mème, mémétique, ces mots ne figurent dans aucun dictionnaires officiels francophones. La société française de mémétique nous propose cette définition de la mémétique : La mémétique est une théorie évolutionniste des phénomènes culturels. Voyons de plus près cette définition de la mémétique. Pour la partie phénomènes culturels, il faudrait [...]]]></description>
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Mème, mémétique, ces mots ne figurent dans aucun dictionnaires officiels francophones. La société française de mémétique nous propose cette définition de la m[...]</itunes:subtitle>
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&#160;
La mémétique  révèle-t-elle l’existence d’un nouveau réplicateur ?
Mème, mémétique, ces mots ne figurent dans aucun dictionnaires officiels francophones. La société française de mémétique nous propose cette définition de la mémétique :

La mémétique est une théorie évolutionniste des phénomènes culturels.

Voyons de plus près cette définition de la mémétique.
Pour la partie phénomènes culturels, il faudrait pouvoir définir la culture, ce qui relève grosso-modo de l&#8217;impossible : le dictionnaire Larousse propose à lui seul 5 définitions différentes, et ce n’est qu’un maigre aperçu de la profusion de définitions prêtées à ce terme. Cependant, pour résumer toutes ces définitions, il est communément admis que le terme culturel s&#8217;oppose au terme naturel. Le culturel relève donc des comportements, connaissances, croyances, savoir-faires (en fait, tout phénomène idéologique ou matériel) qui sont acquis au cours de l&#8217;existence par action de l&#8217;environnement, alors que le naturel, relève de ceux qui sont innés, indépendant de l’environnement.
Evidemment, la frontière entre les deux, culturel et naturel, n&#8217;est pas scientifiquement déterminée, il y a de nombreuses intrications, et c’est un très vaste sujet. 
La définition était : La mémétique est une théorie évolutionniste des phénomènes culturels. Ok pour phénomènes culturels.
Théorie évolutionniste&#8230; L’évolutionnisme (voir le dossier de Marco) désigne la théorie, aujourd’hui de consensus scientifique, s’opposant au fixisme, et voulant que les espèces vivantes actuelles soient le fruit d’une évolution au cours du temps. Cette théorie scientifique de l’évolution est apparue à la fin du 19ème siècle, avec les naturalistes Lamarck, mais surtout Darwin en 1859. Darwin présente dans l’Origine des espèces le mécanisme de sélection naturelle, qu’il estime être le moteur de l’évolution des espèces. Ce mécanisme se résume en 3 principes.
-Principe de variation : les individus au sein d’une population sont différents. (cette différence entre individus est due au hasard)
-Principe d’adaptation : Les différences entre individus, liées au principe de variation, induisent des différences du taux de reproduction de ces individus. On parle de valeur sélective, ou fitness en anglais. Le fitness est donc différentiel entre individus. 
Donc principe de variation, les individus diffèrent. Principe d’adaptation, ces différences influencent le taux de reproduction des individus. Et il manque un dernier principe pour que l’algorithme de la sélection naturelle fonctionne :
-Principe d’hérédité : Les caractères des individus sont transmis à la descendance. On parle donc de fitness héréditaire.
Variation, adaptation, hérédité.
Aujourd’hui un large consensus scientifique porte sur la théorie synthétique de l’évolution, ou néodarwinisme. Pourquoi synthétique et pourquoi néo ? Parce-qu’il manquait dans la théorie de Darwin l’explication, où plutôt le support et le mécanisme du principe d’hérédité, qu’il avait conjecturé. C’est Mendel, avec sa théorie de l’hérédité décrivant la transmission des gènes aux descendants, qui apporte la réponse à ce manque. La théorie synthétique de l’évolution est donc la synthèse de la génétique mendélienne et de la sélection naturelle de Darwin. C’est aujourd’hui la seule approche scientifiquement valable de l’évolution.
Revenons-en à notre définition : Théorie évolutive des phénomènes culturels.
Rappellez-vous, la culture s’oppose à l’inné, au naturel, à l’héréditaire. Et quel est le support de l’hérédité, en biologie ? On vient de le voir, ce sont les gènes. La culture désigne donc tout ce qui n’est pas apporté par nos gènes.
Et pourtant, la mémétique se définit comme une théorie évolutive des phénomènes culturels. Si c’est une théorie évolutive au sens darwinien du terme, elle repose sur l’hérédité génétique. Elle tend pourtant à expliquer ce qui par définition s’oppose aux gènes. on est face à une belle contradiction, e[...]</itunes:summary>
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		<title>Dossier &#8211; Histoire évolutive de l&#8217;audition chez les vertébrés</title>
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		<pubDate>Wed, 04 Jan 2012 21:27:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marco</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Inspiré de &#8220;Un coup de gueule plein les oreilles&#8221; de Stephen Jay Gould Nos oreilles nous permettent d&#8217;entendre les sons qui se propagent dans l&#8217;air, et cela vaut également pour la plupart des vertébrés terrestres. (Les poissons eux ressentent les vibrations de sons propagés dans l&#8217;eau, grâce à leurs organes de la ligne latérale.) Dans [...]]]></description>
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Inspiré de &#8220;Un coup de gueule plein les oreilles&#8221; de Stephen Jay Gould
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Inspiré de &#8220;Un coup de gueule plein les oreilles&#8221; de Stephen Jay Gould
Nos oreilles nous permettent d&#8217;entendre les sons qui se propagent dans l&#8217;air, et cela vaut également pour la plupart des vertébrés terrestres. (Les poissons eux ressentent les vibrations de sons propagés dans l&#8217;eau, grâce à leurs organes de la ligne latérale.)
Dans l&#8217;histoire des vertébrés terrestres, aucune saga évolutive n&#8217;égale celle de l&#8217;audition, car elle combine de fascinantes énigmes et leur solution au moyen d&#8217;une excellente documentation fossile. Deux transitions majeures, apparemment impossibles, ont notamment pu être élégamment expliquées.
La première s&#8217;est produite à la naissance de la vie terrestre et pose l&#8217;énigme suivante: &#8220;Comment des êtres vivants ont-ils pu passer de la perception de vibrations au moyen d&#8217;une ligne latérale courant tout le long du corps, à l&#8217;audition de sons au moyen d&#8217;oreilles?&#8221; En d&#8217;autres termes, comment de nouveaux organes peuvent se former sans antécédents apparents?
La deuxième transition est intervenue lors de la dernière innovation majeure dans le plan d&#8217;organisation anatomique des vertébrés et pose cette fois-ci l&#8217;énigme: &#8220;comment des os qui permettent l&#8217;articulation de la mâchoire supérieure et inférieure chez les reptiles ont-ils pu migrer dans l&#8217;oreille des mammifères pour devenir le malleus et l&#8217;incus (le marteau et l&#8217;enclume), deux des trois osselets formant la chaîne conduisant les sons du tympan jusqu&#8217;à l&#8217;oreille interne?&#8221; Comment en d&#8217;autres termes, des organes peuvent-ils changer de place et de fonction, sans compromettre l&#8217;intégrité fonctionnelle de l&#8217;animal?
Comment même imaginer des formes intermédiaires? Il est impossible de manger sans articulation de la mâchoire. Les créationnistes se sont même fondés sur cette différence entre reptiles et mammifères pour proclamer que l&#8217;évolution était impossible. Mais la pensée conventionnelle étant plus bornée que ne l&#8217;est la nature, nous allons voir dans ce dossier comment se solutionne ce genre de problème:
La clé de l&#8217;énigme se situe dans le fait qu&#8217;un organe peut avoir plusieurs fonctions mais également qu&#8217;une fonction peut être remplie par plusieurs organes.
Par exemple certains animaux comme les serpents peuvent entendre grâce à leurs poumons. Et comme nous allons le voir plus tard, si à présent vous avons des oreilles, on le doit à nos ancêtres reptiliens immédiats qui étaient capables d&#8217;entendre, ou plus exactement de ressentir les vibrations dans l&#8217;air, grâce à leurs mâchoires.
Penchons-nous donc sur la première et dernière étape de l&#8217;édification anatomique de l&#8217;oreille moyenne des mammifères et qui apporteront les réponses aux deux énigmes citées précédemment.
I.L&#8217;origine des os auditifs chez les premiers vertébrés terrestres
L&#8217;audition des sons dans un milieu de faible densité comme l&#8217;air pose un problème physique majeur: Car dans l&#8217;air les ondes sont de faible pression. Or pour que les vibrations soient transmises au sein des liquides emplissant la cochlée (sans rentrer dans les détails, il s&#8217;agit d&#8217;un organe de l&#8217;oreille interne en forme hélicoïdale), il est nécessaire d&#8217;avoir des vibrations de pression relativement importantes, comme dans l&#8217;eau. Comment alors réaliser cette conversion?
Les vertébrés terrestres recourent à deux grands mécanismes pour réaliser cette conversion.
Tout d&#8217;abord ils recueillent les sons grâce à la membrane du tympan.Celle-ci a une superficie relativement grande. Et après avoir traversé l&#8217;oreille moyenne, ces ondes sont transmises à l&#8217;oreille interne par l&#8217;intermédiaire d&#8217;une ouverture bien plus petite qu&#8217;on appelle &#8220;fenêtre ovale&#8221;
Deuxièmement, la conduction des vibration[...]</itunes:summary>
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		<title>Dossier &#8211; Le paradoxe du chat de Schrödinger</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Dec 2011 20:49:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mathieu</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L&#8217;expérience du chat de Schrödinger fut imaginée en 1935 par le physicien Erwin Schrödinger, afin de mettre en évidence des supposées lacunes dans l&#8217;interprétation de la physique quantique appliquée aux objets quotidiens faite par l&#8217;Ecole de Copenhague. L&#8217;Ecole Copenhague est un courant de pensée en physique qui a pris place au XXème siècle et qui présente la mécanique quantique comme un simple [...]]]></description>
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L&#8217;expérience du chat de Schrödinger fut imaginée en 1935 par le physicien Erwin Schrödinger, afin de mettre en évidence des supposées lacunes dans l&#8217;interprétation de la physique quantique appliquée aux objets quotidiens faite par l&#8217;Ecole de Copenhague. L&#8217;Ecole Copenhague est un courant de pensée en physique qui a pris place au XXème siècle et qui présente la mécanique quantique comme un simple instrument de prédiction. De nombreux grands physiciens se sont inscrit dans ce courant comme Niels Bohr, Werner Heisenberg, Max Born&#8230;Mais, Schrödinger, avec son expérience du chat, a voulu illustrer le problème qu&#8217;on appelle problème de la mesure, un problème qui trouve sa source dans l&#8217;interprétation purement prédicitive de la physique quantique telle que la décrit l&#8217;Ecole de Copenhague.
La physique quantique ou mécanique quantique est l&#8217;appellation générale d&#8217;un ensemble de théories physiques nées au XXème siècle qui décrivent le comportement des atomes et des particules. La mécanique quantique a donc pour but de décrire le monde microscopique et de l&#8217;infiniment petit. Cependant sa description du monde heurte le sens commun à plusieurs égards. Par exemple une propriété bizzare de la mécanique quantique est la dualité onde-particule, je vous renvoie à l&#8217;expérience des fentes de Young dont j&#8217;avais parlé dans mon dossier sur la lumière. Le problème de la mesure décrit par Schrödinger est en soi aussi une des nombreuses interprétations étranges que l&#8217;on peut faire de la mécanique quantique et il illustre bien les difficultés de corrélation entre les postulats fondamentaux de la mécanique quantique et le monde macroscopique tel qu&#8217;il nous apparaît et tel qu&#8217;il peut être mesuré.

Superposition quantique
Un état quantique peut être vu comme un ensemble de propriétés qui permettent de décrire complètement un objet physique, comme par exemple une particule de matière. Par exemple, dans le cas d&#8217;un électron en mouvement, son état quantique est décrit par 4 propriétés ou nombres quantiques:

Nombre quantique 1: son énergie.
Nombre quantique 2: son spin
Nombre quantique 3: son moment angulaire
Nombre quantique 4: son moment magnétique.

En physique classique:

l&#8217;état d&#8217;un système physique détermine de manière absolue les résultats de mesure des grandeurs physiques.
les différents états d&#8217;un système physique classique sont mutuellement exlusifs (un système est très énergétique ou ne l&#8217;est pas)

En physique quantique:

la connaissance de l&#8217;état d&#8217;un système permet seulement de prévoir les probabilités respectives des différents résultats possibles lors d&#8217;une mesure. L&#8217;état quantique ne peut pas être assimilé à un ensemble de propriétés physiques qui évoluent au cours du temps. En mécanique quantique, l&#8217;état et les grandeurs physiques sont deux concepts séparés et sont représentés par deux objets mathématiques différents.
dans un système quantique les états mutuellement exclusifs existent aussi, on les appelle les états quantiques orthogonaux. Ce sont en quelques sortes les états de base d&#8217;un système quantique comparables à ceux de la physique classique. Mais la nouveauté en mécanique quantique, c&#8217;est que en plus de ces états orthogonaux mutuellement exclusifs, il en existe beaucoup d&#8217;autre, une infinité. Ils s&#8217;obtiennent en mélangeant les états quantiques de base. La mécanique quantique expose tous les états possibles du système, les états de base et aussi tous ceux qui peuvent s&#8217;obtenir en mélangeant, superposant, les états de base.

En mécanique quantique, le principe de superposition stipule que les propriétés qui caractérisent un état quantique d&#8217;une particule peuvent posséder plusieurs valeurs (position, spin, quantité de mouvement, etc&#8230;). Un système quantique se trouve dans un état superposé tant qu&#8217;il n&#8217;est pas o[...]</itunes:summary>
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		<title>Lia Rosso &#8211; Dossier: la zoothérapie</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Dec 2011 22:13:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lia Rosso (invitée)</dc:creator>
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Billet d&#8217;invité &#8211; Le présent dossier reflète les vues de son auteure, pas nécessairement celles de l&#8217;équipe de Podcast Science.
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Billet d&#8217;invité &#8211; Le présent dossier reflète les vues de son auteure, pas nécessairement celles de l&#8217;équipe de Podcast Science.
&#160;
J’ai pensé partager avec vous un sujet qui me passionne beaucoup, c’est à dire quelques connaissances actuelles sur le monde animal. Initialement je voulais faire un dossier sur les émotions des animaux, mais finalement mon vécu récent m’a poussée à m’intéresser à un autre sujet : le pouvoir bénéfique des animaux sur les êtres humains.
En effet, depuis quelque temps, un petit chat roux qui vit dans une maison voisine vient souvent partager un peu de son temps avec moi et mon mari. Je n’ai jamais eu de chat auparavant, et je dois dire que rencontrer ce petit animal est jour après jour une nouvelle découverte. J’apprends beaucoup de lui, de son indépendance, de sa sérénité, de son élégance.
Plus particulièrement il m’est arrivé de ne pas être toujours au top de la forme physique ces derniers temps. Comme beaucoup d’autres gens j’ai attrapé une bronchite et j’ai dû rester à la maison pas mal de temps. Du coup, j’ai pu constater sur ma santé et mon moral les bienfaits de la présence de ce joli chat roux.
C’était comme si sa présence m’aidait à me sentir mieux. Il venait vers moi dans les moments les plus difficiles et parfois il venait tout simplement dans mes bras en ronronnant. Inutile de dire combien de bien m’a apporté ce chat tant au niveau physique que moral. Ça m’a rappelé un très beau livre que j’avais lu il y a un peu plus d’une année et que je vous conseille vivement : « Kindred Spirit » du vétérinaire Allen Schoen. http://www.drschoen.com/books_L1_.html
Dans ce recueil d’histoires vécues, Allen Schoen décrit entre autre toute une série d’études scientifiques qui montrent les bienfaits des animaux de compagnie sur la santé humaine. Je vous en parlerai plus en détail dans quelques minute. J’avais le souvenir d’avoir lu dans ces pages le terme de « pet therapy », ce qui correspond en français à la zoothérapie. C’est comme ça que l’idée du sujet de ce podcast est née.
J’ai donc décidé d’approfondir le sujet. J’ai eu la chance de pouvoir discuter au téléphone avec Rachel Lehotkay, psychologue, zoothérapeute et présidente de l’association suisse de zoothérapie. Avec beaucoup de précision et d’enthousiasme, elle m’a expliqué ce que c’est cette discipline.
http://www.rachelzootherapie.ch/
http://www.zootherapiesuisse.ch/
Mais avant d’entrer dans le vif du sujet, je voudrais partager avec vous quelques curiosités sur les bienfaits des animaux sur la santé humaine même au niveau indirect. En effet, il me vient à l’esprit ce qu’un professeur nous avait raconté lors d’un cours sur les nouveaux médicaments. Il paraît que certaines industries pharmaceutiques suivent parfois de près des groupes d’animaux pour trouver de nouveaux médicaments. Il a été observé par exemple que des chimpanzés qui souffraient de troubles intestinaux, mangeaient plus spécifiquement des rameaux de Vernonia amydalina – une plante au goût très amer, généralement évitée – pour les mâcher et en sucer le jus.
Ainsi il fréquent que les chimpanzés, tout comme des nombreux autres primates, utilisent l’argile et le charbon de bois pour se soigner. Nous utilisons aussi du charbon activé ou certaines formes d’argile pour traiter les troubles stomacaux et intestinaux.
Au-delà de la discussion ouverte des zoologistes sur l&#8217;hypothèse d&#8217;une intentionnalité pour un but curatif, dans le choix et l&#8217;usage de ce médicament, le fait est que les animaux mangent instinctivement des substances qui peuvent leur faire du bien et qui peuvent avoir par ailleurs le même effet sur nous. Après tout, la nourriture reste pour nous aussi le premier des médicaments. Une nourriture équilibrée et adaptée au besoin personnel peut non seulement nous garder en bonne forme physique, mais elle peut aussi nous aider à lutter contre des infections ou des inflammations.
Le monde animal ainsi que le monde végétal [...]</itunes:summary>
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		<title>Dossier &#8211; Les maladies expliquant le mythe du vampire</title>
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		<pubDate>Wed, 07 Dec 2011 21:53:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LnArnal</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le mythe du vampire se retrouve dans le monde entier.  Le vampire est un mort qui se nourrit de sang. Dans notre conception occidentale, il est donc pâle et possède des canines plus pointues que la normale. Il se protège du soleil en retournant dormir dans son cercueil. Il serait repoussé par l&#8217;ail, les crucifix [...]]]></description>
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Le mythe du vampire se retrouve dans le monde entier.  Le vampire est un mort qui se nourrit de sang. Dans notre conception occidentale, il est donc pâle et possède des canines plus pointues que la normale. Il se protège du soleil en retournant dormir dans son cercueil. Il serait repoussé par l&#8217;ail, les crucifix et on le tuerait d&#8217;un pieu dans le corps.
Le mythe arrive des Balkans en Europe occidentale au XVIIIe siècle. A cette époque, des accusations de vampirisme furent étudiées par les autorités autrichiennes dans les Balkans récemment reconquis au Turcs. Cela enthousiasma les intellectuels européens d&#8217;étudier un mythe à l&#8217;époque des Lumières.
Les mythes étant un récit cherchant à expliquer des phénomènes naturels ou des coutumes, on a eu de cesse de chercher des explications aux vampires. Il est fort probable qu&#8217;il s&#8217;agisse de plusieurs phénomènes mal compris.
Parmi ceux-ci, il y a la mauvaise décomposition des corps. En temps d&#8217;épidémie, il n&#8217;était pas rare de rouvrir des fosses communes ou, en temps normal, de rouvrir des tombes quand on soupçonnait quelqu&#8217;un d&#8217;être un vampire. Il était alors donné à voir des corps en décomposition et dans certains cas des corps non-décomposé. Les cadavres peu décomposés ont un tient rosé, sont gonflé par les gaz dû à la décomposition interne (par les bactéries de notre estomac) ce qui donne une impression de vie. La peau se contracte ce qui donne alors l&#8217;impression que les ongles et les cheveux continuent de pousser et que les dents sont plus proéminentes. Quand on perce le corps avec un pieu, le gaz s&#8217;échappe donnant l&#8217;impression d&#8217;un râle et d&#8217;un affaissement du corps. On retrouve ce genre de décomposition très lente dans des terres avec de fortes teneurs en arsenic où les décompositeurs ne peuvent pas vivre ou dans les terres très froides.
Des meurtriers particulièrement sadiques ont également alimenté le mythe. Deux de ces tueurs sont particulièrement lié au mythe du vampire.

Vald Tepes (ou l&#8217;Empaleur) le véritable Dracula était un prince roumain qui vécut au XIVe siècle. Après avoir été emprisonné par les turc durant son enfance, il se battit contre ces derniers et ne se gênait pas pour empaler ces ennemis défaits qu&#8217;ils soient militaires ou civils. Sa légende, surement amplifiée à des fins politiques, est celle d&#8217;un vampire et a servi de base à Bram Stoker pour écrire son Dracula.
Le deuxième cas est l&#8217;aristocrate hongroise Elisabeth Bathory dont la légende populaire dit qu&#8217;elle se baignait dans le sang de vierges pour rester éternellement jeune. Elle a réellement torturée et tuée entre 35 et 650 jeunes filles et fut emmurée vivante. Sa fascination pour le sang est avérée et elle était probablement mentalement instable dû à la consanguinité de ses parents.
Si aujourd&#8217;hui on les désignerait sous le terme tueur en série, à l&#8217;époque on &#8220;expliquait&#8221; ces agissements par le surnaturel et si les crimes étaient particulièrement sanglants, on utilisait le terme de vampire. D&#8217;ailleurs des tueurs en série plus récent ont été surnommé vampire par les médias.
Certains médecins ont fait le parallèle entre les signes caractéristiques des vampires et des symptômes de certaines maladies.
Les porphyries
En 1985, le biochimiste David Dolphin a émis l’hypothèse d’un lien les porphyries entre et les mythes des vampires et des loup-garous. Il s&#8217;agit de maladies génétiques rares ou dues à une intoxication aux métaux lourds. Dans ce dernier cas, elle est réversible si l&#8217;intoxication n&#8217;a pas eu lieu au stade fœtal ou dans les premières années de vie. Elles entrainent une accumulation de molécules précurseurs de l’hème (porphyrines). L’hème est la partie non-protéique de l’hémoglobine. Cette partie est celle qui s’attache au fer qui transporte l’oxygène en s’oxydant. 4 molécules d’hèmes se combinent avec 4 protéines di[...]</itunes:summary>
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		<title>Dossier: SIDA - les causes d’une épidémie</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Nov 2011 19:33:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Franck</dc:creator>
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Fin 1979, un médecin de LA, le Dr Weisman, remarque l&#8217;augmentation des cas de syndrome mononucléosique chez ses patients homosexuels.
Le syndrome mon[...]</itunes:subtitle>
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&#160;
I &#8211; L&#8217;épidémie
&#160;
Premiers cas déclarés à Los Angeles
Fin 1979, un médecin de LA, le Dr Weisman, remarque l&#8217;augmentation des cas de syndrome mononucléosique chez ses patients homosexuels.
Le syndrome mononucléosique cliniquement, correspond à un état de fatigue, accompagné d’une augmentation de la taille des ganglions, de myalgies, et de fièvres. Du point de vue biologique, il retrouve chez ces patients une diminution d’une sous-catégorie des globules blancs, les lymphocytes T CD4 +.
Chez ces patients, ce syndrome mononucléosique est accompagné de diarrhée et de mycoses anales et buccales. Il faut savoir que les champignons ne s’attaquent normalement pas au corps à ces endroits là, ils sont rapidement détruits par le système immunitaire. Quand on a des mycoses au niveau buccal, c’est systématiquement (ou presque) parce qu’on a un affaiblissement de l’organisme qui devient incapable d’empêcher leur développement.
Ces signes d&#8217;immunodépression sont attribués par le Dr Weisman a priori à une infection par le Cytomégalovirus. Il s’agit d’un virus très répandu dans la population mondial, de la même famille que l’herpès, et a priori inoffensifs, saufs dans certaines situations inhabituelles, notamment d’immunodépression.
Les causes de ce syndrome mononucléosique avec immunodépression restent obscures pour le Dr Weisman.
A l&#8217;automne 1980, l&#8217;un de ces cas est hospitalisé à la suite d&#8217;une grave pneumonie. Là, un autre médecin, à l’hôpital de los Angeles, le docteur Gottlieb rapproche ces cas d&#8217;un autre malade hospitalisé au début de l&#8217;année avec une même diminution de lymphocytes T4, et le même diagnostic, une pneumocystose à pneumocystis carinii, maladie opportuniste rarissime. Il était homosexuel également.
Le docteur Gottlieb contacte le département de santé publique du comté de LA, qui retrouve dans ses fichiers un cas similaires. On est donc à 3, diagnostiqués avec cette infection grave et rarissime, et cette immunodépression. Aucune explication n’est trouvée. Et l’affaire en reste là sans autre suite.
Le temps passe et 2 autre patients similaires sont hospitalisés, ce qui nous porte à 5 patients au total, atteints de pneumocystose à LA. Tous sont des homosexuels masculins, tous sont jeunes (la trentaine), et tous présentent cette même immunodépression, liée en fait à une diminution d&#8217;une catégorie de GB, les lymphocytes T CD4+. Aucune explication n&#8217;est retrouvée par les Dr Gottlieb et Weismann. Les deux médecins prennent alors la décision d&#8217;envoyer un article au CDC américain, le center for desease control, équivalent de l&#8217;InVS français, institut national d’épidémiologie.
L&#8217;article arrive sur le bureau de James Curran, alors responsable des MST au CDC, qui est alors chargé de réfléchir à l’opportunité d’une publication nationale.
La légende dit qu&#8217;il a pris connaissance de l’article, il l’a annoté par un &#8220;Hot stuff&#8221; (ou &#8220;truc chaud&#8221;, ou « c’est du lourd ») et appuie sa publication. La suite des évènements lui donne évidemment raison. Mais cet article passe relativement inaperçu dans la communauté médicale. Il faut signaler que l&#8217;article n’est pas publié en première page et que toute mention aux homosexuels a été retiré afin d&#8217;éviter une stigmatisation de la communauté gay pour des faits encore incertains.
L&#8217;article rapporte entre autre : &#8220;que l&#8217;apparition de la pneumocystose chez ces 5 individus, précédemment sains et sans signes cliniques d&#8217;immunodépression est inhabituelle&#8221; L&#8217;infection par CMV est citée comme facteur étiologique possible, voire probable. Son rôle dans la pathogénèse demeure &#8220;énigmatique&#8221;. La conclusion est prudente et prophétique : &#8220;Dysfonction de l&#8217;immunité cellulaire [=immunodépression] liée à une exposition commune qui prédispose les individus aux infections opportunistes&#8220;.
Difficulté ai[...]</itunes:summary>
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		<title>Interview : Julien Stervinou – Des composites et des voitures volantes (retranscription)</title>
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		<pubDate>Tue, 29 Nov 2011 21:00:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Draculito (Retranscription)</dc:creator>
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RETRANSCRIPTION DE L’INTERVIEW DE JULIEN STERVINOU, ENREGISTREE ET DIFFUSEE SUR PODCASTSCIENCE.FM LE 21 SEPTEMBRE 2011.
UN IMMENSE MERCI À NOTRE AUDITEUR DRACULITO POUR CETTE RETRANSCRIPTION !
Mathieu : Vous travaillez au sein de Co[...]</itunes:subtitle>
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RETRANSCRIPTION DE L’INTERVIEW DE JULIEN STERVINOU, ENREGISTREE ET DIFFUSEE SUR PODCASTSCIENCE.FM LE 21 SEPTEMBRE 2011.
UN IMMENSE MERCI À NOTRE AUDITEUR DRACULITO POUR CETTE RETRANSCRIPTION !
Mathieu : Vous travaillez au sein de Convergence Composite sur des matériaux composites. Pour se mettre dans le contexte de ce dont on va parler, est-ce que tu peux nous rappeler rapidement ce qu&#8217;est un matériau composite et quelles sont ses propriétés principales ?
Julien Stervinou : Un matériau composite, c&#8217;est l&#8217;assemblage d&#8217;au moins 2 matériaux pour en constituer un nouveau qui a des caractéristiques différentes et supérieures de celles des matériaux de départ. Sur le principe, on pourrait dire que le bois est un bio composite parce qu&#8217;il y a les fibres de cellulose et la lidine qui va faire office de matrice. Le composite, au sens où on l&#8217;entend pour des matériaux « hautes performances », c&#8217;est une fibre de carbone et une matrice liante. Pardon, c&#8217;est une fibre de renfort et une matrice liante. Je parle de la fibre de carbone parce que c&#8217;est celle qu&#8217;on a le plus souvent en tête.
Le grand principe des matériaux composites est l&#8217;anisotropie. C&#8217;est justement qu&#8217;on ait une direction privilégiée avec les fibres, qui va donner un comportement mécanique aux pièces qui sont faites avec ces matériaux, qui va être privilégié dans une direction plutôt que dans une autre. Si je reprends l&#8217;exemple du bois, on sent bien que j&#8217;aurai une résistance, une rigidité plus importante dans la direction des fibres plutôt que dans les autres directions. Ça, c&#8217;est vraiment la particularité des matériaux composites.
Puis l&#8217;avantage principal est surtout le rapport résistance/masse. On va utiliser les matériaux composites principalement dans les pièces dans lesquelles on a besoin de gagner de la masse et où pourtant on attend une résistance très forte.
Mathieu : Donc des matériaux légers mais très résistants.
Julien Stervinou : Exactement, c&#8217;est en général ce pourquoi on cherche à utiliser les matériaux composites.
Mathieu : D&#8217;accord. Donc pour résumer, si j&#8217;ai bien compris, dans un matériau composite, il y a une ossature interne. Dans le cas des fibres de carbone, c&#8217;est en carbone, mais je crois qu&#8217;on peut trouver aussi d&#8217;autres types d&#8217;ossature : en verre, en cellulose puisque tu as parler du bois&#8230;
Julien Stervinou : Oui, il n&#8217;y a pas seulement le carbone. On pourrait dire que le carbone est un peu la Rolls des fibres qu&#8217;on va utiliser comme renfort dans les matériaux composites. Juste pour donner une comparaison, on va avoir, avec un composite à base de fibre de carbone, une rigidité qui est à peu près comparable à celle de l&#8217;acier. C&#8217;est un ordre de grandeur, car il y a plein de type d&#8217;acier, de la même manière qu&#8217;il y a plein de type de fibre de carbone. Mais on est dans le même ordre de grandeur en terme de rigidité. Par contre, en terme de densité, on a un rapport 5 : on est 5 fois plus léger pour le composite à base de fibre de carbone que pour l&#8217;acier. Donc on se rend vite compte des gains de masse que l&#8217;on peut faire en utilisant ce genre de matériaux.
Mais il n&#8217;y a pas seulement la fibre de carbone. Une autre fibre est très connue, c&#8217;est la fibre de kevlar, qui va avoir encore d&#8217;autres spécificités, qui va être aussi très utilisée dans les endroits où on va avoir besoin d&#8217;une résistance, d&#8217;une absorption de chocs. Ce n&#8217;est pas pour rien que c&#8217;est utiliser dans les gilets pare-balle.
Et puis on a d&#8217;autres familles de fibres, telles que les fibres naturelles par exemple, qui sont en train de se développer et pour lesquelles on est en train de mettre au point de plus en plus d&#8217;applications techniques. Donc les composites de demain seront aussi des composites à base de fibres naturel[...]</itunes:summary>
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		<title>Dossier &#8211; Les oeufs du kiwi</title>
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La Nouvelle-Zélande terre de rugby&#8230; Et de moas
La Nouvelle-Zélande est si isolée que pas un seul mammifère n&#8217;a réussi à s&#8217;y introduire (mis à part les chauves-souris et les phoques, dont on connait les moyens de tr[...]</itunes:subtitle>
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La Nouvelle-Zélande terre de rugby&#8230; Et de moas
La Nouvelle-Zélande est si isolée que pas un seul mammifère n&#8217;a réussi à s&#8217;y introduire (mis à part les chauves-souris et les phoques, dont on connait les moyens de transport).
Cette terre a été fondamentalement occupée par les oiseaux avec notamment plusieurs espèces de grande taille et incapables de voler, les moas (selon les taxinomistes, il y aurait eu de 13 à 22 espèces).
Le poids moyen du plus grands des moas, Dinornis maximus (Du grec deinos = terrible, ornis, ornithos = l&#8217;oiseau ), avait été estimé à 235 kilos par l&#8217;ornithologue Dean Amadon (des calculs d&#8217;autres ornithologues, donnaient près du double) et il avait une taille qui dépassait les 3,50m.

&#160;
Seul Aepyornis (en grec aipus= haut, élevé), ou l&#8217;oiseau-éléphant de Madagascar, malheureusement disparu, le surpassait en poids (avec plus de 500kg!). Cet oiseau détient également le record de l’œuf le plus gros, encore plus gros que n&#8217;importe quel œuf de dinosaure. (oeuf d&#8217;Aepyornis: 30cm/12 litres  &#8211; plus gros œuf de dinosaures: 20cm/ 10 litres)
Aepyornis
Pour faire une comparaison, il faut imaginer que le plus grand des oiseaux actuellement vivants, l&#8217;autruche, fait environ 100kg&#8230;
Les moas de Nouvelle-Zélande ont disparu à cause de la chasse des ancêtres des Maoris, et de la destruction de leur habitat pour gagner en terres cultivables.
Ils appartiennent à la sous-classe des ratites qui forment un groupe d&#8217;oiseaux incapables de voler. Ce groupe comprend également les autruches africaines, les nandous d&#8217;Amérique du Sud, et les émeus et casoars d&#8217;Océanie.
Les oiseaux capables de voler possèdent une pièce osseuse en avant de la poitrine appelée bréchet, qui forme comme une quille (de bateau) par rapport au fuselage de la cage thoracique, et fournit une vaste aire d&#8217;attachement pour les puissants muscles du vol. Les ratites, eux, en sont dépourvus. D&#8217;ailleurs leur nom vient du latin ratis, qui signifie &#8220;radeau&#8221;, qui est une embarcation sans quille.
&#160;
brechet (en bleu)
&#160;
Le Highlander des ratites: le kiwi
Un seul genre de ratite a survécu en Nouvelle-Zélande. Il s&#8217;agit du kiwi, qui malgré sa taille de poule est l&#8217;oiseau le plus étroitement apparenté aux moas. Il existe aujourd&#8217;hui 5 espèces de kiwi qui forment le genre Apteryx (qui signifie littéralement &#8220;sans ailes&#8221;)
Les kiwis n&#8217;ont pas de queue apparente et leurs ailes vestigiales sont entièrement cachées sous un plumage pelucheux ressemblant davantage à une fourrure qu&#8217;à des plumes (et j&#8217;ai bien dit &#8220;ressemblant&#8221;, car il s&#8217;agit bien de plumes et non de poils) et semblable par sa structure au duvet de la plupart des oiseaux.
Le corps des kiwis, à contour régulier grâce à l&#8217;effacement de la queue et des ailes, est monté sur de puissantes pattes, donnant l&#8217;impression de deux boules (la tête petite, et le corps plus gros) fichées sur deux bâtons. Ils se nourrissent de graines, de baies et d&#8217;autres aliments végétaux, mais leur préférence va vers les vers de terre qu&#8217;ils dégottent en fouillant le sol avec leur long bec.
Dans ce bec se trouvent de nombreuses terminaisons nerveuses sensorielles, notamment olfactives.
Et chose exceptionnelle chez les oiseaux, les kiwis possèdent des narines externes allongées et son bulbe olfactif est le 2e plus gros chez les oiseaux, en comparaison de la taille du cerveau (devancés par les albatros)

&#160;
Un œuf de géant
Mais la plus grande bizarrerie du kiwi se rapporte à la reproduction. L’œuf du kiwi est une merveille à contempler, et il est l&#8217;objet de ce podcast.  Il est l’œuf d&#8217;oiseau le plus gros par rapport à la taille du corps, et de loin!
Les espèces de kiwi ont un poids qui tourne autour des 2kg. L&#8217;étude du rapport de la taille de l’œuf par rapport à la taille du corps dans l[...]</itunes:summary>
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		<title>Dossier &#8211; Les conditions chimiques nécessaires à la vie</title>
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		<pubDate>Wed, 09 Nov 2011 21:56:34 +0000</pubDate>
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Introduction
Avant de pouvoir déterminer les conditions nécessaires à la vie, il faut pouvoir définir ce qu&#8217;est la vie. Et définir ce qu&#8217;est la vie n&#8217;est pas une tâche facile. Pierre Kerner dans son dossier sur l[...]</itunes:subtitle>
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Introduction
Avant de pouvoir déterminer les conditions nécessaires à la vie, il faut pouvoir définir ce qu&#8217;est la vie. Et définir ce qu&#8217;est la vie n&#8217;est pas une tâche facile. Pierre Kerner dans son dossier sur l&#8217;arbre du vivant nous a dit qu&#8217;il fallait considérer la vie non comme une substance aux propriétés éternelles, mais plutôt comme le résultat d&#8217;un processus issu de sélection naturelle. Et les caractéristiques du processus du vivant peuvent être décrites par la capacité de celui-ci à:

croître
se nourrir
se reproduire
évoluer

Pour tenter de compléter la défintion de Pierre, on pourrait aussi ajouter un élément important qui est celui de la capacité symbiotique du vivant.
La symbiose
La symbiose entre deux organismes vivants est la capacité de ceux-ci à collaborer et à s&#8217;entre-aider mutuellement pour survivre. On trouve de nombreux exemples de symbiose dans le règne animal et végétal. Un exemple tout simple est celui des bactéries qui se trouvent dans notre flore intestinale indispensables à notre survie. Les lichens sont aussi un bon exemple de symbiose, ils sont généralement constitués de l’association symbiotique entre un champignon et une algue.

Mais on peut aussi descendre d&#8217;une échelle et parler de symbiose moléculaire. En effet, les molécules dans nos cellules forment et s&#8217;assemblent dans un système complexe de type symbiotique. On voit que certaines molécules existent par ce que d&#8217;autres sont aussi présentes, les unes ne pourraient pas être présentes sans les autres. C&#8217;est cette symbiose moléculaire qui contribue à la survie de l&#8217;ensemble du système moléculaire et donc de nos cellules. Par exemple les molécules d&#8217;ADN peut exister uniquement parce qu&#8217;il y a les protéines, qui sont d&#8217;autres types de molécules, qui peuvent l&#8217;aider dans sa reproduction. Et vice-versa, les molécules de protéines peuvent exister car l&#8217;ADN est capable de son côté via l&#8217;ARN messager à se traduire en protéines. On voit bien qu&#8217;on se trouve dans une sorte de circuit fermé dans lequel certaines molécules ne pourraient pas survivre et exister sans l&#8217;aide d&#8217;autres molécules.
Une molécule en soi est inerte, mais au sein d&#8217;un système moléculaire plus complexe, celui-ci peut devenir dynamique.
La chimie du vivant
Essentiellement les éléments chimiques constitutifs des molécules de base nécessaires au développement de la vie sont les éléments chimiques constitutifs de l&#8217;ADN et des acides aminés:

Carbone
Oxygène
Azote
Hydrogène

Soufre
Phosphore

Ces différents éléments sont très abondants et disponibles dans le milieu interstellaire. D&#8217;ailleurs on pense que ce serait un astéroide (embryon de planète) qui aurait apporté sur Terre ces éléments sous forme de molécules.
Le Carbone est l&#8217;élément le plus important de tous pour l&#8217;apparition de la vie. C&#8217;est lui qui lui donne en quelques sortes le squelette chimique principal du vivant. L&#8217;atome de Carbone a la propriété de pouvoir s&#8217;unir à 4 autres éléments chimiques  (principalement Carbone, Oxygène, Azote et Hydrogéne) pour former des molécules organiques. L&#8217;atome de Carbone possède 4 liaisons chimiques possibles, c&#8217;est-à-dire il a en quelques sortes 4 bras avec lesquels il peut en faire beaucoup de choses. Il peut grâce à ses 4 bras (à ces 4 possibilités de liaison chimique) créer des chaînes moléculaires en s&#8217;associant à d&#8217;autres atomes de Carbone ou à de l&#8217;Oxygène, Azote, Hydrogène&#8230; Mais une autre particularité intéressante du Carbone est que l&#8217;énergie mise en jeu dans la liasion qui l&#8217;unit à un atome voisin n&#8217;est pas contraignante. Les énergies de liaison et de rupture sont similaires entre le Carbone et les éléments chimiques avec lesquels il peut se combiner pour que la vie apparaisse. Par exemple, l&#8217;énergie mise en jeu dans une liaison Carbo[...]</itunes:summary>
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		<title>Les planètes habitables</title>
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		<pubDate>Wed, 02 Nov 2011 21:16:42 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Qu&#8217;est-ce qu&#8217;une planète habitable et quelles sont les conditions qui doivent être réunies pour que la vie puisse y apparaître? Zone habitable En astronomie, on définit la zone habitable comme une région de l&#8217;espace où les conditions sont favorables à l&#8217;apparition de la vie. Il ne s&#8217;agit pas d&#8217;une zone où l&#8217;on peut habiter, mais plutôt d&#8217;une zone propice [...]]]></description>
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Qu&#8217;est-ce qu&#8217;une planète habitable et quelles sont les conditions qui doivent être réunies pour que la vie puisse y apparaître?
Zone habitable

En astronomie, on définit la zone habitable comme une région de l&#8217;espa[...]</itunes:subtitle>
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Qu&#8217;est-ce qu&#8217;une planète habitable et quelles sont les conditions qui doivent être réunies pour que la vie puisse y apparaître?
Zone habitable

En astronomie, on définit la zone habitable comme une région de l&#8217;espace où les conditions sont favorables à l&#8217;apparition de la vie.
Il ne s&#8217;agit pas d&#8217;une zone où l&#8217;on peut habiter, mais plutôt d&#8217;une zone propice à la vie.
Pour espérer trouver de la vie ailleurs que sur Terre, il faut qu’on ait de l’eau liquide et de la matière organique. La vie peut difficilement s&#8217;imaginer sans carbone, et généralement en solution dans l&#8217;eau liquide.
Pour les physicens, la question ne se pose donc pas en où peut-on trouver la vie, mais plutôt où peut-on trouver de l&#8217;eau liquide.
Dans le système solaire on trouve de l&#8217;eau (H20) un peu partout (sur Mars, sur des satellites de planètes géantes&#8230;). La molécule d’eau H2O est très abondante dans l’Univers, mais généralement sous forme de glace ou de vapeur d’eau, très rarement à l’état liquide.
Le problème n&#8217;est donc pas de détrminer où il y a de l&#8217;eau, mais où se trouvent les conditions nécessaires de température et de pression pour avoir de l&#8217;eau liquide à la surface d&#8217;une planète avec une atmosphère.


&#160;
Distance par rapport à l&#8217;étoile
Pour avoir de l&#8217;eau liquide à la surface d&#8217;une planète, il faut prendre en considération la distance de la planète à son étoile (soleil):

Si la planète est trop proche de son étoile ou du Soleil, il va faire trop chaud, la température sera trop élevée, au-delà du point d&#8217;ébullition de l&#8217;eau (100°C  à la pression sur Terre). L&#8217;eau ne se présentera pas sous forme liquide, mais sous forme gazeuse, sous forme de vapeur d&#8217;eau.

Si on rapproche seulement de 5% la Terre du Soleil, les simulations informatiques montrent que l&#8217;augmentation du rayonnement solaire engendrerait une instabilité du climat.
Les océans vont chauffer, donc plus de vapeur d&#8217;eau va s&#8217;évaporer, et la vapeur d&#8217;eau est un gaz à effet de serre, qui aura pour conséquence de réchauffer à son tour la surface de la planète, engendrant ainsi un emballement amenant à la mise en ébullition des océans.
Un autre effet additionnel a aussi lieu. Des molécules d&#8217;eau évaporées vont aussi monter jusqu&#8217;à la très haute atomsphère, actuellement très sèche et quasi sans vapeur d&#8217;eau. Les molécules de vapeur d&#8217;eau présentes dans la haute atmosphère vont alors en quelques sortes être attaquées par le rayonnement utlra-violet qui va casser (photodissocier) les molécules d&#8217;eau, et des atomes d&#8217;hydrogène vont se libérer. L&#8217;hydrogène est un gaz extrêmement léger (1 proton-1 électron), il va donc pouvoir être éjecter dans l&#8217;espace et s&#8217;échapper de la planète Terre. L&#8217;effet climatique de condensation (pluie) après l&#8217;évaporation n&#8217;a donc plus lieu pour ces molécules dont l&#8217;hydrogène est expulsé. La conséquence de ce phénomène serait la disparition des océans en seulement quelques millions d&#8217;années (ce qui est très faible à l&#8217;échelle de l&#8217;âge de la Terre de 4,6 milliards d&#8217;années).

Inversement, si la planète est trop éloignée de son étoile ou du Soleil, il va faire trop froid et l&#8217;eau sera présente sous forme de glace.

Si on éloigne la Terre du Soleil de seulement 10%, on se rend compte que le climat devient aussi instable.
En effet, s&#8217;il fait plus froid, il y aura alors plus de neige et de glace. Hors la neige et la glace réfléchissent le rayonnement solaire beaucoup mieux que le sol nu. La chaleur réfléchie n&#8217;est alors plus absorbée par le sol et se perd. Et plus il fait froid, plus il va y avoir de la neige et moins la chaleur du rayonnement solaire sera retenue, ce qui engendre un emballement amenant au gel des océans.

Cependant s&#8217;il fait trop froid sur Terre et que[...]</itunes:summary>
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		<title>Retour sur les neutrinos plus rapides que la lumière</title>
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		<pubDate>Thu, 27 Oct 2011 19:07:58 +0000</pubDate>
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		<title>Dossier &#8211; Comment un coquillage donne naissance à un poisson</title>
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		<pubDate>Wed, 12 Oct 2011 21:29:54 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Tout naturaliste a son exemple favori d&#8217;adaptation surprenante. Pour Stephen Jay Gould, il s&#8217;agit du &#8220;poisson&#8221; que l&#8217;on trouve chez certaines espèces de moules d&#8217;eau douce, les Lampsilis. Lampsilis vit comme presque tous les coquillages, à demi enfouis dans le sable avec la partie postérieure qui émerge. Au sommet de cette partie se trouve une [...]]]></description>
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Tout naturaliste a son exemple favori d&#8217;adaptation surprenante. Pour Stephen Jay Gould, il s&#8217;agit du &#8220;poisson&#8221; que l&#8217;on trouve chez certaines espèces de moules d&#8217;eau douce, les Lampsilis.
Lampsili[...]</itunes:subtitle>
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Tout naturaliste a son exemple favori d&#8217;adaptation surprenante. Pour Stephen Jay Gould, il s&#8217;agit du &#8220;poisson&#8221; que l&#8217;on trouve chez certaines espèces de moules d&#8217;eau douce, les Lampsilis.
Lampsilis vit comme presque tous les coquillages, à demi enfouis dans le sable avec la partie postérieure qui émerge. Au sommet de cette partie se trouve une structure qui a la forme d&#8217;un tout petit poisson, avec des nageoires latérales bien apparentes, une queue et même un œil. Plus incroyable encore, les nageoires ondulent en rythme, imitant les mouvements de la nage.
Presque tous les coquillages se reproduisent en libérant leur œufs dans l&#8217;eau, où ils seront fécondés puis où se déroulera le développement embryonnaire.
Mais les femelles de moules d&#8217;eau douce gardent leurs œufs en elles, où ils seront fécondés par le sperme que les mâles voisins laissent échapper dans l&#8217;eau. Les œufs se développent alors dans les branchies et forment une poche, nommé le marsupium  (en langage technique les moules d&#8217;eau douces forment la famille des unionidés, qui se divise aujourd&#8217;hui en 2 genres: les anodontes avec généralement des coquilles fines et vivant en eaux calmes. Et les Unios avec une coquille épaisse et résistant aux eaux plus vives)
Chez les Lampsilis, le marsupium des femelles est gonflé et forme le corps ce poisson-fake. Des 2 côtés du poisson se trouvent des extensions du manteau (le manteau est ce qui englobe le corps entier de la moule et forme un sorte de peau qui protège les organes de l&#8217;animal, en ne dépassant généralement pas les bords de la coquille)
Par leur forme et leur couleur, ces extensions ressemblent à un poisson avec une queue. Cette structure complexe (qui est donc formée du marsupium et des extensions du manteau) ne se contente pas seulement d&#8217;avoir l&#8217;apparence d&#8217;un poisson, mais elle en a également les mouvements. Un ganglion spécial  situé à l&#8217;intérieur du manteau,  innerve les nageoires. Pendant que les nageoires bougent rythmiquement, une pulsation, naissant à la queue, se propage le long du corps.
Vidéo sur Lampsilis:

Pour comprendre pourquoi ce coquillage donne naissance à ce leurre de poisson, il faut s&#8217;intéresser à la biologie de la reproduction de la Lampsilis.
Les larves d&#8217;unionidés (donc des moules d&#8217;eau douce) ne peuvent se développer si elles ne se fixent pas à un poisson au début de leur croissance.
Presque toutes les larves d&#8217;unionidés possèdent deux petits crochets. Une fois sortie du marsupium de leur mère, elles tombent au fond de l&#8217;eau et attendent le passage d&#8217;un poisson.
Mais les larves de Lampsilis n&#8217;ont pas de crochet et ne peuvent donc pas se fixer d&#8217;elles-mêmes aux poissons.
Pour survivre, il leur faut pénétrer dans la bouche d&#8217;un poisson et se frayer un chemin jusqu&#8217;aux branchies.
Lorsqu&#8217;un poisson approche, attiré par les mouvements du leurre, la Lampsilis propulse des larves hors du marsupium. Le poisson en avale quelques-unes et celles-ci se fixent sur les branchies.
On ne peut pas vraiment mettre en doute la fonction adaptative du poisson-leurre, mais comment est-il apparu? Comment le manteau et le marsupium se sont-ils réunis pour produire ce trompe-l’œil?
Il n&#8217;est pas très intuitif de répondre que cela s&#8217;est fait par une évolution progressive en passant par des étapes intermédiaires qui ne devaient guère ressembler à un poisson, et le &#8220;bon sens&#8221; nous amènerait à croire que cela faisaient partie des plans d&#8217;un grand Designer
En effet le poisson complexe de la Lampsilis est l&#8217;illustration parfaite de l&#8217;un des problème fondamentaux de la théorie Darwinienne: &#8220;Peut-on mettre en lumière la valeur adaptative des étapes intermédiaires de cette structure?&#8221; (Cela ressemble en quelques sorte à une question souvent posée par les créationnistes: &#8220;A quoi sert [...]</itunes:summary>
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		<title>Dossier &#8211; L&#8217;odyssée du terme &#8220;évolution&#8221;</title>
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		<pubDate>Wed, 12 Oct 2011 21:29:15 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Attention au contre-sens! Le terme &#8220;évolution&#8221; est un mot qui porte à confusion. En effet, l&#8217;utilisation qui en a été faite dans le passé est responsable aujourd&#8217;hui de nombreuses erreurs d&#8217;interprétation. Beaucoup de personnes confondent évolution et progrès et n&#8217;imaginent donc pas l&#8217;évolution comme une suite de changements, mais comme un accroissement de l&#8217;intelligence menant, [...]]]></description>
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		<title>Dossier &#8211; Le langage chez l&#8217;humain</title>
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		<pubDate>Wed, 05 Oct 2011 19:52:31 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Traiter du langage chez l&#8217;humain est un vaste chantier, car on se trouve au carrefour de plusieurs disciplines, sciences sociales, biologie, neurosciences, anthropologie, communication, culture&#8230;nous allons dans ce dossier tenter d&#8217;aborder sous différents angles plusieurs aspects du langage chez l&#8217;humain. Histoire des langues C’est l&#8217;Homo habilis, il y a plus de deux millions d’années, qui [...]]]></description>
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Traiter du langage chez l&#8217;humain est un vaste chantier, car on se trouve au carrefour de plusieurs disciplines, sciences sociales, biologie, neurosciences, anthropologie, communication, culture&#8230;nous allons dans ce dossier tenter d&#8217;aborder sous différents angles plusieurs aspects du langage chez l&#8217;humain.

Histoire des langues
C’est l&#8217;Homo habilis, il y a plus de deux millions d’années, qui pourrait être le plus ancien préhumain à avoir employé un langage articulé. On suppose aussi la préexistence d’une proto-langue chantée chez l&#8217;homme de Néandertal, qui, au niveau de connaissance actuelle, ne possédait pas de syntaxe. L&#8217;apparition il y a 200 000 ans de l&#8217;Homo sapiens a été accompagné de la conjonction de nombreux facteurs pour expliquer l&#8217;apparition du langage chez l&#8217;homme:

la maitrise du feu (environ 500 000 ans avant notre ère) qui a permis d&#8217;alimenter un cerveau de taille croissante;
l’augmentation de la masse de l’encéphale;
le redressement du pharynx qui a permis la vocalisation plus poussée de la parole.
la mutation d&#8217;un gène dit de la parole.

Les recherches récentes en paléo-linguistique ont identifié un fond de 27 mots communs à la racine de toutes les langues terrestres écrites au début du XXIème siècle, ce qui renforce le scénario « Out of Africa » (monogenèse), selon lequel l&#8217;ancêtre de nos langues serait sorti d&#8217;Afrique. En effet, si des sources et des orgines distinctes avaient donné naissance à nos différentes langues actuelles, elles n’auraient pas eu de raison d’adopter toutes par hasard la même proto-langue de départ basé sur ces 27 mots.
&#160;

&#160;
&#160;

&#160;
Le langage a pris depuis environ 7 000 ans une forme écrite dans un certain nombre de langues qui se sont alors imposées comme les langues dominantes.
Une étude comparée des langues nous enseigne par exemple que bien que d&#8217;apparence très proches (par l&#8217;écriture et le lexique), deux langues comme l&#8217;arabe et le persan n&#8217;ont aucun lien de parenté. D&#8217;ailleurs le persan appartient à la même grande famille que le français ou encore, plus lointainement, l&#8217;islandais. Parmi les principales familles de langues, on peut citer les langues indo-européennes, afro-asiatiques, sino-tibétaines, nigéro-congolaises ou encore austronésiennes.
La diversité linguistique
Un article sur le blog Science étonnante (un blog que je recommande à tous nos poditeurs qui propose d&#8217;excellents articles de vulgarisation scientifique sur des thèmes aussi originaux et que surprenants) nous en apprend un peu plus sur le processus qui a engendré la diversité linguistique. On sait que l’Homo Sapiens a émigré d’Afrique il y a environ 60&#8217;000 ans. Parmi les nombreux éléments à l’appui de cette thèse, il y a le fait que la diversité génétique des populations décroît à mesure que l’on s’éloigne d’Afrique, c&#8217;est ce qu&#8217;on appelle l’effet fondateur en série. On a montré aussi qu’il en va de même pour la diversité des langues parlées dans le monde. Les langues africaines sont ainsi phonétiquement bien plus riches que les langues européennes.
L’effet fondateur est un phénomène qui explique pourquoi les migrations géographiques s’accompagnent d’une perte de diversité génétique. Quand une migration se produit à partir d’une population, elle est souvent le fait d’un petit nombre de pionniers, qui emportent avec eux seulement une faible fraction de la diversité génétique de leur population d’origine. Une fois établis, ils se reproduisent entre eux, et la nouvelle population qu’ils vont ainsi engendrer sera moins variée génétiquement que celle de départ. Et lorsque des migrations ont lieu les unes à la suite des autres, on parle d‘effet fondateur en série. Dans ce cas, la diversité génétique des populations décroît au fur et à mesure des migrations successives. Ce scénario amène donc une perte de diversité génétique des populations ac[...]</itunes:summary>
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		<title>Illustration : Le hareng et la méduse</title>
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		<pubDate>Sun, 02 Oct 2011 12:10:13 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[L'actu de la semaine vue par Lucile. Le succès des méduses expliqué comme une fable de La Fontaine :)]]></description>
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		<title>Illustration : L&#8217;actu de la semaine</title>
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		<pubDate>Sun, 18 Sep 2011 14:14:48 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[L'actu de la semaine vue par Lucile: jour de bain sur Podcast Science! Le mystère des doigts fripés dans le bain enfin résolu! ]]></description>
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		<title>Dossier &#8211; les graisses alimentaires</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Sep 2011 22:25:51 +0000</pubDate>
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		<title>Interview : André Kuhn &#8211; Les sciences criminelles (retranscription)</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Sep 2011 19:59:13 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[RETRANSCRIPTION DE L’INTERVIEW D&#8217;ANDRE KUHN, ENREGISTREE ET DIFFUSEE SUR PODCASTSCIENCE.FM LE 13 JUILLET 2011. UN IMMENSE MERCI À NOTRE AUDITEUR DRACULITO POUR CETTE RETRANSCRIPTION ! Alan : André Kuhn, vous êtes Professeur de criminologie et de droit pénal aux Universités de Lausanne et de Neuchâtel (en Suisse). Vous avez une double formation de juriste et de [...]]]></description>
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		<title>Dossier – L’arbre du vivant 3/3</title>
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		<pubDate>Wed, 07 Sep 2011 20:00:21 +0000</pubDate>
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(Cet article est publié en même temps sur SSAFT, le blog de Pierre Kerner)
Suite et fin de notre épopée pour percer le secret de l’arbre de la vie. Les semaines précédentes, nous avons exploré l’origine du vivant et la définition de vivant puis je vous ai raconté une histoire des classifications du Vivant jusqu’à aborder la méthode de la classification actuelle: la phylogénie.

&#160;
La classification phylogénétique du Vivant
Certains d’entre vous se demandent peut-être pourquoi le titre du dossier s’appelle l’arbre du vivant quand on va aborder la classification du vivant…

Pourquoi un arbre? Et bien tout simplement parce qu’un arbre représente facilement les relations de parenté. Comment représenter la généalogie, autrement qu’avec un arbre? C’est pas facile, hein?
Par contre, il faut faire très attention: c’est pas parce qu’on trouve un arbre dans un livre, qu’il s’agit nécessairement d’un arbre phylogénétique. De la même manière, si vous trouvez dans une entreprise un arbre hiérarchique cela ne signifie pas que le PDG a engendré tous ses employés… Il faut aussi distinguer un arbre phylogénétique d’un arbre généalogique. Ils sont tous deux issus de la même réflexion, mais dans un arbre généalogique on peut répondre à la question “qui descend de qui?”, tandis qu’avec un arbre phylogénétique, on ne peut répondre qu’à la question “qui est plus proche de qui?”.

Dans n’importe quel arbre, il y a des branches, des nœuds et des feuilles: les feuilles représentent les individus vivant à l’heure actuelle, et grâce aux branches et aux nœuds, on peut connaitre leurs relations de parentés. Là où il y a une différence entre l’arbre généalogique et l’arbre phylogénétique c’est quand on considère les nœuds. Dans un arbre généalogique, les nœuds représentent des individus réels, de véritables ancêtres. Comme je l’ai dit plus haut, quand on aborde les êtres vivants, c’est pratiquement impossible d’avoir accès aux ancêtres à l’heure actuelle. Du coup, les nœuds représentent des ancêtres hypothétiques. Là où la généalogie est une représentation directe du passé, la phylogénie ne s’attache qu’à reconstituer le passé. Et même si on veut faire une phylogénie avec des fossiles, ceux-ci seront placés sur les feuilles: on ne sait pas si le fossile qu’on tient dans la main est véritablement un ancêtre qu’on peut placer à un nœud (si ça se trouve on tient un individu qui est mort avant de se reproduire…) Dans le doute, on ne le considère pas comme un ancêtre et on le place au sommet de l’arbre, comme les autres espèces actuelles, ce qui va permettre de déterminer quand même avec quelles autres espèces le fossile est le plus proche.

Dans cet arbre phylogénétique, Mesonyx, Ambulocetus et Basilosaurus représentent des espèces fossiles
Bref, tâchons de classifier le vivant. L’un des plus grands bouleversements qu’a subi la classification du vivant ces dernières années concerne la division du monde vivant. Historiquement, on partageait le vivant en deux domaines distincts: les organismes dont les cellules porte un noyau (qu’on appelle eucaryotes, avec par exemple des organismes unicellulaires comme la levure, l’amibe et des organismes pluricellulaires comme les plantes, les champignons, les animaux, etc…) et les organismes dont les cellules ne porte pas de noyau (qu’on appelle procaryotes avec par exemple les bactéries).

En ce qui concerne la classification d’organismes unicellulaires (qui forment la majorité des organismes vivants) les phylogénéticiens du début du XXème siècle avaient évidemment beaucoup de difficultés à trouver des caractères homologues pour réaliser leurs phylogénies… C’est en effet plus difficile de trouver des similitudes entre des organismes qui ne sont formés que d’une seule cellule, que de trouver des similitudes chez différentes espèces d’animaux qui présentent des caractères morphologiques complexes et visibles facilement comparables.
Heureusement, avec l’avènement de la génétique moderne et l’accès aux[...]</itunes:summary>
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		<title>Dossier – L’arbre du vivant 2/3</title>
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		<pubDate>Wed, 31 Aug 2011 09:30:18 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[(Cet article est publié en même temps sur SSAFT, le blog de Pierre Kerner) On continue notre épopée fabuleuse à la découverte de l’arbre du vivant: la semaine dernière, nous avons exploré l’origine du vivant et la définition de vivant. On avait abouti à la conclusion que le vivant était d’une diversité incroyable et qu’une [...]]]></description>
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(Cet article est publié en même temps sur SSAFT, le blog de Pierre Kerner)
On continue notre épopée fabuleuse à la découverte de l’arbre du vivant: la semaine dernière, nous avons exploré l’origine du vivant et la définition de viva[...]</itunes:subtitle>
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(Cet article est publié en même temps sur SSAFT, le blog de Pierre Kerner)
On continue notre épopée fabuleuse à la découverte de l’arbre du vivant: la semaine dernière, nous avons exploré l’origine du vivant et la définition de vivant. On avait abouti à la conclusion que le vivant était d’une diversité incroyable et qu’une des aventures scientifiques les plus chaotiques a été celle qui a cherché à classifier le vivant. Aujourd’hui Alan et Mathieu de Podcast Science vont donc m’écouter raconter une histoire des classifications du Vivant jusqu’à aborder la méthode de classification actuelle: la phylogénie.
Histoire des classifications du Vivant
(Oui OK, j’viens de le dire, mais ça tape un peu plus en gros titre)
Maintenant les choses sont plus claires, et on a une vue d’ensemble de ce qu’est le vivant, mais les questions qu’on se pose sur le vivant ne s’arrêtent pas là: prenons la perspective d’un homme de l’antiquité, un érudit de son temps mais qui ignore beaucoup de chose sur la nature du vivant, le dénommé Aristote.

Il s’interroge sur le monde qui l’entoure et notamment sur tous les organismes vivants qui lui sont donnés d’observer. Il voit bien qu’il y a des différences entre une vache, un buisson, un poulet, un homme, une salade, une moule, une écrevisse, etc. Une envie folle de classifier tout ce bazar le prend. Mais comment s’y prendre? La première chose qu’il décide de faire, c’est de classer tous les organismes vivants selon qu’ils soient des plantes ou des animaux. C’est pas idiot et ça viendrait à l’esprit de tout le monde de distinguer des trucs qui bougent, qui mangent, qui émettent des sons, d’autres trucs immobiles et pas très causants. Instinctivement, quand on classe, on a tendance à regrouper ensemble des éléments qui partagent des caractéristiques communes. A la suite de cette première distinction, Aristote ne s’ intéresse pas vraiment aux plantes et se penche plutôt sur la classification des animaux. Pour les classer, il sépare les animaux en deux groupes: les animaux qui ont du sang, et ceux qui n’en ont pas (sur le coup, il s’est un peu chié dessus niveau observation mais faut pas lui en vouloir, y’avait pas wikipédia à l’époque…). Les animaux sanguinolents, il les sépare en cinq groupes: les animaux à quatre pattes vivipares, les oiseaux, les animaux à quatre pattes ovipares, les cétacés et enfin les poissons. Notons qu’il avait eu la supra classe de remarquer la différence entre poissons et baleines, et ça c’est fort pour un mec du 4ème siècle avant J.C.! Pour les animaux anémiques, il s’est dit que cinq groupes, ça ferait joli aussi, bien équitable et tout et tout. Du coup il les a séparés en Céphalopodes, Animaux avec segments (vers, etc…), Animaux à carapace molle (crabes et autres crustacés, Animaux à carapace dure (les huitres, les moules et les escargots…), et genre… tout le reste avec dans le même panier les étoiles de mer, les oursins, les éponges… tout ce qu’il considérait comme un lien entre le monde végétal et animal.
En fait, son mode de classification repose sur l’observation des organismes et la détermination de caractéristiques communes plus ou moins visibles. Pas bête on l’a dit mais tout de même assez arbitraire : pourquoi privilégier a priori les caractéristiques visibles par l’œil humain? Surtout qu’Aristote favorise les caractères qu’il trouve d’abord chez les humains et les recherche chez d’autres organismes. Ca nous donne une classification peut-être pratique selon un certain point de vue mais très anthropocentrique et qui ne reflète pas réellement l’histoire du vivant: il crée le groupe des invertébrés car ce sont des espèces sans vertèbres parce que l’humain, lui, le beau gosse, il en a une belle vertèbre. Par ailleurs, Aristote s’est aussi mis en tête d’organiser les organismes selon une échelle de complexité: une échelle des êtres, la Scala Naturae développée plus tard par Gottfried Leibniz. Selon Aristote, les êtres vivants suivent une gradation linéaire [...]</itunes:summary>
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		<title>Dossier &#8211; L&#8217;arbre du vivant 1/3</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Aug 2011 22:01:45 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Pierre Kerner (alias Taupo), chercheur en génétique évolutive et blogueur réputé sur ssaft.com et c@fé des sciences nous présente l'arbre du vivant. Episode 1/3]]></description>
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		<title>Dossier &#8211; la prosopagnosie ou quand tout le monde a la même tête</title>
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		<pubDate>Sat, 13 Aug 2011 16:15:57 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[La prosopagnosie Pouvez-vous imaginer que vous vous leviez le matin entouré(e) de clones? Imaginez que tout le monde, la personne dans votre lit, vos propres enfants, vos parents, vos voisins, vos collègues, tous les passants aient exactement la même tête! Tous les acteurs d&#8217;un film (Kathy Bates ou Jodie Foster, même combat!)&#8230; Tous les animateurs [...]]]></description>
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La prosopagnosie
Pouvez-vous imaginer que vous vous leviez le matin entouré(e) de clones? Imaginez que tout le monde, la personne dans votre lit, vos propres enfants, vos parents, vos voisins, vos collègues, tous les passants aient [...]</itunes:subtitle>
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La prosopagnosie
Pouvez-vous imaginer que vous vous leviez le matin entouré(e) de clones? Imaginez que tout le monde, la personne dans votre lit, vos propres enfants, vos parents, vos voisins, vos collègues, tous les passants aient exactement la même tête! Tous les acteurs d&#8217;un film (Kathy Bates ou Jodie Foster, même combat!)&#8230; Tous les animateurs TV&#8230;  La pharmacienne, le boucher&#8230; Tous identiques! Impossible, avec la meilleure volonté du monde, de vous souvenir à qui vous avez déjà dit bonjour ou pas. Impossible de comprendre pourquoi la personne en face de vous vous sourit tendrement&#8230; Ah oui, c&#8217;est peut-être votre moitié&#8230; Ça fait un peu science-fiction, comme ça, c&#8217;est pourtant la réalité pour une personne sur 40 (2.5% de la population selon une étude de 2008 http://www.experimental-psychology.de/ccc/docs/pubs/GrueterGrueterCarbon2008.pdf). Soit un problème aussi courant que la dyslexie ou la dyscalculie et dont on ne parle pourtant pas autant. On reviendra sur ce chiffre d&#8217;une personne sur 40, je ne suis pas entièrement convaincu qu&#8217;on puisse le prendre pour argent comptant. Cette condition socialement handicapante est de mieux en mieux documentée et porte le doux nom de prosopagnosie. Je n&#8217;ai jamais réussi à la placer dans une conversation, du coup, hop, j&#8217;en ai fait un petit sujet de podcast après m&#8217;être assuré pendant notre petite virée au CERN que cela intéressait bel et bien nos auditeurs. Le mot prosopagnosie vient du grec prosopon (visage) et agnosia (non-reconnaissance ou non-savoir). Avant d&#8217;explorer en détail la prosopagnosie, parlons un peu reconnaissance des visages.
La perception des visages
Ça n&#8217;a l&#8217;air de rien tant on le fait en général naturellement, mais la perception des visages est un processus cognitif assez élaboré implicant tout un réseau de zones cérébrales et qui est assez ancien sur le plan de l&#8217;évolution puisqu&#8217;on a pu l&#8217;observer également chez les macaques. Notre dernier ancêtre commun, qui vivait il y a quelque 25 millions, était donc déjà très probablement équipé pour cette tâche complexe. Des chercheurs anglais, Vicki Bruce et Andy Young ont proposé en 1986 un modèlepour expliquer le processus, modèle qui reste la référence aujourd&#8217;hui. En gros, le processus normal se déroule en plusieurs temps.

La phase de détection permet de reconnaître qu&#8217;on a affaire à un visage (en général la présence de 2 yeux, un nez, une bouche sont un indice assez sérieux: je plaisante, mais nous sommes en fait extrêmement sensibles à ces repères. On voit souvent des patterns là où il n&#8217;y en a pas. Deux rondelles de tomates, un nez en champignon, une bouche en tranche de poivron et vous avez transformé votre pizza en bonhomme&#8230; Même plus prosaïquement, il suffit de dessiner dans un cercle deux petits cercles pour les yeux et un petit trait horizontal pour la bouche et on voit également un visage. Sans parler du visage de la lune ou du visage sur Mars&#8230; Notre circuit de reconnaissance des visages est décidément à l&#8217;affût du moindre du signe&#8230; );  
Dans un deuxième temps, l&#8217;information faciale est décodée (expression émotionnelle, suivi du regard, sexe, âge, état de santé);
L&#8217;information ainsi recueillie est comparée à une grille d&#8217;images et de modèles mentaux de visages.

À l&#8217;issue du processus, on sait s&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un visage familier ou pas et, cas échéant, à qui il appartient. En 1991, le psychologue britannique Tim Valentine a proposé que les modèles mentaux auxquels on compare les visages seraient en fait des matrices vectorielles multidimensionnelles, des sortes de prototypes de tous les visages qu&#8217;on a connu. Cette hypothèse expliquerait d&#8217;ailleurs ce qu&#8217;on appelle le biais (ou effet) interethnique. Une petite digression s&#8217;impose.
L&#8217;effet interethnique
L&#8217;effet inter[...]</itunes:summary>
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		<title>Dossier &#8211; Musique, sciences et émotions</title>
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		<pubDate>Fri, 12 Aug 2011 13:18:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lia Rosso (invitée)</dc:creator>
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On était devant le CERN lors de la visite guidée et on discutait avec le professeur Von, quand l’idée nous est venue de faire un podcast dont le thème principal serait la musique. Ça va être probablement un peu différent des autres podcast, mais pour vous expliquer le pourquoi du choix de ce soir je vais vous parler un tout petit peu de moi et de mon parcours.
Après avoir été plusieurs années dans le monde des neurosciences j’ai découvert la musique, et je peux vous dire que ça a été une sorte de révélation, assez tardive mais néanmoins fondamentale dans ma vie. Bien sûr j’aimais déjà écouter la musique. Comme pour beaucoup d’entre nous, certains morceaux ou certaines chansons m’ont donné et me donnent des émotions agréables. Plusieurs fois une chanson m’a carrément aidée à surmonter un moment un peu difficile ou m’a donné la pèche. Disons que depuis 2008 j’ai l’impression d’être un peu « rentrée » dans la musique : je me suis acheté une guitare, j’ai appris un tout petit peu à jouer j’ai commencé et composer mes chansons.
Là je suis en train de vivre une sorte d’année sabbatique, où je regarde la science autrement sans plus la vivre de l’intérieur. Alors je me consacre à l’écriture ainsi qu’à la composition. Bref j’aime la musique, je l’aime avec mon cœur et je la fait avec le cœur.
Jusqu’à quelque mois, tant que je portais la casquette de scientifique je disais souvent que je ne voyais pas d’incompatibilité entre l’art et la science car elles proviennent d’une même source, c&#8217;est-à-dire le besoin d’explorer la vie et de comprendre ce que nous sommes.
Aujourd’hui, en ayant laissé de côté la casquette de scientifique pour prendre celle d’artiste j’avoue avoir parfois du mal à vivre cette compatibilité entre art et science.
Faire de la musique demande une participation totale. Quand on chante, ce sont nos propres cordes vocales qui vibrent et qui émettent des sons, quand on joue un instrument c’est notre corps qui doit bouger pour faire vibrer l’instrument. Bref, quand on fait de la musique, à mon avis on « devient » musique avec tout ce qu’on est, notre corps mais aussi nos pensées, émotions et nos sensations.
Quand on fait des expériences scientifiques au contraire on doit rester partiellement détaché de ce qu’on fait. On doit travailler et s’investir autant mais qu’avec certaines parties de nous même. Les émotions ou les pensées de la vie doivent être écartées. Et pour ce qui concerne le corps, on se limite souvent à en utiliser que les yeux et les mains. Tout qui peut perturber l’expérimentateur et la reproductibilité d’une expérience doit rester loin. La science a besoin d’objectivité car elle recherche une compréhension des choses qui soit reproductible et indépendante de l’expérimentateur.
Personnellement, même si utile, je crois que comprendre la vie d’une façon détachée soit une limitation. Peut-être que la vie doit être « comprise » en la vivant, et avant tout en communicant avec elle.
C’est pour ça que j’aime la musique et que j’ai décidé de faire ce podcast, car je suis poussée par l’envie de communiquer et partager des connaissances.
Bien avant de me pencher sur la question d’un point de vue scientifique, j’ai senti que faire de la musique, et écrire des chansons était une façon rapide et directe pour atteindre le cœur des gens et donc de communiquer. Et en me regardant autour je vois que je ne suis pas la seule à penser ça. Dans son livre «This is your brain on Music », Daniel Levitin, Professeur à l’Université de McGill au Canada, ainsi que musicien, explique que l’industrie de la musique est une des plus grandes aux Etats Unis. D’après lui, les américains dépensent plus d’argent pour la musique que pour s’acheter des médicaments. Mais pourquoi la musique est si importante ? Pourquoi dépensons –nous autant d’argent pour acheter des CD ou aller à des concerts ? D’après Daniel Levitin, en comprenant pourquoi on aime la musique on peut arriver à dévoiler une partie de l’essence de la natur[...]</itunes:summary>
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		<title>Dossier &#8211; le keynésianisme contre le neolibéralisme</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Aug 2011 20:15:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mathieu</dc:creator>
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Parler d&#8217;économie dans podcastscience peut surprendre, surtout pour tous les amateurs de sciences dures. Néanmoins l&#8217;économie s&#8217;inscrit dans le cadre des sciences humaines, un domaine des sciences que nous avons déjà abordé à quelques occasions dans ce podcast. L&#8217;idée m&#8217;est venue de revenir sur les thèses fondamentales de l&#8217;économie suite au visonnage d&#8217;une série de vidéos passionnantes et réellement inspirantes du professeur espagnol Julián Pavón de l&#8217;Université Polytechnique de Madrid. Ces vidéos dont je me suis amplement insiprées pour rédiger ce dossier reviennent sur les principes fondateurs de la macroéconomie qui ont été appliqués dans notre histoire récente du XXème siècle et dans la première décennie du XXIème siècle. Elles nous aident à mieux comprendre quels sont les fondamentaux qui nous ont amené à la situation de crise actuelle et à envisager quels sont les enjeux économiques avenirs.
Le keynésianisme et la demande agrégée

Le keynésianisme est une école de pensée économique fondée par l&#8217;économiste britannique John Maynard Keynes (5 juin 1883 &#8211; 21 avril 1946). Pour les keynésiens, les marchés laissés à eux-mêmes ne conduisent pas forcément à l&#8217;optimum économique. En outre, l’État aurait un rôle à jouer dans le domaine économique notamment dans le cadre de politique de relance. Keynes est reconnu comme le fondateur de la macroéconomie moderne.
Un des principe fondamentaux sur lequel repose la politique économique keynésienne est la demande agrégée (notée ) qui représente la demande totale dans une économie. Elle est composée 4 paramètres :



où

 est la consommation des ménages (demande des biens de consommation des familles)
 est l&#8217;investissement (demande des biens d&#8217;investissement de la part des entreprises)
 représente les dépenses des Administrations publiques (demande du secteur public)
 est le solde commercial (demande des marchés internationaux)
 : exportation
 : importation

Pour simplifier et mieux comprendre la demande agrégée, nous allons la noter de la manière suivante:
Demande agrégée = Consommation des ménages + Investissement + Dépenses des Administrations publiques + Solde commercial
Selon Keynes, la variable fondamentale qui dynamise l&#8217;activité économique est la demande agrégée. Et à travers cette formule toute simple, il propose de combattre les deux problèmes fondamentaux de toute économie:

Le chômage.
L&#8217;inflation.

Pour Keynes, le chômage est le produit d&#8217;un manque de demande agrégée, et pour le combattre il suffit donc d&#8217;augmenter la demande agrégée en agissant sur les termes de l&#8217;équation:

Stimuler la consommation en baissant les impôts et les taxes pour que les familles aient plus d&#8217;argent pour consommer.
Baisser les taux d&#8217;intérêt, c&#8217;est-à-dire le prix de l&#8217;argent, pour que les entrepreneurs puissent investir plus.
Augementer les dépenses publiques au-travers du budget de l&#8217;Etat, afin de créer de nouveaux services publics (écoles, hôpitaux&#8230;).
Favoriser les exportations en baissant le taux de change de la monnaie.

Pour combattre l&#8216;inflation dont l&#8217;augmentation des prix est dûe à une demande excessive, il faut appliquer une politique inverse à celle appliquée pour combattre le chômage, il faut donc tenter de contrôler et réduire la demande agrégée:


Baisser la consommation des ménages en augmentant les impôts.
Diminuer l&#8217;investissement en augmentant les taux d&#8217;intérêt.
Diminuer les dépenses publiques de la part des Administrations.
Promouvoir une augmentation du taux de change de la monnaie.

On voit bien que pour Keynes, chômage et inflation ne peuvent pas coexister !! En effet, si le chômage est dû à un manque de demande, alors les prix ont tendance à baisser, donc pour Keynes le chômage est directement lié à une déflation. Et s&#8217;il y a inflation et donc excès de demande, l&#8217;excès de deman[...]</itunes:summary>
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