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Souvent présentées comme l’avenir de la médecine, les cellules souches sont déjà au cœur de certaines thérapies. Si elles sont sources d’espoir pour bon nombre de personnes, l’utilisation d’embryons surnuméraires humains pose des questions éthiques. Pour pouvoir répondre à ces questions, il est important de bien comprendre ce que sont les cellules souches, quels sont leurs pouvoirs et leurs limites.

Mais avant d’entrer dans le cœur du sujet, je vais faire un tour rapide autour de la biologie de la cellule. Je ne parlerai ici que des cellules des êtres pluricellulaires et plus particulièrement des animaux. Bien qu’ayant chacune un rôle bien défini, presque toutes les cellules d’un être vivant contiennent une copie intégrale du génome de cet individu dans leur noyau.

Quelques bases de biologie cellulaire

La division cellulaire

La division cellulaire se passe en deux grandes phases : l’interphase et la mitose. Durant l’interphase, la cellule croît et se prépare à la division qui a lieu durant la mitose. L’interphase est elle-même découpée en plusieurs périodes :

  • La première appelée G1 est le moment où la cellule croît et fonctionne selon sa « programmation » (synthèse de protéines, communication avec les cellules environnantes…)
  • La deuxième est la phase S; c’est au cours de celle-ci que l’ADN est dupliqué. C’est à ce moment-là que les chromosomes prennent la forme de X dans laquelle on les représente régulièrement. Ils sont en fait composés de 2 chromatides reliées entre elles par le centromère.
  • La troisième et dernière phase est la phase G2: la cellule se prépare à se diviser en finissant de croître.

Durant les phases G1 et G2, il existe des points de non-retour enclenchant le passage à la phase suivante. Il existe également une phase de repos G0.  C’est la seule phase durant laquelle la cellule remplit ses fonctions au sein de l’organisme. La plupart de nos cellules sont donc en phase G0.

La régulation du cycle cellulaire est fine et dépendante de nombreux facteurs dont la présence suffisante de nutriments, l’absence de poisons et la présence de facteurs de croissance. Les cellules ont également besoin d’un point d’ancrage. Cela empêche une croissance trop importante de leur nombre.

La mitose est plus courte mais également divisée en 4 phase (prophase, métaphase, anaphase, télophase) durant lesquelles les chromatides s’alignent, se séparent et intègrent un nouveau noyau. De cette façon, chaque cellule fille obtient une copie du génome de l’individu.

Durant la mitose, l’ADN est compacté au maximum, c’est d’ailleurs le seul moment où l’on peut observer les chromosomes. L’ADN est enroulé autour de protéines histones puis enroulé sur lui-même plusieurs fois. A ce niveau de  compression, aucun gène n’est exprimé.

Les différents types de cellules (formes, fonctions)

Il existe une grande variété de types de cellules qui diffèrent dans leurs formes et leurs fonctions. Ainsi les neurones présentent des ramifications (axones) qui peuvent être très longues (quasiment la taille de l’individu pour les cellules des nerfs des pieds), tandis que les cellules adipeuses sont rondes et composées en grande partie d’une gouttelette de graisse. La forme d’une cellule est dépendante de sa fonction.

Selon sa fonction, chaque cellule exprimera les gènes nécessaires à son fonctionnement et à sa fonction : protéines liées à la production d’énergie, protéines permettant la production d’hormones pour les cellules endocrines, production de neurotransmetteurs par les neurones…

Les différents types de cellules sont plus ou moins capables de se diviser. Ainsi les cellules épithéliales (de la peau, de la paroi intestinale) se divisent fréquemment.  Les cellules hépatiques sont capables de se diviser mais ne le font qu’en cas de nécessité, en particulier de lésion. Les cellules les plus spécialisées telles que les neurones, les fibres musculaires sont incapable de se diviser.

Au niveau du noyau, la différenciation implique une condensation des zones de l’ADN inutiles à la cellule et une décondensation des zones nécessaires à son bon fonctionnement. On observe également chez les vertébrés, une forte méthylation de zone de l’ADN (ajout d’un groupement CH3) pour inactiver les gènes.

La mort cellulaire et les télomères

Contrairement aux bactéries, les eucaryotes ont des chromosomes non-circulaires. À leurs extrémités, on trouve les télomères. Il s’agit de zones hautement répétitives dont l’un des brins est  plus long que l’autre et se replie sur lui-même. Cela indique la fin normale du chromosome et évite à la cellule de vouloir réparer l’ADN en le collant à un autre chromosome. Les télomères renforcent également l’extrémité de la molécule  d’ADN empêchant les deux brins de se détacher.

Mais, l’ADN polymérase (l’enzyme dupliquant l’ADN) est incapable de copier l’ADN jusqu’au bout. Ainsi à chaque mitose, les télomères se raccourcissent. Cependant, il existe une enzyme qui permet de synthétiser de l’ADN télomérique : la télomérase. Cette enzyme est présente et active dans les cellules germinales et les cellules cancéreuses. Sa faible activité dans les autres cellules les  limite à une quarantaine de divisions. Une cellule sans télomère n’est pas viable et se suicide.

En effet, les cellules peuvent se suicider. Cette capacité est importante chez un être multicellulaire car cela permet une régulation de la population de cellules et une destruction des cellules « défectueuses ». Cette mort programmée ou apoptose se met en place lors d’atteintes graves du génome ou lors de la réception d’un message externe à la cellule. Lors de l’apoptose, la cellule se désagrège après avoir coupé son ADN en morceaux. Elle attire à elle les phagocytes qui absorberont ses restes.

Les cellules cancéreuses

Les seules cellules qui ne peuvent pas entrer en apoptose sont les cellules cancéreuses. Lorsqu’on étudie leur génome, on observe de très fortes modifications génétiques (mutations, translocations – déplacement d’un fragment de chromosomes sur un autre) qui vont inactiver les systèmes de réparation de l’ADN et activer les systèmes de prolifération cellulaire. Les cellules cancéreuses vont alors se diviser rapidement et envahir le corps du malade, empêchant les organes vitaux de fonctionner. Cela entraîne la mort de la personne. Tant qu’elles ont des nutriments, les cellules cancéreuses sont immortelles: elles se divisent à l’infini. Caractéristique qu’elles ont en commun avec les cellules souches.

Les cellules souches

Les différentes cellules souches

Une cellule souche est une cellule capable de se diviser à l’identique et de se différencier en plusieurs types de cellules. Il existe plusieurs types de cellules souches qui ne peuvent pas (ou plus) se différencier en certains types cellulaires.

  • Les cellules souches totipotentes : de toti « tout » et poti « pouvoir ». Il s’agit des cellules permettant le développement d’un individu complet (embryon et annexes embryonnaires – placenta, cordon ombilical). Il s’agit chez l’homme de la cellule-œuf jusqu’au stade morula (2 à 8 cellules). C’est uniquement à ce stade que sont possibles le clonage reproductif  (cas des vrai jumeaux) ou l’absorption d’embryon (c’est ce qu’on a vu avec les singes chimères dans l’actualité scientifique de la semaine dernière).
  • Les cellules souches pluripotentes : ce sont toujours des cellules embryonnaires mais elles ne peuvent pas créer les annexes embryonnaires et donc un individu complet in-vivo. Elles proviennent de la masse cellulaire interne du blastocyste (40 cellules max.)
  • Les cellules souches multipotentes : on les trouve chez l’embryon et chez l’adulte. Ces cellules ont commencé à se différencier, elles ne peuvent donner que certains types de cellules. Ce sont des cellules déterminées. Par exemple, les cellules hématopoïétiques donnent les globules rouges, les plaquettes, les lymphocytes et les macrophages. On retrouve ces cellules dans la moelle [update]épinière osseuse[/update] et dans le sang de cordon.
  • Les cellules souches unipotentes : Elles ne donnent qu’un seul type de cellule mais elles s’auto-renouvellent. C’est le cas des cellules épithéliales (peau, intestins), du foie ou des testicules. Elles permettent en particulier une régénération lors d’une lésion. A l’opposé, le cœur ou le pancréas ne referment pas de cellules souches. Il leur est impossible de se régénérer.
  • Les cellules souches induites (iPES) : Ce sont des cellules souches pluripotentes obtenues à partir de cellules différenciées. Cette dédifférenciation se fait par l’injection de 4 gènes via un vecteur viral. La technique a été mise en place par le Pr Shinya Yamanaka en 2007. Avec 2 gènes de plus, Jean-Marc Lemaitre et son équipe ont réussi en novembre dernier à rajeunir une cellule sénescente de la peau à revenir des cellules souches pluripotentes. L’intérêt de cette technique est d’obtenir des cellules souches équivalentes à des cellules souches embryonnaires sans détruire un embryon et ayant le même génome que le patient.

Possibilité de recherche et thérapeutique et les problèmes

L’intérêt thérapeutique principal des cellules souches est de créer des organes ou des tissus à partir d’une cellule. Ces organes pourraient alors être transplantés chez un patient sans avoir recours à un donneur d’organes. Ce genre de régénération est déjà à la base de culture de peau dans le cas des grands brûlés ou la greffe de moelle osseuse dans des cas de maladie du sang.  Dans le premier cas, des cellules de la peau du patient sont mises en culture pour favoriser leurs divisions et ainsi créer plus rapidement des tissus pour aider la cicatrisation. Pour la greffe de moelle osseuse, l’idée est d’implanter des cellules hématopoïétiques saines qui permettraient la production de cellules sanguines saines par l’organisme du malade. De plus, dans le cas des cellules souches induites, les organes ainsi obtenus seraient totalement compatibles et cela éviterait le rejet de la greffe.

Il serait également possible de faire de la toxicologie prédictive. L’idée est de tester la toxicité des certaines molécules sur des lignées cellulaires in vitro mais également l’efficacité et l’innocuité des molécules thérapeutiques. L’idée est d’ainsi limiter les tests sur les animaux.

Les cellules souches embryonnaires permettent de mieux connaître le développement humain, en particulier le développement de certaines maladies génétiques, et de trouver des molécules capables de restaurer un développement normal. De plus en comprenant mieux les mécanismes liés au renouvellement des cellules souches, les chercheurs pourraient mieux comprendre les mécanismes moléculaires à l’origine des tumeurs.

Mais récemment les espoirs thérapeutiques des cellules souches ont été mis à mal. Tout d’abord par trois articles publiés en mars dernier dans Nature regroupés sous le titre de “Cellules souches : la face sombre”. Les cellules souches induites pourraient induire des cancers. En effet, la reprogrammation cellulaire induirait un risque plus élevé que la normale de créer des cellules cancéreuses. Cette technique entraineraît des anomalies génétiques multiples. L’intérêt thérapeutique de ces cellules se retrouve ainsi réduit.

Une mauvaise nouvelle n’arrivant jamais seule, le 14 novembre 2011, le laboratoire Geron annonçait l’arrêt de ses essais cliniques sur l’utilisation de cellules souches embryonnaires pour soigner des personnes ayant eu un traumatisme au niveau de la moelle épinière. Si les raisons évoquées sont de l’ordre financier, certains penchent pour un manque de résultats.

Cela démontre que la thérapie cellulaire n’est pas pour tout de suite et qu’on connaît encore mal tous les processus de régulation de la prolifération et de la différenciation cellulaire. Si théoriquement ces cellules peuvent guérir de nombreuses maladies et traumatismes, leur usage est encore réduit à quelques types de traitements.

Restent de nombreuses questions éthiques importantes liées à l’utilisation de cellules souches en particulier embryonnaires. C’est pour cela qu’il est important d’évaluer les potentiels et les risques de ces recherches et de ces thérapies. D’autant plus que les cadres de ces recherches ne sont pas uniquement fixés par les financements mais également par les lois telles que la loi bioéthique régulièrement révisée.  Il est important que ces questions soient débattues par la société pour éviter une impression de savants fous.

 

Sources :

Pour les bases :

Sur les cellules souches :

Et en anglais :


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Cellules souches - un pas vers l'immortalité?, 3.3 out of 5 based on 3 ratings
  • Jean Marie LLEDOS

    Je veux bien croire que vous savez de quoi vous parlez, mais vous ne savez pas parler et comme il est clair que vous ne savez pas non plus écrire, on ne peut donc ni vous lire ni vous écouter. Dommage.

  • http://bio-all.blogspot.com/ Franck P

    Bonjour,
    Vos remarques constructives vont énormément nous aider à nous améliorer, c’est évident. N’hésitez pas à revenir nous expliquer ce qui vous a déçu, posément, et avec un peu moins d’aigreur. Nous sommes ouverts à la critique, lorsqu’elle est constructive.
    Franck

  • http://alan.vonlanthen.org Alan

    @Jean-Marie Lledos:

    Je vous avoue que je suis perplexe quant aux motivations qui peuvent pousser un individu manifestement éduqué à prendre la peine de se fendre d’un commentaire d’insultes. Car sous ses airs dépités, votre intervention n’est clairement rien de plus que cela.

    Les biais cognitifs chez l’humain me fascinent et je serais très heureux de comprendre quelle histoire vous pouvez bien vous raconter pour légitimer un tel comportement. Tel l’automobiliste qui se sent invulnérable au volant de son bolide bien à l’abri sous sa carrosserie rutilante, et qui se met à aboyer sur tout ce qui l’énerve, l’internaute que vous êtes se permettrait-il des comportements en ligne qu’il s’interdirait dans la rue?

    Nous sommes ouverts à la critique bien sûr, mais pas aux insultes. L’internet est assez vaste pour que vous alliez vous défouler ailleurs si vraiment vous ne pouvez réprimer l’impulsion.

    Pourquoi n’ouvrez pas votre propre site aux commentaires d’ailleurs? Cela me permettrait par exemple de vous indiquer les erreurs de ponctuation qui sautent aux yeux dès la page de garde. Sans nécessairement vous insulter.

    Si vous pensez pouvoir faire mieux qu’Hélène pour expliquer les cellules souches, nous sommes bien sûr très très intéressés. Haha. Suis-je idiot…. Passer 3 jours à rédiger un dossier et une heure à le présenter avec pour seul salaire la satisfaction d’avoir partagé un peu de ses connaissances est un investissement certainement largement au-dessus de ce dont vous êtes capable. C’est tellement plus facile de balancer une vanne! Vous avez choisi le bon camp.

  • Jorj X. McKie

    Houla! Ce n’est plus des plus des arguments, mais des invectives.

    Si le post de JMLL est laconique, il a malheureusement un fond de vérité.
    L’émission était difficile à suivre.
    Trop scolaire ? Trop lu ? Un manque de répliques,? Dossier entre pointu et vulgarisation ?

    Bref c’est vrai que l’on ne retrouve pas le grand PodcastScience.

    OK, mais c’est quoi le “Grand Podcastscience” ?

    Ben c’est assez facile (en réalité un coup de génie) ;
    Comment après un pari stupide, je me fais fort d’expliquer à mon pote, ce que sont les neutrinos, l’eau bleue, fibonacci ou la matière noire…
    Au départ, je n’y connais pas plus que toi, mais je vais bosser le sujet, et comme je n’aime pas tes questions (im)pertinentes, je vais essayer de peaufiner le dossier le mieux possible et ne pas passer pour un neuneu.
    Et ton pote, c’est moi, (enfin moi, les auditeurs). Et si à la fin t’as compris, en gros, très gros, et surtout que tu commence à avoir des bases pour te poser de bonnes questions (disons des questions moins QQ), voila PodcastSciences.

    Les changements (et pas uniquement le départ de Mathieu), le direct, les intervenants, ont complexifié les choses.
    Si le côté Prof passe très bien avec Taupo (cf SSFT), il ne passe pas forcément avec d’autres (sans mises en cause de leurs qualités).
    Racontez-nous une histoire comme vous savez si bien le faire, pas un cours mal digéré (le temps de travail n’est malheureusement pas un bon argument).

    C’est bien beau de parler, mais des solutions je n’ai pas. Ha! si une peut-être qu’une biologiste parle d’astrophysique, qu’un chimiste parle de résistance des matériaux, qu’un physicien nous explique les OGM… Bref que des personnes avec une formation scientifique bossent sur un sujet qui n’est pas le leur. Qu’ils nous donnent “l’esprit de la science”.
    La curiosité.!
    Si c’est une bonne idée je n’en sais rien, mais au moins je suis sûr que quelques’ un aimeraient bien relever le défi.

    Bref, mon cher Alan, je t’admire de t’être lancé dans cette aventure, d’en devenir le rédacteur en chef, même si tu ne le veux pas, et d’en prendre plein la gueule pour pas un rond.
    Et surtout maintiens le cap, le fond est bon, quelques ajustements sur la forme…

    Longue vie à PodcastScience

    Amicalement.

    JxM

    P.S.
    Gardez un peu d’humour dans vos titres.
    J’en avait un super avant l’histoire des neutrinos:
    Hors du CERN, l’atome peut-il trouver sa voie dans les Alpes?
    Bon, vous voyez le niveau.

  • Marco

    Bonjour Jorj,

    Personnellement, je ne doute pas qu’il y ait un fond de vérité dans le post de JMLL, je pense que personne dans l’équipe ne prétend le contraire.(Pour faire une confidence sur mon cas personnel, j’ai beaucoup de mal à me réécouter, tellement j’ai le sentiment d’être en dessous de tout…) Mais ce qui dérange, et tu l’as bien compris, c’est que ça prend la forme d’une attaque gratuite, et non d’une critique constructive.

    C’est pour cela que ton message est très précieux, et je t’en remercie pour ça, depuis le temps que souhaitais avoir un ressenti vraiment critique (C’est vrai que c’est difficile pour des proches de dire autre chose que “Oui c’était très bien”, mais ce n’est pas avec cela qu’on se rend compte des erreurs et des choses à améliorer)
    C’est évident qu’avec tout ces changements, on ne peut pas trouver la formule idéale si rapidement, donc c’est vraiment important d’avoir des retours sur ce qui peut manquer aux habitués par rapport au temps où Mathieu enchantait le podcast.

    Bref, il est certain que nous allons discuter tous ensemble de tes remarques afin de trouver une direction qui soit la plus satisfaisante possible.

    Merci encore,
    A très bientôt
    Marc

  • http://alan.vonlanthen.org Alan

    Yep, pas grand chose à ajouter au point de vue de Marco en ce qui me concerne. Un immense merci à toi Jorj X McKie pour ce retour constructif et sincère: tu nous donnes les éléments pour corriger le tir.
    Et un immense merci aussi pour ton compliment formidable sur le “Grand Podcast Science”. On sent l’auditeur de la 1e heure, tu as parfaitement raison, c’est exactement l’esprit!
    Si les balbutiements de la nouvelle formule semblent occasionnellement s’en éloigner, eh bien, c’est un dérapage plus ou moins incontrôlé, pas du tout un changement de cap.
    Ça va débriefer ferme ;)
    Merci encore et à bientôt!
    ++
    Alan

  • http://alan.vonlanthen.org Alan

    PS: comme tu m’as l’air bien inspiré… Une idée de titre sympa pour un sujet sur le photovoltaïque? Je t’avoue que je sèche un peu…

  • http://www.sciencesaucinema.fr/ LnArnal

    Bonjour Jorj,

    Merci pour ton retour, j’en tiendrais compte pour mes prochains dossiers car l’aspect cours magistral n’était pas voulu. Comme Marco, je n’arrive pas à me réécouter et sans retours ni critiques, je ne peux pas modifier ce qui ne va pas.
    Pour le choix des sujets, me sentant petite nouvelle, je choisis pour l’instant des sujets où je me sens à l’aise sans pour autant prendre des sujets où je suis hyper-spécialiste (c’est pour ça que je laisse plus que volontiers les dossiers sur l’évolution à Marco).
    Pour le côté trop lu, je cherche encore comment faire entre la rédaction du dossier écrit et la présentation live. J’espère que ça ira mieux dès mon prochain dossier.
    En tout cas, encore merci pour tes remarques.
    Hélène
    P.S. Désolée pour ma réponse tardive mais j’étais quelques peu déconnectée d’internet ces derniers jours

  • Jorj X. McKie

    Salut à tous,
    Hèlene, il me semble que ce n’est pas le côté cours qui m’a gêné, plutôt le côté lut. Je n’ai pas le temps de réécouter l’émission, mais en relisant rapidement ton dossier, il me parait effectivement plus adapté à l’écrit qu’à l’oral.
    Mais comme je le disais, c’est un peu un tout. Rythme, interventions, ton…
    Peut-être, aussi, comme tu connais bien ton sujet, tu passes un peu vite sur des choses qui nous scotchent (ex la régulation fine du CC). Mais je comprends bien la difficulté des choix. C’est la beauté de l’exercice.
    Il faut dire aussi que le Pr.Von vous a bien mis la pression avec cette nouvelle formule. Et je ne doute pas que vous trouviez vos marques après quelques émissions.
    (Rappelez-vous la durée aléatoire des premiers épisodes; une époque où le temps n’existait pas encore.)

    Marco, pour te donner un élément de comparaison, il me semble que j’avais préféré le traitement de ton premier dossier, plus vivant (Ep, 56) à ton dernier qui n’en ait pas moins intéressant. Mais là aussi, c’est une impression, il faudrait que je prenne vraiment le temps de réécouter les 2.

    Allez, bon courage à tous et continuez à nous passionner. (Pour les critiques, ne vous en inquiétez pas trop, je vois ou j’entends des choses “professionnelles”, mille fois pires.)

    @Alan
    Soleil cherche futur.
    (http://www.youtube.com/watch?v=E4Ab3vMIidc)

  • Jorj X. McKie

    Erratum.
    Solaire cherche futur.
    (Désolé, a faire vite, je suis tombé dans le panneau.)

  • http://www.ssaft.com/Blog/dotclear/ Taupo

    Allez mon grain de sel dans l’affaire:
    1) l’affaire, Jean Marie LLEDOS : ce genre d’évènement doit être célébré amis de Podcast Science. Voir son site garni d’un troll en chair et en os, c’est un gage de qualité! C’est une manière de jauger l’âge des baleines au nombre de balanes (http://fr.wikipedia.org/wiki/Balanes ) qui les constellent, ou la valeur du guerrier aux vilaines balafres qu’il arbore…
    2) Le sujet d’LNArnal: je ne me lance pas dans une critique de la forme car, en tant que contributeur ponctuel à Podcast Science, il me semble que ces conversations nécessitent d’abord un retour sur sa propre production, et pour l’instant, je ne me suis pas assez donné à l’exercice pour véritablement pouvoir donner des commentaires qui me paraitraient véritablement constructifs. Cependant, j’ai noté quelques petites erreurs pendant mon écoute (c’est d’ailleurs super galère d’essayer de noter tout ça en écoutant son podcast dans le métro):
    - L’une des premières questions de Franck a porté sur le patrimoine génétique des cellules des organismes pluricellulaires. Franck a demandé si toutes nos cellules possédaient exactement le même génome et a parlé de différences qui existeraient dans les gamètes (les cellules sexuelles alias spermatozoïde et ovule). Pour être plus précise, LNArnal aurait du dire que toutes nos cellules somatiques sont censées avoir une génome identique alors que nos gamètes ont d’une part la moitié du matériel génétique des cellules somatiques et accumulent d’autre part des différences génétiques dûes au brassage génétique qui s’effectue lors de leur formation. Et c’est quoi donc les cellules somatiques? Et bien c’est simple: ce sont toutes les cellules de notre corps qui ne seront jamais à l’origine de gamètes… Mais encore, comme l’a fait remarqué LNArnal, certaines cellules somatiques de notre corps, comme nos globules rouges, subissent des modifications telles qu’elles perdent carrément l’intégralité de leur noyau et sont donc dépourvues de génome. On peut aussi citer le cas des remaniements génomiques programmés qui s’effectuent dans nos lymphocytes: chaque lymphocyte produit en effet des anticorps uniques et ça ne pourrait pas avoir lieu sans que de la variation programmée s’opère pour générer des protéines inédites, capables de procurer une défense contre des agents pathogènes inconnus. Cette variabilité, elle s’opère au niveau de l’adn par des cassures et réarrangements programmés qui vont, tel un jeu de carte, battre les différentes combinaisons de parties d’adn pour permettre la production d’anticorps frankenstein jamais exprimés auparavant.
    Pour les cellules cancérigènes humaines utilisées en laboratoire, la lignée la plus connue est en effet celle appelée HeLa, diminutif d’Henrietta Lacks, patiente atteinte d’un carcinome du col de l’utérus. L’histoire de l’isolation de cette lignée cellulaire est passionnante et je vous conseille de lire un livre sur le sujet: La Vie immortelle d’Henrietta Lacks de Rebecca Skloot (sur le sujet aussi : http://www.biopsci.com/2009/01/20/henrietta-lacks-du-cancer-a-limmortalite/ et un épisode de dingue sur radiolab : http://www.radiolab.org/2010/may/17/henriettas-tumor/ ).
    Enfin une petite erreur à la volée: les cellules hématopoïétiques sont formées dans la moelle osseuse et non la moelle épinière.
    Allez, vous découragez pas pour les trolls et même les critiques constructives de Jorj X. McKie (que je remercie au passage pour le gentil clin d’oeil sur mes compétences de prof!)
    Keep up the good work podcast science!

  • http://bio-all.blogspot.com/ Franck P

    Merci Taupo pour ces éclairages ! Ca me fait penser que je devrais toujours noter au cours des émissions les choses que je voudrais vérifier ensuite ^^

    Pour les cellules HeLa, dans l’émission j’ai évoqué des cellules HER, c’est donc une erreur de ma part ! On parle de cellules HER+ dans les cancers du sein. Ce n’est pas le nom d’une lignée mais simplement un caractère spécifiques de certaines cellules cancéreuses.

    Merci pour ces remarques, et pour ces encouragements!

    Franck.

  • http://www.sciencesaucinema.fr Ln

    Merci Taupo pour tes remarques.
    Pour l’erreur entre moëlle osseuse et épinière, je suis impardonnable.
    Pour la lignée HeLa, c’est bien à elle que je pensais mais je n’avais pas retrouvé le noms.
    Après ce n’était que mon deuxième dossier, que ce ne soit pas parfait est heureux. ça laisse la place à l’amélioration.

    Ln

  • draculito

    Salut
    J’avais lu les commentaires avant d’écouter le dossier, et après écoute, les critiques sur la forme me semblent tout de même très sévères. Contrairement à Jorj, je trouve que la lecture d’un dossier est un gros point positif de podcast science, c’est ce qui permet d’avoir des dossiers clairs, construits et progressifs depuis les 1ers épisodes.
    Reste ensuite à rendre vivant un texte lu : je pense qu’ici, la difficulté vient plus d’un problème de complexification des dossiers que d’un problème de forme. C’est un point que soulève aussi Jorj et je partage son avis.

    Cette tendance à la spécialisation se voit clairement quand Alan doit demander lui-même de rappeler la définition d’un eucaryote et d’un chromatide, ou dans le nombre de termes incompréhensibles pour un profane qui sont utilisés dans le dossier, qui rendent difficile de suivre la pensée du présentateur.
    Deux possibilités :
    - soit ces termes sont indispensables pour traiter le sujet, mais dans ce cas, il semble peut-être plus approprié de faire 2 dossiers, l’un pour rappeler les fondamentaux, l’autre pour approfondir le sujet (ou au moins faire 2 parties distinctes dans le dossier). NB : fondamentaux = des choses simples mais aussi des choses présentées simplement (je pense que le dossier répond au 1er point mais pas au 2nd)
    - soit on peut expliquer l’essentiel sans avoir recours à ces termes, et dans ce cas il ne faut pas se priver pour en éliminer une grosse partie ou les traduire (ex : blastocyte est cité 1 fois, épithéliale est cité 2 fois. Est-ce indispensable au dossier ?). Ou encore “embryon surnuméraire humain dans la 1ère minute : est-on certain que cette notion est claire pour tout le monde ? Autre exemple qui m’a fait tiqué à l’écoute : “les eucaryotes ont des chromosomes non-circulaires. À leurs extrémités, on trouve les télomères.” WTF ?? :)

    Le second point qui m’a gêné dans le dossier est l’absence de problématique. En gros, je ferais plus d’effort pour m’accrocher si il y a une question qui m’intéresse, si je sais ce que je vais trouver à la fin du dossier.
    Ici, “cellules souches”, je pense instantanément aux banques de cellules qui permettraient de cultiver de nouveaux organes pour se faire des “auto-greffes”, je pense aux lois sur l’éthique, je pense à l’évolution des pratiques expérimentales en médecines… Autant de thèmes passionnants, d’actualité, présentés dans l’intro du podcast, mais qui disparaissent du dossier (uniquement dans la dernière partie, que je n’ai pas encore écouté).

    Bref, c’est chouette d’avoir des spécialistes, mais simplifiez, simplifiez, simplifiez (en particulier les termes et les concepts superflus vis-à-vis du sujet), ce sera toujours assez complexe pour les profanes.
    D’ailleurs, je partage la proposition de Jorj de faire un dossier qui ne relève pas de sa spécialité. Ca devrait être un bizutage obligatoire pour tout nouveau présentateur ! :)

    A+

  • http://alan.vonlanthen.org Alan

    Salut Draculito! Merci d’avoir pris le temps de partager ton commentaire. D’accord avec toi sur toute la ligne ou presque. Tout l’intérêt du podcast est précisément de présenter une problématique scientifique à un public non-spécialisé et le vocabulaire choisi ici et que tu relèves indique bien l’erreur de jeunesse de ce dossier. Nous avons, depuis lors, mis en place un système de peer-reviewing précisément pour éviter ce genre de phénomènes. On n’arrive pas encore à tout rattraper, mais au moins on échappe à ces problèmes de choix de vocabulaire (même si la lutte n’est pas encore finie sur la partie “problématique”). N’hésite surtout pas à nous redonner du feedback. C’est comme ça qu’on progresse :)
    Là où je suis moins sûr par contre, c’est sur cette proposition de bizutage… Dans l’idée ça me plaît bien. D’ailleurs Mathieu et moi-même nous sommes joyeusement bizutés mutuellement pendant plus d’une année, n’étant spécialistes en rien, ni l’un ni l’autre. Nous avons dû sortir de notre zone de confort à chaque épisode et ça a plutôt bien fonctionné. Mais je ne suis pas sûr que ce soit une condition suffisante pour faire de bons dossiers. Il faut la passion aussi… Et un minimum d’affinités avec le sujet. Je n’ai jamais fait de sujet sur les mathématiques par exemple parce que je n’y comprends rien ou presque, ça ne me passionne pas, et je ne saurais pas du tout comment raconter une histoire. En revanche, quand c’est Nico qui en parle, j’ai l’impression qu’un univers s’ouvre à moi… Ce serait dommage de s’en priver, pas vrai?