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Le débat de la semaine

David tenait à organiser un petit débat sur le nucléaire, pour aller un peu plus loin que ce que nous avions fait dans l’épisode 99 avec Yves et en complément du dernier 12 Minutes De sur le nucléaire, avec Quentin. Du coup, il a tout préparé aux petits oignons: un pro, un anti, un expert, le débat s’annonçait de haute tenue. Et patatras, son pro le lâche à la dernière minute… La chatroom – en fusion (si j’ose) – s’est improvisée pro-nucléaire histoire que le dialogue ait lieu et la discussion s’est révélée très intéressante. Bonne écoute :)

Un tout grand merci à Quentin et à Yves qui ont fait le contenu de cette émission et à David qui a eu la joyeuse idée de les réunir.

L’illustration Nicotupienne de la soirée

On a connu notre Nicotupe plus inspiré ;)

La réponse au quizz du mois: intox!

L’eau chaude gèle bel et bien plus vite que l’eau froide (dans certaines conditions).

» L’histoire en détail de l’effet Mbemba

Le nouveau quizz

Contrairement aux femmes, les hommes pensent au sexe toutes les 7 secondes. Info ou intox?”

Réponse si tout va bien lors de notre event du 23 mars. Si vous souhaitez participer, faites vite, il vous suffit d’enregistrer votre réponse sous forme de commentaire écrit ou audio sur le site www.podcastscience.fm  

La quote de la semaine

Proposée par Alefto (de la Réunion): “If you don’t make mistakes, you’re not working on hard enough problems. And that’s a big mistake” – Frank Wilczek (physicien américain. Colauréat du prix Nobel de physique de 2004 pour ses travaux sur l’interaction forte)

Plugs et annonces

  • On va le dire et le répéter jusqu’au 23 mars: GRANDE SOIREE RADIO-DESSINEE le samedi 23 mars 18h à l’espace des sciences Pierre-Gilles-de-Gennes à Paris!
    Ce sera l’occasion de coller des visages sur nos voix. De découvrir le visage de Lucile (qui fait le déplacement de Gênes exprès!), de faire la connaissance de Jonathan, du podcast Voyagecast, poditeur de la 1e heure et qui lui va faire le déplacement de Berne exprès aussi.
    On y parlera d’amour pour inaugurer une expo qui parle de chimie. La soirée s’appellera L’Amour est dans la pipette. Nous parlerons neurosciences, phéromones et animaux lubriques avec Pierre Kerner, viagra féminin, philtres d’amour, mathématiques du mariage… Le tout illustré en direct et entrecoupé de mini-interviews des dessinateurs de strip-science, qui sont vraiment des gens épatants!
    Vous trouvez tous les détails sur le site (www.podcastscience.fm) et vous pouvez vous inscrire sur Facebook http://on.fb.me/YrUzFD et sur Google+: http://goo.gl/8Di3w
    Inscrivez-vous, inscrivez vos parents, enfants, vos amis et voisins, on veut vous voir nombreux!

Prochaine émission

14 mars 2013: David: les rêves lucides

 

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Podcast science 122 - Discussion sur le nucléaire, 2.8 out of 5 based on 4 ratings
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  • http://www.facebook.com/Fanfan92 Francois Versepuy

    Je suis très content que vous ayez fait ce dossier. Merci beaucoup! En effet, je suis un écologiste convaincu, et mon petit doigt me dit qu’il faut sortir du nucléaire au plus vite. Mais j’avoue que je manquais parfois un peu d’arguments et de chiffres pour étayer mes propos quand il m’arrivait d’avoir des discussions avec des pro-nucléaires, car je n’avais jamais pris le temps de me constituer un dossier sérieux sur le sujet. Me voilà mieux renseigné sur le sujet!

    Vous avez raison de rappeler plusieurs fois dans l’émission que les calculs d’énergie que nous avons à produire sont largement surévalués car basés justement sur une vision full nucléaire qui ne sait pas s’adapter et doit pouvoir encaisser des pics de consommation. Passer à des énergies propres peut-être largement facilité si notre (sur)-consommation est réduite. C’est très important de le dire car c’est un des principaux arguments des pro-nucléaires “oui, mais on y arrivera jamais, t’imagines le nombre d’éoliennes qu’il faudrait…”. Commençons par baser les calculs sur une consommation normale, réfléchie, adaptée et responsable et après on pourra discuter!

    Alors c’est sûr, sortir du nucléaire ne sera pas facile, la France s’est tellement engagée dedans… Mais il le faut! Donc allons-y!

    Super dessin de Nicotup, il m’a fallu 2 lectures pour voir le jeu de mots, mais j’ai bien ri :p

    Bon je file écouter l’épisode 99 sur l’histoire du nucléaire que je n’ai pas encore écouté.

  • Seb

    Bonjour,

    j ai enfin fini d ecouter ce debat, et je suis interloque par le “…les japonais sont tellement nationalistes … que par solidarite, ils consomment quand meme les produits, ils sont marques a l etalage”.
    J ai continue, tant bien que mal, pendant quelques minutes puis j ai zappe la fin de ce podcast. Cette reflexion, que je n arrive pas a qualifier, a jete le discredit sur ce que peut dire ou avoir dit le locuteur.
    Si vous avez des arguments ou quelque chose pour appuyer une telle affirmation, merci de les faire savoir, mais il faut que ce soit du lourd, car les info que j ai me font penser exactement le contraire : les japonais evitent la nourriture originaire de Fukushima.

    Sinon, merci pour toutes ces emissions, j adore les sciences “dures” et j ai donc pris beaucoup de plaisir avec les dossiers des matheux et de Mathieu (Ah, ah, ah !), et plein d autres aussi, mais j ai pas trouve de maniere rigolote pour le dire.

    Bonne continuation.
    Seb.

  • Yves Martin

    Bonjour Seb,

    Je suis désolé que cette petite phrase ait pu vous troubler au point d’interrompre votre écoute du débat. Le but de mon propos était de faire prendre conscience que 2 ans après Fukushima, la population a beaucoup de mal à reprendre un court de vie “normal”. Bien sûr que toute production agricole est interdite dans la région de Fukushima. D’ailleurs, pour faciliter le retour des propriétaires chez eux, les 5 premiers centimètres de sol sont retirés partout où les compteurs Geiger s’affolent au-delà de la zone d’exclusion…

    Mais malheureusement, il n’y a pas que la région de Fukushima touchée; en fonction des précipitations et du ruissellement, les radionucléides dispersés (surtout le césium) par les vents sont en train de se concentrer dans les forêts ou en fond de vallées souvent cultivées. De nombreuses régions productrices sont obligées de vendre leurs produits pour survivre même si la radioactivité mesurée est loin d’être rassurante.

    Mon énoncé n’est pas une réflexion et n’a par conséquent besoin d’aucun argument. Bien que je regrette le terme “nationaliste” que j’ai employé (j’ai hésité il me semble mais je n’ai pas trouvé mieux sur le vif), je maintiens mon propos – il m’arrive d’inventer des choses farfelues mais pas sur un sujet aussi sensible.

    En effet, il s’agit bien d’un fait et je cite ma source: “dans la plupart des grandes villes, les rayons de supermarchés sont chargés de légumes dont les étiquettes indiquent qu’ils proviennent des zones contaminées. Et il est de bon ton, par solidarité nationale, de ne pas les écarter puisqu’ils ne dépassent pas, selon les autorités, les seuils de radioactivité fixés par le gouvernement”, Science & Vie 1146, mars 2013, article “Fukushima La catastrophe à tous les niveaux” dont je recommande la lecture même si ça donne froid dans le dos tellement les multiples faits et anecdotes sont terribles.

    Et me direz-vous, quelle valeur accordée à une source unique… Certes. Voici les premiers résultats de Google avec la recherche “japon vente de produits agricoles radioactifs”:

    - étiquetage des produits: http://www.actu-environnement.com/ae/news/mesure-contamination-nourriture-japon-fukushima-radioactivite-15630.php4
    - un article optimiste titrant “retour à la normal”: http://www.acro.eu.org/Fukushima_2ans.html
    - témoignage individuel: http://www.pauljorion.com/blog/?p=49521

    Merci d’avoir fait part de votre doute, vous n’êtes probablement pas le seul, j’invite tous les poditeurs à en faire autant, ne serait-ce que pour nous donner l’occasion de préciser et de pointer nos sources.

    Cordialement,
    Yves Martin

  • Seb

    Bonjour, et merci de votre reponse,

    j ai compris pourquoi qu on s est pas compris : avant de debattre, il faut definir les termes. Or, dans notre cas, nous n avons pas defini ce que nous appelons “les japonais”, et c est de la que part mon incomprehension.

    Pour vous : “les japonais” = les elus jp et leur position officielle, et la, je vous rejoins pour dire qu elle est nationaliste (pour des raisons qui n ont rien a voir avec Fukushima ou le nucleaire), je rajouterais aussi que ces memes elus ont releve les taux de radioactivite acceptable apres la catastrophe parmi les nombreuses bonnes idees qu ils ont eues…

    Pour moi : “les japonais” = le peuple jp, et donc des personnes qui ont accepte de travailler le weekend et/ou la nuit pour repartir la consommation electrique, des dizaines de milliers de volontaires qui sont alles sur le lieu du desastre pour aider les victimes, etc… et je vois la de la solidarite et non du nationalisme.

    Vous etes aussi desservi par le format du podcast, car vous etes en live, et depuis plus d 1h00 a l antenne au moment ou vous prononcez ces mots, alors que j ecoute tranquillement et en plusieurs fois l emission et peut decortiquer la moindre de vos phrases.

    Il me semble donc que ma reaction est exageree et je vous presente mes excuses. Je m en vais donc ecouter tranquillement la fin du podcast !

    Bonne journee.
    Seb.

  • Nodus

    Tout d’abord un grand bravo pour l’ensemble de vos émissions.

    Je vous écoute en différé sur mon iPhone depuis longtemps
    avec toujours autant d’intérêt.

    Surtout n’arrêtez pas !!!

    Toutefois, j’ai été plutôt déçu par cet épisode qui selon
    moi est trop “anti”. L’analyse de tous les points de vus et une prise
    en compte global sont nécessaire.

    Les remarques sur l’inutilité de consommer plus d’énergie
    pour faire aller les trains plus vite par exemple ne prend pas en compte le
    point de vue économique et de croissance.

    L’activité économique lié à la mise en place des TGV en France
    ne peut être remise en question.

    On peut certes réduire notre consommation par rapport à un
    périmètre constant (environ 35% en isolant, en remplaçant les équipements
    électriques trop anciens, en déployant des ampoules basses consommation…)
    mais penser que le périmètre n’évoluera pas est une erreur.

    Pour y arriver il faudra remettre en cause l’ensemble de
    notre civilisation basée sur la consommation perpétuelle et donc la croissance éternelle.

    Le périmètre constant ne peut tenir, nous créerons des
    entreprises, la population augmentera… La croissance a besoin d’énergie. Un
    retour arrière signifie la décroissance : les peuples n’en voudont pas.

    Je trouve que plein de choses ont été dites mais que très
    peu de référence à des sources solides ont été proposée. Cela nuit au débat et
    le rend moins crédible.

    Proposer un remplacement du nucléaire est une bonne chose,
    mais personne ne nous fournit d’information sur la faisabilité. Une tentative a
    été faite mais pas approfondie.

    Pour le cas de la France, a périmètre constant, on pourrait
    économiser 35% de la production nucléaire. Les 65% restant peuvent-il être
    couvert par les énergies renouvelables ?

    Question qui se pose en quantité d’énergie produite et en
    capacité à déployer les panneaux solaires et les éoliennes dans un temps donné.

    Le sujet du stockage de ces énergies renouvelables na pas
    non plus été évoqué. C’est pourtant une des faiblesses de ces nouvelles sources
    d’énergie.

    Si pas de vent pas de courant. Si pas de soleil pas de
    courant.

    Il faut donc stocker. Le CEA cherche des solutions mais rien
    n’est encore disponible. Alors on pourrait commencer quand ?

    Les réponses à ces questions ne sont pas évidentes.

    La question de la fusion, même à un horizon encore lointain
    est intéressant et mériterait un épisode à elle seule.

    Une question toutefois, cet épisode parle d’un manque de
    ressource en hélium. Je n’avais jamais entendu cet argument (là encore pas de
    référence précise) ; Il me semblait que les ressources serait du Deutérium
    et du Tritium. Qu’en est-il ?

    Malgré ces quelques critiques que je veux constructive,
    merci encore pour l’ensemble de votre œuvre.

  • Yves Martin

    Merci pour votre commentaire.

    Certes le TGV est bien “pratique” mais le prix du billet est largement “subventionné” par une alimentation électrique en nucléaire. Sincèrement, seuls la France et le Japon (maintenant la Chine) exploitent des trains à grande vitesse… et le nucléaire y est bien pour quelque chose.

    Sortir du nucléaire a probablement pour conséquence la fin des trains à 300 km/h, on se contentera de 200 km/h pour maintenir un prix du billet raisonnable. Personnellement, j’appelle ces 100 km/h gagnés du “confort”. Sans… et bien on ne verrait pas s’installer des pendulaires à Lille pour aller travailler tous les jours sur Paris. Les entreprises envisageraient sérieusement à ouvrir des succursales en “province” pour les professions qui le peuvent, quite à utiliser de la vidéoconférence, plutôt que de concentrer l’essentiel de l’activité économique dans la seule métropole parisienne.

    Dans un réseau ferroviaire soumis à la concurrence, un tel subventionnement de la grande vitesse – qui se cache derrière un prix du kilowatt/heure bien trop faible – je doute que les retombées économiques et touristiques justifient tant que cela le maintien de la filière du nucléaire. L’avenir nous le dira.

    Concernant la consommation, l’isolation et le remplacement du chauffage électrique auront bien plus d’impact que l’éclaire particulier. Par contre, l’éclairage publique mériterait à mon sens un sérieux investissement dans ce sens, notamment en déployant des LEDs.

  • Yves Martin

    Merci. Je vous rejoins effectivement sur ces réflexions. De loin, il me semble que le gouvernement japonais a quand même réussi à insuffler un élan de solidarité en direction de la population touchée – par fibre “patriotique” si vous préférez, en préférant la production agricole locale, même contaminée, aux importations.
    Mais il faut aussi reconnaître qu’une grande part de la population est très inquiète pour leur santé et l’avenir de leurs enfants, malgré le discours “rassurant” de leur gouvernement.

    Cordialement,
    Yves

  • Yves Martin

    Finalement le débat sur le nucléaire est un “faux problème” – le défi à relever est bien plus conséquent que la petite fraction du nucléaire. La réduction des émissions de gaz à effets de serre est le “vrai problème” et cela passe par la limitation des usages du pétrole et du charbon – que ni le nucléaire ni le renouvelable ne sont prêts à combler en volume.

    Voir mon billet et la référence à Jean-Marc Jancovi:
    http://ymartin59.free.fr/wordpress/index.php/2013/04/03/energie-mise-au-regime/

  • S. C.

    Tout d’abord félicitations pour ce débat sur ce sujet passionnant qu’est le nucléaire et la transition énergétique.
    Néanmoins j’ai quelques objections concernant certains des propos tenus lors de l’émission. Voici 3 points (parmi beaucoup d’autres) qui me semble nécessaire d’être corrigé :

    - Concernant le “formatage nucléaire de la France” qui soit disant engendre soit disant une surconsommation d’énergie, je vous renvoie vers le site de l’Agence Internationale de l’Énergie :
    http://www.iea.org/stats/prodresult.asp?PRODUCT=Electricity/Heat
    En additionnant la consommation d’énergie finale électricité + chaleur on obtient les données suivantes :
    France : 7,2 MWh / an / habitant
    Allemagne : 7,5 MWh / an / habitant
    Danemark : 11 MWh / an / habitant
    J’ai pris volontairement l’exemple du Danemark, un des pays ayant la plus forte part de nouveaux renouvelables dans sa production d’électricité (29% en 2009 et 19% pour l’éolien seul). Allemagne avait en 2009 environ 30% de nucléaire et la France 80%. Vous remarquerez qu’ils n’y pas de corrélation entre consommation et sources d’électricité. Si la France surconsomme, alors les pays aux mixes énergétiques différents le font tout aussi.

    - Concernant le coût négatif du courant en période de grand vents en Europe :
    C’est vrai, dans le nord de l’Allemagne, le coût du MWh a atteint -200 € lors de pics l’hiver dernier. Par contre j’attends toujours qu’on m’explique en quoi ce fait est une bonne nouvelle et prouve la viabilité économique de l’éolien à grande échelle. Du propre aveux du Ministère de l’environnement allemand, un des challenges à venir sera de trouver un moyen de dissiper les surplus de courant en période de vents, puisque l’export leur coûte de l’argent.

    - Une allégation m’a particulièrement choqué. En fin de débat, un des intervenant affirme qu’il n’y pas eu à ce jour d’études épidémiologiques sur les effets des radiations chez l’homme (!). Pour information, c’est un des sujets les plus documentés en médecine, qui a fait l’objet de milliers d’articles dans la presse spécialisée. En fait, il existe même une commission spéciale des Nations Unies sur le sujet regroupant les plus grands experts du domaine, l’UNSCEAR (http://www.unscear.org/). Si le sujet vous intéresse réellement, je vous invite à en lire les rapport (ou au moins les conclusions, ça éviterait les affirmations complètement erronées).

    Bref, quand bien même j’ai apprécié le débat, j’ai trouvé le niveau de connaissance des intervenants très superficiels sur certains sujets. Et surtout dans le contenu, je n’ai rien trouvé de bien nouveau par rapport aux arguments habituels des anti-nucléaires. Et ça, c’est assez décevant.

    J’ai vu un billet sur JM JANCOVICI dans un commentaire. Je me permet de vous renvoyer vers cette audition au sénat datant de l’an dernier. Une présentation des plus instructives :
    http://www.youtube.com/watch?v=P7DY6wqRNfk

  • Yves Martin

    Bonjour et merci pour vos remarques.

    - Il me semble difficile de comparer des pays à des latitudes différentes – le climat impacte la production de chaleur et l’ensoleillement la production de lumière artificielle, qui en dehors des industries (la palme pour la fonderie d’aluminium en chauffage micro-ondes !) sont les postes électriques les plus importants par habitant. Ce serait intéressant de faire le calcul pour l’Espagne et l’Italie pour comparer.

    - Concernant l’éolien, c’est effectivement un casse-tête pour les ingénieurs électriciens. Pour justement assurer le stockage de cette électricité bon marché, on peut citer l’exemple de la Suisse qui a investi considérablement dans le pompage-turbinage sur ses barrages. Mais le contraire est aussi problématique, en absence de vent, il faut pouvoir compenser rapidement avec… des centrales à gaz, en général. Au niveau d’une maison individuelle, on peut envisager de comprimer de l’air dans une cuve comme moyen de stockage pour le surplus de photovoltaïque… Bref, le stockage de l’électricité en minimisant la perte est encore un problème ouvert. (Et ne me parler pas de tonnes de batterie lithium-ion !)

    - Concernant les études sur les effets de radiations, il me semble que cette affirmation concernait en particulier Fukushima et le Japon… car l’événement est encore trop récent. À confirmer par une nouvelle écoute.

    Personnellement, je ne suis pas anti-nucléaire mais très critique sur la technologie utilisée actuellement. Il est dommage que notre pro-nucléaire nous ait fait faux bon.

    Enfin merci pour cette vidéo récente de Jancovici qui présente des chiffres mis à jour. Mais le bilan reste le même: avec ou sans nucléaire, on est mal.

  • FLaurent

    Désolé, j’ai écouté cet excellent podcast sur le tard, et je ne prend pars aux commentaires que maintenant !

    Qu’on le veuille ou non, le TGV à 300 km/h, c’est ce qui fait sa “plus-value” par rapport à la voiture ! Etant donné les prix déjà pratiqués, les différents inconvénients (heures fixe, point de transition avec d’autre mode de transport, prix) font que la voiture, voir même l’avion, sont souvent qualitativement “mieux” et moins cher.

    Prôner un train à 200 km/H, c’est encourager tout le monde à prendre sa voiture, et c’est aussi une hérésie écologique ! Il faut bien comprendre que le seul argument “écologique” ne fait pas mouche pour l’utilisation d’une technologie : les gens sont prêt à faire des concession de confort si le surcoût n’est pas trop élevé…

    Je crois qu’on est tous d’accord sur le besoin de faire des économies d’énergie, qu’on soit “pour” ou “contre” le nucléaire, mais comme vous le dite, ce sujet ne fera économiser qu’une seule partie de notre consommation, ça n’empêchera pas une croissance énergétique, ou tout du moins, ça maintiendra la consommation dans un certain périmètre pendant un certain temps (il faut bien comprendre que la croissance énergétique est directement lié à la démographie humaine galopante…laquelle n’est pas prête de s’arrêter ! …mais c’est une autre histoire). Il reste alors à décider comment produire ce “reste” (hors réduction et économie). Et là, vous ne répondez pas à ses question :

    -Quid du stockage de l’électricité? Tant qu’on a pas de solution claire, les énergies renouvelable, et le modèle qu’elle suppose, ne sont pas une solution : non, un “smartgrid” n’est pas une solution à tout ! Sauf à supposer qu’il y aura toujours une énergie quelque part, ce qui serait quand même utopique (une nuit sans vent dans un pays, ça existe !)

    -Quid de la surface nécessaire? C’est un point non abordé, mais je tiens à rappeler que certaines estimations sont faites , chaque années, sur la “surface utile” de notre planète, en lien avec notre consommation ! Ces calculs peuvent toujours être revue, mais la base est là : on ne peut utiliser une surface au sol qu’un seule fois, que ça soit pour faire de la culture, pour loger un homme ou pour…produire de l’électricité ! Les parcs nécessaires pour produire l’équivalent d’une centrale nucléaire (selon certain calculs de “pro”, il faudrait 800 km d’éolienne aligné pour avoir une puissance moyenne équivalente). Je vous laisse imaginer :

    -ce qui ne sera pas fait sur cette surface (culture, foret, logement…Car même si les éoliennes en soit sont compatible avec certaine chose, dont un logement en dessous, leur nuisance sonore les en empèche…)

    -Ce que ça implique écologiquement (car les éolienne ne sont pas tout à fait neutre pour les populations d’oiseaux environnent)

    -Ce que ça implique en changement macroscopique sur les courant locaux…(voir à ce sujet l’article http://www.earth-syst-dynam.net/2/1/2011/esd-2-1-2011.pdf)

    L’énergie solaire pose déjà moins de problème sur les changement macroscopique, mais pose tout de même les problème de surface au sol totale (au vue des mauvais rendement des capteur photovoltaïque ou thermique) et toujours ce fameux problème de stockage (ce qui prendrait, finalement, le plus de place !). Mais là encore, la tendance est mauvaise…

    Attention, je ne suis pas un “pro-nucléaire” convaincu, je rapelle juste que le remplacement du “nucléaire” par du “renouvelable” pose autant de problème qu’il n’en résout, écologiquement parlant ! Et que les défis technologiques à passer sont de taille (presqu’autant que le nucléaire !) : on peut difficilement dire aujourd’hui qu’on a la technologie nécessaire pour ne faire que du renouvelable.

    Du coup, si je suis d’accord sur le fait qu’il FAUT faire un mix énergétique plus équitable, et arrêter le “tout nucléaire” propre à la France pour débloquer des fonds pour la recherche “économie d’énergie”/”renouvelable”, je pense par contre qu’il est largement prématuré de ne pas continuer de faire des recherches sur le nucléaire.

    Le problème de cette énergie, c’est qu’elle a été utilisé trop vite, sans en mesurer les conséquences, et sans que son utilisation soit bien réfléchit pour le civile ! De là à l’enterrer, c’est un pas que je ne franchirais pas : je reste optimiste sur les avancé possible dans cette filière !

  • FLaurent

    Dernière chose, je ne sais pas qui a lacher que les “rendement des chauffages electriques étaient désastreux par rapport à ceux de granulé”, mais il faudrait déjà arrêter de mélanger les chose :

    -Le rendement qualifiant puissance fournit/puissance retransmis, celui ci est “de facto” de 100% dans le cadre d’un chauffage electrique, et “de facto” < 100 % dans le cadre des chauffage de type "combustion" , la combustion n'étant jamais totale !

    -Le chauffage d'une pièce faisant intervenir beaucoup de facteur, donc la convection de l'air et la radiation, le chauffage electrique de type "convecteur" classique, est une hérésie : il chauffe mal et demande beaucoup d'énergie pour faire chauffer uniformément la pièce d'un degré

    -Mais les chauffages électriques ne se limitent pas à ça : il y a notamment les pompes à chaleur, beaucoup plus écologique qu'un poêle à bois, et les chauffage radiant, qui produise aussi beaucoup plus de radiation, les rapprochant en ce sens d'un poêle !

    -Pour finir, l’électricité ayant tendance à se transformer en effet joule lors de toutes ses utilisation, il y a beaucoup de société qui propose de "cogénerer" de l’énergie de chauffage avec des appareils chauffant naturellement beaucoup (exemple de ferme de serveur/chauffant).

    Le convecteur électrique est une horreur, c'est sur, mais si on prend en compte le fait que le rendement du poêle n'est jamais de 100% , difficile de dire que cette technologie est meilleure que les chauffages électriques nouvelle génération (sauf à considérer que le bois, matériaux renouvelable, c'est vrais, mais demandant beaucoup de surface terrestre pour exploitation, est un matériel plus écologique que l’énergie Electrique potentiellement renouvelable)

  • Yves

    Dans ce genre de cas, il faut s’intéresser au rendement global de l’ensemble de la chaîne, depuis la source primaire, en prenant en compte les pertes à chaque étape. Cela change nettement le point de vue, tel que présenté par Jean-Marc Jancovici: http://video.spie.com/presentation/conference-jean-marc-jancovici-20080327-fr.htm

  • Yves

    Être optimiste, pourquoi pas… mais la “vraie” recherche sur le nucléaire n’est plus financée depuis les années 70 et le déploiement massif de la technologie uranium/eau pressurisée.
    La Chine est en train de relancer la filière Thorium mais ce n’est pas pour demain.

  • Vincent

    Je viens d’écouter le podcast. Pas inintéressant mais ça sonnait un peu comme une discussion de café du commerce (désolé).
    Il manquait un spécialiste du sujet, et encore mieux, un spécialiste des questions énergétiques de manière plus générale, puisqu’on ne peut pas critiquer le nucléaire sans mettre en parallèle 1) les autres formes de production d’électricité (en incluant l’intermitence des éoliennes/PV et l’obligation d’installer des centrales à gaz/charbon), 2) les très grandes difficultés à se passer de pétrole (98% du transport) abondant et bon marché dans les quelques décennies qui viennent et 3) cesser ASAP d’utiliser les énergies fossiles à cause de leurs gaz à effet de serre (et le fait que l’Europe de toute façon n’en a quasiment plus; cf. situation en Ukraine).

    Perso, je serais pour supprimer les subventions démentielles accordées aux éoliennes et PVs et consacrer cet argent à développer notamment le réseau de LGV (lignes à grande vitesse) à travers l’Europe afin d’anticiper l’augmentation du coût du kérosène et transférer vers le train le maximum de déplacements aériens.

    Par curiosité, quelques distances:
    https://mapsengine.google.com/map/viewer?mid=zuZqQFHw15KY.kKPgTe7Ji5Xo

    Madrid – Stockholm, c’est 3’000 km. À 300km/h, ça se fait en une nuit de train.

    Un site et une vidéo intéressante:

    David MacKay, Sustainable Energy – without the hot air
    http://www.withouthotair.com

    “Notre quotidien sans pétrole? Un monde à réinventer !”, Michel Wautelet, Université de Mons
    http://www.youtube.com/watch?v=o_m8AVABhcM