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La nature n’en finira jamais de me fasciner…

On sait tous que les fourmis communiquent, ce n’est pas nouveau. Si vous avez bien écouté votre épisode 86, vous savez comme moi qu’elles communiquent entre autres via des messagers chimiques: les phéromones. Du coup, vous imaginiez peut-être, comme moi, le petit monde des fourmis tout à fait silencieux… Détrompez-vous! Nos amies les fourmis font un raffut de tous les diables dans leurs palais aux mille couloirs… Et les jeunes aussi…

Le premier son que vous avez entendu est produit par des nymphes (des sortes de fourmis ado… C’est à dire à mi-chemin entre la larve et l’adulte).

Illustrations de Nico pendant le live: la fourmi paysanneHé oui, les ados des fourmis sont aussi bruyants! Moins Rock&Roll que les ados humains, mais bruyants quand même. Seuls les moyens changent quelque peu. Là où votre ado scabreux se sera servi du dernier Itruc acquis à la sueur de votre front pour vous réveiller à 4 heures du mat’ prétextant que le dernier train est parti qu’il fait froid dehors, qu’allez, j’te promets de ranger ma chambre si tu viens m’chercher, steple, je suis pété et il fait froid; les jeunes myrmica scabrinodis que nous venons d’entendre se contentent de faire leur vacarme en frottant une de leurs pattes de derrière contre une pointe spécialisée sur leur abdomen. Les nymphes communiquent, et c’est essentiel à leur survie!

Les adultes (ou imago, en insecte) de la même espèce produisent un son beaucoup plus complexe. C’est le second son que vous avez entendu.

C’est peut-être une surprise pour vous comme ça l’est pour moi, mais ce n’est pas du tout nouveau pour les myrmécologues (c’est à dire les fourmicologues). Les fourmis du genre myrmica, justement, sont réputées depuis longtemps faire du bruit avec leur abdomen.

Après analyse, il s’avère que les nymphes et les imagos (les adultes donc) disent la même chose, mais pas de la même manière. En gros, c’est comme si les jeunes disaient “à l’aide”, tandis que les adultes disent “Hé! Je suis là! J’ai besoin de ton aide! Pas de danger pour toi, je suis ton ami(e)!”

C’est plus ou moins ce que révèle (en termes un peu plus sérieux bien sûr) une étude italo-britannique publiée le 7 février dernier dans la revue “Current Biology” relayée dans le Huffington Post. Un tout grand merci à Lucile qui me l’a signalé :)

Alan

 

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