Dossier de la semaine
Par notre nouvelle recrue, Hélène Arnal (l’auteure du blog Sciences au Cinéma) : les maladies pouvant expliquer le mythe des vampire
L’illustration de la semaine
Yep, petits veinards que nous sommes, Lucile est passée par là pour compléter le dossier d’Hélène de sa touche créative
Retour sur les émissions précédentes
SIDA
Message de Xilrian
hello, j’ai peut être une sorte de réponse à la question “pourquoi est-ce que le virus est apparu à ce moment et pas à un autre?”
Mais ça rejoint en grande partie ce qui a déjà été dit dans le podcast
En fait j’ai aussi eu un cours d’histoire des science sur le sujet…
Et la thèse de mon prof (appuyé aussi sur le fait qu’on sait qu’il y a eu plusieurs contaminations du singe vers l’homme durant cette courte période) est tout simplement que vraisemblablement, il y a eu une multitude de contaminations au cours de l’histoire humaine. Mais la relative faible efficacité de la transmission sexuelle (on est significativement en-dessous d’un pourcent pour une relation hétérosexuelle classique et à quelques pourcents pour un rapport anal) cumulée à l’organisation en sédentaire et en villages de la société africaine à l’époque n’a jamais permi l’apparition d’une pandémie (au pire à la disparition d’un village).Pour lui c’est le cumul “transition démographique” + “mouvement important de populations” + “campagnes de vaccination effectuées souvent sans stérilisation” + “transmissions sanguines” qui ont permis l’épidémie. Exactement les même facteurs qu’indique Franck en fait, sauf que mon prof insiste beaucoup moins sur les facteurs sexuels qui sont pour lui surestimés comme moteur du démarrage de l’épidémie (mais lui ne s’intéresse qu’à l’Afrique)
Réponse de Franck
Oui Xilrian, la probabilité de contamination sur un rapport est très faible, cette info est volontairement très “cachée” dans la communication moderne sur le sujet car elle n’encourage clairement pas à la précaution, et c’est d’ailleurs pour ça que je n’en ai pas parlé non plus. Quand on va que les couples hétéros sérodiscordants qui ne se protègent pas on un taux de contamination d’environ 20% à l’année, on se dit que la voie sexuelle est effectivement à minorer.
Pourtant quand on regarde l’Amérique, il n’y a pas ces mouvements importants de population et ces campagnes de vaccination. Et pourtant l’épidémie y éclate aussi fort qu’en Afrique. Enfin, c’est à discuter mais, c’est une question assez passionnante je trouve.
Il y a aussi les thèses un peu surprenantes actuelles du professeur Montagnier, qui parle beaucoup de la nutrition et de l’état général du système immunitaire, qui expliquent selon lui au niveau d’une population, la propagation de l’épidémie. C’est peut être pas n’importe quoi ?
Merci en tout cas pour le retour!
Retour sur les planètes habitables (Mathieu):
http://fr.wikipedia.org/wiki/Kepler-22b
Cette semaine la NASA a confirmé la découverte d’une nouvelle planète habitable située hors de notre système solaire mais ressemblant à la Terre. Baptisée Kepler-22b, la planète a un rayon 2,4 fois supérieur à celui de la terre, une sorte de super-terre. On ne connaît pas sa composition (roche, liquide, gazeuse) et il semble probable qu’elle ait une atmosphère (pas encore confirmé). La température à sa surface (environ 22°C) pourrait être propice à une éventuelle apparition de la vie.
Mais encore…
Jonkalak: Rumeurs d’observations du boson de Higgs au LHC
Des rumeurs circulant aujourd’hui dans la blogosphère des physiciens font état de signaux que l’on peut interpréter comme les produits de désintégration du fameux boson de Higgs. La « signifiance » de ces observations est de 3,5 sigma et 2,5 sigma, respectivement dans Atlas et CMS, les deux détecteurs géants du LHC.
Il semblerait que ce boson de Higgs ait pointé le bout de son nez dans deux détecteurs différents (Atlas et CMS) du LHC et que les mesures conduisent dans les 2 cas à des masses similaires, à savoir environ 125 GeV. Une masse de 125 GeV pourrait impliquer que la nature emploie effectivement la supersymétrie pour unifier les particules de matière et d’interactions. Il semblerait aussi qu’une telle valeur est celle que l’on doit attendre dans le cadre de certaines formulations de la théorie des supercordes, plus précisément la théorie M.
Le 13 décembre 2011 se tiendra au Cern un séminaire où seront présentés les derniers résultats de la chasse au boson de Higgs activement menée au LHC.
Annonces
Le concours de la 500ème dose de SSAFT
(Piqué/collé tel quel depuis http://ssaft.com/Blog/dotclear/index.php?post/2011/12/05/Le-concours-de-la-500eme-dose-de-SSAFT)
Incroyable! 500 articles sur SSAFT, ça se fête!
Pour l’occasion, j’ai même voulu marquer le coup avec un évènement un peu classieux. Alors au début, mon idée de proposer ma candidature aux présidentielles avec le parti Strange et Funky semblait la meilleure (c’est dire à quel point j’avais réfléchi à la question)… mais après mûres et sobres réflexions j’ai décidé d’organiser un…GRAND CONCOURS STRANGE AND FUNKY
Vous avez toujours rêvé de jouer au vulgarisateur scientifique, vous aimez écrire, dessiner, faire des animations ou jouer au reporter? Ce concours est fait pour vous!
Tâchons d’être simple et concis pour vous expliquer le quoi du qu’est-ce:
Le But:
Réaliser une œuvre de vulgarisation scientifique, à la manière de SSAFT: des sujets étonnants, de l’humour, de l’imagination et beaucoup de Funk!
4 Thèmes:
La vulgarisation scientifique Strange et Funky, ça peut se faire de plein de manières différentes. Pour varier les plaisirs vous devrez choisir de produire soit:
- Un article de blog de 1000 mots (et maximum 10 images ou vidéos).
- Une planche de BD d’1 page au format A4.
- Un enregistrement audio d’1 minute.
- Une vidéo d’1 minute.Vous avez le droit de participer à chacun des thèmes, mais une seule production par thème par contre.
Les Moyens:
Tout le monde ne peut pas se payer une licence Photoshop ou des mixeurs de malade pour le travail d’édition nécessaire à vos productions. Heureusement,ArtScienceFactory propose, en bas de sa page de présentation, plusieurs weboutils gratuits à l’utilisation et qui pourront vous aider!Une Deadline:
Le 20 Janvier soit dans 1 mois et 15 jours (et pour la Saint Sébastien… spéciale cacedédi à élise). Y’a même un évènement Facebook pour vous rappeler la Deadline!Une adresse:
Et oui, il faut bien envoyer vos belles productions quelque part! Toutes doivent être au format électronique et envoyées à mon adresse: pierrekerner (at) yahoo (point) fr
Si vous avez un souci pour des fichiers trop volumineux, contactez moi quand même et on s’arrangera entre nous.Pleins de cadeaux:
Pour tous les gagnants du concours, la gloire est au Rendez-Vous. Une fois que la meilleure production de chaque thème sera déterminée, non seulement elle sera publiée sur SSAFT, mais en plus j’enverrai au gagnant des ptits cadeaux SSAFTeux surprise.
Le plug culturel de la semaine
3 RENDEZ-VOUS UNIQUES POUR EN SAVOIR PLUS SUR les MÉTÉORITES, les ÉTOILES et la COSMOCHIMIE
Dans le cadre des Rendez-Vous du Muséum, le public (à partir de 14 ans) est invité par 3 fois à partir à la découverte du Cosmos avec Matthieu Gounelle, professeur et spécialiste des météorites au Muséum national d’Histoire naturelle !
Qu’est-ce qu’une météorite ?
Comment se forment les étoiles ?
Comment naît une planète ?
Autant de questions qui trouveront réponses les jeudis 1er, 8 et 15 décembre prochains.PROGRAMME
- Jeudi 1er décembre 2011 > Histoires de chutes / La Cosmochimie
Qu’est-ce qu’une météorite ? Comment explique-t-on leur chute ? Comment se constitue une collection de météorites ? Des questions auxquelles répondra avec passion Matthieu Gounelle.- Jeudi 8 décembre 2011 > Physico-chimie du milieu interstellaire et des disques protoplanétaires / La Cosmochimie
Comment les propriétés de certaines météorites, appelées les chondrites, nous permettent d’élucider les processus physico-chimiques dans les nuages moléculaires (là où se forment les étoiles) et dans les disques protoplanétaires (là où se forment les planètes).- Jeudi 15 décembre 2011 > Des météorites aux planètes / La Cosmochimie
Quels sont les mécanismes qui conduisent à la fabrication des planètes ? Lien avec les planètes extrasolaires.Lieu et horaires :
Le jeudi à 18 h (ouverture des portes dès 17 h 30)
Grand Amphithéâtre du Muséum
57 rue Cuvier 75005 Paris
Entrée gratuite et libre
dans la limite des places disponibles (300 places)
http://www.jardindesplantes.net/histoires-de-chutes
Enfin, la quote de Mathieu
Le propre de l’erreur, c’est de se prendre pour la vérité – René Descartes
Prochain enregistrement le mercredi 14 décembre, avec Lia si tout va bien. D’ici là, une excellente semaine!
Le mythe du vampire se retrouve dans le monde entier. Le vampire est un mort qui se nourrit de sang. Dans notre conception occidentale, il est donc pâle et possède des canines plus pointues que la normale. Il se protège du soleil en retournant dormir dans son cercueil. Il serait repoussé par l’ail, les crucifix et on le tuerait d’un pieu dans le corps.
Le mythe arrive des Balkans en Europe occidentale au XVIIIe siècle. A cette époque, des accusations de vampirisme furent étudiées par les autorités autrichiennes dans les Balkans récemment reconquis au Turcs. Cela enthousiasma les intellectuels européens d’étudier un mythe à l’époque des Lumières.
Les mythes étant un récit cherchant à expliquer des phénomènes naturels ou des coutumes, on a eu de cesse de chercher des explications aux vampires. Il est fort probable qu’il s’agisse de plusieurs phénomènes mal compris.
Parmi ceux-ci, il y a la mauvaise décomposition des corps. En temps d’épidémie, il n’était pas rare de rouvrir des fosses communes ou, en temps normal, de rouvrir des tombes quand on soupçonnait quelqu’un d’être un vampire. Il était alors donné à voir des corps en décomposition et dans certains cas des corps non-décomposé. Les cadavres peu décomposés ont un tient rosé, sont gonflé par les gaz dû à la décomposition interne (par les bactéries de notre estomac) ce qui donne une impression de vie. La peau se contracte ce qui donne alors l’impression que les ongles et les cheveux continuent de pousser et que les dents sont plus proéminentes. Quand on perce le corps avec un pieu, le gaz s’échappe donnant l’impression d’un râle et d’un affaissement du corps. On retrouve ce genre de décomposition très lente dans des terres avec de fortes teneurs en arsenic où les décompositeurs ne peuvent pas vivre ou dans les terres très froides.
Des meurtriers particulièrement sadiques ont également alimenté le mythe. Deux de ces tueurs sont particulièrement lié au mythe du vampire.
Vald Tepes (ou l’Empaleur) le véritable Dracula était un prince roumain qui vécut au XIVe siècle. Après avoir été emprisonné par les turc durant son enfance, il se battit contre ces derniers et ne se gênait pas pour empaler ces ennemis défaits qu’ils soient militaires ou civils. Sa légende, surement amplifiée à des fins politiques, est celle d’un vampire et a servi de base à Bram Stoker pour écrire son Dracula.
Le deuxième cas est l’aristocrate hongroise Elisabeth Bathory dont la légende populaire dit qu’elle se baignait dans le sang de vierges pour rester éternellement jeune. Elle a réellement torturée et tuée entre 35 et 650 jeunes filles et fut emmurée vivante. Sa fascination pour le sang est avérée et elle était probablement mentalement instable dû à la consanguinité de ses parents.
Si aujourd’hui on les désignerait sous le terme tueur en série, à l’époque on “expliquait” ces agissements par le surnaturel et si les crimes étaient particulièrement sanglants, on utilisait le terme de vampire. D’ailleurs des tueurs en série plus récent ont été surnommé vampire par les médias.
Certains médecins ont fait le parallèle entre les signes caractéristiques des vampires et des symptômes de certaines maladies.
Les porphyries
En 1985, le biochimiste David Dolphin a émis l’hypothèse d’un lien les porphyries entre et les mythes des vampires et des loup-garous. Il s’agit de maladies génétiques rares ou dues à une intoxication aux métaux lourds. Dans ce dernier cas, elle est réversible si l’intoxication n’a pas eu lieu au stade fœtal ou dans les premières années de vie. Elles entrainent une accumulation de molécules précurseurs de l’hème (porphyrines). L’hème est la partie non-protéique de l’hémoglobine. Cette partie est celle qui s’attache au fer qui transporte l’oxygène en s’oxydant. 4 molécules d’hèmes se combinent avec 4 protéines dites globules pour former l’hémoglobine constituant des globules rouges.
L’hème est fabriqué par l’organisme à partir de deux molécules. L’une venant du cycle de Krebs qui transforme le sucre en énergie (succinyl-CoA) et l’autre est un acide aminé (glycine). Ces deux molécules sont transformées par une série de protéines en hèmes. Toutes les protéines sont codées par des gènes et une mutation peut rendre l’une d’elles inefficace et donc empêcher la formation d’hème. Selon la protéine touchée, on précisera le type de porphyries. Les molécules précurseur de l’hème s’accumulent alors dans l’organisme entrainant divers symptômes. Parmi eux, il y a des cas de destruction de la peau lors d’exposition au soleil obligeant les malades à éviter la lumière du jour, une coloration rougeâtre des dents et des ongles (les molécules sont des pigments violet-rouge), une nécrose de la gencive faisant anormalement ressortir les dents, une croissance rapide des cheveux. Certains malades sont allergiques à l’allicine qui se trouve principalement dans l’ail. Bref de quoi rappeler les descriptions légendaires des vampires.
Il est possible de soulager les malades avec des transfusions sanguines. Certains pensent qu’avant la mise en place de cette pratique, les malades auraient pu boire du sang mais cette idée semble peu probable car l’hémoglobine est dégradée lors de la digestion.
Pour certains spécialistes, il est plus probable que les auteurs de la fin du XVIIIe et du XIXe eu connaissance de cette maladie et s’en soit inspiré pour créer leurs vampires. En effet, cette maladie devait être assez répandue dans l’aristocratie. On pense ainsi que Mary, reine d’Ecosse, son descendant George III d’Angleterre, ainsi que d’autres membres de cette famille furent atteint par cette maladie. Cette hypothèse se base sur les rapports médicaux et des tests sur des descendantes de cette famille.
Cette maladie reste trop rare pour être à elle seule pour expliquer le mythe des vampires mais certains malades ont dû être exclus de leur communauté et probablement suspecté de vampirisme.
La tuberculose pulmonaire
La tuberculose pulmonaire est une des maladies souvent proposée pour expliquer les vampires. La tuberculose est due à une mycobactérie appelée couramment bacille de Koch ou de son nom savant Mycobacterium tuberculosis. La forme la plus connue et la plus répandue est la forme pulmonaire mais il existe également des formes osseuses, ganglionnaires, rénales, cutanés… C’est une maladie fortement contagieuse car les bactéries sont transmises par l’air (comme le rhume) et qu’elles sont très résistantes dans l’air. Elle est soignée à partir du XIXe siècle dans les sanatoriums puis à partir des années 1950 par les antibiotiques. Il faut noter qu’une primo-infection est le plus souvent latente quand le “malade” est en bonne santé et vie dans de bonne condition (80 à 95 % des personnes). Même si elle est devenue rare dans nos pays, elle reste importante dans les pays du tiers monde où elle fait des ravages chez les malades du SIDA. Elle tue tous les ans 2 millions de personnes.
Les symptômes de la forme pulmonaire sont d’abord un amaigrissement et une perte d’appétit, une langueur, une faible fièvre durant plusieurs mois et surtout une toux accompagnée parfois de crachat de sang. Du coup, certains malades compensaient la perte de sang en en consommant. Les tuberculeux ont également les yeux rouges ou jaunes ce qui créaient une sensibilité à la lumière. On retrouve bien les symptômes d’un vampire : la pâleur, du sang à la bouche (voir de la consommation de sang), la fatigue et l’évitement de la lumière du soleil.
De plus, du fait de la grande contagion de cette maladie, il n’était pas rare qu’une famille entière en meure. La croyance était alors que le premier mort était un vampire qui revenait chercher les autres membres de sa famille. Ce fut le cas Mercy Brown au XIXe siècle en Nouvelle-Angleterre. Elle a 19 ans quand elle meure de la tuberculose comme sa mère et sa sœur aînée peu de temps avant elle. Deux mois après sa mort, son frère tombe malade. Le père, se demandant si ce n’était pas dû à un vampire, fait exhumer les corps. Le corps de la mère et de la sœur aînée s’était normalement décomposé mais le corps de Mercy a été bien conservé par le sol presque gelé. Du coup Mercy fut accusé d’être le vampire. Son cœur fut arraché, son corps brûlé et on donna à boire à son frère une mixture préparer à partir de ses cendres et de son cœur pour le protéger. Bien sûr ça ne servit à rien et il mourût quelques semaines plus tard.
La rage
La dernière maladie proposée pour expliquer le mythe est la rage. Cette théorie repose sur les anciennes légendes européennes qui font – au moyen-âge – pas ou peu la différence entre loup-garou et vampire. Cette ressemblance viendrait des symptômes de la rage. La rage se transmet par morsure ou léchage ce qui correspond au mode de transformation tant chez les vampires que chez les loups-garous. A noter que le loup et la chauve-souris, les deux animaux liés à ces êtres surnaturels, peuvent être vecteurs de cette maladie. En effet contrairement à la bactérie de la tuberculose, le virus de la rage ne survie pas à l’air libre.
La maladie est due à un virus à ARN du type Lyssavirus qui se propage dans le système nerveux et gagne le cerveau via les nerfs. C’en suit une période d’incubation qui dure entre quelques jours et quelques mois. Ensuite, les malades développent les symptômes qui aboutissent toujours au décès entre 2 à 10 jours. Les premiers symptômes sont une fièvre et la blessure qui reste douloureuse. Il existe alors deux formes, la plus célèbre est la forme furieuse et représente environ 70% des cas, les malades deviennent alors anxieux, confus, agités voir agressifs. Des hallucinations apparaissent ainsi qu’une hydrophobie (peur de l’eau). La deuxième forme est “paralytique” où le patient est progressivement paralysé à partir de la blessure. Cette forme a une progression plus lente.
Il est néanmoins possible de soigner la maladie en la traitant avant l’apparition des symptômes. Il suffit de bien nettoyer la plaie au savon puis il est recommandé de suivre un traitement à base d’antibiotique et de se faire vacciner. Le traitement est complété avec des injections de sérum, c’est-à-dire d’anticorps contre la rage. L’effet curatif du vaccin en a fait son succès dès sa découverte par Louis Pasteur.
Par la vaccination des humains puis des animaux vecteurs, il a été possible d’éradiquer la rage en France métropolitaine et en Suisse (et dans la plupart des pays l’Europe de l’ouest en général). La maladie reste présente dans de nombreux pays et fait plus de 55 000 morts chaque année. La plupart des cas ont été transmis par les chiens (99%) et 15 millions de personne reçoivent les traitements en prévention.
Le lien entre le mythe du vampire a été proposé par le neurologiste espagnol Juan Gómez-Alonso. Il a découvert que 25% des hommes infectés avait tendance à mordre les autres. Il décrit également la peur des vampires pour l’ail et la lumière pouvait être expliquée par une hypersensibilité. La vie nocturne et l’appétit sexuel proviendrait des trouble du sommeil induit par la maladie. Enfin il explique qu’une des façons traditionnelles de savoir si une personne est porteuse de la rage est qu’elle ne puisse pas se regarder dans un miroir. De là à ne pas avoir de reflet, il n’y a qu’un pas.
Conclusion
D’autres maladies sont parfois citées pour expliquer le mythe du vampire comme les épidémies de peste bubonique dans sa forme pneumonique, le lupus erythematosus, la catalepsie ou le xeroderma pigmentosum…
Si aucune de ces maladies ne fait l’unanimité pour expliquer le mythe du vampire, c’est qu’il est construit sur des croyances et des récits divers. Psychologues et sociologues se sont également emparé du mythe pour y trouver une raison : peur de la mort, opposition du bien et du mal, le désir sexuel…
Le vrai pouvoir surnaturel du vampire est sa capacité d’adapter son mythe au monde qui l’entour. Si le mythe pouvait être explicatif devant certains phénomènes et maladies depuis la nuit des temps, il a réussi à survivre aux explications rationnelles en entrant dans le domaine de la littérature.
Bonjour les poditeurs et poditrices!
Hasard ou pas? L’épisode de cette semaine, hors générique, fait pile 42 minutes !
Cette semaine, nous décidons de reporter d’une semaine ou deux la clotûre de notre petit sondage, un petit peu pour qu’on ait le temps de préparer quelque chose (ce sont évidemment les constantes de l’univers qui se dégagent en tête, sujet pas facile…) mais surtout bien sûr pour vous donner le temps de voter si vous ne l’avez pas encore fait.
Idem pour le concours, le dernier Cyrulnik est toujours à gagner, il vous suffit de lâcher un commentaire, un retweet, un mot calin ou un paquet de chocolat et vous participez au tirage au sort qui aura lieu en même temps que la fin du sondage.
En attendant, cette semaine, Mathieu nous parle de la sonde Hayabusa (merci à Xavier Agnès qui nous a suggéré le sujet). La vidéo amateur de son arrivée dans l’atmosphère terrestre:
Quelques petits articles sur Hayabusa (sorry, en espagnol…)
http://www.microsiervos.com/archivo/ciencia/recueperada-capsula-muestras-sonda-hayabusa.html
http://www.microsiervos.com/archivo/ciencia/tres-estudiantes-instituto-grabaron-reentrada-hayabusa.html
http://www.microsiervos.com/archivo/ciencia/confirma-sonda-hayabusa-trajo-muestras-itokawa.html
Pour notre 13e épisode, Alan nous parle des superstitions qui portent malheur
et Anh Tuan nous présente son dossier sur le vieillissement
Et finalement, Mathieu nous fait cette semaine une quote bien geek, les initiés comprendront:
Il existe 10 types de personnes, celles qui connaissent le ternaire, celles qui ne le connaissent pas et celles qui le confondent avec le binaire. (Auteur Anonyme. Paternité de la citation attribuée par défaut à Mathieu par le reste de l’équipe)
Prochain enregistrement le jeudi 2 décembre 2010 avec, si tout va bien et pour la première fois, un invité qui nous parlera du sujet étonnant des Plasmas
Bonne semaine, à bientôt!
Podcast Science 13 - Le vieillissement porte malheur! [ 42:43 | 39.13 MB ] Play Now | Play in Popup | Download (3080)Après un petit point sur la sonde Hayabusa par Mathieu, pour notre 13e épisode, Alan nous parle des superstitions qui portent malheur
et Anh Tuan nous présente son dossier sur le vieillissement
Pour ce 13e numéro de Podcast Science, un petit clin d’oeil triskaidékaphobique s’impose… Triskai-quoi? Héhé, ça doit compter au moins quadruple au Scrabble un mot pareil. Je ne pensais pas que j’arriverais à le placer un jour
La triskaidékaphobie, c’est la peur phobique du chiffre 13.
Ça peut faire sourire, mais en fait c’est une peur assez répandue :
- En effet, la plupart des bâtiments nord-américains n’ont pas de treizième étage, passant du douzième au quatorzième ou utilisant 12 a ou 12 b à la place de 13.
- La plupart des services hospitaliers ne possèdent pas de lit n°13, en réaction aux protestations de certains patients à ne pas vouloir être mis dans ces lits, les numéros passent de 12 à 14 ou possèdent un 12a et 12b.
- Certains grands hôtels passent directement de la chambre numéro 12 à la chambre numéro 14 (ou numérotent la chambre 12bis) pour ne pas avoir l’indélicatesse d’y mettre un client qui pourrait être superstitieux.
- Au niveau de certaines compagnies aériennes (dont Air France paraît-il, selon Wikipedia), le chiffre 13 n’est pas utilisé pour la numérotation des sièges en cabine.
- De nombreuses compétitions (par exemple la Formule 1) n’attribuent le numéro 13 à aucun concurrent.
D’où cela vient-il?
Difficile à dire car les superstitions sont essentiellement véhiculées par la tradition orale, du coup, leurs origine n’ont pas laissé de trace. Mais dans le cas du 13, plusieurs hypothèses:
- Dans la tradition judéo-chrétienne, bien sûr, cette peur est associé au “Dernier Repas”, durant lequel disciple Judas, le 13e à table, a trahi son ami Jésus;
- Chez les Vikings, le dieu Loki, qui était un misérable assassin, se trouvait aussi être le 13e dieu du panthéon;
- Chez les Perses antiques, on croyait que le 12 constellations du Zodiac contrôlaient les mois de l’année. Et chaque constellation régissait la Terre pendant 1’000 ans. Au 13e millénaire, évidemment, la Terre s’enfoncerait dans le chaos. D’où l’association “13=chaos” et la raison pour laquelle les Perses quittaient- paraît-il, si notre ami Wiki dit vrai – leur maison le 13e jour du calendrier Perse pour éviter les malheurs;
- Plus globalement, de nombreuses cultures considèrent le 12 comme un nombre complet et plein de choses viennent en 12-packs: les 12 dieux de l’Olympe, les 12 signes du zodiac, les 12 heures du cadran, les 12 apôtres, les 12 tribus d’Israël… Le 13 sonne un peu comme une transgression, un truc en trop… Accessoirement, le 12 est super pratique: on peut le diviser par 2, 3, 4, 6. Essayez-voir d’acheter une demi-treizaine d’oeufs, vous verrez que ça ne porte pas chance
Voilà pour la perspective historique, c’est plutôt marrant même si pas très bien documenté. Mais nous sommes un podcast scientifique, pas vrai? Alors je me suis posé la question des perspectives scientifiques sur la question et je vois deux angles intéressants. Pas sur le chiffre 13 en particulier mais sur les superstitions en général. La perspective évolutive d’abord qui tente d’expliquer quels sont les avantages pour l’espèce de ces croyances bizarres. Et la perspective psycho-cognitive qui tente d’expliquer les mécanismes du développement de ces croyances dans le développement de la pensée chez le jeune humain.
Le rôle des superstitions dans l’évolution
Mon hypothèse était la suivante quand j’ai commencé à creuser: le cerveau humain est un outil formidable qui permet entre autre de se projeter dans l’avenir. D’imaginer des lendemains meilleurs, mais aussi des lendemains moins bons. Surtout pendant les périodes de famine qu’on a connu pendant la majeure partie de notre histoire. Nous aurions donc besoin d’être rassurés et de s’accrocher à des explications certes simplistes mais rassurantes, qui permettent d’expliquer le monde de manière compréhensible… Mais je n’ai pas trouvé d’étude qui valide cette hypothèse… Bon, je n’ai pas cherché des heures non plus. Mais ce que j’ai trouvé, c’est un papier de 2008 du New Scientist qui indique que les superstitions, soit la tendance qui consiste à lier arbitrairement une cause à un effet, seraient occasionnellement bénéfiques, selon le biologiste évolutionnaire Kevin Foster de l’Université Harvard.
“Par exemple, indique Kevin Foster, lorsqu’un homme préhistorique associait le bruissement de l’herbe avec l’arrivée d’un prédateur, il se cachait. La plupart du temps, c’est simplement le vent qui était à l’origine du mouvement. Mais dans les rares cas où c’était un groupe de lions qui en étaient la cause, il y a avait un avantage clair à ne pas se trouver dans les parages.”
Avec sa collègue Hanna Kokko, de l’Unversité d’Helsinki, Foster a cherché à déterminer dans quelles circonstances exactement ces connexions erronées entre les causes et les effet peuvent constituer un avantage.
Les chercheurs n’ont pas cherché à expliquer toutes les superstitions, des pattes de lapin porte-bonheur à la numérologie Maya, mais ont travaillé avec un langage mathématique et des superstitions simples impliquant des animaux et des bactéries et ont modélisé les situations dans lesquelles la superstition est adaptative. Verdict: tant qu’il est plus avantageux de croire en la superstition que de passer à côté d’un véritable lien de causalité, alors on privilégiera quasi toujours les croyances superstiteuses.
L’article donne également, entre autres la parole à Michael Shermer, éditeur du Skeptic magazine. Il propose une explication similaire pour de telles croyances, même si elles sont formulées dans un langage moins mathématique:
“Nos cerveaux, dit-il, sont des machines à identifier les pattern et les modèles. Nous connectons les choses les unes avec les autres et créons du sens à partir des schémas que nous croyons observer dans la nature. Parfois, A est vraiment connecté à B. Parfois pas. Et quand A et B ne sont pas connectés, nous vivons avec notre erreur, tout simplement, sans pour autant se retrouver rayé de la surface de la Terre… Ainsi, la pensée magique fera toujours partie de la condition humaine”.
Voilà pour l’explication sur le plan de l’évolution. Je ne vous cache pas que je suis un peu déçu… Quid alors de l’explication psycho-cognitive? Eh bien réjouissez-vous, c’est drôlement plus intéressant!
J’ai eu la chance de trouver un super article de deux chercheuses de l’Université d’Helsinki également (à croire que les Finlandais ou plutôt Finlandaises ont un truc avec les superstitions… Comme si le père-noël y habitait
, bref, ces deux chercheuses ont initialement publié leur article dans la revue Skpeptic en 2008 et pour celles et ceux que cela intéresse l’article a été traduit et rediffusé sur http://www.pseudo-sciences.org/, le site de l’AFIS, l’Association Française pour l’Information Scientifique.
L’article commence par citer une étude de 2003 qui nous rappelle que les superstitions ne sont pas du tout marginales: Près de 40% des habitants des États-Unis, par exemple, croient au diable, aux fantômes ou aux guérisons miraculeuses. Et le problème pour comprendre le phénomène c’est que la plupart des auteurs rapprochent le paranormal de quelques lois de la magie, ou tentent d’expliquer les croyances en termes d’erreurs, de ratés de la pensée analytique. L’approche des auteures de cet article ont choisi un angle complètement différent, car elles avaient besoin d’un modèle conceptuel et elles se sont basées sur des études récentes de psychologie du développement. Plus particulièrement, sur la notion de savoirs fondamentaux.
Une petite définition s’impose: cette notion de savoirs fondamentaux (“Core Knowledge” en anglais) est drôlement intéressante: en gros, selon les psychologues, trois types de savoirs structurent la compréhension du monde chez les enfants : la physique intuitive, la psychologie intuitive, et – avec quelques réserves – la biologie intuitive. Une partie de ces connaissances est regroupée sous le nom de savoirs fondamentaux. Il s’agit de cette partie des savoirs que l’enfant apprend sans interaction particulière avec les adultes. Formés avant 3 ans, ils fondent le développement futur des mécanismes d’apprentissage scolaire.
- Les savoirs fondamentaux de la physique incluent l’idée que le monde est composé d’objets matériels, ayant un volume et une existence indépendante dans l’espace. Jusque là, ça va.
- Les connaissances fondamentales de biologie, c’est en gros, une espèce de mécanisme de survie de l’espèce qui va nous permet d’éviter une partie des risques de santé liés aux infections ou aux aliments. Des enfants de 4 ans savent distinguer certaines substances saines d’autres contaminées, sans qu’il y ait de traces visuelles de la contamination (bon sur ce point, je demande à voir, quand je repense à mes propres enfants en bas âge, je me rappelle qu’ils mettaient absolument n’importe quoi dans la bouche… Mais bon, c’est pas le sujet ici).
- Les connaissances fondamentales en psychologie enfin portent sur l’idée que les objets animés ont une volonté, un « esprit ». Vers 18 mois, les enfants comprennent que les animaux peuvent avoir une action sur les objets, et se déplacer sans influence extérieure. De plus, ils comprennent que les éléments de l’esprit – pensées, idées, croyances – sont immatériels, et qu’ils ne jouissent pas des propriétés de ce à quoi ils font référence : l’idée de chien ne mord pas.
L’hypothèse des chercheuses est que les superstitions naissent d’erreurs de classification de l’information dans ces 3 savoirs. En d’autres termes, les connaissances fondamentales des trois types s’interpénètrent, et sont irrationnellement appliquées en dehors de leur catégorie. Ainsi, des processus naturels dans une catégorie donnent naissance à des croyances surnaturelles dans une autre catégorie.
La confusion des types amène à attribuer aux pensées des propriétés physiques, poussant à croire qu’elles peuvent toucher d’autres objets (psychokinèse) ou se déplacer (télépathie). Si un phénomène biologique comme la contagion est appliqué en psychologie, on en déduit que le pull d’Hitler contient de la méchanceté. Dans cet univers magique, on trouve aussi l’idée que la volonté est physiquement localisée. Les événements et entités physiques et biologiques ne sont plus inanimés, et jouissent alors d’une volonté propre, ont des intentions.
Pour valider leur hypothèse, les chercheuses ont travaillé avec 239 sujets qu’elles ont réparti en 2 groupes, les sceptiques (le groupe de contrôle) et les croyants (le groupe testé) (pour la séparation des groupes, elles se sont basées sur une étude dont les références sont indiquées dans l’article) et leur ont soumis des métaphores en leur demandant de les classer sur une échelle allant de “c’est tout à fait vrai” à “c’est juste une image”. Dans la moitié des phrases, des entités matérielles étaient liées à des attributs psychologiques, comme dans les phrases « les vieux meubles connaissent le passé » ou « en été, les plantes veulent fleurir ». Ces phrases permettaient de mesurer la mentalisation de la matière. D’autres phrases servaient à mesurer exactement le contraire soit la réification du mental (sa “chosification” si jose dire), comme par exemple « la pensée d’un homme instable se désagrège ». Enfin, la biologisation du mental était mesurée via des phrases comme « la méchanceté est contagieuse ». Finalement, quelques phrases servaient justent de contrôle : les unes totalement métaphoriques (« le vent joue de la flûte dans les arbres ») ou parfaitement littérales (« l’eau qui coule est liquide »). Enfin, lorsque les sujets prenaient les choses littéralement, ils devaient indiquer s’ils y voyaient un sens, une explication qui leur semblait rationnelle.
La conclusion de l’étude est sans appel et semble valider l’hypothèse de départ. Il s’agirait bien d’une confusion des genres entre ces 3 savoirs fondamentaux: par rapport aux sceptiques, les croyants attribuent plus facilement des traits physiques ou biologiques à des phénomènes mentaux. Ils attribuent à l’inverse plus de caractéristiques mentales aux objets… de manière littérale, et non métaphorique. Plus que les sceptiques, ils fabriquent du sens où d’autres n’en voient pas et affirment que des événements aléatoires ou climatiques ont une raison de se produire.
L’article fait encore le lien avec des recherches en anthropologie en évoquant notamment les croyances magiques nombreuses du peuple Hua de Nouvelle Guinée, mais je crois qu’on va en rester là pour ce dossier. J’ai déjà largement dépassé 13 minutes, je commence à trembler… D’ailleurs un chat noir passe sous une échelle. C’est mauvais signe
En conclusion, je me rallie à l’opinion de la regrettée Madame Pahud: “Mais ça va le chalet? Je ne suis pas superstitieuse! Ça porte malheur!”
Petit récap’ des liens qui ont permis de construire cet dossier :
http://www.abc.net.au/science/articles/2010/10/19/3042608.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Triskaid%C3%A9kaphobie
http://en.wikipedia.org/wiki/Triskaidekaphobia
http://www.newscientist.com/article/dn14694-superstitions-evolved-to-help-us-survive.html
http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article1080 (origine psycho-cog des superstitions)
(l’article original sur skeptic.com: http://www.skeptic.com/eskeptic/10-09-08/#feature)
[UPDATE SUITE À L'EMISSION DU 9 DECEMBRE 2010]
Rapide retour sur les superstitions: exemples de superstitions modernes
- Au supermarché, prier pour que la carte passe, prier pour qu’il y ait une place de parc (=>matérialisation de la volonté)
- Regarder un match de foot en direct plutôt qu’en vidéo… On doit pouvoir influencer le résultat (=>matérialisation de la volonté)
- Appeler sa voiture chérie (=> personnification de l’objet)
- L’e-mail de ne veut pas partir, l’ordinateur ne veut pas démarrer (=> psychologisation de l’objet, lui prêter une intention)
- Culture bio dynamique (=> influence de la physique sur le biologique)
- Homéopathie, alicaments, probiotiques (=> influence des propriétés physiques sur le biologique)
- Autres superstitions plus ou moins modernes (en tout cas que n’a pas dû connaître Cro-Magnon)
- la peur des ondes wi-fi
- la peur du micro-ondes
- les biberons obligatoirement stérilisés des bébés, préparés à l’eau préalablement bouillie
- Contribution de notre ami Bastrach (comm sur le site le 30.11): Au sujet de la superstition, ce qui me viens à l’esprit c’est tout ce qui se réfère aux objets “porte bonheur”. Le sportif qui porte tjs le même maillot, le “gri gri” que l’on a dans la poche pour un rdv ou un exam important. Bref la superstition change en meme temps que change les objets de notre quotidien.
- Contribution de notre ami Thomas Fouchard sur notre page Facebook suggère les légendes urbaines comme superstition moderne: http://urbanlegendsonline.com/ (qui d’ailleurs renvoie sur http://superstitionsonline.com/ )
- Contribution de notre ami al.jes, dont le commentaire est malheureusement passé en spam (par un serveur de mauvaise foi) mais vient d’être réhabilité, qui nous donnait un exemple le 2 décembre:
Exemple de superstition moderne : quand on dit “mon ordinateur veut pas fonctionner”, ou plus généralement quand on reporte nos erreurs sur l’outil que l’on utilise que sur soi-même (le nombre de fois où je dois rappeler que pebkac…) (ndlr =”Problem Exists Between Keyboard And Chair”)











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