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Podcast Science 270 – Roue libre avec Marie-Charlotte Morin

 

Cette semaine c’est roue libre, alors on a un programme chargé ! On reçoit Marie Charlotte Morin qui va venir nous parler de rectum de ver et de pénis de coléoptère, et appâté par ces sujets aussi alléchants, l’interview sera mené par Pierre Kerner Taupo.

L’interview de Marie-Charlotte Morin

Pour retrouver Marie-Charlotte :
PARIS 21 & 28 OCTOBRE 2016
19h00
Théâtre La Reine Blanche – Paris (75)
2bis, passage Ruelle
01.40.05.06.96 www.reineblanche.com
PARIS 22 & 29 OCTOBRE 2016
16h30

Autres dates: http://www.toutlemondedescend.com/la-tournee

 

Les images de la soirée

 

Des retours sur les épisodes précédents

Le retour du quiz du mois !

Salut la compagnie ! J’ai fait mes devoirs. Et j’ai le plaisir de vous proposer un nouveau quiz.

« Si vous touchez un oisillon tombé du nid, il s’imprègnera de votre odeur et ses parents le laisseront mourir de faim. Info ou intox ? »

Dites-nous ce que vous en pensez. Pas besoin d’une réponse officielle, hein. Ça, c’est le vieux qui s’y colle, avec plaisir. Ce qui nous intéresse, ce sont vos idées sur la question, votre opinion, votre expérience. Vous pouvez nous transmettre votre réponse dans tous les formats imaginables ; on vous fait confiance. Le plus simple étant quand même de laisser un message vocal sur notre répondeur (possible via le site web ou la page facebook) un un mail sur podcastscience at gmail point com.

Je répète la questions une dernière fois : Si vous touchez un oisillon tombé du nid, il s’imprègnera de votre odeur et ses parents le laisseront mourir de faim. Info ou intox ?

Hâte d’avoir vos retours 🙂

À bientôt,

Gros bisous !

Alan

La quote de la semaine

Nous ne sommmes pas éduqués à laisser temporairement de l’inexpliqué dans notre représentation du monde. La science ne répond pas à n’importe quel type de questions, seulement à celles qui relèvent d’un accroissement de connaissance objective. Et même dans ce champ-là, elle n’explique pas tout (sinon elle n’aurait plus de travail), elle a pour vocation de tout expliquer potentiellement, et selon ses propres méthodes, ce qui est différent. Les “trous” dans nos connaissances objectives ne sont pas des justifications pour changer ces méthodes, pour y introduire de la religion ou pour rejeter des sciences, mais une zone de travail à investir par les scientifiques. Guillaume Lecointre

Plugs et liens évoqués

  • Petit plug pour Juliette : Bonjour, J’ai découvert vos podcast pendant mon stage en Australie, quand il fallait que j’occupe mon cerveau pour ne pas le perdre pendant que j’identifiais désespérément des insectes. Depuis j’essaie de les rattraper petit à petit. Je trouve votre travail vraiment super et hyper accessible. Vous m’avez aussi permis de découvrir plein de podcasts et blogs trop cools ! Je suis étudiante en master d’écologie, et j’ai lancé un petit questionnaire sur l’écologie et (surtout sur) l’écologisme. Le but est de mieux appréhender comment ce mouvement est perçu, quelles sont les pratiques et les investissements des gens etc.. Cela me sera très utile pour me lancer dans la recherche et la promotion de ces pratiques en comprenant à quel public je m’adresserai. J’ai donc commencé à faire circuler le questionnaire et les réponses s’accumulent. Il serait préférable d’avoir des réponses de profils différents, et j’observe déjà un biais avec une majorité de personnes sensibilisées à ce mouvement. Si cela vous intéresse, vous pouvez remplir le questionnaire sur le lien suivant: https://goo.gl/forms/nPdmC0xJS6oXdo763 Et peut-être si cette initiative vous parle, vous pouvez faire circuler le questionnaire autour de vous, ce serait très apprécié ! Au plaisir de vous écouter et merci de votre aide, Juliette
  • https://controversciences.org/… .

La prochaine fois

Mardi 11 octobre
On a trouvé de l’eau sur Mars ! Quoi ? encore ? mais, on n’a pas déjà entendu ça l’année dernière ? et l’année d’avant ? et il y a 200 ans ?  Bah, c’est vrai en un sens, on découvre régulièrement de nouvelles choses sur la présence de l’eau sur Mars, on en sait un peu plus sur les questions : à quelle époque ? pendant combien de temps ? sous quelle forme ? liquide, solide, gazeuse ? à quelle profondeur ? à quelle température ? avec quelle conditions chimiques ? Finalement, il y a plein de questions à se poser sur la présence d’eau sur Mars ! On fera dans les 2 prochains épisodes un voyage temporel sur les 400 dernières années, pour parcourir les principales observations de la planète rouge, et comprendre pourquoi on y cherche de l’eau, encore et encore.

 

 

La Chatroom

Taupo: Hello tout le monde
Johan: Salut tout le monde
RoiTortue: Coucou les gens
Wanli: Bonsoir à tous
Pascal METZ: Salut à vous
Wanli: pour une fois dans le meme fuseau horaire. je devrais etre plus frais 🙂
NOiD: Hello tout le monde 😀
NicoTupe: Vous nous entendez?
RoiTortue: oui
Wanli: oui
NicoTupe: great
puyo: B’soir à tous !
Johan: salut puyo
puyo: Hey hey @Johan !
Drudentoon : Hello et vive le rectum de verre!
Drudentoon : Vers 😉
Chkone: Salut
Johan: salut
Inti: yo yo
Pascal METZ: Salut @Inti
Inti: ptin c’est pas mardi j’ai failli le rater ^^’
NicoTupe: 🙂
puyo: Hééé, salut @Inti ! (yep, c’est perturbant, le lundi !)
Taupo: http://mt180.fr/
El Jj: B’soir !
Taupo: bsoir
puyo: Yeah ! @El Jj
Wanli: coupure ici aussi
puyo: Les coupures sont ici aussi
Chkone: Coupure aussi…
NOiD: fluide ici
Wanli: coupure ici
Drudentoon : Je confirme aussi ça coup pas mal
Inti: yop @puyo @Pascal METZ et les autres 🙂
puyo: Héhé !
Robin: Salut tout le monde, et désolé pour le retard
Inti: c’est dommage cette attitude contre la vulgarisation
puyo: Hello @Robin !
NicoTupe: @Inti oui 🙁
El Jj: Il y a aussi la façon particulière qu’à la télé quand elle aborde la science
NicoTupe: ahhhhh Eljj
NicoTupe: 270!
Inti: les anglosaxons sont bien moins frileux pour la vulgarisation
NicoTupe: on sait déjà que c’est un nombre pair
El Jj: Quand on regarde la seule émission TV qu’il reste et qui est regardée, E=M6, c’est super trsite.
NicoTupe: @Inti yep, déjà que par le nom des rayons de bouquins
El Jj: 270, c’est un nombre harmonique
NicoTupe: j’adore le terme “Nonfiction”
Robin: et même les documentaires qui passent sur arte, en direct de la bbc, ça me ressort par les trous de nez
NicoTupe: tellement plus neutre et moins effrayant que “SCIENCE”
puyo: @El Jj Oui, c’est justement ce que je me disais, pour les émissions télé. Il manque un peu d’imagination dans l’approche !
El Jj: Je suis en train de préparer l’explication
Robin: super frustrant de ne pas pouvoir parler….
El Jj: On est pas que des cobayes a tenté un truc, mais quand ça a commencé à marché, les producteurs leur ont demandé encore plus spectaculaire mais avec moins de moyens.
Inti: quand je discutais avec un collègue, il disait que la télé donne trop la parole à “des experts qui sont au-dessus de tout mais qui en fait ne savent rien” plutôt qu’aux citoyens concernés… Moi j’ai exactement le sentiment inverse, ça m’a frappé d’entendre ça
NicoTupe: @Robin balance tes questions
Robin: un extrait de 180′, c’est balèze, quand même !
Robin: @NicoTupe j’vais me gêner
Johan: https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/6/6a/CelegansGoldsteinLabUNC.jpg
Inti: très beau gif en effet
NOiD: relativement statique :-p
Inti: faut cliquer sur le lien 😉
NOiD: marche pas pour moi j’ai juste un jpg :/
Pascal METZ: c’est parce que twitter ne gère toujours pas les gif animé…
Johan: je pense que Pierre envoie sur twitter
El Jj: Je me demande si toute découverte scientifique ne commence pas par des pervers qui s’intéressent à des trucs bizarres.
NOiD: ok merci je vais voir sur twitter 🙂
NicoTupe: surtout en maths…
Dave: oy
Johan: @Pascal METZ tu peux rapattrier les gif animé de twitter vres la chatroom a la main ?
Johan: déoslé
Johan: 🙂
Robin: @El Jj @NicoTupe d’ailleurs, comme disait le chat, le premier mec qui a trait une vache, il voulait faire quoi exactement ?
Pascal METZ: @Johan non, twitter n’affiche transforme le gif en video et on n’a jamais acces au GIF
Johan: argh
NicoTupe: @Robin <3
Johan: batards 🙂
Pascal METZ: voila
NOiD: ^^ Je viens de voir ça ouais
NOiD: c’est vicieux
Robin: @elj ouahou, celui-là n’est pas toutes oreilles
Pascal METZ: et après, ils disent gerer les GIF a grand coup de comm…
NOiD: 😀
Robin: ou tous yeux
El Jj: Oh, ya une autre propriété sympa de 270 : nombre de nombres différents que l’on peut écrire en ajoutant des parenthèses dans 3^3^3^3^3^3^3^3^3.
NicoTupe: <3
Johan: http://science.sciencemag.org.gate1.inist.fr/content/345/6198/826.full
NicoTupe: c’est assez compliqué en fait a calculer cette histoire de parenthèses
NicoTupe: ca a un nom?
Robin: c’est pas en lien avec les nombres de Catalan ?
Johan: http://science.sciencemag.org/content/345/6198/826
Pascal METZ: @Johan on nous demande un mdp
Johan: oui
Johan: le publi en pdf : https://dl.dropboxusercontent.com/u/20665619/son_podcast_270%202/publi_ver.pdf
Chkone: Pour partager les gifs il suffit de partager les liens (permaliens) des tweets non ?
Pascal METZ: @Chkone non, parce que ce n’est pas un GIF
NOiD: C’est réencodé, m^me dans le code html de la page il n’y a pas la source
Pascal METZ: @NOiD en fait, meme par l’API il n’y a pas moyen de la recuperer
Robin: @Johan mais ça peut donner des idées de personnes à contacter, non ?
NOiD: A ce point 😀
El Jj: Il y a effectivement un lien avec les nombres de Cataln, puisqu’il est question de parenthésage. http://www.jstor.org/stable/2319392?seq=1#page_scan_tab_contents
Chkone: https://twitter.com/podcastscience/status/783018540739731456
Pascal METZ: c’est une video
Johan: Haha @Chkone tu as cru que tu étais plus malin que Twitter 🙂
Johan: non, c’est vraiment mal foutu
Robin: @NicoTupe c’est souvent aussi le cas au Palais de la découverte
Chkone: @Johan Un lien c’est mieux que rien 😀 Ca se clic
NicoTupe: @Robin de quoi?
Pascal METZ: @Chkone oui, sauf pour remonter le gif dans la chatroom 🙁
Chkone: Je ne sais pas si ca a été partagé:
Chkone: http://browser.openworm.org/
Pascal METZ: mais on est d’accord, c’est mieux que rien
Chkone: Un simulateur de vers
Robin: @NicoTupe parler du domaine et non de la thèse
NicoTupe: yep…
NicoTupe: c’est ce que j’avais fait dans mon court (raté)
NOiD: @Chkone Excellent c’est le Zygote Body du ver 😀
El Jj: Est-ce que vous le pensez vraiment quand vous dites que vous voulez sauver le monde, ou c’est juste pour récolter des fonds pour de la recherche fonda ?
Chkone: “Simulation multiphysique/level”
Chkone: www.youtube.com/watch?v=zjqLwPgLnV0
Chkone: Nerveux, “musculaire” …
Inti: c’est quoi “sauver le monde” déjà? 😉
NicoTupe: @El Jj tu veux que je pose la question?
NOiD: C’est du “potentiel” de sauver le monde 🙂
Robin: @Inti pour commencer, il faut s’appeler Bruce
El Jj: Ouaip.
Johan: @Chkone j’adore
Chkone: Dernier lien sur le sujet;
Chkone: www.youtube.com/watch?v=r2OBznK6HkI
El Jj: Les articles de maths n’ont pas beaucoup d’auteurs : https://arxiv.org/abs/1009.4134
NicoTupe: @El Jj t’es tellement de mauvaise foi…
Chkone: “On” essaye de simuler le vrai vers déjà la locomotion c’est déjà impresionnant
Robin: @NicoTupe “je suis dans la recherche en maths”…
NicoTupe: oui ca va
NicoTupe: je continue a faire des math un peu
Johan: boah ca va
NicoTupe: d’ailleurs, @Robin on fait du théâtre ensemble cette année?
NicoTupe: je suis frustré
NicoTupe: et je sors d’un workshop d’impro d’une semaine
NicoTupe: je veux exercer ce que j’ai appris
Robin: tiens, un autre papier de maths avec pas beaucoup d’auteurs : https://polymathprojects.org/
NicoTupe: oui bon ca va
NicoTupe: je dis en général
NicoTupe: arrêtez je jouer au cons
NicoTupe: la plupart des articles de maths que j’ai vu ont un nombre d’auteurs qui se comptent avec les doigts de la min
NicoTupe: j’ai dit “la plupart”
NicoTupe: j’ai pas dit “tous”
NicoTupe: et polymaths c’est combien de publis? 3?
Robin: pour le théâtre : tu me rajoutes un jour par semaine, et on est partis 🙂
NicoTupe: allezz
puyo: https://pbs.twimg.com/media/Ct3b1fiXYAAD4y8.jpg:large
NicoTupe: moi aussi j’ai un emploi du temps complet 3 fois cette année, mais la vie est courte
NOiD: @puyo bien vu xD
puyo: ^^
Johan: ca parle bcp de pinard tes dessins @puyo 🙂
puyo: Ho, heu… comment ça, en rapport avec ce que je bois à l’instant ?
NicoTupe: j’ai fini mes deux bières
Johan: https://www.podcastscience.fm/wp-content/uploads/2015/05/ps216_PGkt2K7.gif
Johan: la preuve
puyo: Huhuhu
NicoTupe: lol
RoiTortue: XD
NOiD: héhé encore mieux en gif
puyo: Il faut que je m’y remette !
NOiD: oui c’est trop drole
Chkone: Comment on prononce “Gif” ? 😀
NOiD: jif
NOiD: 🙂
Chkone: ou djif ?
Chkone: Ou guif ?
Pascal METZ: @Chkone tu ne serait pas un peu troll toi ?
Chkone: www.youtube.com/watch?v=ItZhk0NKnbU
NOiD: on y était presque mdr
Chkone: C’est pour la blague, c’est gratuit et ca ne coute rien
Pascal METZ: @Chkone je l’avais bien pris comme ça 😉
Chkone: En plus gratuit == ca ne coute rien <= Donc le “et” est inutile
NOiD: oui ^^
Robin: dixit un mathématicien : le premier niveau de vulgarisation, c’est quand un mathématicien explique son sujet à un autre
NicoTupe: 🙂
NicoTupe: non mais sérieusement, la plupart des conférence de math que j’ai vu étaient totalement imbitables
NicoTupe: parce que les gens mettent trop d’équation avec LEUR notation
Chkone: J’ai l’impression que les notations sont constantes par domaine
NicoTupe: la différence en math c’est que très régulièrement tu inventes tes notations
Chkone: Dans un domaine donné il y a des notations majoritairement utilisées
NicoTupe: pour simplifier tes équations
NicoTupe: c’est ça qui rend le bousin compliqié
NicoTupe: bien sur tu définis tout
NicoTupe: mais personne peut tout retenir sur une présentation
Chkone: Si tu crées des notations c’est pas que ton domain (ou sous-domaine) est relativement “nouveau” ?
NicoTupe: oui et non
NicoTupe: en math si tu fais un nouveau truc a priori tu inventes a minima un outil, une fonction
Chkone: \me Curieux. Tu as des exemples ?
NicoTupe: donc faut lui donner un nom
NicoTupe: et en général elle a des variables
NicoTupe: ben imagine un truc tout con (que j’ai utilisé dans ma thèse)
NicoTupe: le signal analytique
NicoTupe: en gros tu filtre un signal en prennant que la partie positive de la transformée de fourier
NicoTupe: ce qui donne un signal complexe
NicoTupe: bon t’as pas envie de répéter ces deux phrases, alors tu crée un notation
NicoTupe: yen a pas de vraiment uniformisées
NicoTupe: et puis tu vas l’utiliser dans un cadre, par exemple en divisant l’space de Fourier selon un pavage
NicoTupe: et la tu te retrouves avec une somme sur un pavage. Et si t’as pas envie de crever pour l’ecrire, tu donnes le nom à ton espace de discretisation,etc.
Chkone: Je vois
NicoTupe: dans les faits, tout ça simplifie vraiment ce que tu fais
NicoTupe: mais en présentation c’est imbitable
Johan: http://www.medecinesciences.org/fr/articles/medsci/full_html/2011/03/medsci2011273p331/medsci2011273p331.html
Chkone: Si tu lis dans l’ordre tout se passe bien 🙂
NicoTupe: voila
NicoTupe: pour une thèse papier très bien
NicoTupe: mais c’est pour ça que dans ma thèse je me suis restreint à 2 équations
NicoTupe: (pour la soutenance)
Chkone: J’ai eu peur 😀
Chkone: 2 équations pour une thèse en math…
NicoTupe: déjà pour une soutenance de math d’une heure c’est pas mal
Chkone: Le “pour la soutenance” ma soulagé 😀
NicoTupe: mais du coup ça m’a forcé à faire des figures pour remplacer les équations manquantes
Chkone: Etienne Ghys a fait une conf sur “Les Images et les Maths”
NicoTupe: 🙂
Chkone: Et depuis les Bourbaki beaucoup était ultra-rétissent
Chkone: Il a même eu en séminaire un “Ce que vous faites est-ce vraiment des maths” parce qu’il avait remplacé des éxplications formels par des images
NicoTupe: ah oui ça c’est différent
Chkone: www.youtube.com/watch?v=69Hfmwy5lOo
NicoTupe: je pense que les équations sont nécessaires pour démontrer
NicoTupe: pas pour expliquer
Chkone: Il fait la difference entre “Démontré”, “Montré” et “expliquer”
Chkone: Pour lui pour montrer et expliqué les images sont très bien
Chkone: Mais beaucoup de Bourbaki ont voulu banir les images
NicoTupe: 🙂
Chkone: PS: je suis nouveau ici je me presente:
Chkone: Je suis a Montréal, programmeur 3D dans une boite de jeux vidéo.
NicoTupe: yay
NicoTupe: laquelle?
Chkone: La Française
NicoTupe: Ubisoft?
Chkone: Yes
NicoTupe: tu veux pas nous faire un dossier sur le jeu vidéo?
Robin: quelqu’un lui a dit qu’on avait fait trois heures sur le sujet ?
NicoTupe: j’adore ce sujet
Chkone: Ah oui je veux bien 😀
NicoTupe: un vrai domaine de truand
Chkone: Je passe mon temps avec les Quaternions 😀
NicoTupe: comment faire fonctionner un truc en temps réel qui pourrait jamais fonctionner aussi rapidement si on le faisait vraiment
NicoTupe: Quaternions <3
NicoTupe: pourquoi?
Chkone: Les rotations par exemple
Robin: @Chkone je prends aussi pour un article dans la revue du Palais de la découverte ! 🙂
Robin: “quaternions et jeux vidéos”
Robin: ça claque !
NicoTupe: les rotations 3D? Les cartes graphiques l’utilisent?
Inti: Chkone marrant moi en anim 3D ça m’arrive pour éviter le gimbal lock ^^
Pascal METZ: @Robin d’apres ce que ton patron a dis chez E Klein, ca a l’air d’actualité
Chkone: Oui le seul problème c’est qu’on a 2 quaternions par rotation mais oui c’est pour plein de raison
NicoTupe: en fait faut que je fasse un dossier sur les quaternions et les octonions
Chkone: De performance et mémoire aussi
Robin: @Pascal METZ ouaip, je l’ai entendu…
Chkone: Rotation => Matrix4x4 (16 nombres ) vs 4 nombres
NicoTupe: great
Robin: il a même pas parlé de l’expo sur le hasard, enfoiré
Pascal METZ: @NicoTupe je veux bien, je me suis toujours demandé ce que c’etait ce truc
pascale_B: Bonsoir tout le monde !
Robin: salut pascale !
Chkone: @Robin @NicoTupe vous avez acces a mon adresse email ?
NicoTupe: @Pascal METZ le truc c’est que ça demande vraiment du boulot
NicoTupe: @Chkone je pense pas
Pascal METZ: @Chkone moi si
NicoTupe:
Damien: Bonsoir !
RoiTortue: je peut mettre le lien du teaser de Tout le monde descend
RoiTortue: ?
Johan: http://www.medecinesciences.org/articles/medsci/full_html/2011/03/medsci2011273p331/medsci2011273p331-fig1.jpg
Damien: Super maintenant je peux écouter podcast science en direct sur iPhone
Chkone: @NicoTupe ma boite spam: skone007@gmail.com (je t’enverrais après ma vrai boite)
Johan: http://www.medecinesciences.org/articles/medsci/full_html/2011/03/medsci2011273p331/medsci2011273p331-fig2.jpg
7pri2: Aaaaah j’ai un peu de retard je crois, bonsoir ! 🙂
Pascal METZ: @Chkone c’est bon je l’ai
Pascal METZ: je l’envoi a tupe
Robin: coupuuuuuuuuuuuuure !
Chkone: Ah parfait on parlera 🙂 PS: je suis en France pendant 2 semaine a partir du 8
NicoTupe: great on peut se voir alors!
Pascal METZ: @Chkone en fait, c’est la même 🙁
Chkone: J’ai envoyé un email a @NicoTupe il peut te l’envoyer ? Sinon écrit moi dans la boite spam je te répondrais avec la bonne
Chkone: @Pascal METZ
Johan: Pierre a le meme tique que moi, il dit “du coup” une phrase sur deux :p
Taupo: merde
arvaot: ouais pensée pour les félidées
Chkone: Sarkozy et le climat…
Johan: je rigole hein, un ami quebocquois me l’a fait remarquer et maintenant j’arrive plus a oublier que je le dis 🙂
NicoTupe: @Chkone pas reçu 🙁
Chkone: nicotupe@podcastcience.fm <= Est bonne ?
NicoTupe: ben je pensais ouais
NicoTupe: mais peut être pas
NicoTupe: je t’envoie un mail
Chkone: ok
NicoTupe: envoyé
Johan: http://www.toutlemondedescend.com/la-tournee
Chkone: Répondu
Pascal METZ: ma femme est originaire d’Illkirch…
Johan: héjé
Johan: tu ira la voir alors ?
NicoTupe: @Chkone recu
Pascal METZ: je vais carrement essayé
Pascal METZ: mais c’est en avril je crois
Chkone: @NicoTupe Tu peux envoyé mon adresse email a @Pascal METZ
Chkone: ?
7pri2: Ahah xD
NicoTupe: done
arvaot: faut demander un miarc’
Chkone: Merci
Inti: peut-être qu’ils embauchent chez Bayer et Monsanto en ce moment? 😀
Pascal METZ: @Chkone je la cherchais surtout pour la donner a tupe
NicoTupe: lol
Chkone: @Pascal METZ @NicoTupe Vous pouvez vous l’envoyez ? 😀 Je ne sais pas qui connait qui
Chkone: 😀
Damien: L’Alsace c’est pas l’international deja ? 😉
NicoTupe: c’est suivi toussa
Pascal METZ: 😉
Pascal METZ: non mais
NicoTupe: http://gizmodo.com/in-1898-nikola-tesla-predicted-drone-warfare-1785540079
Damien: Mais euh ! Bon c’était merité
NOiD: @NicoTupe Epic Hoax xD
NicoTupe: 😀
brusicor ⚫₂: Et zut, j’ai tout loupé !
Johan: http://www.w3schools.com/html/lastpage.htm
brusicor ⚫₂: Snirf
NicoTupe: http://www.perdu.com/
Pascal METZ: http://www.w3schools.com/html/lastpage.htm
brusicor ⚫₂: Bonsoir quand même.
Pascal METZ: arf
Chkone: Il y a aussi quand on est perdu
Chkone: http://www.perdu.com/
Pascal METZ: salut @brusicor ⚫₂
Chkone: 😀
El Jj: http://www.internetlastpage.com/
arvaot: ou http://www.w3schools.com/html/lastpage.htm
brusicor ⚫₂: Ah, ControverSciences !
brusicor ⚫₂: https://controversciences.org/
brusicor ⚫₂: Le débat sur la disparition des abeilles : https://controversciences.org/timelines/les-abeilles-domestiques-vont-elles-disparaitre
7pri2: La last page de la w3c est plus fun je trouve
7pri2: Et tellement légitime 😀
brusicor ⚫₂: Ah oui, ce générique !
Hervé DAGO: ^^
Taupo: « Si vous touchez un oisillon tombé du nid, il s’imprègnera de votre odeur et ses parents le laisseront mourir de faim. Info ou intox ? »
puyo: Hmmm, après, tout dépend si l’on peut mettre du sel sur son bec
7pri2: Je dirais info, mes parents m’ont toujours dit ça, mais comme on dit, quizz d’Alan, donc ça doit être l’inverse de ce que dit la doxa ^^
brusicor ⚫₂: @Taupo, tu as tout spoilé !
Hervé DAGO: J’ai pas rêvé : le tweet a été posté avant l’annonce sur le live ?
Pascal METZ: @Hervé DAGO oui, je confirme
Damien: J’ai toujours évité d’aller fouiller dans les nids à cause de ca 😢
El Jj: Lecointre <3 Le seul bouquin de biologie que j’ai ouvert de ma vie.
brusicor ⚫₂: Question : les oiseaux ont un si bon odorat que ça ?
NOiD: Question : on sent si fort que ça ? :-p
Damien: Comment enchaîner avec ca !
brusicor ⚫₂: C’est qui, cette Nal à qui appartient tous ces plugs?
Taupo: https://goo.gl/forms/nPdmC0xJS6oXdo763
7pri2: Waw
7pri2: gg
Damien: Ouah j’avais pas compris les plugs à Nal
Hervé DAGO: J
brusicor ⚫₂: J’ai bien fait de venir on dirait. ^^
Damien: Merci @brusicor ⚫₂
Pascal METZ: @brusicor ⚫₂ comment @Taupo s’est servi de blague pourri pour faire oublier la sienne 😉
Johan: waouh ct loin
Johan: long 🙂
Taupo: toujours
brusicor ⚫₂: Ravi de rendre service !
Drudentoon : Émission au top ^^
Léa: Oui comme toujours 🙂
Hervé DAGO: Il est encore mieux en version autocritique ! XD
NOiD: @Johan Je t’ai envoyé nos skype a RoiTortue et moi sur ton mail 🙂
7pri2: Ah mince, je voulais faire un message en brainfuck :/
Johan: oui on vous invite
brusicor ⚫₂: D’ailleurs, pendant que j’y pense, je peux te demander un truc sur le Palais @Robin ?
Robin: @brusicor ⚫₂ vazy toujours
brusicor ⚫₂: @Robin Tu sais si le Palais a déjà pris des stagiaires de Master vulga ?
Robin: bonne question. Oui, moi !
Robin: Mais il y a longtemps
Robin: Le tout, c’est que ce soit gratuit 🙂
Robin: tu t’en doutes
Robin: je m’attendais à ce qu’elle dise “on va faire une tournée à Baltimore”
brusicor ⚫₂: C’est sur qu’on a toujours plus de portes qui s’ouvrent quand c’est gratuit. ^^
Robin: ben ouais…
Robin: Après, en Chimie, ils ont eu plusieurs étudiants divers et variés
Robin: mais je ne sais pas exactement en quoi
Robin: La date ?
Robin: La daaaaaaaaaaaaaaate !!!
Robin: viiiiiiiiiiiite
Robin: ça va, les fusées, mars, faut arrêter là, on veut de la bio
brusicor ⚫₂: Et on veut de la chimie !
Robin: bon, et il faut que je me bouge pour faire des maths aussi
7pri2: Mon anniversaire le 21 mars 😀
brusicor ⚫₂: @Robin Et si tu fais les maths dans la chimie, ça te va ? 😀
NicoTupe: @Robin les maths ça a pas d’avenir
NicoTupe: viens faire du théâtre
Robin: les maths du théâtre ?
7pri2: (Le 21 mars, anniversaire de Jospeh Fourier au passage)
NicoTupe: lol
Chkone: Je connais une application aux hypercomplexe 24 ?
Robin: on fait un programme pour écrire une pièce
Chkone: Ca interesse pour un sujet lol
Damien: Bonne nuit !
NOiD: Bonne soirée à tous
Léa: Salut 🙂
Chkone: Bonne nuit camarades !
7pri2: Bonne soirée 🙂
brusicor ⚫₂: Bonne nuit à tous.
Inti: bonne nuit 🙂
Johan: bonne nuit les gens
nathsou: Le haut-rhin en force !

Podcast Science 269 – Comment lancer une fusée ?

 

 

Comment aller sur la Lune ? Après un épisode théorique sur les fusées la semaine dernière, notre invité Frédéric passe au travaux pratiques. Donc préparez vos clés à molettes et faites de la place dans votre jardin : aujourd’hui on décortique le fonctionnement de la mythique fusée du programme Apollo : Saturn V ! Vous êtes sur podcast Science, c’est l’épisode numéro 269!

Le dossier de la semaine

» Les fusées par Frédéric Bertolus

Les images de la soirée

La quote de la semaine

Citation de Wernher von Braun :

« Our two greatest problems are gravity and paper work. We can lick gravity, but sometimes the paperwork is overwhelming.»

« Nos deux problèmes sont la pesanteur et la paperasse. On peut vaincre la pesanteur, mais parfois la paperasse est écrasante. »

Von Braun est un ingénieur allemand qui a entre autre dirigé le programme des fusées V2 pendant la 2ème guerre mondiale.

Récupéré après la guerre par les américains il a été le concepteur de la fusée Saturn V.

Rocket Science


Dossier réalisé par notre invité Frédéric et diffusé dans les épisode #268 et #269 de Podcast Science.

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Décollage d’une fusée Saturn V pour la mission Apollo 15 (source)

 

Dans la 1er partie de ce dossier, nous allons voir comment aller dans l’espace puis on verra que tout le monde peut facilement concevoir une fusée, d’un point de vue théorique. Dans la seconde partie nous allons voir comment se passe concrètement un lancement. On va parler de la trajectoire de la fusée, du fonctionnement des moteurs et pour finir on essayera de revivre instant par instant le décollage de la reine des fusées, la Saturn V.

Comment aller et rester dans l’espace ?

Où est l’espace ?

Déjà, commençons par rappeler le but du jeu. Une croyance répandue est que le but des fusées est d’aller très haut vers le ciel pour arriver dans l’espace. Une fois dans l’espace il n’y a plus de gravité donc on peut laisser son satellite y léviter.

En fait tout ça est faux.

Premièrement il ne faut pas aller très haut, loin de là. La limite de l’espace est floue. Elle n’est pas facile à définir avec exactitude car l’atmosphère ne s’arrête pas d’un coup mais voit sa densité décroître petit à petit avec l’attitude. La limite de l’espace est définie arbitrairement à 100 km pour les traités internationaux. À cette altitude les effets aérodynamiques peuvent être considérés comme négligeable pour de courtes périodes. En réalité, à part Spoutnik et quelques satellites éphémères, rien n’est placé à moins de 400 km sous peine de retomber sur Terre en quelques mois. La Station Spatiale Internationale se trouve à 400 km et les satellites de télécommunications ou d’observations terrestre sont habituellement placé entre 600 et 800 km d’altitude. On appelle habituellement cette plage d’altitude l’orbite basse.

100 km ce n’est pas si grand pour l’espace. À titre de comparaison, la terre fait 6300 km de rayon. La Lune, elle, est à 384 000 km en moyenne. La distance à l’espace, en proportion, c’est donc seulement à 1.5 % du rayon de la terre et 0.026 % de la distance terre lune.

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Limite de l’espace (en bleu) à l’échelle par rapport à la taille de la terre.

Ensuite, il y a de la gravité dans l’espace. À 100 km d’altitude, la gravité est encore 93 % de la gravité à la surface de la Terre. Si on lance la fusée vers le haut jusqu’à atteindre 100 km ou plus, une fois le carburant épuisé elle va finir par retomber.

Orbite

Donc on peut se demander pourquoi les satellites ne tombent pas ? En fait ils tombent, ils tombent même sans cesse.

Imaginez la situation suivante :

Vous montez à une échelle de 100 km de haut et on va mettre de côté l’atmosphère de la Terre. Vous lancez une balle à l’horizontal. La balle va s’éloigner de vous, mais attirée par la Terre elle va finir par tomber au sol. Si vous lancez la balle plus fort, elle retombe, mais elle a le temps de franchir plus de distance.

Comme la Terre est ronde et qu’elle attire toujours vers son centre, et si on lance la balle assez fort, elle va suivre une ellipse et la balle va revenir au point de lancer, à la vitesse de lancer après avoir fait un tour. Cette trajectoire en ellipse est appelé une orbite. La balle ne va alors jamais toucher le sol : elle va rester dans l’espace.

À une vitesse précise, l’altitude minimale de la trajectoire va être exactement l’altitude du lancer. La trajectoire sera alors un cercle : On appelle cela une orbite circulaire.

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Exemple de trajectoires à différentes vitesses. En rouge une orbite circulaire.

La solution pour rester dans l’espace est donc d’avoir une très grande vitesse horizontale. Cette vitesse est appelé vitesse orbitale. En orbite basse à 200 km d’altitude,  par exemple, il faut aller à environ 7800 m/s, soit 28 000 km/h ! Il faut bien se rendre compte que cette vitesse est vraiment très très grande. Un vaisseau en orbite à 200 km fait le tour de la terre en seulement 88 minutes.

Ce qui se passe quand un cargo entre à 28000 km/h dans l’atmosphère

Pour résumer pour aller et rester dans l’espace, le but n’est pas d’aller uniquement d’aller vers le haut, mais surtout d’aller très vite horizontalement.

Article sympa sur le sujet  : https://what-if.xkcd.com/58/ 

Concevoir une fusée : la théorie

Delta-V

En orbite, la position importe peu mais la vitesse est essentiel. À chaque attitude correspond une vitesse orbitale et modifier sa vitesse va modifier son orbite. Pour aller en orbite ou modifier son orbite la seul chose à faire est d’accélérer, ou autrement dit gagner ou perdre de la vitesse. Pour les manœuvres orbitales on utilise couramment une unité appelée delta-v, soit “différence de vitesse”.

Si une manoeuvre pour passer d’une orbite à une autre nécessite d’accélérer de 300 m/s on dit que la manoeuvre consomme 300 m/s de delta-v. Comme il n’y a pas de frottement, ou presque dans l’espace, garder sa vitesse ne consomme rien, par contre gagner 300 m/s ou perdre 300 m/s demande la même quantité d’énergie. Une fois lancé, un vaisseau spatial peut parcourir des millions de km, sans allumer ses moteurs. L’autonomie  d’un vaisseau n’est donc habituellement pas exprimé en km mais dans sa capacité à modifier sa trajectoire ou son orbite, et donc en delta-v.

La manoeuvre pour atteindre une orbite basse de 200 km d’altitude, depuis la surface nécessite un delta-v d’environ 10 km/s. Cela inclut 7,8 km/s pour atteindre la vitesse orbital, et le reste est utilisé pour monter et compenser quelques pertes dont je parlerais plus tard. Cela signifie que la fusée doit avoir la capacité d’accélérer suffisamment pour passer d’une vitesse de 0 à 10 km/s. Aller en orbite basse terrestre est une des partie les plus coûteuse en delta-v pour voyager dans l’espace.

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Carte de delta-v entre la Terre, la Lune et Mars (source)

Carte de delta-v dans le système solaire (source)
Carte de delta-v dans le système solaire (source)

Une fois les 10 km/s de delta-v “payés”, on peut dépenser du delta-v pour aller à différents endroits. Depuis l’orbite basse, il faut par exemple 4,8 km/s pour aller en orbite lunaire. En payant 3,8 km/s de delta-v, on peut se poser sur Mars, et on ajoute 6,3 km/s pour revenir.

Comment accélérer ?

Maintenant que l’on sait que pour aller en orbite et se balader dans l’espace il faut du delta-v,  ou autrement dit de la capacité à accélérer, il faut trouver comment accélérer.

Dans sa 2ème loi de la mécanique, Newton nous dit que pour accélérer il faut appliquer une force. D’autre part, la 3ème loi de la mécanique  de Newton dit que si on applique une force à un objet, il nous applique en réaction la même force dans la direction opposée. Cela veut dire que si vous poussez un mur en étant sur un skateboard, le mur va exercer une force sur vous et vous allez accélérer. Le mur va aussi accélérer mais la Terre est lourde donc ça ne se verra pas trop. 

Il faut toujours 2 corps pour accélérer . Un piéton ou une voiture va s’appuyer sur le sol qui va le pousser en retour pour avancer ou pour s’arrêter. Un avion à réaction va s’appuyer sur les gaz qu’il pousse derrière lui pour être poussé, en retour, vers l’avant.

Les fusées n’ont pas de chance. Sauf au tout début de son vol, une fusée passe la majorité du temps dans le vide, ou dans une atmosphère très peu dense.

Elle ne peut pas compter sur des objets extérieurs ou même l’air pour s’appuyer et accélérer. Elle doit faire tout le travail avec ce qu’elle contient. C’est un des plus grand problème des fusées : elles doivent amener avec elles de quoi se pousser.

Il n’y a pas vraiment de différence entre une fusée ou vous sur un skateboard. Imaginez que vous voulez avancer et vous n’avez pas le droit de toucher le sol avec vos pieds ou de vous aider d’un mur ou de l’air. Difficile de bouger. Une solution est de prendre quelques briques avec vous sur le skateboard et les lancer derrière vous. Quand vous lancez une brique vous appliquez une force sur la brique et elle accélère. En réaction la brique applique  sur vous la même force et vous accélérez dans la direction opposée. Dès que vous cessez de toucher la brique, l’accélération s’arrête mais s’il n’y a pas d’air ou autres résistances vous conservez la vitesse acquise pendant la courte phase d’accélération. Ensuite vous lancez une 2ème brique, puis une troisième, etc. A chaque lancer vous allez accélérer un petit peu et votre vitesse va augmenter brique après brique. Plus vous avez de brique à lancer au départ et plus vous pourrez gagner de vitesse. De plus si vous lancez les briques plus fort, elles vont partir plus vite. Le fait de lancer une brique plus fort applique une force plus grande et le gain de vitesse sera plus important. Donc pour le même nombre de brique à lancer, plus vous allez lancer vos briques à grande vitesse et plus le delta-v sera élevé.

Une fusée fonctionne pareil, elle contient de la matière à lancer derrière elle et elle essaye de lancer cette matière le plus vite possible.

Les ergols

Envoyer de la matière à grande vitesse derrière soi nécessite de l’énergie. La solution utilisée dans les fusées est de prendre une source d’énergie chimique, via une combustion. Une combustion est une réaction chimique qui met en jeu deux produits : un carburant et un comburant. Dans le moteur d’une voiture, le carburant est l’essence et le comburant est l’oxygène contenu dans l’air injecté dans le moteur. Les fusées embarquent du carburant mais aussi du comburant car l’oxygène de l’air n’est pas utilisable avec la faible densité de l’air en altitude. Dans une fusée le carburant et le comburant sont appelé des ergols. Les ergols peuvent être gazeux, liquides ou solides en fonction des réactifs utilisés ou des choix technologiques. Dans tous les cas la fusée les fait réagir ensembles pour libérer de l’énergie chimique et obtient des gaz de combustions chauds. L’énergie libérée par la réaction chimique est utilisée pour pousser ces gaz le plus vite possible. Les gaz de combustions sont la masse à éjecter que la fusée lance derrière elle pour accélérer. La vitesse de la masse de gaz éjectée dépend  principalement de la densité énergétique des réactifs choisis pour la combustion : plus ça explose fort, plus les gaz seront propulsés vite en dehors de la fusée, lui transmettant ainsi plus de vitesse en retour.

On peut voir ça avec, en exemples, les 2 couples d’ergols les plus utilisés dans les fusées, le dihydrogène liquide ou le kérosène raffiné (RP1), tous les 2 associés au dioxygène liquide.

Flamme du moteur RL-10, utilisant de l’hydrogène liquide
Flamme du moteur RL-10, utilisant de l’hydrogène liquide

 

L’hydrogène liquide brûle avec l’équation suivante :

2 H2 + O2 → 2 H2O

Cette réaction une densité énergétique de 15.7 MJ/kg. Cela signifie que un kilo de réactif aux bonne proportions génère 15.7  MJ d’énergie, et produit un kilo d’eau très chaude sous forme de vapeur. Cela représente assez d’énergie pour faire monter d’environ 3700° un litre d’eau liquide.

Le kérosène lui est un peu plus compliqué, il est composé de plusieurs hydrocarbures comme C10H22. Après réaction avec le dioxygène, il va générer de l’eau et du CO2. Cette réaction a une densité énergétique de 10.2 MJ/kg  soit sensiblement moins que le dihydrogène liquide.

Le rendement n’est jamais de 100 %, mais les moteurs d’une fusée essayent de convertir le maximum d’énergie libéré pour accélérer les gaz. Un moteur fusée utilisant de l’hydrogène et de l’oxygène pourra éjecter ses gaz à environ 4 km/s, soit 16 000 km/h, alors que les moteurs utilisant du kérosène atteindront seulement 3.5 km/s environ. Le dihydrogène liquide est un carburant bien plus efficace que le kérosène. C’est même le carburant chimique le plus efficace que l’on connaisse. L’inconvénient du dihydrogène liquide est qu’il doit être maintenu à moins de –253 °C (20,28 K) pour rester liquide. Cela ajoute une complexité importante en terme d’isolation et de remplissage des réservoirs. Au contraire le kérosène peut être stocké pendant de longue période dans les réservoirs de la fusée à température ambiante.

L’équation de Tsiolkovski

On a maintenant, tout ce qu’il faut pour faire avancer la fusée : une source d’énergie extrêmement efficace et de la masse à éjecter pour s’appuyer dessus. Il ne reste plus qu’à construire la fusée. Si on ressort la 2ème loi de Newton elle dit : Force = masse x accélération. Ou dans un sens plus adapté pour nous : Accélération = Force / masse. Une fusée est principalement constitué de moteurs, de réservoirs, d’éléments structurels pour tenir l’ensemble, mais aussi de la charge utile, qui peut être un satellite, une sonde, une cargo ou un vaisseau habité. La force est fourni par l’éjection des gaz à grande vitesse par les moteurs de la fusée. À pleine puissance, ils fournissent une force globalement constante. Vu l’équation, plus la force sera grande et plus l’accélération sera élevée. La masse est celle de la fusée à chaque instant. Au décollage il faut ajouter à la masse de la fusée vide la masse des ergols contenue dans les réservoirs. Plus la fusée est massive et plus l’accélération sera faible pour la même force.

Et là  se trouve un gros problème : la fusée va devoir accélérer son propre carburant. Pour bien comprendre le problème on va reprendre notre skateboard avec un sac de briques à lancer. On va considérer qu’on est dans le vide pour ne pas être gêné par l’air. Si le sac de brique contient une seule brique, lorsqu’on lance celle-ci, la force de réaction doit accélérer uniquement le skateboard et le lanceur. Si le sac contient 2 briques, la première brique lancée doit accélérer le skateboard, le lanceur mais aussi la 2ème brique encore dans le sac. La masse à accélérer avec la même force est plus importante donc cette brique est un peu moins efficace : elle donnera moins de delta-v que la seconde brique. Si le sac contient 100 briques, la première brique lancée devra accélérer les 99 briques qu’il reste dans le sac, produisant un delta-v très faible. On sent bien que si on veut  doubler le delta-v que l’on peut atteindre en skateboard en lançant des briques, il ne va pas suffire de doubler le nombre de brique. Augmenter trop la quantité de carburant risque de devenir assez rapidement inefficace.

En 1897 Konstantin Tsiolkovsky a publié une équation qui permet de calculer simplement le delta-v généré par n’importe quelle fusée, ou skateboard lanceur de brique. Cette équation fondamentale en astronautique est appelée l’équation de Tsiolkovski ou rocket équation.

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Sans rentrer dans les détails, cette équation dit que le gain de vitesse de la fusée ne dépend que de 2 choses : la vitesse d’éjection des gazs et le pourcentage de la masse de carburant par rapport à la masse totale de la fusée. On peut déduire de l’équation que le delta-v est directement proportionnel à la vitesse d’éjection de la masse. D’où l’importance de prendre des ergols très énergétiques, ou de lancer les briques très fort. La masse totale de la fusée n’a aucune influence sur son delta-v, ce qui compte c’est uniquement le pourcentage de la masse de la fusée prise par les ergols. Mais contrairement à la vitesse d’éjection des gaz, le delta-v n’est pas proportionnel au pourcentage de masse. Augmenter ce pourcentage n’améliore que très lentement le delta-v : il faut ajouter beaucoup de carburant sans alourdir le reste de la fusée pour augmenter un peu le delta-v.

Pour se rendre compte de l’inefficacité de l’ajout du carburant supplémentaire pour une fusée, on va appliquer l’équation de Tsiolkovski à notre skateboard :

Imaginons que le skateboard + le lanceur fasse 70 kg : c’est la masse à vide. On commence par prendre un sac de 50kg de briques : c’est la masse des ergols. Le lanceur est capable de lancer des briques à 30 km/h : c’est l’équivalent de la vitesse d’éjection des gaz pour notre fusée.

La masse totale du skateboard chargé est de 120 kg donc les ergols représentent 41 % de la masse totale. L’équation de Tsiolkovski nous dit que cela permet d’avoir un delta-v égale à 53 % de la vitesse d’éjection de la masse.

  • Lancer les 50 kg de brique à 30 km/h permettra donc d’atteindre la vitesse de 16 km/h.
  • Avec 100 kg de brique on atteint 26 km/h, soit 10 km/h de plus.
  • Avec 150 kg on atteint 34 km/h, soit encore 8 km/h de plus.

On voit que chaque paquet de 50 kg de brique ajouté est de moins en moins efficace car les briques ajoutées doivent aussi être accélérées. Se propulser de cette façon est tellement inefficace que même si on lançait la masse de la Terre derrière le skateboard, on attendrait seulement 1 vingtième de la vitesse nécessaire pour arriver en orbite.

Un petit outil en ligne très utile pour appliquer l’équation de Tsiolkovsky : http://www.quantumg.net/rocketeq.html

Application de l’équation : fusées parfaites

Les fusées lancent leur gaz de combustion bien plus vite que 30 km/h, mais elles aussi doivent accélérer leur carburant. Une fusée avec une masse à vide de 5 tonnes plus 5 tonnes d’ergols, et une vitesse d’éjection de ses gaz de 4 km/s peut espérer un delta-v de 2.7 km/s soit moins d’un tiers de ce qu’il faut pour atteindre l’orbite. Au final l’équation de Tsiolkovski nous dit que pour atteindre les 10 km/s de delta-v nécessaire à une mise en orbite avec une vitesse d’éjection des gaz de 4 km/s, il faut un rapport de masse de 12,5. Autrement dit peu importe la taille de la fusée, si notre moteur éjecte les gaz à 4 km/s,  il faut que les ergols représentent 92% de la masse de la fusée.

Malheureusement ce n’est pas si simple d’ajouter du carburant jusqu’à atteindre le bon ratio. Le but d’une fusée est de placer une charge utile en orbite, donc la masse à vide, est au minimum la masse de cette charge utile. Si on imagine un satellite de 5 tonnes, avec une fusée parfaite dont les moteurs, réservoirs et instruments n’aurait pas de masse, la fusée devra emporter au moins 60 tonnes de carburant. Mais les fusées ne sont pas parfaites. Si en plus du satellite de 5 tonnes on ajoute 5 tonnes pour les moteurs et les réservoirs : on passe à une fusée de masse totale de 130 tonnes. En réalité on ne sait même pas fabriquer des fusées assez légères pour avoir 92 % de leur masse en carburant avec les technologies actuelles. Les réservoirs contenant ces tonnes de liquide sont gigantesque et lourds.

Par exemple le réservoir externe orange de la navette spatiale américaine qui est un simple réservoir, sans moteur ou charge utile, pèse 25 tonnes à vide à lui tout seul.

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Réservoir externe de la Navette Spatiale Américaine

 

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Assemblage d’un réservoir de Navette Spatiale

Les moteurs nécessaires pour faire décoller de telles masses sont gros et lourds. Le moteur Vulcain de la fusée Ariane 5 pèse par exemple 2 tonnes. Il faut aussi ajouter à ça toute la structure, qui tient l’ensemble, les câbles, les système électrique, etc … On ne sait pas techniquement réaliser des fusées dont 92% de la masse est du carburant avec des moteurs atteignant les 4 km/s. On ne sait pas atteindre de cette manière les 10 km/s de delta-v nécessaire à une mise en orbite.

Il se trouve qu’on arrive bien à aller en orbite.  Il y a une astuce pour augmenter le delta-v sans meilleurs moteurs ou meilleurs matériaux.

Séparation en étage

Le problème pour atteindre des delta-v élevés est que, à la fin de la mise en orbite,  alors la fusée est presque vide, elle doit tout de même accélérer de grandes masses, constitué de réservoirs vides et de moteurs puissants et lourds, dimensionnés pour pousser la fusée alors que celle-ci était pleine. Accélérer cette masse est un énorme gaspillage d’énergie et donc de carburant.

La solution est de séparer l’accélération en plusieurs petites accélérations  au lieu d’une grande. 

S’il n’est pas possible de faire une fusée qui sait aller en orbite d’un coup, on sait faire une fusée qui fait la moitié du chemin, soit 5 km/s. Si on sait faire une fusée qui fait la moitié du chemin, on peut faire une 2ème fusée, plus grosse, qui fait l’autre moitié du chemin et qui a comme charge utile la 1ère fusée. 

C’est ce qu’on appelle les fusées à étage.

La fusée du bas décolle, mais quand il n’y a plus de carburant dans les réservoirs de ce 1er étage, la fusée se coupe en deux. Les moteurs du 2ème étage sont alors allumés. Le deuxième étage pèse moins lourd que la fusée totale donc sa structure est plus légère. De plus les moteurs du 2ème étage sont aussi moins lourds car ils ont besoin d’être moins puissants,  ce qui rend l’ensemble encore plus léger et efficace. Donc chaque kilogramme de carburant du 2ème étage sera beaucoup plus rentable en terme d’accélération, qu’un kilogramme de carburant utilisé pour le premier étage. Si on sépare en 2 étages qui doivent fournir chacun 5 km/s de delta-v, le ratio de masse de chaque étage doit être de seulement 73 %, ce qui est bien plus accessible que les 92 %.

On peut ainsi empiler plus d’étage. Les étages inférieurs doivent être énorme car leur charge utile est très lourde (vu qu’il s’agit de la somme de la masse de tous les étages supérieur) mais le ratio de masse à atteindre lors de la construction de la fusée est alors raisonnable. Les fusées orbitales ont au moins 2 étages mais beaucoup ont 3 étages ou même 4 étages. Les satellites ont aussi souvent un moteur et des ergols et peuvent être considérés comme un étage supplémentaire. Chaque étage supplémentaire augmente la masse, la complexité et le coût de la fusée : il faut développer des moteurs  différents pour chaque étage, des systèmes de contrôle, des systèmes de séparation, etc. Chaque séparation est une opération risquée et il faut faire un  compromis entre le nombre d’étage et la simplicité de la fusée.

Séparation d’un booster de navette spaciale : https://youtu.be/cLl7oqdm_B8?t=2m14s

Pour finir, on peut appliquer l’équation Tsiolkovski sur un exemple réel, le lanceur Falcon 9 v1.1 de SpaceX qui est une des fusées les plus récentes :

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Lancement d’une fusée Falcon 9

Ce lanceur est simple, il n’a que 2 étages et il est capable d’emmener environ 13 t en orbite basse. L’étage supérieur pèse seulement 5 t, et doit porter les 13 t de charge utile. Cette étage content 74 t d’ergol. Le carburant représente donc 80 % de la masse de l’étage. Ses moteurs utilisent du kérosène et la vitesse d’éjection des gaz est de 3.3 km/s. L’équation de Tsiolkovski donne un résultat de 5.4 km/s de delta-v pour cet étage.

L’étage inférieur pèse 28 tonnes qui contient 411 tonnes d’ergols. Il doit porter les 91 tonnes de l’étage supérieur plein, qui comptent dans la masse à vide du 1er étage. Le carburant représente donc 77 % du poids de l’étage ce qui lui donne un delta-v de 4.9 km/s.

Les 2 étages mis bout à bout donnent un delta-v total de 10.4 km/s ce qui est dans l’ordre de grandeur des 10 km/s nécessaire à mettre un satellite en orbite basse.

La Falcon 9 pèse donc 530 tonnes, dont 484 tonnes d’ergols, soit 91 % de la masse totale. Sans la séparation en étage, avec les même moteurs, la fusée n’aurait fournis que 8.1 km/s de delta-v et n’aurait pas atteint l’orbite. En tous cas les 13 tonnes de charge utile ne représente au final que 2,5 % de la masse de la fusée, qui elle mesure environ 70 m de haut.

Décollage d’une Falcon 9:  https://youtu.be/csVpa25iqH0?t=15m48s  . Sur cette vidéo on voit bien la séparation à 2m40 de vol.

Au final, pour avoir des delta-v élevés, il est extrêmement important que tous les éléments de la fusée soit le plus léger possible pour réduire la masse à vide, et avoir des moteurs très performants. Sans cela la fusée devient très rapidement gigantesque.

La première fusée orbitale est la fusée russe R-7 qui a réussi à mettre Spoutnik en orbite en 1957. La R-7 pesait 270 t soit 2 fois moins lourd que la Falcon 9, mais elle ne pouvait mettre en orbite que 500 kg. Spoutnik lui ne pesait que 84 kg soit 0.03% de la masse de la fusée. La R-7 utilisait aussi du kérosène mais la différence se fait sur l’efficacité des moteurs et la légèreté de la fusée vide.

Partie théorique : conclusion

Dans cette 1er partie on a vu que d’un point de vue théorique, aller dans l’espace est assez simple. Il suffit de répartir le delta-v en plusieurs étages et d’utiliser la “rocket equation” pour dimensionner chaque étage en partant du haut.

Le problème est que la physique nous dit que les fusées chimiques pour aller en orbite seront forcément très lourde, donc chères. Même pour mettre en orbite des petites masses, il faut d’énormes fusées. Un énorme véhicule,à usage unique pour le moment, coûte cher. Les tonnes de carburants coûtent cher aussi.

Dans la 2ème partie on va voir que leur taille n’est pas le seul défis auquel doivent faire face les fusées. Si on regarde de plus près ces gigantesques machines, on se rend compte que leur lancement demande beaucoup plus de subtilités qui n’y parait.

Quelques sources et pour aller plus loin :

Quote

Citation de Konstantin Tsiolkovsky :

« Tout d’abord , inévitablement , l’idée , le fantasme , le conte de fées . Ensuite , le calcul scientifique. En fin de compte , l’accomplissement couronne le rêve. »

Tsiolkovsky est né en 1857. Il a publié sa célèbre équation en 1897 et est mort en 1935, sans avoir jamais construit de fusée et apparemment il ne pensait pas que ses idées puissent un jour être réalisés. Il avait pourtant déjà tout inventé : les fusées à plusieurs étages, les ergols liquides, les stations spatiale, les sas, les systèmes de support vie. Il s’est arrêté à la 2ème partie de son rêve.

Concevoir une fusée : la pratique

Trajectoire

Dans la 1er partie, on a vu qu’il est très important d’être le plus léger possible. Si les moteurs puissants sont lourds pourquoi ne pas mettre des moteurs plus petits et prendre son temps pour accélérer ? On a vu que lors de la mise en orbite le but était d’accélérer bien plus horizontalement que verticalement. Du coup on peut se demander pourquoi on envoie les fusées  vers le haut et pas en diagonale.

Pour le dimensionnement des moteurs, il ne suffit pas de s’arracher à la gravité mais  il y a une réelle urgence à avoir les moteurs les plus puissants possible pour que la mise en orbite soit rapide. À chaque seconde que la fusée passe à accélérer vers le haut, la gravité accélère la fusée vers le bas ce qui consomme inutilement du delta-V. Monter pendant 1 minute fait perdre presque 600 m/s de delta-v soit presque 10% de l’objectif. Ces pertes de delta-v sont appelées les pertes gravitationnelles. Plus une fusée à des moteurs puissants et plus elle pourra finir sa mise en orbite rapidement et ainsi réduire les pertes gravitationnelles. Dès que la vitesse horizontale augmente, les pertes gravitationnelles diminuent pour devenir nulles quand la fusée a atteint la vitesse orbitale. Mais il y a d’autres  contraintes :

  • Un moteur trop gros sera lourd et cette masse va réduire le delta-v de la fusée.
  • Il ne faut pas non plus faire subir trop de “g” à la fusée. La structure pourrait ne pas supporter une accélération trop importante. À 4g par exemple, les étages supérieurs sont comme 4 fois plus lourds. Une fusée Falcon 9 a été détruite en juillet 2015 car une pièce défectueuse a lâché au moment où la fusée était à son maximum d’accélération. La charge utile aussi peut être fragile, notamment quand elle est humaine.
  • De plus, au décollage, l’air est dense. Si on va très vite en étant trop bas, on est très fortement freiné par l’air. En restant bas une fusée utilise énormément d’énergie à compenser la résistance de l’air. C’est pour minimiser cette perte de delta-v que les fusées commencent par monter : pour aller au plus vite à une altitude où l’air est moins dense.
  • La résistance à l’air, en plus de faire perdre du delta-v, peut mettre en péril la fusée. En allant vite, l’air applique une forte pression appelée pression dynamique. C’est la pression qu’on sent quand on passe la main en dehors d’une voiture. Cette pression augmente avec la vitesse mais décroît avec la baisse de la densité de l’air.  Avant que la densité de l’air ne baisse trop, la fusée passe par un maximum de pression. Ce moment est appelé Max Q est c’est considéré comme le moment le plus dangereux du vol. Pour la Navette Spatiale Américaine, Max Q survient environ 40 s après le décollage, à 11 km d’altitude et à une vitesse d’environ 1000 km/h.

Au final le dimensionnement des moteurs est le compromis entre les pertes atmosphériques et les pertes dues à la gravité, en prenant en compte les contraintes de poids des moteurs et de la structure. Cet équilibre explique la trajectoire d’une fusée. Une fusée part vers le haut pour chercher une atmosphère moins dense mais très rapidement elle va s’incliner. La fusée va lentement continuer à s’incliner jusqu’à arriver, en quelques dizaines de secondes, à une poussée presque horizontale. Une mise en orbite dure environ 10 minutes.

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Profil de montée d’une fusée Delta II, mis en évidence grâce à une pose longue.

Le moteur-fusée

Le moteur-fusée est le composant qui a la lourde responsabilité de convertir les ergols en poussée. Pour cela il doit accélérer les gaz de combustion le plus vite possible en ayant le meilleur rendement. Le moteur va jouer sur le terme “vitesse d’éjection de la masse” de l’équation de Tsiolkovski, qui est proportionnel au delta-v. Contrairement à l’ajout de carburant qui s’avère inefficace, un gain de 10 % sur le rendement du moteur induit directement un gain de 10% sur le delta-v. Les fusées peuvent être très lourdes, plusieurs centaines ou milliers de tonnes. La plupart de cette masse est constitué par les ergols, et tous ces ergols doivent être brûlés en seulement quelques minutes. Donc si on résume, il faut des moteurs très puissants pour soulever la fusée, capable de brûler très rapidement des tonnes d’ergols avec un bon rendement. Il faut aussi qu’ils soient le plus léger possible.

Le principe général est simple : faire venir les ergols des réservoirs dans le moteur, les faire brûler pour libérer leur énergie puis utiliser cette énergie pour fournir une force. Dans la pratique c’est un peu plus compliqué. Je vais expliquer le fonctionnement général d’un moteur fusée, mais pour les chiffres, j’illustrerai avec le moteur RS-25, qui est le plus performant des moteurs-fusées mais qui est plus complexe. Le RS-25 est le moteur principal de la navette spatiale américaine. La navette utilisait 3 moteurs RS-25 et le futur lanceur spatial américain SLS en utilisera 4.

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RS-25 au banc de test.

 

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Schéma de fonctionnement d’un moteur-fusée classique.

Chambre de combustion

Le cœur du moteur est la chambre de combustion. C’est une sorte de cocotte-minute avec un trou en bas et dans laquelle les ergols sont injectés par le haut et brûlés. L’efficacité d’un moteur augmente avec la température et la pression des gaz dans la chambre de combustion. On essaye donc d’avoir de très hautes pressions et de très hautes températures. La pression varie de 10 bars pour les moteurs peu puissants à plus de 200 bars pour les moteurs les plus puissants comme le RS-25. La température des gaz de la chambre de combustion dépend essentiellement des ergols utilisés, et peut atteindre 3300°C, Le point d’ébullition du fer  est environ 2800°C, donc à 3300°C le fer est vaporisé, et fondu depuis longtemps. On sait sans trop de problème résister à des grosses pressions, certaines bouteilles de plongés atteignent les 300 bars par exemple,  mais la température extrême est difficile à gérer et elle peut détruire la chambre de combustion très rapidement.

Il y a pas mal de technique pour tenter de résister à cette température :

  • On peut utiliser des matériaux comme le tungstène ou le graphique qui résistent très bien à la chaleur. Ils deviennent blancs et rayonnent la chaleur pour se refroidir. Ça peut être utilisé pour des petits moteurs uniquement.
  • La technique la plus utilisé est de se servir du carburant comme fluide de refroidissement. Les chambres de combustion des premiers moteurs-fuséess avaient une double paroi. On fait passer le carburant froid dans l’espace entre les 2 parois pour refroidir la paroi intérieure. Mais au fur et à mesure que les moteurs devenait plus puissant et efficace, la température et la pression augmentait et il a fallu améliorer la solidité et la résistance à la température. Dans les années 60, les parois des chambres de combustions était constitué de centaines de tubes de carburant soudées entre eux, un peu comme les palissade en bambous. Dans les moteurs les plus récent, comme le RS-25 ou les moteurs de SpaceX, la chambre de combustion est un seul bloc de cuivre dans lequel des milliers de micro sillons sont usinés. Le liquide de refroidissement est injecté dans ces sillons pour refroidir la chambre.
  • Une autre solution est d’injecter une fine pellicule de carburant sur les bords de la chambre. Ce carburant sans comburant va mal brûler et créer un film de gaz plus froid. Cette technique gaspille un peu de carburant mais est régulièrement utilisé en complément avec la précédente pour mieux protéger les parois.
  • Une dernière solution est de tapisser la chambre de combustion d’un revêtement ablatif. Ce revêtement va brûler et en brûlant il va générer une couche de gaz pas trop chaud qui isolera la paroi du gaz très chaud. Cette technique est utilisée pour les booster à poudre, ou le carburant étant solide, il ne peut servir de liquide de refroidissement.

 

Chambre de combustion d’un moteur Merlin 1C de SpaceX On voit les sillons pour faire passer le carburant.
Chambre de combustion d’un moteur Merlin 1C de SpaceX On voit les sillons pour faire passer le carburant.

 

Structure de parois de refroidissement.
Structure de parois de refroidissement.

 

Dans la chambre de combustion les ergols arrivent via les injecteurs, ou la plaque d’injection. En effet, il s’agit d’une plaque percée de centaines de petits trous. C’est un peu comme un pommeau de douche, mais la grande différence est que les trous sont en alternance une arrivée de carburant et une arrivé de comburant. Je vous laisse imaginer la tuyauterie derrière. Ce système d’injection complexe est là pour créer la réaction la plus stable possible. Si les 2 réactifs sont mal mélangés il peut y avoir des instabilités dans la combustion. Et toute instabilité de la combustion peut détruire le moteur :

  • Par exemple, les gaz pourraient se mettre à vibrer avec une grande intensité et détruire les composants fragiles autour du moteur.
  • La combustion pourrait se transformer en une détonation ce qui provoque une onde de choc qui peut détruire la chambre de combustion
  • Et puis les instabilités des gaz peuvent perturber le fragile équilibre thermique au niveau de la paroi de la chambre et percer un trou, ce qui conduira à la destruction du moteur.

C’est donc une cocotte-minute assez complexe !

Système d’injection du RS-25
Système d’injection du RS-25

 

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Système d’injection d’un moteur F1 (Saturn V). On remarque bien la paroi de la chambre faite de tubes soudés entre eux.

Tuyère

Le bas de la chambre de combustion n’est pas fermé, c’est par là que les gaz s’échappent. Ils s’échappent en traversant la tuyère.

Une tuyère a pour but de transformer des gaz chauds sous haute pression et immobiles, en gaz moins chauds, sous basse pression mais allant très vite. En gros une tuyère convertit l’énergie thermique et élastique des gaz en énergie cinétique. On se rappelle que c’est accélérer les gaz qui, par réaction, pousse la fusée.

Les tuyères de moteur-fusée ont 2 parties. La première partie est appelée le convergent, il s’agit d’un cône coupé et ouvert dont la sortie est plus petite que l’entrée. La pression va pousser les gaz dans ce cône et la mécanique des fluides nous dit que si le diamètre d’un tuyau diminue, la vitesse du fluide augmente et la pression diminue. C’est ce qu’il se passe dans le convergent. Il se trouve que les gaz ne peuvent pas dépasser la vitesse du son avec une tuyère convergente. En vitesse supersonique certaines lois de la mécanique des fluides s’inversent : il faut augmenter le diamètre du tuyau pour augmenter la vitesse et diminuer la pression. Un autre cône dans l’autre sens, appelé divergent, est accolé au convergent. Ce cône a la sortie plus large que l’entrée. Une fois passé le col à la vitesse du son, les gaz vont continuer à accélérer en étant décompressé et refroidis.

C’est le divergent que l’on voit bien sur les photos de moteurs-fuséess, mais la tuyère complète avec le convergent ressemble plutôt à un sablier.

Dans l’atmosphère, l’optimal est quand les gaz de sortie ont la même pression que la pression atmosphérique, une basse température et une vitesse très élevée. La détente des gaz est d’autant plus poussée que la tuyère est longue mais attention car il est possible de trop détendre le gaz par rapport à la pression atmosphérique : dans ce cas la dépression aspire la fusée vers le bas et il y a une perte de rendement. Un problème est que la pression atmosphérique varie avec la progression du vol. Les tuyères des lanceurs sont donc souvent trop longues pour la pression au sol, elles détendent trop le gaz qui se retrouve alors en dessous la pression atmosphérique. On peut le remarquer facilement sur toutes les images de moteurs-fusées allumés au sol : la flamme converge vers le centre parce que sa pression est plus faible que la pression atmosphérique. Ce n’est pas du tout intuitif : on a un gaz très chaud, et très rapide mais pourtant la tuyère a tellement bien fait son boulot que la flamme se fait compresser par l’air ambiant ! Par contre dès que la fusée prend de l’altitude la pression atmosphérique diminue et la longueur de la tuyère devient trop faible. On le remarque aussi facilement, sur toutes les photos ou vidéos de fusées à haute altitude : la pression de la flamme est supérieure à la pression atmosphérique et celle-ci se dilate très fortement en sortie de tuyère, on a alors une énorme flamme. Dans le vide, comme la pression atmosphérique est quasiment nulle, on peut détendre les gaz bien plus que si l’on se trouve au sol. Les moteurs des étages supérieurs ont donc des tuyères bien plus grandes. La version optimisée pour le vide d’un moteur-fusée a toujours une meilleure efficacité que la version sol. Pour un même moteur il peut y avoir des grosses variations d’efficacité en fonction de l’altitude. Par exemple  le RS-25 a une vitesse d’éjection des gaz de 4.4 km/s dans le vide et seulement de 3.5 km/s au sol.

Cette variation d’efficacité de la tuyère avec l’altitude est aussi une des raisons qui fait qu’il est plus intéressant d’avoir plusieurs étages. Cela permet d’avoir des étages supérieurs utilisant des tuyères optimisées pour le vide.

Exemple du 1er étage de Saturn V en sous-expansion : la tuyère ne détend pas assez les gaz qui se dilatent à la sortie de la la tuyère.
Exemple du 1er étage de Saturn V en sous-expansion : la tuyère ne détend pas assez les gaz qui se dilatent à la sortie de la la tuyère.

Exemple de moteur en sur-expansion
Exemple de moteur en sur-expansion. Le moteur à trop dilaté les gaz qui voient leur pression plus faible que la pression atmosphérique. L’atmosphère compresse les gaz à nouveau ce qui les chauffe déclenche une nouvelle combustion du carburant non brûlé (shock diamond), ce qui dilate, mais trop vite, donc de nouveau sur expansion, puis compression, etc.

La photo du RS-25 au début du chapitre est un bon exemple. On voit une forte sur-expansion et un beau shock diamond. La vidéo de la Falcon 9 aussi. De manière général, presque toutes les fusées décollent en sur- expansion et arrêtent leur 1er étage en forte sous-expansion.

Pressurisation

On a vu tout ce qui est nécessaire pour avoir de la poussé mais notre moteur a encore un petit problème. On a dit que les ergols sont injectés dans la chambre de combustion, qui est à haute pression, entre 10 et 250 bars. Mais comment injecter des liquides dans une chambre à haute pression ? Les fluides se déplacent des hautes pressions vers les basses pressions donc il faut forcément que la pression d’injection soit plus élevé que la pression dans la chambre de combustion, sinon les gaz de combustion vont remonter dans les réservoirs, ou du moins bloquer l’injection. Donc, comment injecter les ergols sous pression ?

Pour les petits moteurs peu puissants, avec une pression de chambre de 10 bars, le plus simple est de pressuriser les réservoirs d’ergols à une pression légèrement supérieur à la celle de la chambre, 15 bars par exemple. Cette solution est très simple, et ça rend les moteurs-fusées légers et faciles à concevoir. Mais dès que la pression de la chambre devient trop importante, des réservoirs capables de contenir plusieurs dizaines ou centaines de bars de pression auraient des parois tellement épaisses qu’ils seraient bien trop lourd. Il faut une autre solution. C’est là qu’on introduit les turbopompes, la partie des moteurs-fusées la plus chère et difficile à mettre au point.

Pour résumer, on utilise des pompes pour mettre sous pression les ergols juste avant l’injection, comme ça seuls quelques tuyaux doivent résister aux hautes pressions. Ce qui rend complexe ces pompes c’est qu’elles doivent pomper des volumes de liquides énormes et fonctionner à des températures très basses tout en restant légères, compactes et avec un très bon rendement. Un moteur RS-25 doit pomper 1300 litres d’ergols par seconde. Il y a toujours au moins 2 turbopompes pour un moteur fusée : une pour le carburant, une pour le comburant, mais pour atteindre des pressions élevés, il faut parfois mettre plusieurs turbopompes bout à bouts. Ces pompes tournent à très grande vitesse. Dans le cas du RS-25, la chambre de combustion fonctionne à une pression de  205 bars. La turbopompe à hydrogène tourne à 35000 tours par minutes  (2 fois plus que le moteur d’une formule 1) pour mettre le liquide à une pression de 450 bars. L’oxygène étant bien plus dense, la turbopompe à oxygène liquide ne tourne qu’à 28000 tours par minute mais a le boulot désagréable de devoir mettre sous pression de l’oxygène liquide. L’oxygène liquide a tendance à oxyder tout ce qui rentre en contact, et enflammer tout ce qui s’oxyde au moindre échauffement. Cette pompe porte l’oxygène liquide à 300 bars.

Le problème c’est qu’il faut alimenter ces pompes. Il n’est pas possible d’utiliser des batteries, c’est trop lourd. Les pompes d’un RS-25 consomment 70 MW, soit l’équivalent de 1300 moteurs de Peugeot 206, ce qui viderait les batteries de la plus grosse voiture électrique en 6 secondes. Dans la plupart des cas, pour alimenter leurs pompes, le moteur prélève une partie des ergols qu’il fait brûler dans une petite chambre appelée le générateur de gaz. Les gaz de combustion sont utilisés dans une ou plusieurs turbines qui permettent de faire tourner les compresseurs des turbopompes. Ces gaz de combustions sont dans la plupart des cas perdu.

Les turbopompes sont réputés être extrêmement difficile à concevoir et constituent plus de la moitié du prix d’un moteur fusée.

Turbopompes d’un RS-25 sous quelques tuyaux
Turbopompes d’un RS-25 sous quelques tuyaux

Ce qui se passe quand une turbopompe foire

Bilan

Les moteurs fusée sont souvent très puissant pour leur poids et leur encombrement. Le plus puissant moteur d’avion, qui propulse le Boing 777 fournis poussée qui permettrait de soulever 52 voitures. Ce moteur pèse un peu plus de 8 tonnes. Le RS-32 ne pèse que 3 tonnes et pourrait soulever une pile de 230 voitures. Un RS-25 coûte 50 millions de dollars pièce soit le prix d’un A320.

 

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Les 3 RS-25 au décollage de la Navette Spatiale Américaine

Test d’un RS-25 : https://www.youtube.com/watch?v=GAIC4jnKl8s

Décollage de la navette spatiale avec 3 RS-25 : https://youtu.be/OnoNITE-CLc?t=1m19s (La vidéo est très impressionnante. On voit bien le choc de l’allumage, l’under-expansion, le mach cône, l’orientation des moteurs sur vérins (encore mieux à 0:56 s ) , etc. Plus loin on voit l’over-expansion sur les boosters)

Description complète du RS-25 : http://pages.erau.edu/~ericksol/courses/sp210/ssme.html

Saturn V

Contexte

Dans les années 50, les États-Unis et l’URSS sont en pleine guerre froide. Les fusées sont essentiellement des missiles nucléaires balistiques et les russes sont en avance. En 1957 l’URSS met en orbite le 1er satellite artificiel : Spoutnik 1. Il pesait 84 kg et a été mis en orbite avec le missile soviétique R-7, une fusée à 2 étages de 280 tonnes. Les américains répliquent 5 mois plus tard, mais avec un satellite beaucoup plus modeste, Explorer 1, qui pesait seulement 13 kg. Explorer 1 a aussi été lancé depuis un missile balistique, modifié, de 30 tonnes et 4 étages. En 1961 l’URSS envoie le 1er homme dans l’espace, Youri Gagarine. De même les américains répliquent quelques mois plus tard avec encore une performance modeste : seulement 3 minutes d’apesanteur contre une orbite entière de 1h30 pour les russes. Les américains sont globalement choqués par leur infériorité.

John Kennedy, récemment élu cherche alors un objectif ambitieux pour battre les soviétiques et montrer la supériorité scientifique, industrielle et idéologique américaine. Il est décidé d’envoyer des hommes sur la Lune avant la fin de la décennie. Il confirme cette décision dans un célèbre discours en 1962.

Discours de Kennedy : https://youtu.be/ouRbkBAOGEw?t=8m39s 

1. we_choose_to_go_to_the_moon     

« We choose to go to the Moon. We choose to go to the Moon in this decade and do the other things, not because they are easy, but because they are hard, because that goal will serve to organize and measure the best of our energies and skills, because that challenge is one that we are willing to accept, one we are unwilling to postpone, and one which we intend to win, and the others, too. » John Fitzgerald Kennedy

« Nous avons choisi d’aller sur la Lune. Nous avons choisi d’aller sur la Lune au cours de cette décennie et d’accomplir d’autres choses encore, non pas parce que c’est facile, mais justement parce que c’est difficile. Parce que cet objectif servira à organiser et à offrir le meilleur de notre énergie et de notre savoir-faire, parce que c’est le défi que nous sommes prêt à relever, celui que nous refusons de remettre à plus tard, celui que nous avons la ferme intention de remporter, tout comme les autres. »

Programme Apollo

Le programme Apollo est lancé. La Nasa, créé en réaction à Spoutnik 1,  va voir son budget exploser pour passer de 4 milliard de dollars en 1960 à 44 milliard en 1966. Elle va employer jusqu’à 400 000 personnes. Le but est d’aller sur la lune. Comme on l’a vu, pour aller dans l’espace et y naviguer il faut du delta-v.

On a donc besoin de :

  • 10 km/s pour aller en orbite
  • 6 km/s pour aller se poser sur la lune
  • 3 km/s pour revenir

Pour revenir, il n’est pas nécessaire de se remettre en orbite autour de la terre ou d’annuler les 10 km/s de delta-v. Il suffit de rentrer dans l’atmosphère terrestre et de l’utiliser pour freiner. Le retour est donc très économe. La somme fait tout de même 19 km/s de delta-v.

Pour cela une mission Apollo est découpée en 2 parties : la fusée et le train lunaire, qui est la charge utile de la fusée. Le train lunaire est une ensemble de vaisseaux habités qui font l’aller-retour vers la lune et qui peuvent être considérés comme une petite fusée à 3 étage. Ces vaisseaux ne doivent pas être déposés en orbite basse terrestre, mais mis sur une trajectoire qui passe près de la lune et qui demande depuis la surface de la terre, environ 13 km/s de delta-v.

Donc il faut une fusée géante pour fournir 13 km/s de delta-v à une charge utile de 47 tonnes. Cette fusée, la plus puissante jamais construite, s’appelle la Saturn V. Elle possède 3 étages et pèse 3000 tonnes au décollage (soit environ 40 Airbus A320 au décollage). Elle fait 110 m de haut pour 10 mètres de diamètre à sa base.

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Saturn V et sa charge utile
Saturn V et sa charge utile

 

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Apollo 15

Détail du delta-v d’un mission Appolo :

  • Saturn V
    • 1er étage 1 : + 2680 m/s
    • 2ème étage 2 : + 4160 m/s
    • 3ème étage – 1er allumage : +  980 m/s
    • 3ème étage – 2ème allumage : + 3000 m/s
  • Module de commande
    • 2800 km/s de delta-v
  • LEM
    • descente 2 470 m/s de delta-v
    • montée 2 220 m/s de delta-v

Liftoff

Je vais détailler le décollage et le vol d’une fusée Saturn V.  Gardez en mémoire que chaque mécanisme n’est pas gratuit : ça augmente  la masse à vide, et donc réduit le delta-v !

Profil d'accélération de la fusée Saturn V : On remarque les baisses d'accélération lié aux séparations d’étages et au arrêt de moteurs
Profil d’accélération de la fusée Saturn V : On remarque les baisses d’accélération lié aux séparations d’étages et au arrêt de moteurs.

  • t – 9 s : La séquence d’allumage commence. Les 5 moteurs F-1 du 1er étage de la fusée démarre à tour de rôle pour réduire la charge sur la structure. Ces moteurs consomment du kérosène et de l’oxygène liquide.
  • t + 0 s : La fusée est maintenue au sol. Si la poussée de tous les moteurs est bonne, la fusée est relâchée. Sinon, les moteurs sont arrêtés et le décollage annulé.
  • t + 12 s : La fusée s’est inclinée de 1° en orientant la tuyère de ses moteurs. Le but est d’éviter de retomber sur le pas de tir en cas de problème. Les 4 moteurs extérieurs sont montés sur vérins et peuvent pivoter de 6° sur 2 axes. Cela permet de contrôler la trajectoire de la fusée.
  • La poussée des moteurs du 1er étage ne permet de porter que 3400 tonnes, soit pas beaucoup plus que les 3000 tonnes de la fusée. En conséquence, la Saturn V s’élève très lentement dans les airs.
  • Les moteurs brûlent 13 tonnes d’ergols par seconde. Pour les réservoirs c’est un peu comme un piston qui descend. Si on ne fait rien, la dépression causée par la descente du niveau des ergols empêche les turbopompes des moteurs d’aspirer efficacement. Cela risque de réduire la poussée ou d’étouffer les moteurs. Pour éviter ce problème, au fur et à mesure qu’ils se vident, les réservoirs sont remplis avec de hélium ou de l’oxygène gazeux sous pression.
  • t + 1 min 20 s : Max Q atteint. La fusée est à 13 km d’attitude et atteint 686 m/s (2 fois la vitesse du son).
  • t + 2 min 15 s : Le 1er étage contient 2100 tonnes d’ergols sur les 3000 tonnes de la fusée. Les moteurs allègent la fusée de 13 tonnes par secondes et rapidement les moteurs qui étaient à peine suffisant pour faire décoller la fusée deviennent surdimensionnés. Le moteur central est arrêté pour ne pas accélérer à plus de 4G et préserver la structure et l’équipage.
  • t + 2 min 41 s : Le carburant est épuisé, les moteurs du 1er étage sont arrêtés.
  • t + 2 min 42 s : Séparation du 1er étage. Des boulons explosifs sont déclenchés pour couper les liaisons entre les 2 premiers étages.
  • 8 rétrofusées sont alors allumées sur le 1er étage pour le freiner. En effet même arrêtés, les moteurs gardent une poussée résiduelle à cause des restes de gaz chaud. Cette poussée serait suffisante pour provoquer une collision avec le 2ème étage.

Separation du 1er étage d’Apollo 11

  • À ce moment, le 2ème étage se retrouve dans une situation délicate. Il est à 67 km d’altitude donc il n’y a plus d’effet aérodynamique sensible. Et sans accélération il est en situation de chute libre. Les ergols contenus dans les réservoirs  se mettent à flotter, et se mélanger avec l’hélium de pressurisation. Au moment de démarrer, les turbopompes des moteurs du 2ème étage, vont avoir du mal à aspirer les ergols, et risquent d’aspirer de l’hélium. Pour éviter ce problème, 4 petites fusées à ergol solide accrochées sur les bords de l’étage, appelés fusées de tassement, vont s’allumer et accélérer légèrement l’étage. Cela suffit à plaquer les ergols  vers le fond des réservoirs et permet à l’allumage des moteurs de se dérouler dans de bonnes conditions.
  • Dès que les moteurs du 2ème étage ont atteint 90% de leur poussée, les fusées de tassement sont éjectées pour alléger l’étage.

Séparation Apollo 4 (https://www.youtube.com/watch?v=9DNnZ82Kg3w)

  • Les 5 moteurs J-2 du 2ème étage utilisent de l’hydrogène liquide et de l’oxygène liquide ce qui permet une bien meilleure efficacité que le 1er étage.
  • t +  3 min 20 s : La tour  de sauvetage est éjecté. C’est une petite fusée de 4 tonnes accroché tout en haut de la fusée. Elle est utilisée en cas de défaillance du lanceur pour éjecter la capsule habitée et sauver l’équipage.
  • t + 4 min 20 s : Le moteur central est arrêté pour limiter l’effet pogo. L’effet pogo est un problème récurrent des fusées à ergol liquide. Des fluctuations de poussée des moteurs se répercutent sur la structure et les ergols. L’oscillation des ergols en retour fait osciller la poussée des moteurs en jouant sur leur alimentation. Si ce phénomène entre en résonance, les oscillations peuvent détruire les structures ou les moteurs. C’est ce qui c’est d’ailleurs passé pour Apollo 13, ou le moteur central s’est arrêté avant l’heure. Les 4 autres moteurs ont dû compenser cette défaillance.
  • Au bout d’une poussée de 6 minutes et 430 tonnes d’ergol brûlés. Le 2ème étage s’arrête. La fusée est alors à 175 km d’altitude et va à 7 km/s. Elle est presque en orbite.
  • t + 9 min 10 s : Il y a un nouvel événement de séparation similaire au 1er puis l’unique moteur J-2 du 3ème étage démarre et commence à brûler les 105 tonnes d’ergols restant.
  • t + 11 min 40 secondes : Au bout de 2 min 30, le moteur s’arrête alors qu’il est loin d’avoir  brûlé tout le carburant.
  • En fait la fusée est arrivée en orbite terrestre. Elle est en orbite très basse, 190 km d’altitude et va à 7.8 km/s. Une pause est prise pour vérifier l’état du vaisseau et préparer l’injection lunaire.
  • t + 2 h 44 min : le moteur du 3ème étage de la fusée est rallumé. On a le même problème d’ergols en apesanteur qui ont eu beaucoup de temps pour se balader dans les réservoirs. Or on a déjà utilisé les  mini-fusées lors de la précédente séparation. Un autre problème est qu’il faut orienter la fusée dans la bonne direction avant d’allumer le moteur. 2 modules sont accrochés en bas de l’étage. Chaque module contient 4 moteurs-fusées miniatures, des réservoirs d’hydrazine et de peroxyde d’azote, un carburant et un comburant stable à température ambiante. Ces moteurs sont très simples et peuvent s’allumer pour seulement 70 ms. L’ensemble de ces systèmes permet de contrôler la rotation de l’étage selon les 3 axes et fournir la poussée nécessaire à plaquer les ergols au fond des réservoirs.
  • Le moteur va alors être allumé pendant 6 minutes pour amener le train lunaire sur une trajectoire d’injection lunaire, à 11.2 km/s.

Le train lunaire arrive 4 jours plus tard à proximité de la lune.

Décollage de Saturn V pour la mission Apollo 11 : https://www.youtube.com/watch?v=GXTaiQZWHWs

Von Braun devant les moteurs F1 du 1er étage de la fusée Saturn V
Von Braun devant les moteurs F1 du 1er étage de la fusée Saturn V

 

Bilan

Au final le programme Apollo aura permis à 6 équipages de se poser sur la lune et coûta 163 milliards de dollar. L’objectif d’impressionner le monde est remplis, mais le désintérêt rapide du public et la guerre du Vietnam change les priorités, et la Nasa voit son budget fondre. Les dernières missions sont annulées.

Pendant ce temps, l’URSS avait aussi son programme lunaire habité. Il n’a pas abouti à cause de désaccords internes et de problèmes de développements. Il fut abandonné en 1974. La fusée N1, équivalente soviétique de la Saturn V, pesait 2700 tonnes et mesurait 110 mètres de haut. Ses 4 étages utilisaient du kérosène contrairement aux 2 étages supérieurs de la Saturn V, ce qui la rendait moins efficace. Le 1er étage avait 30 moteurs et le réseau de tuyaux pour les alimenter était très complexe, et les vibrations mal maîtrisés. Les 4 tirs d’essais ont tous été des échecs à cause d’explosion de turbopompes, de l’effet pogo ou de perte de contrôle.

  • Lors du 1er tir, après 6 secondes, l’effet pogo détruit un tuyau d’alimentation en oxygène du moteur #2. 20 secondes plus tard, un tuyau de kérosène casse, les 2 réactifs provoquent un incendie. Le calculateur panique et arrête tous les moteurs.
  • Lors du 2ème tir, une petite pièce métallique passe dans la turbopompe à Oxygène du moteur #8 qui explose juste avant le décollage. Cela endommage pas mal de canalisations autour et provoque un incendie. Tous les moteurs sont  arrêtés sauf 1 et la fusée s’écrase sur le pas de tir. C’est la plus grosse explosion non nucléaire d’origine humaine.
  • Lors du 3ème tir, la fusée se met rapidement à tourner sur elle-même et la fusée échappe à tout contrôle avant de se désintégrer.
  • Lors du 4ème tir, après 107 secondes de vol l’effet pogo détruit la turbopompe à oxygène du moteur numéro 4. La fusée est à nouveau détruite.

Le programme lunaire russe restera confidentiel et nié par l’URSS jusqu’en 1985.

Perspectives

Sans budget conséquent et un gros enthousiasme de l’opinion publique il n’y a peu d’espoir de voir les états financer à nouveau des fusées aussi grosses. Le renouveau arrivera peut-être d’entreprises privées soutenues par des milliardaires motivés par la passion plutôt que par l’argent. La société privée SpaceX est particulièrement ambitieuse et est en train de révolutionner le domaine du lancement spatial. Elle vise à terme à construire une fusée plus grosse que Saturn V pour aller sur Mars, et mise sur la réutilisation complète pour réduire le coût de l’accès à l’espace. Depuis décembre 2015, SpaceX a réussi à récupérer en bon état six 1ers étages et prévoyait d’en faire revoler un avant la fin de l’année 2016.

Ce dossier ne parlait que des lanceurs, pour atteindre l’orbite. Une fois dans l’espace la problématique de delta-v reste, mais il y a plein de piste pour faire mieux que la propulsion chimique. Mais pour atteindre l’orbite les alternatives relèvent actuellement de la science-fiction.

Quote

Citation de Wernher von Braun :

« Our two greatest problems are gravity and paper work. We can lick gravity, but sometimes the paperwork is overwhelming.»

« Nos deux problèmes sont la pesanteur et la paperasse. On peut vaincre la pesanteur, mais parfois la paperasse est écrasante. »

Von Braun est un ingénieur allemand qui a entre autre dirigé le programme des fusées V2 pendant la 2ème guerre mondiale. Récupéré après la guerre par les américains il a été le concepteur de la fusée Saturn V.

Quelques sources pour aller plus loin :

Podcast Science 268 – Les lanceurs spatiaux

 

Sur Podcast Science, on a parlé de satellites et de sondes et plus précisément de Voyager et de Hubble, mais jamais de comment on envoie quelque chose dans l’espace.

Pourtant, l’accès à l’espace est un des principaux freins à l’exploration spatiale.

Une mise en orbite coûte encore plus de 10000 $ par kg, presque 60 ans après Spoutnik.

De même, entre 1961 et 1975, 12 hommes ont marché sur la lune, et personne depuis plus de 30 ans. Autre exemple, il n’y a jamais eu plus de 13 humains en même temps dans l’espace.

Pourtant, en 60 ans l’aviation est devenu omniprésente et à portée de tous. Quel est la différence avec le spatiale ?

Le dossier de la semaine

» Les lanceurs spatiaux par Frédéric BERTOLUS

Les images de la soirée

La quote de la semaine

Citation de Konstantin Tsiolkovsky :

« Tout d’abord , inévitablement , l’idée , le fantasme , le conte de fées . Ensuite , le calcul scientifique. En fin de compte , l’accomplissement couronne le rêve. »

HS LyonScience 2016

Le 7 février dernier a eu lieu LyonScience 2016. Un événement organisé par nos amis lyonnais, membres ou proches du Café de Sciences. Podcast Science y était pour quelques interventions, mais aussi pour enregistrer tout ça, voici donc le montage de ce merveilleux évènement! Pour plus d’informations et notamment les versions écrites des interventions rendez-vous sur le site: www.lyon-science.fr .

 

Les ondes gravitationnelles avec Michele Maggiore

Ce dossier a été enregistré dans l’épisode 257 de podcast Science, retranscription réalisée par Stéphanie, merci à Johan pour la relecture !

Alan : (A) Il y a deux mois, les chercheurs américains de LIGO (Laser Interferometer Gravitational-Wave Observatory) nous annonçaient qu’ils avaient pour la première fois observé des ondes gravitationnelles. Le lendemain, tous les médias en parlaient, il s’agit alors de la “découverte du siècle”. Mais pourtant, comme d’habitude, au bout d’une semaine, l’info est devenue “tiède”, “fade”, “has-been”. Comme à podcast Science, nous n’aimons pas faire du sensationnalisme, un peu plus d’un mois après l’annonce officielle, nous recevons le professeur Michele Maggiore de l’Université de Genève pour répondre à nos questions, dans une longue interview à tête reposée !

Samuel et le Pr. Maggiore
Samuel et le Pr. Maggiore

Rapide tour de table virtuel et physique: Irene (I) depuis Santa Barbara, Nico (N) depuis Paris, Robin (R) depuis Paris aussi, Johan (J) depuis Paris aussi pour une fois, et autour de notre table physique à Lausanne,  notre community manager préféré Samuel (S) à Lausanne, et notre invité le professeur Michele Maggiore (MM), le professeur de physique de Samuel. Merci beaucoup d’avoir accepté notre invitation !

MM : C’est un plaisir.

A : Au sommaire de cette émission : c’est une émission de type interview. Vous n’avez pas trop eu l’occasion d’entendre Samuel sur nos ondes. Pourtant, il fait partie de l’équipe, en tant que Community Manager, il gère les réseaux sociaux, nous ramenant chaque jour de nouveaux auditeurs. Et pour une fois, il nous a ramené un invité de marque et c’est donc lui qui fera la présentation et l’interview de Michel Maggiore ce soir. A toi Sam !

S : Je vais commencer par encore une fois remercier vraiment le professeur Maggiore d’avoir pu venir aujourd’hui, je sais qu’il est beaucoup pris justement à cause de cette découverte des ondes gravitationnelles. Donc pour le présenter rapidement, un vrai spécialiste du domaine, est-ce qu’on peut dire ça professeur ?

MM : Oh c’est un domaine sur lequel je travaille depuis une vingtaine d’années environ.

Gravitational Waves Volume 1: Theory and Experiments Oxford University Press
Gravitational Waves
Volume 1: Theory and Experiments
Oxford University Press

S : Ah oui et notamment vous écrit un livre de cours sur le sujet, c’est vraiment votre spécialisation.

MM : Oui, un livre qui est utilisé par les chercheurs dans ce domaine.

S : D’accord.

MM : Un grand livre de 600 pages, un deuxième volume qui est en train de se terminer.

S : Bousculez-vous pour l’acheter quand il sortira en librairie ! On va commencer tout de suite, et je pense qu’il faudrait d’abord commencer par le commencement, mais que sont les ondes gravitationnelles ?

MM : Alors là il faut peut-être mentionner que c’est une notion qui vient de la relativité générale de Einstein, une des plus belles théorie du XXème siècle [voir également l’épisode 226 avec Jean-Philippe Uzan sur les 100 ans de la relativité générale]. La relativité générale change vraiment notre vision de l’espace et du temps par rapport à la vision newtonienne qui est celle de la physique classique et aussi celle de notre intuition de tous les jours. En particulier dans notre intuition de la vie de tous les jours, l’espace, le temps, sont un cadre immuable, fixe, quelque chose qui est là. C’est là où les choses se passent mais ce n’est pas la chose intéressante en soi. Quand on est à l’école on commence par dessiner des axes cartésiens, et ça c’est une manière de mesurer l’espace. Mais l’espace c’est un contenant un peu vide en soi, ce sont les choses qui se passent dans l’espace et dans le temps qui sont intéressantes. Par contre dans la vision d’Einstein, c’est très différent et assez révolutionnaire. L’espace et le temps deviennent des acteurs, et même parmi les acteurs les plus intéressants. C’est un peu comme si on allait dans un théâtre pour écouter un opéra et à un certain moment ce sont les planches qui se mettent à chanter, et ce n’est pas ce à quoi on s’attend !

A : Je crois que c’est la plus jolie image que j’ai jamais entendu pour parler de l’espace-temps, c’est superbe.

I : Ah oui ça c’est superbe, bravo ! Il n’y a que les italiens qui peuvent nous faire ça je pense. C’est d’un romantisme. [rires]

MM : Donc on se rend compte qu’il y a un acteur insoupçonné, et même que c’est l’acteur, le chanteur le plus intéressant. Comment est-ce possible que l’espace et le temps deviennent quelque chose de vivant, de dynamique ? Évidemment tout ce dont je vais parler a derrière un formalisme mathématique très précis dont on ne va certainement pas parler aujourd’hui.

A : Non effectivement.

MM : Donc il faut parler par analogie. Il y a des analogies, avec toutes les limites que ça a, qui permettent de comprendre ce qui est réellement “gravé dans la pierre” avec des équations, la théorie. Une très bonne analogie pour l’espace et le temps, c’est celle d’un tapis élastique. D’abord en effet l’espace c’est trois dimensions, le temps c’est une quatrième dimension. Pour visualiser sa courbure on aurait besoin d’une cinquième dimension, pour voir comment il s’est déformé, mais on n’a pas cette capacité de visualiser ni en quatre ni encore moins en cinq dimensions. Alors on peut imaginer que l’espace et le temps soient bi-dimensionnels, comme une feuille de papier, et utiliser la troisième dimension pour visualiser sa courbure. On peut imaginer l’espace-temps comme un tapis bi-dimensionnel, et vous prenez une masse, le soleil, et vous la posez sur le tapis et le tapis s’enfonce.

Influence d’une masse (ici, le Soleil) sur l’espace-temps, et donc sur les objets l’entourant (ici la Terre). Source : collaboration Ligo

Cette déformation du tapis c’est une manière de représenter quelque chose de mathématiquement précis qui nous dit que la distance entre les objets change. Si vous imaginez la distance entre deux objets qui sont sur le tapis, quand le tapis est lisse ou quand il est enfoncé, la distance a changé ! Donc l’espace-temps devient quelque chose de dynamique. Vous posez une masse sur le tapis et le tapis s’enfonce, ensuite vous regardez les mouvements des objets sur ce tapis, par exemple les planètes si on pense au soleil. Qu’est-ce qu’elles font les planètes ? Dans la vision newtonienne c’est une vision très “musculaire”, il y a une force, le Soleil, qui exerce une force sur les planètes et les planètes tournent autour du Soleil. Ca fait comme quand il y a une pierre attachée à une ficelle, et il y a vraiment une force qui tire la pierre, c’est une vision vraiment musculaire de la force de gravité dans la physique newtonienne.

Dessin de Puyo
Dessin de Puyo

Par contre dans la vision d’Einstein c’est différent, c’est très élégant. Effectivement, tous les objets dans ce tapis vont en ligne droite, mais c’est la notion de ligne droite qui change. Vous avez enfoncé ce tapis à cause du Soleil et du coup, un objet comme une planète qui se promène dans ce tapis, croit aller en ligne droite mais finalement c’est en ellipse qu’il tourne autour du Soleil. Comme quand on est sur la surface d’une orange ou d’une pomme, si on fait le tour on se retrouve au point de départ. Si on est une petite fourmi sur la surface d’une orange et qu’on bouge une patte après l’autre, on peut croire qu’on va en ligne droite, et c’est seulement après globalement qu’on se rend compte qu’on a fait un tour. Donc dans vision d’Einstein il n’y a pas cette notion de force, mais c’est l’espace-temps qui est déformé et cet espace-temps déformé détermine les mouvements de la matière. Alors ça déjà c’est une vision magnifique, révolutionnaire, qui a plein de conséquences expérimentales qui sont observées, je vais en mentionner simplement une avant d’arriver aux ondes gravitationnelles.

Une des photographies d'Eddigton, pendant l'éclipse du 29 mai 1919, présentée dans son papier de 1920 paper annonçant son succès, confirmant la théorie d'Einstein Source : "A Determination of the Deflection of Light by the Sun's Gravitational Field, from Observations Made at the Total Eclipse of May 29, 1919"
Photographie d’Eddigton, pendant l’éclipse du 29 mai 1919,
Source : “A Determination of the Deflection of Light by the Sun’s Gravitational Field, from Observations Made at the Total Eclipse of May 29, 1919”

Par exemple on peut se demander : que fait la lumière ? Est-elle attirée par la gravitation ou pas ? Dans la physique newtonienne on ne pouvait pas répondre à cette question parce que la physique newtonienne est intrinsèquement non relativiste. Elle est bonne pour les objets qui voyagent à une vitesse faible par rapport à la vitesse de la lumière, pour la lumière elle-même on ne peut pas l’appliquer. Donc c’est une question qui n’a pas de réponse, elle n’est même pas définie. Dans la théorie d’Einstein, la réponse est tout à fait évidente, qu’est-ce qu’elle fait la lumière dans le champ gravitationnel du Soleil ? Elle fait comme tout le monde, elle va en ligne droite, mais c’est la notion de ligne droite qui a changé. Du coup effectivement sa trajectoire est courbée par l’attraction du Soleil d’une manière que la relativité générale peut prédire quantitativement, qu’on a mesurée. Ça c’était la première expérience classique d’Eddington dans les années 20, et qui avait confirmé la relativité générale. Aujourd’hui il y plein de confirmations expérimentales très précises de la relativité générale au niveau de la partie par million (ppm). Donc la relativité générale est une théorie qu’on connait très bien, qui marche parfaitement bien.

On arrive à nos moutons qui sont les ondes gravitationnelles : les ondes gravitationnelles sont les vibrations de ce tapis. Si vous tapez sur ce tapis, vous générez des vibrations, pensez à ce tapis comme un tapis élastique. Vous avez des vibrations qui se propagent et donc ce sont des vibrations de l’espace-temps lui-même. Ici on peut se rendre compte que la notion d’onde a beaucoup changé par rapport à la notion classique.

Nous avons l’habitude de voir des ondes sur l’eau, on jette une pierre et il se forme des ondes dans l’eau. Évidemment dans ces ondes il y a un mouvement de matière, il y a des atomes, des molécules d’eau qui bougent quand l’onde passe. Dans l’électromagnétisme, les ondes électromagnétiques, c’est déjà une notion différente parce qu’il n’y a pas une substance qui bouge. Au XIXème siècle, quand les ondes électromagnétiques avaient été découvertes, les gens avaient d’abord postulé l’existence d’une chose qu’ils appelaient l’éther. Une substance qui devait bouger quand l’onde électromagnétique passait parce qu’on avait l’habitude qu’il y ait quelque chose qui bouge. Ensuite c’est encore la relativité, Einstein, et on a compris que non, il n’y avait rien, elles se propagent dans le vide. Mais ici c’est encore un saut de qualité dans l’abstraction ! Parce que là ce sont vraiment des ondes de l’espace-temps lui-même. C’est au fond la notion de distance entre les corps qui change de manière périodique, qui vibre, avec ces ondes gravitationnelles.

A : De toutes les prédictions qu’Einstein avait faites dans la théorie de la relativité générale c’était la dernière qu’on n’avait pas encore pu tester, c’est ça ?

Le pulsar PSR B1509-58, une étoile à neutrons qui tourne rapidement. Source : Chandra/WISE
Le pulsar PSR B1509-58, une étoile à neutrons qui tourne rapidement.
Source : Chandra/WISE

MM : Tout à fait, mais il faut dire que ce n’est pas une prédiction qu’on a testé maintenant avec cette découverte d’il y a quelques mois, elle avait déjà été testée dans les années 70. Donc du point de vue expérimental on savait déjà que les ondes gravitationnelles étaient belles et bien là. C’est très intéressant de comprendre comment ça a été possible. [Deux astrophysiciens américains, Joseph Hooton Taylor et Russell Hulse] ont découverts en 1974 un pulsar binaire. Alors qu’est-ce que c’est cet objet là ? Il faut dire que les étoiles ont une vie, elles naissent, elles continuent à vivre pendant, disons dix milliards d’années, comme notre Soleil, et après elles meurent. Quand elles terminent le combustible nucléaire, il y a toute une dynamique très compliquée. Un résultat de cette dynamique c’est que l’étoile s’effondre et forme ou bien un trou noir ou bien elle peut se stabiliser juste avant de devenir un trou noir, sous une forme que l’on appelle une étoile à neutrons.

C’est une étoile très petite, imaginez, pour une étoile comme le soleil, si on prenait toute sa masse pour former un trou noir, la taille serait de l’ordre de 3 kilomètres, donc rien ! Enfin quelque chose de l’ordre de quelques kilomètres. L’étoile à neutrons c’est une étoile qui s’est stabilisée contre cet effondrement gravitationnel, juste un peu avant de devenir un trou noir, donc c’est une dizaine de kilomètre de rayon, donc rien ! Imaginez un objet de la masse du soleil [1,9884 x 1030 kg] concentré dans quelques kilomètres ! Parfois il s’avère que les étoiles sont dans des systèmes binaires, en effet environ 30% des étoiles en gros sont dans des systèmes binaires. Une étoile explose et finalement termine sa vie comme étoile à neutrons, le système peut rester lié à une étoile normale, ça peut continuer pendant des milliers d’années. Quand la deuxième étoile arrive à la fin de sa vie, elle explose et elle peut devenir une étoile à neutrons et on peut rester avec un système de deux étoiles à neutrons liées en orbite l’une autour de l’autre. Que font ces objets ? Ils émettent des ondes gravitationnelles parce qu’ils sont accélérés l’un par l’autre, et dans cette situation on a ce tapis qui vibre ! Vous imaginez, ces deux étoiles qui bougent sur ce tapis, elles émettent des ondes gravitationnelles. Elles émettent des ondes gravitationnelles très très faibles et elles perdent de l’énergie à cause de ça, parce que les ondes gravitationnelles ont de l’énergie, pour les émettre il faut perdre de l’énergie, plus elles perdent de l’énergie, plus elles se rapprochent. C’est un processus très long, ça peut durer des centaines de millions d’années, mais plus elles se rapprochent plus elles émettent des ondes gravitationnelles, et plus elles émettent des ondes gravitationnelles, plus elles se rapprochent vite. Donc la dernière partie de ce processus est vraiment explosive et il y a une fusion des objets qui peut former un trou noir ou quelque chose de similaire.

Schéma du pulsar binaire PSR1913+16. Deux étoiles à neutrons orbitent l’une autour de l’autre. Quand les étoiles passent l’une près de l’autre elles émettent des ondes gravitationnelles. Source : nobelprize.org
Schéma du pulsar binaire PSR1913+16. Deux étoiles à neutrons orbitent l’une autour de l’autre. Quand les étoiles passent l’une près de l’autre elles émettent des ondes gravitationnelles.
Source : nobelprize.org

Ce qu’on a vu avec LIGO c’est la phase finale de ce processus pour un système de trous noirs. Le système où l’on avait déjà détecté les ondes gravitationnelles c’était un système de deux étoiles à neutrons qui émet des ondes gravitationnelles. On peut calculer qu’elles vont se réunir dans 85 millions d’années, donc ce n’est pas pour tout de suite !

A : On a le temps de se préparer [rires]

S : C’est ça.

Animation représentant le signal envoyé par un pulsar. Image Credit: Michael Kramer (University of Manchester)
Animation représentant le signal envoyé par un pulsar. Crédit: Michael Kramer (University of Manchester)

MM : Elles perdent un tout petit peu d’énergie et elles se rapprochent un tout petit peu. Ce qui est absolument fascinant c’est qu’on peut mesurer le rapprochement de deux étoiles. Plus précisément le changement de la période orbitale, du temps qu’elles mettent à faire un tour l’une autour de l’autre. Comment est-ce possible de mesurer cela dans un système qui est à des centaines de milliers d’années-lumières ? C’est parce que ces étoiles à neutrons émettent parfois un signal dans notre direction, on les appelle pulsar dans ce cas. Un signal électromagnétique qui nous arrive avec une série de clic-clic-clic. Parce que c’est un faisceau qui parfois arrive dans notre direction, ça fait comme un phare

Donc c’est un signal très régulier qui arrive de ce pulsar, du système binaire [PSR B1913+16] toutes les 59 millisecondes. Toutes les 59 millisecondes, on a un clic. C’est un peu comme une montre, mais c’est une montre d’une précision incroyable, parce que c’est très difficile de la perturber. Imaginez un objet qui pèse une masse solaire, qui est concentré dans 10 kilomètres, c’est très difficile de perturber la régularité de ce signal. En effet certains pulsars ont une régularité qui est tout à fait comparable à celles des horloges atomiques, donc la plus grande précision avec laquelle on est capable de mesurer le temps. On a donc ces clics très précis, mais il y a de petits effets qui permettent de voir que ce n’est pas exactement régulier parce qu’on a ce système binaire, ces deux étoiles à neutrons qui tournent l’une autour de l’autre. L’une c’est un pulsar, l’autre c’est probablement une étoile à neutrons mais qu’on ne voit pas comme le pulsar, mais il y a toute une série de modulations de ce signal. Vous imaginez, quand le pulsar est du côté de l’orbite le plus éloigné de nous, il émet ce signal, qui prend un peu plus de temps pour arriver vers nous, parce qu’il doit traverser la taille de l’orbite. Quand le pulsar est plus proche de nous, ça met un peu moins de temps. Également, quand le pulsar est de l’autre côté par rapport à nous, le signal doit s’enfoncer dans le tapis et remonter, donc il y a un tout petit retard. Ce sont tous des effets prédits et calculés par la relativité générale, qui nous permettent d’utiliser cette toute petite déviation dans leur régularité parfaite, pour comprendre comment est leur orbite et tous les détails de ce système. Vous imaginez qu’on a un signal toutes les 59 millisecondes, on a monitoré ce système pendant 20-30 ans, donc on a une précision incroyable sur les paramètres de ce système. Je peux vous donner un chiffre, c’est la période orbitale, le temps que le système prend pour tourner. La période orbitale de la terre autour du soleil est d’un an évidemment. Là c’est 0,3 jour, c’est 8 heures, je vais vous donner le nombre avec tous les chiffres qui ont été mesurés, pas parce qu’ils sont intéressants en eux-mêmes, mais parce que c’est intéressant de comprendre avec quelle précision on est capable de les mesurer. La période orbitale de ce système en jour est : 0.322997448930, avec une erreur de 4 sur le dernier chiffre.

A : C’est précis !

MM : Quelque chose de mesuré avec une douzaine de décimales c’est impressionnant ! On arrive à faire cela justement parce qu’avec un signal toutes les 59 ms sur 24 ans, vous arrivez à détecter toutes les petites émissions.

I : Mais c’est incroyable non ? C’est fou cette précision !

MM : C’est parmi les mesures les plus précises de la physique, c’est assez fascinant ! On peut mesurer avec cette précision et on peut calculer avec cette même précision. Parce qu’il y a plein d’effets dont il faut tenir compte pour calculer à ce niveau de précision. On peut aussi mesurer les masses de ces systèmes, et là aussi on a une précision incroyable, on sait que la masse du pulsar est 1.4414 masse solaire. C’est la masse connue avec la plus grande précision pour un objet en dehors du système solaire. Donc on connait tout de ce système.

A : D’accord. Je pense qu’on vous fera revenir sur les pulsars une fois.

I : Oui oui oui ! C’est un bon sujet effectivement.

MM : C’est passionnant.

I : Surtout que vous venez de dire que vous connaissez tout sur ces systèmes alors là j’avoue que je suis assez pantoise, donc je veux tout entendre !

Dégénérescence orbitale de PSR B1913+16. Les points indiquent les changements observés au cours du temps du périastre de l’orbitre. La ligne continue représente les prédictions de la théorie de la relativité générale. Source : J. M. Weisberg and J. H. Taylor, Relativistic Binary Pulsar B1913+16: Thirty Years of Observations and Analysis (2004)
Dégénérescence orbitale de PSR B1913+16. Les points indiquent les changements observés au cours du temps du périastre de l’orbitre. La ligne continue représente les prédictions de la théorie de la relativité générale.
Source : J. M. Weisberg and J. H. Taylor (2004)

MM : Juste pour conclure sur cet aspect-là, on peut calculer la variation de la période orbitale due à l’émission d’ondes gravitationnelles prédites par la relativité générale. On peut mesurer cette variation de la période orbitale donc on a mesuré et calculé ces choses, et elles sont en accord parfait avec la théorie avec encore une fois une précision à 5 ou 6 décimales. Donc on avait une preuve de l’existence des ondes gravitationnelles, la période orbitale change par émission d’ondes gravitationnelles, on ne détectait pas les ondes gravitationnelles elles-mêmes, mais le changement de la période orbitale, avec une très grande précision et en accord magnifique avec la prédiction de la relativité générale. Donc dans un sens on savait déjà qu’il y avait des ondes gravitationnelles, pour ces expériences Hulse et Taylor ont reçu le prix Nobel en 1993 donc il y a même le “tampon du prix Nobel” [rires].  On savait déjà expérimentalement que les ondes gravitationnelles existaient.

A : D’accord. Je me rends compte que je prends mes vieilles habitudes de dictateur mais c’est notre ami Sam qui va conduire l’interview. J’arrête d’interférer, Sam on t’écoute.

S : Donc vraiment la grande différence entre la découverte de LIGO et celle d’Hulse et Taylor, c’est vraiment le fait que LIGO c’est une observation directe c’est ça ?

MM : Tout à fait, il y a ce système de trous noirs qui est entré en fusion, c’est la phase finale, quelque chose d’explosif ! On reviendra sur à quel point ce fut explosif… Ca a émis une quantité énorme d’ondes gravitationnelles, même si c’était à une distance gigantesque, elles sont arrivées chez nous et elles ont en quelque sorte fait “vibrer” la distance entre les miroirs de LIGO. Donc c’est une détection directement, mais on peut se dire : bon et alors ? On savait déjà qu’elles existaient, c’est quoi la grande différence ? La vraie différence c’est que maintenant on peut commencer à utiliser les ondes gravitationnelles pour faire de l’astronomie, peut-être même de la cosmologie. On les utilisera pour explorer l’univers, parce qu’on a un nouveau télescope en quelque sorte.

L’astronomie classique se faisait avec la lumière visible, avec la lumière visible on voit un univers qui a un aspect, on peut dire assez tranquille. Il y a les planètes qui tournent autour des étoiles, c’est une vision de l’univers très tranquille. Après on a ouvert de nouvelles fenêtres, on a commencé à explorer l’univers avec des longueurs d’ondes différentes. toujours dans le spectre électromagnétique. Par exemple, les rayons X, les rayons gamma, ou de l’autre côté du spectre, l’infra-rouge. Chaque fois on découvre des choses différentes, on voit un univers différent.

Galaxie du Tourbillon vue par des télescopes utilisant différentes longueurs d’onde. Source : NASA
Galaxie du Tourbillon vue par des télescopes utilisant différentes longueurs d’onde.
Source : NASA, ESA, STScI/AURA, UMass/IPAC-Caltech

Quand on a commencé à explorer l’univers avec les rayons X, on a découvert un univers violent, avec des trous noirs, des trous noirs super massifs, des sources de rayons gammas, des choses invisibles à la lumière normale, dans l’optique comme on dit, à la lumière visible. Mais visible, dans le sens plus général, avec des longueurs d’onde différentes, dans les micro-ondes on a découvert la radiation de fond qui est quelque chose qui nous vient du big bang donc ce sont des informations encore totalement différentes. Chaque fois qu’on a utilisé de nouvelles fréquences dans le spectre électromagnétique, on littéralement ouvert une nouvelle fenêtre sur l’univers. Du coup ici c’est une nouvelle fenêtre qui s’ouvre avec les ondes gravitationnelles qui promet d’être encore plus différente de tout ce que l’on connait. Par exemple, on a vu en ondes gravitationnelles cet événement absolument cataclysmique.

On va revenir sur la quantité d’énergie qui a été émise, et qu’on ne voit pas en lumière visible ! Pour vous donner une idée de combien d’énergie a été émise dans cet événement. Pour vous dire, l’événement vu par LIGO c’était deux trous noirs d’environ 30 masses solaires chacun, qui sont entrés en coalescence, donc finalement ils ont fusionnés en un trou noir plus grand d’une soixantaine de masses solaires.

Dans le processus ils ont libéré une énergie qui correspond à 3 masses solaires, ça veut dire, avec la formule d’Einstein, le fameux E=mc², à une masse est associée une énergie. C’est une énergie énorme, vous pensez que le mc² associé à l’énergie libérée par des noyaux, c’est l’énergie nucléaire qu’on connait. Là il y a une masse comme la masse du Soleil, multipliée par la vitesse de la lumière au carré, donc c’est une énergie immense, parce que là ce sont 3 masses solaires qui se sont vaporisées en ondes gravitationnelles en quelques millisecondes. En moins de 10 millisecondes il y eu l’équivalent de l’énergie de 3 soleils qui se s’est vaporisée en ondes gravitationnelles. Vous imaginez bien que c’est un événement incroyable, inimaginable, les astrophysiciens, les physiciens, parlent de luminosité, c’est l’énergie qu’on émet par unité de temps. Alors là, c’était environ 200 masses solaires par seconde ! Bon ça n’a pas duré une seconde parce qu’il n’y avait pas 200 masses solaires. Mais c’est comme si on générait de l’énergie à un rythme de 200 soleils par seconde. Cette luminosité, donc l’énergie par unité de temps, était à ce moment-là deux fois plus grande que toute l’énergie émise par toutes les étoiles et toutes les galaxies de l’univers observable.

S : C’est fou !

MM : C’est quelque chose qui laisse tout le monde sans voix.

A : C’est ça.

I : Pantois !

A : C’est ça on est tous pantois là.

MM : Vous imaginez qu’un événement comme ça on ne le voit pas dans les ondes électromagnétiques, il n’y a rien. Donc c’est vraiment une nouvelle fenêtre incroyable qui s’ouvre.

S : Mais du coup, justement, puisqu’on a cette incroyable énergie qui est envoyée en ondes gravitationnelles, mais qu’est-ce qu’il va se passer quand une onde va taper un objet, qu’est-ce qu’il va arriver à cet objet ?

MM : En effet toute la difficulté de la détection des ondes gravitationnelles, c’est que la force gravitationnelle est très très faible. Pas pour nous, sur la terre ça semble être quelque chose d’important parce qu’il y a la masse très grande de la terre qui nous attire. Mais si vous allez mesurer la force gravitationnelle entre deux particules élémentaires, des protons, des atomes, c’est le facteur plus petit que la force électromagnétique d’un facteur dont je ne me rappelle même plus parce que c’est tellement de zéros, 10 ou peut-être 20 ou 30 zéros et puis un 1 [entre deux protons d’un noyau l’interaction gravitationnelle vaut 10-34 N alors que la force électromagnétique vaut 102 N. Donc le chiffre que cherchait M. Maggiore durant l’interview était en fait de 36 zéros et puis un 1]. C’est très petit, mais ça devient important sur une échelle astronomique tout simplement parce que la force gravitationnelle est quelque chose qui va s’additionner, dans le sens où chaque petit bout de matière exerce une force qui va s’additionner avec la force des autres petits bouts de matière. Par contre, la force électrique a des charges positives et négatives qui vont se neutraliser. Donc dans le monde de la physique des particules par exemple, la force gravitationnelle n’a aucun rôle, c’est trop petit. Mais dans l’univers, sur de très grandes échelles, l’échelle cosmologique par exemple, c’est la force la plus grande, la plus importante. Parce que s’il y a tous ces effets cumulatifs de la force de toutes les étoiles de notre galaxie, etc.. Alors quand une onde gravitationnelle arrive sur les miroirs de ces interféromètres, on reviendra peut-être sur ce qu’est un interféromètre…

S : Oui oui, juste après.

half_neutrino_detect
Un détecteur de neutrino (détails)

MM : L’onde fait vibrer les miroirs, mais d’une façon ridicule, environ un millième de la taille d’un proton, même pas d’un atome, d’un proton. Donc c’est un effet infime, c’était là toute la difficulté de la détection. Pour revenir à la question de Sam, que fait une onde qui passe par exemple à travers notre corps ? Rien du tout, on ne sent rien. De même les neutrinos qui sont des particules qui passent à travers notre corps tout le temps sans aucune interaction [voir également le blog audio “l’épopée des neutrinos”]. Les neutrinos ont ce que l’on appelle une interaction faible qui est quand même beaucoup plus forte que l’interaction gravitationnelle. Les neutrinos passent à travers la terre sans aucune déviation, sans aucune interaction typiquement. Alors ça c’est la grande difficulté des expériences qui essaient de détecter les neutrinos, il en faut un grand flux pour espérer en détecter un parfois ! Pour les ondes gravitationnelles, c’est encore plus difficile, il faut des événements titanesques, et même comme ça leur effet est infime.

S : D’accord. On peut commencer à essayer d’expliquer un peu ce qu’est un interféromètre. Parce que du coup c’est vraiment ce dispositif qui a permis de détecter les ondes gravitationnelles dans le cas de LIGO.

Barre résonante de Weber. Crédit : Volker Steger/Science Photo Library
Barre de Weber.
Crédit : Volker Steger Science Photo Library

MM : Oui alors… Comment a-t-on fait pour les détecter ? Il y a une longue histoire, il faut dire que cette découverte est vraiment l’aboutissement de près de 50 ans de développement technique, expérimental et théorique aussi. On avait commencé dans les années 60 avec des objets qu’on appelait des barres résonantes ce sont typiquement de gros cylindres d’aluminium avec une fréquence typique de résonance. Chaque objet a des fréquence typiques de résonance quand vous le touchez, comme une clochette qui émet un son spécifique. Si la fréquence était celle de l’onde gravitationnelle, on espérait avoir une vibration que l’on pouvait détecter. Ca c’était de petites expériences, c’était un professeur avec ses deux assistants qui essayaient au début de faire une expérience ! Désormais les expériences comme LIGO et les interféromètres, ce sont des groupes de 2-3000 personnes.

Venons en à l’interféromètre, c’est un laser très puissant qui arrive sur un miroir, le faisceau du laser est divisé en deux parties, il prend deux chemins différents. Au bout de chaque chemin il y a un autre miroir, qui renvoie la lumière, et il y a une interférence. Si on change un peu la distance que la lumière va parcourir, c’est le bras de l’interféromètre, la manière dont la lumière se recombine qui change après ces aller-retours. C’est une manière très sensible de mesurer des distances en physique. D’ailleurs on parlait de l’éther tout à l’heure, la première expérience, il y a plus d’un siècle, qui avait montré que l’éther n’existait pas, c’est l’expérience de Michelson-Morley avec un interféromètre.

Schéma de base d'un détecteur interférométrique d'ondes gravitationnelles comme LIGO. Source : Science news
Schéma de base d’un détecteur interférométrique d’ondes gravitationnelles comme LIGO.
Source : Science news

L’idée, c’est de recombiner ces faisceaux de lumière, les bras de l’interféromètre sont à 90°, et quand l’onde gravitationnelle arrive, un bras de l’interféromètre devient un peu plus petit, l’autre un peu plus grand. La différence de chemin de la lumière qui a pris une direction par rapport à la lumière qui a pris l’autre direction, on arrive en principe à la mesurer avec une très grande précision. Mais comme je le disais tout à l’heure, qu’est-ce que le déplacement de ces miroirs ? Quand vous pensez que la taille d’un atome c’est 10-8 cm, on l’appelle l’angström, la taille d’un noyau atomique, beaucoup plus petite, c’est 10-13 cm, ça veut dire 10.000 fois plus petit qu’un atome, ça c’est donc un noyau. Le déplacement de ces miroirs et 1000 fois plus petit que la taille d’un noyau ! C’est ridicule ! On peut se dire, mais c’est impossible, comment est-ce qu’on peut mesurer ce déplacement d’un miroir.

Vue aérienne du site de l'expérience Virgo Source : The Virgo collaboration
Vue aérienne du site de l’expérience Virgo
Source : The Virgo collaboration

Vous imaginez, ces deux miroirs qui forment les bras de l’interféromètre sont à une distance de 4 kilomètres ! Ils sont dans un tube vide où il y a ce laser qui fait des aller-retours parmi les miroirs.On veut mesurer un déplacement 1000 fois plus petit que la taille d’un noyau atomique, sur 4 kilomètres, on se dirait que c’est impossible. De plus on peut se dire : mais la surface du miroir n’est même pas définie à ce niveau de précision, qu’est-ce que ça veut dire ? Alors là il y a toute une série de choses, je ne vais pas rentrer dans les détails, mais deux choses sont intéressantes pour comprendre au moins conceptuellement comment c’est possible. Premièrement, c’est bien défini parce que le faisceau laser, c’est un énorme faisceau laser ! Il a un diamètre de 12 centimètres, ce n’est pas le laser d’un pointeur. [rires]

A : D’accord. Ce n’est pas pour jouer avec le chat !

MM : Donc 12 centimètres, il va y avoir une moyenne sur toute la surface du miroir. En moyenne, sans toutes les petites irrégularités, chaque atome en lui-même bouge plus que ça, mais évidemment tous ces mouvements se font au hasard et en moyenne cela revient à zéro. Par contre, s’il y a un mouvement global, il peut ressortir du miroir par rapport à tous ces mouvements faits au hasard, donc ces déplacements sont bien définis. L’autre chose c’est que l’on ne mesure pas vraiment les mouvements du miroir dans le temps, parce que ça c’est impossible effectivement. Ce que l’on fait, c’est qu’on regarde en fréquence, c’est comme pour la radio, on pourrait décomposer un signal électronique en ses différentes fréquences. Il y a des composantes du mouvement qui bougent très lentement, des composantes qui bougent très vite. Pour les personnes un peu plus techniques, on peut dire que c’est une transformée de Fourier, ça veut dire que l’on transforme l’évolution du signal dans le temps en un signal dans l’espace des fréquences [Voir également le dossier sur la transformée de Fourier]. On regarde seulement certaines fréquences, ce qui n’est pas quelque chose de très spécial, quand vous êtes dans une voiture et que vous cherchez une station radio, évidemment vous cherchez la bonne fréquence pour ce signal, si vous mettez au hasard vous n’avez que du bruit. Donc on cherche seulement des fréquences très précises. Si vous êtes à des petites fréquences, une dizaine de hertz (Hz),  ça veut dire une fréquence de dix fois par seconde, toutes les choses qui vibrent, vibrent avec cette fréquence, ce sont des bruits avec lesquels il est impossible de gagner. Mais si vous avez des fréquences comme les kilohertz, il n’y a pas beaucoup de choses qui font vibrer votre miroir à une fréquence de mille vibrations par seconde.

Les miroirs de VIRGO Crédit : Virgo collaboration/LMA/L. Pinard
Les miroirs de Virgo
Crédit : Virgo collaboration/LMA/L. Pinard

Un miroir qui est quand même un objet de 40 kilos. Donc, la plupart des bruits sont éliminés à cette fréquence, par exemple les bruits du poids lourds qui passe à un kilomètre de distance, à la fréquence de quelques hertz c’est énorme, c’est beaucoup plus grand que le signal attendu pour l’onde gravitationnelle. Mais ce n’est pas un signal que vous retrouvez aux kilohertz. Donc ça ce sont peut-être des aspects un peu techniques mais importants pour comprendre au moins que ce déplacement est bien défini parce que c’est un déplacement global de tout le miroir et qu’on le regarde dans des fréquences très spéciales où on a des chances de vaincre le bruit. Ca reste encore très difficile mais au moins on a de l’espoir.

Pour vous raconter quelques prouesses techniques qu’on fait pour vaincre ces bruits, par exemple les bruits sismiques, ce sont de très grandes vibrations, on fait une atténuation des bruits sismiques d’un facteur 10 milliards ! On les appelle super atténuateurs, ils sont absolument extraordinaires. Mais même comme ça ce n’est pas possible de voir des signaux à basses fréquences, 10 Hz, mais au kilohertz oui. Les lasers, je disais qu’il y a un faisceau laser qui fait des aller-retours et je disais que ce ne sont pas les lasers comme ceux que nous avons dans les pointeurs. Vous imaginez qu’il y a 750 kW de lumière laser qui circule dans ces interféromètres. Ca commence avec un laser déjà très puissant de 200 W, c’est déjà un bon laser, mais après on injecte cette lumière laser dans l’interféromètre et la puissance monte jusqu’au moment où vous avez 750 kW de puissance laser qui circule, c’est une chose incroyable. Vous imaginez notamment à quel point ces miroirs se réchauffent, pensez à toute la technologie pour ces miroirs…

A : Les refroidir ?

MM : Ils ne sont pas encore refroidis, ça c’est la prochaine génération d’expériences ! Il y a des coatings, comment est-ce qu’on dirait en français…

A : Des revêtements ?

MM : Oui des revêtements, il y a eu une recherche très importante dans cette direction notamment. Par exemple ces miroirs sont polis jusqu’à une précision de 10 part par million, ce qui veut dire que les irrégularités de ces miroirs font 0,1 nm. C’est plus ou moins la taille d’un atome. Ce sont des miroirs de 40 kilos qui font 30-40 centimètres.

A : D’accord, quel genre de papier de verre est-ce qu’on utilise pour polir à la taille d’un atome ?

MM : Aaah je ne sais pas, mais j’ai une belle photo, je ne sais pas si tu peux la montrer, où on voit un de ces miroirs…

Miroir de LIGO Crédit : Caltech/MIT/LIGO Lab
Miroir de LIGO (Crédit : Caltech/MIT/LIGO Lab)

A : Est-ce que je l’ai ? On va essayer !

MM : Evidemment ce sont des prouesses techniques incroyables d’un point de vue technologique, ça fait des dizaines et des dizaines d’années qu’on travaille sur ces expériences, en en améliorant au fur et à mesure tous les aspects.

S : Oui d’ailleurs c’est advanced LIGO qui a permis la découverte.

MM : Oui tout à fait, il y a eu la première génération d’interféromètre, initial LIGO et initial Virgo (à Pise en Italie), donc pendant la phase initiale, ils ont pris des données pendant quelques années. Ils alternaient des périodes de prise de données et des périodes d’amélioration des instruments comme on fait toujours dans ce genre de situation. Ensuite ils ont vraiment fermé l’interféromètre initial pour faire des changements plus importants avec tout ce qu’ils avaient appris pour manier ces interféromètres. Ils ont fait advanced LIGO (advanced Virgo est encore en construction) et ils ont commencé à reprendre des données. Pour comprendre à quel point c’est important de faire ces améliorations, il faut savoir que l’amplitude de l’onde gravitationnelle, son intensité, est inversement proportionnelle à la distance. Plus l’objet, plus la source est distante, plus le signal est petit, c’est 1 sur la distance. Si vous améliorez d’un facteur dix votre sensibilité à l’onde gravitationnelle, ça veut dire que vous êtes capable d’explorer des distances dix fois plus grandes. Donc en volume, mille fois plus grand [car le volume d’une sphère dépend du rayon à la puissance 3], donc vous avez mille fois plus de sources potentielles, donc c’est ce saut d’initial LIGO à advanced LIGO qui a fait la différence.

S : Je trouve que c’est aussi quelque chose qui est assez fou parce que c’est justement après une remise en route qu’il y a eu la découverte, c’était vraiment dans les premières semaines je crois.

MM : En effet, c’est même avant la mise en route, ça c’est intéressant parce qu’ils avaient décidé de commencer le run, la prise de données, d’advanced LIGO, le 20 septembre 2015 je crois. Ils étaient en train de faire des tests mais disons que tout était prêt déjà quelques jours avant, donc autour du 10-12 je crois, quelque chose comme ça, tout était prêt. Ils étaient en train de faire ces “engineering-runs” comme on les appelle, ces runs où l’on essaie de vérifier que tout marche bien. Mais tout était prêt, les détecteurs étaient à ce moment là en mode d’observation et ils prenaient des données même si officiellement le début du run était programmé pour le 20 septembre. Le 15 septembre le signal est arrivé !

A : C’est génial cette histoire, j’adore ! C’est fou, on ne sait même pas combien de millions d’années il aurait fallu attendre si on l’avait démarré trois jours trop tard ?

MM : Non, là je pense que ceci montre qu’on est désormais à la bonne sensibilité pour voir des signaux comme cela de manière assez régulière.

A : D’accord, parce que ça arrive souvent ?

MM : Pour l’instant on n’a qu’un signal…

A : Oui c’est ça !

MM : Mais je ne sais pas ce qu’ils ont encore les gens de LIGO, parce que LIGO a pris des données pendant quatre mois, de septembre à fin janvier. Ils savaient tout de suite ce qu’ils avaient, ce signal était tellement extraordinaire, tellement fort, qu’ils ont tout de suite compris que c’était quelque chose d’important.

Ils ont commencé par analyser une vingtaine de jours de données autour de ce signal, ce qui était le minimum nécessaire pour obtenir un résultat significatif du point de vue statistique. Je ne vais rentrer dans ces détails qui seraient un peu techniques. Mais ils ont encore plein de données à analyser, ils ont donné le résultat de l’analyse de vingt jours de prise de données, mais ils ont quatre mois de prise de données donc je ne sais pas ce qu’il y a encore. Je crois que prochainement ils vont communiquer toutes les données qu’ils ont prises. Si le taux est d’un événement tous les vingt jours comme ça semble être le cas avec cette détection [rires], peut-être qu’il y aura encore autre chose, je n’en n’ai aucune idée. Mais sinon ils continueront à prendre d’autres données et à améliorer le détecteur. Ils ne sont pas encore au niveau de sensibilité finale de advanced LIGO, au niveau de sensibilité finale ils verront beaucoup plus d’événements qu’aujourd’hui. Donc l’espoir c’est vraiment de voir beaucoup d’événements mais aussi de les voir très bien ! Je veux dire, les physiciens utilisent l’expression rapport signal sur bruit dans ce sens, de combien votre signal est plus grand que le bruit. Parce qu’évidemment il y a tous ces bruits avec lesquels il faut se battre, si un signal est juste sur le seuil du bruit c’est difficile d’être sûr que c’est quelque chose de vrai. Même si c’est grand mais pas trop, c’est difficile ensuite de comprendre toutes les caractéristiques du signal. Dans ce cas, le rapport signal sur bruit pour l’événement qu’ils ont détecté était de 24, ça veut dire, c’est un peu technique d’expliquer mieux, mais ça veut dire 24 fois plus grand que le bruit typique du détecteur.

le signal de l'événement tel que mesuré par LIGO Hanford et LIGO Livingston. Source : Observation of Gravitational Waves from a Binary Black Hole Merger. B. P. Abbott et al. (2016)
le signal de l’événement tel que mesuré par LIGO Hanford et LIGO Livingston.
Source : Observation of Gravitational Waves from a Binary Black Hole Merger. B. P. Abbott et al. (2016)

S : Donc il n’y avait aucun doute.

MM : Il n’y avait aucun doute. Pour dire les choses de manière plus précise, c’est quand même important, ils sont capables d’estimer le bruit dans les détecteurs parce qu’ils en ont deux et ils font des coïncidences, on doit voir le même signal dans un détecteur et dans l’autre. Ils peuvent estimer combien de coïncidences on a par hasard, tout simplement à cause du bruit. C’est fait d’une manière très simple, on prend les données d’un détecteur, celles de l’autre, on les met en coïncidence avec un décalage temporel qui fait que ce sont uniquement des coïncidences fictives, c’est toujours du bruit. Vous savez que la lumière met quelques dizaines de millisecondes pour aller d’un détecteur à l’autre, si vous faites un décalage artificiel des données d’un détecteur par rapport à l’autre d’une seconde, toutes les coïncidences que vous trouvez sont dues au bruit, elles sont là par hasard, il n’y a rien de vrai. Vous pouvez faire ça pour un décalage d’une seconde, après vous pouvez faire la même chose avec un décalage de deux secondes, trois secondes,… vous accumulez une quantité énorme de “temps équivalent” de bruit. De cette manière, avec 16 jours de données en coïncidence ils ont l’équivalent de deux cent mille années de bruit ! Parce que vous prenez 16 jours que vous décalez par 16 jours divisé par 0,1 seconde, donc ça vous fait deux cent mille années. En deux cent mille années de bruit, il n’y a même pas un événement avec un rapport signal/bruit aussi grand que celui qu’on a  vu.

S : Donc ça souligne encore une fois vraiment toute l’énergie qui est envoyée.

MM : Oui l’énergie énorme, évidemment quand elle arrive sur terre, l’énergie est très petite. Cet événement s’est passé à une distance de 600 méga parsecs [méga veut dire million], des milliards d’années lumières en gros, donc ce signal est devenu très petit ! La distance est vraiment cosmologique, ce n’est évidemment pas dans notre galaxie ni même dans les galaxies les  plus proches de nous. Pour donner une idée des échelles typiques des distances, peut-être que ça c’est intéressant pour comprendre la signification de cet événement [voir également le dossier de Johan sur la cosmographie]. La distance typique entre des étoiles, les astronomes l’appellent le parsec, c’est environ 3 années lumières, la lumière prend 3 ans à faire ce parcours. La taille typique d’une galaxie c’est une dizaine de kiloparsecs, c’est mille parsecs, on a déjà fait un bond d’un facteur mille. La distance typique entre les galaxies c’est le mégaparsec, des millions de parsecs, cet événement là vient d’une distance d’environ 400 mégaparsecs, donc 400 millions de parsecs, c’est une distance immense.

S : Le fait aussi qu’on imagine qu’on peut vraiment avoir un grand nombre de détection d’ondes gravitationnelles ça veut quand même dire que dans l’espace il y a un nombre incroyable de ces systèmes binaires de deux étoiles ou de deux trous noirs qui se tournent autour et qui collisionnent. C’est quand même fou.

MM : Oui effectivement, disons que les événements en soi sont très rares, par exemple dans notre galaxie, on peut estimer que des événements comme cela il va y en avoir un ou deux dans l’histoire de la galaxie, en des milliards d’années. C’est justement la raison pour laquelle il faut des détecteurs très sensibles qui soient capables d’explorer des distances très lointaines. Parce que comme ça on a des millions voir des milliards de galaxies, et donc même un événement qui se passe une fois chaque milliard d’années dans une galaxie, si vous avez accès à des milliards de galaxies, vous avez une chance de le trouver dans un temps de vie humaine ou dans un laps de temps de quelques années disons. Mais c’est vrai que maintenant l’espoir c’est d’avoir peut-être des centaines d’événements par an, surtout quand on sera à la sensibilité maximale.

A : Ah oui carrément ? D’accord.

MM : Oui parce que justement il y a cet effet que même de petites améliorations dans la sensibilité comptent beaucoup, un facteur 2 d’amélioration sur le détecteur d’ondes gravitationnelles c’est un facteur 2 sur la distance, un facteur 8 sur le volume qu’on explore, donc sur le nombre de sources. Ce sera très intéressant de voir ce que LIGO sortira comme données à la fin de ce run, on aura une idée plus précise du taux de ces événements. Mais on peut espérer que quand on sera à la sensibilité définitive de advanced LIGO qu’on espère avoir d’ici 2 ans, on aura des dizaines, peut-être des centaines d’événements par an, ce serait formidable !

S : Ah oui ce sera vraiment bien ! Et donc avec tous ces événements, qu’est-ce qu’on va pouvoir déduire, qu’est-ce que ça va nous apporter vraiment, qu’est-ce que cette nouvelle branche de l’astronomie, l’astronomie gravitationnelle pourrait nous permettre de découvrir, nous permettre de voir ?

MM : Comme je le disais c’est une nouvelle fenêtre qui s’ouvre sur l’univers. Donc il y a plein de choses qu’on peut espérer comprendre, peut-être que la plus intéressante ce sera qu’on trouvera des choses qu’on n’a même pas imaginées ! C’est toujours comme ça quand on ouvre une fenêtre…

A : Mais c’est ça oui ! Absolument ! On ne sait pas forcément ce qu’on va trouver ou ce qu’on pourra en faire, ça arrive tout le temps en sciences.

MM : Absolument, c’est ce qu’il s’est passé à chaque fois quand on a ouvert une nouvelle fenêtre en astronomie, avec les rayons gamma, les rayons X, etc..

A : On s’est retrouvé avec le wifi.

MM : Mais c’est clair qu’il y a plein de choses qu’on s’attend à comprendre ! Déjà ce qu’on a pu comprendre avec cette découverte : par exemple on a détecté pour la première fois un système binaire de deux trous noirs, c’est la première fois. On connaissait des systèmes binaires de deux étoiles à neutrons comme je le disais au début de l’émission, on en connait une demi-douzaine en gros. Il y a ce système de Hulse-Taylor qui leur a valu le prix Nobel, il y en a d’autres qui sont connus. On savait que deux étoiles à neutrons pouvaient exister dans des systèmes binaires.

Représentation d'artiste d'un système binaire d'étoiles à neutrons. Crédit : NASA
Représentation d’artiste d’un système binaire d’étoiles à neutrons. Crédit : NASA

C’est la première fois qu’on trouve un système binaire de deux trous noirs, ça c’est aussi intéressant pour les astrophysiciens d’ailleurs, parce que ça nous dit quelque chose sur l’évolution stellaire. Il y avait des théories qui disaient que peut-être qu’on n’allait pas trouver des systèmes binaires de deux trous noirs. Parce que avant qu’il ne se forme deux trous noirs dans un système binaire, une étoile a dû exploser avant de devenir un trou noir, avant d’exploser une étoile devient très grande, une géante rouge, et finalement le trou noir va bouger dans tout le gaz de l’autre étoile quand cette étoile devient très grande, donc il se peut qu’à cause de la friction, elle tombe sur l’autre étoile avant d’avoir eu le temps d’exploser et de devenir un trou noir. Donc il y avait des théories en astrophysique qui disait que peut-être qu’on ne devrait pas voir ce genre d’objets, le taux était beaucoup plus bas à cause de cette phase qu’on appelle  common envelope evolution (évolution à enveloppe commune). Mais non, ces systèmes sont bel et bien là, à un taux observable. C’est également la première fois qu’on observe des trous noirs aussi lourds, d’une trentaine de masses solaires. Il y a deux types de trous noirs qu’on connait, il y a les trous noirs supermassifs, des millions voir des milliards de masses solaires, on sait maintenant qu’ils sont au centre de toutes les galaxies, ils ont une histoire totalement différente des trous noirs stellaires. Bon tout n’est pas entièrement compris mais probablement que les galaxies vont fusionner les unes avec les autres, lors des collisions, de la fusion, les trous noirs centraux vont également fusionner, dans quelques millions d’années, et vont former un trou noir plus grand et au fur et à mesure il se forme des trous noirs de millions voir de milliards de masses solaires. Même dans notre galaxie il y a un trou noir de deux millions de masses solaires au centre. Mais pour les trous noirs stellaires de masse de quelques masses solaires, pas des millions des milliards…

A : Des petits trous noirs quoi. [rires]

MM : Non normaux disons ! Bon on en connaissait une vingtaine, tous avec des systèmes binaires d’une étoile qui tourne autour d’un trou noir, le gaz de l’étoile est attiré par le trou noir, quand le gaz tombe dans le trou noir il émet beaucoup de rayons X, on voyait ces rayons X, on les appelait X-ray binairies, binaires à rayons X.

Image d'artiste d'un trou noir et de son compagnon orbitant autour de lui. Crédit : ESA, NASA, et Felix Mirabel
Image d’artiste d’un trou noir et de son étoile compagnon orbitant autour de lui.
Crédit : ESA, NASA, et Felix Mirabel

De cette manière, on connait une vingtaine de systèmes binaires avec un trou noir et une étoile et on pouvait plus moins mesurer leurs masses, c’est typiquement entre 5 et 10 masses solaires. Quelques trous noirs jusqu’à 20 masses solaires mais justement les plus lourds étaient ceux dont la masse n’était pas bien mesurée. C’est la première fois qu’on détecte des trous noirs de 30 masses solaires, on en a vu deux, et on était même là quand s’est formé ce trou noir de 60 masses solaires qui est l’état final de cette collision. Donc on a trouvé pour la première fois des trous noirs de 30 masses solaires et un trou noir de 60 masses solaires. Ce sont tous des objets nouveaux dans les eaux de l’astronomie.

A : En parlant de systèmes binaires, on a une question de Will dans la chatroom, qui demande si seuls les systèmes binaires génèrent des ondes gravitationnelles ou si c’est plutôt que ce sont les seuls qui génèrent des ondes détectables ?

MM : C’est une très bonne question, ce sont les seuls qui génèrent des ondes détectables, parce qu’a priori tout objet qui bouge sur notre tapis élastique génère des ondes. Mais pour générer des ondes détectables il faut vraiment des choses titanesques, donc là les trous noirs ou les étoiles à neutrons sont des objets parfaits parce qu’ils ont une masse énorme quand même, 30 masses solaires, concentrée dans quelques dizaines ou centaines de kilomètres. Pour un objet d’une masse solaire, la taille d’un trou noir est de 3 kilomètres, pour 30 masses solaires c’est une centaine de kilomètres, donc une densité d’énergie énorme. Ces objets ont une accélération énorme, parce que c’est l’accélération essentiellement qui génère des ondes gravitationnelles. Des objets qui bougent en ligne droite en quelque sorte, n’émettraient pas d’ondes gravitationnelles, donc il faut de très grandes accélérations. Pour vous dire à quel niveau d’accélération on est arrivé dans ce système qui a connu cette collision, dans la phase finale de la coalescence, les deux trous noirs tournaient l’un autour de l’autre avec  une fréquence de presque une centaine de hertz, bon 75 Hz à la fin. Septante-cinq fois par seconde ! Donc vous imaginez, ces choses sont incroyables, vous avez des objets de 30 masses solaires  concentrées dans moins de 5 kilomètres…

A : Déjà imaginer ça…

MM : Déjà ça c’est incroyable ! Ces objets qui tournent l’un autre de l’autre, pas avec une période d’un an comme la Terre autour du Soleil, mais quelques dizaines de millisecondes. Donc en une seconde ils font des dizaines de tours, au moins dans la phase finale.

A : C’est complètement fou.

MM : C’est incroyable, donc vous imaginez les accélérations monstrueuses qui sont en jeu, pendant la phase finale de la coalescence, la vitesse relative de ces deux objets était de la moitié de la vitesse de la lumière.

A : Ok…

MM : Là on ne parle pas d’un électron ou d’un proton, au CERN on accélère des particules à des vitesses aussi rapides.

A : A ces vitesses là mais là c’est une particule à la fois !

MM : Mais oui là ce n’est pas un électron, c’est un objet de 30 masses solaires, deux objets de 30 masses solaires qui vont entrer en collision à une vitesse relative de la moitié de la vitesse de la lumière.

A : [rires] Il vaut mieux ne pas être dans les parages.

S : C’est ça.

MM : Hé non ! C’est pour ça qu’on arrive à voir ces événements même s’ils sont à une distance cosmologique, on le disait, à des milliards d’années-lumières en gros. Donc oui la question est excellente, on arrive à les voir parce que l’accélération et les paramètres de ces systèmes sont tellement extrêmes.

S : Dans le teaser de la semaine dernière j’avais mis un son, ils avaient pris les fréquences et qu’ils les avaient décalées de manière à ce qu’elles soient audibles et on entend bien ce chirp comme on l’appelle en physique.

MM : Tout à fait.

S : Il y a une montée vers les aigus au moment où les deux trous noirs accélèrent.

MM : En effet mais je crois qu’ils ne l’ont même pas décalé dans le sens qu’ils l’ont transformé en un son audible mais la fréquence, ce sont des fréquences de quelques dizaines de hertz qui est la fréquence la plus petite à laquelle LIGO est sensible, donc ça rentre dans le détecteur quand ça commence à avoir une fréquence d’une dizaine de hertz jusqu’à une fréquence de 150 Hz qui est la fréquence maximum pendant la fusion, ça c’est la fréquence de l’onde gravitationnelle qui est deux fois celle de la fréquence orbitale du système. Oui comme tu le disais justement, on peut transformer tout cela en son, c’est un chirp, c’est l’amplitude et la fréquence qui montent, chirp c’est un mot anglais qui désigne les gazouillis des oiseaux. Donc on peut le transformer en son c’est assez joli.

A : On a encore une question dans la chatroom de Darwin, probablement pas le vrai Darwin, qui demande si les ondes gravitationnelles perdent en force/énergie/amplitude (je sais pas quel mot est approprié) en fonction de la distance parcourue ?

MM : Oui tout à fait, je dirais d’abord que le mot approprié est amplitude, c’est la première chose que l’on mesure, parce que l’amplitude c’est ce qui nous donne la mesure la plus directe de la déformation de l’espace-temps, et de combien cette définition de distance change. L’amplitude de l’onde décroit en 1/r où r est la distance, elle est donc inversement proportionnelle à la distance. L’énergie de l’onde, qui est le carré de l’amplitude, elle décroit en 1/r2 ce qui veut dire que l’énergie sur une une sphère est conservée, comme l’énergie ne se perd pas, elle s’éparpille sur une sphère toujours plus grande.

A : Elle se dilue en quelque sorte ?

MM : Oui elle se dilue de cette manière.

S : Vous avez dit que ces ondes déformaient vraiment l’espace et le temps donc tout est déformé, est-ce qu’on peut quand même les situer autour de nous ? Savoir d’où est-ce qu’elles viennent en fait ?

MM : Oui alors, comment font-ils pour savoir d’où elles proviennent ? C’est une très bonne question effectivement, et c’est difficile. Il y a un aspect positif et un aspect négatif dans ceci, d’abord les détecteurs d’ondes gravitationnelles ne sont pas comme des télescopes qu’il faut pointer pour voir le signal, ils voient un peu partout. Dans ce sens, plutôt qu’avec la lumière, l’analogie est meilleure avec le son, nous entendons des sons indépendamment de la direction. Vous pouvez pointer l’oreille dans la bonne direction pour améliorer un peu la sensibilité, mais en général ça vient de partout d’accord ? Alors ça c’est un avantage évidemment parce que ça nous permet de voir des signaux qui viennent de n’importe quelle direction, parce que si en plus il fallait pointer sur des objets qu’on ne connait pas, ça aurait été impossible ! Il y a quand même un désavantage qui est que du coup on ne sait pas très bien d’où ça vient. On a des manières de comprendre d’où ça vient, par exemple avec nos oreilles on est capable de savoir d’où vient le son, c’est grâce à la différence temporelle à laquelle le son arrive à chacune de nos oreilles en gros, on fait des triangulations. On peut faire la même chose avec ces deux détecteurs, ils les ont mis aux deux coins des Etats-Unis, très loin, dans l’état de Washington et dans l’état de Louisiane, pour avoir la plus grande distance possible entre les deux détecteurs. Parce que plus la distance est grande, plus on peut faire de triangulations pour comprendre la direction, il faut dire qu’avec deux détecteurs on ne la fait pas très bien, d’abord parce que les détecteurs sont alignés avec les bras qui sont exactement dans la même orientation. Ca c’est l’idéal pour être sûr de ne pas perdre le signal, parce que sinon il peut s’avérer qu’un signal qui est détecté par un interféromètre est raté par l’autre parce que l’autre n’était pas bien orienté. Et la première chose qu’on veut faire c’est faire des coïncidences et être sûr qu’il y a le signal. Mais ce n’est pas bon pour détecter d’où il provient. On peut quand même comprendre d’où ça vient, par exemple il y a un retard, le signal est arrivé d’abord dans un interféromètre et après dans l’autre, avec une différence de 6-7 millisecondes. Donc déjà ça nous donne plus ou moins la direction, ça venait de l’hémisphère sud. Il y a d’autres manières pour comprendre un peu d’où ça a été émis, ils ont une photo quelque part, je l’ai dans mes photos, je ne sais pas si tu peux la mettre, c’est celle-ci.

La localisation approximative de la source des ondes gravitationnelles détectées par LIGO le 14/09/15 est représentée sur cette carte du ciel de l'hémisphère sud. Les lignes colorées représentent les différentes probabilités d'où le signal a pu provenir : la ligne mauve définit la région d'où le signal serait parti avec un intervalle de confiance de 90%; la ligne interne jaune définit la zone à un intervalle de confiance de 10%; Crédit: LIGO/Axel Mellinger
La localisation approximative de la source des ondes gravitationnelles détectées par LIGO le 14/09/15 est représentée sur cette carte du ciel de l’hémisphère sud. Les lignes colorées représentent les différentes probabilités d’où le signal a pu provenir : la ligne mauve définit la région d’où le signal serait parti avec un intervalle de confiance de 90%; la ligne interne jaune définit la zone à un intervalle de confiance de 10%;
Crédit: LIGO/Axel Mellinger

Il y a une carte de la région du ciel d’où ça vient, c’est une très très grande carte, c’est environ 600 degrés2, donc c’est une région du ciel très grande, donc on ne connait pas la source. Quand il y aura d’autres détecteurs, par exemple Virgo qui va entrer en fonction à la fin de l’année probablement, avec 3 détecteurs on pourra faire des triangulations plus précises et donc encore mieux comprendre d’où ça vient.

S : Également le projet KAGRA au Japon et il y en a encore un en Inde aussi, c’est pour ça…

MM : LIGO aux Indes, un troisième LIGO oui. Plus on a de détecteurs plus on est sûr que c’est un vrai signal et pas du bruit parce qu’on fait des coïncidences à 2, 3, 4, 5 détecteurs… Et surtout on sera capable à ce moment-là de pointer, de comprendre d’où viennent les ondes.

A : Vous avez parlé du son, il y a un petit moment, ça a généré une question de Pascal qui demande si une onde gravitationnelle qui rentre dans l’atmosphère peut générer un son?

MM : Non. Malheureusement pas, parce que sinon ce serait beaucoup plus facile de les détecter ! Elles sont invisibles. L’onde qui est arrivée, on le voit sur l’image, elle vient nécessairement de l’hémisphère sud, ce qui veut dire, LIGO c’est dans l’hémisphère nord, c’est aux Etats-Unis, ça a traversé la terre mais sans la moindre interaction.

A : Donc personne ne l’a vue ou entendue, il fallait le détecteur LIGO.

Ondes gravitationnelles passant au travers de la terre, effet très exagéré.
Ondes gravitationnelles passant au travers de la terre, effet très exagéré.

MM : Mais toute la terre a été traversée sans que l’onde ne s’aperçoive qu’elle était passée à travers quelque chose ! Ce sont vraiment des fantômes. On a ces toutes petites traces, ces déviations de quelques fractions de noyau atomique dans ces miroirs. Evidemment la Terre aussi a peut-être bougé de quelques fractions de noyau atomique, on n’a pas les détecteurs pour, on ne mesure pas ça disons. Mais non il n’y a aucun effet visible, dans l’atmosphère ou quand elles passent à travers notre corps par exemple.

A : Peut-être juste encore une question un peu plus conceptuelle qui a été posée il y a un peu plus longtemps par Brusicor, il demande si on peut imaginer observer des fentes de Young gravitationnelles ?

MM : Observer des ?

A : Des fentes de Young, double split experiment, il faut peut-être d’abord expliquer ce que c’est ?

MM : Disons qu’avec des ondes on peut toujours faire de l’optique, en principe on peut tout imaginer, mais c’est clair qu’on ne peut pas pour l’instant manipuler ces ondes et faire des choses de ce genre. Mais en général elles se propagent comme des ondes et donc elles sont sujettes à tous les effets de diffraction auxquelles sont sujettes les ondes électromagnétiques. A des échelles cosmologiques elles seront certainement déviées. Un effet qu’on peut imaginer c’est plutôt un effet de lentille gravitationnelle, c’est l’effet qu’on voit sur la lumière, le parcours de la lumière est dévié par l’attraction gravitationnelle et le  parcours des ondes gravitationnelles est dévié de la même manière. Surtout, elles obéissent toutes aux règles de l’optique géométrique, avec certaines limites. On n’est certainement pas au niveau de pouvoir manipuler les ondes gravitationnelles comme on manipule la lumière dans nos laboratoires et je pense qu’on n’en sera probablement jamais là. Justement parce qu’on ne peut pas les générer nous-mêmes.

A : Oui.

R : Les bloquer ça doit être compliqué ?

MM : Ah oui les bloquer c’est impossible.

R : Parce que pour pouvoir faire des fentes il faut pouvoir les bloquer.

MM : Disons qu’on peut toujours imaginer à un niveau cosmologique, des trous noirs, des objets très massifs, évidemment quand un front d’onde passe au travers d’un trou noir, il est bloqué, la partie qui passe au travers du trou noir est absorbée, donc il y a tous ces effets d’optique géométrique qu’on peut imaginer. Mais évidemment ils ne sont pas manipulables, mais conceptuellement ils sont tous là, mais on ne peut pas les manipuler nous.

A : On a encore une question qui fait rêver, de Will, qui demande : comme il s’agit d’onde, peut-il y avoir des interférences d’ondes gravitationnelles?

MM : C’est un peu même me genre de réponse, en principe oui disons, ce sont des ondes.

A :  Mais il faudrait encore qu’elles arrivent en même temps.

MM : Mais vous imaginez l’interaction des ondes gravitationnelles est extrêmement petite, donc tous ces effets sont théoriquement là mais en pratique, non.

R : Est-ce que j’ai le droit à une question ? Je suis désolé j’ai un peu raté le début, j’espère que cette question n’est pas débile mais il y a un truc qui me perturbe c’est qu’on dit que la lumière suit les courbures de l’espace-temps, ce qu’on pourrait appeler la ligne droite naïvement. Mais du coup ce que je ne comprends pas c’est qu’on capte grâce à la lumière une déformation de l’espace-temps alors que la lumière est sensée suivre les déformations de l’espace-temps. Je ne sais pas si c’est clair ?

MM : Si, je comprends bien. Alors c’est un peu difficile à expliquer de manière pas trop technique, disons que la modification de l’espace-temps c’est essentiellement une modification de la notion de distance. Ce que le faisceau laser fait avec ses allers-retours entre les deux miroirs, c’est de mesurer une distance, dans un sens qu’il faudrait rendre un peu plus précis techniquement mais ce n’est probablement pas l’endroit idéal ici. Donc la lumière fait des allers-retours et vous pouvez imaginer qu’on mesure le temps qu’elle prend pour passer d’un miroir à l’autre. Pour les physiciens dans l’audience, c’est le temps propre, c’est un invariant. De toute manière c’est cette notion de distance qui change, et c’est le changement de cette notion de distance qui est mesuré. Il faudrait rentrer dans des détails un peu techniques je pense pour expliquer un peu mieux. Mais on peut dire que la déformation de l’espace-temps change la notion de distance, d’une manière bien définie et mesurable. Avec la relativité générale il faut toujours faire attention aux choses qui dépendent des coordonnées que vous mesurez, il y a des choses qui sont invariantes et mesurables. Mais l’effet d’une onde gravitationnelle est un effet physique, c’est un vrai effet mesurable, selon les coordonnées que vous utilisez vous allez le voir d’une manière ou d’une autre. Par exemple en relativité générale on peut utiliser les miroirs pour définir les positions et donc la position du miroir ne changera pas tout simplement parce qu’un miroir va devenir la coordonnée 1 et l’autre va devenir la position 2. A ce moment-là, dans ce système de coordonnées, ça changera la propagation de la lumière entre ces deux distances. Donc vous pouvez changer le système de coordonnées, vous pouvez bouger l’effet d’un aspect à l’autre, que ça soit la position du miroir ou disons comment la lumière se propage entre les deux miroirs mais l’effet physique que vous observez est toujours le même finalement.

A : D’accord. Si j’ai bien compris la question de Robin en fait, et si j’ai bien compris votre réponse, mais je pense que je vais m’apercevoir en cours de route que j’ai rien compris du tout. En fait si l’espace-temps avait été complètement déformé et puis que nous à l’intérieur on essayait de mesurer cette déformation on ne pourrait pas, parce que nos instruments de mesure se déformeraient avec la transformation et puis voilà un mètre ferait toujours un mètre même s’il est plus grand. Mais là en fait c’est une onde, c’est une bosse en fait qui passe dans l’espace-temps.

MM :  Imaginons que nous voulons mesurer la distance entre ces deux miroirs qui sont libres, tenus par des suspensions, mais dans la direction horizontale ils peuvent bouger comme des objets libres. On peut utiliser un mètre, un objet physique pour mesurer leur distance. L’objet physique ne va pas se dilater de la même manière que l’espace-temps, parce que c’est quand même un objet lié avec des interactions électromagnétiques entre tous les atomes. Il a ses fréquences de résonance typiques et si ces fréquences de résonance sont très grandes par rapport à la fréquence de l’onde, il se comporte comme un objet rigide, il ne répond pas de la même manière. Donc on peut l’utiliser comme un mètre standard pour mesurer l’effet, sur les objets en chute libre par contre.

A : D’accord.

R : Donc en fait les ondes gravitationnelles ne se transmettent pas de façon homogène.

MM : Disons que la réponse d’un objet dépend de si l’objet est libre ou si l’objet est lié, si vous avez un ressort très rigide, les deux objets aux extrémités ne vont pas bouger comme si l’objet était libre.

R : D’accord, ça répond complètement à ma question, merci beaucoup, c’est génial.

A : Sam tu avais encore des questions ?

S : Alors moi j’ai encore un peu toujours cette histoire d’espace et de temps, vous nous avez rappelé que pour la lumière on a comme constituants élémentaires de la lumière les photons, pour le son ce sont les molécules de l’air, mais est-ce qu’on peut imaginer qu’il y a une sorte de particule d’espace-temps ? Ou est-ce qu’on a un équivalent au moins théorique ?

MM : Oui tout à fait, le graviton. Alors, comment comprendre ce que c’est, disons, dans la théorie quantique on a une dualité onde-corpuscule, donc la lumière on peut la décrire comme une onde et dans certaines situations comme une particule, qu’on décrit comme le photon. C’est exactement la même chose qu’on peut faire pour la gravité, on peut écrire la théorie d’Einstein et on peut la quantifier. Là il y a une chose que les gens confondent souvent, on sait qu’on ne peut pas quantifier la gravité, qu’il y a des problèmes quand on met ensemble la relativité générale et la mécanique quantique. Mais en fait dans un sens c’est vrai et dans un sens ça ne l’est pas, les problèmes arrivent quand on étudie des énergies énormes, un chiffre qu’on appelle l’énergie de Planck (10*1019 GeV = 1,956×109 J) est des milliards de milliards de milliards de fois plus grand que les énergies qu’on explore avec le LHC au CERN. A des énergies plus petites, on peut parfaitement quantifier la gravité, les physiciens parlent de théorie effective, ça c’est le paradigme moderne pour la théorie quantique des champs. Toutes nos théories quantifiées ont un certain domaine de validité et au delà d’une certaine énergie, il faut les remplacer avec quelque chose d’autre. Donc la théorie de Fermi des interactions faibles découvertes dans les années trente avec les neutrinos etc. Aujourd’hui on la comprend comme une théorie qui est une limite du modèle de basse énergie du modèle standard. La théorie de Fermi est normalisable exactement comme la gravité est normalisable. Ceci ne veut pas dire que les électrons, les neutrinos, qui sont les particules qui rentrent dans la théorie de Fermi, ne sont pas bien définis comme concepts quantiques. Ils sont parfaitement bien définis, d’abord comme particules libres, après on a des interactions que l’on comprend très bien à basse énergie, quand on monte au delà d’une certaine énergie, il faudra changer de théorie pour prendre en compte les bonnes interactions.

Ce sera la même chose pour la gravité, à basse énergie, basse par rapport à cette échelle infinie, la gravité est normalement une théorie qu’on sait parfaitement bien quantifier, on a une particule qui est le graviton, en première approximation libre, exactement comme les photons, après on a toutes ces petites interactions gravitationnelles qui deviendront très fortes à une échelle d’énergie énorme. Là il faudra changer la théorie, pour comprendre la structure des interactions. Mais pour définir la notion de particule comme le graviton, le fait que l’on ne sait pas quantifier la gravité n’a absolument rien à voir, c’est une chose sur laquelle les gens font souvent beaucoup de confusions, même parfois certains professionnels. Donc la notion de graviton est parfaitement bien définie, sauf que la vraie nature du graviton on va effectivement la voir  à cette énergie immense. Ce qu’on voit à l’échelle d’énergie qu’on explore maintenant c’est cette collection cohérente de gravitons qui est une onde gravitationnelle classique. De la même manière qu’on collectionne des photons qui bougent de manière cohérente dans une onde électromagnétique classique. Ce sont des ondes classiques de tous les points de vue, on ne voit absolument pas d’effets quantiques, pour les voir il faudrait monter à des énergies immenses ou remonter dans le temps vers le big bang, peut-être, en cosmologie. Mais il n’y a aucun problème conceptuel avec la notion de graviton en soi, c’est totalement similaire à la notion de photon.

S : D’accord. Je ne sais pas, il y a peut-être encore quelques questions dans la chatroom ?

A : Pas pour le moment non, tu peux enchaîner.

feynmanS : Comme à chaque fois je trouve, quand on parle de physique, il y a toujours un moment où on va parler de Richard Feynman [Voir également l’épisode 209 sur Feynman].

MM : Héhé oui !

S : Là encore une fois, Feynman a dit quelque chose sur les ondes gravitationnelles, notamment le sticky bead argument . Est-ce que vous pourriez nous expliquer ce que c’est ?

MM : Maintenant on comprend bien du point de vue théorique les ondes gravitationnelles, mais quand Einstein a formulé la relativité générale, l’aspect “ondes gravitationnelles” était parmi les plus difficile à comprendre. Einstein lui-même a fait des erreurs, la première fois il avait prévu l’existence d’ondes gravitationnelles, mais ensuite il avait écrit un autre papier, dans les années 40 je crois, qu’il avait envoyé à Physical Review, où il disait qu’il n’y avait pas d’ondes gravitationnelles. La difficulté c’est que comme je l’avais déjà mentionné, en relativité générale, il faut toujours faire la distinction entre des effets qui dépendent de notre choix de coordonnées et les effets vraiment physiques. Pour les ondes gravitationnelles, la chose est vraiment très subtile du point de vue technique, donc pendant des décennies ce n’était pas clair. Essentiellement c’est l’exemple de la personne en chute libre dans l’ascenseur, il ne sent pas qu’il y a un champ gravitationnel parce qu’il est en chute libre. Ce qui veut dire qu’on peut toujours choisir un référentiel, un système de repères, tel que l’on élimine, du moins dans une région suffisamment petite de l’espace, tous les effets gravitationnels. Justement si on est dans l’ascenseur en chute libre, on ne se rend pas compte qu’il y a le champ gravitationnel de la terre, jusqu’à ce qu’on arrive à l’étage probablement [rires].

A : Là je ne suis pas sûr qu’on se rende compte non plus.

MM : Oui ! De la même manière, on peut mettre à zéro l’énergie de l’onde gravitationnelle, dans un point précis de l’espace disons, et donc ça avait généré beaucoup de confusion. L’onde gravitationnelle, on ne la voit qu’à grande distance dans la région des radiations, mais le champ gravitationnel, dans un point de l’espace on peut le mettre à 0. Donc il y avait la question de savoir si vraiment les ondes gravitationnelles étaient physique ou pas, si elles amènent de l’énergie, et la question a perduré pendant des décennies, jusqu’aux années, je ne sais pas, 50. C’était finalement Feynman, qui a résolu cela avec son style très direct et un exemple très banal, vu d’aujourd’hui. Vous prenez des objets liés par un ressort, l’onde gravitationnelle qui arrive met en vibration le ressort. Si le ressort a de la dissipation, l’énergie va être dissipée en chaleur, elle n’est pas rendue à l’espace-temps. Donc évidemment qu’elles portent de l’énergie les ondes gravitationnelles, c’est un exemple aussi simple que cela mais qui répondait à la question. D’un point de vue formel aussi, les choses ont ensuite été parfaitement bien comprises, pour définir l’énergie de l’onde gravitationnelle il faut faire une moyenne sur une région de l’espace plutôt que sur un point. Une région de l’espace qui est grande par rapport à la longueur d’onde de l’onde gravitationnelle. Ou bien faire une moyenne dans le temps sur une grande période par rapport à la période de l’onde. Mais ça ce sont des détails techniques qui ont été très bien compris à partir des années 60 au plus tard. Mais c’est vrai que pendant des décennies il y a eu beaucoup de confusion sur cette histoire.

A : Jusqu’à ce que Feynman sorte son ressort donc. [rires]

S : Peut-être encore une des dernières questions, c’est : est-ce que théoriquement on avait déjà une idée d’où chercher, dans quelles longueurs d’ondes on pouvait s’attendre à voir des ondes gravitationnelles ?

MM : Alors là il y plusieurs choses, d’abord où est-ce qu’on peut chercher et où est-ce qu’on peut espérer trouver quelque chose. Comme je le disais, si on est sur terre il faut chercher des fréquences plus hautes qu’une dizaine de hertz sinon même les super-atténuateurs qui atténuent les bruits sismiques de dix milliards de fois deviennent incapables d’atténuer les bruits. Donc on est déjà obligé d’aller à des fréquences plus grandes qu’une dizaine de hertz. En astrophysique, on ne s’attend pas à avoir des signaux plus grands que quelques kilohertz, parce qu’il faut des objets très très compacts pour émettre des choses à de très grandes fréquences, parce qu’il faut penser que les ondes gravitationnelles sont émises par des mouvements cohérents de matière. Donc même avec les trous noirs stellaires c’est difficile d’imaginer des signaux à plus de quelques dizaines de kilohertz, et justement, là où on arrive à faire des choses sur terre c’est entre quelques dizaines de hertz et deux ou trois kilohertz, c’est la région de fréquence explorée par LIGO/Virgo. Il serait très intéressant aussi d’aller à des fréquences plus petites, parce que là par exemple, on s’attend à voir les radiations émises par les trous noirs super massifs. Comme je le disais il y a des trous noirs qui font des millions voir milliards de masse-solaires et ils émettraient des ondes gravitationnelles à des énergies qui sont plutôt les millihertz. Pour ce genre de choses il faut aller dans l’espace, parce que là il n’y a pas de bruits sismiques, il y a un projet qui s’appelle eLISA, auparavant c’était LISA, c’est un projet de l’ESA. C’est un projet énorme, sur lequel des gens travaillent aussi depuis des décennies, en principe il devrait être lancé autour de 2025 dans l’espace avec des vaisseaux, avec des lasers entre ces vaisseaux à des millions de kilomètres.

A : Donc des vaisseaux séparés dans l’espace qui se tirent des lasers l’un sur l’autre et on mesure ?

MM : Exactement.

A : C’est de la science fiction !

Maquette de LISA Pathfinder Source : DLR German Aerospace Center
Maquette de LISA Pathfinder
Source : DLR German Aerospace Center

MM : Oui. Il y a déjà le LISA pathfinder qui a été lancé, c’était une démonstration de technologie pour ce genre d’expérience, il est dans l’espace maintenant. C’est un très grand projet de l’ESA, avec de la physique extraordinaire qu’on pourra faire là aussi. Sinon, pour revenir encore à ta question, j’étais en train de penser surtout aux sources astrophysiques, mais après il y a toutes les sources cosmologiques. Là le spectre des choses qu’on pourrait voir est beaucoup plus large, à des fréquences beaucoup plus grandes mais aussi beaucoup plus petites. On peut essayer de voir l’effet des ondes gravitationnelles sur les radiations du fond diffus cosmologique par exemple. Il y a les expériences comme Planck et Euclid dans le futur dont vous avez déjà parlé dans votre émission [voir également l’épisode sur la Mission Euclid]. Qui  pourraient entre autre essayer de détecter des effets sur les radiations du fond cosmique dû à des ondes gravitationnelles primordiales, ce serait aussi très fascinant. Sinon il y a aussi d’autres moyens de détecter les ondes gravitationnelles, notamment un réseau de pulsars, j’avais parlé du pulsar de Hulse-Taylor, un système binaire, mais ici il s’agirait plutôt de pulsars isolés dans le ciel, dans des directions très différentes. Chacun est une montre très précise, et s’il y a des ondes gravitationnelles  qui passent entre la terre et nous, ils vont provoquer une distorsion du signal qui arrive du pulsar, et avec ces réseaux de pulsars on pourrait espérer repérer des fonds stochastiques d’ondes gravitationnelles  comme on les appelle. Il y a d’autres expériences qui cherchent cela, ils ont une très bonne sensibilité et ils pourraient déjà dans le futur voir quelque chose.

A : Les fonds stochastiques c’est à dire ? On cherche le hasard c’est ça ?

MM : C’est une sorte de bruit, mais d’origine cosmique.

A : D’accord.

MM : Dans le sens que c’est plein de sources telles qu’on n’arrive pas à résoudre individuellement la source. Mais c’est un peu comme dans l’océan, vous avez parfois des grandes vagues, mais parfois vous avez, comment est-ce qu’on peut l’appeler, une sorte de bruit, un fond stochastique de petites ondes mais très intéressant !

A : D’accord. [rires]

MM : C’est un bruit d’origine cosmologique, ce n’est pas le bruit du détecteur !

A : Oui oui ! Tu as encore des questions Sam ?

S : Ben non pas spécialement, peut-être juste, pour vous, l’avenir immédiat pour la détection des ondes gravitationnelles, bientôt on devrait avoir de nouveaux résultats de LIGO aux Etats-Unis…

MM : Tout à fait.

S : Ensuite il y a Virgo, enfin advanced Virgo, la version améliorée en quelque sorte.

MM : Oui.

S : Et après c’est KAGRA au Japon et là on a des idées des dates ?

MM : Heu oui, moi je ne sais pas exactement, LIGO-India a été approuvé par le gouvernement indien la semaine après la découverte des ondes gravitationnelles , ça a poussé l’approbation. Pour KAGRA, ils y travaillent depuis plusieurs années, je ne vais pas dire de choses fausses mais j’imagine qu’e dans les 5 ans ils devraient prendre des données à un niveau très compétitif. J’imagine, mais je ne suis pas vraiment certain de l’échelle de temps.

Carte des observatoires d'ondes gravitationnelles dans le monde. Source : LIGO consortium
Carte des observatoires d’ondes gravitationnelles dans le monde. En jaune : opérationnels, en vert : en construction, en organe : prévus.
Source : LIGO consortium

Après pour des expériences qu’on appelle de troisième génération, il y a eLISA, on parle de 2025, ces expérience spatiales sont toujours très compliquées à réaliser. Il y a aussi ce qu’on appelle les Einstein Telescopes, c’est un interféromètre sur terre cette fois, et la troisième génération je dis sur terre mais ce serait sous terre.

A : Un telescope sous terre ?

MM : Eh oui ! C’est intéressant comme concept.

A : Ah oui j’avoue.

MM : Parce que les bruits sismiques sont nos ennemis principaux pour aller à de basses fréquences. Mais ils sont grands sur la surface de la terre. Si on descend de quelques dizaines ou centaines de mètres, ils sont beaucoup plus petits.

A : Ok.

MM : Donc l’idée c’est de faire des tunnels comme on l’a fait pour le CERN disons, et de faire un interféromètre par exemple à trois bras, avec les lasers qui bougent dans ces bras, donc des galeries sous terre.

Einstein Telescope Source : Max Planck Institute for gravitational physics
Représentation d’un ‘Einstein Telescope‘
Source : Max Planck Institute for gravitational physics

Avec aussi toutes des technologies avancées comme de la cryogénie pour les miroirs pour les refroidir. Ca je pense que KAGRA l’a déjà aussi, à des températures cryogéniques, quelques kelvins. Parce que les bruits thermiques sont aussi importants pour ces miroirs. Ces Einstein telescopes sont pour l’instant un peu plus hypothétiques, les gens y travaillent, étudient la possibilité de le faire, ce n’est pas aussi concret pour l’instant, eLISA il une date de lancement quand même ! Tout ça c’est aussi assez fascinant comme possibilités de détecter des ondes gravitationnelles. Là on va vraiment faire de la cosmologie avec ce genre d’instruments. On pourra étudier même des choses comme l’énergie noire, ses aspects cosmologiques, parce qu’il arrivera à explorer l’univers dans ses profondeurs.

A : Wow. Voilà ! Ben on organisera une petite visite…

S : Les astronomes sont un peu jaloux des physiciens des particules avec le CERN…

MM :  Non je ne crois pas, je dois dire que la beauté de l’astronomie c’est cette approche avec beaucoup de fenêtres différentes. En effet par exemple, les gens de LIGO ont collaboré avec toute la communauté scientifique parce que quand ils ont eu le signal, ils ont dit aux gens qu’il y avait un signal avec une certaine direction. Ils ont cherché s’il y avait une contre-partie électronmagnétique, ils ne l’ont pas trouvée. Bon il y a une expérience qui dit qu’ils ont quelque chose en coïncidence mais ça n’a pas l’air très convainquant à mon avis parce que toute expérience comme Integral sur lequel on travaille aussi beaucoup à Genève aurait dû voir ça si c’était un vrai signal astronomique plutôt qu’un bruit du détecteur de l’autre expérience. Mais donc je pense que l’approche qui sera très importante dans le futur et qu’on essaie de développer dès maintenant c’est une approche “multi-wavelengths” disons, multidisciplinaire. L’idéal ce serait de voir un événement comme ça à la fois en ondes gravitationnelles  et en ondes électromagnétiques, parce que par exemple les ondes électromagnétiques nous permettent de savoir où est la source et par exemple ce qu’est son red-shift cosmologique, ça c’est une informatique très précieuse d’un point de vue cosmologique. Les ondes gravitationnelles nous donnent d’autres informations absolument complémentaires. C’est une chance magnifique qu’on puisse voir ça avec toutes les longueurs d’ondes.

A : On a encore une question de la chatroom avant peut-être de conclure avec d’éventuelles questions de l’équipe. C’est Will toujours, très inspiré, qui demande si le Big Bang a généré des ondes gravitationnelles et si oui est-ce qu’on pourrait s’en servir pour se rapprocher de l’événement Big Bang ?

MM : Oui, c’est une excellente question pour conclure. Oui la réponse est probablement oui, les gens ont étudié beaucoup de mécanismes qui pourraient produire des ondes gravitationnelles  à l’époque du big bang et moi aussi j’ai beaucoup travaillé sur ce sujet. Il y en a beaucoup, il y a par exemple une théorie qui est notre théorie préférée en cosmologie qui est l’inflation, qui prédit un fond stochastique comme je le disais, d’ondes gravitationnelles , malheureusement c’est à un niveau très bas pour les expériences comme LIGO, Virgo,… Mais ça pourrait laisser un signe sur le fond diffus cosmologique, justement quand il y a un an ou deux il y avait eu ces expériences de BICEP 2 où on avait dit qu’il avait vu quelque chose, mais en fait c’était de la poussière. Mais l’idée c’est que c’était l’effet des ondes gravitationnelles produites pendant l’inflation, leur effet sur la polarisation de la radiation du fond diffus cosmologique. C’est clair que ça c’est un peu le Saint-Graal de cette recherche, il faut dire aussi, radiation du fond diffus cosmologique nous a fait faire un bond extraordinaire en cosmologie dans notre compréhension de l’univers.

Image de la radiation du fond diffus cosmologique prise par le satellite Planck. Crédit : ESA/Planck consortium
Image de la radiation du fond diffus cosmologique prise par le satellite Planck.
Crédit : ESA/Planck consortium

Mais c’est quand même de la radiation qui a été générée disons 100.000 années après le Big Bang, dans le sens où tous les photons qui ont été générés avant étaient en interaction tellement forte avec tout le reste, les électrons, les quarks, toutes les particules chargées, qu’évidemment ils entraient en collision tout le temps. Donc même s’ils sont produits avec des caractéristiques très précises en énergie, en spectre,… Toutes ces caractéristiques sont effacées par toutes ces interactions. A un certain moment, avec l’expansion de l’univers, l’interaction entre les photons et les électrons est devenue plus faible et finalement les photons ont pu partir “tout droit” et arriver chez nous. Ca nous amène à une photo, dans le vrai sens du terme, de l’époque où ils ont pu partir tout droit vers nous, ce qui est donc environ 100.000 ans après le Big Bang.

Mais les ondes gravitationnelles, puisqu’on a dit qu’elles ont effectivement des interactions beaucoup plus petites, quand elles sont générées, immédiatement après elles n’intéragissent plus, tout de suite après le Big Bang. Elles sont générées et elles partent, donc elles nous envoient vraiment une photo de l’époque à laquelle elles ont été générées. Donc si on voit des ondes gravitationnelles générées quelques millisecondes après le Big Bang, ça c’est une photo de l’univers à l’âge “une milliseconde” [rires]. Alors vous imaginez, ce serait extraordinaire !

Émission des ondes gravitationnelles et d'autres rayonnements suite au big bang et à l'expansion de l'univers. National Science Foundation (NASA, JPL, Keck Foundation, Moore Foundation, related)
Émission d’ondes gravitationnelles et d’autres rayonnements suite au big bang et en fonction de l’âge de l’univers.
National Science Foundation (NASA, JPL, Keck Foundation, Moore Foundation, related)

A : Votre intuition ? Vous pensez qu’en améliorant les détecteurs on verra ces choses-là ?

MM : Disons que le fond diffus cosmologique c’est un des espoirs, il y a des expériences qui essaient d’améliorer ce qu’on en sait, bon Planck et Euclid pour le futur, le problème c’est que comme on l’a découvert avec Planck, il y a beaucoup de poussières qui génèrent une polarisation du fond diffus cosmologique, du type de polarisation qui est aussi un signal pour les ondes gravitationnelles . Donc il faut être capable de bien caractériser le signal généré par la poussière, qui ne nous intéresse pas trop en soi, pour être capable de faire la différence avec le vrai signal des ondes gravitationnelles. Ca c’est une direction qui est tout à fait possible pour les expériences futures sur le fond diffus cosmologique. Sinon pour les expériences terrestres comme Virgo, comme je le disais, on ouvre une fenêtre, on verra ce que l’on voit. C’est un peu difficile je crois, pour les détecteurs sur terre, peut-être que c’est plus probable avec les pulsar timing arrays. Ces réseaux de pulsars qui pourraient aussi voir des ondes gravitationnelles produites peut-être par des sources cosmologiques, il y a des chose qu’on appelle les cordes cosmiques qui pourraient peut-être générer des fonds stochastiques d’ondes gravitationnelles à la fréquence à laquelle ces réseaux de pulsars sont sensibles. Donc oui ce n’est pas tout à fait exclu, bien évidemment il n’y a rien de sûr dans tout cela.

A :  Je croyais que c’était la dernière question de la chatroom mais on en a encore une qui est assez costaude, alors on ne va pas s’en priver, je pense que c’est aussi dans vos cordes, sans jeu de mot. C’est Brusicor qui demande si les ondes gravitationnelles permettraient d’enfin montrer une prédiction de la théorie des cordes ?

MM : Alors ça c’est très difficile à dire, moi-même j’ai travaillé avec Gabriele Veneziano un grand physicien au CERN, et Alessandra Buonanno, on travaillait sur les déperditions du fond stochastique générées par un certain modèle inspiré par la théorie des cordes, qui avait des caractéristiques assez différentes sur le fond inflationnaire. Donc on peut réfléchir à ce genre de choses, il y a toujours un aspect spéculatif parce qu’on ne sait jamais quel est le bon modèle. Ces exemples étaient intéressants parce qu’ils ne dépendaient pas trop des modèles spécifiques de la théorie des cordes, mais plutôt des caractéristiques générales de l’action effective de basse énergie, pour être technique, de la théorie des cordes. Donc ce n’est pas évident, mais il y a des tentatives dans cette direction.

A : Ok merci. Est-ce qu’on a encore des questions de l’équipe ? Sam tu avais fini ?

S : Oui.

A : Je ne sais pas, Robin ? Nico ? Irène ? Est-ce que tout ça vous inspire des questions ? Des commentaires ?

R : Moi j’ose pas trop en poser d’autres parce que j’ai raté des passages.

A : Ca marche, Irène ?

I : Moi j’ai comme d’habitude une question idiote, j’en ai même deux mais je vais me limiter à une seule. Samuel c’est un bon étudiant ?

MM : Moi je ne le connais pas comme étudiant parce que j’enseigne en 4ème année et Samuel est en première année mais j’ai eu le plaisir d’avoir affaire à lui dans une série de conférences, il est très actif donc je peux imaginer que oui mais après on verra à l’examen dans 4 ans.

I : Ah voilà [rires].

A : Du coup moi j’aurais une question un peu du même genre pour Samuel, ils sont tous comme ça les profs à l’université de Genève ?

S : Au niveau de ?

A : Ben je ne sais pas, passionnants, passionnés.

S : Je n’ai pas encore eu affaires à tous mais c’est vrai que là on a vraiment quelqu’un d’exceptionnel.

A : Réponse diplomatique d’accord.

S : Ils sont tous passionnés en tout cas.

A : Ok, on n’a pas d’autres questions dans la chatroom, dans l’équipe ?

I : Est-ce que je peux poser une autre question vraiment idiote ?

A : Vas-y.

MM : Il n’y a pas de question de idiote.

I : Ben c’est un peu bizarre comme question mais, souvent quand j’entends parler de ce genre de choses, ce n’est pas du tout mon domaine, on mentionne souvent Einstein, et je me pose la question, si Einstein n’avait pas existé où est-ce qu’on en serait de tout ça ?

Einstein (Source flickr, mansionwb)MM : Ca c’est une question à laquelle il est très difficile de répondre… Disons qu’il y a des découvertes qui sont dans l’air du temps, et si ce n’était pas une personne qui la faisait, ce serait une autre, et d’autres qui sortent un peu du commun. Quand Einstein a découvert la relativité générale, c’était vraiment quelque chose qui n’était pas dans l’air du temps. Je veux dire, la relativité restreinte oui, il y avait Lorentz, Pointcarré, les équations de l’électrodynamique de Maxwell contiennent la relativité restreinte même si on a bien compris comment seulement après. Là on aurait pu dire que c’était bien dans l’air du temps, même si après il faut un génie pour sortir la théorie à un moment donné. La relativité générale dont on parle maintenant qui est la théorie de la gravitation était quelque chose de plus. C’est clair qu’aujourd’hui avec la vision que l’on a, je pense qu’on y serait peut-être arrivé quand même. Disons que le point de départ d’Einstein était le fait que la théorie de la gravitation n’était pas cohérente avec la théorie de la relativité restreinte. Il y a eu tout le développement de la mécanique quantique ensuite, pour développer une théorie relativiste de la mécanique quantique pour amener à la théorie des champs. Aujourd’hui on comprend très bien la relativité générale comme une théorie des champs comme les autres, c’est la théorie des champs gravitationnels, qui obéit essentiellement aux mêmes genres de règles. On aurait pu y arriver par cette direction peut-être, après je ne sais pas, quelques décennies ou même un siècle plus tard, c’est impossible de refaire l’histoire.

I : Voilà oui c’est bien ce que je me disais et je me demandais effectivement si par d’autres moyens on en serait arrivé au même point et si ça aurait pris plus longtemps et qui aurait pu le remplacer.

MM : Oui, c’est difficile à dire, mais la direction dans la vision moderne, si on apprend aujourd’hui la relativité générale, c’est joli de l’apprendre aussi comme un exemple de la théorie des champs, comme il y a la théorie des champs électromagnétiques. Moi je donne le cours de théorie des champs à l’université de Genève, on commence effectivement avec un champs scalaire, c’est le spin 0, après on construire la théorie pour une particule avec un spin 1, c’est le champ électromagnétique c’est l’exemple typique. Le champs gravitationnel ça décrit une particule à spin 2, et dès qu’on commence à comprendre les règles de la théorie des champs, c’est clair qu’on arrive à la relativité générale sous une certaine forme. Mais évidemment c’est facile pour nous aujourd’hui de dire ça. [rires]

I : Oui évidemment. En tout cas merci beaucoup c’était super intéressant.

A : C’était absolument passionnant c’est vrai.

MM : Merci pour les belles questions ! [rires]

A : On va pouvoir dire merci pour les beaux dessins aussi, parce qu’on a eu quelques productions magnifiques, de Puyo dont c’est l’anniversaire d’ailleurs, bon anniversaire Puyo !

Dessin de Puyo
Dessin de Puyo

I : Bon anniversaire Puyo !

R : Et bravo ! C’est son anniversaire et c’est lui qui nous fait des cadeaux !

A : Mais oui, mais on lui a quand même mijoté une émission sur les ondes gravitationnelles  pour son anniversaire. Mais du coup il nous l’a bien rendu ! On a eu un beau dessin d’Inti aussi !

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Dessin d’Inti

On doit enchaîner avec le pitch de la semaine prochaine, alors le dictateur m’a laissé avec un conducteur vide mais heureusement je m’en souviens, la semaine prochaine c’est un roue libre avec David Louapre comme invité, du blog Science Etonnante et maintenant de la chaîne youtube du même nom qui cartonne. Ah oui, la quote, professeur on vous a prévenu ? Il faut venir avec une citation, vous avez fait vos devoirs ?

MM : Grâce à ma collègue et amie Ruth Durrer de mon département qui m’a suggéré une citation de Steven Weinberg qui est très jolie effectivement, je partage totalement ce qu’il dit.

C’est en anglais :

Our mistake is not that we take our theories too seriously, but that we do not take them seriously enough. It is always hard to realize that these numbers and equations we play with at our desks have something to do with the real world.

Steven Weinberg

En français c’est : Notre erreur ce n’est pas que nous prenons nos théories trop sérieusement mais que nous ne les prenons pas assez au sérieux, c’est toujours difficile de se rendre compte que ces nombres et équations avec lesquelles on joue dans nos bureaux ont quelque chose à voir avec le monde réel.

C’est effectivement un sentiment qu’on a vraiment quand il y a ce genre de découvertes, parce qu’on passe des années à jouer avec des équations. Moi je suis un théoricien, on est au tableau noir ou sur papier à jouer avec nos équations, et après : ah bon, mais c’était vrai, le monde marche réellement comme ça ? C’est une sensation incroyable ! Einstein aussi avait remarqué l’incroyable, l’inexplicable puissance des mathématiques dans la physique, et le fait qu’effectivement nous on joue avec nos équations dans nos bureaux…

A : Et après en fait ça correspond vraiment à quelque chose. Excellent, merci beaucoup, ça va nous donner à réfléchir pendant une semaine !
[intermède plug]
Il est gentiment l’heure de conclure, les ondes gravitationnelles, on a dit que c’est une nouvelle fenêtre qui s’ouvre sur l’univers, qu’on peut maintenant écouter l’univers et plus seulement le regarder. L’univers s’écoute comme un podcast et se partage [rires].

Le podcast en tout cas vous pouvez le partager sur tous les réseaux sociaux, faites nous des retours, dites nous si vous avez aimé ou pas, vous nous trouvez sur tout l’internet mondial et on a toujours hâte d’avoir vos retours.

Voilà pour cette fois, un immense merci à tous et à toutes d’avoir été là, un grand merci à la chatroom et surtout un grand merci au professeur Maggiore qui a fait le déplacement en plus de Genève.

MM : Merci à vous, c’était vraiment un plaisir.

A : Et puis merci à Sam de nous avoir dégoté un invité pareil ! Et bravo pour l’interview, tu as assuré. Donc on se dit à mardi prochain avec David Louapre, pour un épisode en roue libre. Et d’ici-là, que servir la science soit votre joie.

Podcast Science 267 – Astrophysique et musique, avec Jean-Philippe Uzan

 

Le dossier de la semaine

(Merci infiniment trop ouf de mega la classe à Stéphanie pour la retranscription avec les images et les sons pour une expérience multi-media hors du commun)

Liens cités, dans l’ordre :

* 1:52 – Protonic games Fabien Waksman : https://www.youtube.com/watch?v=KH0DWfxLriU
* 13:44 – Vostok : une cabine à l’écoute de l’univers: http://www2.iap.fr/users/uzan/vostok.htm
* 19:26 – Gravure Pythagore : http://data-cache.abuledu.org/256/experiences-musicales-de-pythagore-47f3a5dd.jpg
* 30:34 – Podcast Science 176 Math et musique par Robin :
* 43:06 – Le festival de Fleurance
* 54:24 – The harmony of the world : http://www.willieruff.com/kepler.html
* 59:42 – Kamelott, l’épisode de la quinte juste : https://www.youtube.com/watch?v=gwcCohZ3lpI
* 1:10:01 – Paul Klee : http://rillon.blog.lemonde.fr/files/2011/10/fugue_en_rouge.jpg
* 1:12:41 – Scriabine : https://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandre_Scriabine
* 1:13:33 – Olivier Messiaen : https://www.youtube.com/watch?v=hIqO7p6OPDw
* 1:16:50 – Monty Python galaxy song : https://www.youtube.com/watch?v=buqtdpuZxvk
* 1:22:53 – Le noir de l’étoile par Gérard Grisey : https://www.youtube.com/watch?v=FYSZzJB4LQY
* 1:54:00 – Quelques partitions de John Cage
* 1:56:44 – Treatise, par Cornelius Cardew  : https://www.youtube.com/watch?v=JMzIXxlwuCs
* 1:58:29 – Partitions d’Atlas Eclipticalis, par John cage
* 2:08:10 – Ionisation, d’Edgard Varese : https://www.youtube.com/watch?v=a9mg4KHqRPw
* 2:18:00 – L’épisode 169 de Podcast Scienc sur Voyager

Les images de la soirée

La quote de la semaine

“Everything in the universe is … is … is made of one element, which is a note, a single note. Atoms are really vibrations, you know, which are extensions of THE BIG NOTE … Everything’s one note. Everything, even the ponies. The note, however, is the ultimate power, but see, the pigs don’t know that, the ponies don’t know that …”

FRANK ZAPPA sur son titre Spider in Very Distraughtening (Lumpy Gravy)

Plugs et liens évoqués

 

 

La Chatroom

brownian: hello monde
Jimmy: Salut
Pascal METZ: Salut @Jimmy
Robin: On arriiiiiiiiiiiive !!!!
Stéphanie: Hello 🙂
Jimmy: Hello ^^
Pascal METZ: Salut @Robin et @Stéphanie
Pascal METZ: et @nabila
nabila: 🙂
Pascal METZ: n’oublions pas @nabila
nabila: Salut!
nabila: Ne jamais oublier Nabila
brownian: re-Hello Monde
Pascal METZ: Salut @brownian
Pascal METZ: ca fait longtemps 🙂
brownian: je me connecte rarement :p
brownian: d’ailleurs il n’y a pas de before? (je n’entends rien)
Thierry Joffredo: Bonsoir
brownian: Hola Thierry
Jimmy: Hello vous tous
Pascal METZ: je pense qu’ils se font la before en off chez robin…
NicoTupe: On arrive en live
brownian: Les égoïstes
brownian: comment on fait pour poser des questions pièges?
Pascal METZ: ah, les voilà
Lê.: Hello tout le monde
brownian: un tweet avec @ps?
nabila: hello Lê
Thierry Joffredo: hello Roger
Pascal METZ: @NicoTupe @ookook
brownian: JPU est sur Capitaine Flamme!
brownian: Roger n’existe pas
elfredo: Bonsoir a tous!
Stéphanie: @nabila ils n’ont peut-être pas leurs casques ?
NicoTupe: bonsoir!
NicoTupe: moi j’ai le casque
Stéphanie: Bisous @Alan_juste_là_2_minutes
Alan_juste_là_2_minutes: Bisous Ma @Stéphanie 🙂
brownian: 2B6
Alan_juste_là_2_minutes: Et bisous @nabila
Alan_juste_là_2_minutes: Bisous tout le monde, en somme 🙂
brownian: en live depuis la fan zone de Robin, on écoute le supporter JPU
Pascal METZ: hey, salut @Alan_juste_là_2_minutes
nabila: coucou Alan
Alan_juste_là_2_minutes: Morning 🙂
brownian: sous prétexte qu’il était à Polytechnique, il se bourre de chocolats
Alan_juste_là_2_minutes: cyber chocolat, mon oeil…
Pascal METZ: Chocolate over IP
Stéphanie: il a écouté mon podcast il fait le plein de glucose pour son cerveau 🙂
Alan_juste_là_2_minutes: Un de ces 4, je viendrai t’en apporter du vrai, @nabila
nabila: T’es un sceptique Alan
brownian: “battre le record de longueur”: pas d’interprétation sur cette communauté masculine
nabila: Oh yes!!!
Alan_juste_là_2_minutes: @Pascal, il n’y a pas un statut http pour ça ?
Alan_juste_là_2_minutes: On l’invente ?
Pascal METZ: je pense que ca s’impose
Dalek: EXTERMINATE
Pascal METZ: pour accompagner le HTCPCP
Dalek: Bonsoir tout le monde
Dalek:
Alan_juste_là_2_minutes: En parlant de podcast sur les régimes… T’étais au top @Stéphanie 🙂
Alan_juste_là_2_minutes: Et toi aussi @nabila, bcp aimé ton dernier dossier 🙂
Pascal METZ: salut @Dalek
nabila: Ah, merci Alan!
brownian: on ne m’a toujours pas rappelé le lien pour les images sur twitter :p
Stéphanie: merci darling 🙂 (j’ai donc surmonté les pièges tendus en novembre dernier check ;-))
Alan_juste_là_2_minutes: Exterminate @Dalek!
Johan: Bonjour tout le monde !!
Alan_juste_là_2_minutes: @brownian tu veux les poster dans la chatroom via twitter, c’est ça ?
nabila: salut Johan
Pascal METZ: je suis le seul a ne plus avoir de son
Alan_juste_là_2_minutes: @Johan salut patron !
Jimmy: Salut @Johan *
nabila: nan, moi non plus
Alan_juste_là_2_minutes: @Pascal METZ non, mais on dit rien, parce que ça fait du bien aux oreilles
Alan_juste_là_2_minutes: c’était un peu le bordel
nabila: 🙂
Alan_juste_là_2_minutes: chez @Robin quoi…
brownian: yep Alan_juste_là_2_minutes
nabila: Grave bordel je dirais
Alan_juste_là_2_minutes: @brownian tu ajoutes simplement le hashtag #ps267 (que tu trouves en haut de la chatroom, il change à chaque épisode) et le tour est joué 🙂
elfredo: Plus de son, Sniff….
Alan_juste_là_2_minutes: @elfredo non non, tu est content en fait
Pascal METZ: ouais mais faudrait pas qu’ils commencent sans nous
nabila: On n’oublie pas Nabila. Je sors les couteaux sinon
brownian: je suis un boulet
elfredo: Je le serais plus avec le son
elfredo: Vite!!!!
Alan_juste_là_2_minutes: @Pascal METZ ça supposerait qu’ils commencent… Ça n’a pas l’air d’être pour aujourd’hui 😉
Alan_juste_là_2_minutes: #mauvaiselangue
Stéphanie: Y’a quand même eu la fois où Johan a fait 10 minutes de son dossier dans le vide
Alan_juste_là_2_minutes: @brownian meuh non…
Alan_juste_là_2_minutes: tu veux les accès pour administrer @3615Robin d’ailleurs ? 😉
brownian: j’ai essayé
Pascal METZ: @brownian ca devrait marcher
brownian: Roger spoile tout
Alan_juste_là_2_minutes: @brownian je suppute que @Pascal METZ est en train de réparer
Alan_juste_là_2_minutes: ah voilà
Stéphanie: si si
Jimmy: Yep
Alan_juste_là_2_minutes: @NicoTupe non non, on t’entend pas #blagueà2balles
Pascal METZ: twitter ne repond pluys
Alan_juste_là_2_minutes: génériiiiique 🙂
Stéphanie: mais si
Alan_juste_là_2_minutes: si si on entend
Stéphanie: 🙂
Jimmy: Oui on entend ^^
brownian: ça va bien
brownian: on twitte
elfredo: On entend!
Alan_juste_là_2_minutes: Et la personne sérieuse c’est @NicoTupe …
Alan_juste_là_2_minutes: ça dit tout 😉
Alan_juste_là_2_minutes: Bon allez, je file. Ciao les amis
Alan_juste_là_2_minutes: bonne émission
Stéphanie: bonne soirée !
Alan_juste_là_2_minutes: bonne fin de saison
Pascal METZ: @brownian voilà
Alan_juste_là_2_minutes: bonne soirée
nabila: Ciao Alan! that was too short
Alan_juste_là_2_minutes: toussa
Pascal METZ: salut @Alan_juste_là_2_minutes
Alan_juste_là_2_minutes: @robin dimanche je pense
brownian: Merci Pascal
puyo: B’soir à tous ! ♪♫
Jimmy: Bonsoir @puyo ^^
puyo: Tsouin tsouin !
Alan_juste_là_2_minutes: SLATFATF
Pascal METZ: salut @puyo
brownian: bonsoir Puyo
Alan_juste_là_2_minutes: lol, dans 2 sec ils vont dire que c’est de l’entropie
puyo: Salut @Jimmy @Alan_juste_là_2_minutes @Pascal METZ @brownian
brownian: Le pire c’est que JPU ne boit pas
Alan_juste_là_2_minutes: salut mon @puyo 🙂
Alan_juste_là_2_minutes: je partais en fait
puyo: Allez, tous ensemble : Laaaaaaâaaaa ♪
Alan_juste_là_2_minutes: bonne émission 🙂
puyo: @Alan_juste_là_2_minutes Ah, zuuuut ! Bonne soirée à toi ^^
Pascal METZ: c’est bas
Stéphanie: /marathon
NowButtsAllOhWat? A-12H: ya un eljj dans le coin?
Stéphanie: (je ne retranscrirai pas)
Stéphanie: (j’avais déjà dit ça l’an passé)
Pascal METZ: @NicoTupe non, je ne crois pas
NowButtsAllOhWat? A-12H: non quoi?
Pascal METZ: eljj
NowButtsAllOhWat? A-12H: ah oki merci
Alan_juste_là_2_minutes: @NicoTupe http://fr.numberempire.com/267
Johan: Allleezzz Steph
Pascal METZ: @NicoTupe il t’a cité dans le tour de table?
Alan_juste_là_2_minutes: (j’étais pas encore parti en fait. Mais là j’y vais. Bécots)
brownian: Fabien Waksman <3
nabila: Moi j’ai même pas eu droit à dire bonsoir. Je suis très frustrée
nabila: Bye Alan!
Johan: https://i.ytimg.com/vi/j7Tgum-Dv2s/maxresdefault.jpg
Johan: Fabien Waksma n
Inti: yo yo yo
brownian: Io Inti
Samuel: Booooooooooonsoir !
Jimmy: Salut @Inti
Jimmy: @Samuel aussi
Pascal METZ: https://pbs.twimg.com/media/Cmn0gFvWEAA-lZv.jpg
Erdrokan: bonsoir
brownian: quand est-ce qu’on parle de musique? :p
NowButtsAllOhWat? A-12H: ca y est avec la radio 🙂
Robin: http://www2.iap.fr/users/uzan/
Robin: tout en bas
Robin: musique
Pascal METZ: tiens, j’ai trouvé quoi ecouter cette été en allant au boulot
Pascal METZ: http://www2.iap.fr/users/uzan/
Pascal METZ: ou plutot
Pascal METZ: http://www2.iap.fr/users/uzan/podcast.htm
brownian: le cinquième marteau arrive
Pascal METZ: le 5eme marteau ?
brownian: celui qui brise l’harmonie
Johan: https://lettre-cdf.revues.org/docannexe/image/904/img-1.png
Johan: JE l’ai trouvé
brownian: je conseille Le Cinquième Marteau Pythagore et la dysharmonie du monde Daniel Heller-Roazen
brownian: on écoute pourtant!
Pascal METZ: “personne qui ecoute”, juste 20000 personnes la derniere fois…
NowButtsAllOhWat? A-12H: 🙂
nabila: Boson n’est pas tout à fait d’accord apparemment
Pascal METZ: effectivement
NowButtsAllOhWat? A-12H: lol
NowButtsAllOhWat? A-12H: @nabila j’arrive pas à me figurer que c’est toi Irène…
nabila: Elle est ignorée malgré de vives protestations
brownian: essayez la musique pour calmer Boson
Robin: Elle en a trop ! 🙂
nabila: @ Nico: 🙂
Dalek: ou pour le couvrir
nabila:
nabila:
NowButtsAllOhWat? A-12H: /nick Tupe, Avignon H-12
nabila: hahaha
nabila: J’aime bien ça :”nobutallowhat”. C’est un bon pseudo ça
nabila: Robin, je suis sûre qu’il a une oreille d’enfer malgré ce qu’il dit
nabila: Oui, c’est mieux que Tupe
nabila: nan nan nan, maintenant tu t’appelles nobutallwhat
NowButtsAllOhWat? A-12H: no butt, A low watt
nabila: pas mal!
Pascal METZ: eventuellement nobutallwhat, Avignon H-12
nabila: morte de rire!
Pascal METZ: ca fait long, je t’appelerais donc NBAOW?A-12H
brownian: oreilles chastes s’abstenir
nabila: NBAOW?A-12H … excellent.
Pascal METZ: je vais peut etre utiliser ca comme mot de passe, tiens
Dalek: @NowButtsAllOhWat? A-12H tu vas faire quoi a avignon ?
NowButtsAllOhWat? A-12H: Festival
nabila: Il va jouer Nabil
NowButtsAllOhWat? A-12H: ya deux trois pièces de théâtre à voir 🙂
Pascal METZ: par jour ?
Dalek: justement j’y vais le 14, tu jours ?
NowButtsAllOhWat? A-12H: habituellement je vois 1% du festival
NowButtsAllOhWat? A-12H: soit 12 pièces
NowButtsAllOhWat? A-12H: 4 par jours
NowButtsAllOhWat? A-12H: @Dalek nope
Dalek: c’est pas mal
pascale_B: hello
NowButtsAllOhWat? A-12H: la seule fois ou j’ai failli jouer, je me suis pété le tendon
nabila: salut Pascale
NowButtsAllOhWat? A-12H: depuis il faudrait que je me remette a l’impro
Dalek: je fais un jour reservation et l’autre 6 pieces en mode marathon
nabila: quel tendon?
NowButtsAllOhWat? A-12H: et que je trouve une troupe pour ça (a bon entendeur)
NowButtsAllOhWat? A-12H: @Dalek ahah
NowButtsAllOhWat? A-12H: le 14 j’y serais plus 🙁
NowButtsAllOhWat? A-12H: cette année je vais voir la parade 🙂
Dalek: la parade ?
NowButtsAllOhWat? A-12H: la parade d’ouverture du festival
NowButtsAllOhWat? A-12H: toutes les troupes défilent en costume (a priori)
NowButtsAllOhWat? A-12H: 1200 troupes qui féfilent, bon esprit 😀
Dalek: cool
Dalek: tu vas tout voir alors !
NowButtsAllOhWat? A-12H: lol
NowButtsAllOhWat? A-12H: tellement impossible
NowButtsAllOhWat? A-12H: déjà 4 pièces par jours c’est mortel
NowButtsAllOhWat? A-12H: je sais pas comment tu fais pour 6
NowButtsAllOhWat? A-12H: sans doute que tu fais pas comme nous, tu fais pas des pauses repas
Dalek: 2 le matin, 3 l’aprem, 1 le soir
Dalek: 2-3-2 doit etre possible
NowButtsAllOhWat? A-12H: ouais
NowButtsAllOhWat? A-12H: un poil extrême
NowButtsAllOhWat? A-12H: t’as vu quoi de bien l’an dernier?
Dalek: l’homme qui rit m’a marqué
nabila: Moi je trouve leur discussion super intéressante
Dalek: oui pardon
NowButtsAllOhWat? A-12H: +1
Pascal METZ: surtout le point de vue de boson 😉
Pascal METZ: (plus serieusement, je plussoie)
nabila: Boson c’est le top
brownian: Faites de la pub pour Fleurance!
brownian: j’y fais deux confs alors on a besoin de soutien
Dalek: non mais si on parle du vrai monde, la nature a tort c’est tout
Dalek: #lascienceClavie et pas le contraire
brownian: et mon régime? :'(
nabila: melon, science, foie gras. Pas mal. Bon éthi
nabila: Bon éthiquement je n’approuve pas le foie gras
nabila: Nan, mais il a trouvé où toute cette culture ce gars?
Pascal METZ: ce ne serait pas ca ?: https://www.youtube.com/watch?v=BJRPepAR6Uo&feature=player_embedded
NowButtsAllOhWat? A-12H: @nabila je crois qu’il est payé pour ça
nabila: Il connait Nabila?
nabila: Payé pour ça?
NowButtsAllOhWat? A-12H: lol
nabila: Moi je connais vachement Nabila, mais j’ai 0.1 % de sa culture
Pascal METZ: a lui ou a elle ? (j’ai peur…)
nabila: à lui. J’y connais rien en mascara, j’ai 0% de sa culture à elle
NowButtsAllOhWat? A-12H: @nabila quelle est la première apparition de Nabilla à la tv?
Dalek: pourquoi on parle de nabilla ?
NowButtsAllOhWat? A-12H: (je teste ta culture)
nabila: Oh bord.. faut que j’aille voir sur Wiki
NowButtsAllOhWat? A-12H: lol
NowButtsAllOhWat? A-12H: tu bluffe donc
NowButtsAllOhWat? A-12H: l’amour est aveugle
nabila: Jamais
nabila: Oui, elle est trop bellle
Johan: Tu suis les questions @nabila ?
Johan: Je suis occupé a aller chercher les bieres ;p
nabila: Y a pas de questions, le gars il est au dessus de la chatroom grave
Pascal METZ: @Johan tu m’en prend une ? 😉
NowButtsAllOhWat? A-12H: héhé
NowButtsAllOhWat? A-12H: je crois qu’on a plus de bière en fait
NowButtsAllOhWat? A-12H: j’ai oublié d’amener les miennes 🙁
Pascal METZ: dur
NowButtsAllOhWat? A-12H: j’avoue
Dalek: fin d’emission.
NowButtsAllOhWat? A-12H: tu nous en apporte?
Pascal METZ: /bière @NowButtsAllOhWat? A-12H
NowButtsAllOhWat? A-12H: @Dalek ?
Dalek: vous etes loin ?
NowButtsAllOhWat? A-12H: @Dalek paris 18
Dalek: ha ouais, tellement loin du centre du monde, GIF SUR YVETTE !
NowButtsAllOhWat? A-12H: lol
NowButtsAllOhWat? A-12H: tu veux dire la ville qui a été renommée JPEG SUR YVETTE tellement il se passait rien
NowButtsAllOhWat? A-12H: ?
Pascal METZ: @NowButtsAllOhWat? A-12H plutot PNG sur yvette
Pascal METZ: sinon on perd la transparence
Pascal METZ: ce serait dommage
Pascal METZ:
NowButtsAllOhWat? A-12H: MOV sur Yvette
Dalek: Attends on a au 10% de la recherche francaise
NowButtsAllOhWat? A-12H: REAL sur Yvette
Dalek: GIFV depuis qu’on est qu top
Dalek: au moins on a des bieres ^^
Dalek: pffit
NowButtsAllOhWat? A-12H: 😀
nabila: comme je me suis faite rabrouer….
Dalek: mdr
nabila: 🙂
NowButtsAllOhWat? A-12H: non mais allo quoi
nabila: ouais exactement, en plus il sait même pas ce qu’il dit
Dalek: les elipse qui accelerent : http://imgur.com/gallery/oBNgnDU
brownian: un morceau de 23′ pour se soutenir au milieu de 5h d’émission
NowButtsAllOhWat? A-12H: lol
NowButtsAllOhWat? A-12H: a priori je trouve pas le dit morceau
Pascal METZ: ca parait raisonnable
Inti: les orbites de la sonde Juno illustre bien ces changements de vitesse http://i.imgur.com/zydL5kl.gif
Inti: illustrent
Samuel: Les chiens de mes voisins sont se mettre à hurler ^^
Inti: c’est fascinant
Dalek: je hurle aussi
Pascal METZ: pas super agreable
Samuel: “SPACE the final FRONTIER”
Dalek: EXTERMINATE
brownian: couper le son dans un webradio est possible
Pascal METZ: 23 minutes?
Pascal METZ: faut etre motivé…
Dalek: faut l’ecouter dans le noir
Pascal METZ: éventuellement en fond
puyo: Héhé, ça me rappelle des dossiers de @Robin !
NicoTupe: avec un écran de télé qui clignotte
Dalek: ca va etre extreme
nabila: Ca fait pleurer Boson
brownian: on meuble
Dalek: ca fait tres musique de meloncolia
brownian: étagère
Pascal METZ: mais on l’entend tres bien
brownian: table basse
brownian: buffet
brownian: canapé
brownian: table
brownian: fauteuil
Dalek: ha
brownian: de rien, Robin
Dalek: qui mange une sucette ???
brownian: sinon, côté pub, j’ai visité les arts et métiers expo “les laboratoires de l’art” et c’est génial
brownian: RMC Télé
Samuel: Extrait du film c’est ici : https://www.youtube.com/watch?v=dNT-buIcVHw
Dalek: “que des mathematicien” Thierry Joffredo: @brownian les photos que tu as postées auj donnent bien envie en effet
brownian: C’était génial
NicoTupe: vous entendez?
Samuel: oui oui =)
brownian: Thierry: j’ai des stocks de belles photos sans téléphone
nabila: C’est trop cool cet extrait!
brownian: “vous êtes des malades”
Thierry Joffredo: @brownian sans téléphone ?
brownian: avec appareil photo
nabila: super !
brownian: “sur un oranger”
brownian: Thierry, j’en remets pour faire baver les gens :p
Thierry Joffredo: @brownian Honte ! 😉
Dalek: avec les boussoles et les bobines
Thierry Joffredo: @brownian joli !
Jimmy: Perso j’ai adoré : https://www.youtube.com/watch?v=obrBAysVef0
Jimmy: à propos de la synestési
Samuel: http://tice-ia21.ac-dijon.fr/elementaire/doap/IMG/jpg/klee.jpg
Jimmy: Synesthésie*
brownian: mon image n’est pas tombé au bon moment?
Johan: https://en.wikipedia.org/wiki/Alexander_Scriabin
Thierry Joffredo: @brownian jusque debut septembre, ça va pas être simple pour moi pour aller voir l’xpo 🙁
brownian: dommage car elle est petite mais très plaisante
Robin: @brownian à ne pas sortir du contexte 🙂
Dalek: le son des aurores boreales : https://www.youtube.com/watch?time_continue=37&v=NRZfKqhs6rM
Dalek: (attention c’est moche)
brownian: il sort les dossiers sur Yakov comme ça à l’antenne
brownian: Tu pensais à quoi Robin?
dixon: salut !
nabila: salut!
nabila: J’aime bien les sons sucrés
brownian: Monthy Python <3
Sabine: les monthys pythons !
brownian: Monty Python <3
Sabine: c’est dans lequel ? the meaning of life ?
Robin: C’est bien ce qui me semblait aussi, et apparemment, on a gagné !
dixon: Ca ne me parle pas du tout ce son ^^
Sabine: gagné ^^
NicoTupe: https://www.youtube.com/watch?v=XfcC6FYyL4U
Johan: https://i.ytimg.com/vi/qO9xwsveLhM/hqdefault.jpg
NicoTupe: dans le même film, première chanson “every sperm is sacred” <3
Johan: spoiler alerte, ce n’est pas elle qui aura le prix nobel
Johan: 🙂
nabila: Bummer
nabila: pauvre Boson, elle est pas contente
Jimmy: https://www.youtube.com/watch?v=ZzuHFIRFzvM
Johan: vous l’entendez ?
Pascal METZ: oui
nabila: un peu
nabila: c’st quoi le nom du pulsar?
Pascal METZ: PSRquelqueschose
Pascal METZ: (j’avoue ca n’aide pas des masses)
nabila: ouah, c’est impressionant
nabila: @pascal: si si je l’ai trouvé
Inti: on dirait un moteur de vieux rafiot
nabila: C’est fou ! Super impressionant
Samuel: https://briankoberlein.com/wp-content/uploads/fig-3.png
undefined: Allo?
undefined: Allo?
Pascal METZ:
Jimmy: ça ressemble beaucoup aux disques d’eulers ^^
Johan: tu es mutée Irene ?
brownian: Irène a un souci 🙂
Inti: terrible
Samuel: Tellement sci-fi ^^
nabila: I am back
nabila: and muted
Pascal METZ: la surface des étoiles?
brownian: des objets qui vibrent mais il est trop tôt pour en parler
puyo: Héhé !
undefined: Bravo Puyo!
undefined: Yeah Puyo!
puyo: ^^
Robin: @brownian ça suffit maintenant
Pascal METZ: ca coupe
nabila: Y a plus de skype
puyo: ouuuuups
Pascal METZ: arf, plus de net chez robin?
Samuel: a plus =)
nabila: zut alors
Samuel: Oui allo? =D
brownian: Pas compris @Robin
Sabine: c’est un modem qui veut communiquer ?
puyo: Pulskype ?
nabila: trop de vibrations
Jimmy: ahahah
nabila: on est passé en resonance et tout a pété
NicoTupe: bon les loulous répondez
NicoTupe: @nabila ou @Pascal METZ
Pascal METZ: ca sonnais chez moi
Pascal METZ: maisplus maintenans
NicoTupe: oui @Pascal METZ je t’ai appelé aussi
nabila: Ben moi je suis branché sur Skype
brownian: qui a mis son téléphone sur vibreur?
NicoTupe: la je t’appelle
puyo: Le son vient de passer en couleurs
NicoTupe: et j’appelle Irène
Samuel: https://c1.staticflickr.com/7/6128/5937876345_e4d4e47008.jpg
brownian: Je mise sur Cage, Glass et Varèse
Jimmy: C’est où ?
NicoTupe: @Jimmy à Paris j’imagine
Sabine: ouip
Jimmy: Dac merci
NicoTupe: nous sommes au son 12 sur 30
NicoTupe: je dis ça je dis rien
Pascal METZ: @NowButtsAllOhWat? A-12H bon courage pour le montage
nabila: Oui, ça va être chaud le montage
nabila: Hélas je dois aller bosser. Je vous quitte ….
NicoTupe: oui je vais m’amuser
Pascal METZ: salut
NicoTupe: je avis demander à Stéphanie
NicoTupe: pendant qu’elle fera le montage
nabila: Bonne fin d’émission, bonne nuit et à bientôt
NicoTupe: bises @nabila
nabila: 🙂
Thierry Joffredo: super émission, merci, je rattraperai la fin en podcast
Thierry Joffredo: bonsoir à tou-te-s
Johan: http://faculty.washington.edu/jcramer/Planck/Planck_power_spectrum_orig.jpg
Pascal METZ: salut @Thierry Joffredo
Dalek: c’est bon j’ai trouve la nuit phillippe glass, j’invite toutes mes amies et je dis rien avant la 4h
Dalek: l’analyse de signaux a l’oreille
Dalek: on attend les fit
Pascal METZ: j’en profite pour reconseiller l’univers chiffonné de Luminet
NicoTupe: tellement
NicoTupe: luminet <3
Samuel: http://www.srosat.com/PRO/These/HTML/Chapitre%20I_Part%20I_fichiers/image002.gif
Samuel: Une petite pensée pour @Stéphanie, qui va, avec un grande abnégation, retranscrire cette émission ! 😉
brownian: c’est là où il faut revoir ma première image :p
Pascal METZ: @brownian tu en es à 2/3
brownian: 2/3 de quoi?
brownian: il manque Varèse
Pascal METZ: voilà
Pascal METZ: “brownian [22:24:11] Je mise sur Cage, Glass et Varèse”
Inti: non Youtube on me l’a pas installé je dois appeler
NicoTupe: https://www.youtube.com/watch?v=JMzIXxlwuCs
Samuel: John Cage : partition de Fontana mix pour bande magnétique (1958) http://www.francemusique.fr/sites/default/files/styles/image_ppale_full/public/asset/images/2014/11/fontana_mix_1958_partition.png?itok=nMivWPXe
Pascal METZ: @NicoTupe si je vous laisse, je dois laisser mon ordinateur allumé?
NicoTupe: https://volume.revues.org/docannexe/image/2048/img-3.jpg
NicoTupe: @Pascal METZ c’est mieux
Samuel: http://media.senscritique.com/media/000005863336/source_big/Atlas_Eclipticalis_With_Winter_Music.jpg
Pascal METZ: bon allez, bonne nuit tout le monde
Jimmy: Bonne nuit @Pascal METZ
Jimmy: C’est quoi le nom de cette chère Dame ?
Samuel: Bon..je dois y aller ! Bises à tous, bonne fin de soirée ! (Et encore merci à M. Uzan pour ses géniales interventions chez Podcast Science )
NicoTupe: bises
Robin: http://idata.over-blog.com/0/02/59/18/2009-09/detail-dune-partition-de-varese-du-poeme-electronique.jpg
NicoTupe: encore quelqu’un dans le coin?
Jimmy: Oui oui
NicoTupe: 🙂
Jimmy: En passant faite quelque chose pour vos micros svp, c’est horrible ces variations de volume ^^’
NicoTupe: ce sera mieux au montage
NicoTupe: désolé c’est quand il bouge la tête
Jimmy: Ah ok, et les résultats des montages, c’est ce que l’on trouve sur YouTube ?
NicoTupe: oui et surtout sur soundcloud
Jimmy: Super merci
NicoTupe: au montage on égalise, je coupe les blancs, et en l’occurence pour celle ci, les sont joués seront en pleine qualité
Jimmy: Bon courage*
NicoTupe: soundcloud.com/podcastscience/
Jimmy: Merci
Robin: http://www2.iap.fr/users/uzan/
Robin: Je l’avais déjà mis
Robin: tout en bas
Sabine: en public !
Jimmy: @Sabine +1
Jimmy: Yeah
Sabine: on est témoin
Jimmy: Exact
Jimmy: Bonne nuit ^^
Robin: wenda diaz
Robin: donc
Jimmy: Merci
Sabine: bonne nuit 🙂
Inti: bonn nuit tout le monde ^^

La vie de Nikola Tesla – 2/2

 

Tesla: un nom qui en dehors de la marque de véhicules électriques et de l’unité de mesure du champ magnétique, n’est que rarement associé à l’inventeur américain d’origine serbe né au XIXème siècle et qui participa à l’essor du courant alternatif qui est aujourd’hui indispensable à notre monde.

Après avoir découvert son ascension jusqu’à la gloire dans l’épisode précédent sur Nikola Tesla (dossier écrit ici), nous allons découvrir dans celui-ci la deuxième partie plus sombre de sa vie et nous débunkerons aussi un certain nombre de fausses idées à son propos.

Ce dossier a été enregistré pendant l’épisode 265


La suite du succès

Dans l’épisode précédent nous avons découvert Tesla, son enfance, son éducation, la création du moteur AC polyphasé et son apothéose avec l’utilisation de ses concepts pour dompter les chûtes du Niagara. Nous avons déjà eu l’occasion d’explorer certains mythes autour de Tesla, notamment concernant l’invention du courant alternatif (non il ne l’a pas inventé) et ce qu’il a pu faire autour du moteur à courant alternatif (il a mis au point un moteur et déposé un brevet en premier, mais dans un contexte où l’idée était dans l’air).

Après ce succès, Tesla est retourné à son laboratoire pour reprendre ses recherches et notamment sur la transmission d’énergie sans fil, mais pas uniquement. En effet, avec ses conférences en Europe, il a pu intégrer le fait qu’il pouvait aussi transmettre des messages sans fil. Et tout ceci à travers la Terre.

Tesla continua des faire des conférences entre fin 1892 et 1893 pour mettre en avant ses recherches et émerveiller le public. A Philadelphie et à Saint Louis aux Etats-Unis il exploitait l’effet de peau pour passer pour un magicien et illuminer des ampoules et des tubes fluorescents ou provoquer la création d’arc électriques …

image01

Tesla holding a gas-filled phosphor coated wireless light bulb which he developed in the 1890’s, half a century before fluorescent lamps come into use. Published on the cover of the Electrical Experimenter in 1919.

Dans la foulée de ces conférences, Tesla repris son système de plaques avec sa bobine de Tesla et fut capable de recevoir de manière intermittente des signaux jusqu’à une distance de 2 kilomètres. En fait il ne comprenait pas pourquoi des fois il captait des signaux et des fois il n’en captait pas. Il semble que comme son générateur électrique n’avait pas forcément toujours la même vitesse de rotation, la fréquence des ondes qu’il générait n’était pas fixe, mais variait. Et comme il avait mis au point son système pour répondre à une fréquence en particulier et bien des fois, il perdait le signal (un peu comme quand sur votre radio vous vous éloignez un peu de la fréquence de la chaîne que vous écoutez).

En perfectionnant ses systèmes électriques pour rendre les fréquences plus stables, Tesla aboutit à un système générant des vibrations mécaniques qui pouvait être agréable pour les humains. La sérendipité dont Alan avait déjà eu l’occasion de parler dans des évènements précédents.. Mark Twain que Tesla comptait depuis quelques temps parmi ses amis vint d’ailleurs la tester. L’histoire retient qu’après en avoir reconnu les effets bénéfiques il dût se précipiter aux toilettes pour accomplir ses besoins, la machine ayant provoqué quelques mouvements intestinaux imprévus[1] …

La légende voudrait que Tesla ait accroché un oscillateur mécanique équivalent à la structure de son laboratoire des années plus tard et cela aurait provoqué un mini tremblement de terre, même si de forts doutes existent[2]. En fait l’idée derrière ce genre de chose c’est que son oscillateur vibrait en résonance avec la structure du bâtiment et faisait un peu comme pour les soldats marchant au pas à la fréquence de résonance d’un pont jusqu’à ce qu’il s’écroule.

A cette époque-là Tesla répétait que les ondes EM n’étaient pas capables de transporter de l’information[3] et pour lui, ces expériences qu’il réalisait démontraient plutôt ses idées de courant à la Terre … Il alla ainsi dans une direction opposée aux autres personnes travaillant sur la radio en tentant de maximiser le courant passant par la Terre et diminuant au maximum les ondes EM pouvant être générées.

C’est d’ailleurs à cette époque que Tesla développe son idée de pouvoir pomper un peu d’énergie dans la Terre et en récupérer énormément via la résonance. Conviction provenant de quelques expériences mal interprétées qu’il cherchera à valider expérimentalement les années suivantes. En effet, il avait deux analogies en tête : d’une part il pensait que comme pour un orage, un éclair déclenchant une grande chute de pluie, une petite impulsion pouvait selon lui déclencher un gros résultat. D’autre part, il pensait aussi que la résonance pouvait impliquer des résultats beaucoup plus important que si on ne prenait pas en compte la fréquence propre du système que l’on étudiait. Son idée importante qu’il va ainsi tenter de développer pendant le reste de sa vie est donc la suivante : si l’on envoyait une impulsion à la fréquence de résonance de la Terre, on pouvait arriver à renforcer les impulsions et obtenir à la sortie (un autre point sur la Terre) une quantité importante d’énergie.

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N. Tesla, Famous Scientific Illusions, “Electrical Experimenter”, Février 1919, p 692-694

Mais revenons aux travaux de Tesla. Après avoir breveté ses inventions (ces oscillateurs), il tenta la même approche que celle qu’il avait entrepris avec Peck et Brown pour le moteur AC. Il chercha à se rapprocher du gratin New Yorkais pour entrer en contact avec des investisseurs et la presse et il y réussit[4]. Ceci lui permettrait de faire parler de ses inventions et trouver des fonds pour les développer[5] …Tesla s’associa ainsi de nouveau à Brown (mais pas à Peck mort en 1890) et à Adams (celui des chutes du niagara). Adams finança la société et tenta de trouver d’autres investisseurs. Mais en 1893 les états-unis était dans une crise financière. Malgré les efforts de Brown et Adams pour trouver des investisseurs et de Tesla pour arriver à en faire parler dans la presse et faire des conférences toutes plus magiques et extravagantes, ce fut un échec[6] cuisant du point de vue business même si Tesla continuait ses recherches.

Nouveau labo, Rayons X et bateau commandé à distance

Malheureusement tout ce que Tesla avait pu entreprendre dans son laboratoire pris fin prématurément quand un feu se déclara le 13 mars 1895. Il n’avait pas pris d’assurance pour son laboratoire et perdit donc tout l’argent qui avait pu être investi dans son matériel et tout le travail qu’il avait pu réalisé …

Suite à cet évènement il emménagea dans un nouveau laboratoire sur Houston Street à New York. En novembre 1895 il entendit parler de la découvert de Roentgen à propos des rayons X. En découvrant ces travaux Tesla fit ce qu’il avait pu faire avec d’autres découvertes dont il avait parlé : il chercha à mieux les comprendre pour tenter de les reproduire et voire l’exploitation commerciale possible.

Sauf qu’il comprit rapidement que ce qu’il avait pris pour une erreur dans une photo prise de Mark Twain avec des tubes Geissler était en fait lié aux rayons X. En effet, sur la plaque photographique se trouvait “imprimé” une partie du mécanisme de l’appareil photo et pas Mark Twain….

Certains estiment, comme Margaret Cheney par exemple que c’est la preuve que Tesla aurait ainsi découvert les rayons X en premier. Je ne pense clairement pas que l’on puisse dit que Tesla en fut le découvreur, sinon il en aurait parlé, il aurait publié des choses dans les journaux comme il pouvait le faire sur d’autres sujets, etc. Et selon moi c’est d’autant plus vrai qu’il n’a d’ailleurs jamais réclamé la paternité des rayons X. Par la suite il réalisa d’autres expériences mais les brûlures resenties par les sujets et le fait que peu d’entreprises étaient susceptibles de pouvoir écouler ce type de matériel[7] lui firent arrêter son travail sur les rayons X.

A la suite de ces recherches il entreprit de développer ce qu’il appelait la téléautomatique. Il avait depuis longtemps en tête le fait que les humains étaient des automates réagissant à des stimulis externes. Depuis les quelques cours qu’il eut l’occasion de suivre à Prague lors de sa jeunesse en Europe notamment. C’est une idée dont j’ai déjà eu l’occasion de parler dans l’épisode précédent.. Dans la suite d’un cours de Carl Stumpf, qu’il eut lors de son passage à prague, celui-ci enseigna en effet à Tesla le principe de l’esprit en tant que table rase où rien n’est inné et tout n’est que réponse aux stimuli des sens. Ce concept accompagna Tesla tout au long de sa vie et forma son point de vue sur l’Homme en tant qu’automate et ces idées de téléautomatique.

Basé sur ces idées et les analogies qu’il avait en tête, il pensait qu’il était possible de développer des robots qui puissent être aussi réalistes que les humains dans leurs réactions. Entre 1897 et 1899 Tesla décida de mettre en place un robot sous forme de bateau sans humain à bord qui pourrait être utilisé comme une torpille dans les guerres. Notamment comme celle qui opposait les états-unis à l’Espagne depuis avril 1898.

image10

http://nikolatesla12germain.weebly.com/blog/nikola-tes-who

Il en fit diverses démonstrations, notamment à JP Morgan, le fameux homme d’affaires dont la banque est liée aux problèmes des subprimes il y a quelques années, et Hammond un homme d’affaires impliquée dans la marine. Ce dernier souhaita investir dans le développement de cette technologie. Tesla continua ses travaux, en construit un exemple plus grand, et déposa un brevet fin 1898. Il envisagea aussi pour des aspects sécurité de diffuser deux signaux qui, uniquement si ils étaient présents, pouvaient activer le système (une porte logique en somme, même si il ne l’appelle pas comme ça).

Il en fit la démonstration en Mai 1898 et la foule fut conquise. Malheureusement, cette invention ne fut jamais développée commercialement. Il semble qu’un certain nombre d’inventeurs aient proposé à l’époque des inventions à la marine américaine (Edison le fit aussi d’ailleurs), mais peu d’entre elles, voire quasiment aucune ne furent retenue.

Ce travail sur la téléautomatique ne l’empêchait pas de continuer ses recherches sur la transmission d’énergie sans fil. Dans la foulée de ses travaux sur le courant à travers la Terre, il cherchait à voir de quelle manière il pouvait fermer, de la manière la plus efficace le circuit électrique qu’il pensait former avec son courant à la terre. Je rappelle qu’il avait vraiment une vision électricienne des choses.

Ses travaux sur les tubes fluorescents où il les illuminait en faisant un vide poussé le firent arriver à la conclusion qu’il pouvait utiliser l’air raréfié de la haute atmosphère pour conduire de l’électricité.

Afin de poursuivre ses recherches (et oui, tout cela coûtait de l’argent, d’autant plus qu’il avait toujours beaucoup d’idées en même temps) il s’associa au riche homme d’affaires John Jacob Astor (qui possédait notamment l’un des hôtels les plus luxueux de New York le Waldorf Astoria) qui accepta d’investir 100000 dollars dans sa société.

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By Published on LIFE [Public domain or Public domain], via Wikimedia Commons

Tesla devait en effet avancer et mettre en application les recherches qu’ils menaient sur ces différentes sujets. En effet, pendant que Tesla développait ces idées, Marconi en Europe, dans la suite de Hertz, tentait d’utiliser les ondes EM pour envoyer des messages. Et avec succès. Entre 1898 et 1899, Marconi étendit la portée de ses instruments, notamment jusqu’à ce qu’en mars 1899 il arrive à transmettre un message à travers la Manche. Tesla commençait à sentir le vent tourner et entre le dénigrement des travaux de Marconi et des prétentions surréalistes de transmission de message de par le monde, il se lança dans la mise au point d’un système de communication sans fil à l’échelle mondiale. Et ceci se ferait au Colorado.

Tesla et Colorado Springs

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Building at Tesla’s Colorado Springs Laboratory, National Museum of American History

Son objectif, avec l’installation qu’il fit en mai 1899 à Colorado Springs, était de s’assurer de sa capacité de transmettre des courants à travers la terre et les faire revenir dans l’atmosphère vers n’importe quel point. La construit qu’il fit réaliser fut d’ailleurs la plus grande bobine Tesla construite avec près de 15m de haut[8].

Durant sa présence à Colorado Springs, Tesla semble avoir découvert pendant un orage des ondes électriques stationnaires dans la croûte terrestre. Ces ondes stationnaires[9] apparaîssent quand deux ondes de même fréquence et même amplitude en sens opposé forment des points fixes dans le temps[10].

image02

By No machine-readable author provided. LucasVB assumed (based on copyright claims). [Public domain], via Wikimedia Commons

Tesla pensait que cela pouvait dire que la Terre était un conducteur de taille limitée et qu’avec ce principe il pouvait avoir un rayon d’impact bien plus grand que ce que faisait Marconi.

Au cours de ces travaux Tesla pense recevoir en juillet 1899 un signal provenant de l’espace. Histoire de ne pas se ridiculiser, il tente de disqualifier toutes les hypothèses terrestres qu’il peut imaginer, mais au final, il en arrive à la conclusion que ce signale ne peut être terrestre et doit provenir de Mars, présente dans le ciel ce jour-là.

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Giovanni Schiaparelli [Public domain], via Wikimedia Commons

A l’époque Mars était la vedette des planètes. Entre Schiaparelli et ses canaux et Lowell qui avait annoncé qu’il y avait de la vie intelligente sur Mars, cela pouvait faire sens pour Tesla.

Vous devez tous vous demander : mais qu’en était-il réellement? Des analyses ultérieures semblent plutôt aller vers l’émission de signaux par Io lors d’un passage dans un anneau de particules chargées autour de Jupiter qui se trouvait à l’époque dans la même zone du ciel que Mars. Tesla a peut-être reçu un signal n’étant en effet pas terrestre, mais il n’avait rien à voir avec Mars …

Mais revenons à la tour de Tesla.. Une fois finit d’être construite, il entreprit divers tests de ses concepts. Le problème avec les expériences qu’il réalisé à Colorado Springs, c’est qu’elles se firent majoritairement sans témoin sans témoin direct autre que lui-même[11] et ceci à la différence de Marconi qui faisait toujours des démonstrations en public! En effet, les témoignages de ses assistants semblent pointer vers le fait que Tesla voulait être seul afin de réaliser les observations de sa transmission sans fil en dehors de sa tour et eux devaient opérer les machines dans la tour.

Dans le film le prestige il y a d’ailleurs une scène où l’on voit les acteurs devant un terrain où il y a des ampoules qui seraient soi-disant illuminées par le système de Tesla. Malheureusement, comme dit précédemment, les prétentions de Tesla n’ont jamais eu de témoin à part lui-même…

image07

http://peswiki.com/images/am1m1mafp3u2sgf9s2kejxjkwop224k3.jpg Christopher Nolan, Le prestige

Pour Tesla, à partir du moment où il avait pu tester son principe a courte distance, cela devait forcément fonctionner à longue distance … En passant c’est à cette installation de Colorado Springs qu’il fit en double exposition une des photos les plus célèbres le concernant.

image06

See page for author [CC BY 4.0 (http://creativecommons.org/licenses/by/4.0)%5D, via Wikimedia Commons

Tesla aurait témoigné avoir su produire de la foudre en boule au sein de ses notes le 3 janvier 1900[12]. Malheureusement, d’après Carlson[13], il n’y a pas vraiment consensus, ne serait-ce que sur la possibilité physique qu’il soit possible d’en produire. Point que Steven Novella semble aussi avancer lors de l’épisode de son podcast sur le culte voué à Tesla dans les milieux new age[14].

Toujours est-il que Tesla pensait être arrivé à l’aboutissement de ses recherches, tout du moins de l’obtention de suffisamment de preuves allant dans le sens de ses hypothèses. Pour lui la transmission d’énergie sans fil était possible, vers n’importe quel point du globe, à une vitesse quasi instantanée et sans diminution notable de puissance… On est loin de ce que la science basée sur des faits et reproduite pourrait dire aujourd’hui…

Wardenclyffe

Comme en 1887 avec son moteur, Tesla voulait trouver des investisseurs pour financer le développement des idées prototypées à Colorado Springs et une entreprise pour acheter son idée.

Tesla continuait d’abreuver les journaux de déclarations de plus en plus fantaisistes, que ce soit dans son article plus philosophique, pour ne pas dire autre chose, sur la façon d’augmenter l’énergie de l’Humanité qu’il pu publier dans le magazine Century dont il connaissait l’un des membres influents. Où que ce soit ceux où il expliquait que la glace pouvait permettre de mieux transmettre jusqu’à Londres l’électricité produite aux Chutes du Niagara… Il expliquait aussi pouvoir transmettre des messages à l’autre bout du monde (afin d’attirer des investisseurs) et Marconi réfutait ces affirmations.

C’est sur fin 1900 que Tesla pu rencontrer JP Morgan afin de lui parler de ses plans. Entre le potentiel usage que ce dernier pourrait en faire et les arguments de Tesla en terme de brevets, il semble qu’il arriva à le convaincre d’investir. Morgan conclu donc de fournir 150000 dollars à Tesla en échange de 51% des parts dans l’entreprise[15].

Tesla se mis donc à travailler à partir de Novembre 1901 à la construction de sa tour qu’il érigea à LongIsland sur un site qu’il nomma Wardenclyffe.

image09https://thevelvetrocket.com/2010/03/17/nikola-teslas-wardenclyffe-tower-and-laboratory/

Mais la construction ne se passa pas comme prévu. Tesla avait vu trop grand.

En effet, pour calculer la puissance de sa tour, il se basa sur les expériences qu’il avait réalisé à Colorado Springs. Et d’après celles-ci il se dit qu’il devait exploiter des ondes stationnaires autour de la Terre à une fréquence proche de 6Hz. Pourquoi est-ce que je vous parle de cela vous allez me dire ?

En fait en 1950 un certain Schumann théorisa l’existence d’une fréquence de résonance pour des ondes qui se propageraient entre la haute atmosphère et le sol. En 1960 ces ondes furent observées expérimentalement[16] et on se mit donc à parler de résonance de Schumann. Comme ces ondes ont une fréquence autour de 7-8 Hz certains n’hésitent pas à dire que Tesla avait découvert se phénomène bien avant Schumann…

Mais Tesla n’avait pas estimé correctement les coûts induits par une tour à la taille qu’il avait estimé. Ainsi, entre les problèmes d’argent générés par la construction, les équipements nécessaires, les dizaines voire centaines de salariés, où ses relations très compliquées avec Morgan (il y a des lettres que présente Seifer qui sont assez hallucinantes de la part de Tesla), il eu du mal à avancer.

Marconi, de son côté, développait son idée de pouvoir transmettre des signaux par delà l’Atlantique. Entre le dépôt de brevets et la construction d’antennes géantes, il arriva à le faire effectivement en décembre 1901 entre le Newfoundland au Canada et l’Angleterre.

L’histoire semble avoir cependant effacé une partie du scepticisme de l’époque sur la réalité du message que seul Marconi et son assistant auraient entendu. En effet, peu de personne pensait que les ondes pouvait effectivement voyager entre les deux points à cause de la rotondité de la Terre[17]. Mais la presse et les experts voulaient y croire. D’autant plus que Tesla expliquait à tout va que cela était possible. C’est une seconde démonstration, publique celle-ci, et réalisée sur un bateau qui voyageait d’Angleterre jusqu’en Amérique, qui finit de convaincre de la réalisation de Marconi. On peut dire que d’une certaine manière, toutes les déclarations fantasques de Tesla ont peut être diminué le scepticisme de rigueur qui aurait pu prévaloir lors de la première annonce de son rival Marconi.

Tesla, de son côté, était cruellement à court d’argent et il ne cessait d’envoyer des lettres toujours plus pressantes à Morgan pour qu’il continue d’investir. Mais celui-ci décida de mettre un terme à ses échanges avec Tesla en 1893[18]. Malheureusement pour Tesla, ses déclarations toujours plus fracassantes dans la presse ainsi que le fait qu’il ait donné 51% de son entreprise à Morgan ont fait fuir tout les potentiels investisseurs et le plongèrent dans une crise financière profonde. Ces échecs le firent tomber en dépression en 1906 et il dut abandonner ses travaux à Wardenclyffe. En fait il abandonna même à ce moment-là, et pour le reste de sa vie, ses travaux sur la transmission d’énergie sans fil.

Les turbines Tesla

En récupérant de son nervous breakdown, il chercha à se tourner vers le développement de composants mécaniques et afin de pouvoir satisfaire sa volonté de voler qu’il avait depuis enfant, il voulu développer un nouveau type de turbine. L’idée principe de sa turbine était que la viscosité de l’air (la résistance au déplacement d’un fluide grosso modo) pouvait être utilisée pour faire tourner des disques attaché à l’axe[19]. Par comparaison, dans une turbine classique, ce sont les pales qui sont mises en mouvement par le passage du fluide qui vient les pousser.

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http://fr.slideshare.net/sougandhs02/a-seminar-on-tesla-turbines

Une fois un prototype mis au moins à travers une nouvelles société, il en fit démonstration en 1911-1912, mais ce fut, encore, un échec cuisant. Malgré un faible investissement du fils de JP Morgan en 1913, personne ne vit d’intérêt dans un système qui était de plus incapable de supporter de fortes charges. Alors c’est vrai qu’il y a une ou deux sociétés qui les ont commercialiser, mais cela reste très loin d’une usage à l’échelle industriel …

Nobel, déchéance et la fin de Tesla

En dehors du fait que Marconi reçu en 1909 le prix nobel en reconnaissance de ses travaux en lien avec la télégraphie sans fil, c’est une autre affaire étrange qui impliqua Tesla, Edison, et le comité Nobel.

Le New York Times prétendit en effet que Tesla et Edison devaient recevoir le prix Nobel en 1909. Mais il s’avéra que ce ne fut pas le cas et il fut décerné aux père et fils Bragg pour l’analyse de la structure des cristaux grâce aux rayons X[20]. Des histoires courent selon lesquelles Tesla et Edison l’auraient refusé car ils ne voulaient pas le recevoir avec l’autre … Mais rien ne semble appuyer cette thèse.

En 1916 Tesla reçu la Médaille d’honneur de l’AIEE. Au départ il ne souhaitait pas la recevoir car cette médaille est aussi appelée Médaille Edison, mais le lobbying du président de l’AIEE fit son effet et Tesla accepta de la recevoir. L’histoire notera que peu de temps avant de faire son discours, il disparût de la salle de réception et du bâtiment au grand desarroi des organisateurs. Après quelques recherches aux alentours il ne fut retrouvé que plusieurs minutes plus tard dans un parc non loin de là, entouré de pigeons ….

A la même époque Tesla se montrât très suspicieux, pour ne pas dire plus, concernant la théorie de la RG qu’Einstein avait théorisé. Il alla même, quelques années plus tard expliquer qu’Einstein se trompait avec sa notion de courbure de l’espace-temps et que selon lui c’était complètement impossible …

Dans les années qui suivirent, un certain nombre de procès ont été intentés contre Marconi, ou par celui-ci dans le cadre des brevets sur les bases de la radio. Ce n’est pas avant 1935 que la paternité de Tesla fut reconnue par les tribunaux américains. Ne vous méprenez pas. Marconi avait quand même reconnu qu’il utilisait des inventions de Tesla et certes, les brevets de base étaient au nom de ce dernier, mais c’est surtout Marconi et des hommes comme Fessenden et DeForest qui en firent la promotion et le développement économique. Il faut savoir que la société créée par Marconi pour vendre des radios aux U.S.A est devenu RCA par la suite. Société que vous connaissez peut-être de nom..

L’histoire de Wardenclyffe se finit effectivement en 1917 quand la tour fut détruite et en 1921 quand la propriété du terrain fut transmise au propriétaire du Waldorf-Astoria en paiement des notes d’hôtel jamais réglées par Tesla.

Toutes ces déconvenues et ses déboires firent de Tesla un reclus. Il ne s’arrêta jamais vraiment de travailler et en 1931, pour son 75eme anniversaire, une fête se tint à laquelle des témoignages de grands noms de la science furent lus(on peut noter Einstein, Lodge, Millikan et d’autres). Chacune des années suivantes, Tesla organisa un évènement du même type. Il s’agissait pour lui à chaque fois d’une occasion pour annoncer de nouvelles découvertes … En 1931 un moteur fonctionnant aux rayons cosmique. En 1934 son fameux rayon de la mort … Il prétendait détruire 10000 avions en vol à plus de 250 miles de distance … Un document semble validé qu’il ait réfléchi à la question, mais toutes les analyses suivantes et notamment celle d’un certain Trumpp (c’est pas le même cherchez pas!) en 1943, tendent à dire que ce système n’était pas à la hauteur des prétentions de Tesla.

Tesla semble même avoir donné, en compensation d’une note de 400 dollars, une boîte contenant soi-disant un modèle de son arme (il estimait sa valeur à 10000 dollars), au gérant de l’hôtel où il résidait. Tout en précisant bien qu’il ne devait pas ouvrir la boîte sous peine d’explosion. A postériori il s’avéra que Tesla s’était moqué d’eux et que la boîte ne contenait rien d’autres que des pièces détachées utilisées pour la radio.

Certaines déclarations de Tesla tendent à corroborer le fait qu’il fut en contact avec divers gouvernements concernant cette arme jusqu’en 1940 : soviétiques, américains ou anglais notamment, mais rien n’atteste qu’un tel rayon ait été mis au point par quiconque.

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Nikola Tesla with King Peter of Yugoslavia in Hotel New Yorker on July 15, 1942. Tesla’s nephew, Sava Kosanovic, is third from the left. Crédit : http://www.teslasociety.com/tesla_reception.htm

A partir de 1942 Tesla passait beaucoup de son temps dans son lit. Entre une diète quasi exclusivement à base de lait et un accident en 1943, sa mémoire semblait flancher complètement. Il voulut même faire envoyer de l’argent à Marc Twain, mort 25 ans plus tôt…

Il mourut finalement le 7 janvier 1943 d’une attaque cardiaque. Des témoignages parvinrent de tout les coins du monde pour acclamer son inventivité et le rôle qu’il joua dans l’établissement du courant alternatif dans le monde.

Après sa mort ses papiers et une bonne partie de ses notes furent prises par le gouvernement américain (pour les étudier afin de voir si ses prétentions d’arme de fin du monde ou autre étaient vraies) avant d’être restitués à sa famille et de se retrouver dans un musée établi en son honneur dans la ville de Belgrade.

Tesla et les mythes

Avant de conclure, je voudrais prendre un peu de temps pour parler des mythes qui peuvent exister autour du personnages. Il existe un grand nombre d’histoires étranges ou d’inventions qui sont associées à Tesla. Afin d’essayer d’en débunker quelques unes, j’ai demandé aux membres des groupes facebook “Station des sciences” et “Zététique” les mythes dont ils avaient pu entendre parler à son propos?”

En voici quelques uns.

Tesla fut un anarchiste à un moment de sa vie.

Seifer rapporte dans sa biographie qu’il fut en contact avec des personnes peu recommandables proches du régime nazi après que sa tour de Wardenclyffe fut tombée.

Une autre chose qui pourrait tendre à penser qu’il était anarchiste était le fait qu’il voulait fournir gratuitement de l’énergie à tout le monde durant la deuxième partie de sa vie. Ce genre d’annonce pouvait être plutôt mal vues par les magnats de l’industrie du cuivre (utilisé pour la transmission d’électricité) ou de l’énergie.

Mais à priori Tesla n’était pas un anarchiste dans le sens classique du terme. Au contraire, il semble qu’il chercha à s’introduire dans le milieu de la haute société New-Yorkaise et sur la fin de sa vie il tentât de travailler avec divers gouvernements …

L’énergie libre

Il y a énormément de choses racontées autour de Tesla et l’énergie libre.

  • Qu’il pourrait extraire de l’énergie de l’ionosphère. On retrouve dans l’auto-biographie de Tesla et dans la bio écrite par Carlson, et dans diverses illustrations qu’il a pu publier dans des journaux, l’idée que Tesla voyait plutôt la Terre comme un conducteur chargé dont il était possible d’extraire de l’énergie. Et non pas de l’atmosphère. Il semble que Tesla voyait la haute atmosphère comme un conducteur à travers lequel il pouvait “fermer un circuit qui serait formé aussi de la terre, d’un dispositif d’émission et d’un dispositif de réception. Il avait une vision très “électricienne” de la transmission d’énergie.
  • Une voiture qui aurait fonctionné à l’énergie libre. Apparemment l’histoire serait plutôt celle d’une voiture de chez Pierce/Arrow qui aurait fonctionné à l’énergie des rayons cosmiques et qu’aurait raconté un faux neveu de Tesla[21]. Toutjours est-il que le vrai neveu de Tesla se serait exprimé à propos de cette histoire de voiture et aurait expliqué que c’était totalement faux[22]. Et si vous souhaitez en savoir un peu plus sur cette histoire, Dr Goulu en parle dans un billet : http://www.drgoulu.com/2012/08/19/nikola-tesla-genie-mais-connu/ [23]
  • Une chose qui peut aussi être noté c’est que Tesla parlait effectivement d’énergie gratuite. Il semble que tout les conspirationnistes aient surtout fait l’amalgame classique du terme free en anglais. Pour Tesla il s’agissait à priori de free comme “gratuit”. Selon Seifer c’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles les investisseurs de Tesla ne le suivirent pas sur la voie de la Transmission sans fil[24].

La soucoupe volante de Tesla

Certains sites conspirationnistes expliquent qu’il aurait déposé un brevet pour une soucoupe volante et que la NSA l’aurait volé : http://l.facebook.com/l.php?u=http%3A%2F%2Fyournewswire.com%2Funcovered-teslas-patent-for-worlds-1st-flying-saucer%2F&h=dAQFc_WLe

Sauf que comme dit en commentaires de ce fameux billet, entre les anacronismes sur l’utilisation du mot flying saucer, l’usage du symbole copyright ou juste qu’aucune source n’existe pour justifier de l’éventuel dépôt d’un brevet, c’est du délire[25].

Le film le prestige

Le film “Le Prestige” de Christopher Nolan sorti en 2006 avec Christian Bale et Hugh Jackman fut aussi l’occasion de découvrir une histoire à propos de Tesla : l’invention de la téléportation. Bon on est ok, c’est du délire. Aucun des livres que j’ai pu lire n’ont avancé une quelconque idée de ce genre…

Tesla et les pigeons

Un certain nombre de personnes s’interroge sur cette histoire de pigeon et Tesla. Et bien il semble que ce soit relativement vrai. Tout du moins suffisamment établi pour que ce soit une constante dans toutes les bibliographies que j’ai lu le concernant.

A la fin de sa vie il était reclus et il devait trouver de la compagnie auprès des pigeons. Il semblait maintenir chez lui une quantité importante de graines pour les pigeons et il raconte lui-même qu’il aurait tissé une relation plus forte notamment avec l’un d’entre eux. Il dit d’ailleurs que cette relation aurait été aussi forte que celle entre un homme et une femme[26]… Il raconte même que le jour où le pigeon allait mourir il serait venu voir Tesla et deux rayons lumineux seraient sorti de ses yeux[27] …

Tesla et le radar

Plusieurs ouvrage comme ceux de Cheney ou de Cawthorne tendent à colporter l’idée que Tesla aurait inventé le radar parce qu’en 1917 il aurait décrit un système basé sur des ondes radios qui se réfléchiraient sur des sous-marins et qu’il pourrait, une fois revenues, les afficher sur un écran fluo. Outre que le radar ne fonctionne pas vraiment comme ça et que pour les sous-marins on utilisera plutôt un sonar, il semble que les principes de bases du radar et les premières mises en oeuvre sont au moins plus anciennes de 10 ans. Pour affirmer sa paternité sur le radar, ils mentionnent aussi le fait que Girardeau, un français, se serait inspiré des dires de Tesla pour mettre au point le radar en 1935. Mais des recherches sur le sujet ont été entreprises entre les années 20 et 40 en Angleterre, aux Etats-Unis ou en France. Tesla n’est donc selon moi pas l’inventeur du radar. D’autant plus qu’il n’a pas déposé de brevet sur la question ni construit de système qui aurait peut-être pu justifier cette affirmation…

L’invention du courant alternatif

Dans le précédent épisode j’ai pu expliqué ce qu’il en était.

Le fameux rayon de la mort de Tesla

Le sujet a été abordé pendant le dossier.

Les communications interplanétaires et Mars

Le sujet a été abordé pendant le dossier.

Prédiction des ondes de schumann

Le sujet a été abordé pendant le dossier.

La fameuse page de The Oatmeal sur Tesla

La personne derrière The Oatmeal publia il y a quelque temps une illustration dans un ton certes humoristique, mais très “Tesla” groupie. Je ne suis pas forcément en accord avec tout ce qui est dit, d’autant plus que cela semble principalement basé sur la bio de Cheney (qui est moins bien que celle de Calrson selon moi). Il y eu une affaire autour de cette page. En effet, un journaliste de Forbes, fit un article à propos de cette page pour, d’une certaine manière contrebalancer la vision donnée de Tesla par the Oatmeal. Mais cela ne s’arrêta pas là. L’auteur de la page fit une réponse à Forbes en argumentant certaines de ses affirmations avec le même ton humoristique …

De mon point de vue, chacun possède une partie de la vérité, mais chacun souhaite pousser les choses dans un sens ou dans l’autre … Ce qui amène en fait à la problématique des bio et autobio …

La problématique des biographies et autobiographies

Vous allez me dire pourquoi lire autant de bouquins sur Tesla quand une seule bio suffirait ? Le truc c’est que concernant Tesla, il y a trop de disparité entre les auteurs pour ne se limiter qu’à un seul. Sans parler des histoires les plus délirantes que l’on retrouve un peu partout sur internet et qui sont trop souvent reprises sans réelle vérification.

John O’Neill fut la seconde personne a rédiger une biographie de Tesla en 1943 mais le premier après sa mort. Il était un grand admirateur et le connu de son vivant. On pourrait penser qu’il serait possible pour lui d’avoir des informations de première main pour son livre. Mais se basant principalement sur ce que Tesla pouvait lui raconter, le livre est extrêmement partial et l’auteur cherche plus à glorifier l’inventeur (il parle quand même de Superman à son propos tout au long de son livre) qu’à chercher à établir la vérité.

Avant la sortie de la bio de Carlson, la biola plus en vogue était celle de Margaret Cheney. Il me semble qu’elle était plus dans l’esprit groupie de Tesla et donc un tantinet impartiale. Ce qui m’a mis mal à l’aise c’est sa propention à vouloir voir dans certaines des inventions de Tesla les prémices d’inventions intervenues plus tard et le créditer de leurs inventions. Parfois même à tort comme pour le radar ou les rayons X.

Celle qui faisait référence avance celle de Cheney était celle de Seifer. Celle-ci avait l’avantage d’être riche de témoignages issus de sa correspondance avec ses contemporains comme J.P. Morgan, les Johnson ou d’autres. Mais sur les aspects techniques elle est plutôt approximative et l’auteur raconte même des choses carrément fausses sur son site concernant l’opposition Einstein/Tesla.

Et c’est vraiment là où celle de Carlson est très intéressante car elle est techniquement précise et historiquement très sourcée. L’auteur étant un académique de l’histoire des sciences et de l’innovation technique, il dispose des connaissances nécessaires à la compréhension du contexte et à l’analyse des prétentions techniques des inventions et expériences de Tesla.

Tout cela pour dire, si vous voulez vous renseigner sur une sujet, lisez plusieurs sources différentes ! Et même si possibles des sources contradictoires ! Pour avoir lu deux livres sur Edison, dont un n’est pas non plus pro Edison, on découvre le peu d’importance de Tesla pour celui-ci. Il doit être cité une seule fois en tout !

Conclusion

NIkola Tesla est un homme dont la vie fut inscrite dans une histoire de l’industrie de l’électricité au tournant du XIX et du XX siècle. Il participa à sa construction, mais finalement l’histoire retient relativement peu de son passage et de ses inventions. Cela n’enlève pourtant rien à sa découverte du champ magnétique tournant et la conséquence que fut le principe du moteur AC. Nikola était un showman, et un inventeur qui poursuivit peut-être trop des idées non établiées en se basant sur des analogies comme pour la transmission sans fil.

J’espère qu’à travers ce dossier, vous aurez découvert une version moins romantique et fantasmée de Nikola Tesla et que cela vous aura donné des informations pour réfuter certain des mythes qui existent à son propos.

Quote

We crave for new sensations but soon become indifferent to them. The wonders of yesterday are today common occurrences.

Nikola Tesla, My Inventions

Références

Livres

  • Wizard: The Life and Times of Nikola Tesla: Biography of a Genius de Marc J. Seifer
    • ISBN : 0806519606 (ISBN13 : 978-0806519609)
    • Auteur : Marc J. Seifer
    • Nombre de pages : 542 pages
    • Date de parution : 01/05/1998 chez Citadel Edition
    • Prix : 19,44€ chez Amazon
  • Inventor of the electric age de Bernard Carlson (meilleure biographie selon moi sur laquelle est basée ce dossier)
    • ISBN : 0691165610 (ISBN13 : 978-0691165615)
    • Auteur : W. Bernard Carlson
    • Nombre de pages : 520 pages
    • Date de parution : 15/05/2015 chez Princeton University Press
    • Prix : 19,26€ chez Amazon
  • Man out of time de Margaret Cheney
    • ISBN : 0743215362 (ISBN13 : 978-0743215367)
    • Auteur : Margaret Cheney
    • Nombre de pages : 400 pages
    • Date de parution : 09/10/2001 chez Touchstone
    • Prix : 10,43€ chez Amazon
  • Tesla: The Life and Times of an Electric Messiah de Nigel Cawthorne
    • ISBN : 078582944X (ISBN13 : 978-0785829447)
    • Auteur : Nigel Cawthorne
    • Nombre de pages : 192 pages
    • Date de parution : 05/04/2014 chez Chartwell Books
    • Prix : 14,46€ chez Amazon
  • Prodigual genius de John J O’Neill
    • ISBN : 1596057130 (ISBN13 : 978-1596057135)
    • Auteur : John J O’Neill
    • Nombre de pages : 336 pages
    • Date de parution : 01/11/2006 chez Cosimo Classics
    • Prix : 11,96€ chez Amazon
  • My inventions de Nikola Tesla
    • ISBN : 1519534477 (ISBN13 : 978-1519534477)
    • Auteur : Nikola Tesla
    • Nombre de pages : 50 pages
    • Date de parution : 26/11/2015 chez Createspace Independent Publishing Platform
    • Prix : 5,65€ chez Amazon
  • Edison: A life of invention de Paul Israel
    • ISBN : 0471362700 (ISBN13 : 978-0471362708)
    • Auteur : Paul Israel
    • Nombre de pages : 560 pages
    • Date de parution : 16/02/2000 aux Editions Belin
    • Prix : 21,59€ chez Amazon et 32,90€ à la Fnac
  • The Wizard of Menlo Park de Randall E. Stross
    • ISBN : 1400047633 (ISBN13 : 978-1400047635)
    • Auteur : Randall E. Stross
    • Nombre de pages : 125 pages
    • Date de parution : 25/03/2008 chez Broadway Books
    • Prix : 13€ chez Amazon et à 12,85€ à la Fnac
  • Nikola Tesla: prophet of the modern technological age de Michael W. Simmons
    • ISBN : 1532867735 (ISBN13 : 978-1532867736)
    • Auteur : Michael W. Simmons
    • Nombre de pages : 242 pages
    • Date de parution : 21/04/2016 aux chez Createspace Independent Publishing Platform
    • Prix : 16,81€ chez Amazon
  • Thomas Edison & Nikola Tesla: The pioneers of electricity de Charles River Editors
    • ISBN : 149234219X (ISBN13 : 978-1492342199)
    • Auteur : Charles River Editors
    • Nombre de pages : 80 pages
    • Date de parution : 05/09/2013 chez CreateSpace Independent Publishing Platform
    • Prix : 10,34€ chez Amazon
  • Altersciences d’Alexandre Moatti
    • ISBN : 2738128874 (ISBN13 : 9782738128874)
    • Auteur : Alexandre Moatti
    • Nombre de pages : 336 pages
    • Date de parution : 17/01/2013 chez Odile Jacob
    • Prix : 23,90 € chez Amazon ou la Fnac

Web

  • Une description intéressante du brevet de Tesla sur le moteur synchrone (avec des affirmations plus difficiles à confirmer/informer concernant les résonances de Schumann ou le Radar, etc) https://www.bibnum.education.fr/sciencesdelingenieur/electrotechnique/l-invention-du-moteur-synchrone-par-nikola-tesla
  • Une page sur l’Edison Tech Center (ils sont potentiellement partisans) qui, selon eux, débunke des mythes autour de Tesla : http://www.edisontechcenter.org/tesladebunked.html
    • Mon point de vue ? Ok, ils en débunkent certains (l’invention de l’AC par Tesla, par exemple), mais un certain nombre de choses est avancé sans citer de source spécifiquement par information, et vu la passion de certains sur la question on est en droit de se poser la question de la partialité d’un debunkage de soi-disant mythes à propos de Tesla sur une page créée par un centre au nom d’Edison)

[1] Par la suite Tesla ne chercha pas vraiment à développer cette invention (comme pour beaucoup d’autres d’ailleurs) qui semblait pourtant demandé par la médecine de l’époque.

[2] Il existe cependant des raisons de douter de l’ampleur des vibrations car d’autres expériences du même type ont été réalisées depuis sans des phénomènes approchant ce que Tesla décrit.

[3] Pour lui, le fait qu’elles se propagent dans toutes les directions les rendait vraiment inutilisable et cela le renforça dans l’idée de se concentrer sur la transmission d’énergie via la terre. Il ne savait pas qu’elle pouvaient se réfléchir sur l’ionosphère comme ce fut découvert en 1924 sur une couche de particules chargées nommée couche de Kennelly-Heaviside.

[4] Il se rapproche de TC Martin qui l’aida à mettre en place certaines conférences et lui permis de publier un livre sur ses inventions. Martin le mis ensuite en relation avec les Johnsons.

[5] Après sa participation au succès des chutes du niagara et sa présence massive dans les jounaux, Tesla reçu de nombreux prix et titres honorifiques en 1893 et 1894 : Médaille Cresson, doctorat honorifique de Colombia ou de Yale, entre autres …

[6] De plus, Tesla n’ayant plus la clairvoyance de Peck avec lui, passait trop de temps à peaufiner ses inventions et à faire de la publicité et un peu moins à chercher effectivement à trouver preneur …

[7] Cette dernière partie est supputée par Carlson dans son livre.

[8] https://en.wikipedia.org/wiki/Tesla_Experimental_Station

[9] https://fr.wikipedia.org/wiki/Onde_stationnaire

[10] Cette notion existe en physique et c’est notamment parce qu’elles peuvent avoir un fort taux de pénétration dans l’océan qu’elles sont utilisées entre la terre, l’ionosphère et les sous-marins pour communiquer.

[11] C’est d’ailleurs l’un de leurs points marquants: il semble que les prétentions faites par O’Neill dans sa biographie de Tesla à propos de 200 lampes allumées à plus de 26 miles, n’aient en fait aucune base car aucun témoin, ni aucune note ne sont là pour supporter cette affirmation

[12] http://www.bibliotecapleyades.net/archivos_pdf/tesla-colorado-JAN.pdf

[13] Carlson, p 299 et Dunning : https://skeptoid.com/episodes/4345

[14] https://skeptoid.com/episodes/4345

[15] Selon Carlson l’implication de Morgan était plus d’ordre philantropique dans la mesure où celui-ci investissait clairement plus dans des industries pour les consolider que dans des start-ups.

[16] https://en.wikipedia.org/wiki/Schumann_resonances

[17] même si la couche de Kennelly-Heaviside pouvait effectivement réfléchir les ondes

[18] Pour certains les plan farfelus de Tesla de transmettre de messages et de l’énergie gratuitement étaient clairement contre les intérêt économiques de Morgan. Pour d’autres Morgan ne voyait pas de business plan viable dans la volonté de Tesla de fournir de l’énergie gratuitement. Carlson de son côté explique que Morgan ne souhaitait pas investir dans une industrie encore très instable où une bulle spéculative semblait se développer.

[19] Pas comme celles que l’on utilise aujourd’hui encore avec des pales.

[20] https://en.wikipedia.org/wiki/William_Lawrence_Bragg

[21] On peut retrouver des infos sur la page wikipédia associée. Nikola Tesla avait en effet des idées sur les rayons cosmiques et même si Margaret Cheney essaye de réhabiliter ce que disait Tesla à leur propos, il semblait être à côté de ses pompes…

[22] https://en.wikipedia.org/wiki/Nikola_Tesla_electric_car_hoax#cite_ref-3

[23] Par contre, je ne suis pas forcément d’accord avec deux trois trucs dont parle Goulu, mais ça nous en avons discuté ensemble déjà:)

[24] Si il y arrivait réellement, ils auraient investi dans quelque chose qui aurait arrêté certains de leurs autres investissement, notamment dans les mines de Cuivre… Comme dit avant, il avait en tête de pouvoir distribuer gratuitement de l’énergie de part le monde …

[25] Si l’on cherche des informations sur cette histoire de soucoupe volante de Tesla, on tombe sur tout une liste de sites avec du charabia qui vont jusqu’à citer des sites comme Occult Ether Physics(et un certain Willian R. Lyne http://l.facebook.com/l.php?u=http%3A%2F%2Fwww.bibliotecapleyades.net%2Ftesla%2Foccultether%2Foccultether03.htm%23CHAPTER%2520V&h=MAQEyRcv9) ou qui font références aux théories de Tesla sur la gravité qui n’étaient absolument pas fondées et en total désaccord avec les expériences ou avec ce qu’Einstein avait pu expliquer. Pour du bon gros délire, vous pouvez aller voir ici : http://www.bibliotecapleyades.net/tesla/lostjournals/lostjournals06.htm

[26] Simmons p 227

[27] Simmons p 228-229

La vie de Nikola Tesla – 1/2

 

Tesla: un nom qui en dehors de la marque de véhicules électriques et de l’unité de mesure du champ magnétique, n’est que rarement associé à l’inventeur américain d’origine serbe né au XIXème siècle et qui participa à l’essor du courant alternatif qui est aujourd’hui indispensable à notre monde.

Vous découvrirez que beaucoup d’erreurs sont colportées à ce propos sur l’Internet mondial (inventeur de génie que le système a fait taire, l’homme qui fut capable de dompter l’énergie libre, celui qui pouvait parler aux autres planètes ou encore un vénusien qui était là pour aider l’humanité à grandir) et qu’en se basant sur la littérature sourcée et la science, nous arriverons à comprendre un peu mieux la première partie de sa vie. La suite de sa vie sera évoquée dans un second dossier dans un prochain épisode !

Ce dossier a été enregistré pendant l’épisode 264.


Introduction

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On a tous entendu parler de Tesla, que ce soit pour des voitures électriques ou pour l’unité de mesure du champ magnétique. Mais on pense rarement à l’inventeur américain d’origine serbe, contemporain d’Edison, Einstein ou Marconi, qui participa à l’essor de l’industrie électrique et au développement de la radio. Le problème avec Tesla c’est qu’il fit aussi des déclarations fantasques qui font qu’aujourd’hui on entend plus souvent parler de lui comme le chantre du New Age, le maître de l’énergie libre ou pire, un vénusien venu sauver la Terre …

Mais qui est vraiment Nikola Tesla? Sur quoi a-t-il travaillé réellement ?

Je vais tenter de démêler le vrai du faux en me basant sur un certain nombre d’ouvrages que j’ai pu lire sur lui directement, sur Edison, ou encore sur l’alterscience.

Au cours de ce double épisode nous allons aborder sa jeunesse, son éducation, son voyage en Europe qui le mena à travailler pour Edison, leurs relations, ses travaux sur le courant alternatif et le moteur polyphasé, ceux sur le grand sujet de sa vie : la transmission d’énergie sans fil, ses idées “farfelues” et la fin de sa vie. Je prendrais enfin un peu de temps pour faire du debunking de quelques mythes qui peuvent exister à son propos.

Petit disclaimer: les “faits” sur la vie de Tesla, il faut le dire franchement, c’est le bordel pour vérifier. J’ai tenté de donner une vision plus juste de Tesla et si vous pensez que j’ai pu dire quelque chose de faux malgré mes recherches, je suis totalement ouvert à recevoir vos remarques!

La jeunesse de Tesla

Les parents de Nikola Tesla, Milutin et Djuka, sont nés dans le premier tiers du XIXème siècle[1]. Après un court passage par Senj, sur la côte adriatique de la Croatie, où sont né trois des enfants Tesla[2], ils migrèrent dans une autre ville de Croatie, Smiljan, en 1852.

C’est dans cette ville qu’est né Nikola Tesla dans la nuit du 9 au 10 juillet 1856. La légende veut que ce fut à minuit une nuit d’orage et d’éclairs. Un échange aurait eu lieu entre la sage-femme du village qui aurait dit de Nikola qu’il était un enfant de la tempête et Djuka aurait répondu “non, de la lumière”[3].

Plusieurs évènements de sa jeunesse, vont marquer toute sa vie. Il découvrit l’électricité statique avec son chat, contracta une horreur pour les boucles d’oreilles, ou encore des troubles obsessionnels compulsifs (les fameux TOC) comme le fait de compter par trois toutes les choses par exemple[4]. Il développa aussi une capacité désormais fameuse à voir, aussi vrai que nature, tout ce qu’il pouvait imaginer[5].

Pendant sa jeunesse Tesla fut aussi choqué par la mort de son frère Dane[6] et ses parents furent ensuite très protecteurs avec lui.

Suite à cet évènement, ses parents migrèrent à Gospic, toujours en Croatie, où Tesla entra au collège et c’est au cours de cette période qu’il découvrit le principe des turbines et autres roues à aubes. Il prétend d’ailleurs qu’ayant entendu parler des chutes du Niagara il aurait dit à un de ses oncles qu’il maîtriserait leurs forces grâce à ces techniques, ce qu’il réalisa effectivement près de 30 ans plus tard[7].

Après avoir fini son collège en 1870, il poursuivit ses études dans un lycée avant d’entrer en 1875 à la Joanneum Polytechnic School de Graz, en Autriche. Nikola entreprit un cursus orienté autour des mathématiques et de la physique. C’est pendant un cours de physique à propos des moteurs ou générateur/dynamo à courant continu que, remettant en cause l’usage du commutateur, son professeur, lui expliqua que l’enlever serait aussi impossible que le mouvement perpétuel[8]. Tesla, instinctivement sûr de son fait, poursuivit cette idée pendant de nombreuses années pour aboutir au moteur à courant alternatif polyphasé qui, aujourd’hui, fait rouler les TGV entre deux grèves notamment.

Mais à quoi servait ce commutateur dans les moteurs à courant continu utilisés à l’époque? Prenons un peu de recul pour comprendre un peu ces histoires de courant continu/alternatif et de moteur/générateur d’abord.

Le courant continu est celui qui sort d’une pile ou d’une batterie par exemple. Il circulera toujours dans le même sens sans changer d’amplitude au cours du temps. Le courant alternatif de son côté va aller dans un sens puis dans l’autre un certain nombre de fois par seconde (il s’agit de sa fréquence). C’est celui qui est produit par les centrales électriques et qui vous est délivré par les prises de courant de nos maisons.

Afin de pouvoir faire fonctionner des rotatives ou des machines industrielles qui fonctionnent à l’électricité, il fallait disposer de générateurs qui produisent du courant, de fils pour le transmettre et de moteurs pour l’utiliser. Ces moteurs devaient, à l’époque, fonctionner sur les mêmes infrastructures électriques que celles utilisées pour la télégraphie qui fonctionnait par l’interruption d’un courant continu. Et il pouvait aussi être nécessaire de pouvoir faire fonctionner les machines sur batterie (qui délivre du courant continu donc).

La recherche avait donc tenté d’aboutir à la création d’un couple générateur/moteur à courant continu. Les travaux de l’époque étaient basés sur l’induction magnétique découverte par Faraday en 1831. L’idée était de générer du courant lors du passage d’un aimant dans une bobine de fil (pour le générateur) ou inversement, de générer un champ magnétique lors du passage d’un courant dans une bobine (pour un moteur).

Electric_motor.gif

By Abnormaal (Own work) [GFDL (http://www.gnu.org/copyleft/fdl.html) or CC-BY-SA-3.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/)%5D, via Wikimedia Commons

Pour faire fonctionner un moteur il fallait tout d’abord pouvoir générer de l’électricité. Le principe était donc de faire tourner une bobine dans le champ magnétique d’un aimant pour produire un courant électrique dans les fils de la bobine. Comme dans une dynamo de vélo ou une roue à aube par exemple. Mais ce courant étant alternatif par nature, il fallait un moyen de le rendre continu. C’est un certain Hyppolite Pixii qui inventa en 1832[9] le fameux commutateur qui permettait de le faire en prenant le courant dans le bon sens à chaque rotation.

Une fois le courant continu arrivé au moteur, le système de la dynamo était inversé et le courant passant dans la bobine générait un champ magnétique qui entre les aimants du stator, la partie aimantée fixe, faisait tourner l’axe.

Le problème avec l’usage du commutateur c’était que des étincelles étaient générées quand le courant était récupéré dans un sens puis dans l’autre et cela avait tendance à provoquer des incendies[10].

Collecteur.png

By Pulsar at French Wikipedia [Public domain], via Wikimedia Commons

Pour en revenir à l’éducation de Tesla, et malgré un bon début à Graz, ses résultats scolaires périclitèrent au cours de ses trois années car il fut absorbé par le démon du jeu[11] et il fuit à Maribor (ville située dans l’actuelle Slovénie) pour travailler[12]. Son père le retrouva et lui proposa de reprendre ses études à Prague mais Nikola déclina l’offre.

Peu de temps après cette altercation, son père mourut à Gospic en avril 1879. Nikola continua de jouer aux cartes et à perdre de l’argent. Sa mère craignant pour sa santé, le convainc d’arrêter et Nikola alla dans la famille d’un de ses oncles pour finir ses études[13]. Mais en 1881, son oncle ne pouvait le financer plus longtemps et Tesla dut se résoudre à aller à Budapest. Il comptait y travailler pour un certain Puskas, un ami de la famille, qui avait pour charge d’implanter en Europe le téléphone mis au point par Edison. Mais il fut finalement embauché dans le Bureau Central du Télégraphe en Hongrie[14] où il rencontra Anthony Szigeti qui le suivit un bout de temps.

C’est en 1882[15], au cours d’une de leurs marches, que Tesla eut son moment Eureka. Il comprit comment se passer de commutateur. La solution : l’obtention d’un mouvement de rotation dans le rotor via des courants de Foucault générés par l’utilisation de champs magnétiques dans le stator grâce à différentes bobines déphasées dans lesquelles passent un courant alternatif.

Si vous n’avez pas tout suivi, ce n’est pas grave. Il faut juste retenir que c’est une idée extraordinaire. Il fallait maintenant qu’il puisse le construire en vrai.

Tesla et Edison

Après un passage court à Budapest, Szigeti et lui furent envoyés à Paris par Puskas afin de travailler pour une division européenne de la société d’Edison dirigée par un de ses proches, Charles Bachelor[16].

La réalisation de Tesla la plus notable pendant cette période chez Edison fut de travailler sur les systèmes installés à Strasbourg pour le gouvernement allemand et résoudre une situation complexe pour la société d’Edison. De retour à Paris, il voulut obtenir la prime promise pour ce travail, mais ses supérieurs se rejetaient la responsabilité et il n’obtint rien. Dégoûté par ces agissements, Tesla démissionna. Mais Charles Bachelor, ayant identifié en lui un inventeur de génie du niveau d’Edison, lui fit une lettre d’introduction pour aller à New York s’il souhaitait y travailler pour Edison. L’histoire retient que Bachelor aurait écrit : “I know two great men and you are one of them; the other is this young man”[17]. Ce qui se traduit à peu près en “Je connais deux grands hommes et vous êtes l’un d’entre eux. L’autre est ce jeune homme”.

Tesla sauta sur l’occasion et prit le premier train et le premier bateau pour New-York, perdant au passage tous ses effets personnels[18]. Il y arrive néanmoins sûr de ses connaissances et de sa volonté de vouloir démontrer la supériorité de ses inventions.

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crédit : inventors.about.com : http://inventors.about.com/library/inventors/bledison.htm

Arrivé chez Edison, Tesla le trouva devant un gros dilemme: des dynamos avaient été installées à bord du SS Oregon – le paquebot transatlantique le plus rapide du monde – mais elles ne fonctionnaient pas. Ne disposant pas d’ingénieur qui puisse s’y rendre, il proposa à Tesla d’y aller. Celui-ci s’y rendit et traita le problème rapidement. Recroisant le lendemain matin Edison et Bachelor, Tesla leur annonça que le travail était fini. En partant, Tesla entendit Edison confier à Bachelor : This is a damned good man!”[19]. En français cela donnerait quelque chose comme “Il est sacrément bon!”.

Mais la durée du travail de Tesla chez Edison ne dépassa pas les 6 mois et la raison de son départ est controversée. Edison aurait, selon certaines sources, promis à Tesla 50 000 dollars s’il arrivait à passer de continu à alternatif certaines de ses machines[20]. Ceci semble invraisemblable vu qu’Edison ne croyait pas du tout à l’intérêt du courant alternatif. D’autres expliquent qu’Edison avait des problèmes d’argent[21] et qu’il n’aurait jamais pu promettre une telle somme. D’autres racontent enfin que c’était plutôt pour des améliorations sur des machines[22], ou alors pour le non usage d’un système de lampe à arc qu’il aurait mis au point[23] …

Tesla et le moteur à courant alternatif

Toujours est-il qu’il partit fonder sa propre entreprise. Après une première création d’entreprise qui se finit en eau de boudin[24], Nikola Tesla se retrouva de nouveau à la rue sans le sou. Avec le peu d’argent qu’il arrivait à gagner il déposa néanmoins un brevet en 1886 pour un nouveau type de moteur. C’est le dépôt de ce brevet qui lui permit de rencontrer Alfred Brown. Cette rencontre allait changer sa vie[25].

Coutumier de certaines inventions d’Edison pour le télégraphe, Brown, qui travaillait chez Western Union, vit en Tesla un inventeur à soutenir. Aidés par Peck, un homme d’affaires, ils décidèrent de créer Tesla Electric Company dont l’objectif serait de développer le moteur à courant alternatif.

La stratégie de Brown et Peck était dite de “patent-promote-sell”. Breveter des inventions, les mettre en avant auprès d’industriels et vendre les brevets. Peck et Brown n’étaient pas convaincus par le courant alternatif, et pour eux le continu était plus établi dans l’industrie[26]. Tesla leur fit le coup de l’oeuf de Christophe Colomb, en version revisitée : S’il arrivait à faire tourner un oeuf sur lui-même sur sa base sans le toucher, Peck et Brown le soutiendraient avec son idée de courant alternatif. Il y arriva grâce au champ magnétique rotatif qu’il pouvait générer grâce au courant alternatif. Peck et Brown furent impressionnés et le soutinrent[27], tout comme Colomb fut soutenu par la reine d’Espagne grâce à son oeuf.

Tesla déposa d’abord des brevets pour un système complet pour le courant alternatif incluant dynamo, transformateur, et moteur. Ensuite l’intérêt de l’invention fut mis en avant grâce à des experts du domaine et à travers plusieurs conférences que Tesla réalisa à propos de son moteur, mais aussi à propos du courant alternatif de manière plus générale[28].

5103-004-2E55AAA2.jpgcrédit : encyclopedia brittanica : http://global.britannica.com/biography/George-Westinghouse

Enfin ils surent aussi attirer l’attention de George Westinghouse. Il s’agissait d’un homme d’affaires ayant fait fortune grâce à des inventions dans le domaine du ferroviaire et qui souhaitait se développer dans le domaine de l’électricité. Il était l’un des seuls à voir dans le courant alternatif de bonnes perspectives et dans ce but chercha à acquérir des brevets pour diverses technologies en lien avec ce type de courant. A côté l’achat de brevets pour des transformateurs développés eu Europe, les brevets que la Tesla Electric Company possédait étaient, même pour un prix important[29], un atout important pour disposer de dynamos et de moteurs afin de développer cette activité[30]. Enfin cela lui permettait de se différencier d’Edison qui ne misait que sur le courant continu.

Tesla travailla avec les ingénieurs de Westinghouse à Pittsburgh pour industrialiser son moteur[31] de juillet 1888 jusqu’à son départ en août 1889. Ce travail continua sans lui car ce n’est pas avant début 1893[32] que Westinghouse eut la possibilité, autant technique que financière, de pouvoir pousser commercialement les résultats de ces travaux.

La guerre des courants

La période 1890-1891 fut très compliquée pour les sociétés de l’électricité. Entre la fusion des sociétés d’Edison et celle de Thompson Houston pour former General Electric d’un côté et Westinghouse qui tenta d’acheter de petites entreprises locales d’électricité de l’autre, le monde de l’industrie électrique était sous la pression du monde financier pour se structurer.

Par ailleurs, la guerre des courants faisait rage entre Edison et Westinghouse. Edison était convaincu que le courant continu était supérieur au courant alternatif. Westinghouse, de son côté, avait fait, comme d’ailleurs Thompson-Houston, le pari du courant alternatif.

Pour comprendre un peu cette bataille entre les deux systèmes, laissez moi juste vous expliquer les enjeux. Comme je l’ai expliqué avant, la télégraphie et l’usage régulier de batteries rendaient indispensable l’usage du continu. Un des problèmes que l’on rencontre quand on veut transmettre du courant, c’est la perte en ligne. L’idée étant que plus la tension est élevée, moins on perd par effet joule[33]. Le problème avec le courant continu, c’est que, comme on ne peut pas changer la tension une fois le courant produit, il fallait le produire à la tension utilisée par les moteurs (ou autre) à exploiter. Comme les tensions utilisées n’étaient pas forcément très importantes, il était donc indispensable de produire du courant près des lieux d’usage afin d’éviter les pertes en ligne liée à la faible tension. Pour le courant alternatif c’était différent. Sur la deuxième moitié du XIXème siècle des transformateurs, permettant de monter et descendre la tension, ont été développés en Europe. Ces transformateurs ont ainsi permis de transmettre du courant alternatif sur de plus grandes distances en minimisant les pertes en ligne.

L’Europe passa assez rapidement au courant alternatif. Mais Edison voulait imposer le courant continu à tout prix car son entreprise reposait principalement d’une part sur la construction de centrales locales produisant du courant continu et d’autre part sur la fabrication de matériel électrique fonctionnant sur ce type de courant. Il était par ailleurs convaincu qu’il était intrinsèquement plus dangereux (à tension égale il avait vu dans des expériences que des risques mortels plus grands existaient). Ce lobbying d’Edison se transforma en campagne agressive contre le courant alternatif. Il alla jusqu’à organiser des démonstrations publiques de sa dangerosité en tuant des animaux[34]. Il arriva même à ce que la première électrocution se fasse grâce à du courant alternatif. A l’époque on parlait d’ailleurs de “Westinghouser”. Mais cela eu l’effet contraire car l’opinion se retourna contre lui[35].

Cette guerre et les efforts importants que Westinghouse réalisa en R&D, notamment concernant le moteur de Tesla[36], lui imposèrent de demander à celui-ci de renoncer aux royalties. Selon Westinghouse cette condition était imposée pour qu’il conserve son rôle dans l’entreprise. Tesla aurait accepté par amitié…[37]

La transmission sans fil et le show

Après avoir quitté Westinghouse, Tesla prit un nouveau laboratoire à Manhattan, sur la Grand Street. Son idée était de développer les recherches autour du courant alternatif à haute fréquence. Partant des travaux de Hertz qui générait des ondes EM, il tenta de les améliorer et mit au point sa fameuse bobine Tesla. Grâce au phénomène de résonance il arrivait à faire un certain nombre de choses : générer ce qu’il appelait des “bouffées” d’énergie électrique; réaliser un transformateur (cela lui permettait d’augmenter fortement le voltage); et produire des fréquences extrêmement élevées. Lors d’une erreur involontaire, il toucha une partie de son matériel branché sur une bobine Tesla, et découvrit l’effet de peau (à haute fréquence le courant alternatif ne pénètre pas profondément et ne se propage qu’en surface, sur la peau donc, d’où son nom) qu’il exploita ensuite dans la plupart de ses conférences pour émerveiller le public[38] en tenant des ampoules ou des tubes fluorescents alimenté par le courant qui passait à la surface de son corps.

Il faut noter que Tesla n’était pas un Maxwellien (il ne faisait pas partie des partisans de la nouvelle théorie mise au point par James Clerk Maxwell quelques années auparavant pour expliquer les phénomènes électriques et magnétiques). A la différence de Hertz ou Lodge, il pensait pouvoir justifier des phénomènes observés avec les théories existantes et pensait que les Maxwelliens se trompaient d’explication avec ces nouvelles théories. D’autant plus que selon lui, les ondes électromagnétiques n’étaient pas capables de se propager sur de grandes distances et que les bouffées électrostatiques étaient plus aptes à justifier des phénomènes observés[39].

Il présenta diverses inventions lors de plusieurs conférences : en mai 1891 à New York[40] et en Europe en 1892. Il alla notamment à la Royal Society[41] où il eut l’occasion de s’asseoir dans le fauteuil de Faraday et à Paris avant d’aller au chevet de sa mère mourante. Malgré le fait qu’il prétendait ne pas croire aux prémonitions il raconte néanmoins que c’est en rêve que cet évènement tragique lui fut révélé[42] …

Parmi ses expériences de l’époque on peut en noter une en particulier : il prenait deux plaques non connectées et il les tournait vers le ciel; la première était branchée sur son oscillateur et elle était connectée à la terre; et l’autre plaque était aussi fixée à la terre avec une induction bien réglée. Une fois ce système mis en place il pouvait connecter sur cette seconde plaque un moteur où une lampe et les faire fonctionner[43]. Cette expérience représente les prémices de la radio pour certains. C’est en tout cas ce que Tesla défendit plus tard lors de divers procès sur la paternité du système[44]. Cependant cela s’entendait dans le cadre de ses recherches sur la transmission d’énergie sans fil et pour lui cela ne fonctionnait pas grâce à des ondes électro-magnétiques mais grâce à ses bouffées électrostatiques. Enfin il faut bien comprendre qu’à l’époque il y avait cette notion de “circuit” à fermer avec la terre, une vue très électricienne de la chose. Et Tesla pensait que le courant passait principalement dans la terre …

Les chutes du Niagara

En 1893 se tint la foire internationale de Chicago. C’est Westinghouse qui en obtint le contrat d’électrification. Cela permit à Tesla de montrer que le courant alternatif était capable d’illuminer un grand nombre de lampes ou de moteur en toute sécurité, au contraire de ce que pouvait dire Edison. Cette foire fut aussi pour lui l’occasion de présenter les prodiges que le courant alternatif rendait possible : son oeuf de Colomb électrique ou encore le fait de pouvoir allumer une ampoule sans qu’elle soit branchée (grâce à l’effet de peau).

Cette foire précéda de peu la victoire de Westinghouse dans l’obtention d’un contrat important : celui de dompter les chutes du Niagara. L’objectif était notamment de pouvoir transporter de l’énergie jusqu’à la ville de Buffalo (28 kilomètres[45])[46].

C’est Edward Dean Adams qui en fut le promoteur et fin 1892 un appel d’offre fut lancé pour choisir l’entreprise qui serait en charge du travail[47]. Tesla voulait à tout prix pousser son système à courant alternatif et rencontra Adams à de multiples reprises. En effet, entre la variété de systèmes à courant alternatif possibles, les guerres de brevet le concernant ou la position de Lord Kelvin, membre de la commission, qui poussait le courant continu (selon lui utiliser le courant alternatif était une “erreur gigantesque”), Adams souhaitait garder un maximum d’options[48]. Cependant les arguments de Tesla contre le courant continu convainquirent Adams. Il lui expliqua ainsi que l’usage de hautes tensions en courant continu poserait problème au niveau des moteurs et de l’éclairage qui ne fonctionnaient pas avec des hautes tensions. Il lui expliqua aussi que la génération et l’usage de courant étaient fondamentalement alternatifs comme le mouvement de rotation des turbines et des moteurs et qu’avec le courant alternatif il était possible d’amener de l’énergie plus loin grâce à des transformateurs. En octobre 1893 la commission choisi Westinghouse pour la mise en place du système (le succès de de la foire internationale de Chicago fut sûrement déterminante)[49].

Ce fut une grande victoire pour lui[50] et Tesla en fut grandement responsable. La production et la transmission à l’échelle industrielle du courant alternatif avec succès en Europe, et avec les chutes du Niagara aux Etats-Unis furent la démonstration qu’il était bien supérieur au courant continu et en firent un standard dans le monde entier.

Cet évènement permit à Tesla d’être reconnu comme un inventeur de premier plan aux Etats-Unis et de pouvoir embrayer sur un domaine qu’il allait développer les années suivantes : la transmission d’énergie sans fil. Mais ce sera pour un autre dossier.

Conclusion

A travers ce premier dossier nous avons découvert la première partie de la vie de Tesla. Sa jeunesse tout d’abord, avec le développement de certaines idées qu’il chercha par la suite à vouloir développer, avec plus ou moins de succès pour le moteur à courant alternatif par exemple. On découvre aussi comment cette invention fut mise au point et le contexte dans lequel cela se passa. Tesla n’inventa pas un moteur comme un génie venu d’ailleurs, d’autres chez Westinghouse, Thompson Houston ou en Europe en développèrent aussi. Les années qui suivirent son industrialisation furent émaillées de procès sur la paternité de cette invention. On découvre aussi les prémices de la radio, même si appliquée à un autre cas d’usage, la transmission d’énergie sans fil. On voit aussi que pour Tesla la théorie de l’électromagnétisme n’était pas pertinente et cela le fit partir dans une direction différente de celle de ses contemporains pour la transmission d’énergie sans fil, celui de l’usage du courant passant par la Terre …

Dans la deuxième partie nous découvrirons la suite des travaux de Tesla sur cette transmission d’énergie sans fil et d’une certaine manière sa déchéance à force de poursuivre des rêves impossibles … Je parlerai aussi de certains mythes qui, aujourd’hui, sont colportés ici ou là à son propos.

Quote

If Edison had a needle to find in a haystack, he would proceed at once with the diligence of the bee to examine straw after straw until he found the object of his search. … I was a sorry witness of such doings, knowing that a little theory and calculation would have saved him ninety per cent of his labor.

New York Times, 19 octobre 1931

Références

Livres

  • Wizard: The Life and Times of Nikola Tesla: Biography of a Genius de Marc J. Seifer
    • ISBN : 0806519606 (ISBN13 : 978-0806519609)
    • Auteur : Marc J. Seifer
    • Nombre de pages : 542 pages
    • Date de parution : 01/05/1998 chez Citadel Edition
    • Prix : 19,44€ chez Amazon
  • Inventor of the electric age de Bernard Carlson (meilleure biographie selon moi sur laquelle est basée ce dossier)
    • ISBN : 0691165610 (ISBN13 : 978-0691165615)
    • Auteur : W. Bernard Carlson
    • Nombre de pages : 520 pages
    • Date de parution : 15/05/2015 chez Princeton University Press
    • Prix : 19,26€ chez Amazon
  • Man out of time de Margaret Cheney
    • ISBN : 0743215362 (ISBN13 : 978-0743215367)
    • Auteur : Margaret Cheney
    • Nombre de pages : 400 pages
    • Date de parution : 09/10/2001 chez Touchstone
    • Prix : 10,43€ chez Amazon
  • Tesla: The Life and Times of an Electric Messiah de Nigel Cawthorne
    • ISBN : 078582944X (ISBN13 : 978-0785829447)
    • Auteur : Nigel Cawthorne
    • Nombre de pages : 192 pages
    • Date de parution : 05/04/2014 chez Chartwell Books
    • Prix : 14,46€ chez Amazon
  • Prodigual genius de John J O’Neill
    • ISBN : 1596057130 (ISBN13 : 978-1596057135)
    • Auteur : John J O’Neill
    • Nombre de pages : 336 pages
    • Date de parution : 01/11/2006 chez Cosimo Classics
    • Prix : 11,96€ chez Amazon
  • My inventions de Nikola Tesla
    • ISBN : 1519534477 (ISBN13 : 978-1519534477)
    • Auteur : Nikola Tesla
    • Nombre de pages : 50 pages
    • Date de parution : 26/11/2015 chez Createspace Independent Publishing Platform
    • Prix : 5,65€ chez Amazon
  • Edison: A life of invention de Paul Israel
    • ISBN : 0471362700 (ISBN13 : 978-0471362708)
    • Auteur : Paul Israel
    • Nombre de pages : 560 pages
    • Date de parution : 16/02/2000 aux Editions Belin
    • Prix : 21,59€ chez Amazon et 32,90€ à la Fnac
  • The Wizard of Menlo Park de Randall E. Stross
    • ISBN : 1400047633 (ISBN13 : 978-1400047635)
    • Auteur : Randall E. Stross
    • Nombre de pages : 125 pages
    • Date de parution : 25/03/2008 chez Broadway Books
    • Prix : 13€ chez Amazon et à 12,85€ à la Fnac
  • Nikola Tesla: prophet of the modern technological age de Michael W. Simmons
    • ISBN : 1532867735 (ISBN13 : 978-1532867736)
    • Auteur : Michael W. Simmons
    • Nombre de pages : 242 pages
    • Date de parution : 21/04/2016 aux chez Createspace Independent Publishing Platform
    • Prix : 16,81€ chez Amazon
  • Thomas Edison & Nikola Tesla: The pioneers of electricity de Charles River Editors
    • ISBN : 149234219X (ISBN13 : 978-1492342199)
    • Auteur : Charles River Editors
    • Nombre de pages : 80 pages
    • Date de parution : 05/09/2013 chez CreateSpace Independent Publishing Platform
    • Prix : 10,34€ chez Amazon
  • Altersciences d’Alexandre Moatti
    • ISBN : 2738128874 (ISBN13 : 9782738128874)
    • Auteur : Alexandre Moatti
    • Nombre de pages : 336 pages
    • Date de parution : 17/01/2013 chez Odile Jacob
    • Prix : 23,90 € chez Amazon ou la Fnac

Web

  • Une description intéressante du brevet de Tesla sur le moteur synchrone (avec des affirmations plus difficiles à confirmer/informer concernant les résonnances de Schumann ou le Radar, etc) https://www.bibnum.education.fr/sciencesdelingenieur/electrotechnique/l-invention-du-moteur-synchrone-par-nikola-tesla
  • Une page sur l’Edison Tech Center (ils sont potentiellement partisans) qui, selon eux, débunke des mythes autour de Tesla : http://www.edisontechcenter.org/tesladebunked.html
    • Mon point de vue ? Ok, ils en débunkent certains (l’invention de l’AC par Tesla, par exemple), mais un certain nombre de choses est avancé sans citer de source spécifiquement par information, et vu la passion de certains sur la question on est en droit de se poser la question de la partialité d’un debunkage de soi-disant mythes à propos de Tesla sur une page créée par un centre au nom d’Edison)

[1] Son père Milutin Tesla était prêtre orthodoxe et sa mère, Djuka Mandic, s’occupait du foyer et des enfants

[2] Un garçon, Dane en 1984, et deux filles Angelina en 1850 et Milka en 1852

[3] Inventor of Electric Age, Carlson, p 18

[4] My Inventions, Tesla, p 12

[5] Capacité qui, selon John O’Neill dans Prodigual Genius, lui permis soit disant de ne pas avoir besoin, ni de prendre de notes, ni de faire de tests en vrai.

[6] Inventor of Electric Age, Carlson, p 20

[7] Inventor of the Electrical Age, Carlson, p 26

[8] Inventor of the Electrical Age, Carlson, p 42

[9] Inventor of the Electrical Age, Carlson, p 37

[10] Inventor of the Electrical Age, Carlson, p 42

[11] Il jouait aux dominos et au poker principalement

[12] Inventor of the Electrical Age, Carlson, p 47

[13] Inventor of the Electrical Age, Carlson, p 48

[14] Inventor of the Electrical Age, Carlson, p 50

[15] Inventor of the Electrical Age, Carlson, p 52

[16] Inventor of the Electrical Age, Carlson, p 63

[17] Prodigual Genius, O’Neill, p 60

[18] Prodigual Genius, O’Neill, p 58

[19] Inventor of the Electrical Age, Carlson, p 70

[20] Thomas Edison & Nikola Tesla, The pioneers of Electricity, Charles Rivers Editors

[21] Ibid

[22] Prophet of the Modern Technological Age, Simmons, p 76

[23] Inventor of the Electrical Age, Carlson, 73

[24] Tesla avait toujours en tête de pouvoir réaliser le développement de son moteur AC et avec quelques investisseurs (principalement messieurs Vail et Lane), qui s’étaient intéressés à ses travaux du temps de son passage chez Edison, il fondât la Tesla Electric Light and Manufacturing Company. Cette société se chargea de vendre des lampes à arc basées sur un brevet déposé par Tesla quelques temps plus tôt. Brevet qu’il mit au nom de cette société. Mais selon Carlson les investisseurs ne souhaitèrent pas poursuivre l’aventure sur les aspects manufacturing et préférèrent se concentrer sur l’aspect vente de systèmes d’éclairages à travers la création d’une nouvelle entreprise en laissant tomber Tesla. Tesla ne put plus exploiter son brevet ni développer son moteur AC comme il l’avait souhaité en s’associant à Vail et Lane.

[25] Inventor of the Electrical Age, Carlson, p 77

[26] Inventor of the Electrical Age, Carlson, p 87

[27] Inventor of the Electrical Age, Carlson, p 92

[28] “A NEW SYSTEM OF ALTERNATING CURRENT MOTORS AND TRANSFORMERS” by Nikola Tesla Delivered before the American Institute of Electrical Engineers, May 1888 : http://www.tfcbooks.com/tesla/1888-05-16.htm

[29] Inventor of the Electrical Age, Carlson p 113

[30] Avant d’acquérir les brevets de Tesla, il acquis aussi celles de transformateur de Gaulard & Gibbs nécessaire à la modification du voltage AC (impossible à l’époque pour du DC), mais aussi les travaux de Ferraris qui a Turin avait aussi travaillé sur les champs magnétiques rotatifs (d’où d’ailleurs une certaine confusion sur la réelle paternité du moteur AC) .

On trouve chez Charles Rivers editors une référence à une somme d’1 million de dollars que Westinghouse aurait payé, mais il semble plus réaliste que la Tesla Electric Ligne Company ait reçu 25,000 dollars en liquide, 50,000 dollars en billet à ordre and des royalties de 2,50 dollars par cheval vapeur développé.

[31] Il est important de noter, qu’à la différence de ce que Tesla croyait, même si son moteur fonctionnait à la perfection dans sa tête où dans son laboratoire, il était indispensable de pouvoir mettre au point un moteur qui puisse fonctionner dans des conditions réelles, avec les fréquences délivrées par les générateurs, sur le bon nombre de phase, etc.

[32] Carlson, p 167

[33] https://fr.wikipedia.org/wiki/Perte_en_ligne_(%C3%A9lectricit%C3%A9)

[34] selon lui le DC à même tension était non mortel, alors qu’il était surtout question de fréquence

[35] Thomas Edison & Nikola Tesla: The pioneers of Electricity, Charles River Editors

[36] selon Carlson c’est la raison en tout cas. Par contre on trouve plein d’autres raisons dans les autres bios …

[37] Inventor of the Electrical Age, Carlson, p 131

[38] C’est notamment via cet effet de peau et l’usage des ancêtre des tubes néon, ou de lampes à un seul fil avec un bouton en carbone, qu’il est devenu le magicien de la lumière, expert des shows dans les plus grandes capitales.

[39] Inventor of the Electrical Age, Carlson, p 125-128

[40] “EXPERIMENTS WITH ALTERNATE CURRENTS OF VERY HIGH FREQUENCY AND THEIR APPLICATION TO METHODS OF ARTIFICIAL ILLUMINATION” by Nikola Tesla Delivered before the American Institute of Electrical Engineers, Columbia College, N.Y., May 20, 1891 :http://www.tfcbooks.com/tesla/1891-05-20.htm

[41] “EXPERIMENTS WITH ALTERNATE CURRENTS OF HIGH POTENTIAL AND HIGH FREQUENCY” by Nikola Tesla Delivered before the Institution of Electrical Engineers, London, February 1892. : http://www.tfcbooks.com/tesla/1892-02-03.htm

[42] Même si il raconte par la suite avoir pu tracer la naissance de cette idée jusqu’à des choses qu’il aurait vu par ailleurs. Cette idée d’un déterminisme de toute idée ou sentiment ou action est quelque chose qu’il a en tête depuis tout jeune et qui conduit aussi à tout ce qu’il a comme opinion sur l’aspect automate de l’homme et sur ce qu’il réalisa autour des bateau téléguidé et de ce qu’il appelait “Teleautomatics” dont nous parlerons plus tard.

[43] Inventor of the Electrical Age, Carlson, p 139

[44] Inventor of the Electrical Age, Carlson, p 141

[46] Si on remonte un peu on peut aussi voir, comme le présente Carlson, que Tesla allât en Europe pour se renseigner plus en détail sur ce qui avait été présenté lors le l’Electrotechnical Exhibition à Francfort en Septembre 1891. Outre qu’à cette occasion fut démontrée la possibilité de transmettre du courant depuis Lauffen (175 kilomètres de distance) via de l’AC, van Miller, Brown et Dolivo-Dobrowolsky démontrèrent le potentiel commercial de l’usage de l’AC polyphasé grâce à un moteur utilisant cette technologie. Il n’était donc pas seul à avoir travaillé sur le sujet à l’époque et même si il semble avoir devancé de peu ceux-ci, l’information n’était pas forcément arrivée en Europe et certains les annoncaient comme les inventeurs de cette découverte. Comme quoi il y avait vraiment une convergence d’idée à l’époque sur ces sujets.

[47] Inventor of the Electrical Age, Carlson, p 166

[48] Inventor of the Electrical Age, Carlson, p 170

[49] Inventor of the Electrical Age, Carlson, p 173

[50] même si GE eut le contrat pour la mise en place des lignes servant à transmettre l’énergie

Podcast Science 266 – Informatique et éthique avec Serge Abiteboul et Gilles Dowek

 

Informatique, travail, intelligence artificielle, ce soir on reçoit deux invités de marque pour aborder tous ces sujets et essayer d’imaginer ce que peut être notre avenir !

L’interview de la semaine

» Serge Abiteboul et Gilles Dowek
Informatique et étique

Les images de la soirée

La quote de la semaine

(We are stuck with technology when what we really want is just stuff that works. – D. Adams)
Turing (selon Queneau) : Seul un ordinateur peut apprécier un poème créé par un ordinateur.

 

 

 

La Chatroom

Pascal METZ: voilà qui est mieux…

David Loureiro: 266 ou 265 ?

Pascal METZ: la chatroom de la semaine derniere etait la 265

David Loureiro: ok

Pascal METZ: donc a priori 266

David Loureiro: boarf 🙁

David Loureiro: j’ai tenté de twitter une image mais ça n’a pas marcher

Didier MAZAL️: Bonsoir tlm 🙂

Pascal METZ: a l’instant N

NicoTupe: Ke pense que la semaine dernière c’était 264 @Pascal METZ

NicoTupe: ou alors il me manque un enregistrement

Pascal METZ: bon, apres verif, je confirme

wanli: bonsoir

wanli: je ne comprend pas bien ce que je vois

wanli: suis tout seul

Stéphanie: Il est trop tôt 🙂

wanli: mais je vois des messages dont le timestamp est dans 20min

wanli: dans le futur donc

Stéphanie: Ce sont les messages de la semaine passée

wanli: oh

Stéphanie: L’émission d’aujourd’hui commence dans 40 minutes, patience 🙂

wanli: okidoki

wanli: effectivement la photo de playboy de Tesla aurait du m’alerter

wanli: pourtant le titre du chat est bien a jour

wanli: bon bref

wanli: on doit etre dans la boite de schrödinger

wanli: a la fois dans le #265 et dans le #266

NicoTupe: 🙂

NicoTupe: salut!

NicoTupe: vous avez des questions? je suis en train de finir le conducteur de ce soir

wanli: salut

wanli: vous recevez ce soir des gens qui ont leur fiche wikipedia

NicoTupe: 😀

NicoTupe: c’est ca

wanli: (pas la premiere fois mais quand meme)

NicoTupe: et podcastscience en a pas parce que wikipedia fr considère que les podcast n’y ont pas leur place

NicoTupe: On en reçiot un autre la semaine prochaine : https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Philippe_Uzan

wanli: monsieur trou noir (dont le nom m’echappe la maintenant) devait avoir la sienne aussi

NicoTupe: https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Pierre_Luminet

NicoTupe: oui 🙂

Stéphanie: Uzan revient ?

Stéphanie: JE NE RETAPE PAS L’INTERVIEW

NicoTupe: oui la smeaine prochaine

wanli: ah ah

Stéphanie: (ceinture et bretelles)

NicoTupe: on lui a dit que c’était pas la peine d’écrire son dossier

NicoTupe: que tu le taperais

Stéphanie: Naoooon 🙂

NicoTupe: je suis avec boson

NicoTupe: <3

Stéphanie: Il a été très gentil pour me filer les illus dont j’avais besoin note 🙂

Stéphanie: Aaaw

Stéphanie: <3

wanli: @NicoTupe 8h au lit non?

NicoTupe: on espère

wanli: @NicoTupe tu m’as filé d’@ pour envoyer de quoi vous deshydrater

wanli: ils sont où physiquement vos invités ce soir?

wanli: on aurait pu les désinhiber avec une petite bouteille de champagne.

Stéphanie: (faut que j’essaie de passer cet été gratter des bières à Paris moi :))

NicoTupe: @wanli chez robin

NicoTupe: ouais j’ai oublié de te répondre…

wanli: “nformaticien et logicien, philosophe français”

wanli: c’est quand meme le CV de reve

NicoTupe: j’avoue

NicoTupe: + prix de l’académie française en philo pour un bouquin qui s’appelle “les métamorphoses du calcul”

NicoTupe: mon idole

wanli: @NicoTupe nan mais c’est une grande force que de pouvoir dire non a l’alcool

wanli: bon logicien je ne sais pas trop ce que c’est. le lien wiki renvoie a logique.

Pascal METZ: Salut

Stéphanie: Coucou Pascal

wanli: le wiki dico vient a notre aide

wanli: (en anglais) pour nous dire que ca vient du vieux francais

wanli: et finir par cracher: A person who studies or teaches logic.

wanli: Salut Pascal

wanli: bon @Pascal METZ c’est quoi cette chatroom #266 avec du Tesla? 😉

Pascal METZ: @wanli une boulette de la semaine derniere

Pascal METZ: (mais j’aurais pu virer Tesla…)

wanli: bah personne ne s’en formalisera je suppose

wanli: ah bah ok

Pascal METZ: voila, voila

Stéphanie: J’ai plein d’images de trous noirs si vous vous ennuyez (je suis sur l’interview de Maggiore là)

wanli: quelle efficacite

wanli: ca ne rigole pas chez PS

Pascal METZ: 🙂

wanli: bon a 15min +ou-5min du demarrage on est a 4 et personne n’est inquiet? 🙂

Stéphanie: Oh bah si (mais moi je ne suis pas dans l’équipe, je fais de la retranscription en freelance)

wanli: tu veux dire que toi tu rigoles sur tes retranscriptions? c’est de la publicite mensongere non?

Stéphanie: là j’imagine un logiciel de retranscription essayant de gérer l’accent du Maggiore ça me fait beaucoup rire oui

Stéphanie: puis ça reste moins de boulot que faire un dossier 🙂

wanli: c’est quoi la difference?

Stéphanie: qu’il y a quelqu’un d’autre qui a bossé pour produire le contenu

Stéphanie: bon y’a aussi que l’accent italien c’est ma kryptonite 🙂

wanli: combien de temps pour 1h de retranscription?

wanli: je veux dire 1h d’audio

Stéphanie: x6

Pascal METZ: @Stéphanie Wanda ?

Stéphanie: 1h de boulot pour 10 minutes d’audio

Stéphanie: @Pascal METZ Un poisson nommé ?

Pascal METZ: oui 🙂

Pascal METZ: l’accent italien toussa…

Stéphanie: Ah oui pardon 🙂 (je suis jeune tu sais :D)

David Loureiro: hello

wanli: @Stéphanie ah oui… une tannée

Stéphanie: yop’

Pascal METZ: j’avais 8 ans a l’epoque…

Pascal METZ: salut @David Loureiro

David Loureiro: salut @Pascal METZ

Pascal METZ: pas tout a fait ma génération non plus

Stéphanie: ah oui, moi 1 an 🙂

Stéphanie: pas tellement d’écart finalement

Pascal METZ: meme décénie…

David Loureiro: comment ça se passe ce soir ?

Pascal METZ: (mais ca ne s’est joué qu’a 23 jours)

Stéphanie: 🙂

wanli: alors ce soir c’est sans le public

Pascal METZ: oui

wanli: enfin y a moi quand meme

Pascal METZ: visiblement

Pascal METZ: mais il n’y a que 2 de l’équipe

Pascal METZ: dont 1 qui ne parle pas

wanli: tous deja au bord de la piscine

wanli: coktail et couche de soleil

NicoTupe: hola

wanli: quetal

David Loureiro: salut @NicoTupe

Stéphanie: y’a un suisse dans l’avion

NicoTupe: Je pense qu’on va rester entre nous

NicoTupe: je veux dire qu’on va pas écouter skype a mon avis (sauf moi)

wanli: entre vous + moi

NicoTupe: parce qu’on a pas assez de casque

NicoTupe: je dis ça pour @Pascal METZ

NicoTupe: qu’il fasse passer le mot à @irene

Pascal METZ: ce n’est pas commme si je parlais bcp…

Pascal METZ: ca marche

Stéphanie: ben t’as plus le droit du tout, hop

wanli: y a live quand meme du coup?

Pascal METZ: oui

Stéphanie: oui 🙂

Pascal METZ: sinon on fait grevre

wanli: nan parce que vous embetez pas pour moi sinon hein 😉

Jimmy: Bonsoir 🙂

Pascal METZ: (en fait, je m’en fout, j’ai skype)

wanli: c’est pas comme si je restais debout a pas d’heure pour vous ecouter 😉 )

Stéphanie: t’es sur quel fuseau horaire ?

wanli: ‘soir @Jimmy @Claire

Claire: Maaaah j’ai failli oublier le podcast 🙂

Claire: Bonsoir tout le monde 🙂

wanli: @Stéphanie Shanghai

Pascal METZ: @wanli il faut dire que tu es le recordman

wanli: @Stéphanie paris +6

* Stéphanie bows

wanli: @Pascal METZ j’ai rate la fin de tesla, vais devoir attendre le rattrapage itunes

Stéphanie: Bonsoir Claire (Tupe j’avoue j’ai oublié que c’était ton dossier la semaine passée, pardon)

Pascal METZ: @Stéphanie c’etait celui de david)

wanli: tesla2 justement

Stéphanie: ah si tesla j’ai suivi

Stéphanie: j’ai loupé le web avant

Stéphanie: time flies

wanli: l’ami Doweck risque de nous emmener loin: http://www.pourlascience.fr/ewb_pages/a/article-la-resurrection-de-l-imparfait-du-subjonctif-37054.php

Lê.: Hello tout le monde

David Loureiro: salut @Lê.

Lê.: salut @David Loureiro

Pascal METZ: Salut @Lê.

Stéphanie: Salut Lê (en passant merci pour les compliments sur le dossier, je passe plus les portes mais merci)

Lê.: haha

David Loureiro: @Stéphanie tu les passais avant ? Ok je ->

Lê.: j’ai adoré en tout cas

NicoTupe: on est parti sous peu

Stéphanie: tu sors David, tu sors 🙂

David Loureiro: vous faites ça où @NicoTupe

NicoTupe: chez Robin 🙂

David Loureiro: c’est bon @Stéphanie hein … la perche était longue comme le bras

wanli: ah ya donc un kick

Stéphanie: @Pascal METZ high five copain 🙂

David Loureiro: non mais ho !

Stéphanie: 😉

Didier MAZAL️: Bonsoir tlm!

Lê.: bonsoir !

David Loureiro: salut @Didier MAZAL️

wanli: bonsoir

Helene R: hi

puyo: B’soir à tous !

David Loureiro: heyyyyyyyy @puyo !

Pascal METZ: irene?

wanli: ah bah les gens sont ponctuels en fait

nabila: 🙂

Claire: Helloooo Nabila <3

David Loureiro: irene tu es déguisée ?

puyo: Yeah ! @David Loureiro (désolé, j’ai raté ton dossier, fichtre)

David Loureiro: no pb @puyo

puyo: ^^

David Loureiro: bientôt sur les ondes 🙂

puyo: Yeah

David Loureiro: j’espère … 🙂

Marion: bonsoir

nabila: gasp, je suis démasquée

NicoTupe: vous nous entendez?

wanli: non

David Loureiro: oui

Claire: Ouuuuuui

Marion: oui

Stéphanie: ui

GPif: Bonsoir !

David Loureiro: hello @GPif

Lê.: oui !

wanli: ah oui

wanli: fallait appuyer

David Loureiro: par contre il y a un groooooooos bruit de fond …

Claire: on entend bien, même Boson 🙂

NicoTupe: ah?

Pascal METZ: ah! ils ne pourront pas muter boson \o/

NicoTupe: et la?

NicoTupe: le bruit de fond?

David Loureiro: putaing ça coupe chez moi…

Stéphanie:

David Loureiro: toujours un peu

Robin:   =

Robin:

Robin:

Robin:

Robin:

Robin:

Robin:

Robin:

Robin:

Robin:

Robin:

Robin:

Robin:

David Loureiro: enfin je trouve. Les autres ?

Robin:

Robin:

Robin:

nabila: moi j’entends rien.

Lê.: oui moi aussi j’ai un gros bruit de fond

Lê.: et des gens qui tapent

Pascal METZ: ben moi, je ne suis pas significatif

wanli: @nabila si si

Stéphanie: qui est-ce qui tape comme un sourd ? 🙂

Stéphanie: rohlala elle grandit Boson 🙂

David Loureiro: one finger joe ? 🙂

Pascal METZ: @nabila tu es dans skype, non?

Lê.: Boson a envie de faire l’intro…

Claire: Rooh Robin j’aurai pu venir garder Boson…

nabila: nan

Stéphanie: on entend comme un bruit de coeur…

Ewi: Hello

Pascal METZ: pourtant, il y a une irene dans la conv

Pascal METZ: Salut @Ewi

Lê.: Hello

Pascal METZ: j’ai peut-etre bouffé ton upload hier…

Pascal METZ: desolé

Pascal METZ: @Ewi

David Loureiro: mangez pas le micro par contre

Pascal METZ: @NicoTupe j’ai perdu skype

Stéphanie: mais heu ?

David Loureiro: podcastscience dans ton garage non ? 🙂

Stéphanie: ça a fait un bruit de raccrochage skype et plouf

wanli: ca a coupé? 😉

Ewi: @Pascal METZ m?

Lê.: j’ai entendu @nicotupe dire “il va y avoir un blanc”

Lê.: et il y a eu un blanc…

Stéphanie: c’est ça

NicoTupe: vous m’entendez?

Stéphanie: du tout

wanli: nope

David Loureiro: moi j’entends du son …

Stéphanie: “pas de live en ce moment”

Lê.: nope

Helene R: pinpon

David Loureiro: à part si ça lagge ça mère chez moi

wanli: chargement

David Loureiro: ouais il y a un pinpon

wanli: ahah

Stéphanie: ça sooonne

David Loureiro: ah c’est mieux

wanli: skype sonne

wanli: oui

Marion: oui

David Loureiro: ah ben oui c’est du bon gros laggue en fait

Lê.: c’est bon c’est revenu

GPif: C’est mieux même

Stéphanie: qui est-ce qui ne s’est pas mis en ne pas déranger ? 🙂

Pascal METZ: @nabila mute toi

Stéphanie: et on entend Irène 😀

nabila: quoi? et moi?

GPif: Je crois qu’il ne t’entendent pas @nabila :p

Pascal METZ: ben il ne peuvent pas t’ecouter pour cause de panne de casque

Claire: @Robin t’as Laure chez toi et tu m’as pas dit ?!

wanli: un peu faible le son non?

Stéphanie: Qui est-ce qui respire fort dans son micro ?

wanli: j’espere que ca enregistre sur une autre source

GPif: On entend quelqu’un respiré

NicoTupe: encore?

wanli: a priori Irene a grave du volume la ou les autres sont bien en deca

Stéphanie: non c’est bon

GPif: nop

NicoTupe: ok

Pascal METZ: elle a muté maintenant

nabila: j’ai muté en Nabila

wanli: gros demenagement?

Pascal METZ: 😀

GPif: Ah mmais il bosse à la NSA :p

Pascal METZ: ah, les cours d’algo sur papier…

wanli: ah bah c’est les invites qui sont moins fort

wanli: ou c’est que chez moi?

NicoTupe: ils sont loin

Ewi: @Pascal METZ les liens alternatifs au flash marche pas chez moi :'(

Claire: non pareil chez moi

wanli: le boulot de montage que vous devez avoir…

Pascal METZ: ils ne sont en flash lles liens alternatifs

Stéphanie: y’en a un qui n’est pas en ne pas déranger

Ewi:

Stéphanie: je me sens super rassurée là d’un coup sur les risques de centaines de morts

Pascal METZ: @Stéphanie je ne l’etais pas, mais ca ne devrais pas s’entendre

David Loureiro: pfui je suis de retour

wanli: bon avec un casque ca passe mieux. que tout le monde se rassure ca va aller pour moi

GPif: @Stéphanie Dit toi que ça reste plus sur qu’un etre humain 🙂

Ewi: ni le mp3 ni le m3u ne marche, je reviens sur ordi 😉

Pascal METZ: arf sur tel…

Stéphanie: je n’ai aucune confiance en l’être humain 😉

David Loureiro: @Ewi le mp3 marche chez moi sur mon tel

NicoTupe: pour info jecoute le retour

Stéphanie: sur tel j’ai jamais réussi qu’à avoir la chatroom

Pascal METZ: @Ewi iphone, android, ou truc que personne n’utilise?

Ewi: truc super mais incompris du grand public

David Loureiro: et là pour la chat room je suis sur mon ordi

Pascal METZ: c’est galere a suivre une chatroom sur mobile

wanli: @Pascal METZ because?

Pascal METZ: ca defile un peu vite par rapport a la vitesse de frappe

Ewi: ouais mais 20h30 c’est presque trop tôt pour moi je suis encore sur la route 😉

wanli: @Pascal METZ suivre ca doit aller. interagir c;est une autre histoire

Pascal METZ: il est vrai que je me suis mal exprimé

wanli: @Pascal METZ te charrie

wanli: a propos ca illustre pas bcp aujourdhui

David Loureiro: De retour… sur mon tel

Pascal METZ: ben pas de inti ni de puyo

Stéphanie: ben si il est là @puyo

puyo: Mais oui !

Pascal METZ: arf, je l’ai zappé 🙁

David Loureiro: @Puyo est la oui 🙂

puyo: Sniiiiiiiiiiiiiiiiif

Pascal METZ: désolé,

puyo: J’ai été recompilé ?

Pascal METZ: excuse moi

puyo: Oh non !

Pascal METZ: me pardonneras tu un jour ?

puyo: Je.. je.. je vais me “rebooter”

puyo: et nous oublierons tout ça !

puyo: reboutons nous

Inti: yop yop!

puyo: Hééééééééé Init !

Stéphanie: et paf un Inti, la dream team est complète 🙂

puyo: Yeah yeah !

Pascal METZ: C’est moi ou @inti est venu juste pour m’enfoncer?

Stéphanie: j’osais pas le dire 🙂

wanli: encore faut il etre curieux

wanli: tout le monde n’est pas curieux de savoir comment fonctionne le monde qui l’entour

Marion: (c’est le rôle de l’école de rendre curieux non ?)

Pascal METZ: @Wanli j’essai de m’en convaincre, mais c’est dure

Pascal METZ: j’ai du mal a envisager qu’on puisse ne pas l’etre

Inti: t’enfoncer?

Lê.: https://www.youtube.com/watch?v=k4RRi_ntQc8

Lê.: Obama qui dit de ne pas utiliser le bubble sort

Stéphanie: “Pascal METZ [20:49:51] ben pas de inti ni de puyo”

Stéphanie: il avait loupé Puyo et 3 minutes après tu arrives

Pascal METZ: @Inti 20 secondes avant que tu arrives, je disais qu’il n’y avais pas d’illustration car @puyo et toi n’etaient pas présent alors que Puyo etait la

Inti: uhuh

puyo: C’est peut-être un super pouvoir inversé ?

wanli: important parce que qu’il faut comprendre un peu d’informatique pour se “proteger”

puyo: @Pascal METZ Si tu écris un nom d’une personne qui ne doit pas venir, PAF, il débarque

puyo: Super contrepouvoir !

puyo: Il faut poursuivre l’expérience !

Stéphanie: n’invoque pas de politique steuplait

puyo: Huhuhu

wanli: de nos jours, c’est moins important de ne pas avoir de base en bio, que d’ignorer le fonctionnement du web (par exemple)

Inti: mon grand regret c’est de jamais avoir vraiment su programmer :'(

Stéphanie: wanli je trouve que les gens qui n’en touchent pas une en bio ont quand même tendance à dire/croire de sacrées conneries

Ewi: @wanli pas sur,

nabila: bien d’accord avec toi Stéphanie

Claire: @Wanli pas sur non plus

Stéphanie: en fait dans tous les domaines il faut se débrouiller un minimum

wanli: @Stéphanie oui mais est qu’ils s’exposent autant?

Stéphanie: et toujours essayer de garder un esprit ouvert et critique

Ewi: sinon nous voila avec un retour des créationnistes

Claire: je ne pense pas qu’on puisse faire de classement “d’importance”

Stéphanie: ben si tu penses que les vaccins sont horriblement toxiques tu peux provoquer la mort de tes enfants en croyant les protéger

GPif: Après ça devient compliquer de tout comprendre (même basiquement) de ce qui nous entoure

wanli: @Stéphanie bon exemple

Stéphanie: c’est pire que de te faire voler tes données je trouve (et tu parles à une flippée complète de ce point de vue là)

puyo: @Inti oh, cela dit, ce n’est jamais trop tard !

Marion: est ce que ce qui compte, bio ou info n’est pas d’apprendre où et comment aller chercher l’info ?

Ewi: math>phy>info>*

Ewi: @GPif il faut surtout savoir raisonner

puyo: @Inti J’ai l’impression qu’il n’y a jamais eu autant de moyens d’apprendre en ligne 🙂

Inti: j’arrive à programmer des trucs très simples mais passé le seuil des quelques lignes de code je bloquoe

Stéphanie: @Gpif totalement, je suis entièrement d’accord, c’est juste que quand j’entends des conneries grosses comme des camions dans mon domaine, je me demande ce qu’on raconte dans ceux où je n’en cale pas une

Marion: [informatique] [information]

Inti: c’est comme pour les maths, mon cerveau est pas adapté

puyo: @Inti Peut-être en changeant de langage ?

GPif: et le droit? :p

wanli: je ne sais plus qui utilisait cette analogie, mais a une epoque, si tu t’y connaissais pas en mecanique, ton garagiste t’entubais. maintenant si t’as pas une vague notion de comment fonctionne le web/internet tu t’exposes bcp au mega scam

David Loureiro: Le truc du garagiste c’est toujours vrai…

Jimmy: Le salaire universel ? c’est tester en Suisse non ?

Ewi: informatique c’est c’est pas les ordis, c’est une science ca va plus loins que “calculatrice geante”

Stéphanie: non les suisses l’ont refusé

GPif: @Jimmy la votation a échoué

David Loureiro: @Jimmy c’est pas passé

Didier MAZAL️: Les arnaques c’est valable dans tous les domaines

Jimmy: Ah dommage

wanli: @David Loureiro sauf que le garagiste est maintenant conftronte a l’informatique aussi 😉

Stéphanie: la Finlande voulait le tester non ?

Didier MAZAL️: pas que la mécanique auto et le phishing

Lê.: je suis super d’accord avec Gilles Dowek

GPif: Je crois qu’il y a des tests à des echels local

Stéphanie: http://s3.amazonaws.com/theoatmeal-img/comics/computers/header.png

wanli: @Didier MAZAL️ oui, mais t’es plus confronté a internet qu’a quoi que ce soit d’autre de nos jours non?

David Loureiro: ouais enfin si tu amènes ta voiture pour reparer un pneu il va te dire qu’il faut changer les plaquettes de frein. Faire le niveau foulée

David Loureiro: Mais est ce que c’est vrai?

wanli: @David Loureiro bah normalement l’ordi de bord te dit que non

GPif: Après tu peu aussi parler des serruriers, des plombiers, des maçons …

Stéphanie: les chauffagistes

Ewi: ca me fait penser a l’avant derniers”conversation scientifique”

Pascal METZ: Moi, mon probleme, c’est les garagiste que disent “je ne suis pas informaticien”

wanli: @GPif oui. mais encore une fois, tu les frequentes moins

Inti: si on avait un haut degré d’automatisation on pourrait adopter le revenu de base comme ça avait été proposé en Suisse, non?

Pascal METZ: (et c’est serieux, j’y ai droit plusieurs fois par jours)

Didier MAZAL️: @wanli Ca dépend qui, certains n’utilisent que très peu Internet, et sont plus souvent confrontés au garagiste, le plombier et le chauffagiste qu’au spam-arnaque

Stéphanie: Bosoooon 🙂

GPif: @wanli malheureusement j’ai eu beaucoup a les cotoyer ces derniers temps :p

wanli: @GPif mais forcement t’es sur la defensive non?

Pascal METZ: Alors que 50% du boulot de garagiste se passe sur ordi

Ewi: @Inti même sans. mais ça impliquerait une certaine mutualisation des moyens de production au profit des ouvriers et au detrimant des investisseur

wanli: @Pascal METZ mais il a raison: il est pas informaticien. il est utilisateur d’un soft a priori

Pascal METZ: (précision, je gère l’informatique d’un groupe de concession, le sujet est donc sensible pour moi)

GPif: @wanli Non, même pas, mais c’est vrai que quand tu te retrouve a changer le chauffe eaux, et bein t’as aucune idée de savoir si le mec le fait bien et au bon prix 😀

Pascal METZ: @wanli le pb est le placement de la limite

Ewi: @Inti regarde Usul2000 a fait une video dessus

Stéphanie: @nabila je me demandais si ça allait avec les feux de forêt ?

wanli: @GPif oui pris en otage

wanli: @Pascal METZ ah

Pascal METZ: pour nombre d’entre eux,elle se place au moment ou ils doivent allumer un ordi

Inti: oki

wanli: @Pascal METZ bon la evidemment…

Didier MAZAL️: @ps Pour ma part, je ne pense pas que dans un avenir proche (50 ans) les machines soient capables de tout faire, sans humain derrière.

Lê.: @Didier MAZAL️ elles n’ont pas besoin de savoir tout faire

Stéphanie: oula moi j’ai l’impression que ce sera avant 20 ans

Pascal METZ: c’est un cas extreme, mais autre exemple, c’est dl un fichier et le mettre sur une clé usb pour mettre a jour un GPS

wanli: @Pascal METZ bon je confirme, meme en consultation, la chatroom sur mobile ca craint (ca defie pas)

Ewi: pareil 30 ans

Lê.: @Didier MAZAL️ elles n’ont besoin que de savoir faire ce que les humains savent faire…

puyo: @ps Pourrait-on envisager une politique assistée par ordinateur pour trouver des alternatives ?

GPif: Il me déprime la 😀

Ewi: les ordis savent conduire, analyser du code, produire, etc..

wanli: @puyo pour eviter un brexit?

Didier MAZAL️: @ps Dans mon job par exemple (électricité industrielle) on nous “vend” toujours des fonctions sensées faire plein de choses automatiquement ; et en fait, on a toujours besoin de moi pour faire le job.

GPif: @puyo oui, des politiciens robot comme dans le bouquin d’Asimov

wanli: @GPif prelude?

Ewi: @Didier MAZAL️ c’est que tu achète pas au bonne personne 😀

GPif: @Didier MAZAL️ Tu bénificie de la formidale efficacité d’une gestion de projet à la française 🙂

GPif: @wanli Le premier du cycle des robots je crois

puyo: @wanli ou proposer un webgo ? 😀

wanli: ah. dans prelude a fondation aussi

wanli:

Ewi: je te vends du smartgrid avec le SI dernière si tu veux

puyo: @GPif Mais oui mais oui

Inti: https://www.youtube.com/watch?v=hjd5DaxkLhQ

Pascal METZ: @wanli il ne me semble pas que R daneel ne fasse de politique avant Trantor

Marion: a t on une idée des ressources nécessaires pour construire autant de machines et les faire tourner ?

Inti: les robots fermiers c’est génial

Jimmy: @GPif Des robots politiciens deviennent des I.A., avec un tel talent pour le mensonge, elles peuvent passé le jeux de l’imitation ? ^^

wanli: @Pascal METZ premier ministre quand meme

Pascal METZ: oui mais bien apres le cycles des robots

GPif: @Jimmy Yep, je spoil un peu, mais elle arrive a feinter le teste.

Didier MAZAL️: @Ewi Bah je ne connais pas de logiciel capable de concevoir un schéma électrique juste en faisant “clic droit > faire le schéma”

Ewi: yeo dans fondation

wanli: oui. 15 000 ans je crois

Marion: (et les métiers du care ?)

GPif: @Didier MAZAL️ T’as l’archiecture des CPU ARM qui sont, je crois, fait comme ça

Ewi: @Didier MAZAL️ c’est que en recherche on est de tres mauvais communiquant et qu’en industrie on est tres sourd

Jimmy: @GPif Spoiler Alert

Didier MAZAL️: @GPif Partiellement. Les sociétés qui fabriquent ces CPU ont toujours besoin de personnel humain 😉

Ewi: @Didier MAZAL️ mais typiquement c’est le genre de pb qui se prête tres bien a l ecoresolution ou la prog par contraintes

GPif: @Didier MAZAL️ oui, mais de moins en moins 😉 et justement, la question c’est jusqu’a quand cette pente descendante continuera

Didier MAZAL️: Ca arrivera probablement un jour, mais avant 2060 j’y crois pas du tout.

wanli: y a une app qui calcule ca pour toi

Inti: les robots aussi pourront servir à occuper nos journées http://www.mirror.co.uk/news/technology-science/technology/virtual-reality-male-sex-toy-7299079

wanli: TvShow Time

Pascal METZ: GoT n’as pas plus de 600 pages

wanli: tu listes les series que t’as vu et que tu suis

Pascal METZ: mais ASOIF par contre…

Lê.: @Didier MAZAL️ Regarde des vidéos de Ray Kurzweil…

Stéphanie: @Pascal METZ ouais et ça n’avance pas for god’s sake

Didier MAZAL️: @Lê. Je note le nom dans un coin…

wanli: et elle te dit (accessoirement, c’est pas son but premier) le temps que t’as passe a regarde des series

Ewi: @Didier MAZAL️ je te trouve tres pessimiste au vu des avancées

Pascal METZ: @Stéphanie du coup, j’ai commencé la serie il y a 3 mois

Stéphanie: tu conseilles ou pas ?

Stéphanie: je me suis franchement emmerdée à le lire, je suis un peu (beaucoup) fâchée avec Martin

Pascal METZ: oui, mais il faut voir ca en se disant que c’est une autre oeuvre

wanli: au Japon ils ont des robots hyper humanisés (genre bébé)

wanli: cote emotion

GPif: lol @puyo

puyo: ^^

Pascal METZ: surtout a partir de la 4eme saison

Ewi: @wanli yep mais faut le voir comme de l automatique pas comme de la robotique

Inti: GoT? rien que pour cette saison 6 ça vaut le coup 😀

wanli: @Ewi yop, pour l’instant

GPif: Oui c’est cool, j’ai vite décroché des bouquin, mais toujours accroché par la série

Claire: surtout le dernier épisode… 🙂

Ewi: alors qu’en UE on fait l inverse

Didier MAZAL️: @Ewi Bah quand je vois qu’actuellement on est pas foutu de construire un réacteur nucléaire en moins de 15 ans, je doute qu’on puisse robotiser intégralement conception + réalisation + exploitation d’une industrie dans un délai si court 😉

wanli: @ewi j’imagine qu’on peu combiner les deux, si le besoin existait

GPif: Oui parcqu’à la fin … :p

puyo: @ps La suite logique ne serait-elle pas d’avoir une IE chez soi qui gère la partie administrative de notre vie ?

Pascal METZ: bon, qui est ce qui n’a pas finis la saison 6 que je les kick et qu’on puisse parler…

Claire: ahaha

wanli: quelle boite a encore un email auquel qqcun repond?

Lê.: @Didier MAZAL️ l’innovation va sans doute plutôt passer par de petits gadgets rapides à produire

Ewi: @Didier MAZAL️ rien a voir la filière nucléaire a subit une perte massive de connaissance avec les départs a la retaite

Claire: Moi j’ai regardé le dernier épisode 3 fois, pour être bien sur 🙂

GPif: @Didier MAZAL️ T’as raison, ce qu’on vois dans ce que tu dit c’est que l’avancer dépend de facteurs humains et de gestion, c’est pour ça qu’estimé si c’est 10 20 30 ou 50 ans est un peux dure

Pascal METZ: en 48h?

Stéphanie: je me souviens encore quand on pouvait vous spoiler sauvagement

Didier MAZAL️: Surtout qu’il va falloir le faire accepter du public. Les voitures autonomes, le médecin robot, le coiffeur Staubli… Faut arriver à faire acquérir la confiance aux clients

Pascal METZ: @Claire le coté Targarien?

wanli: le coiffeur quoi?

Claire: je suis de repos… je déménage rappelle toi. Ikea les meubles jaunes tout ça tout ça.

Claire: VUUUUUUUI

wanli: ok ok staubli googlé

Didier MAZAL️: @wanli Staubli, une marque de robots industriels

Claire: On le savait, ça fait du bien quand ça arrive quand même

wanli: @Didier MAZAL️ merci

GPif: @ps il y a des algo qui sont capable de faire des oeuvres dans le style de Cesanes, De Vinci etc …

Ewi: @Didier MAZAL️ la voiture autonome c’est demain hein ^^

Ewi: meme hier

Stéphanie: @Pascal METZ il vient sur quel sujet JP Uzan ?

Didier MAZAL️: J’imagine le client s’installer sous un robot, équipé de ciseaux, et devoir faire entièrement confiance au programme

wanli: @GPif style? genre il mimique?

GPif: Pareil pour se faire opéré

Claire: @Didier MAZAL️ : et le robot s’appellerait Edward 🙂

Ewi: @Didier MAZAL️ tu sais que les algo d’IA sont vérifié (au sens mathématique) validé puis expérimenté ^^

GPif: @wanli machine learning et reproduction, je vais voire si je retrouve l’article

Pascal METZ: @Stéphanie a ma connaissance, il n’a pas encore confirmé

Stéphanie: ouki

wanli: @GPif mais du coup tu as du DeVinci. Mais pas du creatif. je veux dire, pas un nouveau talent. si?

Didier MAZAL️: Même la voiture autonome, j’ai connu la conduite accompagnée avec mes parents en mode “stress” quand j’étais au volant, donc la même chose avec avec un ordinateur à la place du fiston… Pas évident je pense

Pascal METZ: mais il s’agirais de physique et musique il me semble

Lê.: Pas évident les premières minutes oui

Lê.: mais au bout de 10 minutes les mecs dorment au volant…

Inti: perso je ferais bien plus confiance à l’ordinateur pour conduire

wanli: y a vraiment autant de conneries sur wikipedia (US)?

Stéphanie: @Didier MAZAL️ la voiture autonome ne boira pas, ne fumera pas, ne téléphonera pas,… je pense qu’elles conduiront bien mieux

Ewi: @Didier MAZAL️ c’est mon sujet de these et on a jamais eu de retour “stressé”

Inti: wikipedia anglais est bien plus fiable que FR

Lê.: https://www.youtube.com/watch?v=UgNhYGAgmZo

Ewi: le stresse de la conduite accompagnée vient surtout d’un manque de confiance dans ton gamin 😀

Lê.: @ewi c’est quoi ton sujet de thèse ?

wanli: @Inti voila, je trouve qu’on tape bcp sur wikipedia mais faudrait preciser, peut etre

Jimmy: Et alors c’est quoi cette citation ? ^^

Didier MAZAL️: Ah mais je ne dis pas que techniquement c’est moins fiable, je dis juste qu’il va falloir le faire assimiler par le plus grand nombre.

ElJj: B’soir !

Lê.: hello

Ewi: “prise de décision décentralisée : application a la conduite autonome”

wanli: @Inti y avait eu des etudes non? qui disaient que les encyclopedies papier avaient plus d’erreur que la wikipedia (US)

Inti: oui, globalement Wiki est aussi fiable voire plus que les encyclopédies papier comme Britannica

wanli: voila

Ewi: @ps google scholar, c’est l’ieee Xplor du pauvre quand même 😉

Lê.: @ewi tu étudies ça dans quel domaine ? Informatique ? IA ? Psychologie ?

wanli: avec la plusvalue d’avoir des articles comme ceux sur nos invites 😉

Didier MAZAL️: Wikipedia a l’énorme avantage de pouvoir être corrigé/mis à jour. Une encyclopédie papier, une fois imprimé, c’est imprimé.

Ewi: @Lê. j’ai fini, c’est du coté IA

Stéphanie: y’a plus que les guides de voyage que j’aime en papier

GPif: http://www.adweek.com/news/advertising-branding/inside-next-rembrandt-how-jwt-got-computer-paint-old-master-172257

wanli: @Didier MAZAL️ et d’etre challengé par tes pairs

ElJj: *Oui, mais dans Wikipédia, ya plein d’erreurs * (à dire avec la voix d’un journaliste qui n’a jamais édité Wikipédia)

Lê.: @Stéphanie moi j’ai dl Triposo

Lê.: ça marche super bien

Ewi: @Didier MAZAL️ pour en revenir a tes schemas elec, je suis presque sur que l’univ de strasbourg a des modèle pour faire ca

wanli: @Lê. depend de la ville

Lê.: le gps en voyage quand tu te réveilles dans le train, c’est super utile 😛

Didier MAZAL️: @ElJj Moi un journaliste qui critique les erreurs de Wikipedia ça me fait bien rire, quand je vois le niveau moyen de connaissance de ces mêmes journalistes

Stéphanie: @Lê merci je note, mais en fait je me suis retrouvée à des endroits avec pas un gramme de réseau, ton guide papier ne te lâche pas 🙂

Lê.: le gps marche sans réseau 😛

Lê.: tout est dl en local

Lê.: après, il faut faire gaffe à la batterie…

Didier MAZAL️: @Ewi Je serai curieux de voir ça. Mais en tout cas, je n’ai jamais vu un soft capable d’y parvenir.

wanli: @Stéphanie et il t’apportait quoi comme info vitale?

Ewi: @Didier MAZAL️ je demanderai 😉

Inti: surtout les journalistes “scientifiques” de grands médias 😛

Stéphanie: un PLAN !

ElJj: Le point Maitre Gims vient d’être atteint. Il est assez rare ce point là.

Lê.: carte zoomable + gps : le téléphone est imbattable

wanli: @Stéphanie ca en general ton hotel ou les tourists center te fournissent non? 😉

Stéphanie: je ne supporte pas d’être paumée 🙂 et sinon je trouve que le papier reste beaucoup plus facile à feuilleter

Pascal METZ: @ElJj pas assez

Ewi: @Lê. Here map pour ca 🙂

Stéphanie: roh les gros mots 🙂

Stéphanie: je pars rarement en hôtel et j’ai tendance à zapper le point i (là c’est ma faute) mais ça reste du papier aussi

wanli: @Stéphanie je suis completement d’accord pour la carte/plan. Papier plus pratique

GPif: @ElJj on n’as pas eu le point Bogdanov encore

wanli: @Stéphanie bah tu dors bien qqpart?

Pascal METZ: maintenant si

Didier MAZAL️: J’ai toujours une carte papier quand je me déplace. Elle a l’avantage de ne pas tomber en panne de batterie en cas d’utilisation intensive 🙂

Ewi: point PC \o/

wanli: @Stéphanie airbnb?

Didier MAZAL️: Mais ça m’empêche pas de mettre Waze chaque fois que je pars faire un tour 🙂

Ewi: @ps on va plus loin maintenant avec THE DAO

Stéphanie: airbnb ! mais du coup t’as pas toujours de plan de région (je pars dans des gros gros bleds parfois, en Normandie y’a de la data ;))

Jimmy: Il y à que moi qui entend très bas Serge ?

wanli: @Jimmy non non nous tous

Jimmy: Ok merci

Ewi: @ps On va plus loin encore que le bitcoin avec The DAO : https://en.wikipedia.org/wiki/The_DAO_(organization)

Lê.: ça m’est arrivé une fois à kunming sans carte et sans map sur mon téléphone. Le gps m’a sauvé.

wanli: @Stéphanie bon certain airbnb font ca bien et ont des cartes et flyers pub de merde 😉

Stéphanie: voui, pas tous, je reste convaincue par les guides de voyage 🙂 (je viens encore d’en recevoir deux aujourd’hui :D)

wanli: @Stéphanie mais bon, j’admets que dans ton cas mieux vaut partir avec sa carte a soi

Stéphanie: et vu que je commence à en avoir un paquet, je les prête énormément et les gens sont toujours contents, mes 3 de californie viennent d’y retourner avec un collègue, celui de toscane est parti 3 fois sans moi… 🙂

wanli: @Stéphanie guides de voyages? genre? je les trouves tous (que je connais) inutiles

GPif: @Eljj le pouvoir de la blockchain

Stéphanie: National geographic + cartoville

Lê.: @Stéphanie après y a clairement un certain plaisir à aligner les Routards abîmés sur un meuble…

wanli: jamais vu les nat geos

Stéphanie: les cartovilles c’est surtout pour organiser les citytrips, ça m’énerve de prendre un bus pour un coin de la ville et de me rendre compte le lendemain qu’il y avait autre chose là bas que je voulais voir 🙂

Didier MAZAL️: Là c’est le problème des montages fiscaux qui permettent de délocaliser les revenus dans les pays qui vivent des trafics de ce genre

Stéphanie: @Lê j’avoue ! Je les range par distance par rapport à chez moi 😀

Ewi: @GPif regarde ethereum, la blockchain poussé au stade de messianisme de décision dans une entreprise

Lê.: @Stéphanie et plus il est abîmé, plus il est joli 😉

Stéphanie: Ouiii et s’il a des tickets de restos de l’endroit : bonus point

wanli: hmm. vraiment vous preparez vos voyages avec des guides papiers?

Stéphanie: une collègue a voulu me rembourser le guide toscan parce que “j’ai corné un coin”

Lê.: lol

Stéphanie: oui pour les régions/trucs à voir/faire et puis je réserve tout en ligne

GPif: @ewi Yep, je connais, au moins de nom 😉

Ewi: @wanli internet avant, papier pendant

wanli: @ewi ca je peux comprendre

Ewi: @GPif ils se sont fait piquer 50M$ sur une implementation foireuse ^^

Stéphanie: avec ce qu’il flotte je crois que je vais repartir en Californie tout de suite

Lê.: dernièrement, pour voyager, j’achète le billet d’avion, je télécharge Triposo et je vois sur place

wanli: mais @Stéphanie wikitravel ne t’apporte pas les memes infos que ton pavé papier?

Stéphanie: Irène, j’arrive

GPif: @ewi lol

wanli: @Lê. encore une fois, triposo est un peu limité en ville

Stéphanie: @wanli argument à deux balles mais terrible : j’aime pas

wanli: @Stéphanie je prends. c’est tres moche

Lê.: @wanli ça tombe bien j’aime pas voyager en ville…

Ewi: @GPif http://www.nextinpact.com/news/100336-the-dao-pirate-derobe-50-millions-dollars-contre-attaque-se-prepare.htm

Stéphanie: en fait c’est l’expérience du voyage qui commence quand j’achète le guide 🙂

GPif: Y a des bonne vanne a faire avec le bit sur un cheval la

wanli: @le aiyo, peut importe. y a pas toutes les destinations

Lê.: c’est bien ça qui compte avant tout : l’expérience du voyage

GPif: @ps l’Ican n’est pas toujours sous tutel du gov americain?

wanli: @GPif bah si non?

Ewi: non

Ewi: c’est l’Onu nan?

Pascal METZ: @gpif rien a dire sur bit et uranus?

ElJj: Pas facile de placer sérieusement “bit” et “uranus” dans la même phrase sans broncher.

Pascal METZ: désolé…

GPif: @Pascal METZ d’un cheval a uranus, ouais y a uyn truc à faire 😀

Didier MAZAL️: MDR

Stéphanie: je vais quitter là avant de faire des blagues qui me seront reprochées ensuite 😉

Stéphanie: bonne soirée tout le monde !

Lê.: bone soirée !

Pascal METZ: ben non reste!

Stéphanie: @Inti un verre en ville vendredi soir ?

wanli: “Ce contrat passé entre l’ICANN et les États-Unis stipule que l’ICANN sera sous tutelle du gouvernement jusqu’à ce qu’il remplisse un certain nombre d’objectifs. Ce contrat a pris fin le 30 septembre 2009. L’ICANN, estimant avoir rempli les objectifs fixés par le gouvernement, avait contacté ce dernier en demandant son indépendance avant la fin du contrat6 mais sa demande n’a pas été acceptée.”

wanli: bon source wiki FR hein 😉

Ewi: @wanli je crois bien que c’est l’Onu maintenant, ou en cours de transfère

Jimmy: Wikipédia n’est pas une source #JeLâchePasLesMouches

GPif: @wanli j’allais coller la même, comme quoi 😉

puyo: Ho, cela dit, il y a Qwant comme moteur français

wanli: @GPif “De nombreux pays aimeraient que la fonction dévolue actuellement à l’ICANN soit prise en charge par un organisme dirigé par l’ONU”

puyo: Français ©, pardon

NicoTupe: @puyo lol

puyo: ^^

wanli: @GPif “aimerait”

Lê.: Yep ! J’utilise Qwant et j’en suis fier 😛

GPif: @wanli ouais, c’est bien ce qui me sembalit

puyo: Et un beau logo

Ewi: nous a lyon, on a acheté un datacenter pour stocker nos données 😀

ElJj: Et puisqu’on me le demande : 266, nombre de façons pour les 8 rennes du père Noël de former des équipes pour pouvoir jouer aux dames chinoises.

puyo: Huhuhuhuhu

Ewi: exit dropbox

Didier MAZAL️: @ps pour l’état c’est un peu “faites ce que je dis, pas ce que je fais”, cf par exemple le fichier des certificats d’immatriculation que l’Etat commercialise

GPif: @ElJj celle la mérite l’award!

Lê.: @ElJj ???

Lê.: ça se joue comment les dames chinoises ?

GPif: @ewi dropxit? :p

Pascal METZ: @ElJj ca marche aussi avec blanche neige et les 7 nains ? :-p

wanli: @GPif mais bon en anglais c’est pas tout a fait la meme sauce: During the early 2000s, there had been speculation that the United Nations might assume control of ICANN,[53] followed by a negative reaction from the US government[21] and worries about a division of the Internet.[54] The World Summit on the Information Society in Tunisia during November 2005 agreed not to get involved in the day-to-day and technical operations of ICANN. However it also agreed to establish an international Internet Governance Forum, with a consultative role on the future governance of the Internet. ICANN’s Government Advisory Committee is currently established to provide advice to ICANN regarding public policy issues and has participation by many of the world’s governments.

Ewi: @GPif point Cameron ?

ElJj: @Pascal METZ On me confirme dans l’oreillette que cela fonctionne aussi avec Blanche-Neige et les 7 nains.

Lê.: @ElJj Haha

wanli: @GPif donc effectivement plus ou moins sous “advice” globale. mais en fait non.

puyo: @ElJj Formidable, les prénoms !

GPif: @wanli ouais genre de relation un peu flou quoi

Lê.: Je parie sur Comète & Fringant !

Lê.: Allez les bleus !

ElJj: Source : internet. https://fr.wikipedia.org/wiki/Rennes_du_p%C3%A8re_No%C3%ABl

Pascal METZ: tiens brusicor n’est pas là

GPif: Il y a Tornado et Tonnerre, il est rock and roll le père noël

Pascal METZ: c’est pas courant ca

Ewi: Google ils lancent pas de nouveaux services, ils tuent les leur 1 a 1

Ewi: http://www.slate.com/articles/technology/map_of_the_week/2013/03/google_reader_joins_graveyard_of_dead_google_products.html

GPif: @ps du coup un intenet complètment re-décentraliser, il y a un espoire? Comment?

Pascal METZ: g+ n’a pas encore de tombe?

Ewi: pas encore

GPif: @Pascal METZ Non, mais ils creusent profond

Ewi: il manque google code aussi

GPif: Linux \o/

Ewi: ouais regarde l’UI de Linux ;D

GPif: @Ewi c’est pas vrai, mon KDE est hyper classe 😀

Pascal METZ: @Ewi laquelle?

Ewi: Gnome, kde, etc

Pascal METZ: bash ?

Ewi: et regarde les soft gtk et gtk+

Ewi: c’est juste horrible

Ewi: ^^

GPif: Bouge pas, je vais te trouver des screenshots :p

Ewi: un jour les libristes devrons prendre en compte que les ergonomie sont pas la juste pour faire joli ^^

GPif: (des bits dans des urnes, y a moyen aussi)

NicoTupe: voila, du grand Dowek

Lê.: yep !

Ewi: gimp vs photoshop / office vs libre office / etc…

wanli: @GPif y a eu un sommet en californie des createurs du web, discutant justement de comment decentraliser le net

wanli: @GPif ils imaginaient que chacun ait son serveur perso chez soi (si j’ai bien compris)

Ewi: @wanli toujours besoin de l’icann

Pascal METZ: @ewi gimp deviens difficilement comparable avec photoshop…

Ewi: @wanli et des dns root

Didier MAZAL️: C3P0 comme dirigeant d’un pays… Ca pourrait être drôle ^^

Pascal METZ: et il faut garantir la persistence des données

Pascal METZ: et leurs disponibilité

wanli: bah c’est un peu des reveurs

Ewi: @Pascal METZ redondance, on sait faire, c’est surtout ou aller les chercher (dns quoi)

GPif: @wanli, ouais, mais même moi capable de le faire je le fait pas, j’ai donc du mal de demander aux autres de le faire

Didier MAZAL️: Bitcoin est un bon exemple de système entièrement décentralisé

Ewi: @GPif rhooo (mail, own cloud, appach @maison)

Didier MAZAL️: La dernière vidéo de David Louapre traite du sujet

wanli: @GPif oui les mecs pas trop realistes

Didier MAZAL️: Bittorent aussi est un système décentralisé

Ewi: @GPif et regarde l’idée d’Opera Unit, c’était super comme idée

Pascal METZ: @ewi l’UI de onw cloud est contestable…

GPif: Oui, mais faut que je me motive un jour pour le faire

wanli: http://www.economist.com/news/business/21700642-slew-startups-trying-decentralise-online-world-reweaving-web

Ewi: @wanli the dao le fait bien 😉

wanli: dao?

Pascal METZ: @Ewi la redondance oui, mais accepterions nous que des voisins non identifiés heberge tes données

Ewi: yep si c’est bien fait

Ewi: si c’est transparent

Ewi: @wanli https://daohub.org

Pascal METZ: des données cryptée toussa, mais la chose sera dure a vendre a mes parents par exmeple

Ewi: @wanli https://en.wikipedia.org/wiki/Ethereum

Ewi: @Pascal METZ bof, ils sont pas obligés de le savoir

GPif: C’est le principe de Tor, ça passe chez un inconnu, mais le mec ne peu pas savoir ce qu’il y a dedans

Pascal METZ: transparent tu disais? 😉

Ewi: oui transparent

Ewi: cad sans changer le fonctionnement actuel

wanli: @ewi eh bah…

Pascal METZ: ok, je n’avais pas compris transparent comme ca

Ewi: 🙂

wanli: @ewi et y a des gens qui utilisent?

Ewi: ouais

Pascal METZ: et il faut aussi que tout accepte de donner au moins 50% de leur disque

Ewi: @Pascal METZ ca coute rien l’espace disque

wanli: ou plus grand chose

Ewi: je suis sur que tes parents ne savent pas la capacité de leur disque

Pascal METZ: mouais pas tout a fait d’accord

Pascal METZ: ma mère non, mais mon père si

Ewi: @wanli The dao c’est une idée sympa mais qui débute, a voir dans le temps

GPif: @ps on laisse bien les algos gérer l’economie

Pascal METZ: il y a aussi la necessité de généraliser les cnx symetrique

Ewi: @Pascal METZ meme avec la place de Windows ?

Ewi: @NicoTupe Rhooo… mais on est a des années lumières de ce genre de dilemme, c’est réglé depuis longtemps :/ la voiture ne fera ni l’un ni l’autre

wanli: @ewi donc on attend quoi pour lancer les voitures autonomes?

NicoTupe: @Ewi et s’il n’y a pas le choix?

Ewi: c’est dur a expliqué sur la chatroom

Ewi: @wanli surtout que la réglementions évolue

NicoTupe: arf désolé tu viens faire un dossier?

Ewi: je suis piètre orateur

NicoTupe: meuh non

Ewi: mais en quelques mots

Pascal METZ: ca reste a prouver

Didier MAZAL️: C’est un peu ce dont je parlais (écrivais plutôt) au début : faire assimiler un niveau de confiance suffisant au grand public pour qu’il accepte le robot

wanli: @Didier MAZAL️ et au premier accident, c’est le leve de bouclier

Ewi: la voiture adapte en permanence sa vitesse a son environnement. Dans le cas ou un gamin peut surgir de nul part, la voiture aura toujours une vitesse qui lui permet de “piler” sans risque pour le passagers

wanli: tu sauves des miliers de vie mais on va te mettre en avant l’accident “marginal”

Ewi: c’est l’environnement qui dicte la vitesse max de la voiture

wanli: (certe inacceptable)

Ewi: nous, on a prouvé la “non collision” dans nos algo. mais du coup on a une vitesse moyenne en ville de 22Km/h

GPif: @wanli comme le fait que le fait diver provoque des lois

wanli: @Ewi bon avec le cas improbables mais pas impossible du gamin qui traverse sur l’autoroute

Didier MAZAL️: @Ewi ceci dit, 22km/h c’est pas beaucoup plus faible que la réalité actuelle

GPif: @puyo excelent 🙂

Pascal METZ: 22km/h en ville en moyenne ne me parait pas ridicule

puyo: ^^

Ewi: @wanli j’ai pas travaillé sur autoroute (mon cas d’application était les nouveaux transports publics)

Ewi: mais en extrapolant je vois pas la limite de ces approches

wanli: @ewi juste pour dire que l’imprevisible peut se produire

Ewi: le gamin sur autoroute sera réparé bien avant qu’il arrive sur la chaussée

Ewi: et donc sera prit en compte

wanli: @ewi repere si t’es en ligne droite

Ewi: (on a une perception décentralisé sur autoroute)

wanli: @ewi mais dans un virage?

Ewi: les autoroute sont sous video survenance

wanli: @Ewi ok je comprends

Ewi: qui sont intégré dans la perception du véhicule

Didier MAZAL️: @Ewi vidéo surveillance qui a montré son efficacité au début du mois, avec des centaines de véhicules envoyés vers une zone couverte par un mètre d’eau 🙂

Ewi: enfaite, on a une perception intrinsèque (capteur embarqué) et extrinsèque (camera, unité de bord de route); etc

wanli: @ewi mais je doute que les autoroutes soient couvertes a 100%

wanli: y a des cameras ici ou la

wanli: mais on peut effectivement envisager d’etendre cette couverture

Ewi: apres, je bosse pas chez APRR 😉

wanli: @ewi ou SANEF

Ewi: mais c’est pour dire que sur les étagères des labo, y a plein de truc

wanli: (plusieurs societes en france)

Pascal METZ: @wanli j’ai pensé a la meme chose

wanli: @Pascal METZ et la on reconnait les vrais :p

Pascal METZ: mais quid de l’A35 entre Strasbourg et Mulhouse?

Ewi: et que l’IA pour la vie de tout les jours, elle est prête, elle attend juste 😉

wanli: @Pascal METZ c’te chierie

Didier MAZAL️: Je sais plus qui gère l’A10 au niveau d’Orléans, mais ils ont mis 2 heures à réagir pour fermer la section noyée. Malgré une caméra pointée sur le tronçon inondé.

Ewi: que l’IA ne se limite pas a l’IA forte des films mais aussi les IAD, les SMA, etc

Pascal METZ: @Didier MAZAL️ ils auraient du mettre un algo…

wanli: IAD? SMA?

Ewi: intelligence artificielle distribuée, système multi-agents

Ewi: aide a la décision, etc

wanli: bon ok mais ca reste de la tambouille IA 😉

Didier MAZAL️: @Pascal METZ Ca aurait été plus performant probablement en effet sur ce cas 😉

Ewi: @wanli oui mais on est loin de terminator :p

wanli: @ewi mais on implemente les 3 lois, biensur?

Pascal METZ: les 4 ?

Ewi: la 4eme découle pas des 3 autres ?

wanli: @Pascal METZ la 4eme sera pour quand on saura lire dans les pensees

wanli: 4eme ne decoule pas, elle preempte

wanli: (ca se dit ca?)

Pascal METZ: @wanli non quand les IA sauront lire nos pensées…

Ewi: 😀

Ewi: @Pascal METZ tu connais openVibes?

wanli: tu?

Pascal METZ: non

wanli: j’avais vu une video

Ewi: interface neuronale pour se servir d’un ordi ^^

GPif: Mais oui, les devellopeurs doivent conquérire le monde !!!!!

wanli: quoi? google n’est pas gere par des informaticiens?

Ewi: ata, j’ai commandé 5 robots poppy pour le boulot ^^

Pascal METZ: @ewi peut etre grossier par rapport a Giskard

Ewi: ca va aider pour la conquête du monde

Didier MAZAL️: Google est géré par des informaticiens, mais dirigés par des financiers

wanli: @ewi tu deconnes je suppose

Didier MAZAL️: Les informaticiens font ce que les financiers leur demandent de faire

wanli: @Didier MAZAL️ sauf chez facebook non?

Ewi: @wanli jamais 😉

wanli: @Ewi rappelle moi ce que tu fais? 🙂

Jimmy: http://lesjoiesducode.fr/post/80963371440/quand-le-marketing-prend-la-parole-en-r%C3%A9union

GPif: “Un grand pouvoir implique de grandes responsabilité” ça sera la quote de l’épisode 😀

Didier MAZAL️: @wanli Zuckerberg est désormais plus un financier qu’un informaticien

Ewi: @wanli je fais des IAD, “comment un ordi ou une communauté d’ordi peuvent prendre une bonne décision”

wanli: @Ewi ah ouais…

wanli: @Didier MAZAL️ hmm

Pascal METZ: @Jimmy Le titre me rappele un commitstrip

wanli: @ewi et qui qualifie le decision de bonne? 😉

Ewi: justement c’est l’ordi tout seul

wanli: @ewi … du coup … il peut cheater

wanli: “ah bah pas mal cette decision que j’ai prise non? oui, bah oui”

Ewi: c’est le cycle “collecte de donnée -> modélisation du pb -> choix -> évaluation du choix” et on recommence

Jimmy: @Pascal METZ Ah peut être ^^

Didier MAZAL️: Facebook a pour vocation première de gagner du pognon, celle de mettre en relation des gens n’est que la méthode pour y parvenir

Ewi: @wanli c’est surtout “est ce que je me rapproche dun état stable correspondant au faite que j’ai résolut le pb”

Lê.: Au fait, Happy Tau day everyone!

Didier MAZAL️: Alors que Médecins Sans Frontières – par exemple – a pour vocation première de soigner tout le monde, partout sur Terre

wanli: @ewi oui et je suppose qu’il n’y a aucune vanité algorythmique

Ewi: dans mes travaux non car l’évaluation ne dépend pas du problème mais bien de l’état du système

wanli: @Didier MAZAL️ oui oui. ca ne veut pas dire que la strategie marketing est gere par Zuckerberg

wanli: @Didier MAZAL️ il a pu rester informaticien et envoyer chier le rationel marketing quand ca ne lui plait pas

puyo: Ma suggestion : l’ordinateur qui trouverait la limite de Turing passerait alors le test ?

Pascal METZ: http://www.commitstrip.com/wp-content/uploads/2016/04/Strip-Test-Turing-inverse-650-finalenglish.jpg

Didier MAZAL️: @wanli Difficile à dire ça, seuls ses proches doivent le savoir 😉

wanli: @puyo bah a priori tu peux concevoir une IA qui pourrait contourner le test

Ewi: @wanli si tu veux plus d’info, envoi ton mail 😉

wanli: @ewi t’es pret? je le vire apres 15 sec

Ewi: yep

wanli: …

Pascal METZ: sinon, j e peux lui mailer

Pascal METZ: trop tard

Pascal METZ: désolé

wanli: @Pascal METZ ca devrait aller mais merci

wanli: @Ewi got it?

Ewi: je t’enverrai un résumé de comment on modélise un pb, et comment on le fait résoudre a un ordi

Ewi: de façon générique parce que sinon c’est pas drôle

wanli: @ewi merci. ca m’a toujours fait rever

wanli: mais vraiment

Inti: mais Freud c’est du pipeau non? 😛

wanli: Freud l’arnaqueur?

Ewi: freud l’annaleur ?

wanli: supprime moi ca

wanli: on est loggé et publié!

Ewi: oups 😀

wanli: :p

wanli: oui voila ce test est depasse

Claire: Hum il est passionnant ce podcast, mais moi, mes 5 dernières nuits blanches et mon somnifère nous allons nous pioter !

Claire: Bye à tout le monde !

Didier MAZAL️: Bye 🙂

wanli: la claire petite joueuse

Pascal METZ: Salut @Claire

Ewi: ++

Claire: 🙂

wanli: mais je dois dire que, 4:32am je commence a conciderer mon lit

GPif: bye @Claire

wanli: ‘nuit

wanli: bam, turing’s test=>poubelle

wanli: rappellez moi, le machine learning c’est ces systems qu’on cree et qu’on est plus capable de comprendre?

Ewi: Mon avis sur le machin learning : http://pastebin.com/WBueV3yw

Pascal METZ: @wanli question con : ils est tard ou tot pour toi? (je viens de faire le +6…)

GPif: Est ce que Nabila à de l’intention

Pascal METZ: c’est con est elle partie

Jimmy: @GPif Mais non, il à glissé sur le couteau, c’est le couteau qui à de l’intention ?

Lê.: Windows est très fort pour faire des trucs auxquels on ne s’attend pas…

wanli: @Pascal METZ bah… tard si je ne me suis pas couché, tot si je me suis levé pour l’episode

Pascal METZ: c’etait un peu la question 😉

wanli: @ewi j’ai eu peur d’un TLRL mais en fait super concis

wanli: @ewi “une vidéo étant données les frames précédentes5.” un “5” qui traine de reference ulterieur je suppose

Ewi: ouais c’est un extrait

wanli: @Pascal METZ tard. tres.

Pascal METZ: arf…

Ewi: @wanli sinon, c’est trop long ^^ mais un jour je ferai un truc propre en fr

wanli: @ewi justement, l’idee de “comprendre” des notions comme l’occlusion, me parait hyper… improbable non? mais bon je lirais ce que tu m’enverras

GPif: @ewi chut ils vont t’écouter et te forcer un faire un dossier :p

Ewi: pour l’instant c’est une compile d’avis d’amis/collègues

wanli: @ewi t’es dans le prive ou public?

Ewi: je suis dans le public, j’ai du mal avec l’idée de gagner de l’argent sur qqch qui pourrait faire avancer le savoir ^^

wanli: c;est clair que ca serait enorme

wanli: mais faut voir qu’il faut vivre jusqu’a l’aboutissement 😉

wanli: ah bah justement, altruisme

Lê.: @ps en apprentissage supervisé on donne des carottes et des bâtons aux IA pour les aiguiller

Ewi: @ps le pied serait une IA capable de faire des expériences de pensée

wanli: ah ah

wanli: plus besoin de scientific

Lê.: @ps l’objectif qu’elles apprendraient ainsi risquent de correspondre à des intentions indiscernables de celles des humains

Ewi: @NicoTupe deepblue, c’est pas de la force brute 😉

Pascal METZ: @NicoTupe pas la derniere question, il faut encore tenir 45 minutes pour les 3 heures 😉

Didier MAZAL️: lol

wanli: bah justement j’avais compris qu’on avait atteind le niveau ou on etait plus capable de reverse ingeneering tellement c’etait profond

Ewi: @ps on a un proto a Toulouse d’un robot qui se design et s’imprime des nouvelles pièces pour résoudre des pb

wanli: profondeur de couche, pas profondeur philosophique

Ewi: genre monter des escaliers, faire de skate , etc

wanli: @ewi dans un stock de solution prevue?

Ewi: non

wanli: hmm comment peut il etre “creatif”?

Ewi: c’est de l’IA- developpementale

Ewi: c’est de la composition + die and retry

wanli: ah ok

GPif: @ewi ok donc tu me rajoutera dans le code if elt == “rifle” then dont;

wanli: peut y avoir un grand nombre d’iteration je suppose

Didier MAZAL️: @Ewi Il serait donc capable de de concevoir, puis de fabriquer et s’assembler des ailes si on lui demandait de voler?

Ewi: oui c’est un peu (je simplifie très très ter bcp) comme un algo gen

wanli: bah comment il peut meme envisager la notion de voler?

Ewi: ca je sais pas si c’est possible ou envisageable

wanli: faut quand meme que ces notions soient definies non?

GPif: @ewi il imagine son “membre” (pas de blag hein :)) Dans un env virtuel et décide de l’imprimer?

Ewi: mais par exemple, il va marcher sur 3 pattes, évaluer son déplacement, et s’imprimer une 4eme

Ewi: ouais en tres gros

wanli: @ewi ok donc la c’est repliquer de l’existant (un membre)

wanli: mais genre glisser sur des patins ou voler?

Ewi: c’est alain mille (un grand monsieur) qui m’a présenté ça.

Ewi: Je travail pas du tout dessus ^^

wanli: la est la notion de creativite ou d’inventivite

GPif: Attention @Robin fait des tests sur sa fille 😀

wanli: bon genre, on a surement voulu voler en voyant des oiseaux

wanli: mais la, l’IA, elle va pas voir d’oiseaux

wanli: Y a des saisons PS???

GPif: @Inti il faut inventer cette appli!!!

Ewi: et c’est les travaux de Dr. Sherine Antoun

Didier MAZAL️: Elle a le mouvement aussi, le temps qui passe. Elle voit l’oiseau voler, alors que l’IA ne voit que l’image fixe

Ewi: @Didier MAZAL️ comme une camera ? 😀

Pascal METZ: @wanli bien sur

Pascal METZ: et meme des vacances

puyo: @Inti Héhé, bien vu !

wanli: my point!

GPif: Je sais pas dire si ce que vient de dire @NicoTupe est déprimant ou optimiste

Ewi: yep mais du coup y a un retour au basic

wanli: @Pascal METZ vacances? c’est pour bientot?

Pascal METZ: oui

Pascal METZ: soit dans 1 semaine

wanli: genre c’est la dernire?

Pascal METZ: soit ce soir

wanli: oh ok

wanli: episode coupe en deux? y a pas eu de break 😉

wanli: ca va etre propre

Pascal METZ: ca dépend de la présence de notre taupe de l’IHP ou pas

Ewi: IHP?

Pascal METZ: non, je dis une connerie je crois

Didier MAZAL️: @Ewi oui. La fille qui a vu trois pigeons et un merle voler, pour lesquels on lui a dit à chaque fois “c’est un oiseau”, reconnaitra aussi un oiseau en voyant un aigle. L’IA, si elle n’a pas vu d’image d’aigle, pas sûr qu’elle identifie un oiseau avec seulement trois pigeons et un merle comme base.

wanli: le machin ou monsieur trou noir est prof non?

Ewi: @Didier MAZAL️ et la fille si elle voit un avion elle dit quoi ?

Pascal METZ: JP Uzan en l’occurance

Pascal METZ: mais ce n’est pas encore confirmé

wanli: @ewi @Didier MAZAL️ le truc etait de concevoir la notion de vol

Didier MAZAL️: @ewi si on ne lui a jamais montré la différence, elle pourrai l’identifier comme un oiseau

Ewi: l’IA si tu lui fait apprendre ce qu’est un merle et des pigeons, y a des chance que ça marche avec l’aigle

wanli: et aigle, pigeons et moineaux, et avion, tous volent

Ewi: detection de contour -> tracking -> mappage de squelette -> mappage de dynamique

Didier MAZAL️: @Ewi avec quatre vidéos (+ celle de l’aigle à identifier), oui certainement. Avec des images, j’ai des doutes.

Ewi: c’est pour ça qu’on a inventé la camera ^^

wanli: mais bon, le vol de l’avion n’a au final rien a voir avec l’oiseau (pas de battement des ailes)

Ewi: ni la même dynamique

wanli: du coup, voler, risque d’etre coton

wanli: mais bon

wanli: c’est pas forcemment le bon exemple

Ewi: une IA sait faire voler et poser un airbus ^

Didier MAZAL️: @Ewi oui bien sûr, mais ça parlait de reconnaissance d’image tout à l’heure 😉

wanli: @ewi oui mais elle a pas appris

Ewi: et donc ?

Didier MAZAL️: Poser un Airbus c’est pas très compliqué pour un ordinateur. On lui donne les paramètres de vol, les séquences à exécuter, un faisceau ILS à suivre et hop on pose le coucou.

wanli: @ewi mais je comprends la notion d’abstraction du deplacement et ce que peut faire ce robot qui imprime au besoin

Didier MAZAL️: (coucou qui ne bat pas beaucoup des ailes pour le coup)

Ewi: mais du coup est ce qu’une IA au sol peut détecter un coucou qui est piloté par une autre IA

Ewi: ?

Ewi: 😀

Didier MAZAL️: Avec la trajectoire, probablement.

Ewi: apres, je me fâche très souvent avec mes collègues sur ce qu’est de l’IA

Didier MAZAL️: Il avait été par exemple prouvé que l’A320 crashé dans les Alpes l’avait été via le pilote automatique par exemple, juste en analysant la trajectoire quasi parfaite.

GPif: @Ewi en même temps Inteligence et Artificiels sont des notions déjà hyper abstraites.

GPif: @Didier MAZAL️ pour être juste il faudrait faire le compte du nombre d’accident provoqué par des humains et le nombres provoqué par des machines 🙂

wanli: et comptabiliser le nombre vies sauvees grace aux machines

Ewi: @GPif et bien voir que c’est de l’aide au pilotage donc si y a crash c’est forcement a cause d’un humain :p

wanli: donc pas “automatique”

Ewi: si si

wanli: besoin d’intervention humaine ou pas?

Ewi: mais c’est de l’aide au pilotage pour soulagé le pilote mais le pilote doit toujours être maitre a bord

Didier MAZAL️: Globalement les systèmes automatiques ont sauvé + de vies qu’elles n’en ont tué, dans l’aviation du moins. Mais pour cet accident, on avait pu identifier l’utilisation du pilote auto avant même de trouver les enregistreurs

Ewi: comme le régulateur de vitesse ne te dispense pas de gérer ta vitesse

GPif: C’est vrai qu’au final, au lieu de faire des voiture auto autant faire des avion auto, ça me parait plus simple à réaliser finalement

Didier MAZAL️: Il a donc là été possiible d’identifier depuis le sol l’utilisation d’une IA 😉

wanli: on frole les 3h

wanli: hmm

Ewi: et j’ai faim

wanli: on s’approche

Didier MAZAL️: H – 19 minutes 🙂

Pascal METZ: en fait, on est a 2h30

Robin: @wanli oui mais c’est bon, non ?!

Pascal METZ: en raison d’un petit retard

wanli: pas commence a a 30

Pascal METZ: @Robin carrement

wanli: @Robin je prefere les episodes longs

Ewi: @wanli t’es en Asie non ?

Robin: Je suis content content

wanli: @Ewi Chine

Robin: Même si j’ai un peu raté le début

Didier MAZAL️: Firefox m’indique que le flux charge depuis 2h42 🙂

Robin: Et désolé de ne pas avoir remonté toutes les questions/remarques, mais disons qu’on a déjà bien de quoi 🙂

Pascal METZ: oui, mais le générique etait un peu plus tard

Didier MAZAL️: Yep c’est vrai 🙂

Pascal METZ: mon skype est a 2h35

Ewi: @wanli je suis invité 2 mois dans une univ chinoise, c’est quoi le meilleur moment pour éviter grande chaleur et grand froid?

wanli: @ewi quelle ville?

Ewi: Shanghai

wanli: @ewi Juin->Septembre horriblement chaud et humide.

Pascal METZ: vous vous ferez des podcastscience party?

Ewi: des PSP ?

Ewi: @wanli avril mai c’est pas mal ?

wanli: @ewi Decembre->Fevrier plutot froid et mal chauffé

wanli: avril mai nickel

Ewi: ok 😉

GPif: Une citation d’Einstein ?

wanli: fais moi signe quand t’es dans le coin @ewi

Ewi: yep 🙂

Pascal METZ: on a un 3h20 il me semble

Ewi: mais j’ai une quote sur la modélisation informatique : “tout les modèles sont faux mais certains sont utiles”

GPif: JP Uzan, c’est un peu l’inquisition Espagnole

Pascal METZ: @gpif ?

wanli: eh bah

wanli: ca sent le bouquet final

GPif: @Pascal METZ personne ne s’atend à l’inquisition espagnole

Didier MAZAL️: Ca ratisse large comme sujet ^^

Ewi: on parle de sciences et c’est tout ^^

GPif: https://www.youtube.com/watch?v=Nf_Y4MbUCLY

Jimmy: https://www.youtube.com/watch?v=O4Wa9vc69ew

Jimmy: Pour servir d’intro à la semaine prochaine ? ^^

Ewi: et paf ouverture sur le social sensing 😀

Ewi: parfait pour une prochaine émission 😉

Inti: et les ordinateurs dessinateurs, on en a parlé?

wanli: des series generees par IA?

Ewi: c’est un hobby ça, aucun intérêt d’en faire un IA

Ewi: /troll

wanli: @Inti google IA le fait deja non?

Inti: le truc deep dream là?

Jimmy: Bye

wanli: il raccroche

Didier MAZAL️: 2h40 donc 🙂

Ewi: c’est plus une représentation qu’un dessin ca

Lê.: bye

GPif: Tchuss

puyo: Salut à tous !

Didier MAZAL️: bye

wanli: @ewi oui et encore

Pascal METZ: Salut à tous

wanli: @ewi ca ressemble plus a une sur impression

wanli: bon

Ewi: bin si, on prend l algo dans un état et on le converti en pixel

wanli: il se fait tot

Ewi: bon je vais manger moi 😉

wanli: m’en vais me coucher

wanli: tchuss les gens

Didier MAZAL️: Je file aussi, bye tlm 🙂

Pascal METZ: @wanli profite bien du levé de soleil

wanli: bah meme pas

wanli: bizarre ca d’ailleurs

Pascal METZ: ca ne devrait pas tarder

Pascal METZ: bonne journée a toi quand meme

Pascal METZ: et bonne nuit aux autres

wanli: merci, bonne nuit a toi @Pascal METZ

wanli: effectivement le soleil se leve mais il doit faire hyper nuageux, on n’y voit goutePascal METZ: voilà qui est mieux…

David Loureiro: 266 ou 265 ?

Pascal METZ: la chatroom de la semaine derniere etait la 265

David Loureiro: ok

Pascal METZ: donc a priori 266

David Loureiro: boarf 🙁

David Loureiro: j’ai tenté de twitter une image mais ça n’a pas marcher

Didier MAZAL️: Bonsoir tlm 🙂

Pascal METZ: a l’instant N

NicoTupe: Ke pense que la semaine dernière c’était 264 @Pascal METZ

NicoTupe: ou alors il me manque un enregistrement

Pascal METZ: bon, apres verif, je confirme

wanli: bonsoir

wanli: je ne comprend pas bien ce que je vois

wanli: suis tout seul

Stéphanie: Il est trop tôt 🙂

wanli: mais je vois des messages dont le timestamp est dans 20min

wanli: dans le futur donc

Stéphanie: Ce sont les messages de la semaine passée

wanli: oh

Stéphanie: L’émission d’aujourd’hui commence dans 40 minutes, patience 🙂

wanli: okidoki

wanli: effectivement la photo de playboy de Tesla aurait du m’alerter

wanli: pourtant le titre du chat est bien a jour

wanli: bon bref

wanli: on doit etre dans la boite de schrödinger

wanli: a la fois dans le #265 et dans le #266

NicoTupe: 🙂

NicoTupe: salut!

NicoTupe: vous avez des questions? je suis en train de finir le conducteur de ce soir

wanli: salut

wanli: vous recevez ce soir des gens qui ont leur fiche wikipedia

NicoTupe: 😀

NicoTupe: c’est ca

wanli: (pas la premiere fois mais quand meme)

NicoTupe: et podcastscience en a pas parce que wikipedia fr considère que les podcast n’y ont pas leur place

NicoTupe: On en reçiot un autre la semaine prochaine : https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Philippe_Uzan

wanli: monsieur trou noir (dont le nom m’echappe la maintenant) devait avoir la sienne aussi

NicoTupe: https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Pierre_Luminet

NicoTupe: oui 🙂

Stéphanie: Uzan revient ?

Stéphanie: JE NE RETAPE PAS L’INTERVIEW

NicoTupe: oui la smeaine prochaine

wanli: ah ah

Stéphanie: (ceinture et bretelles)

NicoTupe: on lui a dit que c’était pas la peine d’écrire son dossier

NicoTupe: que tu le taperais

Stéphanie: Naoooon 🙂

NicoTupe: je suis avec boson

NicoTupe: <3

Stéphanie: Il a été très gentil pour me filer les illus dont j’avais besoin note 🙂

Stéphanie: Aaaw

Stéphanie: <3

wanli: @NicoTupe 8h au lit non?

NicoTupe: on espère

wanli: @NicoTupe tu m’as filé d’@ pour envoyer de quoi vous deshydrater

wanli: ils sont où physiquement vos invités ce soir?

wanli: on aurait pu les désinhiber avec une petite bouteille de champagne.

Stéphanie: (faut que j’essaie de passer cet été gratter des bières à Paris moi :))

NicoTupe: @wanli chez robin

NicoTupe: ouais j’ai oublié de te répondre…

wanli: “nformaticien et logicien, philosophe français”

wanli: c’est quand meme le CV de reve

NicoTupe: j’avoue

NicoTupe: + prix de l’académie française en philo pour un bouquin qui s’appelle “les métamorphoses du calcul”

NicoTupe: mon idole

wanli: @NicoTupe nan mais c’est une grande force que de pouvoir dire non a l’alcool

wanli: bon logicien je ne sais pas trop ce que c’est. le lien wiki renvoie a logique.

Pascal METZ: Salut

Stéphanie: Coucou Pascal

wanli: le wiki dico vient a notre aide

wanli: (en anglais) pour nous dire que ca vient du vieux francais

wanli: et finir par cracher: A person who studies or teaches logic.

wanli: Salut Pascal

wanli: bon @Pascal METZ c’est quoi cette chatroom #266 avec du Tesla? 😉

Pascal METZ: @wanli une boulette de la semaine derniere

Pascal METZ: (mais j’aurais pu virer Tesla…)

wanli: bah personne ne s’en formalisera je suppose

wanli: ah bah ok

Pascal METZ: voila, voila

Stéphanie: J’ai plein d’images de trous noirs si vous vous ennuyez (je suis sur l’interview de Maggiore là)

wanli: quelle efficacite

wanli: ca ne rigole pas chez PS

Pascal METZ: 🙂

wanli: bon a 15min +ou-5min du demarrage on est a 4 et personne n’est inquiet? 🙂

Stéphanie: Oh bah si (mais moi je ne suis pas dans l’équipe, je fais de la retranscription en freelance)

wanli: tu veux dire que toi tu rigoles sur tes retranscriptions? c’est de la publicite mensongere non?

Stéphanie: là j’imagine un logiciel de retranscription essayant de gérer l’accent du Maggiore ça me fait beaucoup rire oui

Stéphanie: puis ça reste moins de boulot que faire un dossier 🙂

wanli: c’est quoi la difference?

Stéphanie: qu’il y a quelqu’un d’autre qui a bossé pour produire le contenu

Stéphanie: bon y’a aussi que l’accent italien c’est ma kryptonite 🙂

wanli: combien de temps pour 1h de retranscription?

wanli: je veux dire 1h d’audio

Stéphanie: x6

Pascal METZ: @Stéphanie Wanda ?

Stéphanie: 1h de boulot pour 10 minutes d’audio

Stéphanie: @Pascal METZ Un poisson nommé ?

Pascal METZ: oui 🙂

Pascal METZ: l’accent italien toussa…

Stéphanie: Ah oui pardon 🙂 (je suis jeune tu sais :D)

David Loureiro: hello

wanli: @Stéphanie ah oui… une tannée

Stéphanie: yop’

Pascal METZ: j’avais 8 ans a l’epoque…

Pascal METZ: salut @David Loureiro

David Loureiro: salut @Pascal METZ

Pascal METZ: pas tout a fait ma génération non plus

Stéphanie: ah oui, moi 1 an 🙂

Stéphanie: pas tellement d’écart finalement

Pascal METZ: meme décénie…

David Loureiro: comment ça se passe ce soir ?

Pascal METZ: (mais ca ne s’est joué qu’a 23 jours)

Stéphanie: 🙂

wanli: alors ce soir c’est sans le public

Pascal METZ: oui

wanli: enfin y a moi quand meme

Pascal METZ: visiblement

Pascal METZ: mais il n’y a que 2 de l’équipe

Pascal METZ: dont 1 qui ne parle pas

wanli: tous deja au bord de la piscine

wanli: coktail et couche de soleil

NicoTupe: hola

wanli: quetal

David Loureiro: salut @NicoTupe

Stéphanie: y’a un suisse dans l’avion

NicoTupe: Je pense qu’on va rester entre nous

NicoTupe: je veux dire qu’on va pas écouter skype a mon avis (sauf moi)

wanli: entre vous + moi

NicoTupe: parce qu’on a pas assez de casque

NicoTupe: je dis ça pour @Pascal METZ

NicoTupe: qu’il fasse passer le mot à @irene

Pascal METZ: ce n’est pas commme si je parlais bcp…

Pascal METZ: ca marche

Stéphanie: ben t’as plus le droit du tout, hop

wanli: y a live quand meme du coup?

Pascal METZ: oui

Stéphanie: oui 🙂

Pascal METZ: sinon on fait grevre

wanli: nan parce que vous embetez pas pour moi sinon hein 😉

Jimmy: Bonsoir 🙂

Pascal METZ: (en fait, je m’en fout, j’ai skype)

wanli: c’est pas comme si je restais debout a pas d’heure pour vous ecouter 😉 )

Stéphanie: t’es sur quel fuseau horaire ?

wanli: ‘soir @Jimmy @Claire

Claire: Maaaah j’ai failli oublier le podcast 🙂

Claire: Bonsoir tout le monde 🙂

wanli: @Stéphanie Shanghai

Pascal METZ: @wanli il faut dire que tu es le recordman

wanli: @Stéphanie paris +6

* Stéphanie bows

wanli: @Pascal METZ j’ai rate la fin de tesla, vais devoir attendre le rattrapage itunes

Stéphanie: Bonsoir Claire (Tupe j’avoue j’ai oublié que c’était ton dossier la semaine passée, pardon)

Pascal METZ: @Stéphanie c’etait celui de david)

wanli: tesla2 justement

Stéphanie: ah si tesla j’ai suivi

Stéphanie: j’ai loupé le web avant

Stéphanie: time flies

wanli: l’ami Doweck risque de nous emmener loin: http://www.pourlascience.fr/ewb_pages/a/article-la-resurrection-de-l-imparfait-du-subjonctif-37054.php

Lê.: Hello tout le monde

David Loureiro: salut @Lê.

Lê.: salut @David Loureiro

Pascal METZ: Salut @Lê.

Stéphanie: Salut Lê (en passant merci pour les compliments sur le dossier, je passe plus les portes mais merci)

Lê.: haha

David Loureiro: @Stéphanie tu les passais avant ? Ok je ->

Lê.: j’ai adoré en tout cas

NicoTupe: on est parti sous peu

Stéphanie: tu sors David, tu sors 🙂

David Loureiro: vous faites ça où @NicoTupe

NicoTupe: chez Robin 🙂

David Loureiro: c’est bon @Stéphanie hein … la perche était longue comme le bras

wanli: ah ya donc un kick

Stéphanie: @Pascal METZ high five copain 🙂

David Loureiro: non mais ho !

Stéphanie: 😉

Didier MAZAL️: Bonsoir tlm!

Lê.: bonsoir !

David Loureiro: salut @Didier MAZAL️

wanli: bonsoir

Helene R: hi

puyo: B’soir à tous !

David Loureiro: heyyyyyyyy @puyo !

Pascal METZ: irene?

wanli: ah bah les gens sont ponctuels en fait

nabila: 🙂

Claire: Helloooo Nabila <3

David Loureiro: irene tu es déguisée ?

puyo: Yeah ! @David Loureiro (désolé, j’ai raté ton dossier, fichtre)

David Loureiro: no pb @puyo

puyo: ^^

David Loureiro: bientôt sur les ondes 🙂

puyo: Yeah

David Loureiro: j’espère … 🙂

Marion: bonsoir

nabila: gasp, je suis démasquée

NicoTupe: vous nous entendez?

wanli: non

David Loureiro: oui

Claire: Ouuuuuui

Marion: oui

Stéphanie: ui

GPif: Bonsoir !

David Loureiro: hello @GPif

Lê.: oui !

wanli: ah oui

wanli: fallait appuyer

David Loureiro: par contre il y a un groooooooos bruit de fond …

Claire: on entend bien, même Boson 🙂

NicoTupe: ah?

Pascal METZ: ah! ils ne pourront pas muter boson \o/

NicoTupe: et la?

NicoTupe: le bruit de fond?

David Loureiro: putaing ça coupe chez moi…

Stéphanie:

David Loureiro: toujours un peu

Robin:   =

Robin:

Robin:

Robin:

Robin:

Robin:

Robin:

Robin:

Robin:

Robin:

Robin:

Robin:

Robin:

David Loureiro: enfin je trouve. Les autres ?

Robin:

Robin:

Robin:

nabila: moi j’entends rien.

Lê.: oui moi aussi j’ai un gros bruit de fond

Lê.: et des gens qui tapent

Pascal METZ: ben moi, je ne suis pas significatif

wanli: @nabila si si

Stéphanie: qui est-ce qui tape comme un sourd ? 🙂

Stéphanie: rohlala elle grandit Boson 🙂

David Loureiro: one finger joe ? 🙂

Pascal METZ: @nabila tu es dans skype, non?

Lê.: Boson a envie de faire l’intro…

Claire: Rooh Robin j’aurai pu venir garder Boson…

nabila: nan

Stéphanie: on entend comme un bruit de coeur…

Ewi: Hello

Pascal METZ: pourtant, il y a une irene dans la conv

Pascal METZ: Salut @Ewi

Lê.: Hello

Pascal METZ: j’ai peut-etre bouffé ton upload hier…

Pascal METZ: desolé

Pascal METZ: @Ewi

David Loureiro: mangez pas le micro par contre

Pascal METZ: @NicoTupe j’ai perdu skype

Stéphanie: mais heu ?

David Loureiro: podcastscience dans ton garage non ? 🙂

Stéphanie: ça a fait un bruit de raccrochage skype et plouf

wanli: ca a coupé? 😉

Ewi: @Pascal METZ m?

Lê.: j’ai entendu @nicotupe dire “il va y avoir un blanc”

Lê.: et il y a eu un blanc…

Stéphanie: c’est ça

NicoTupe: vous m’entendez?

Stéphanie: du tout

wanli: nope

David Loureiro: moi j’entends du son …

Stéphanie: “pas de live en ce moment”

Lê.: nope

Helene R: pinpon

David Loureiro: à part si ça lagge ça mère chez moi

wanli: chargement

David Loureiro: ouais il y a un pinpon

wanli: ahah

Stéphanie: ça sooonne

David Loureiro: ah c’est mieux

wanli: skype sonne

wanli: oui

Marion: oui

David Loureiro: ah ben oui c’est du bon gros laggue en fait

Lê.: c’est bon c’est revenu

GPif: C’est mieux même

Stéphanie: qui est-ce qui ne s’est pas mis en ne pas déranger ? 🙂

Pascal METZ: @nabila mute toi

Stéphanie: et on entend Irène 😀

nabila: quoi? et moi?

GPif: Je crois qu’il ne t’entendent pas @nabila :p

Pascal METZ: ben il ne peuvent pas t’ecouter pour cause de panne de casque

Claire: @Robin t’as Laure chez toi et tu m’as pas dit ?!

wanli: un peu faible le son non?

Stéphanie: Qui est-ce qui respire fort dans son micro ?

wanli: j’espere que ca enregistre sur une autre source

GPif: On entend quelqu’un respiré

NicoTupe: encore?

wanli: a priori Irene a grave du volume la ou les autres sont bien en deca

Stéphanie: non c’est bon

GPif: nop

NicoTupe: ok

Pascal METZ: elle a muté maintenant

nabila: j’ai muté en Nabila

wanli: gros demenagement?

Pascal METZ: 😀

GPif: Ah mmais il bosse à la NSA :p

Pascal METZ: ah, les cours d’algo sur papier…

wanli: ah bah c’est les invites qui sont moins fort

wanli: ou c’est que chez moi?

NicoTupe: ils sont loin

Ewi: @Pascal METZ les liens alternatifs au flash marche pas chez moi :'(

Claire: non pareil chez moi

wanli: le boulot de montage que vous devez avoir…

Pascal METZ: ils ne sont en flash lles liens alternatifs

Stéphanie: y’en a un qui n’est pas en ne pas déranger

Ewi:

Stéphanie: je me sens super rassurée là d’un coup sur les risques de centaines de morts

Pascal METZ: @Stéphanie je ne l’etais pas, mais ca ne devrais pas s’entendre

David Loureiro: pfui je suis de retour

wanli: bon avec un casque ca passe mieux. que tout le monde se rassure ca va aller pour moi

GPif: @Stéphanie Dit toi que ça reste plus sur qu’un etre humain 🙂

Ewi: ni le mp3 ni le m3u ne marche, je reviens sur ordi 😉

Pascal METZ: arf sur tel…

Stéphanie: je n’ai aucune confiance en l’être humain 😉

David Loureiro: @Ewi le mp3 marche chez moi sur mon tel

NicoTupe: pour info jecoute le retour

Stéphanie: sur tel j’ai jamais réussi qu’à avoir la chatroom

Pascal METZ: @Ewi iphone, android, ou truc que personne n’utilise?

Ewi: truc super mais incompris du grand public

David Loureiro: et là pour la chat room je suis sur mon ordi

Pascal METZ: c’est galere a suivre une chatroom sur mobile

wanli: @Pascal METZ because?

Pascal METZ: ca defile un peu vite par rapport a la vitesse de frappe

Ewi: ouais mais 20h30 c’est presque trop tôt pour moi je suis encore sur la route 😉

wanli: @Pascal METZ suivre ca doit aller. interagir c;est une autre histoire

Pascal METZ: il est vrai que je me suis mal exprimé

wanli: @Pascal METZ te charrie

wanli: a propos ca illustre pas bcp aujourdhui

David Loureiro: De retour… sur mon tel

Pascal METZ: ben pas de inti ni de puyo

Stéphanie: ben si il est là @puyo

puyo: Mais oui !

Pascal METZ: arf, je l’ai zappé 🙁

David Loureiro: @Puyo est la oui 🙂

puyo: Sniiiiiiiiiiiiiiiiif

Pascal METZ: désolé,

puyo: J’ai été recompilé ?

Pascal METZ: excuse moi

puyo: Oh non !

Pascal METZ: me pardonneras tu un jour ?

puyo: Je.. je.. je vais me “rebooter”

puyo: et nous oublierons tout ça !

puyo: reboutons nous

Inti: yop yop!

puyo: Hééééééééé Init !

Stéphanie: et paf un Inti, la dream team est complète 🙂

puyo: Yeah yeah !

Pascal METZ: C’est moi ou @inti est venu juste pour m’enfoncer?

Stéphanie: j’osais pas le dire 🙂

wanli: encore faut il etre curieux

wanli: tout le monde n’est pas curieux de savoir comment fonctionne le monde qui l’entour

Marion: (c’est le rôle de l’école de rendre curieux non ?)

Pascal METZ: @Wanli j’essai de m’en convaincre, mais c’est dure

Pascal METZ: j’ai du mal a envisager qu’on puisse ne pas l’etre

Inti: t’enfoncer?

Lê.: https://www.youtube.com/watch?v=k4RRi_ntQc8

Lê.: Obama qui dit de ne pas utiliser le bubble sort

Stéphanie: “Pascal METZ [20:49:51] ben pas de inti ni de puyo”

Stéphanie: il avait loupé Puyo et 3 minutes après tu arrives

Pascal METZ: @Inti 20 secondes avant que tu arrives, je disais qu’il n’y avais pas d’illustration car @puyo et toi n’etaient pas présent alors que Puyo etait la

Inti: uhuh

puyo: C’est peut-être un super pouvoir inversé ?

wanli: important parce que qu’il faut comprendre un peu d’informatique pour se “proteger”

puyo: @Pascal METZ Si tu écris un nom d’une personne qui ne doit pas venir, PAF, il débarque

puyo: Super contrepouvoir !

puyo: Il faut poursuivre l’expérience !

Stéphanie: n’invoque pas de politique steuplait

puyo: Huhuhu

wanli: de nos jours, c’est moins important de ne pas avoir de base en bio, que d’ignorer le fonctionnement du web (par exemple)

Inti: mon grand regret c’est de jamais avoir vraiment su programmer :'(

Stéphanie: wanli je trouve que les gens qui n’en touchent pas une en bio ont quand même tendance à dire/croire de sacrées conneries

Ewi: @wanli pas sur,

nabila: bien d’accord avec toi Stéphanie

Claire: @Wanli pas sur non plus

Stéphanie: en fait dans tous les domaines il faut se débrouiller un minimum

wanli: @Stéphanie oui mais est qu’ils s’exposent autant?

Stéphanie: et toujours essayer de garder un esprit ouvert et critique

Ewi: sinon nous voila avec un retour des créationnistes

Claire: je ne pense pas qu’on puisse faire de classement “d’importance”

Stéphanie: ben si tu penses que les vaccins sont horriblement toxiques tu peux provoquer la mort de tes enfants en croyant les protéger

GPif: Après ça devient compliquer de tout comprendre (même basiquement) de ce qui nous entoure

wanli: @Stéphanie bon exemple

Stéphanie: c’est pire que de te faire voler tes données je trouve (et tu parles à une flippée complète de ce point de vue là)

puyo: @Inti oh, cela dit, ce n’est jamais trop tard !

Marion: est ce que ce qui compte, bio ou info n’est pas d’apprendre où et comment aller chercher l’info ?

Ewi: math>phy>info>*

Ewi: @GPif il faut surtout savoir raisonner

puyo: @Inti J’ai l’impression qu’il n’y a jamais eu autant de moyens d’apprendre en ligne 🙂

Inti: j’arrive à programmer des trucs très simples mais passé le seuil des quelques lignes de code je bloquoe

Stéphanie: @Gpif totalement, je suis entièrement d’accord, c’est juste que quand j’entends des conneries grosses comme des camions dans mon domaine, je me demande ce qu’on raconte dans ceux où je n’en cale pas une

Marion: [informatique] [information]

Inti: c’est comme pour les maths, mon cerveau est pas adapté

puyo: @Inti Peut-être en changeant de langage ?

GPif: et le droit? :p

wanli: je ne sais plus qui utilisait cette analogie, mais a une epoque, si tu t’y connaissais pas en mecanique, ton garagiste t’entubais. maintenant si t’as pas une vague notion de comment fonctionne le web/internet tu t’exposes bcp au mega scam

David Loureiro: Le truc du garagiste c’est toujours vrai…

Jimmy: Le salaire universel ? c’est tester en Suisse non ?

Ewi: informatique c’est c’est pas les ordis, c’est une science ca va plus loins que “calculatrice geante”

Stéphanie: non les suisses l’ont refusé

GPif: @Jimmy la votation a échoué

David Loureiro: @Jimmy c’est pas passé

Didier MAZAL️: Les arnaques c’est valable dans tous les domaines

Jimmy: Ah dommage

wanli: @David Loureiro sauf que le garagiste est maintenant conftronte a l’informatique aussi 😉

Stéphanie: la Finlande voulait le tester non ?

Didier MAZAL️: pas que la mécanique auto et le phishing

Lê.: je suis super d’accord avec Gilles Dowek

GPif: Je crois qu’il y a des tests à des echels local

Stéphanie: http://s3.amazonaws.com/theoatmeal-img/comics/computers/header.png

wanli: @Didier MAZAL️ oui, mais t’es plus confronté a internet qu’a quoi que ce soit d’autre de nos jours non?

David Loureiro: ouais enfin si tu amènes ta voiture pour reparer un pneu il va te dire qu’il faut changer les plaquettes de frein. Faire le niveau foulée

David Loureiro: Mais est ce que c’est vrai?

wanli: @David Loureiro bah normalement l’ordi de bord te dit que non

GPif: Après tu peu aussi parler des serruriers, des plombiers, des maçons …

Stéphanie: les chauffagistes

Ewi: ca me fait penser a l’avant derniers”conversation scientifique”

Pascal METZ: Moi, mon probleme, c’est les garagiste que disent “je ne suis pas informaticien”

wanli: @GPif oui. mais encore une fois, tu les frequentes moins

Inti: si on avait un haut degré d’automatisation on pourrait adopter le revenu de base comme ça avait été proposé en Suisse, non?

Pascal METZ: (et c’est serieux, j’y ai droit plusieurs fois par jours)

Didier MAZAL️: @wanli Ca dépend qui, certains n’utilisent que très peu Internet, et sont plus souvent confrontés au garagiste, le plombier et le chauffagiste qu’au spam-arnaque

Stéphanie: Bosoooon 🙂

GPif: @wanli malheureusement j’ai eu beaucoup a les cotoyer ces derniers temps :p

wanli: @GPif mais forcement t’es sur la defensive non?

Pascal METZ: Alors que 50% du boulot de garagiste se passe sur ordi

Ewi: @Inti même sans. mais ça impliquerait une certaine mutualisation des moyens de production au profit des ouvriers et au detrimant des investisseur

wanli: @Pascal METZ mais il a raison: il est pas informaticien. il est utilisateur d’un soft a priori

Pascal METZ: (précision, je gère l’informatique d’un groupe de concession, le sujet est donc sensible pour moi)

GPif: @wanli Non, même pas, mais c’est vrai que quand tu te retrouve a changer le chauffe eaux, et bein t’as aucune idée de savoir si le mec le fait bien et au bon prix 😀

Pascal METZ: @wanli le pb est le placement de la limite

Ewi: @Inti regarde Usul2000 a fait une video dessus

Stéphanie: @nabila je me demandais si ça allait avec les feux de forêt ?

wanli: @GPif oui pris en otage

wanli: @Pascal METZ ah

Pascal METZ: pour nombre d’entre eux,elle se place au moment ou ils doivent allumer un ordi

Inti: oki

wanli: @Pascal METZ bon la evidemment…

Didier MAZAL️: @ps Pour ma part, je ne pense pas que dans un avenir proche (50 ans) les machines soient capables de tout faire, sans humain derrière.

Lê.: @Didier MAZAL️ elles n’ont pas besoin de savoir tout faire

Stéphanie: oula moi j’ai l’impression que ce sera avant 20 ans

Pascal METZ: c’est un cas extreme, mais autre exemple, c’est dl un fichier et le mettre sur une clé usb pour mettre a jour un GPS

wanli: @Pascal METZ bon je confirme, meme en consultation, la chatroom sur mobile ca craint (ca defie pas)

Ewi: pareil 30 ans

Lê.: @Didier MAZAL️ elles n’ont besoin que de savoir faire ce que les humains savent faire…

puyo: @ps Pourrait-on envisager une politique assistée par ordinateur pour trouver des alternatives ?

GPif: Il me déprime la 😀

Ewi: les ordis savent conduire, analyser du code, produire, etc..

wanli: @puyo pour eviter un brexit?

Didier MAZAL️: @ps Dans mon job par exemple (électricité industrielle) on nous “vend” toujours des fonctions sensées faire plein de choses automatiquement ; et en fait, on a toujours besoin de moi pour faire le job.

GPif: @puyo oui, des politiciens robot comme dans le bouquin d’Asimov

wanli: @GPif prelude?

Ewi: @Didier MAZAL️ c’est que tu achète pas au bonne personne 😀

GPif: @Didier MAZAL️ Tu bénificie de la formidale efficacité d’une gestion de projet à la française 🙂

GPif: @wanli Le premier du cycle des robots je crois

puyo: @wanli ou proposer un webgo ? 😀

wanli: ah. dans prelude a fondation aussi

wanli:

Ewi: je te vends du smartgrid avec le SI dernière si tu veux

puyo: @GPif Mais oui mais oui

Inti: https://www.youtube.com/watch?v=hjd5DaxkLhQ

Pascal METZ: @wanli il ne me semble pas que R daneel ne fasse de politique avant Trantor

Marion: a t on une idée des ressources nécessaires pour construire autant de machines et les faire tourner ?

Inti: les robots fermiers c’est génial

Jimmy: @GPif Des robots politiciens deviennent des I.A., avec un tel talent pour le mensonge, elles peuvent passé le jeux de l’imitation ? ^^

wanli: @Pascal METZ premier ministre quand meme

Pascal METZ: oui mais bien apres le cycles des robots

GPif: @Jimmy Yep, je spoil un peu, mais elle arrive a feinter le teste.

Didier MAZAL️: @Ewi Bah je ne connais pas de logiciel capable de concevoir un schéma électrique juste en faisant “clic droit > faire le schéma”

Ewi: yeo dans fondation

wanli: oui. 15 000 ans je crois

Marion: (et les métiers du care ?)

GPif: @Didier MAZAL️ T’as l’archiecture des CPU ARM qui sont, je crois, fait comme ça

Ewi: @Didier MAZAL️ c’est que en recherche on est de tres mauvais communiquant et qu’en industrie on est tres sourd

Jimmy: @GPif Spoiler Alert

Didier MAZAL️: @GPif Partiellement. Les sociétés qui fabriquent ces CPU ont toujours besoin de personnel humain 😉

Ewi: @Didier MAZAL️ mais typiquement c’est le genre de pb qui se prête tres bien a l ecoresolution ou la prog par contraintes

GPif: @Didier MAZAL️ oui, mais de moins en moins 😉 et justement, la question c’est jusqu’a quand cette pente descendante continuera

Didier MAZAL️: Ca arrivera probablement un jour, mais avant 2060 j’y crois pas du tout.

wanli: y a une app qui calcule ca pour toi

Inti: les robots aussi pourront servir à occuper nos journées http://www.mirror.co.uk/news/technology-science/technology/virtual-reality-male-sex-toy-7299079

wanli: TvShow Time

Pascal METZ: GoT n’as pas plus de 600 pages

wanli: tu listes les series que t’as vu et que tu suis

Pascal METZ: mais ASOIF par contre…

Lê.: @Didier MAZAL️ Regarde des vidéos de Ray Kurzweil…

Stéphanie: @Pascal METZ ouais et ça n’avance pas for god’s sake

Didier MAZAL️: @Lê. Je note le nom dans un coin…

wanli: et elle te dit (accessoirement, c’est pas son but premier) le temps que t’as passe a regarde des series

Ewi: @Didier MAZAL️ je te trouve tres pessimiste au vu des avancées

Pascal METZ: @Stéphanie du coup, j’ai commencé la serie il y a 3 mois

Stéphanie: tu conseilles ou pas ?

Stéphanie: je me suis franchement emmerdée à le lire, je suis un peu (beaucoup) fâchée avec Martin

Pascal METZ: oui, mais il faut voir ca en se disant que c’est une autre oeuvre

wanli: au Japon ils ont des robots hyper humanisés (genre bébé)

wanli: cote emotion

GPif: lol @puyo

puyo: ^^

Pascal METZ: surtout a partir de la 4eme saison

Ewi: @wanli yep mais faut le voir comme de l automatique pas comme de la robotique

Inti: GoT? rien que pour cette saison 6 ça vaut le coup 😀

wanli: @Ewi yop, pour l’instant

GPif: Oui c’est cool, j’ai vite décroché des bouquin, mais toujours accroché par la série

Claire: surtout le dernier épisode… 🙂

Ewi: alors qu’en UE on fait l inverse

Didier MAZAL️: @Ewi Bah quand je vois qu’actuellement on est pas foutu de construire un réacteur nucléaire en moins de 15 ans, je doute qu’on puisse robotiser intégralement conception + réalisation + exploitation d’une industrie dans un délai si court 😉

wanli: @ewi j’imagine qu’on peu combiner les deux, si le besoin existait

GPif: Oui parcqu’à la fin … :p

puyo: @ps La suite logique ne serait-elle pas d’avoir une IE chez soi qui gère la partie administrative de notre vie ?

Pascal METZ: bon, qui est ce qui n’a pas finis la saison 6 que je les kick et qu’on puisse parler…

Claire: ahaha

wanli: quelle boite a encore un email auquel qqcun repond?

Lê.: @Didier MAZAL️ l’innovation va sans doute plutôt passer par de petits gadgets rapides à produire

Ewi: @Didier MAZAL️ rien a voir la filière nucléaire a subit une perte massive de connaissance avec les départs a la retaite

Claire: Moi j’ai regardé le dernier épisode 3 fois, pour être bien sur 🙂

GPif: @Didier MAZAL️ T’as raison, ce qu’on vois dans ce que tu dit c’est que l’avancer dépend de facteurs humains et de gestion, c’est pour ça qu’estimé si c’est 10 20 30 ou 50 ans est un peux dure

Pascal METZ: en 48h?

Stéphanie: je me souviens encore quand on pouvait vous spoiler sauvagement

Didier MAZAL️: Surtout qu’il va falloir le faire accepter du public. Les voitures autonomes, le médecin robot, le coiffeur Staubli… Faut arriver à faire acquérir la confiance aux clients

Pascal METZ: @Claire le coté Targarien?

wanli: le coiffeur quoi?

Claire: je suis de repos… je déménage rappelle toi. Ikea les meubles jaunes tout ça tout ça.

Claire: VUUUUUUUI

wanli: ok ok staubli googlé

Didier MAZAL️: @wanli Staubli, une marque de robots industriels

Claire: On le savait, ça fait du bien quand ça arrive quand même

wanli: @Didier MAZAL️ merci

GPif: @ps il y a des algo qui sont capable de faire des oeuvres dans le style de Cesanes, De Vinci etc …

Ewi: @Didier MAZAL️ la voiture autonome c’est demain hein ^^

Ewi: meme hier

Stéphanie: @Pascal METZ il vient sur quel sujet JP Uzan ?

Didier MAZAL️: J’imagine le client s’installer sous un robot, équipé de ciseaux, et devoir faire entièrement confiance au programme

wanli: @GPif style? genre il mimique?

GPif: Pareil pour se faire opéré

Claire: @Didier MAZAL️ : et le robot s’appellerait Edward 🙂

Ewi: @Didier MAZAL️ tu sais que les algo d’IA sont vérifié (au sens mathématique) validé puis expérimenté ^^

GPif: @wanli machine learning et reproduction, je vais voire si je retrouve l’article

Pascal METZ: @Stéphanie a ma connaissance, il n’a pas encore confirmé

Stéphanie: ouki

wanli: @GPif mais du coup tu as du DeVinci. Mais pas du creatif. je veux dire, pas un nouveau talent. si?

Didier MAZAL️: Même la voiture autonome, j’ai connu la conduite accompagnée avec mes parents en mode “stress” quand j’étais au volant, donc la même chose avec avec un ordinateur à la place du fiston… Pas évident je pense

Pascal METZ: mais il s’agirais de physique et musique il me semble

Lê.: Pas évident les premières minutes oui

Lê.: mais au bout de 10 minutes les mecs dorment au volant…

Inti: perso je ferais bien plus confiance à l’ordinateur pour conduire

wanli: y a vraiment autant de conneries sur wikipedia (US)?

Stéphanie: @Didier MAZAL️ la voiture autonome ne boira pas, ne fumera pas, ne téléphonera pas,… je pense qu’elles conduiront bien mieux

Ewi: @Didier MAZAL️ c’est mon sujet de these et on a jamais eu de retour “stressé”

Inti: wikipedia anglais est bien plus fiable que FR

Lê.: https://www.youtube.com/watch?v=UgNhYGAgmZo

Ewi: le stresse de la conduite accompagnée vient surtout d’un manque de confiance dans ton gamin 😀

Lê.: @ewi c’est quoi ton sujet de thèse ?

wanli: @Inti voila, je trouve qu’on tape bcp sur wikipedia mais faudrait preciser, peut etre

Jimmy: Et alors c’est quoi cette citation ? ^^

Didier MAZAL️: Ah mais je ne dis pas que techniquement c’est moins fiable, je dis juste qu’il va falloir le faire assimiler par le plus grand nombre.

ElJj: B’soir !

Lê.: hello

Ewi: “prise de décision décentralisée : application a la conduite autonome”

wanli: @Inti y avait eu des etudes non? qui disaient que les encyclopedies papier avaient plus d’erreur que la wikipedia (US)

Inti: oui, globalement Wiki est aussi fiable voire plus que les encyclopédies papier comme Britannica

wanli: voila

Ewi: @ps google scholar, c’est l’ieee Xplor du pauvre quand même 😉

Lê.: @ewi tu étudies ça dans quel domaine ? Informatique ? IA ? Psychologie ?

wanli: avec la plusvalue d’avoir des articles comme ceux sur nos invites 😉

Didier MAZAL️: Wikipedia a l’énorme avantage de pouvoir être corrigé/mis à jour. Une encyclopédie papier, une fois imprimé, c’est imprimé.

Ewi: @Lê. j’ai fini, c’est du coté IA

Stéphanie: y’a plus que les guides de voyage que j’aime en papier

GPif: http://www.adweek.com/news/advertising-branding/inside-next-rembrandt-how-jwt-got-computer-paint-old-master-172257

wanli: @Didier MAZAL️ et d’etre challengé par tes pairs

ElJj: *Oui, mais dans Wikipédia, ya plein d’erreurs * (à dire avec la voix d’un journaliste qui n’a jamais édité Wikipédia)

Lê.: @Stéphanie moi j’ai dl Triposo

Lê.: ça marche super bien

Ewi: @Didier MAZAL️ pour en revenir a tes schemas elec, je suis presque sur que l’univ de strasbourg a des modèle pour faire ca

wanli: @Lê. depend de la ville

Lê.: le gps en voyage quand tu te réveilles dans le train, c’est super utile 😛

Didier MAZAL️: @ElJj Moi un journaliste qui critique les erreurs de Wikipedia ça me fait bien rire, quand je vois le niveau moyen de connaissance de ces mêmes journalistes

Stéphanie: @Lê merci je note, mais en fait je me suis retrouvée à des endroits avec pas un gramme de réseau, ton guide papier ne te lâche pas 🙂

Lê.: le gps marche sans réseau 😛

Lê.: tout est dl en local

Lê.: après, il faut faire gaffe à la batterie…

Didier MAZAL️: @Ewi Je serai curieux de voir ça. Mais en tout cas, je n’ai jamais vu un soft capable d’y parvenir.

wanli: @Stéphanie et il t’apportait quoi comme info vitale?

Ewi: @Didier MAZAL️ je demanderai 😉

Inti: surtout les journalistes “scientifiques” de grands médias 😛

Stéphanie: un PLAN !

ElJj: Le point Maitre Gims vient d’être atteint. Il est assez rare ce point là.

Lê.: carte zoomable + gps : le téléphone est imbattable

wanli: @Stéphanie ca en general ton hotel ou les tourists center te fournissent non? 😉

Stéphanie: je ne supporte pas d’être paumée 🙂 et sinon je trouve que le papier reste beaucoup plus facile à feuilleter

Pascal METZ: @ElJj pas assez

Ewi: @Lê. Here map pour ca 🙂

Stéphanie: roh les gros mots 🙂

Stéphanie: je pars rarement en hôtel et j’ai tendance à zapper le point i (là c’est ma faute) mais ça reste du papier aussi

wanli: @Stéphanie je suis completement d’accord pour la carte/plan. Papier plus pratique

GPif: @ElJj on n’as pas eu le point Bogdanov encore

wanli: @Stéphanie bah tu dors bien qqpart?

Pascal METZ: maintenant si

Didier MAZAL️: J’ai toujours une carte papier quand je me déplace. Elle a l’avantage de ne pas tomber en panne de batterie en cas d’utilisation intensive 🙂

Ewi: point PC \o/

wanli: @Stéphanie airbnb?

Didier MAZAL️: Mais ça m’empêche pas de mettre Waze chaque fois que je pars faire un tour 🙂

Ewi: @ps on va plus loin maintenant avec THE DAO

Stéphanie: airbnb ! mais du coup t’as pas toujours de plan de région (je pars dans des gros gros bleds parfois, en Normandie y’a de la data ;))

Jimmy: Il y à que moi qui entend très bas Serge ?

wanli: @Jimmy non non nous tous

Jimmy: Ok merci

Ewi: @ps On va plus loin encore que le bitcoin avec The DAO : https://en.wikipedia.org/wiki/The_DAO_(organization)

Lê.: ça m’est arrivé une fois à kunming sans carte et sans map sur mon téléphone. Le gps m’a sauvé.

wanli: @Stéphanie bon certain airbnb font ca bien et ont des cartes et flyers pub de merde 😉

Stéphanie: voui, pas tous, je reste convaincue par les guides de voyage 🙂 (je viens encore d’en recevoir deux aujourd’hui :D)

wanli: @Stéphanie mais bon, j’admets que dans ton cas mieux vaut partir avec sa carte a soi

Stéphanie: et vu que je commence à en avoir un paquet, je les prête énormément et les gens sont toujours contents, mes 3 de californie viennent d’y retourner avec un collègue, celui de toscane est parti 3 fois sans moi… 🙂

wanli: @Stéphanie guides de voyages? genre? je les trouves tous (que je connais) inutiles

GPif: @Eljj le pouvoir de la blockchain

Stéphanie: National geographic + cartoville

Lê.: @Stéphanie après y a clairement un certain plaisir à aligner les Routards abîmés sur un meuble…

wanli: jamais vu les nat geos

Stéphanie: les cartovilles c’est surtout pour organiser les citytrips, ça m’énerve de prendre un bus pour un coin de la ville et de me rendre compte le lendemain qu’il y avait autre chose là bas que je voulais voir 🙂

Didier MAZAL️: Là c’est le problème des montages fiscaux qui permettent de délocaliser les revenus dans les pays qui vivent des trafics de ce genre

Stéphanie: @Lê j’avoue ! Je les range par distance par rapport à chez moi 😀

Ewi: @GPif regarde ethereum, la blockchain poussé au stade de messianisme de décision dans une entreprise

Lê.: @Stéphanie et plus il est abîmé, plus il est joli 😉

Stéphanie: Ouiii et s’il a des tickets de restos de l’endroit : bonus point

wanli: hmm. vraiment vous preparez vos voyages avec des guides papiers?

Stéphanie: une collègue a voulu me rembourser le guide toscan parce que “j’ai corné un coin”

Lê.: lol

Stéphanie: oui pour les régions/trucs à voir/faire et puis je réserve tout en ligne

GPif: @ewi Yep, je connais, au moins de nom 😉

Ewi: @wanli internet avant, papier pendant

wanli: @ewi ca je peux comprendre

Ewi: @GPif ils se sont fait piquer 50M$ sur une implementation foireuse ^^

Stéphanie: avec ce qu’il flotte je crois que je vais repartir en Californie tout de suite

Lê.: dernièrement, pour voyager, j’achète le billet d’avion, je télécharge Triposo et je vois sur place

wanli: mais @Stéphanie wikitravel ne t’apporte pas les memes infos que ton pavé papier?

Stéphanie: Irène, j’arrive

GPif: @ewi lol

wanli: @Lê. encore une fois, triposo est un peu limité en ville

Stéphanie: @wanli argument à deux balles mais terrible : j’aime pas

wanli: @Stéphanie je prends. c’est tres moche

Lê.: @wanli ça tombe bien j’aime pas voyager en ville…

Ewi: @GPif http://www.nextinpact.com/news/100336-the-dao-pirate-derobe-50-millions-dollars-contre-attaque-se-prepare.htm

Stéphanie: en fait c’est l’expérience du voyage qui commence quand j’achète le guide 🙂

GPif: Y a des bonne vanne a faire avec le bit sur un cheval la

wanli: @le aiyo, peut importe. y a pas toutes les destinations

Lê.: c’est bien ça qui compte avant tout : l’expérience du voyage

GPif: @ps l’Ican n’est pas toujours sous tutel du gov americain?

wanli: @GPif bah si non?

Ewi: non

Ewi: c’est l’Onu nan?

Pascal METZ: @gpif rien a dire sur bit et uranus?

ElJj: Pas facile de placer sérieusement “bit” et “uranus” dans la même phrase sans broncher.

Pascal METZ: désolé…

GPif: @Pascal METZ d’un cheval a uranus, ouais y a uyn truc à faire 😀

Didier MAZAL️: MDR

Stéphanie: je vais quitter là avant de faire des blagues qui me seront reprochées ensuite 😉

Stéphanie: bonne soirée tout le monde !

Lê.: bone soirée !

Pascal METZ: ben non reste!

Stéphanie: @Inti un verre en ville vendredi soir ?

wanli: “Ce contrat passé entre l’ICANN et les États-Unis stipule que l’ICANN sera sous tutelle du gouvernement jusqu’à ce qu’il remplisse un certain nombre d’objectifs. Ce contrat a pris fin le 30 septembre 2009. L’ICANN, estimant avoir rempli les objectifs fixés par le gouvernement, avait contacté ce dernier en demandant son indépendance avant la fin du contrat6 mais sa demande n’a pas été acceptée.”

wanli: bon source wiki FR hein 😉

Ewi: @wanli je crois bien que c’est l’Onu maintenant, ou en cours de transfère

Jimmy: Wikipédia n’est pas une source #JeLâchePasLesMouches

GPif: @wanli j’allais coller la même, comme quoi 😉

puyo: Ho, cela dit, il y a Qwant comme moteur français

wanli: @GPif “De nombreux pays aimeraient que la fonction dévolue actuellement à l’ICANN soit prise en charge par un organisme dirigé par l’ONU”

puyo: Français ©, pardon

NicoTupe: @puyo lol

puyo: ^^

wanli: @GPif “aimerait”

Lê.: Yep ! J’utilise Qwant et j’en suis fier 😛

GPif: @wanli ouais, c’est bien ce qui me sembalit

puyo: Et un beau logo

Ewi: nous a lyon, on a acheté un datacenter pour stocker nos données 😀

ElJj: Et puisqu’on me le demande : 266, nombre de façons pour les 8 rennes du père Noël de former des équipes pour pouvoir jouer aux dames chinoises.

puyo: Huhuhuhuhu

Ewi: exit dropbox

Didier MAZAL️: @ps pour l’état c’est un peu “faites ce que je dis, pas ce que je fais”, cf par exemple le fichier des certificats d’immatriculation que l’Etat commercialise

GPif: @ElJj celle la mérite l’award!

Lê.: @ElJj ???

Lê.: ça se joue comment les dames chinoises ?

GPif: @ewi dropxit? :p

Pascal METZ: @ElJj ca marche aussi avec blanche neige et les 7 nains ? :-p

wanli: @GPif mais bon en anglais c’est pas tout a fait la meme sauce: During the early 2000s, there had been speculation that the United Nations might assume control of ICANN,[53] followed by a negative reaction from the US government[21] and worries about a division of the Internet.[54] The World Summit on the Information Society in Tunisia during November 2005 agreed not to get involved in the day-to-day and technical operations of ICANN. However it also agreed to establish an international Internet Governance Forum, with a consultative role on the future governance of the Internet. ICANN’s Government Advisory Committee is currently established to provide advice to ICANN regarding public policy issues and has participation by many of the world’s governments.

Ewi: @GPif point Cameron ?

ElJj: @Pascal METZ On me confirme dans l’oreillette que cela fonctionne aussi avec Blanche-Neige et les 7 nains.

Lê.: @ElJj Haha

wanli: @GPif donc effectivement plus ou moins sous “advice” globale. mais en fait non.

puyo: @ElJj Formidable, les prénoms !

GPif: @wanli ouais genre de relation un peu flou quoi

Lê.: Je parie sur Comète & Fringant !

Lê.: Allez les bleus !

ElJj: Source : internet. https://fr.wikipedia.org/wiki/Rennes_du_p%C3%A8re_No%C3%ABl

Pascal METZ: tiens brusicor n’est pas là

GPif: Il y a Tornado et Tonnerre, il est rock and roll le père noël

Pascal METZ: c’est pas courant ca

Ewi: Google ils lancent pas de nouveaux services, ils tuent les leur 1 a 1

Ewi: http://www.slate.com/articles/technology/map_of_the_week/2013/03/google_reader_joins_graveyard_of_dead_google_products.html

GPif: @ps du coup un intenet complètment re-décentraliser, il y a un espoire? Comment?

Pascal METZ: g+ n’a pas encore de tombe?

Ewi: pas encore

GPif: @Pascal METZ Non, mais ils creusent profond

Ewi: il manque google code aussi

GPif: Linux \o/

Ewi: ouais regarde l’UI de Linux ;D

GPif: @Ewi c’est pas vrai, mon KDE est hyper classe 😀

Pascal METZ: @Ewi laquelle?

Ewi: Gnome, kde, etc

Pascal METZ: bash ?

Ewi: et regarde les soft gtk et gtk+

Ewi: c’est juste horrible

Ewi: ^^

GPif: Bouge pas, je vais te trouver des screenshots :p

Ewi: un jour les libristes devrons prendre en compte que les ergonomie sont pas la juste pour faire joli ^^

GPif: (des bits dans des urnes, y a moyen aussi)

NicoTupe: voila, du grand Dowek

Lê.: yep !

Ewi: gimp vs photoshop / office vs libre office / etc…

wanli: @GPif y a eu un sommet en californie des createurs du web, discutant justement de comment decentraliser le net

wanli: @GPif ils imaginaient que chacun ait son serveur perso chez soi (si j’ai bien compris)

Ewi: @wanli toujours besoin de l’icann

Pascal METZ: @ewi gimp deviens difficilement comparable avec photoshop…

Ewi: @wanli et des dns root

Didier MAZAL️: C3P0 comme dirigeant d’un pays… Ca pourrait être drôle ^^

Pascal METZ: et il faut garantir la persistence des données

Pascal METZ: et leurs disponibilité

wanli: bah c’est un peu des reveurs

Ewi: @Pascal METZ redondance, on sait faire, c’est surtout ou aller les chercher (dns quoi)

GPif: @wanli, ouais, mais même moi capable de le faire je le fait pas, j’ai donc du mal de demander aux autres de le faire

Didier MAZAL️: Bitcoin est un bon exemple de système entièrement décentralisé

Ewi: @GPif rhooo (mail, own cloud, appach @maison)

Didier MAZAL️: La dernière vidéo de David Louapre traite du sujet

wanli: @GPif oui les mecs pas trop realistes

Didier MAZAL️: Bittorent aussi est un système décentralisé

Ewi: @GPif et regarde l’idée d’Opera Unit, c’était super comme idée

Pascal METZ: @ewi l’UI de onw cloud est contestable…

GPif: Oui, mais faut que je me motive un jour pour le faire

wanli: http://www.economist.com/news/business/21700642-slew-startups-trying-decentralise-online-world-reweaving-web

Ewi: @wanli the dao le fait bien 😉

wanli: dao?

Pascal METZ: @Ewi la redondance oui, mais accepterions nous que des voisins non identifiés heberge tes données

Ewi: yep si c’est bien fait

Ewi: si c’est transparent

Ewi: @wanli https://daohub.org

Pascal METZ: des données cryptée toussa, mais la chose sera dure a vendre a mes parents par exmeple

Ewi: @wanli https://en.wikipedia.org/wiki/Ethereum

Ewi: @Pascal METZ bof, ils sont pas obligés de le savoir

GPif: C’est le principe de Tor, ça passe chez un inconnu, mais le mec ne peu pas savoir ce qu’il y a dedans

Pascal METZ: transparent tu disais? 😉

Ewi: oui transparent

Ewi: cad sans changer le fonctionnement actuel

wanli: @ewi eh bah…

Pascal METZ: ok, je n’avais pas compris transparent comme ca

Ewi: 🙂

wanli: @ewi et y a des gens qui utilisent?

Ewi: ouais

Pascal METZ: et il faut aussi que tout accepte de donner au moins 50% de leur disque

Ewi: @Pascal METZ ca coute rien l’espace disque

wanli: ou plus grand chose

Ewi: je suis sur que tes parents ne savent pas la capacité de leur disque

Pascal METZ: mouais pas tout a fait d’accord

Pascal METZ: ma mère non, mais mon père si

Ewi: @wanli The dao c’est une idée sympa mais qui débute, a voir dans le temps

GPif: @ps on laisse bien les algos gérer l’economie

Pascal METZ: il y a aussi la necessité de généraliser les cnx symetrique

Ewi: @Pascal METZ meme avec la place de Windows ?

Ewi: @NicoTupe Rhooo… mais on est a des années lumières de ce genre de dilemme, c’est réglé depuis longtemps :/ la voiture ne fera ni l’un ni l’autre

wanli: @ewi donc on attend quoi pour lancer les voitures autonomes?

NicoTupe: @Ewi et s’il n’y a pas le choix?

Ewi: c’est dur a expliqué sur la chatroom

Ewi: @wanli surtout que la réglementions évolue

NicoTupe: arf désolé tu viens faire un dossier?

Ewi: je suis piètre orateur

NicoTupe: meuh non

Ewi: mais en quelques mots

Pascal METZ: ca reste a prouver

Didier MAZAL️: C’est un peu ce dont je parlais (écrivais plutôt) au début : faire assimiler un niveau de confiance suffisant au grand public pour qu’il accepte le robot

wanli: @Didier MAZAL️ et au premier accident, c’est le leve de bouclier

Ewi: la voiture adapte en permanence sa vitesse a son environnement. Dans le cas ou un gamin peut surgir de nul part, la voiture aura toujours une vitesse qui lui permet de “piler” sans risque pour le passagers

wanli: tu sauves des miliers de vie mais on va te mettre en avant l’accident “marginal”

Ewi: c’est l’environnement qui dicte la vitesse max de la voiture

wanli: (certe inacceptable)

Ewi: nous, on a prouvé la “non collision” dans nos algo. mais du coup on a une vitesse moyenne en ville de 22Km/h

GPif: @wanli comme le fait que le fait diver provoque des lois

wanli: @Ewi bon avec le cas improbables mais pas impossible du gamin qui traverse sur l’autoroute

Didier MAZAL️: @Ewi ceci dit, 22km/h c’est pas beaucoup plus faible que la réalité actuelle

GPif: @puyo excelent 🙂

Pascal METZ: 22km/h en ville en moyenne ne me parait pas ridicule

puyo: ^^

Ewi: @wanli j’ai pas travaillé sur autoroute (mon cas d’application était les nouveaux transports publics)

Ewi: mais en extrapolant je vois pas la limite de ces approches

wanli: @ewi juste pour dire que l’imprevisible peut se produire

Ewi: le gamin sur autoroute sera réparé bien avant qu’il arrive sur la chaussée

Ewi: et donc sera prit en compte

wanli: @ewi repere si t’es en ligne droite

Ewi: (on a une perception décentralisé sur autoroute)

wanli: @ewi mais dans un virage?

Ewi: les autoroute sont sous video survenance

wanli: @Ewi ok je comprends

Ewi: qui sont intégré dans la perception du véhicule

Didier MAZAL️: @Ewi vidéo surveillance qui a montré son efficacité au début du mois, avec des centaines de véhicules envoyés vers une zone couverte par un mètre d’eau 🙂

Ewi: enfaite, on a une perception intrinsèque (capteur embarqué) et extrinsèque (camera, unité de bord de route); etc

wanli: @ewi mais je doute que les autoroutes soient couvertes a 100%

wanli: y a des cameras ici ou la

wanli: mais on peut effectivement envisager d’etendre cette couverture

Ewi: apres, je bosse pas chez APRR 😉

wanli: @ewi ou SANEF

Ewi: mais c’est pour dire que sur les étagères des labo, y a plein de truc

wanli: (plusieurs societes en france)

Pascal METZ: @wanli j’ai pensé a la meme chose

wanli: @Pascal METZ et la on reconnait les vrais :p

Pascal METZ: mais quid de l’A35 entre Strasbourg et Mulhouse?

Ewi: et que l’IA pour la vie de tout les jours, elle est prête, elle attend juste 😉

wanli: @Pascal METZ c’te chierie

Didier MAZAL️: Je sais plus qui gère l’A10 au niveau d’Orléans, mais ils ont mis 2 heures à réagir pour fermer la section noyée. Malgré une caméra pointée sur le tronçon inondé.

Ewi: que l’IA ne se limite pas a l’IA forte des films mais aussi les IAD, les SMA, etc

Pascal METZ: @Didier MAZAL️ ils auraient du mettre un algo…

wanli: IAD? SMA?

Ewi: intelligence artificielle distribuée, système multi-agents

Ewi: aide a la décision, etc

wanli: bon ok mais ca reste de la tambouille IA 😉

Didier MAZAL️: @Pascal METZ Ca aurait été plus performant probablement en effet sur ce cas 😉

Ewi: @wanli oui mais on est loin de terminator :p

wanli: @ewi mais on implemente les 3 lois, biensur?

Pascal METZ: les 4 ?

Ewi: la 4eme découle pas des 3 autres ?

wanli: @Pascal METZ la 4eme sera pour quand on saura lire dans les pensees

wanli: 4eme ne decoule pas, elle preempte

wanli: (ca se dit ca?)

Pascal METZ: @wanli non quand les IA sauront lire nos pensées…

Ewi: 😀

Ewi: @Pascal METZ tu connais openVibes?

wanli: tu?

Pascal METZ: non

wanli: j’avais vu une video

Ewi: interface neuronale pour se servir d’un ordi ^^

GPif: Mais oui, les devellopeurs doivent conquérire le monde !!!!!

wanli: quoi? google n’est pas gere par des informaticiens?

Ewi: ata, j’ai commandé 5 robots poppy pour le boulot ^^

Pascal METZ: @ewi peut etre grossier par rapport a Giskard

Ewi: ca va aider pour la conquête du monde

Didier MAZAL️: Google est géré par des informaticiens, mais dirigés par des financiers

wanli: @ewi tu deconnes je suppose

Didier MAZAL️: Les informaticiens font ce que les financiers leur demandent de faire

wanli: @Didier MAZAL️ sauf chez facebook non?

Ewi: @wanli jamais 😉

wanli: @Ewi rappelle moi ce que tu fais? 🙂

Jimmy: http://lesjoiesducode.fr/post/80963371440/quand-le-marketing-prend-la-parole-en-r%C3%A9union

GPif: “Un grand pouvoir implique de grandes responsabilité” ça sera la quote de l’épisode 😀

Didier MAZAL️: @wanli Zuckerberg est désormais plus un financier qu’un informaticien

Ewi: @wanli je fais des IAD, “comment un ordi ou une communauté d’ordi peuvent prendre une bonne décision”

wanli: @Ewi ah ouais…

wanli: @Didier MAZAL️ hmm

Pascal METZ: @Jimmy Le titre me rappele un commitstrip

wanli: @ewi et qui qualifie le decision de bonne? 😉

Ewi: justement c’est l’ordi tout seul

wanli: @ewi … du coup … il peut cheater

wanli: “ah bah pas mal cette decision que j’ai prise non? oui, bah oui”

Ewi: c’est le cycle “collecte de donnée -> modélisation du pb -> choix -> évaluation du choix” et on recommence

Jimmy: @Pascal METZ Ah peut être ^^

Didier MAZAL️: Facebook a pour vocation première de gagner du pognon, celle de mettre en relation des gens n’est que la méthode pour y parvenir

Ewi: @wanli c’est surtout “est ce que je me rapproche dun état stable correspondant au faite que j’ai résolut le pb”

Lê.: Au fait, Happy Tau day everyone!

Didier MAZAL️: Alors que Médecins Sans Frontières – par exemple – a pour vocation première de soigner tout le monde, partout sur Terre

wanli: @ewi oui et je suppose qu’il n’y a aucune vanité algorythmique

Ewi: dans mes travaux non car l’évaluation ne dépend pas du problème mais bien de l’état du système

wanli: @Didier MAZAL️ oui oui. ca ne veut pas dire que la strategie marketing est gere par Zuckerberg

wanli: @Didier MAZAL️ il a pu rester informaticien et envoyer chier le rationel marketing quand ca ne lui plait pas

puyo: Ma suggestion : l’ordinateur qui trouverait la limite de Turing passerait alors le test ?

Pascal METZ: http://www.commitstrip.com/wp-content/uploads/2016/04/Strip-Test-Turing-inverse-650-finalenglish.jpg

Didier MAZAL️: @wanli Difficile à dire ça, seuls ses proches doivent le savoir 😉

wanli: @puyo bah a priori tu peux concevoir une IA qui pourrait contourner le test

Ewi: @wanli si tu veux plus d’info, envoi ton mail 😉

wanli: @ewi t’es pret? je le vire apres 15 sec

Ewi: yep

wanli: …

Pascal METZ: sinon, j e peux lui mailer

Pascal METZ: trop tard

Pascal METZ: désolé

wanli: @Pascal METZ ca devrait aller mais merci

wanli: @Ewi got it?

Ewi: je t’enverrai un résumé de comment on modélise un pb, et comment on le fait résoudre a un ordi

Ewi: de façon générique parce que sinon c’est pas drôle

wanli: @ewi merci. ca m’a toujours fait rever

wanli: mais vraiment

Inti: mais Freud c’est du pipeau non? 😛

wanli: Freud l’arnaqueur?

Ewi: freud l’annaleur ?

wanli: supprime moi ca

wanli: on est loggé et publié!

Ewi: oups 😀

wanli: :p

wanli: oui voila ce test est depasse

Claire: Hum il est passionnant ce podcast, mais moi, mes 5 dernières nuits blanches et mon somnifère nous allons nous pioter !

Claire: Bye à tout le monde !

Didier MAZAL️: Bye 🙂

wanli: la claire petite joueuse

Pascal METZ: Salut @Claire

Ewi: ++

Claire: 🙂

wanli: mais je dois dire que, 4:32am je commence a conciderer mon lit

GPif: bye @Claire

wanli: ‘nuit

wanli: bam, turing’s test=>poubelle

wanli: rappellez moi, le machine learning c’est ces systems qu’on cree et qu’on est plus capable de comprendre?

Ewi: Mon avis sur le machin learning : http://pastebin.com/WBueV3yw

Pascal METZ: @wanli question con : ils est tard ou tot pour toi? (je viens de faire le +6…)

GPif: Est ce que Nabila à de l’intention

Pascal METZ: c’est con est elle partie

Jimmy: @GPif Mais non, il à glissé sur le couteau, c’est le couteau qui à de l’intention ?

Lê.: Windows est très fort pour faire des trucs auxquels on ne s’attend pas…

wanli: @Pascal METZ bah… tard si je ne me suis pas couché, tot si je me suis levé pour l’episode

Pascal METZ: c’etait un peu la question 😉

wanli: @ewi j’ai eu peur d’un TLRL mais en fait super concis

wanli: @ewi “une vidéo étant données les frames précédentes5.” un “5” qui traine de reference ulterieur je suppose

Ewi: ouais c’est un extrait

wanli: @Pascal METZ tard. tres.

Pascal METZ: arf…

Ewi: @wanli sinon, c’est trop long ^^ mais un jour je ferai un truc propre en fr

wanli: @ewi justement, l’idee de “comprendre” des notions comme l’occlusion, me parait hyper… improbable non? mais bon je lirais ce que tu m’enverras

GPif: @ewi chut ils vont t’écouter et te forcer un faire un dossier :p

Ewi: pour l’instant c’est une compile d’avis d’amis/collègues

wanli: @ewi t’es dans le prive ou public?

Ewi: je suis dans le public, j’ai du mal avec l’idée de gagner de l’argent sur qqch qui pourrait faire avancer le savoir ^^

wanli: c;est clair que ca serait enorme

wanli: mais faut voir qu’il faut vivre jusqu’a l’aboutissement 😉

wanli: ah bah justement, altruisme

Lê.: @ps en apprentissage supervisé on donne des carottes et des bâtons aux IA pour les aiguiller

Ewi: @ps le pied serait une IA capable de faire des expériences de pensée

wanli: ah ah

wanli: plus besoin de scientific

Lê.: @ps l’objectif qu’elles apprendraient ainsi risquent de correspondre à des intentions indiscernables de celles des humains

Ewi: @NicoTupe deepblue, c’est pas de la force brute 😉

Pascal METZ: @NicoTupe pas la derniere question, il faut encore tenir 45 minutes pour les 3 heures 😉

Didier MAZAL️: lol

wanli: bah justement j’avais compris qu’on avait atteind le niveau ou on etait plus capable de reverse ingeneering tellement c’etait profond

Ewi: @ps on a un proto a Toulouse d’un robot qui se design et s’imprime des nouvelles pièces pour résoudre des pb

wanli: profondeur de couche, pas profondeur philosophique

Ewi: genre monter des escaliers, faire de skate , etc

wanli: @ewi dans un stock de solution prevue?

Ewi: non

wanli: hmm comment peut il etre “creatif”?

Ewi: c’est de l’IA- developpementale

Ewi: c’est de la composition + die and retry

wanli: ah ok

GPif: @ewi ok donc tu me rajoutera dans le code if elt == “rifle” then dont;

wanli: peut y avoir un grand nombre d’iteration je suppose

Didier MAZAL️: @Ewi Il serait donc capable de de concevoir, puis de fabriquer et s’assembler des ailes si on lui demandait de voler?

Ewi: oui c’est un peu (je simplifie très très ter bcp) comme un algo gen

wanli: bah comment il peut meme envisager la notion de voler?

Ewi: ca je sais pas si c’est possible ou envisageable

wanli: faut quand meme que ces notions soient definies non?

GPif: @ewi il imagine son “membre” (pas de blag hein :)) Dans un env virtuel et décide de l’imprimer?

Ewi: mais par exemple, il va marcher sur 3 pattes, évaluer son déplacement, et s’imprimer une 4eme

Ewi: ouais en tres gros

wanli: @ewi ok donc la c’est repliquer de l’existant (un membre)

wanli: mais genre glisser sur des patins ou voler?

Ewi: c’est alain mille (un grand monsieur) qui m’a présenté ça.

Ewi: Je travail pas du tout dessus ^^

wanli: la est la notion de creativite ou d’inventivite

GPif: Attention @Robin fait des tests sur sa fille 😀

wanli: bon genre, on a surement voulu voler en voyant des oiseaux

wanli: mais la, l’IA, elle va pas voir d’oiseaux

wanli: Y a des saisons PS???

GPif: @Inti il faut inventer cette appli!!!

Ewi: et c’est les travaux de Dr. Sherine Antoun

Didier MAZAL️: Elle a le mouvement aussi, le temps qui passe. Elle voit l’oiseau voler, alors que l’IA ne voit que l’image fixe

Ewi: @Didier MAZAL️ comme une camera ? 😀

Pascal METZ: @wanli bien sur

Pascal METZ: et meme des vacances

puyo: @Inti Héhé, bien vu !

wanli: my point!

GPif: Je sais pas dire si ce que vient de dire @NicoTupe est déprimant ou optimiste

Ewi: yep mais du coup y a un retour au basic

wanli: @Pascal METZ vacances? c’est pour bientot?

Pascal METZ: oui

Pascal METZ: soit dans 1 semaine

wanli: genre c’est la dernire?

Pascal METZ: soit ce soir

wanli: oh ok

wanli: episode coupe en deux? y a pas eu de break 😉

wanli: ca va etre propre

Pascal METZ: ca dépend de la présence de notre taupe de l’IHP ou pas

Ewi: IHP?

Pascal METZ: non, je dis une connerie je crois

Didier MAZAL️: @Ewi oui. La fille qui a vu trois pigeons et un merle voler, pour lesquels on lui a dit à chaque fois “c’est un oiseau”, reconnaitra aussi un oiseau en voyant un aigle. L’IA, si elle n’a pas vu d’image d’aigle, pas sûr qu’elle identifie un oiseau avec seulement trois pigeons et un merle comme base.

wanli: le machin ou monsieur trou noir est prof non?

Ewi: @Didier MAZAL️ et la fille si elle voit un avion elle dit quoi ?

Pascal METZ: JP Uzan en l’occurance

Pascal METZ: mais ce n’est pas encore confirmé

wanli: @ewi @Didier MAZAL️ le truc etait de concevoir la notion de vol

Didier MAZAL️: @ewi si on ne lui a jamais montré la différence, elle pourrai l’identifier comme un oiseau

Ewi: l’IA si tu lui fait apprendre ce qu’est un merle et des pigeons, y a des chance que ça marche avec l’aigle

wanli: et aigle, pigeons et moineaux, et avion, tous volent

Ewi: detection de contour -> tracking -> mappage de squelette -> mappage de dynamique

Didier MAZAL️: @Ewi avec quatre vidéos (+ celle de l’aigle à identifier), oui certainement. Avec des images, j’ai des doutes.

Ewi: c’est pour ça qu’on a inventé la camera ^^

wanli: mais bon, le vol de l’avion n’a au final rien a voir avec l’oiseau (pas de battement des ailes)

Ewi: ni la même dynamique

wanli: du coup, voler, risque d’etre coton

wanli: mais bon

wanli: c’est pas forcemment le bon exemple

Ewi: une IA sait faire voler et poser un airbus ^

Didier MAZAL️: @Ewi oui bien sûr, mais ça parlait de reconnaissance d’image tout à l’heure 😉

wanli: @ewi oui mais elle a pas appris

Ewi: et donc ?

Didier MAZAL️: Poser un Airbus c’est pas très compliqué pour un ordinateur. On lui donne les paramètres de vol, les séquences à exécuter, un faisceau ILS à suivre et hop on pose le coucou.

wanli: @ewi mais je comprends la notion d’abstraction du deplacement et ce que peut faire ce robot qui imprime au besoin

Didier MAZAL️: (coucou qui ne bat pas beaucoup des ailes pour le coup)

Ewi: mais du coup est ce qu’une IA au sol peut détecter un coucou qui est piloté par une autre IA

Ewi: ?

Ewi: 😀

Didier MAZAL️: Avec la trajectoire, probablement.

Ewi: apres, je me fâche très souvent avec mes collègues sur ce qu’est de l’IA

Didier MAZAL️: Il avait été par exemple prouvé que l’A320 crashé dans les Alpes l’avait été via le pilote automatique par exemple, juste en analysant la trajectoire quasi parfaite.

GPif: @Ewi en même temps Inteligence et Artificiels sont des notions déjà hyper abstraites.

GPif: @Didier MAZAL️ pour être juste il faudrait faire le compte du nombre d’accident provoqué par des humains et le nombres provoqué par des machines 🙂

wanli: et comptabiliser le nombre vies sauvees grace aux machines

Ewi: @GPif et bien voir que c’est de l’aide au pilotage donc si y a crash c’est forcement a cause d’un humain :p

wanli: donc pas “automatique”

Ewi: si si

wanli: besoin d’intervention humaine ou pas?

Ewi: mais c’est de l’aide au pilotage pour soulagé le pilote mais le pilote doit toujours être maitre a bord

Didier MAZAL️: Globalement les systèmes automatiques ont sauvé + de vies qu’elles n’en ont tué, dans l’aviation du moins. Mais pour cet accident, on avait pu identifier l’utilisation du pilote auto avant même de trouver les enregistreurs

Ewi: comme le régulateur de vitesse ne te dispense pas de gérer ta vitesse

GPif: C’est vrai qu’au final, au lieu de faire des voiture auto autant faire des avion auto, ça me parait plus simple à réaliser finalement

Didier MAZAL️: Il a donc là été possiible d’identifier depuis le sol l’utilisation d’une IA 😉

wanli: on frole les 3h

wanli: hmm

Ewi: et j’ai faim

wanli: on s’approche

Didier MAZAL️: H – 19 minutes 🙂

Pascal METZ: en fait, on est a 2h30

Robin: @wanli oui mais c’est bon, non ?!

Pascal METZ: en raison d’un petit retard

wanli: pas commence a a 30

Pascal METZ: @Robin carrement

wanli: @Robin je prefere les episodes longs

Ewi: @wanli t’es en Asie non ?

Robin: Je suis content content

wanli: @Ewi Chine

Robin: Même si j’ai un peu raté le début

Didier MAZAL️: Firefox m’indique que le flux charge depuis 2h42 🙂

Robin: Et désolé de ne pas avoir remonté toutes les questions/remarques, mais disons qu’on a déjà bien de quoi 🙂

Pascal METZ: oui, mais le générique etait un peu plus tard

Didier MAZAL️: Yep c’est vrai 🙂

Pascal METZ: mon skype est a 2h35

Ewi: @wanli je suis invité 2 mois dans une univ chinoise, c’est quoi le meilleur moment pour éviter grande chaleur et grand froid?

wanli: @ewi quelle ville?

Ewi: Shanghai

wanli: @ewi Juin->Septembre horriblement chaud et humide.

Pascal METZ: vous vous ferez des podcastscience party?

Ewi: des PSP ?

Ewi: @wanli avril mai c’est pas mal ?

wanli: @ewi Decembre->Fevrier plutot froid et mal chauffé

wanli: avril mai nickel

Ewi: ok 😉

GPif: Une citation d’Einstein ?

wanli: fais moi signe quand t’es dans le coin @ewi

Ewi: yep 🙂

Pascal METZ: on a un 3h20 il me semble

Ewi: mais j’ai une quote sur la modélisation informatique : “tout les modèles sont faux mais certains sont utiles”

GPif: JP Uzan, c’est un peu l’inquisition Espagnole

Pascal METZ: @gpif ?

wanli: eh bah

wanli: ca sent le bouquet final

GPif: @Pascal METZ personne ne s’atend à l’inquisition espagnole

Didier MAZAL️: Ca ratisse large comme sujet ^^

Ewi: on parle de sciences et c’est tout ^^

GPif: https://www.youtube.com/watch?v=Nf_Y4MbUCLY

Jimmy: https://www.youtube.com/watch?v=O4Wa9vc69ew

Jimmy: Pour servir d’intro à la semaine prochaine ? ^^

Ewi: et paf ouverture sur le social sensing 😀

Ewi: parfait pour une prochaine émission 😉

Inti: et les ordinateurs dessinateurs, on en a parlé?

wanli: des series generees par IA?

Ewi: c’est un hobby ça, aucun intérêt d’en faire un IA

Ewi: /troll

wanli: @Inti google IA le fait deja non?

Inti: le truc deep dream là?

Jimmy: Bye

wanli: il raccroche

Didier MAZAL️: 2h40 donc 🙂

Ewi: c’est plus une représentation qu’un dessin ca

Lê.: bye

GPif: Tchuss

puyo: Salut à tous !

Didier MAZAL️: bye

wanli: @ewi oui et encore

Pascal METZ: Salut à tous

wanli: @ewi ca ressemble plus a une sur impression

wanli: bon

Ewi: bin si, on prend l algo dans un état et on le converti en pixel

wanli: il se fait tot

Ewi: bon je vais manger moi 😉

wanli: m’en vais me coucher

wanli: tchuss les gens

Didier MAZAL️: Je file aussi, bye tlm 🙂

Pascal METZ: @wanli profite bien du levé de soleil

wanli: bah meme pas

wanli: bizarre ca d’ailleurs

Pascal METZ: ca ne devrait pas tarder

Pascal METZ: bonne journée a toi quand meme

Pascal METZ: et bonne nuit aux autres

wanli: merci, bonne nuit a toi @Pascal METZ

wanli: effectivement le soleil se leve mais il doit faire hyper nuageux, on n’y voit goute