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Astrophysique et musique avec Jean-Philippe Uzan : la retranscription

Ce dossier a été enregistré dans l’épisode 267 de podcast Science, retranscription réalisée par Stéphanie, merci à Johan pour la relecture ! Si vous n’avez pas de base en musique, l’écoute de l’épisode 176 Math et musique est recommandée.

Robin (R) : Bonsoir, pour finir cette saison en beauté, nous recevons le détenteur du record absolu du nombre d’écoute de notre émission : Jean-Philippe Uzan [Episode 226 : Les cent ans de la relativité générale], pour aborder un sujet a priori surprenant, astrophysique et musique. Nous sommes le mardi 5 juillet, bonsoir.

J : Aujourd’hui une grande table physique puisque nous sommes quatre avec Nico (N)
N : Salut
J : Qui n’a pas de micro mais donc qui nous dit bonjour, moi-même qui suis venu depuis les Etats-Unis pour cette semaine.

Irène (I) : Alors ça c’est hyper impoli de se présenter en premier Johan. Ca ne se fait pas du tout.

R : Non ça ne se fait pas mais en même temps il est venu depuis Baltimore pour rencontrer Jean-Philippe parce que c’est son plus grand fan.

J : Voilà, Robin.

R : Bonsoir.

J : Et enfin notre invité Jean-Philippe Uzan (JPU).

JPU : Bonsoir !

J : Et donc Irène depuis la Californie.

R : Qui n’a donc pas fait le déplacement.

J : Donc ce soir c’est une émission un peu comme la dernière de l’année passée, c’est à dire interview/dossier.

R : Globalement on laisse Jean-Philippe parler.

J : Voilà.

JPU : Ils ont trouvé un type qui est capable de parler tout seul.

R : Ca dure largement assez longtemps quand on le laisse parler.

J : Voilà, et puis on va enchaîner sur vos questions parce qu’il y a du monde ce soir dans la chat room.

R : Et puis c’est parti.

J : Est-ce qu’on commence par l’extrait de musique ? Jean-Philippe avait préparé un extrait.

Protonic games Fabien Waksman

JPU : On ne va pas écouter les 12 minutes, à un moment tu t’arrêtes quand tu penses que ça va…

N : Tu peux commencer à parler.

JPU : Bonsoir à tous, ceci c’était le début d’une pièce qui s’appelle Protonic Games, donc les jeux de proton, qui a été composé par Fabien Waksman, qui est un jeune compositeur français qui travaille au conservatoire de Paris. C’est un prof d’écriture, qui est un de mes amis, avec qui j’ai beaucoup travaillé ces derniers temps. Je vais vous parler un peu de ce qu’on a fait, de projets qu’on a fait avec des étudiants et puis aussi comment est-ce qu’on en est arrivés là, c’est un peu ça. Comme c’est les vacances et que j’ai beaucoup travaillé toute la journée c’est beaucoup d’improvisation, voilà, et l’idée c’est de partager des choses que j’aime donc il y aura de la science, de l’astrophysique, il y aura un peu de math et il y aura surtout beaucoup de musique parce que ça fait partie des choses qui sont importantes dans ma vie. On va parler de comment on fait rentrer en collision plein de choses qui n’ont rien à voir ensemble et qu’on arrive à justifier le fait que c’est bien de les mettre ensemble. On va essayer de faire ça. Je ne sais pas comment on commence ?

R : A priori : juste de dire que tu vas regrouper toutes ces choses là ça fait déjà la question. Mathématique et physique on a déjà fait un épisode…

J : Question rhétorique : qu’est-ce que tu penses des maths, de la physique, de l’astronomie et de la musique ?

La naissance du monde, in Musurgia Universalis, Athanasius Kircher, 1650.
La naissance du monde, in Musurgia Universalis, Athanasius Kircher, 1650.

R : Mathématique et musique on a déjà fait un épisode, ça peut lancer, astrophysique et musique à vue de nez, à part les anciens illuminés qui entendaient l’harmonie des sphères, je ne vois pas bien.

JPU : On va parler de l’harmonie des sphères. En fait je vais vous expliquer un peu comment les choses se sont faites. Moi j’aime la musique depuis tout petit, j’en fais beaucoup, la science, la physique et l’astrophysique aussi, c’est un peu mon métier. Mais ce n’est pas pour ça qu’on fait les deux en même temps et là il y a eu des hasards de l’histoire de la vie qui font qu’on fait des rencontres et qu’il y a des choses qui se mettent en place qu’on n’avait pas prévues.

Ca c’est un peu l’histoire, ça a commencé en 2009 je crois, j’avais été invité par la fondation 93, qui organise pas mal d’activités dans des écoles élémentaires dans le 93, pour faire une série d’interventions avec un compositeur qui s’appelle Eddie Ladoire autour de sciences et arts, il y avait à chaque fois un scientifique et un artiste. Dans les artistes il y avait des auteurs de bande dessinée, des peintres, des comédiens et un compositeur. Quand la fondation 93 m’a invité je leur ai dit que je préférerais travailler avec un compositeur parce que c’est ce qui m’intéresse le plus et je ne comprenais pas grand chose à l’écriture de la musique contemporaine. Comme ça au moins ça me forcerait à apprendre des choses. Parce que dans ce genre de projet on donne pas mal de temps mais c’est aussi bien de s’enrichir de choses qu’on aime et puis de rencontrer des gens avec qui peut-être on peut faire des choses. Donc on a développé un projet autour de science et musique, astrophysique et musique.

On a commencé à discuter avec les enfants d’une classe de CM2. On voit les étoiles, c’est de la lumière, les différences et similarités entre la lumière et le son, et puis les différences entre l’art pictural et la musique, on ne les perçoit pas de la même façon. Puis ce projet s’est développé et un jour comme ça en discutant et en plaisantant, on parle avec Eddie et je lui dis que c’est quand même bizarre parce que si toute l’humanité était aveugle, quelle représentation nous ferions-nous de l’univers ? En fait en posant cette question ça a complètement orienté le projet parce qu’on a réalisé qu’en faisant cette expérience de pensée de l’astronome aveugle, on pouvait avoir une réflexion déjà très profonde sur la notion de réalité et surtout sur la notion de ce que nous on se représente. C’est à dire qu’aujourd’hui la perception que j’ai du monde extérieur je l’ai à travers mes sens, ces sens sont des objets de mesure qui sont limités, on a 5 sens, je vois certaines couleurs, donc en gros je vois une octave avec mes yeux, avec mes oreilles c’est plutôt une dizaine d’octaves. Dans l’espace, c’est le vide  donc bien sûr le son ne se propage pas, donc tout ce que je sais de l’univers je le sais principalement par la lumière, il y a aussi quelques particules comme les neutrinos (voir aussi le blog audio 38).

Quelqu’un : Les ondes gravitationnelles (voir aussi l’interview du Pr. Maggiore dans l’épisode 257).

JPU : J’allais venir aux ondes gravitationnelles  mais je ne voulais pas en parler tout de suite, et en fait on est limité dans la préhension que l’on a du monde, à partir de ce que l’on mesure, on va faire une représentation du monde physique et de l’univers. Il se trouve qu’avec le développement des progrès scientifiques on a réussi à faire des “prothèses” de nos sens, on arrive à voir dans des couleurs que nous ne voyons pas, les ultraviolets, les infrarouges, les rayons X, on arrive à voir de petites distances avec des microscopes de plus en plus fins (voir ce dossier sur les microscopes), avec les accélérateurs de particules, on arrive aussi à voir plus loin avec des télescopes (voir ce dossier sur les télescopes). Bref, on a enrichit tous nos sens et on se rend compte qu’à chaque fois on découvre une réalité qui est différente de celle que nous avions représentée alors que nous avions un accès limité au monde.

Galaxie du Tourbillon vue par des télescopes utilisant différentes longueurs d’onde. Source : NASA, ESA, STScI/AURA, UMass/IPAC-Caltech
Galaxie du Tourbillon vue par des télescopes utilisant différentes longueurs d’onde.
Source : NASA, ESA, STScI/AURA, UMass/IPAC-Caltech

J : On va peut-être faire une petite pause sur le spectre électromagnétique.

JPU : Vas-y je te laisse faire ça.

J : Les photons qui nous arrivent ont différentes énergies et la partie qui est accessible à l’œil humain est extrêmement réduite et depuis le XIXe siècle ou même avant on s’est aperçu qu’il y avait des photons ultraviolets, infrarouges etc, on a étendu et donc maintenant on a accès à une grosse partie du spectre électromagnétique grâce à nos instruments et l’univers n’a pas du tout les mêmes objets, les mêmes couleurs et les mêmes zones d’intérêt en fonction des longueurs d’onde, des énergies auxquelles on l’observe.

Bois vu au microscope électronique
Bois vu au microscope électronique

JPU : Voilà exactement, parce que chaque type de photon, chaque type d’énergie, correspond à des processus physiques différents et donc en regardant dans différentes énergies on révèle des processus physiques qui sont dominants dans certaines et pas dans d’autres et donc des images complémentaires du phénomène. Donc ça ça enrichit notre notion de la réalité. On se rend compte que chaque fois, elle nous surprend, elle n’est jamais comme on avait prévu qu’elle soit. Par exemple si je prends la table devant moi, je la touche avec mes doigts, cette table est lisse, elle est dure [il tape sur la table], je la regarde au microscope électronique c’est complètement rugueux, c’est surtout du vide et pas du plein et ainsi la représentation qu’on va faire à partir de ces objets de mesure, de ces extensions de nos sens, nous révèle une réalité qui est différente de la réalité manifeste.

Ca c’est intéressant, surtout quand on travaille avec des enfants, parce que ça montre la grande limite de la diffusion des connaissances. C’est à dire qu’on va s’adresser à des gens qui n’ont pas assez de connaissances, on doit s’exprimer avec des mots qui sont chargés de sens et qui sont liés à cette vision manifeste que l’on a du monde puisque le langage s’est développé au cours de l’évolution de l’humanité. Cette humanité qui interagissait avec le monde à son échelle et donc on n’a pas vraiment eu le temps de développer des mots, des concepts, qui se seraient diffusés. Peut-être que dans plusieurs siècles les gens parleront “quantique” comme aujourd’hui d’autres parlent football, quoi que le foot c’est compliqué on n’y comprend rien du tout.

R : Il y a des exemples effectivement de notions complexes qui sont passées, je pense aux probabilités, dans une très petite mesure, il y a quand même du vocabulaire et des notions qui sont passées dans le langage courant.

JPU : Exactement. Donc ça c’est une des grandes missions de la vulgarisation, outre le faire de parler de la connaissance, c’est de parler et de bien faire comprendre les mots et de se rendre compte que parfois, il y a des choses qui peuvent paraître contradictoires ou absurdes si on donne au mot leur sens premier et qu’on oublie qu’il y a un nouveau sens qui se rajoute au sens préexistant. Quand on travaille avec des enfants c’est intéressant parce que ça permet de questionner presque tout en fait.

Les grands bras du détecteur Virgo Source : The Virgo collaboration
Les grands bras du détecteur Virgo
Source : The Virgo collaboration

Tu parlais aussi des ondes gravitationnelles  et ça c’est merveilleux parce que les ondes gravitationnelles  ça correspond à un sens que nous n’avons pas, nous n’avons pas de bras assez grands pour pouvoir détecter les ondes gravitationnelles et donc jusqu’il y a 6 mois nous étions aveugles en ondes gravitationnelles (épisode 257). Là on vient d’ouvrir un nouveau sens et c’est ça qui est extraordinaire, et donc on peut retrouver cette expérience de l’astronome aveugle en se disant que voilà on est en train de découvrir un nouvel univers en ondes gravitationnelles  et peut-être qu’on va découvrir encore des phénomènes qui nous ont échappés avec l’observation électromagnétique du monde.

N : La question a peut-être très peu d’intérêt mais avec les ondes gravitationnelles  on a beaucoup parlé d’écouter l’univers alors qu’avant on ne faisait que le regarder, justement, est-ce qu’on écoute ou est-ce qu’on regarde les ondes gravitationnelles  ou est-ce que ça a peu d’intérêt comme question ?

JPU : Moi je dirais qu’il faudrait un nouveau mot, j’écoute avec mes oreilles et je vois avec mes yeux, c’est le sens premier, après on peut prendre le mot “voir” au sens général c’est à dire interagir avec le monde extérieur, dans ce cas là on voit les ondes gravitationnelles. Tout ce qu’on a entendu à la télé, les gens ont fait écouter le signal d’ondes gravitationnelles, ça c’est une transposition, c’est à dire qu’on a amené un signal qui n’est pas dans le domaine audible, ce qui est exactement ce qu’il se passe quand on  écoute la radio. C’est à dire que quand vous écoutez la radio, en tout cas la radio hertzienne, il y a un présentateur qui parle donc c’est vraiment du son, des vibrations de pression de la bouche jusqu’au micro. C’est transformé en signaux électriques, ces signaux électriques sont transformés en ondes qui se propagent jusqu’aux récepteurs et là au niveau de la radio on les transforme de nouveau en ondes de pression qui viennent dans votre oreille. Donc en fait entre l’émission et la réception il y toute une phase où cette onde ne se propage pas sous forme d’onde de pression, sous forme de son. Elle se propage sous forme d’onde électromagnétique et d’ailleurs c’est quelque chose qu’on va utiliser. C’est-à-dire que bien sûr dans l’univers, c’est vide, mais si je suis capable d’utiliser “le coup de la radio”, donc des ondes de pression qui ont eu lieu dans les étoiles, dans l’univers primordial, auxquelles je n’ai accès que par des détections électromagnétiques, j’ai le droit, c’est tout à fait légitime puisqu’on écoute la radio, de les retransformer de nouveau en son. Ca va être une des règles du jeu que l’on va se donner.

Chirp de la coalescence des deux trous noirs détectée par LIGO

J : On voit la radio en fait finalement.

JPU : Voilà, on voit la radio en ondes électromagnétiques. Ca ce sont un peu les liens qu’on a creusé ensuite avec les enfants. Il s’est trouvé suite à ça qu’on dit beaucoup de bêtises et parfois on se fait piéger et donc en discutant avec la fondation 93 on a raconté cette histoire de l’astronome aveugle qui écoutait l’univers et qui transformait tout en sons pour comprendre et qui essayait de se faire une représentation du monde. Ils nous ont dit : composez le. Là on était piégés parce qu’ils ont proposé de nous associer à un plasticien qui a créé une cabine d’écoute. C’était avec du son spatialisé, il y avait de l’argent qui avait été investi pour la création de l’objet et donc à ce moment là on ne pouvait plus reculer parce qu’on avait eu une idée tordue. On fait le fier et à partir du moment où on vous dit “faites le” et bien il faut travailler.

Donc on a travaillé pendant presque un an avec Eddie Ladoire pour créer une pièce qui s’appelle Vostok : une cabine à l’écoute de l’univers (dossier de presse) et qui avait été créée en 2010 si mes souvenirs sont bons, à la Cité des Sciences où elle était restée pendant 3 mois, et ensuite elle vécu un peu sa vie. On était immergé à l’intérieur d’une cabine dans laquelle il y avait une composition qui durait 23 minutes à peu près, et qui était une sorte de balade dans la galaxie de quelqu’un qui serait aveugle et qui aurait utilisé cette technique de transformer tous les signaux qu’il pouvait capter en sons et qui essayait de se représenter l’univers. Donc ça c’était un petit peu le projet qu’on a fait et c’était de la musique électroacoustique.

Vostok : une cabine à l’écoute de l’univers, documentaire

N : Je voulais juste préciser mais je crois que tu l’as fait, mais quand tu dis une pièce c’est une pièce comme une salle, c’est pas du tout une pièce de théâtre.

JPU : Ah non quand je dis ça, je parle d’une pièce de musique. Mais la cabine c’est une cabine qui n’est pas très grande, on pouvait rentrer à 6 à l’intérieur, c’était une cabine en métal, il y avait 6 haut-parleurs, il y avait un caisson de basses, le sol pouvait vibrer et le son pouvait tourner. On pouvait avoir par exemple un trou noir qui se formait sous vos pieds, là on sentait le son qui se focalisait sous ses pieds. On a joué avec ces choses-là parce qu’outre le fait d’entendre la musique, comme on était dans une pièce en métal, on ressentait aussi certaines vibrations et en particulier les basses fréquences donc il y avait vraiment quelque chose de très riche. Au cours de ce travail j’ai commencé à lire comme toujours. On commence à faire et puis on lit après, souvent on devrait commencer par lire mais ça c’est pour les gens sérieux. Donc j’ai découvert qu’il y a plein de gens qui ont écrit sur les relations entre la science et la musique et que finalement ça existe depuis l’Antiquité. C’est là que j’ai commencé à collecter plein de choses et je peux vous raconter des histoires, c’est ça qui est intéressant, parce qu’on se rend compte que la distinction qu’on fait aujourd’hui entre science et musique ce n’est pas celle qu’on faisait dans l’Antiquité ou au Moyen-Âge. Ça pose aussi la question de ce que c’est que de faire de la science, qu’est-ce que c’est qu’une discipline scientifique.

J : Tu peux rappeler le nom de la pièce ?

JPU : Vostok, avec Eddie Ladoire. Si tu mets un lien, il doit y avoir une description du projet, je ne sais pas si on peut l’écouter.

On a tous grandi dans le beau système français où on apprend à faire de belles rédactions, je ne sais pas si vous vous rappelez, la bonne façon pour commencer pour que le prof soit content c’est de commencer par une bonne vieille citation grecque ou latine, parce que là ça justifie tout [rires]. Le mieux c’est quand même de commencer par Platon. Si tu commences par Platon et “Platon l’a dit”, là tu peux dérouler. Il se trouve que j’ai trouvé la bonne citation de Platon. C’est dans La République, il dit :

Il semble, répondis-je, que comme les yeux ont été formés pour l’astronomie, les oreilles l’ont été pour le mouvement harmonique, et que ces sciences sont sœurs, comme l’affirment les Pythagoriciens, et comme nous, Glaucon, nous l’admettons, n’est-ce pas ?

Buste de Pythagore, Musée du Capitole, Rome
Buste de Pythagore, Musée du Capitole, Rome

Il nous dit qu’en gros, les oreilles, les yeux, les mouvements harmoniques, il faudra expliquer ce que sont les mouvements harmoniques parce que ce n’est pas clair, sont des sciences sœurs, donc c’est la même chose. En plus on nous donne tout le plan de la dissert’, il cite les Pythagoriciens, donc il faut aller voir les Pythagoriciens, il faut comprendre les mouvements harmoniques et les liens avec l’astronomie et puis une fois qu’on est là on va dérouler. On va pouvoir trouver aussi que cette tradition qui commence peut-être à Pythagore, peut-être avant mais en tout cas qui est documentée ou plutôt transformée sous forme de légende à partir de Pythagore, elle va traverser toute l’histoire de la pensée jusqu’à aujourd’hui. Aujourd’hui on a encore des compositeurs qui se raccrochent à ce genre de tradition donc ça veut dire que c’est une façon d’aborder à la fois la science et la musique sous un angle différent et puis de découvrir des morceaux que l’on n’écouterait peut-être pas autrement. Voilà on peut commencer doucement, on ne va pas faire un cours sur Pythagore peut-être. Tu nous as fait le spectre électromagnétique, rappelle nous Pythagore.

J : On va laisser Robin parler de Pythagore le mathématicien.

R : Je peux rappeler que j’ai fait un épisode entier sur maths et musique comme ça, ça peut donner l’occasion à Jean-Philippe de souffler, j’ai passé une heure à expliquer des choses dont Pythagore, pas uniquement. Disons que je pense que les trucs essentiels à rappeler pour être dans le propos c’est que Pythagore a cherché à faire une relation entre les “notes qui vont bien ensemble” pour résumer, et des rapports de nombre simples, en gros. C’est ça le résumé.

JPU : Ouais c’est ça, pour la musique.

R : Oui non je ne vais pas rappeler Pythagore sa vie son œuvre.

JPU : Pythagore est partout.

R : De toute façon le truc que je dis à chaque fois, parce que j’ai entendu des historiens des sciences homologués le dire donc je me sens autorisé à le dire, c’est qu’on est même pas certain qu’il ait existé… Donc c’est une vaste blague, et son théorème c’est une blague c’était connu mille ans avant.

JPU : Donc c’est exactement ça. Il y a Pythagore, la légende, l’icône et puis il y a peut-être l’homme, on ne sait pas grand chose. Tu parlais du théorème, est-ce que c’était connu avant ? Il y a des trucs marrants, on dit que c’était une sorte d’ascète, qu’il offrait en général aux dieux des gâteaux de miel, de l’encens, des chants etc. Puis dans La vie d’Appolonios il est dit quelque chose d’assez extraordinaire c’est qu’après la découverte du fameux théorème qui porte son nom, on dit qu’il immola une hécatombe. Donc on imagine le gars qui découvre un théorème et là il occit cent bœufs comme ça.

R : Juste pour arroser ça.

JPU : Voilà, pour arroser ça, donc comme je le dis souvent il ne faut pas toujours chercher la logique dans ces histoires-là mais c’est bien les légendes parce que c’est aussi ça qui nous fait vivre. On aime bien les légendes, on aime bien les icônes.

R : L’autre légende c’est quand même qu’il a tué quelqu’un pour avoir prouvé que racine de 2 était irrationnel. Ça va quand même jusque là.

JPU : La légende à laquelle tu fais référence on en trouve plein de traces dans des livres, par exemple dans un bouquin qui s’appelle la Theorica musicae (pdf du livre), de Franchinus Gaffurius (1492). Il y a de très belle gravures où on voit Pythagore, il y en a une où il est en train de regarder des forgerons qui tapent sur des enclumes avec des marteaux, et donc on raconte qu’il se baladait, qu’il serait passé près des forges, qu’il aurait demandé aux forgerons d’échanger leurs marteaux parce qu’il voulait vérifier que le son ne dépendait pas de la force du forgeron mais de la taille du marteau donc déjà une démarche expérimentale très très poussée, il veut essayer de supprimer les effets systématiques. Puis on dit qu’il serait rentré chez lui, on voit Pythagore avec son pote Philolaos et donc il y a des gravures où on voir Pythagore taper sur des verres plus ou moins remplis, on voit qu’il y a marqué 4-6-8-9 sur les verres. Il tape sur des cloches, ils ont des cordes plus ou moins tendues, ils ont des flûtes, il en tient une sur laquelle il y a 9 et 12, ça doit être la quarte…

Gravure de Pythagore tirée de Theorica musicae de Franchinus Gaffurius
Gravure sur Pythagore tirée de Theorica musicae de Franchinus Gaffurius

R : La gravure est en direct dans la chatroom

JPU : Ah oui c’est celle-là ! En fait c’est génial parce que quand on regarde cette gravure on pourrait en discuter pendant des heures. Mais déjà Pythagore son nom n’est pas écrit à chaque fois de la même manière donc ça ça prouve qu’on n’est pas sûr que ce soit toujours le même.

R : Pitagora, Pitagoras,… [rires]

JPU : Moi je ne suis pas un pro en grec, je ne sais pas s’il y a une raison pour ça, et puis là on voit Jubal c’est la personne qui dans la bible aurait ramené la musique aux humains. Donc on voit que quelque part tout ça c’est vraiment un truc mythique. Il y a une citation que je trouve très belle d’Arthur Koestler quand il parle de cet événement, dans les Somnambules, il dit :

Pythagore a transformé le bruit en information.

Ce qui est assez joli parce que c’est vrai qu’il s’est rendu compte qu’il y avait des sons qui allaient bien ensemble. Il a essayé à partir de cette observation qui est un peu du hasard et de se demander s’il y avait moyen de l’expliquer, est-ce qu’il y avait une théorie derrière et puis de formaliser et de trouver qu’en fait, les accords qu’on va dire harmonieux sont reliés à des fractions qui sont des fractions simples.

octave, quinte et quarte Sur portée clé de sol et clavier de piano.
octave, quinte et quarte
Sur portée et clavier de piano.

Pour la faire courte en fait, si on prend une corde, elle vibre avec une certaine fréquence, si je prends la même corde, que je la pince exactement au milieu elle va vibrer avec une fréquence double et on va l’entendre à l’octave

1. octave     

C’est vrai que si on fait l’octave, ce sont deux notes qui vont très très bien ensemble. Ensuite il va remarquer que si je la pince aux 2/3 je vais obtenir une quinte

2. quinte     

Au 3/4  je vais obtenir une quarte

3. quarte     

Après on remarque, ça ce ne sont pas des mathématiques très profondes, que 3/4*2/3 ça fait 1/2 donc en gros vous prenez d’abord une quinte et après une quarte et ça fait une octave.

On se rend compte que quelque part il y a une arithmétique derrière ces choses-là, ça va un peu lancer cette idée qu’il y a une relation très profonde entre arithmétique et des rapports harmonieux. Ces rapports qui sont 1/2, 2/3, 3/4, donc finalement des nombres très particuliers, on va commencer à leur donner une valeur. Il y a toute cette légende chez les Pythagoriciens où le nombre va prendre la place centrale et pour qui tout est nombre finalement. C’est à dire que toute chose compréhensible va pouvoir s’expliquer à partir de nombres simples et de fractions formées à partir de ces nombres simples. C’est vraiment ça la philosophie qui va se mettre en place si on veut le faire très très court.

N : Et finalement ils ont en fait trouvé dans la musique cette perfection des rationnels qui très vite a été entachée dans le monde réel par les irrationnels.

JPU : Exactement, je vais y venir parce que c’est vachement beau.

Une fois qu’on a ça on peut se dire est-ce que je peux utiliser cette technique pour définir les notes de la gamme, on ne sait pas si c’est Pythagore, on en sait rien, mais on part d’une note et puis à chaque fois on va couper, on va faire un cycle des quintes et on va égrener toutes les notes.

Cycle des quintes, Dominique Cheviet

Si je prends une quinte, puis une autre, elles sont de plus en plus aiguës, quand c’est trop aigu on peut doubler la longueur de la corde pour descendre d’une octave. Donc on alterne des quintes et des octaves et on se pose la question de savoir est-ce que ça boucle au bout d’un moment ? Est-ce qu’on retombe sur nos pieds ? Quand vous êtes à l’école de musique on vous apprend le cycle des quintes et on vous dit : il y a douze notes, il y a do, ré, mi, fa, sol, la, si, do puis il y a les dièses et les bémols qui vous font cet ensemble de douze notes différentes.

Gamme chromatique ascendante et descendante, crédit : Hyacinth pour Wikipedia
Gamme chromatique ascendante et descendante, crédit : Hyacinth pour Wikipedia

La question est de savoir, là c’est peut-être le truc de mathématique le plus profond, est-ce que c’est possible de caler un certain nombre de quintes dans un certain nombre d’octaves. En gros c’est ça l’équation qu’on doit résoudre, et il est clair que cette équation qui est (3/2) à une certaine puissance égale 2 à une certaine puissance [(3/2)x = 2y]. Là typiquement c’est 12 quintes dans 7 octaves, donc est-ce que (3/2)12 = 27 ? C’est une question que je pose et qu’on peut également voir comme 312 = 219 et là on se rend compte que ça veut dire qu’un nombre impair est égal à un nombre pair, donc ça ne marche pas. La raison pour laquelle ça ne marche pas c’est que le si dièse on appelle ça do, pourtant le si dièse il est différent de do donc la dernière quinte n’a pas la bonne taille, elle est un petit peu trop courte, c’est ce qu’on va appeler en musique la quinte du loup.

Quinte du loup

On l’appelle la quinte du loup parce qu’apparemment les musiciens disent qu’elle est un peu hurlante. Tu parlais de racine de 2, du fait que quelqu’un serait mort à cause de cette découverte de la racine du carré de côté 1, mais finalement je dis que la quinte du loup c’est le cri d’horreur parce que tu te rends compte que les nombres irrationnels existent dans le domaine sensoriel aussi et dans la vraie vie.

R : Il y en a un des deux où tu vois une racine carrée…

JPU : Et l’autre tu l’entends.

On voit qu’on a construit une gamme et les gens dans la théorie de la musique vont beaucoup travailler là dessus. C’est à dire qu’il va y avoir toute une branche de la musique et des mathématiques qui vont se demander comment faire pour définir une gamme qui est jouable. On a des quartes qui sont justes, on a des quintes qui sont justes et l’octave qui est juste et puis après on a cette dernière quinte. Il se trouve que si on commence à moduler, à changer de tonalité, cette quinte du loup va se balader et il va y avoir un problème avec la façon dont on définit la gamme. Mais ça, ça va lancer une tradition énorme avec par exemple Galilée père qui va s’y intéresser parce qu’il était luthier, compositeur, il aurait influencé son fils. On pourra peut-être en reparler, il y a un grand débat chez les historiens, j’ai lu des trucs sur le père de Galilée, bon je ne sais pas si c’est vrai donc on mettra des guillemets. Il y a eu toute cette tradition d’essayer de construire des gammes et ça a intéressé pas mal de musiciens, pas mal de mathématiciens. C’est marrant parce que les plus enthousiastes sont rarement les mathématiciens, ce sont souvent les musiciens, j’avais lu des trucs hallucinants, des débats, il y a Rameau qui est super enthousiaste sur le fait qu’on va pouvoir construire les gammes à partir des mathématiques et tout ça. Puis on a D’Alambert qui lui dit que tout ça c’est un peu illusoire, ça n’a rien à voir avec le plaisir que nous apporte la musique.

Une longue tradition donc, la première idée c’est de se dire que finalement on ne s’arrête pas à douze, on continue à étirer les quintes jusqu’à trouver une gamme plus précise, alors on a construit des gammes à 31 notes, des gammes à 53 notes, en fait on peut même en construire avec moins de notes, on peut construire une gamme avec 5 notes, c’est la gamme pentatonique qui a cette sonorité un peu asiatique qui est utilisée pas mal en jazz aussi donc on essaie pas nécessairement d’avoir une gamme plus précise.

Improvisation autour de la gamme pentatonique

Mais là de toute façon on se rend vite compte que si on a 53 notes ou plus, pour avoir une précision plus grande sur le cycle des notes, premièrement ça devient un peu injouable parce qu’il faut imaginer un piano sur lequel entre 2 do il y a 31 ou 53 notes, il y a des orgues qui ont été construites sur ce modèle-là. Il faut nommer les notes, apprendre la théorie de la musique, alors déjà avec 12 notes on a du mal alors 53 notes vous imaginez les examens de solfège. Ce n’était pas très pratique donc avec l’évolution de la façon de composer on s’est rendu compte qu’il y avait besoin d’avoir des tierces qui étaient justes, de pouvoir transposer plus facilement.

Tableau récapitulatif des différents intervalles utilisés dans la musique occidentale. Crédit : Djiboun
Tableau récapitulatif des différents intervalles utilisés dans la musique occidentale.
Crédit : Djiboun

Avec l’introduction de la polyphonie on s’est rendu compte qu’il y avait besoin d’instruments qui puissent transposer, qu’on puisse avoir plus de richesse. Il y a eu une volonté de faire évoluer cette gamme, on a donc introduit une tierce, la tierce juste. Ensuite les développements ont mené vers une gamme complètement horrible qu’on appelle la gamme bien tempérée. On s’est dit que finalement on allait couper ça en 12 morceaux de même longueur et c’est là qu’on va avoir ce racine de 2 qui va explicitement apparaître.

R : Comme ça au moins tout est faux.

JPU : Comme ça tout est faux. Mais c’est tellement peu faux note par note qu’en fait on ne l’entend plus.

J : Donc en fait cette gamme là dont tu parles c’est une gamme pour laquelle l’écart entre les notes serait de toute façon irrationnel à chaque fois. Ce qui fait qu’à la fin quand on a fait les 12 on est retombé sur nos pieds.

JPU : C’est ça. Alors quand ça a été introduit il y avait plein de musiciens qui n’étaient pas contents parce qu’ils avaient l’habitude d’avoir des quartes et des quintes justes. Alors on dit que les gens qui ont l’oreille absolue, les violonistes, ça les gêne.

R : Il n’y a pas besoin d’avoir l’oreille absolue, j’étais assez surpris parce que j’ai moi-même pas une oreille si sensible que ça, ce n’est pas mon métier la musique mais quand j’ai travaillé là dessus et que j’ai écouté énormément de quintes justes, j’ai fait la gamme de Pythagore, j’ai beaucoup beaucoup écouté, et quand tu t’es bien bien mis une quinte juste dans l’oreille et que juste après tu mets une quinte tempérée, ce n’est pas beau. C’est beaucoup moins bien.

JPU : Surtout si tu les joues ensemble tu vas avoir des battements.

R : Je précise juste avant que tu continues, parce que c’est très intéressant et je trouve ça très bien que tu le réexpliques à ta manière mais pour les gens qui trouvent ça très très compliqué, j’ai fait ce que Jean-Philippe vient d’expliquer en 5-10 minutes en une heure d’émission. (Episode 176 toujours). Ce n’est pas du tout pour critiquer mais je pense que ça va très vite pour les gens qui ne connaissent pas la musique.

JPU : Non mais tu as raison je suis allé très très vite là dessus.

R : Mais c’est très bien vu que ça a déjà fait autant que tu t’occupes d’autre chose en plus.

JPU : C’est vrai qu’il y a la technique, la construction de ces accords mais ce qui est important c’est aussi de voir qu’il y a plein de penseurs qui vont s’y intéresser et qu’il va y avoir beaucoup d’activités. Même aujourd’hui il y a encore des gens qui travaillent sur l’arithmétique des gammes, il y a encore des publications sur ce sujet. Donc ça c’est une voie.

Comme je le disais tout à l’heure, pour ces penseurs tout était nombre donc tout doit être lié par les nombres. C’est là qu’on va un peu glisser disons. Ça arrive souvent en science, vous trouvez des coïncidences, et on ne sait jamais si une coïncidence est une vraie coïncidence ou si elle révèle quelque chose sur la nature. Donc on expliquait le son à partir des fractions mais d’un autre côté on observait aussi le ciel et on avait les périodicités des astres errants, ce qu’on va appeler les planètes, il fallait comprendre leur mouvement. Là il y a eu un saut qui a donné naissance à cette tradition dont tu parlais tout à l’heure qui est l’harmonie du cosmos. C’est une relation entre un phénomène physique qu’est le son, sa formulation mathématique le nombre révélé par l’expérience de la corde vibrante et qu’on va étendre au mouvement des étoiles. C’est là qu’on commence à rentrer dans l’astrophysique et la cosmologie, déjà il y a le mot cosmos. J’ai souvent dit en conférence que c’était le plus beau mot de la langue française avant qu’on me dise que c’était un mot grec. [rires]

Un pilier dans la Nébuleuse de l'Aigle Crédit : NASA, ESA, and The Hubble Heritage Team (STScI/AURA)
Un pilier dans la Nébuleuse de l’Aigle
Crédit : NASA, ESA, and The Hubble Heritage Team (STScI/AURA)

Le mot cosmos c’est un mot que tout le monde connait, mais je trouve que c’est intéressant quand même de connaître les différents sens du mot cosmos. On pense bien sûr à cosmos versus chaos donc ordre par rapport à désordre. On pense à cosmos en tant qu’univers, pourquoi est-ce qu’on appelle l’univers cosmos ? Pourquoi est-ce que c’est ce mot là qu’on a choisit ? Ça c’est encore un héritage – dit-on – de Pythagore, puisqu’il a tout fait. Donc cosmos ça donne aussi cosmétique donc beauté, donc là je parle sous l’autorité d’une de mes amies qui est prof de grec à la Sorbonne, donc si je dis des conneries vous vous plaignez à la Sorbonne directement. Cosmos ce serait donc les bijoux des femmes grecques et leurs parures et que selon Pythagore l’émotion qu’il ressentait devant le ciel étoilé était la même que l’émotion qu’il avait en regardant la parure des femmes. D’où le fait qu’on utilise la même racine pour cosmétique et pour cosmologie, ou cosmonaute.

Donc il y a cosmos et il y a le mot qui est harmonie, là aussi c’est un mot qu’on retrouve dans plein de choses, en math on parle de fonctions harmoniques, on parle d’harmonie en musique,  et là on parle d’harmonie du cosmos.

J’ai un peu recherché l’origine de ce mot harmonie, ça m’intéressait,  où est-ce qu’on le retrouvait. En fait dans les textes, je ne reviens plus sur le nom, on le retrouve à plusieurs endroits, dans l’Iliade et puis dans l’Odyssée.

R : Homère.

JPU : Ouais c’est Homère c’est ça, c’est le copain de Pythagore ils sont aussi fantomatiques l’un que l’autre. Ce soir c’est une émission sur les fantômes en fait vous n’avez pas compris ! Donc Homère utilise le mot harmoniser quand Ulysse construit son radeau, donc il a des rondins de bois, et il les attache ensemble. Quand il attache les rondins ensemble voilà c’est harmonisé, il les fait tenir ensemble.

J : Moi ce que j’aime bien quand je lis l’Iliade ou l’Odyssée c’est ce qu’il y a souvent des adjectifs d’ordre. Quand il voit de l’eau c’est de la belle eau, quand il voit un bateau c’est un bateau ordonné, il y a une idée de remarquer la beauté. Ça me plait aussi dans Homère ça.

JPU : On remarque toujours la beauté non ? [rires]

J : Mais on ne la fait pas forcément remarquer.

JPU : Le deuxième endroit où Homère utilise le mot c’est dans l’Iliade, il y a Hector et Achille qui vont se battre et Hector propose à Achille un accord, il utilise le mot harmonie, trouver un accord, trouver une entente, avant leur combat. Et en fait dans plein d’endroits on trouve cette idée qu’harmoniser c’est mettre ensemble. Donc va naître cette image de cet univers avec ces planètes qui peut-être émettraient des sons et que ce qui tient l’univers ordonné c’est finalement cette harmonie. C’est quelque chose qu’on rajoute qui permet de faire tenir les choses ensemble et que l’univers doit être harmonisé pour que le cosmos continue à exister. Donc il y a un peu cette image qui va se développer et surtout l’idée d’imaginer le cosmos, ce qu’on appelle cosmos à l’époque, c’est vraiment le système solaire aujourd’hui, dans lequel chaque planète pourrait être vue, de façon onirique au moins, comme les cordes d’une lyre qui jouent de la musique. Il va y avoir des développements autour de cette harmonie du cosmos, on retrouve ça chez des milliers d’auteurs. Si vous lisez le Timée de Platon, il va s’enthousiasmer et reprendre ça, Aristote va dire que c’est vrai mais que tout ça c’est onirique, Cicéron le reprend et fait des développements sur le sujet dans le songe de Scipion. Et puis il y a des débats sans fin pour savoir si les planètes font de la musique, émettent des sons, comment est-ce qu’elles les émettent, pourquoi est-ce qu’on ne les entend pas? Est-ce que c’est vrai que le maître, c’est à dire Pythagore, lui les entendait alors que nous nous les entendons pas ? Je vous en passe.

R : C’était Chuck Norris.

JPU : C’est ça exactement, mais c’est merveilleux quand on reprend ces textes, c’est merveilleux parce que c’est une preuve d’une très grande imagination.

Il y a donc cette musique qui est là, et comme elle est reliée à la théorie des nombres, des fractions, elle va avoir un statut de théorie scientifique. Cette tradition va être transmise au monde latin en particulier par Boethius, Boèce, il va formaliser ce qu’on appelle le quadrivium, c’est à dire l’enseignement des disciplines scientifiques. Dans ces disciplines il va y avoir l’arithmétique, la géométrie, l’astronomie et la musique. En fait, jusqu’à pratiquement la fin du Moyen-Âge, toute personne qui fait des études de sciences apprend ces quatre disciplines. C’est ce que Platon appelle dans le Timée les quatre mathèmatas, les choses qui sont dignes d’être apprises. Ça va donc fonder le socle de toute l’éducation. D’ailleurs il utilise aussi le verbe rythmer comme synonyme d’éduquer. On voit que quelque part c’est intimement lié, ce n’est pas juste une analogie, c’est très profond. La vision qui est conceptualisée dans ce quadrivium, cet enseignement, c’est qu’on a deux types de mathématiques, les mathématiques discrètes et les mathématiques continues. Dans les discrètes il y a les mathématiques discrètes et absolues, c’est… ?

R : L’arithmétique.

JPU : L’arithmétique exactement. Les mathématiques discrètes et relatives ?

R : La musique.

JPU : Exact ! Deux sur deux.

Les mathématiques continues et statiques ?

R : Continues et statiques ? La géométrie !

JPU : Et continues et dynamiques ?

J et R (en chœur) : L’astronomie !

JPU : Yes !

R : Je ne connaissais pas je promets, je ne connaissais pas. [rires]

JPU : C’est assez logique.

R : Ça fait beaucoup penser à du Kant, c’est du Kant avant l’heure non ?

JPU : Je ne sais pas.

R : Je ne me souviens pas bien de Kant mais il y a des trucs comme ça.

J : Mais cette volonté de classer tout, ça ressemble à un truc de matheux ça. Tout est mathématique avec des petites variations. [rires]

JPU : C’est ça. C’est quelque chose qu’il faut garder à l’esprit, en fait tout penseur du Moyen-Âge connaissait les 4 disciplines. Donc quand on lit Kepler, beaucoup de gens disent qu’à un moment dans l’Harmonie du monde il va avoir des réflexions sur les polyèdres réguliers, les mouvements des planètes, puis à la fin ça finit par l’harmonie planétaire et donc les gens trouvent ça ésotérique. Mais moi je n’ai pas l’impression que ce soit ésotérique, ça c’est vu d’aujourd’hui avec une vision très contemporaine de ce qu’est la division entre ce que sont la science et la musique mais à l’époque cette distinction ne se faisait pas. C’est à dire que pour eux ça faisait partie d’un tout.

Polyèdres réguliers Crédit : C. Dang Ngoc Chan
Polyèdres réguliers
Crédit : C. Dang Ngoc Chan

R : Je trouve que ça rejoint complètement ce que tu disais sur “qu’est-ce que la science”, finalement on recherche des modèles, on recherche des régularités, j’avais aussi parlé de Kepler dans un cadre extérieur à podcast science. Je trouve que c’est une histoire hyper intéressante parce qu’on cherche à rattacher ce qu’on observe à des modèles simples qu’on connait. Donc finalement aller chercher les 5 polyèdres réguliers pour décrire la matière autour de nous, manque de pot ils n’avaient que 4 éléments mais ils ont quand même essayé. Ou avec les planètes ça collait bien avec le nombre de planètes qu’on connaissait, c’est relativement naturel et finalement assez proche de ce que la science continue à faire même si c’est avec d’autres modèles qu’à l’époque.

J : Je crois qu’il y a quand même un truc différent aussi c’est qu’à l’époque, ils ne pensaient pas que c’était un modèle, ils pensaient que le monde était mathématique non ? Alors qu’aujourd’hui on pense trouver une approximation, un modèle mathématique pour des observations.

R : Maintenant j’ai l’impression qu’il y a beaucoup de scientifiques qui ont du mal à faire la distinction entre ce qu’ils racontent et la réalité quand même. Je ne sais pas, c’est toi qui est le plus dedans Jean-Philippe, tu peux nous en parler.

JPU : Non mais à un moment il y a un choix philosophique à faire, à partir du moment où tu observes que le monde se décrit en termes mathématiques de façon très précise et très efficace et que tu as des lois qui parfois dépassent la compréhension que tu as des phénomènes. A partir du moment où tu as formulé des théories mathématiques tu vas découvrir des choses sur la réalité qui t’échappaient, tu peux légitimement te poser des questions sur la vraie nature de la réalité. Ça dépasse le sujet de ce soir mais je pense qu’on peut défendre de façon assez sérieuse qu’on est vraiment platonicien au sens profond du terme.

R : Donc d’après ça, je sais que ce n’est pas le sujet mais comme c’est un sujet qui me passionne je continue, d’après toi ça voudrait dire qu’on pourrait d’une certaine manière un jour atteindre le modèle du monde ?

JPU : Et bien je ne pense pas non plus. Je pense que ce n’est pas incompatible, là je ne vais pas en parler maintenant.

R : Ah d’accord ok. Ce sera pour l’année prochaine.

JPU : Pour ceux que ça intéresse il doit y avoir quelque part sur youtube une conférence que j’avais faite au festival de Fleurance. J’en profite pour faire de la pub [intermède Festival de Fleurance, en août dans le Gers + Kangourou des mathématiques].

Donc une conférence il y a deux ou trois ans sur l’émergence de la complexité et en particulier sur cette distinction que tu soulevais.

Festival de Fleurance, Jean-Philippe Uzan

Donc voilà, on parlait de Kepler, on parlait de cette idée de la distinction que nous faisons aujourd’hui entre mathématiques et musique ou sciences et musique, elle ne se faisait pas pour beaucoup de ces penseurs. D’ailleurs on rencontre des gens qui ont des arguments assez hallucinants, par exemple il y a un bouquin que j’ai lu récemment qui est La théorie du ciel de Nicolas Oresme, on est 150 ans avant Copernic et il se pose la question de la position de la Terre, est-ce que la Terre est au centre du système solaire, est-ce que c’est le soleil ? Bien sûr il n’a aucun élément astronomique pour pouvoir trancher, il connait un peu la tradition. Et en fait il a tout un argument basé sur la musique, sur la symétrie des gammes musicales par rapport à la gamme qui représente le soleil et il trouve des incohérences et il argumente que fort probablement c’est quand même le soleil qui est au centre de l’univers. Bien sûr il n’y a aucune preuve et comme il est archevêque de Lisieux [NDT : évêque de Lisieux] un truc comme ça, à la fin il ne conclut pas. [rires]

Les sources ne sont pas claires mais j’ai lu quelque part, le fait que je l’ai lu ne veut pas dire que c’est vrai mais j’ai trouvé l’histoire très drôle c’est qu’on a Copernic avec le système héliocentrique et il y a des historiens qui ont cherché où est-ce qu’on avait trouvé des exemplaires de ce livre, il n’y en avait pas tant que ça qui se baladaient dans l’Europe, il n’y avait pas internet et tout ça… Une copie aurait été retrouvée dans la bibliothèque de Zarlino qui est un musicien donc qui a travaillé sur le développement des gammes après la gamme de Pythagore. Il était le maître, je ne sais pas si on dit le maître ou le professeur, de Vincenzo Galilée.

R : Le père !

JPU : Le père du Galilée bis, Galilée². Il y a des gens qui spéculent, on sait que le père, Vincenzo, était aussi héliocentriste, copernicien. Toute la question est de savoir, est-ce que c’est le fils qui a influencé le père ou le père qui a influencé le fils. On a tous appris à l’école que c’était le fils qui avait convaincu le père parce qu’il s’y connaissait en science mais en fait le père était versé en théorie de la musique, c’était un luthier. Donc certaines personnes “avancent”, j’insiste sur les guillemets, n’allez pas dire que je vous ai dit que c’était comme ça, mais j’ai lu et je trouve ça très drôle qu’en fait ça serait passé par le père. C’est à dire qu’à partir de ses arguments sur la théorie des gammes, les trucs de Copernic, il aurait eu des arguments forts sur l’héliocentrisme. Donc on peut se poser la question sur le sens dans lequel l’information a circulé, je trouve ça intéressant, après peut-être qu’on aura pas de réponse et que ça n’est pas si important que ça.

R : Justement ça me fait penser un peu au rapport entre mathématique et peinture, sur la perspective, où finalement les peintres ont trouvé avant les mathématiciens comment on faisait des perspectives, les histoires de géométrie projectives etc. ont été finalement plus ou moins résolues à la main intuitivement par les peintres largement avant.

JPU : Exactement, après c’est la différence entre avoir une intuition et raconter une histoire cohérente et puis d’avoir quelque chose qu’on peut démontrer ou argumenter sur des bases plus sérieuses le fait que ce soit vraiment comme ça. C’est aussi ça la différence. C’est vrai d’ailleurs pour toute cette discussion entre les sciences et les arts ou la philosophie ou autre chose. C’est qu’il faut faire la distinction entre ce qui est la part de l’intuition, du modèle que l’on peut construire comme une construction intellectuelle et de la chose qu’on va pouvoir montrer, qui va pouvoir ensuite être démontrée et qui est un savoir reproductible qui va vraiment pouvoir passer dans le domaine public comme quelque chose d’avéré. Bien sûr toujours dans un cadre théorique avec des imprécisions et ainsi de suite. On va s’arrêter un peu sur cette histoire-là parce que ça pourrait durer des heures, je vais quand même vous dire que ça a énormément inspiré les musiciens, il y a eu énormément de compositions autour de cette harmonie des sphères, en particulier suite à Kepler qui a associé des mélodies à chacune des planètes. La terre chanterait mi-fa-mi-fa dit-il, et c’est normal, parce qu’il nous explique…

R : Mi-fa-mi-fa c’est quand même très répétitif, c’est un tout petit écart c’est pas beau.

JPU : Mais si c’est famina miseria.

J : Ça fait ambulance

R : C’est ça c’est une ambulance. Bon non parce que mi-fa-mi-fa c’est pas le même intervalle qu’une ambulance mais bon.

JPU : En fait l’amplitude du motif va dépendre de l’excentricité de l’orbite.

excentricite-de-lellipse

R : Juste deux secondes, on explique excentricité de l’orbite. Attention, ce ne sont pas des gros mots. En gros l’orbite c’est la trajectoire que suit une planète, c’est approximativement une ellipse, une ellipse c’est un cercle regardé plus ou moins de côté, c’est une façon comme une autre de décrire une ellipse. C’est à dire que vous prenez n’importe quel cercle autour de vous, en fait quand vous le voyez, à moins d’être complètement en face, ce que vous voyez c’est une ellipse. Regardez le bord d’un verre, le bord d’un bol, c’est une ellipse que vous voyez. Evidemment plus le cercle est “penché” par rapport à vous, plus l’ellipse est allongée, déformée par rapport au cercle. L’excentricité c’est ce qui mesure cette déformation, plus l’excentricité est élevée plus l’ellipse est allongée et donc se rapproche plus d’un segment carrément plutôt que d’un cercle. Et plus l’excentricité est faible plus on est proche d’un cercle.

JPU : Oui c’est bien ça ! [rires]

R : Merci, quand tu veux pour faire ton assistant.

JPU : Donc Kepler a formulé les lois de Kepler [rires].

I : Ah oui ça c’était bien…

JPU : C’est clair ça non ? Kepler a formulé les lois de Kepler, qu’est-ce qu’elles disent ces lois de Kepler ? Elles disent qu’il y a un rapport entre la période et la taille de l’orbite, elles ne sont pas indépendantes.

R : La période c’est le temps que ça prend…

JPU : Le temps pour faire un tour et puis la taille, il y a une relation mathématique entre ces deux-là.

R : Entre la longueur de la ficelle et le temps de balancement d’un pendule en fait ?

J : Et qui ne dépend que de la masse de l’étoile, pas de la masse de la planète.

JPU : Alors en première approximation n’est-ce pas ? Parce que ça c’est une question de concours. [rires]

R : Il l’a déjà posée d’ailleurs [rires].

JPU : Pour ceux qui ont fait leurs études avant les changements de programme, ils se rappelleront qu’il faut introduire la particule réduite et étudier le mouvement dans le référentiel barycentrique.

R : Soyez pas trop entre vous parce que je vous rappelle que moi je n’y suis pas passé.

Première loi de Kepler Crédits : Futura-Sciences
Première loi de Kepler
Crédits : Futura-Sciences

JPU : Ce qui est important c’est que si la trajectoire est un cercle, l’excentricité est nulle, on va parcourir l’orbite à vitesse constante. Si l’orbite est un peu aplatie, c’est à dire qu’au lieu d’avoir un seul centre comme le cercle, on va avoir deux foyers, donc l’un va être occupé par l’étoile et donc il va y avoir deux positions privilégiées, il va y avoir le point le plus proche de l’étoile donc le périhélie si c’est le plus proche du soleil, et le plus loin l’aphélie.

Kepler a formulé une loi qu’on appelle loi des aires, c’est à dire que l’aire de l’orbite balayée en un temps donné est constante. Ce qui veut dire que la planète va plus vite quand elle est proche du soleil que quand elle est loin.

La même surface (en bleu) est parcourue durant une période de temps fixe. La flèche verte représente la vélocité. La flèche violette dirigée vers le soleil est l’accélération, les deux autres flèches violettes sont les composantes parallèle et perpendiculaire de la vélocité. Crédit : Gonfer pour wikipedia
La même surface (en bleu) est parcourue durant une période de temps fixe. La flèche verte représente la vélocité. La flèche violette dirigée vers le soleil est l’accélération, les deux autres flèches violettes sont les composantes parallèle et perpendiculaire de la vélocité. Le soleil est à l’intersection des deux droites. 
Crédit : Gonfer pour wikipedia

Ça veut dire que je peux imaginer mon ellipse et puis localement je peux mettre des cercles, un cercle qui aurait la taille du plus grand cercle et du plus petit cercle qui sont parcourus à des vitesses différentes. Si j’associe la vitesse de parcours de ce cercle à une fréquence, la fréquence à laquelle je tourne, sur une année je vais passer d’une fréquence basse à une fréquence haute, et je vais faire une oscillation comme ça. Si c’est un un cercle, les deux cercles ont exactement la même taille et sont identiques à l’orbite, plus l’orbite est excentrique plus je vais avoir des cercles différents.

R : Mange un morceau, je vais traduire ça.

Les foyers sont en rouge, le soleil en a, la planète en violet sur l’ellipse. A l’aphélie le cercle a le rayon minimum (rmin), à la périhélie le rayon maximum (rmax). Source : Wikipédia
Les foyers sont en rouge, le soleil en a, la planète en violet sur l’ellipse. A l’aphélie le cercle a le rayon minimum (rmin), à la périhélie le rayon maximum (rmax).
Source : Wikipédia

I : Non mais c’est clair.

R : C’est vrai tu trouves ça clair ?

I : C’est vachement bien expliqué ouais.

R : Ouais mais toi t’as fait plein de science dans ta vie, on essaie de s’adresser aussi aux gens qui n’ont pas forcément fait de sciences dans leur vie. Peut-être que là quand même il est temps d’éclaircir. Donc une ellipse qui est un cercle sur lequel on a frappé, un peu aplati, on peut essayer d’y coller le cercle qui ressemble plus à l’endroit pointu et le cercle qui ressemble le plus à l’endroit le plus plat, le moins courbé, pour essayer de s’en approcher le mieux à ces deux endroits. Comme ce que disent les lois de Kepler, si j’ai bien compris parce que je suis très très mauvais pour les lois de Kepler, je ne connais pas, ça dit que plus le cercle est grand plus ça va vite ?

JPU : Non, plus ça va lentement.

R : Plus ça va lentement pardon, j’y connais rien, faut vraiment me surveiller de très près. Donc plus le cercle est grand plus ça va lentement, et donc la vitesse correspond à ce cercle qui approche l’ellipse et donc en gros ça veut dire qu’au cours du parcours de l’ellipse la vitesse va varier de la vitesse du plus petit cercle qui ressemble le plus à l’ellipse quand elle est pointue à la vitesse du plus grand cercle. Ça va ?

JPU : Ben je ne suis plus sûr de comprendre maintenant [rires]

R : Bon d’accord. Je m’arrête.

R : Attends j’avais pas prévu d’expliquer ça et en plus je ne comprends rien parce que ce sont des choses que je ne connais pas. Globalement ça dit juste que la vitesse va varier de plus rapide à certains endroits de l’ellipse à plus lente ailleurs.

JPU : C’est ça, soyons simples. Si c’est un cercle ça va à vitesse constante, si c’est une ellipse la vitesse change. Comme ça tourne, ça change de façon alternative. Quand ça va vite, ce sont des notes plus aiguës et quand ça va lentement ce sont des notes plus graves.

Mélodies que joueraient les planètes d'après l'Harmonie des mondes de Kepler
Mélodies que joueraient les planètes d’après l’Harmonie des mondes de Kepler

R : D’où le mi-fa-mi-fa ?

JPU : Voilà, donc la terre qui a une orbite presque circulaire.

R : C’est mi-fa-mi-fa parce que ça ne bouge presque pas ?

JPU : Voilà.

R : Parce que mi-fa ce sont des notes très proches l’une de l’autre.

JPU : Voilà, et donc ça, ça a été utilisé par plein de gens, il y a eu des compositions au Moyen-Âge sur ces idées-là. Je t’ai donné le morceau là, alors on ne va pas l’écouter parce que lui aussi il fait 23 minutes, c’est de Wille Ruff et John Rodgers, ce sont des jazzmen américains et en 2008 ils ont écrit une pièce électroacoustique qui s’appelle The Harmony of the world, l’harmonie du monde “Mercury outward”, ça veut dire qu’on part de Mercure et qu’on va vers l’extérieur. Ils vont utiliser les motifs que Kepler a défini et ils vont les balayer avec la période des orbites donc plus vous allez loin du soleil plus les planètes tournent lentement.

Alors à l’époque en 2008 Pluton était encore une planète donc ils vont jusqu’à Pluton, aujourd’hui il faut s’arrêter plus tôt, après il faut continuer plus loin s’il y a la planète X on ne sait pas, ce n’est pas encore décidé. Pluton qui a une période qui fait 248 ans, donc ça ça fait 20 minutes et 42 secondes, donc ils ont une pièce qui représente 264 ans de l’évolution du système solaire et on entend les planètes les unes après les autres, tu peux nous en faire passer un petit bout puis sauter de temps en temps ?

Harmony of the world, Wille Ruff et John Rodgers (version abrégée)

JPU : Vous voyez vous avez ces sons qui oscillent, et ces sons il faut imaginer…

R : Là c’est Mercure alors tu dis ?

JPU : Tu as commencé complètement au début ?

N : Tout au début.

JPU : Vous vous rappelez que je vous ai parlé de l’avance du périhélie de Mercure l’année dernière pour le thème de la relativité générale (ici) ? Une planète extraordinaire Mercure. [La musique change]

R : Alors le deuxième son ? C’est Vénus ?

JPU : Vénus c’est une note constante parce qu’elle est quasi circulaire, ça ne change pas.

R : Là c’est la terre en troisième là ?

JPU : Oui.

R : Ah ben oui on entend que ça change mais très peu.

JPU : Oui.

R : D’accord.

JPU : Après on va avoir Mars qui va rentrer. Donc ça monte et ça descend avec une amplitude différente mais de façon de plus en plus longue parce plus on va loin plus la période de l’orbite est longue.

R : Mars ça ne change pas des masses non plus.

JPU : non. [La musique change]

J : C’est qui ça ?

JPU : Après Mars qui est-ce qui vient ?

R : Jupiter !

Ordre des planètes. Source : Planète Astronomie

JPU : Ouais cool !

R : Je me suis souvenu du moyen mnémotechnique que j’ai appris quand j’avais 7 ans. [La musique change, le son est grave et vibre] Oula ! Alors le fait que ce soit plus grave c’est parce que plus c’est rapide plus c’est aigu ?

JPU : C’est ça. [La musique change, ça tapote]

R : Hum non mais c’est bien c’est bien… Non mais si ça me plait beaucoup !

JPU : Ça dure longtemps mais ça c’est un truc il faut s’allonger l’écouter dans le noir tranquillement et puis se laisser planer. Il y a des gens qui n’aiment pas, mais ce n’est pas grave si vous n’aimez pas !

R : C’est une expérience paranormale.

JPU : Il y a plein de musiques qu’on va écouter que vous n’aimerez pas mais ce n’est pas grave. Que plein de gens n’aiment pas mais ce n’est pas important.

R : C’est bien de savoir ce que c’est quand même, ça change l’écoute.

JPU : Exactement. Ça change l’écoute. Avec Eddie Ladoire on s’était amusés, on ne pouvait pas refaire la même chose, parce que ça avait déjà été fait. Donc on a quand même pris les étoiles qui orbitent autour du centre galactique donc là où il y a le trou noir super massif, du coup elles ont des orbites beaucoup plus elliptiques donc ça donne des motifs beaucoup plus riches. On s’était amusés à faire ces choses là avec les étoiles qui tournent autour de Sgr A*.

R : Moi ce qui me plait vachement c’est que c’est vraiment très dans ce qu’on fait, c’est pour la radio et ça explique des trucs de science.

JPU : La vulgarisation musicale… Dans mon fichier tu as trouvé Kamelott. J’adore Kamelott, on aime tous, on aime tous Alexandre Astier, que l’on remercie une fois de plus d’avoir fait la voix off du film sur la relativité générale de l’IHP.

R : Donc il a fait la voix off d’un film fait par l’IHP ?

JPU :  Oui !

R : Je ne le savais même pas !

JPU : Mais oui le film Einstein et la relativité générale qui a été diffusé l’année dernière sur RMC et qui sera diffusé au festival de Fleurance. Ça c’était pour le remercier parce qu’il nous a fait ça gentiment.

Einstein et la Relativité Générale : une histoire singulière – Extrait, Institut Henri Poincaré

Donc dans Kamelott il y a un épisode qui est extraordinaire. Je vous rappelais la quarte, la quinte, la tierce, et pendant très très longtemps la théorie de la musique c’était jouer avec ces accords et tout autre accord était exclu. Il a un petit épisode, c’est dans la saison deux je crois, et que j’ai là et que vous pouvez faire écouter parce que c’est merveilleux, ça va nous faire rire 5 minutes. C’est une manière tout à fait décalée de voir l’évolution de cette théorie de la musique et puis les différences entre les gens qui faisaient cette théorie de la musique des gens qu’on appelait des musiciens mais qui n’étaient en fait que des mathématiciens. Parce qu’ils ne jouaient jamais et qu’ils ne composaient pas et qui donnaient une grande symbolique à ce qui avait le droit d’être utilisé et puis les autres qui étaient des troubadours, qui faisaient de la musique sans se soucier de la théorie et jouaient vraiment. Il utilise ça et je trouve que c’est très drôle, ça va nous faire 3 minutes pour souffler et on peut vous faire écouter ça.

Episode de Kamelott sur la quinte juste.

JPU : Bon voilà, ça résume un peu plusieurs siècle d’histoire, mais c’est pas faux hein, il est fort !

R : Mais surtout c’est pas faux que ça reste dans la tête cette chanson à la con. [rires]

JPU : On verra à la fin de l’émission si on l’a encore dans les oreilles.

Bon voilà ça c’est un premier développement, on peut vraiment développer longtemps là dessus. Je vous ai dit tout à l’heure que tout ce que l’on sait de l’univers, enfin presque tout ce que l’on sait de l’univers vient de la lumière que l’on reçoit des étoiles et des galaxies. Se pose la question des différences et similarités entre le son et la lumière. La première similarité c’est que les deux sont des ondes, donc des choses qui se propagent, mais pas des ondes identiques. Le son est une onde de pression, donc la pression d’un gaz qui se propage. Alors que la lumière c’est une onde électromagnétique, donc une onde dans le champ magnétique, le champ magnétique c’est ce qui fait bouger les boussoles, le champ électrique c’est la base de l’électricité donc il peut y avoir de ces propagations. Dans le vide ce que l’on sait c’est qu’elles se déplacent à une vitesse constante, qu’on appelle d’ailleurs la vitesse de la lumière, et toutes les ondes électromagnétiques, indépendamment de leur fréquence ou de leur longueur d’onde vont se propager exactement à la même vitesse. Pour se rendre compte de la différence entre ces deux types d’ondes…, d’ailleurs quand est-ce qu’on a commencé à sentir la différence, est-ce que vous en avez une idée ? Disons entre la lumière déjà avant, parce qu’on va dire que les ondes électromagnétiques avant Maxwell on ne peut pas trop en parler, mais le fait qu’il y avait une différence fondamentale entre le son et la lumière ?

R : J’aurais plutôt tendance à me poser la question du jour où on a trouvé des points communs mais heu…

JPU : Oui ou des points communs…

R : Parce que c’est quand même pas très naturel de rapprocher les deux.

J : Oui pour moi on s’est toujours dit que c’était différent.

JPU : C’était différent mais quand est-ce qu’on a commencé à les comparer, je veux dire expérimentalement ? C’est beaucoup dire quand est-ce qu’on a commencé à les comparer mais une expérience emblématique de physique que je suis sûr que vous faites au Palais de la découverte d’ailleurs.

R : Avec les figures d’interférences ?

JPU : Ah non ça c’est super éduqué ! Non c’est l’expérience où l’on met une clochette dans une cloche à vide.

R : Ah oui ! Et comme on fait le vide on n’entend plus rien parce que le son n’a plus de gaz pour se propager.

JPU : Voilà c’est ça. Donc ça c’est Robert Boyle, 1660.

R : Quand tu dis “vous faites”, tu sais je ne fais pas.

JPU : Non mais c’est parce que tu es au département de math mais il y a des collègues qui le font, on peut être ouvert d’esprit.

J : Et la comparaison qu’il fait c’est que ça marche avec de la lumière par contre. Bon la même expérience avec une bougie ça ne marche pas non plus…

JPU : C’est une expérience de collège, on met une clochette à l’intérieur d’une enceinte en verre dans laquelle on a fait le vide, on remue le récipient, on voit la clochette vibrer mais on ne l’entend pas vibrer, on ouvre, là on entend “Psccht”, c’est l’air qui rentre à l’intérieur de l’enceinte, là si on remue et on voit la clochette vibrer et on l’entend aussi sonner.

Expérience de la sonnette sous vide, Quantum Boffin

Donc on arrive à la conclusion que le son ne peut pas se propager dans le vide alors que la lumière le peut. Ça c’est vraiment une expérience très importante parce qu’elle montre vraiment une différence fondamentale entre le son et la lumière. Alors après des différences il y en a plein, vous avez tous un jour ou l’autre vu un orage, vous savez qu’on voit d’abord l’éclair et on l’entend après, elles n’ont donc pas la même vitesse, et ainsi de suite donc on peut faire la liste de tout ce qui est similaire. Tout ce qui va être similaire c’est lié finalement au caractère ondulatoire de la lumière et puis il va y avoir des choses qui vont être différentes parce que la lumière a d’autres propriétés. Ça, ça va être intéressant en particulier dans la nature, et on pourrait commencer à faire le jeu de construire un nouvel orchestre, il va y avoir plein de phénomènes physiques déjà sur la terre que l’on voit et qui produisent des sons. Il y a le tonnerre par exemple, il y a les dunes, il y a eu beaucoup de travaux sur le chant des dunes, là on a des tas de sable qui vont entrer en vibration et qui émettent des sons.

Aurore Boréale en Alaska, Joshua Strang
Aurore Boréale en Alaska, Joshua Strang

Pour ceux qui ont eu la chance de voyager dans le grand nord ils ont vu des aurores boréales. J’en ai vues, je n’ai jamais entendu le moindre son mais dit-on, ça ce sont les inuits qui le disent, il y a des légendes qui racontent que les aurores boréales crépitent, elles émettraient du son.

R  : Il y a des explications scientifiques à ça ?

JPU : Ben les aurores boréales ce sont des particules de haute énergie qui circulent le long des lignes de champs magnétique et qui viennent heurter la haute atmosphère donc il y a des phénomènes électriques, est-ce qu’ensuite ça crépite ? Je n’en sais rien, mais je n’ai jamais entendu d’enregistrement de ça, mais il y a des gens qui en parlent, et il faut toujours se fier au savoir populaire. [rires]

Quoi qu’il en soit il y a plein de phénomènes qui vont produire du son et de la lumière et on pourrait s’amuser déjà à étudier plein de phénomènes de notre environnement simplement avec le son, voir si on est capable de les reconnaître. Est-ce que je reconnais une dune quand c’est une dune qui vibre ? Ou est-ce que j’ai besoin de voir la dune pour l’identifier ? Ça c’est un autre fil qu’on peut dérouler et qui va nous emmener doucement vers l’astronomie en fait et l’astrophysique, cette question de savoir, est-ce qu’on peut voir les sons, est-ce qu’on peut entendre les couleurs, finalement c’est un peu ça la façon dont on pourrait résumer ça. Ces questions il y a plein d’artistes qui se les sont posées avant les scientifiques. Est-ce qu’on peut voir les sons, est-ce qu’on peut entendre les couleurs ?

J : C’est de la synesthésie non ?

JPU : Aujourd’hui oui on identifie ça à la synesthésie.

J : Parce qu’il y a des gens qui effectivement entendent des sons quand ils voient des couleurs et le contraire.

Fugue in Rot (Fugue en rouge) 1921, 24,4 x 31,5cm, aquarelle et crayon /papier/ carton. Suisse, collection particulière, en dépot au Zentrum Paul Klee, Berne.
Fugue in Rot (Fugue en rouge) 1921, 24,4 x 31,5cm, aquarelle et crayon /papier/ carton. Suisse, collection particulière, en dépot au Zentrum Paul Klee, Berne.

JPU : C’est ça, donc il y a beaucoup de compositeurs qui ont cette caractéristique-là. Il y a des compositeurs par exemple qui étaient des mélomanes et qui ont fait beaucoup de toiles inspirées de la musique par exemple Paul Klee, il y a des œuvres comme les fugues en rouge ou ce genre de chose, il a des peintures qui représentent l’orchestre et c’est vraiment comme des fugues c’est à dire qu’on a des motifs qui se courent les uns après les autres avec des modifications légères de couleur.

Vous connaissez tous Fantasia, vous avez vu Fantasia quand vous étiez petits ou même quand vous étiez plus grands, il y a ce ballet de couleurs à un moment, alors là l’histoire est assez intéressante parce que ce processus aurait été inventé par Charles Blanc-Gatti qui était un ingénieur suisse, il a construit ce truc qui permet d’associer à chaque instrument une couleur qui dépend de la fréquence qui est jouée et il projetait les couleurs sur l’écran. on dit qu’en 1938 il aurait rencontré Walt Disney, il lui aurait montré son invention, il y a eu la guerre et puis après tout ça il y a Fantasia qui serait sorti. Blanc-Gatti a fait un procès à Walt Disney pour l’utilisation de son idée. Ça ce sont des choses qui aujourd’hui sont courantes, il y a plein d’écrans, je ne sais pas si vous utilisez ça, sur votre ordinateur, quand vous écoutez de la musique ils font des ballets. Il est clair qu’à partir du moment où l’on a des signaux, numérisés d’ailleurs, on peut s’amuser à les représenter aussi bien de façon visuelle que de façon sonore.

Dans les musiciens il y en a plein aussi qui étaient synesthètes comme tu dis. Un que j’adore moi c’est Scriabine, je ne sais pas si vous aimez Scriabine.

J : Connais pas.

JPU : C’est un compositeur fou, lui il a créé un orgue à couleurs, j’adore parce que ça fait très Boris Vian. Donc il y avait le pianocktail c’est pour ceux qui aiment la musique et l’alcool en même temps (L’écume des jours). Et puis il y avait l’orgue à couleurs, Scriabine a créé ça au début du XXème siècle et il a écrit une pièce appelée Prométhée (1908-1910) dans lequel il utilise cet orgue à couleurs. Donc il y a des projections de couleurs pendant la représentation et il a d’ailleurs associé à chaque note une couleur.

Prométhée, Alexandre Scriabine

En fait si on y  pense, la gamme qui passe par tous les demis tons on appelle ça une gamme chromatique, donc en fait cette notion elle est là depuis toujours. Dans les autres compositeurs que j’adore il y a Olivier Messiaen et lui a beaucoup composé avec la couleur. J’ai une petite citation de lui, dans un truc qu’il appelle la musique des couleurs

Certaines sonorités sont liées pour moi à des complexes de couleurs et je les utilise comme des couleurs en les juxtaposant et en les mettant en valeur les unes par rapports aux autres comme un peintre souligne une couleur par sa complémentarité.

Couleurs de la cité céleste, Olivier Messiaen

Donc finalement il compose vraiment comme un peintre, c’est à dire qu’il va utiliser les complémentarités et tout ça. Aujourd’hui c’est vrai que comme tu le disais c’est relié à quelque chose qu’on appelle la synesthésie donc cette possibilité d’avoir des réactions sensorielles de sens qui sont a priori déconnectés. Ça c’est très documenté, on dit par exemple de Richard Feynman aurait été synesthète entre les graphèmes et la couleur, donc il voyait les graphèmes en couleur, il faut savoir que Richard Feynman c’est lui qui a inventé les fameux graphs de Feynman qui sont des techniques avec des pictogrammes pour faire des calculs en théorie des champs en physique des particules (voir aussi le dossier sur Feynman).

Exemple de diagramme de Feynman, Dieter Zeppenfeld
Exemple de diagramme de Feynman,
Crédit : Dieter Zeppenfeld

Beaucoup de compositeurs sont synesthètes…

R : Cela dit même avant qu’on parle beaucoup de synesthésie, des Kandinsky, des Klee ont fait ça j’ai l’impression, de ce que j’en ai entendu dire, c’était une démarche assez scientifique pour faire “progresser l’art” ou faire un art “complet”, immersif. C’était une différence d’approche un peu.

JPU : C’est ça, c’est la différence entre utiliser les deux dans une approche globalisante et le fait d’avoir la capacité quand tu entends un son à l’associer à une couleur. Et ça c’est quelque chose que tu ne décides pas, ce n’est pas une démarche, c’est juste une habilité que tu as. Ça aujourd’hui ça intéresse beaucoup les gens qui travaillent en neurophysique parce qu’ils essaient de comprendre pourquoi certaines personnes développent cette habilité. Il y a des théories en particulier liées au fait que lorsqu’on fait de la musique depuis très très jeune ça affecte le développement du cerveau et donc finalement tu as une certaine adaptation et tu vas créer des connexions entre des zones qui sont a priori peu connectées.

J : On avait fait un épisode sur la synesthésie et ce qui est assez amusant c’est que c’est un épisode où il y a beaucoup beaucoup de commentaires de gens synesthètes qui nous font part de leurs témoignages. Ils nous disent qu’ils ont perdu leur synesthésie ou qu’ils l’ont gagnée, c’est assez intéressant.

JPU : Alors moi j’ai une expérience de synesthésie assez extraordinaire, en général les gens c’est entre le son et la couleur, ou les graphèmes ou les nombres. Moi j’en ai un extraordinaire, j’ai un fils qui est violoniste amateur, quand il était petit, vers 6-7 ans, souvent quand il jouait et qu’il était très concentré sur son violon, il se léchait les babines. Je lui ai dit qu’il fallait arrêter ça : quand tu es en concert ce n’est pas beau de faire comme ça avec ta langue quand tu joues du violon. Il m’a dit “mais papa, il y a des sons sucrés et des sons salés !”. C’est le premier cas de synesthète gourmand musical. [rires]

Ce sont des choses qui sont assez intéressantes, on peut imaginer que des artistes qui sont vraiment dans leur art vont développer une approche sensorielle qu’on n’aurait pas si on n’avait pas une pratique instrumentale ou artistique très poussée. Donc voilà, sons et couleurs !

Maintenant on va commencer à parler du ciel un petit peu. En général, quand je demande si on peut parler du ciel en musique, je dis : quelle est la meilleure œuvre de vulgarisation scientifique musicale ? Est-ce que vous pouvez chercher dans votre mémoire et me dire ce qui vous vient à l’esprit ?

Galaxy song, Monty Python

Tu peux t’arrêter là, vous la trouvez sur youtube celle-là ! C’est les Monty Python, dans Le sens de la vie si mon souvenir est bon, c’est Galaxy song, et ça c’est un truc qui a marqué notre jeunesse parce que c’est quand même un truc extraordinaire. Et en fait quand on y pense, tout ce qu’ils racontent est exact. Donc c’est une bonne façon de faire de la vulgarisation. Donc tu me disais que Stephen Hawking avait chanté ça ? Je n’étais pas au courant.

R : Reprenant Queen avec tout un truc sur la physique quantique.

JPU : Han j’adore Queen !

R : Non mais tu connais ce truc là ? J’imagine que tu l’as vu, sur la physique quantique…

JPU : J’ai vu j’ai vu, mais j’adore Queen ah !

R : Ne nous éloignons pas, tu étais enfin parti dans le ciel.

JPU : Non, parce qu’on ne va pas commencer à parler de Queen maintenant.

R : Non non.

JPU : Donc maintenant on voudrait aller regarder un peu les objets du ciel et se demander ce qu’ils nous donnent en terme de possibilités musicales. La musique c’est des rythmes, c’est des mélodies, c’est des sons donc il va falloir chercher tout ça. On peut commencer par le rythme, comme ça on fait un petit récapitulatif sur ce qu’on avait déjà raconté l’année dernière à propos des étoiles à neutrons. En 1967, à Cambrige, une jeune astronome qui s’appelle Jocelyn Bell travaillait sur le développement d’un radio-télescopes et elle détecte un signal radio qui avait un pouls de 1.3 secondes, donc “tictictictictic” comme ça, extrêmement régulier. Au départ elle présente ça à son directeur de thèse Anthony Hewish qui pense que ça doit être un problème instrumental, à vérifier [NDT : il sera récompensé d’un prix Nobel pour cette découverte, mais pas elle]. Elle va travailler énormément pour prouver que c’est un vrai signal. C’était un des premiers radiotélescopes donc il était en construction, c’était quelque chose d’expérimental. Quelques mois plus tard elle va en découvrir un deuxième, et comme on ne sait pas ce que c’est, ce sont des objets qui font “tictictictictic” donc qui émettent beaucoup d’énergie, qui tournent très vite, donc qui sont à la fois gros et petits donc il faut comprendre ce que ça veut dire. C’est tellement régulier que ça ne fait pas phénomène naturel.

J : Il y avait des radio-télescopes avant mais je pense que c’est la première fois qu’on atteignait des possibilités de fréquences aussi rapides, avant on pouvait entendre des phénomènes plus lents mais ce phénomène là c’était la première fois qu’on l’observait. De l’ordre de la milliseconde…

JPU : Exactement. Là c’étaient des pulsars dont la période était d’une seconde à peu près, quelque chose comme ça. Donc on ne savait pas ce que c’était et en général si vous trouvez quelque chose qui est trop régulier,… Le nom qui leur a été donné un peu par plaisanterie c’était LGM-1 et LGM-2, pour little green men. C’est un peu l’argument théologique, si vous trouvez un objet super sophistiqué, l’explication la plus simple c’est qu’il y ait un type super intelligent qui l’a créé, parce que la nature ne peut pas créer ça.

Animation représentant le signal envoyé par un pulsar. Image Credit: Michael Kramer (University of Manchester)
Signal envoyé par un pulsar.
Crédit: Michael Kramer (University of Manchester)

On connait tous la pente glissante sur laquelle nous amène ce genre d’arguments. Aujourd’hui on appelle ces objets des pulsars et celui-ci s’appelle  PSR B1919+21 donc c’est beaucoup moins poétique.Ce qu’on sait de ces pulsars c’est que ce sont des étoiles à neutrons qui tournent très très rapidement, qui ont un champ magnétique et qui agissent un peu comme un phare, un phare électromagnétique.

Quand le beam du champ magnétique croise l’orbite de la terre, dans ce cas-là on va détecter un signal. Aujourd’hui on en connaît des dizaines, des centaines. On reçoit une onde radio, avec une antenne radio, et donc c’est un signal que l’on peut écouter, j’ai l’enregistrement là, tu as le pulsar de Vela (pulsar des Voiles, PSR B0833-45)

Pulsar de Vela [NDT : Concernant l’explication ci-dessous, a priori ce pulsar tourne bien à 11 tours/seconde, celui qui a été passé pendant l’émission devait être un autre pulsar]

Alors ce qu’il faut savoir c’est qu’il s’est formé il y a 12.000 ans et que ça fait 12.000 ans qu’il fait tictictictic comme ça à 11 tours par seconde, non je dis des bêtises c’est pas ça 11 tours par seconde.

J : Là c’était pas 11 tours par seconde.

JPU : Non. J’ai pas la fréquence là.

J : C’était deux ou trois tours.

JPU : Oui deux ou trois. En tout cas ça fait 12.000 ans qu’il tourne comme ça donc on peut l’écouter pendant longtemps, donc on a des rythmes. Chaque pulsar va avoir sa signature rythmique particulière. Donc pourrait se dire qu’on peut les utiliser pour jouer avec un orchestre, avoir quelques percussions. Ça ça a été fait, on peut l’écouter, c’est une pièce qui s’appelle Le noir de l’étoile qui a été écrite par Gérard Grisey à la fin des années 80, c’était 89-90 je crois. Il a écrit une pièce pour pulsar et les percussionnistes de Strasbourg.

N : Il faut de l’organisation pour rassembler tout le monde.

JPU : Oui c’est ça on ne sait pas qui paie le voyage, mais le pulsar est là via radiotélescope. Il faut savoir que Vela on ne le voit, si mon souvenir est bon, que de l’hémisphère sud. Il faut des amis dans l’hémisphère sud avec un radiotélescope mais après on peut retransmettre le son. Donc si tu veux, on peut écouter un petit morceau du Noir de l’étoile. L’enregistrement n’est pas très bon, j’ai récupéré ça sur internet mais on reconnait le pulsar et ensuite vous allez entendre les percussionnistes rentrer les uns après les autres.

Le noir de l’étoile, Gérard Grisey

Voilà, après ce sont des œuvres de percussions, mais je trouve que c’est assez intéressant de voir qu’on peut discuter avec un pulsar.

Donc voilà on a des sons, ce sont des ondes électromagnétiques, des ondes radios, donc on les a transformées en sons et comme on l’a dit, si on a le droit de le faire pour les ondes électromagnétiques on a le droit de le faire pour d’autres types d’ondes. La fois passée on a parlé des trous noirs, de la coalescence des trous noirs et d’émissions d’ondes gravitationnelles, donc on peut le faire aussi.
J’ai quelques simulations numériques de coalescence de trous noirs, donc deux trous noirs qui tournent l’un autour de l’autre, ce qu’il se passe c’est que les deux trous noirs dans cette “danse” vont émettre des OG donc ils perdent de l’énergie. S’ils perdent de l’énergie ils vont se rapprocher l’un de l’autre en tournant de plus en plus vite. Donc on s’attend à avoir un signal qui est périodique mais avec une fréquence qui va augmenter jusqu’au moment où on va avoir la coalescence des deux objets. C’est ce qu’on appelle en anglais un chirp, on va avoir la fréquence qui va augmenter, l’intensité qui va un peu augmenter et puis les deux trous noirs vont fusionner et puis il va y avoir une phase appelée phase de ring down, donc il va y avoir des petites oscillations très rapides. Puis il y a un fameux théorème sur la physique des trous noirs qui dit que les trous noirs n’ont pas de cheveux, ce qui veut dire en gros qu’un trou noir n’est caractérisé que par trois quantités, sa masse, sa charge électrique et son moment angulaire et qu’il n’y a pas d’autre information donc quand le trou noir qui résulte de la coalescence des deux autres va être formé, toute l’information aura rayonné et on n’entendra plus rien, donc il faut imaginer qu’après ça disparait complètement, et ça on peut l’écouter. On va écouter des simulations numériques avec des trous noirs de différentes masses. On entend exactement cette histoire.

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Emissions d’ondes gravitationnelles au cours de la phase de coalescence de deux trous noirs.

J : Est-ce que c’est vraiment la même fréquence en ondes sonores que ce qu’on entendrait si c’étaient des ondes gravitationnelles ?

JPU : Non c’est transposé.

J : Parce que je crois que celles sur les ondes gravitationnelles c’étaient…

JPU : Alors en fait la fréquence va dépendre principalement des différentes masses de trous noirs.

4. - Modélisation de la coalescence de deux trous noirs.      

Donc c’est exactement l’histoire que je vous ai racontée, ça tourne de plus en plus vite et puis plus rien et après on a formé un seul trou noir. Ce son-là n’a pas encore été exploité, mais ça va bientôt l’être parce qu’avec Fabien Waksman dont je vous ai parlé tout à l’heure, on est en train de composer, enfin c’est surtout lui, moi je l’aide un tout petit peu, mais c’est lui le vrai compositeur, écrire donc une pièce qui s’appelle le baiser de la mort, qui raconte exactement ça, la formation de ces deux trous noirs qui vont se mettre en orbite. En fait c’est une question très actuelle ça en astrophysique aujourd’hui, à partir du moment où on a détecté et vu pour la première fois deux trous noirs qui rentraient en coalescence grâce à ce signal d’ondes gravitationnelles, se pose la question de savoir comment se forment des systèmes binaires de trous noirs. Ces trous noirs ont une masse chacun d’à peu près 30 masses solaires [1,988 x 10^30 kg], qu’est ce qu’on attend ? Ces trous noirs-là sont des trous noirs qui viennent de la phase ultime de l’évolution stellaire et donc il faut comprendre pourquoi cette masse-là, est-ce que c’était le système le plus probable ? On en a détecté un deuxième là il y a quelques semaines et on va en détecter de plus en plus et on va commencer à avoir une statistique sur la masse des trous noirs stellaires.

N : On peut écouter un deuxième son peut-être ?

JPU : Oui, on peut écouter un deuxième son oui !

5. - Autre modélisation de la coalescence de deux trous noirs.     

Là ça part plus lentement parce qu’on est plus loin… Donc on peut en faire plein et continuer à jouer avec.

Juste pour continuer sur cette pièce qui sera créée au mois de septembre dans un festival de musique qui s’appelle les vacances de Monsieur Haydn, ça se passe à la Roche-Posay, les 15-16 septembre. Ça sera un quintet avec piano donc il n’y aura pas de sons enregistrés ou de sons numériques, ce sera fait instrumentalement tout ça et on va raconter ces étoiles, l’évolution stellaire, la transformation de ces étoiles en trous noirs, il y a aura probablement des explosions d’étoiles, des transferts de masse d’une étoile à l’autre, tous les phénomènes qu’on peut imaginer dans un système binaire et comment on peut s’amuser à les rendre en sons. Ça sera une pièce qu’on espère pouvoir vous faire écouter fin septembre [NDT : peut-être une version enregistrée pour mars 2017 ?].

Voilà là on a deux exemples, maintenant on peut se poser la question d’objets qui vibrent dans l’univers : qu’est-ce qui vibre dans l’univers ?

R : Je sais pas moi !

JPU : Ah ben y’a rien qui vibre on est tranquille… En fait il n’y avait rien, c’est fini !

J : Les étoiles !

R : Les ondes gravitationnelles ?

JPU : Ça on a fini tu n’étais pas là.

R : Ah j’étais pas là… J’ai raté les pulsars, je pense que ça m’aurait beaucoup plu.

JPU : Tu as raté les ondes gravitationnelles.

J : Une étoile oscille.

JPU : Très bien, les étoiles vibrent !

R : Non mais tu sais moi je suis une bille en astro tout ça…

JPU : D’accord mais les billes vibrent aussi tu vois [rires]. En fait il y a une règle générale en physique c’est que tout vibre, on y reviendra tout à l’heure mais tout vibre.

R : Mais du coup ta question servait à rien.

JPU : Exactement, c’était juste comme ça ! Donc effectivement les étoiles vibrent, c’est quelque chose qui a été découvert à partir de l’observation du soleil. Le soleil c’est une boule principalement composée d’hydrogène et d’hélium qui est tenue par sa force gravitationnelle et bien sûr cette boule de gaz peut être sujette à vibrations. Ce dont il faut se rendre compte c’est qu’il y a une production d’énergie au centre de l’étoile à cause des réactions nucléaires, cette énergie doit être transportée de l’intérieur vers l’extérieur et en particulier il y a de la convection donc il va y avoir des mouvements de matière à l’intérieur de l’étoile. En fait on peut imaginer le soleil comme un gros tambour, à cause de ces mouvements de convection on va exciter des modes d’oscillation de la matière, puisque là on a de la matière qui est ionisée donc des noyaux d’hydrogène, des noyaux d’hélium, des électrons libres et puis tout ça est tenu en cohésion par les photons qui interagissent très fortement avec la matière ionisée. Donc on va avoir des ondes de pression qui vont se propager, c’est tout à fait similaire à des ondes sismiques à la surface de la terre.

Structure du soleil par zone. Crédit: NASA/CXC/J.Drake & P.Testa

Je ne sais plus où on en était, ah si on parlait de ce qui vibrait et des étoiles, les étoiles vibrent et donc il va y avoir des systèmes d’ondes stationnaires qui vont se développer dans les étoiles, des modes de vibrations, donc on peut voir une étoile comme un tambour qui vibre et le son que va émettre l’étoile va dépendre de ses caractéristiques, de sa composition chimique, de sa masse, si elle a de la rotation, de la structure interne de l’étoile, et d’ailleurs ce sont ces techniques-là qui permettent de mieux comprendre la structure interne du soleil par exemple. On a détecté ces modes, on a appris à les observer aussi pour d’autres étoiles que le soleil et c’est ce qu’on appelle aujourd’hui l’astérosismologie, on peut à partir d’observations en optique reconstruire les vibrations de la surface de l’étoile et donc transformer ces vibrations en sons. De la même façon que si vous observiez les vibrations d’un tambour, à partir de la vibration, essayer de reconstruire le son du tambour.

R : A partir d’un film de tambour sans le son, tu arrives à reconstituer son son ?

JPU : Voilà c’est ça si tu veux.

R : Et ça on sait vraiment faire ?

J : Tu vas parler des céphéides quand même non ?

JPU :  Non je ne vais pas parler des céphéides, mais on peut parler des céphéides si tu veux. Tu veux faire écouter deux étoiles ?

6. Son de l'étoile géante Xi Hya     

Ça c’est l’étoile Xi de la constellation de l’hydre.

R : Ça fait très cœur.

JPU : Oui ça fait un cœur.

R : Qui s’emballe un peu quand même.

JPU : Ça c’est une étoile qui est à 130 années-lumières, 60 fois plus brillante que…

R : Ça va très très vite, c’est très accéléré ou c’est vraiment une vibration ?

JPU : Non c’est le rythme.

Alors il y en a un autre, c’est HR383, c’est une autre étoile, elle a un champ magnétique assez intense qui pulse en 11 minutes et quelques.

7. Son de l'étoile HR3831     

R : C’est un petit battement là.

JPU : Oui est un petit battement. On peut faire des catalogues de choses comme ça.

R : Là tu nous as dit que c’étaient deux étoiles ? Les résultats sont quand même très différents.

JPU : Ah oui oui c’est très différent.

R : Mais tu as transformé les sons de la même façon ou pas ?

JPU : Ah oui oui la procédure est exactement la même, elles n’ont pas du tout les mêmes fréquences.

R : D’accord.

JPU : Les étoiles tu sais il y a des domaines de masse, des domaines de rayon, qui sont très très différents.

R : Donc avec la même procédure ça donne des choses aussi différentes.

JPU : Très différentes, ce qu’il faut savoir c’est que ça ça a été utilisé, il y a un compositeur français qui s’appelle Claude-Samuel Lévine, qui a travaillé avec une astronome qui s’appelle Sylvie Vauclair, ils ont il y a quelques années, sélectionné une douzaine d’étoiles dont les sonorités sont proches des notes de la gamme. Ils ont appelé ça la gamme stellaire et il a utilisé ça pour composer de la musique, lui il joue de la thérémine, il a écrit des morceaux pour thérémine et étoiles. Vous tapez Claude-Samuel Lévine vous allez trouver son site, c’est barré mais c’est bien.

Ondes Martenot et thérémine, Claude-Samuel Lévine

R : Moi ce que j’aime bien c’est qu’après je pense que j’aurai vraiment de quoi répliquer quand on me dira “ah ces matheux avec leurs trucs qui ne servent à rien, leurs délires abstraits etc.” là j’adore, je monte un dossier.

J : On mettra tous les compositeurs en note d’émissions parce que moi j’ai bien envie d’aller tout écouter aussi après.

JPU : Je ne vais pas vous donner toute ma discographie, j’ai une discographie très très longue de ces trucs-là mais je pourrai vous donner quelques pistes d’écoute après.

Donc ça c’étaient les étoiles, on dit que l’univers est vide, il n’y a pas de sons, c’est vrai, mais il y a eu un moment où l’univers n’était pas si vide que ça, il y avait des sons.

R : Le big bang !

JPU : Eh oui, quand on était proche du big bang ! L’univers est en expansion, tout se dilue, mais si on revient en arrière, on vous a déjà fait le film quinze fois, la matière dans l’univers est de plus en plus concentrée donc de plus en plus chaude, donc il y a un moment où la matière est tellement concentrée qu’elle va être ionisée. Donc ça veut dire que la température des photons, donc de la lumière, va être telle qu’en interagissant avec les atomes ils vont arracher les électrons, donc au dessus de l’énergie d’ionisation de ces atomes-là.

Si on remonte plus tôt dans l’histoire de l’univers, l’univers est un grand plasma, à l’image d’une étoile, c’est une étoile qui représente tout l’univers et il va y avoir des ondes qui vont se propager dans ce plasma, des ondes qui sont exactement des ondes de pression donc des ondes acoustiques, donc du vrai son. Alors bien sûr il y a un moment où la matière va se recombiner et l’espace va être vide, mais on peut détecter cette radiation et c’est ce qu’on appelle le fonds diffus cosmologique qui a détecté par WMAP, qui a été détecté par le satellite Planck et étudié, et donc pour ceux qui ont vu ces cartes ovales avec les petites fluctuations de température, si on regarde dans une direction du ciel, on détecte une onde électromagnétique, qui nous permet d’assigner une température à cette direction du ciel, et donc là on a vraiment une photo de l’univers environ 300.000 ans après le big bang.

Image de la radiation du fond diffus cosmologique prise par le satellite Planck. Crédit : ESA/Planck consortium
Image de la radiation du fond diffus cosmologique prise par le satellite Planck.
Crédit : ESA/Planck consortium

En fait une fois qu’on regarde le ciel comme ça on peut se demander, vu qu’il y a des modes de vibration, chaque mode de vibration va avoir une amplitude donc on va faire un spectre en fonction du mode de vibration, de l’amplitude, on va tracer une courbe, c’est ce qu’on appelle un spectre de puissance (pour plus d’explications voir cet article de blog et cet autre article du même blog).

Spectre de puissance des anisotropies de température mesuré par Planck et fit théorique. Source : ESA
Spectre de puissance des anisotropies de température mesuré par Planck et fit théorique. Source : ESA

Cette courbe elle nous apprend énormément de choses sur l’origine des grandes structures de l’univers, parce qu’elle va nous dire à quelles échelles il y a des inhomogénéités de matières, ce sont ces inhomogénéités qui vont en fait croître sous l’effet de la gravitation pour ensuite former les galaxies qui sont dans notre univers. Donc ça c’est un domaine de la science qui est tout à fait moderne actuellement en astrophysique, qui a été beaucoup étudié. En fait on peut regarder mode par mode et au final vous avez des cartes qui ressemblent à celles où l’on regarde un violon qui vibre, on regarde par interférométrie la vibration de la table d’harmonie d’un violon ou d’une guitare, on voit ces modes de vibration.

Différents modes de vibration de la table d’harmonie d’une guitare. Crédit : Bernard Richardson
Différents modes de vibration de la table d’harmonie d’une guitare. Crédit : Bernard Richardson

Alors ça on peut s’amuser à les transformer en son, on l’avait fait, je l’utilise juste pour vous montrer ce que ça veut dire. Parce que quand on regarde avec un vrai satellite et ses détecteurs, on ne mesure pas directement le signal, il y a tout un truc qui s’appelle le traitement du signal, c’est à dire en gros, enlever tout ce qui n’est pas intéressant, qu’on appelle du bruit, pour pouvoir avoir accès au signal. Là je vais vous faire écouter un canal du satellite Planck, donc des données brutes, une modélisation du bruit, on va faire la soustraction des deux, alors ce n’est pas juste “moins”, on ne va pas prendre les deux fichier et faire moins, mais ce que j’appelle soustraction c’est vraiment le traitement du signal, et ensuite on va voir qu’il y a de l’information après.

R : Là on est en train d’écouter un truc qui est vraiment un objet de recherche, juste on ne “l’écoute” pas, on regarde juste les résultats des mesures j’imagine.

JPU : Oui c’est ça, ça va donner des nombres après.

R : Mais les astrophysiciens sérieux, pas comme toi, ils n’écoutent pas ce que ça donne mais ils regardent les mêmes courbes que toi ?

JPU : Oui…

J : Du coup j’ai mis ça en ligne, c’est ça dont tu parlais ?

JPU : Voilà c’est exactement ça, c’est le spectre de puissance angulaire des anisotropies de température du fond diffus cosmologique. Bravo, c’est ça, superbe merci.

R : Wow ok d’accord.

N : Donc en premier “Raw”

8. Données brutes     

JPU : Oui ça veut dire les données brutes. [grésillements] Ça ressemble à du bruit de la télévision quand il n’y a plus d’émission et qu’on s’est endormi le soir. [le son s’arrête].

Maintenant tu mets Noise. [grésillements]

9. Bruit     

Ça ressemble quand même beaucoup, c’est un bruit blanc. Ensuite on va soustraire ce bruit blanc aux données brutes et on va avoir “Signal”. [une fréquence avec un léger grésillement]

10. Signal     

On sent que c’est bruité mais là il y a une fréquence qui sort et donc il y a de l’information.

J : Et donc il y a une fréquence là et plusieurs autres petites qu’on n’entend pas ?

JPU : Oui bien sûr.

R : Ce n’est pas un son pur.

JPU : Ce n’est pas un son pur, à partir de ça on voit qu’il y a quelque chose et on va pouvoir faire une analyse harmonique de ce truc-là, chercher les fréquences là où il y a de la puissance et c’est là où on va trouver de l’information. Si on pointe dans différentes zones du ciel, ça ne va pas être exactement le même signal et c’est là où il y a de l’information sur la répartition spatiale de ce signal qui va nous donner ensuite comme spectre la courbe en cloche qu’on a déjà vue. Donc ça c’est intéressant parce que ça prouve de façon concrète ce que ça veut dire de faire du traitement de signal. On a deux trucs qui se ressemblent où on a l’impression qu’il n’y a rien et en fait quand on modélise le bruit et qu’on comprend le bruit, on va pouvoir le soustraire et on va pouvoir faire apparaître une information dans laquelle il y a du contenu scientifique.

J : Parce que les premières observations du fonds diffus cosmologique les gens pensaient que c’était du bruit et il a fallu d’autres analyses pour montrer qu’il y avait des fréquences dedans ?

JPU : Je ne connais pas bien l’histoire mais c’est vrai qu’au début, c’est Penzias et Wilson,  c’est en 1965 la première détection, qui étaient des ingénieurs chez Bell, ils ne connaissaient pas la théorie donc ils ne recherchaient pas quelque chose et donc pour eux c’était un bruit qu’ils ont essayé de soustraire tant bien que mal et ce n’est qu’après qu’ils sont rentrés en contact avec des gens à Princeton en particulier James Peebles qui les a aiguillés, et là ils se sont rendus compte qu’ils avaient fait une découverte majeure.

Bon donc ça ce sont des sons qui existent. On peut jouer comme ça, on peut les utiliser à des fins de vulgarisation et puis on peut les utiliser dans des compositions. Pour revenir au travail qu’on avait fait avec Eddie Ladoire, on a utilisé plein de spectres, des spectres de galaxies,… dès qu’on a des spectres on a de l’information et on peut s’amuser à les écouter. Alors souvent il faut les transposer.

J : Est-ce qu’il y a des fréquences survivantes de cette époque-là ? Est-ce qu’il y a des grandes fréquences très lentes qui traversent l’univers ? Est-ce qu’il y a une oscillation de tout l’univers en même temps ?

JPU : Alors il y a des modes de longueurs d’onde qui sont plus grands que la taille de l’univers observable, ça ça existe. Dans les années 2000, à l’époque où je travaillais avec Jean-Pierre Luminet, Roland Lehoucq, Jeffrey Weeks, on se posait la question de savoir quelle était la forme et la taille de l’univers, ce que l’on appelle en math la topologie de l’univers. Donc on a un espace, on apprend avec la relativité générale et l’étude de la cosmologie des choses sur sa géométrie, mais en fait quand on a une géométrie il y a parfois plusieurs topologies qui sont compatibles avec une même géométrie.

Couverture Nature n°425 (Source : Nature)
Couverture Nature n°425 (Source : Nature)

Donc on s’était posé la question parce que c’est une propriété de l’espace qui n’est pas fixée par les équations de la relativité générale, donc on s’était demandé si observationnellement on pouvait s’amuser à mettre des contraintes sur la taille et la forme de l’univers et en 2003 on a publié un article qui a fait la couverture de Nature, c’était top. En prenant les premières analyses du satellite WMAP, il manquait de la puissance aux grandes échelles et il y avait des corrélations entre différents modes, le quadrupôle, l’octopôle, il y avait des anomalies et tout ça, et en fait on avait un modèle qui était un modèle d’une 3-sphère, donc une sphère à 3 dimensions, avec la topologie de l’espace de Poincarré, donc ce fameux dodécaèdre, on avait proposé que finalement c’était ça la forme de l’univers. A l’époque où on avait publié c’était tout à fait en accord avec toutes les observations et puis une fois qu’on avait ce modèle-là ça prédisait d’autres signatures qui n’étaient pas accessibles à l’époque. Avec plusieurs années de travail et de meilleures données, dont les données de WMAP en 2005 et en 2009 on a prouvé que ce n’était pas le cas et avec Planck aussi ça confirme que ce n’est pas le cas.

N : C’est la publication qui disait que l’univers était un ballon de foot ?

R : Non pas un ballon de foot, un dodécaèdre de Poincarré. Pour la petite histoire quand même, il se trouve que c’est, je crois, le premier article que j’ai lu une fois que je me suis retrouvé en formation de journalisme scientifique. Du coup j’ai lu ça, je me suis pris la tête pour essayer de comprendre ce que signifiait ce truc, j’avais à peu près jamais entendu parler de 4D moi. Quand on sort d’études de mathématiques on sait très très bien ce que c’est qu’un espace à n-dimensions mais un espace à 4 dimensions on a du mal. Je me suis pris la tête à essayer de comprendre ce que ça voulait dire. Pour les néophytes c’est très difficile à comprendre c’est juste qu’en 4 dimensions on a le droit de faire des choses…

JPU : Là c’est en 3 dimensions, c’étaient vraiment les topologies de l’espace, ce sont les topologies de l’espace à 3 dimensions.

Une projection d'un hypercube (dans une image bidimensionnelle).
Une projection d’un hypercube (dans une image bidimensionnelle).

R : Mais quand même on a besoin de la quatrième dimension pour le faire. Pour prendre un exemple plus simple que tout le monde peut comprendre, imaginez que vous prenez un cube, c’est pas un cube mais c’est pareil (hypercube), c’est aussi compliqué avec un cube, et qu’on colle l’une à l’autre les faces qui se retrouvent en face l’une de l’autre, vous prenez deux faces vous pouvez le faire, en tordant le cube ça peut éventuellement le faire, vous prenez deux autres faces vous pouvez encore le faire en tordant méchamment mais celles d’après ça ne passe plus. Mais en 4D ça passe. Enfin bon bref, je me souviens que j’avais quand même un peu transpiré et encore plus transpiré quand j’avais essayé d’expliquer ça aux non-matheux qui étaient avec moi dans la formation. Donc c’est un souvenir assez émouvant.

 

JPU : Mais c’était une aventure vraiment sympa, et tu parlais du ballon de football et c’est vrai que c’est ce qui est resté pour pas mal de gens parce que c’est devenu un peu célèbre. C’est le problème quand vous publiez dans ce genre de journaux, après ça attire des journalistes. Il faut que je le retrouve parce que j’avais trouvé ça extraordinaire, c’est à dire qu’après c’était dans tous les journaux et c’est la première et la dernière fois, jusqu’à présent, on ne sait jamais ce que la vie nous réserve, que j’étais dans The Sun, un tabloïd anglais. Ce qu’il faut imaginer c’est qu’un dodécaèdre c’est un polyèdre qui est fait avec des pentagones et donc on avait fait un dessin pour expliquer aux gens qu’on pouvait paver la 3-sphère avec des dodécaèdres donc il y avait une analogie qui était faite d’un pavage d’une 2-sphère avec des pentagones. Donc les gens ont vu ça et ils ont dit “c’est le football shaped universe” et donc il y a un type qui était un commentateur de foot anglais qui a écrit un article sur nous : cosmos is football shaped, c’est le titre de l’article et la citation c’est “cosmology seized that soccer is more important than life and death“, et qui est la conclusion d’une étude scientifique dans Nature. [rires] Comme quoi la science peut vous mener à tout, comme on n’est pas loin des phases finales de l’euro… Tous les moyens sont bons pour faire de la vulgarisation et parler de l’univers c’est surtout ça qu’il faudra retenir de cette émission.

R : Juste, vous avez parlé très très vite des modes de vibration, peut-être quand même de s’arrêter là dessus 3 minutes parce que c’est quelque chose qui est disons évident pour des physiciens, à peu près intuitivement compréhensible pour des musiciens mais on peut peut-être y aller plus doucement.

L’idée c’est de dire que suivant la forme et la taille d’un objet, il va pouvoir vibrer de façon assez naturelle à une certaine vitesse. C’est à dire que vous prenez une longue ficelle, elle va vibrer plus lentement qu’une ficelle plus courte tendue de la même façon. Vous prenez un tambour il va y avoir des ondes qui vont faire des aller-retours à une certaine vitesse et la forme fait qu’à certains endroits ça ne va pas vibrer aussi bien, ça ne va pas se déformer comme il faut et que suivant la fréquence qu’on lui donne, la vitesse qu’on essaie de donner, la façon qu’on a de faire vibrer un objet, que ce soit en une, deux ou trois dimensions, ça va fonctionner plus ou moins bien. Donc quand on parle des modes ce sont les fréquences qui fonctionnent bien avec la forme d’un objet. Je pense que c’est quand même bien de le préciser.

Quatre premiers modes de vibration d'une corde.
Quatre premiers modes de vibration d’une corde.

JPU : Voilà, c’est ça, donc tu prenais l’exemple de la corde, si je prends une corde d’une certaine longueur, la plus petite fréquence avec laquelle cette corde peut vibrer, c’est ce qu’on appelle la fréquence fondamentale. C’est elle qui va vous dire si c’est un la ou un do, puis ensuite il y a les harmoniques, ça va aussi vibrer avec la fréquence double, la fréquence triple et ainsi de suite…

R : Je ne rentrais pas là dedans moi…

JPU : Mais ça nous permet aussi de relier à ce qu’il se passait au début de notre discussion. En fait la puissance relative qu’il va y avoir dans chacun des modes va nous donner la couleur du son, ce sont ces harmoniques-là qui vont donner le timbre d’un instrument. C’est à dire qu’un la d’un violon ce n’est pas un la de trompette et c’est pas un la de n’importe quel autre instrument. Parce que la composition de ces modes harmoniques, donc de ces autres modes de vibration, ne sont pas dans le même dosage et c’est ça qui fait qu’on entend toujours un la mais avec une couleur différente. Ça c’est important. Je donne un truc pour les gens qui auraient envie de passer des concours dans les années à venir, souvent on se dit : si je prends une guitare, ce qui émet le son c’est la corde qui vibre. Parce qu’on parlait de cordes vibrantes et de Pythagore et on dit toujours “comme la corde qui vibre” mais en fait la corde qui vibre n’émet pas de son, le son il est quasiment inaudible, en fait ce qui vibre c’est vraiment la table d’harmonie. Donc là encore la corde qui vibre c’est ce qui va exciter cette membrane qu’est la table d’harmonie et c’est elle qui produit vraiment le son. Comme elle a une forme qui n’est pas simplement une corde, les harmonies et les modes de vibration propres de cette cavité sont beaucoup plus riches.

N : Tu corrigeras ce que je dis parce que je n’y connais strictement rien, à peu près autant que Robin en astrophysique, mais pour avoir l’idée de ce que fait comme bruit une corde qui vibre c’est à peu près le bruit que fait une corde de guitare électrique quand elle vibre et qu’elle n’est pas branchée.

JPU : Exactement. Mais ça c’est pas de l’astrophysique, c’est de la guitare. Si vous n’êtes pas convaincu, quand vous prenez un diapason, vous tapez un diapason, vous le tenez dans vos doigts vous n’entendez quasiment rien, vous le posez sur la table et là vous entendez le son. Il est clair que le diapason c’est l’excitateur qui va exciter l’objet qui vibre qui est la table d’harmonie.

Diapason qui vibre, Unisciel

Pour ceux qui connaissent un peu la physique il faut voir la table d’harmonie comme un filtre qui est excité à une certaine fréquence, c’est un oscillateur forcé avec une fréquence donnée qui est donnée par la corde. Le diapason, normalement tu veux un diapason qui fait la, après bien sûr il va y avoir des harmoniques vu qu’il a une certaine forme. Mais la corde aussi va avoir des harmoniques, ce que je veux dire c’est que la fréquence fondamentale avec laquelle tu vas exciter c’est celle qui va être donnée en gros par la longueur et la tension de ta corde. Ça c’est juste pour revenir à notre ami Pythagore et comme tu es un matheux, on ne va pas parler de ça parce que c’est chiant, mais le fait qu’on puisse décomposer en modes comme ça tout signal périodique c’est derrière les théories de Fourier en particulier et de décomposition modale. Ça c’est vachement important parce que c’est au centre de pleins de développements mathématiques contemporains et en particulier d’un point de vue de la musique c’est ce qui explique qu’on puisse faire des synthétiseurs par exemple. Quand vous avez un synthé, en fait il va avoir une bande de sons purs, donc des fréquences sinusoïdales et il sait comment les agencer en terme d’harmoniques pour reproduire un son qui ressemble plus à un son de piano ou à un son de violon. En fait c’est complètement synthétique, on a fait la bonne balance, on a pris des violons et on a mesuré “toutes” les harmoniques, en fait il y en a une série infinie, on s’arrête à un moment, plus on ajoute d’harmoniques plus on a un son qui ressemble à celui de l’instrument.

J : C’est grâce à ça aussi qu’on fait des mp3, c’est à dire qu’on coupe à partir d’une certaine fréquence et on arrête…

JPU : En fait dès que tu vas enregistrer à un moment tu dois enregistrer une quantité finie d’informations donc tu vas devoir choisir.

On va continuer, donc on a des objets qui vibrent, maintenant on va parler de points. Bon là c’est de la mauvaise foi, on peut justifier tout et n’importe quoi pour raconter des histoires. La musique c’est des points, vous êtes d’accord ? La musique c’est des points ?

R : Heuuu… [rires]

JPU : C’est des lignes avec des points ?

J : Ça oui d’accord.

R : Oui d’accord. Les notes quoi.

JPU : C’est comme ça qu’on écrit la musique. Ah les étoiles ce sont des points ! C’est super

[rires]

R : Manque plus que les lignes.

Une page de Cello II, Atlas Elipticalis, John Cage
Une page de Cello II, Atlas Elipticalis, John Cage

JPU : On fait des lignes et on appelle ça des constellations et on raconte des histoires et puis on sait que les constellations ça ne représente rien et donc on peut s’amuser à se dire que ce sont des points et on peut faire plein de choses, plein de gens se sont amusés. C’est maintenant qu’on peut parler de John Cage par exemple parce que lui il a vraiment fait ça, il  a été encore plus de mauvaise foi que moi parce qu’il ne l’a pas simplement dit, il a écrit de la musique, il a écrit des disques et en plus ça se vend.

JPU : Je vais vous faire écouter un truc de John Cage.

R : Juste parce qu’elle n’a pas été enregistrée, Anne qui a fait une intervention très pertinente pour parler de 4’33”, l’œuvre de John Cage la plus difficile à interpréter puisqu’il s’agit de ne rien faire pendant 4 minutes 33.

JPU : Oui.

J : Je l’ai jouée à Polytechnique.

JPU : Ah tu l’as jouée ? Bravo, excellent. [rires]

N : Mon père l’a en vinyle.

JPU : Ah ouais, bien ! [rires] J’en veux une copie.

N : Le vinyle vieillit assez mal parce que du coup ça fait un peu de bruit maintenant, je crois que sur l’autre face c’est de la musique fait à base du petit train xylophone pour enfant qui fait de la musique quand on le fait bouger, quelque chose comme ça.

JPU : Voilà donc on va écouter un peu de ça. Là c’est une plaisanterie mais en fait on peut réfléchir un peu à ce que ça signifie quand même, on écrit de la musique avec des points, je ne sais pas si vous avez vu des partitions de musique contemporaine, ce ne sont plus des portées et des points. Par exemple Penderecki, si vous aimez, moi j’adore Penderecki, je suis un fan, vous avez vu les partitions de Krzysztof Penderecki ? Vous allez voir, il y a des clusters, il y a des trucs qui ressemblent à des arbres.

Penderecki
Partitions de Krzysztof Penderecki, écouter une de ses œuvres

J’ai une collection de partitions là, on vous en montrera dans le dossier. Tout ça ce sont des partitions de musique. En fait ça ressemble à des dessins, des paysages, des pictogrammes, des machins. [rires] Ça vous fait rire hein !

N : On dirait les notes de Robin les partitions de musique là.

R : Exactement.

J : John Cage c’est sympa.

JPU : C’est sympa.

J : On dirait une carte topographique quasiment oui.

R : Stockhausen ?

JPU : Stockhausen c’est super connu, je voulais en parler tout à l’heure, je l’adore.

R : A un moment il va falloir aller se coucher aussi.

Treatise, Cornelius Cardew

JPU : Je vous engage à chercher : Cornelius Cardew sur youtube, Treatise. Vous allez voir la partition défile et il y a des gens qui jouent dessus. On ne va pas l’écouter maintenant, ça dure 20 minutes, mais vous allez vous rendre compte qu’on peut écrire de la musique de plein de manières différentes et que ça donne des choses différentes.

JPU : Ca ça veut dire une chose, c’est qu’une partition de musique c’est une représentation de ce qu’on va écrire, on a choisi un langage et ça permet d’écrire. On a décidé qu’il y avait des points, que ces points correspondaient à des fréquences, on a écrit des blanches et des noires et ça voulait dire qu’il y avait des temps qui étaient double, moitié, et ainsi de suite.

Page 183 de ‘Treatise’ de  Corenlius Cardew, Crédit image : Spiral Cage
Page 183 de ‘Treatise’ de  Corenlius Cardew,
Crédit image : Spiral Cage

J : En plus ça ne correspond pas vraiment aux mêmes fréquences selon les instruments.

JPU : En fréquence fondamentale si normalement.

J : Oui mais il y des instruments comme la clarinette par exemple…

JPU : Ah oui ça ce sont les instruments transpositeurs, c’est simplement qu’ils n’ont pas appelé les notes de la même façon. A partir de là ça veut aussi dire qu’on s’interdit de jouer des quarts de note, des trucs continus, qu’on s’interdit de jouer certains rythmes par exemple.

J : Ah oui c’est vrai, comment est-ce qu’on écrit ça sur une partition, un tiers ?

JPU : Eh ben on l’écrit pas, il faut inventer un signe. Donc si vous lisez les partitions de Penderecki par exemple, il y a plein de coups d’archet qui n’existent pas, il a des tables avec des coups d’archets, des signes qui veulent dire un quart de ton etc. Donc à un moment il était limité par l’écriture dans ce qu’il voulait faire exprimer. Tu parlais de mp3 mais un mp3 c’est un codage numérique d’un certain signal analogique qu’est le son, et bien en fait une partition de musique c’est aussi une codification de ce que je veux écouter. C’est pour ça qu’il y a des interprétations différentes d’une même chose écrite. Il y a beaucoup plus dans ce que tu joues que dans ce qui est écrit.

J : Oui.

JPU : Voilà, donc il y a une part d’interprétation. J’avais lu tout un truc sur je ne sais plus quel morceau de Beethoven où ça commence par 3 croches qui sont reliées. Donc au solfège on nous apprend que 3 croches liées ça fait 1 temps et demi et on le joue comme ça, mais pourquoi est-ce qu’il n’a pas écrit une noire pointée ? Il y a des traités entiers pour savoir pourquoi il a écrit 3 croches plutôt que noire pointée et comment est-ce qu’il faut les jouer ? Ça veut dire que si intentionnellement il les a marquées, il voulait dire quelque chose. Jouer de la musique ce n’est pas simplement reproduire ce que la partition vous dit, il y a toute une partie d’interprétation et c’est ça qui fait l’artiste et on peut se dire qu’on a le droit d’écrire la musique de manière différente.

Partition Atlas Elipticalis John Cage
Partition Atlas Elipticalis John Cage

John Cage il s’est amusé et donc dans ce truc qui s’appelle Atlas Elipticalis, il a fait des constellations de notes, des clusters de notes, donc il a fait des dessins, il a mis des petits points. Cherchez Atlas Elipticalis, vous verrez sortir les partitions de John Cage, vous verrez à quoi ça ressemble. Vous pouvez écouter, si vous arrivez à lire ce qu’il joue c’est bon.

N : On est parti ?

JPU : Quand tu veux.

Atlas Elipticalis, John Cage

JPU : Ecoutez ça, c’est merveilleux. Donc vous voyez on peut justifier à peu près tout et n’importe quoi, et c’est beau.

Philippe Glass avait écrit un truc qui s’appelait Orion, il a pris des cartes du ciel, il a tracé des lignes dessus, il a demandé aux gens de le jouer, c’est bien, c’est pas mal.

Orion, Phlippe Glas

J : Ah oui ?

JPU : Oui, Olivier Messiaen dans un truc qui s’appelle Eclair sur l’au-delà il a un truc qui s’appelle Le Sagittaire, alors là il a demandé à l’orchestre de se mettre en petits groupes comme la constellation du sagittaire. Les gens se sont amusés à ça.

Eclair sur l’au delà, Olivier Messiaen (Le Sagittaire à partir de 7’25”)

JPU : On parlait de points, il y a quelque chose qu’on avait fait, on ne va pas l’écouter parce que c’est inaudible mais j’avais pris un catalogue de galaxies, ce sont des ensembles de points et donc au départ la matière est plutôt homogène et puis ça va former des grandes structures, avec des vides, des filaments. Donc j’avais une bande comme ça, la longueur le long de la bande c’est la distance par rapport à notre galaxie, donc plus on s’éloigne plus on est dans l’univers lointain et jeune donc de plus en plus homogène, on voit la structuration des galaxies. Donc j’avais pris cette bande et je me suis dit : je vais utiliser ça comme un codage midi et donc ça me donne des notes de piano qu’on joue comme ça et poumpoumpoum ça fait un truc complètement inaudible, c’est vrai que c’est inaudible. Il y a trois ans, j’étais à l’observatoire du Cap en Afrique du Sud, il y avait une dame, Wanda Diaz qui est costaricaine, et elle est aveugle, et elle est astronome, elle a fait une thèse d’astronomie. Elle faisait de l’astronomie observationnelle et vers 27 ans elle a eu une maladie et elle est devenue aveugle. On a pas mal discuté et donc je lui ai fait écouter ça, je lui ai demandé à quoi ça lui faisait penser, en fait c’est la seule personne que je connaisse qui m’ait dit “en fait là tu as des distributions de notes qui sont homogènes et ça se structure, et on voit que tes notes se mettent en structure d’éponge”. J’étais complètement sur le cul bien sûr, c’est la seule personne qui me dit que ça représente exactement ce qu’on joue et en fait cette personne est assez extraordinaire. Vous vous rappelez le film Contact avec Jodie Foster et Elie qui écoute avec les radiotélescopes. En fait Wanda fait exactement pareil c’est à dire que comme elle ne peut pas voir, elle fait des calculs, elle a un logiciel de sonification, elle transforme ses observations en musique. Si elle a des spectres d’absorption ça va lui donner la fréquence, le temps c’est en gros la distance depuis l’observateur donc elle va avoir ces données-là et elle peut par exemple calculer des intervalles de courbes à l’oreille. Elle m’a fait la démonstration, elle m’a montré la courbe, je l’ai mise dans Mathematica, j’ai fait deux trois trucs, j’ai eu l’intégrale, elle elle a utilisé son logiciel, elle a écouté et ensuite elle a sorti de tête le résultat de l’intégrale et j’ai trouvé que c’était bluffant. Comme quoi on peut calculer aussi avec ses oreilles mais ça prouve encore ce que je disais au départ, quand on n’a pas accès à certains sens on n’a pas accès à toute la réalité mais on peut transformer des informations.

R : Ca va complètement avec l’astronome aveugle.

JPU : Ah mais elle c’est l’incarnation de l’astronome aveugle, on s’est vus plein de fois après, je lui ai raconté plein de choses qu’on avait faites, en fait elle le vivait complètement. Elle ce qui est extraordinaire c’est que quand elle fait des conférences elle fait des conférences dans le noir absolu sans slides, et donc elle fait écouter des choses aux gens et elle les met dans un univers où ils ne peuvent pas voir. Elle dit qu’en fait si les gens ne peuvent pas se mettre du côté de la perception du monde des aveugles, il faut que vous soyez dans les mêmes conditions, que vous ayez une préhension de ma conférence qui n’est basée que sur l’écoute [Ted Talk de Wanda Diza]. Et donc elle fait des conférence comme ça et je trouve que c’est très très joli parce que c’est vrai qu’on n’a pas la même relation à ce qui est visible qu’à ce qui est audible. D’ailleurs c’est un truc que je trouve assez fabuleux, quand vous allez au concert, c’est un effort d’écouter parfois c’est à dire qu’il faut rester concentré, si vous ne restez pas concentré, vous n’arrivez pas à écouter tout le temps, ça demande un effort particulier, alors que paradoxalement vous ne pouvez pas fermer vos oreilles. Vous êtes obligés d’entendre mais c’est difficile d’écouter, c’est un peu comme avec les gens quand ils vous parlent, vous ne les entendez pas, vous ne les écoutez pas toujours.

J : Alors qu’au cinéma on peut fermer les yeux mais c’est moins difficile de voir.

JPU : C’est ça oui, il parait que Kant se plaignait beaucoup du fait qu’on ne pouvait pas fermer ses oreilles, ça le dérangeait, ça l’empêchait de se concentrer, on ne sait pas si c’est vrai.

C’est assez paradoxal parce qu’on a ce sens qui est l’ouïe, on ne peut pas s’en abstraire, on est toujours dérangé par les voisins qui font du bruit en plein milieu de la nuit, ça nous empêche de dormir. Alors qu’ils peuvent danser…

J : Alors que les voisins qui ont des lasers dans leur maison c’est pas gênant.

JPU : D’un autre côté rester concentré sur de la musique ça demande un gros effort, plus que de regarder des images passer. Donc je pense qu’il y a une relation différente au son et à l’image.

Voilà, après on peut jouer plus, il faut jouer plus ! La question suivante qu’on pourrait se poser c’est : est-ce qu’on peut entendre ou écouter des théories physiques ? Parce qu’au départ je suis quand même un théoricien moi, j’aime les équations, les courbes,…

J : C’est vrai que ça fait beaucoup trop d’observations aujourd’hui.

JPU : Est-ce qu’on peut s’amuser à faire ça ?

R : Ben oui…

JPU : Si je pose la question et vu la mauvaise foi de ce soir, on sait qu’on va pouvoir le faire !

N : Toute une partie des équations, particulièrement les équations différentielles se prêtent plutôt bien à l’écoute à mon avis.

JPU : Ca c’est une première chose, certaines équations de type différentielles qu’on va appeler des équations d’onde ou des équations de propagation, les solutions de ces équations vont être des choses qui représentent des signaux qui vibrent. Donc ça on peut s’amuser à faire la transposition et puis à les écouter. C’est clair que c’est une chose qu’on peut faire. Il y a pas mal de gens qui ont essayé de faire ça, je vais donner deux trois exemples de musiciens, des gens que j’adore. Le premier c’est Edgard Varese, est-ce que vous le connaissez ? C’est un des plus grands compositeurs français… C’est vrai ? C’est pas vrai ?

Anne : Si c’est le plus grand je ne sais pas…

JPU : J’ai pas dit le plus grand, un des plus grands. Moi j’adore Edgard Varese, quand on dit ça ça veut juste dire qu’on l’aime, on n’est pas là pour mettre des médailles mais il a fait des choses extraordinaires. Il y a une pièce que je trouve fabuleuse qui s’appelle Ionisation, qu’il a écrite je crois en 1929-1930, là, si vous regardez la partition de musique, ça ne ressemble pas à une partition de musique, ça ressemble plutôt à un spectre que vous auriez mesuré en faisant de la spectro dans un laboratoire. Donc vous avez comme un spectre d’absorption, j’ai un morceau de la partition ici, ça ressemble à ça, ce sont des courbes.

Partition Poème électronique, Edgard Varèse
Partition Poème électronique, Edgard Varèse

J : Du coup les notes ne comptent plus en fait.

JPU : Ce sont des mouvements… Moi je compare ça à un spectre d’absorption, ici j’ai un spectre d’absorption de quasar, ça ressemble énormément. D’ailleurs c’est intéressant parce qu’on voit que c’est vraiment les années 30, c’est quand même un âge d’or de la physique, on découvre la mécanique quantique, on comprend la matière et ainsi de suite. Il dit qu’il décide d’appeler sa musique “son organisé” et qu’il n’est pas un musicien mais un travailleur en rythme, fréquence et intensité. Donc un physicien expérimentaliste c’est comme ça, il travaille avec des rythmes, des fréquences et des intensités. C’est clair que c’est le départ d’une musique où l’on va faire de la musique électroacoustique, on va utiliser des ordinateurs. Il va y avoir toute une branche de la musique qui va vraiment travailler avec ça et ça va aller de la musique concrète, on parlait de Stockhausen tout à l’heure, il va y avoir toute une musique, on va travailler les sons avec les ordinateurs pour pouvoir faire des univers sonores. Là il est clair que les règles ne vont pas être les mêmes parce qu’on va pouvoir additionner les sons, les multiplier… On va pouvoir faire plein de choses qu’on fait avec des signaux, interférer des sons, ce qu’on ne peut pas faire avec des instruments de musique de façon simple. Donc Ionisation c’est une pièce, si vous vous plongez dedans, l’ionisation d’un atome c’est l’acte d’arracher ses électrons en le bombardant de photons sous l’effet du rayonnement. Si vous pensez fort à ça et que vous écoutez cette pièce, vous êtes en fait à l’intérieur d’un atome et vous allez avoir les transitions de niveaux énergétiques des électrons et le rayonnement qui est émis et tout ça. Donc c’est tout à fait dans l’air scientifique de l’époque qui est la mécanique quantique et la compréhension de la structure de la matière. Tu en mets un petit bout ? Tu as l’enregistrement mais c’est comme tu veux. [musique]

Au début ça part lentement, tu peux avancer un petit peu.

Ionisation, Edgard Varese

JPU : Il y a des moments qui sont intenses il y en a qui ne le sont pas. Donc ça, ça nous a amené vers la mécanique quantique et une chose qu’on a appris au XXe siècle avec la mécanique quantique c’est que toute particule est aussi une onde, donc tout vibre. L’essentiel est fait de vibrations donc chaque particule, que ce soit un électron, un noyau atomique, va avoir des propriétés qui sont les mêmes que celles de toute onde, donc finalement tout s’écoute. Ca va même plus loin, c’est à dire que les développements aujourd’hui en physique théorique autour de la compréhension de la théorie de la gravitation, qui cherchent à formuler une théorie de la gravitation qui est quantique, vont donner que finalement tout est vibration, l’espace-temps lui-même pourrait être la résultante de cordes qui vibrent, on appelle ça la théorie des cordes. Donc autant dire que si ce sont des cordes qui vibrent, on a bouclé la boucle. Dans ce cas-là, pour reprendre Pythagore on pourrait dire que tout est musique, puisque l’univers ce serait l’essence de cordes qui vibrent et donc de modes de vibration qui seraient aussi quantifiés avec un fondamental, deux fois, trois fois…

Peut-être qu’ils n’avaient pas si tort que ça. Ce qui est drôle c’est qu’il y a plusieurs compositeurs qui se sont inspirés de tous ces développements cosmologiques et scientifiques donc on parlait de Stockhausen, il y a une œuvre qui s’appelle Ylem, qui est basé sur la théorie des univers cycliques de Gamov dans les années 50. On parlait tout à l’heure du fond diffus cosmologique, il y en a un qui a entendu le fond diffus cosmologique c’est Franck Zappa. C’est bien Franck Zappa non ? Je l’adore. Il a un album qui s’appelle The big note [Lumpy Gravy en fait]. On a découvert le fond diffus cosmologique donc c’est ce fond d’ondes électromagnétiques qui a une température de 2,7K et je ne sais pas où il a lu ça mais il a dit qu’en fait l’univers vibre en si bémol mais 4928 octaves au dessous de la big note. C’est un peu comme un mantra, l’univers chante un si bémol 4928 octaves sous le si bémol qu’on peut entendre… [rires] Il a tout un univers complètement ésotérique ou tout pourrait être l’essence de la big note, c’est génial. Si vous écoutez Franck Zappa, et que vous vous rappelez de tout ce qu’on a raconté sur Pythagore, Aristote, Platon et tout, en fait vous le voyez d’un œil nouveau. Il a des tirades… Spider dit : Everything in the universe is made of one element, which is a note, a single note.

Et ça continue comme ça, c’est génial. Donc voilà, ça ce sont des choses qu’on peut relier, ça montre des liens qui sont complètement inattendus, on ne sait pas si Zappa connaissait Pythagore et on s’en fout d’ailleurs, mais on voit que quelque part il y a un moment où les gens arrivent aux mêmes conclusions en passant par des chemins complètement différents. On voit que ces liens entre sciences et musique ils vont être multiples, c’est pour ça qu’on peut creuser, on va bientôt s’arrêter, mais on pourrait en parler des heures. On avait le fil historique sur l’évolution des théories scientifiques, on avait le fil avec les mathématiques, on a parlé théorie des nombres, des gammes musicales et ainsi de suite. Il y a d’autres aspects avec les mathématiques, il y aurait tout l’espace des symétries par exemple. En math quand on veut décrire un espace on peut aussi le décrire à partir des symétries qui laissent invariantes les figures, en particulier depuis Klein c’est une façon de retrouver les groupes de symétrie et ainsi de suite. En musique on peut faire la même chose, on peut prendre une ligne, on peut la jouer à l’envers, on peut la renverser, on peut la transposer, et donc ça ça va donner ce qu’on appelle les groupes musicaux et il y a plein d’œuvres qui utilisent ça, bien avant le concept même de groupes en mathématiques.

R: Aujourd’hui il y a quand même des gens qui osent prendre une partition et la tourner à 45° par exemple et regarder ce que ça donne.

JPU : Voilà, donc ça a été fait bien avant eux.

R : Oui il y a des gens qui font ça.

J : J’arrive pas à comprendre en fait parce que pour moi c’est juste plus dur pour lire les portées… [rires]

R :  Voilà et ben tu le fais quand même et tu vois où atterrissent les notes, c’est à dire sur des lignes ou pas sur des lignes.

image02J : Ah oui d’accord tu décales les notes sur une “portée infinie”.

R : Ouais voilà…

JPU : Tu peux t’amuser à faire ça.

J : Tu coup tu as des notes qui sautent d’octaves…

R : Les intervalles entre les notes changent, c’est absolument n’importe quoi. C’est à dire qu’en gros si tu as une mélodie, tu tournes à 90°, tu fais un accord, si tu fais un accord tu tournes à 90° ça te fait une mélodie et si tu fais un truc entre deux ça te fait des notes plus rapides avec des intervalles plus grands ou des trucs comme ça. Il y a des gens qui font ça et en plus ils sont payés pour.

JPU : Ah ça c’est la beauté du geste. Mais tu sais ça ils n’ont pas attendu qu’on découvre les groupes et tout ça pour le faire, Mozart, Bach… J’ai un très bel exemple de Bach, la notion de fugue est basée sur ce concept de transformer des motifs, mais simplement un canon. Le canon qu’on appelle canon éternel, c’est une mélodie sur un cylindre. Ben oui c’est ça un canon.

J : Oui c’est une mélodie qui est plus courte ou plus longue que le signal…

JPU : C’est ça. Dans l’offrande musicale de Bach il y a un mouvement qui s’appelle le canon du crabe et donc il y a une mélodie qu’on peut jouer dans un sens, on peut la jouer dans le sens inverse, on peut les jouer en même temps. En fait quand on regarde la mélodie on voit qu’elle a une structure de ruban de Möbius.

Canon cancrizans, l’offrande musicale, Jean-Sébastien Bach, interprété par Paul Ziffer

Mozart il a une œuvre qui s’appelle les canons en miroir (Der Spiegel), la musique n’a qu’une seule portée, il y avait deux violonistes qui s’asseyaient l’un en face de l’autre, la feuille était posée au milieu et ils jouaient ensemble ce qui fait qu’en fait ils se croisaient donc la même voix donnaient les deux voix de violons et ça faisait un duo.

Der Spiegel, Wolfgang Amadeus Mozart

Donc ça a été hyper exploité par la musique avec une apothéose avec ce qu’est la musique sérielle. C’est à dire qu’en gros on va prendre une série de douze notes qu’on va se donner comme ça et puis on va faire jouer des groupes de symétrie, des groupes de transposition et on va voir toutes les séries de douze notes qui viennent de cette série là et à partir de ça on va se donner des libertés sur la répétition de certaines notes ou sur les rythmes et on va composer de la musique. C’est tout un mouvement qui va utiliser à l’extrême des symétries de morceaux et il y a des mathématiciens ou des gens à l’IRCAM qui analysent ces œuvres musicales sous cet angle-là, celui de leur structure mathématique, quel type de groupes de symétrie et tout ça. Je ne sais pas si ça permet de comprendre mieux la musique mais on voit qu’il y a des structures et on revient finalement à une des questions du départ c’est : est-ce que le fait qu’on découvre qu’il y a des structures mathématiques derrières ces choses-là ça les rend plus belles ou pas ? Ou est-ce que ça révèle quelque chose sur la nature ? On n’en sait rien, mais dans tous les cas ça nous questionne.

Donc ça c’est un lien avec les mathématiques, on a parlé des choses qui vibraient donc ça veut dire que toute la théorie de l’acoustique doit être comprise. Il faut savoir comment un instrument vibre et donc là le développement des sciences a énormément profité de la compréhension de la corde vibrante. On avait fêté Sophie Germain à l’IHP cette année, elle s’est posée la question de savoir comment les surfaces vibrent, ça c’est le début de l’acoustique, et puis l’aspect de savoir comment on perçoit la musique, pourquoi est-ce qu’on va avoir des émotions, pourquoi est-ce que ça va nous évoquer des choses ? Là c’est plutôt en lien avec la neurophysique. Ce qui est intéressant c’est qu’on va balayer les sciences, des mathématiques jusqu’au cerveau en passant par la physique et aussi la cosmologie parce qu’il y a cette harmonie des sphères qui reste entre les deux. C’est pour ça que ça m’intéresse et je trouve que c’est un bon sujet pour vulgariser un peu toute la science.

Pour finir je vais terminer sur deux choses, parce qu’il faut retourner à l’homme, là c’est nous qui parlons, c’est de la musique qui est faite par des êtres humains, la musique dont on a parlé c’est principalement de la musique occidentale donc c’est aussi très lié à notre culture. Souvent quand vous rencontrez des gens que vous ne connaissez pas, ils vous parlent de musique, vous savez quelqu’un qui aime la même musique que vous c’est quelqu’un qui vous ressemble un petit peu d’une certaine façon. L’humanité ne s’est pas gênée d’essayer de dire aux extraterrestres quelle musique elle aimait. Vous savez qu’en 77 on a lancé la sonde Voyager et à l’intérieur il y avait le Golden Record qui était un disque sur lequel il y a tout un message pour les extraterrestres et puis derrière il y a un disque avec de la musique et donc on peut se demander, il y a eu un groupe de travail à la NASA, dirigé par Carl Sagan, pour savoir quelle musique envoyer aux extraterrestres. Quelle musique est-ce que vous enverriez-vous aux extraterrestres ?

Le Voyager Golden Record (à droite) et son couvercle (à gauche) expliquant comment le lire.
Le Voyager Golden Record (à droite) et son couvercle (à gauche) expliquant comment le lire.

J : On avait fait un épisode sur Voyager.

JPU : Ah vous avez déjà fait un épisode sur Voyager ?

J : On sait la réponse du coup… Il y avait beaucoup  de Bach.

JPU : Il y avait beaucoup de Bach, il est médaille d’or, il y a 3 morceaux de Bach.

R : Normal.

JPU : Ensuite médaille d’argent Beethoven et après c’est Mozart. Après il y a plein de choses, il y a ce qu’on appellerait aujourd’hui de l’ethnomusique, il y a des chants, je ne sais pas, d’Azerbaïdjan, du Pérou, de Nouvelle-Guinée et tout ça… (playlist du Golden Record)

N : Ce qui est marrant, c’est dans un cadre fictionnel mais quand même, on a même imaginé la musique comme moyen de communication dans rencontre du troisième type.

JPU : Exactement, mon film préféré ! L’idée dans rencontre du troisième type c’est que quelque part c’est le moyen de communication au delà de tout langage, en fait il va être utilisé comme vecteur et en modulant un thème musical qui se répète on va réussir à coder de l’information et finalement à s’échanger un langage. Je trouve que c’est une très belle idée qui va d’ailleurs dans le sens d’envoyer de la musique aux extraterrestres. Il y a un truc qui détonne quand même là dedans c’est que tout ça est introduit par un discours du président Jimmy Carter. [rires]

Maintenant vous comprenez pourquoi quand les extraterrestres débarquent sur terre, ils parlent anglais, c’est parce qu’il y a un discours du président Jimmy Carter sur le golden record.

J : Mais il y a aussi du français dessus.

JPU : Il y a du français.

J : Il y a une phrase en français qui dit “salut tout le monde”, de façon un peu bizarre, un peu étrange.

JPU : C’est ça il y a des phrases de différentes langues pour montrer qu’il y a une diversité des langues, c’est un très beau travail. Il y a un livre qui s’appelle Mumurs of the earth, ce n’est pas traduit en français, qui a été écrit par Sagan et qui explique tout le message, toute la codification et comment on peut le déchiffrer si on est intelligent.

R : Il n’y a pas les nombres premiers dessus aussi ?

La plaque embarquée à bord des sondes Pioneer 10 et 11
La plaque embarquée à bord des sondes Pioneer 10 et 11

JPU : Si si il y a les nombres premiers, une codification des nombres, on apprend les additions. Vous pouvez mettre des objets, d’accord mais il faut trouver quelle taille ils ont, donc il faut trouver un étalon universel donc ils partent du principe que la fréquence la plus présente dans l’univers c’est la raie à 21 cm de l’hydrogène, il y a un truc qui doit vous faire comprendre que c’est de l’hydrogène et qu’en gros on arrive à expliquer ce qu’est un mètre et ainsi de suite. Parce que si vous communiquez il faut donner tous vos codes, un système d’unités ce n’est pas quelque chose d’universel, c’est quelque chose de construit avec les aléas, ça dépend de la taille de la planète sur laquelle on est et ainsi de suite, donc de pesanteur historique. Il faut transmettre ça aux extraterrestres, on ne peut pas dire “c’est le haut, c’est le bas, ça mesure deux mètres, tiens voilà un être humain qui fait 1m80, tout ça il faut le définir à partir de 0 et c’est ce qu’ils ont essayé de faire et je trouve que la démarche est vraiment intéressante sur le comment est-ce qu’on peut définir à partir quasiment de rien qui nous sommes nous en tant qu’êtres humains.

N : La question qui se pose sur la musique sur ce truc de voyager, un peu pour les écrits aussi, ce n’est pas envisageable qu’ils n’aient pas de récepteurs à sons ?

JPU : Ils n’ont peut-être même pas d’oreilles, on n’en sait rien.

J : C’est ça.

R : Ils n’existent ptet même pas !

JPU : Peut-être qu’ils n’existent pas mais c’est un peu poétique cette histoire parce que cette sonde est sortie du système du système solaire il y a une dizaine d’années maintenant. Avant qu’elle trouve un endroit où il y ait potentiellement des gens c’est une chose, et puis maintenant il faut être clair qu’il y a probablement de la vie ailleurs dans l’univers ça c’est quasiment sûr, mais dans les banlieues proches c’est probablement de la vie microscopique, ce n’est pas de la vie en surface,… Donc si c’est découvert par des amibes par exemple, ça va être difficile pour eux de décoder le message. Mais cette histoire d’extraterrestres elle me plait beaucoup parce qu’on a l’impression qu’on parle aux autres mais en fait on parle de soi. Je pense que c’est exactement ça que fait la musique, c’est à dire que quelque part on est dans une relation où en ayant cette notion d’altérité, savoir qui est l’autre, on a plutôt une question sur l’identité, savoir qui on est nous même donc qu’est-ce que c’est que d’être humain. Et je trouve que c’est vachement important aujourd’hui où les gens ne se posent plus beaucoup la question, alors qu’à l’époque où on découvrait de nouveaux continents, de nouveaux peuples, à chaque fois il y avait cette réflexion, ce sont des gens qui nous ressemblent mais qui sont différents, est-ce qu’ils sont humains, est-ce qu’ils ne sont pas humains, comment est-ce qu’on définit l’humain. Peut-être que c’est un discours qu’on a oublié aujourd’hui dans notre société, qu’est-ce qui fait qu’on est nous ? Je pense que ça c’est un bel exemple de telles réflexions qu’on peut avoir. Ca c’était ma première conclusion.

La deuxième c’est pour parler de quelqu’un que j’adore, c’est Jean-Luc Nancy, c’est un philosophe français contemporain, il s’était demandé pourquoi on aime la musique, il avait écrit un petit livre là-dessus. J’avais trouvé son explication, je ne sais pas si elle est scientifique, mais dans tous les cas je l’avais trouvée extrêmement belle et j’avais envie d’y croire, je vais vous la lire. Pourquoi vous aimez la musique ? Pourquoi tout le monde aime la musique ? C’est comme le chocolat il n’y a presque personne qui n’aime pas la musique. Il se pose cette question et il repart de l’enfance et il se dit que l’enfant pendant 9 mois est dans le ventre de sa mère, dans le liquide amniotique. Il y a très peu de lumière, donc vous ne voyez pas, peut-être qu’il y a des lueurs mais vous ne voyez pas. Mais il semblerait qu’on peut entendre, on ne sait pas exactement à partir de combien de mois de grossesse est-ce qu’on entend, mais le bébé entend dans les derniers mois vous pouvez lui parler, il bouge, il réagit. Mais la question est de savoir ce que vous entendez, si je parle à un bébé in utero, il va entendre ce son qui passe à travers le liquide amniotique, à travers le ventre de sa mère, il entend la voix de sa mère mais de l’intérieur. Donc quelque part ces sons sont déformés et si vous parlez et écoutez dans l’eau vous allez vous rendre compte que toutes les fréquences ne vont pas se propager, vous n’allez pas comprendre les mots mais vous allez quand même saisir quelque chose. Ce quelque chose que vous saisissez c’est la mélodie de la langue, c’est ce qu’on appelle la prosodie.

Imitation gestuelle (ligne continue) et vocale (ligne discontinue noire) de l'intonation d'un locuteur (ligne discontinue grisée). Source : CNRS
Imitation gestuelle (ligne continue) et vocale (ligne discontinue noire) de l’intonation d’un locuteur (ligne discontinue grisée).
Source : CNRS

Quelque part, pendant des mois, le seul contact que vous ayez avec l’extérieur c’est la prosodie de la langue de votre environnement et en particulier celle de votre mère. En fait on se rend compte si l’on prend des langues différentes, elles ont toutes des mélodies, des rythmes, des amplitudes qui diffèrent. Lui sa théorie c’est que la première mémoire que l’on ait d’une sensation c’est la sensation du son et qui est raccrochée à la sensation de cette vie que l’on avait avant de naître. Que quelque part c’est probablement ce que l’on recherche dans la musique et que parfois elle nous évoque des émotions, on va frissonner, on peut pleurer parfois quand on écoute de la musique, avoir peur, rire, sans savoir pourquoi. C’est quelque chose qui va vous chercher au plus profond de vos premières émotions. Je ne sais pas si c’est vrai, lui même dit qu’il ne sait pas si c’est vrai, mais moi je trouve que c’est tellement beau, que j’ai envie d’y croire voilà. J’ai envie de partir avec ça pour l’été comme théorie sur pourquoi on aime la musique et pourquoi est-ce qu’on recherche cette mémoire de ces premiers instants. Je sais qu’il y a des tests sur la reconnaissance des langues étrangères par les enfants.

J : Ma mère m’a dit qu’enfant ils avaient fait des tests sur moi pour vérifier si je réagissais plus à ma langue maternelle qu’à une autre langue. Ma mère dit que je me suis endormi. [rires]

R : Le mauvais cobaye.

JPU : C’est peut-être qu’elle te chantait des berceuses.

R : Je crois qu’il y même eu des tests de faits pour voir si un bébé se calme, je ne crois pas que ça a été fait à une grande échelle de manière sérieuse mais ils ont chanté des chansons que le bébé avait entendues in utero et d’autres et il se calme a priori plus quand ce sont celles qu’il a déjà entendues. Il y a des trucs qui passent c’est certain, mais ça voudrait dire que ça pourrait presque être vérifiable en faisant des liens entre les langues et les comptines, parce que ce sont les premières musiques qui calment. C’est marrant de voir que les comptines sont plus faciles à appréhender, on voit bien que les gamins accrochent avec les musiques qui nous paraissent les plus simples. Faire des liens avec les langues il y aurait des choses à chercher.

JPU : Exactement. Mais voilà je trouve que c’est beau parce que finalement la prosodie c’est la musique de la langue. Souvent on n’en a pas conscience parce qu’on s’intéresse au sens du mot, mais c’est ça qui est difficile quand on parle une langue étrangère. Pour parler anglais comme un anglais ou russe comme un russe il ne s’agit pas seulement de dire les mots et de bien les prononcer mais c’est aussi d’avoir toutes les intonations, toutes les fréquences. Je crois que ça ça a été étudié, c’est à dire l’amplitude en fréquences des différentes langues, ça c’est connu, je pense que ça joue. Si vous êtes dans une langue où vous atteignez beaucoup de fréquences, si vous apprenez une autre langue c’est peut-être plus facile alors que si vous avez une langue qui est très monotone je suis sûr que votre oreille n’est pas éduquée. C’est connu qu’il y a des peuples qui apprennent plus facilement les langues étrangères, est-ce que c’est lié à ça j’en sais rien, mais probablement. Mes enfants sont bilingues de naissance parce que leur mère n’était pas française et c’est vrai qu’ils apprennent extrêmement facilement les langues étrangères. Après tout ça c’est l’évolution du cerveau.

N : Dans l’esprit, en improvisation théâtrale il y a un exercice qui consiste à faire semblant de parler une langue et tout le jeu c’est de parler uniquement avec des intonations et en faisant des sons qui ressemblent vaguement à la langue en question et en effet on arrive à peu près à communiquer.

JPU : Tu peux nous faire quelle langue ?

N : Ah non là je pourrais pas.

JPU : Ah sisisisi vas-y.

N : Non mais là non.

J : J’ai déjà fait l’exercice et c’est horrible parce que ça donne l’impression d’être horriblement raciste parce qu’on simplifie une langue à l’extrême.

N : J’ai entendu un français qui avait bossé plusieurs mois pour faire ça, ce qu’on appelle un gromelot, en français, il parlait un truc, on avait l’impression d’entendre du français mais on ne comprenait rien. C’est très compliqué. J’ai des beaux-parents qui parlent une langue que je ne comprends pas et quand ils parlent à leur fille parfois j’essaie de comprendre et je comprends parfois certaines choses et ça la surprend mais je vois des réactions et des intonations que je reconnais. Parce qu’on n’est pas amorphes.

JPU : Donc vous êtes tous d’accord on a envie de croire en cette explication. [chorus de oui] Merci Jean-Luc Nancy. C’est quelqu’un d’extraordinaire, lisez ses livres.

Ben voilà, c’était un peu décousu, ça allait dans tous les sens, mais c’était juste pour parler de plein de choses qui me font plaisir.

Uzan Ladoire Je fais aussi un peu de pub pour les étudiants qui ont travaillé avec Fabien et moi pendant toute l’année dernière, c’était un projet avec les étudiants de la classe d’écriture du Conservatoire de Paris donc des jeunes compositeurs. Puis on les avait mis en binômes des étudiants en math et en physique de l’université Pierre et Marie Curie et on les a fait composer ensemble. Les partitions sont sur mon site ainsi que toutes les œuvres que l’on va pouvoir écouter (ici partie Théâtre, films, musique etc., tout à la fin de la page) donc vous allez voir dans les œuvres il y a des trucs marrants. Il y a une œuvre qui s’appelle Arasaniit, ça ne vous dit rien du tout mais ça c’est parce que vous ne parlez pas inuktitut, c’est la langue des inuits, ça veut dire Aurore boréale donc c’est l’histoire d’un proton depuis le soleil jusqu’au moment où il va entrer en collision avec des composants de l’atmosphère pour émettre une belle lumière verte. Biogénèse qui est basée sur les théories sur l’origine de la vie extraterrestre. Il y  a un truc qui est très “Bach” ça s’appelle la Cantate des planètes, c’est très sur le côté harmonie des sphères, mais pour montrer l’évolution de la structuration de la matière ça commence dans un style qui est Bach mais ça finit dans un style Messiaen donc l’évolution du style tout au long de l’œuvre. Il y en a un que j’adore c’est Funky star, c’est vraiment funky, avec du violoncelle, il y a 3 étoiles qui ont trois couleurs différentes, il y a deux chanteuses et un chanteur qui représentent les étoiles chacune avec sa personnalité donc elles s’engueulent un peu et tout ça… Il y a une pièce très mathématique sur les attracteurs étranges, on était parti d’un motif musical qui a été codé ensuite on a pu étudier l’équation logistique en changeant les paramètres et donc pour des paramètres faibles les motifs sont presque identiques, pour des paramètres plus grands on va rentrer dans des régimes chaotiques de l’équation logistique. Il a utilisé ces motifs pour créer sa pièce avec des passages dans le chaos, des passages plus déterministes. C’est plus conceptuel. Il y a un truc qui s’appelle le grand sadique à tout casser qui est un très beau poème et qui raconte l’histoire d’une personne qui est prise de dépression et qui jette tout ce qu’il possède par la fenêtre jusqu’à se jeter morceau par morceau lui par la fenêtre et qui en fait est une façon de décrire la désintégration des particules, ça devait être un morceau avec compteur Geiger, ça ne s’est pas fait mais ça aurait pu être intéressant. Il y a un morceau qui s’appelle métaphore de la lumière qui là est basé simplement sur la notion de dualité onde-corpuscule dans la lumière, les percussions liées aux photons et la partie plus mélodique liée à la description ondulatoire de la lumière.

J : [Johan chantonne du Schubert qui le fait penser à ce concept]

JPU : Le dernier c’est spacetime oddity, c’est un space opera au sens propre du terme, il y a des gens qui vont explorer des trous noirs et il a été composé parce qu’on en parlait le lendemain de la mort de Davie Bowie. Space oddity (vidéo) est quand même un de ses morceaux emblématiques. on a joué avec l’idée de Major Tom et Ground Control qui échangent mais on est proche d’un trou noir donc il va y avoir des distorsions spatio-temporelles des fréquences, on ne se comprend plus très bien, on va tomber dans le trou noir. Il y a des extraterrestres qui débarquent, c’est hyper drôle.

Ca c’est un projet qu’on a fait l’an passé avec les étudiants pour mélanger de plein de façons des inspirations scientifiques et musicales. Mais si on écoute les pièces parfois on ne sait pas de quoi c’est inspiré si on ne vous le raconte pas, le but n’était pas de faire de la vulgarisation. Tout ça c’est en ligne et je fais de la pub pour eux parce que ce sont de jeunes compositeurs.

Voilà c’était une bonne occasion de parler de musique sans être focalisé sur un thème

N : C’était assez merveilleux.

R : Très bel épisode de vacances.

N : Je crois qu’on a pas de questions, les auditeurs sont allés se coucher au bout d’un moment. Il va nous rester la citation et puis on pourra conclure la saison en beauté.

JPU : Il fallait que je ramène une citation ?

N : Ah ben oui et pas de Platon, c’est déjà fait Platon.

JPU : Franck Zappa !

N : Vas-y

JPU : Je cherche. C’est la saison 6 ? Vous êtes en phase avec Games of Thrones c’est super. [rires] C’est pas l’épisode où je meurs ?

N : Le prochain épisode avec toi on le fait à l’IPH ?

JPU : Ah oui oui, j’aimerais bien qu’on fasse un épisode à l’Institut.

R&N : Nous aussi !

Modèles mathématiques de lIHP
Modèles mathématiques de l’IHP

JPU : Voir même qu’on fasse visiter l’Institut. J’aimerais bien qu’on fasse un truc autour de la collection de modèles mathématiques.

R : Grave. Hyper radiophonique en plus.

JPU : Hyper radiophonique. Il y a plein d’occasions pour ça puisque l’année prochaine 2017 nous fêterons le centenaire de la mort de Gaston Darboux mathématicien.

R : Que personne ne connait.

JPU : Cherchez sur google.

R : Mais c’est très bien d’en parler.

JPU : Il faut savoir qu’à l’IPH il y a un amphithéâtre Darboux donc c’est probablement un mathématicien qui a un lien avec l’Institut. Il a été un des grands contributeurs de la collection de modèles mathématiques. L’année prochaine on va l’honorer et il y aura tout un travail autour de ces modèles mathématiques. On est en train de composer un livre collectif avec beaucoup de photos qui expliquent un peu ce que sont ces modèles mathématiques, comment ils ont inspiré des artistes comme Man Ray, Max Ernst et beaucoup de surréalistes et puis il y aura plein d’activités. En particulier il y a des compositeurs qui ont voulu composer de la musique et des chorégraphies à partir de ces modèles, peut-être qu’on pourra les écouter aussi.

N : Il y a encore des auditeurs présents qui veulent que ce soit en public absolument.

JPU : Volontiers, mais alors volontiers, on peut faire une séance publique.

N : C’est bon c’est signé alors.

JPU : Ca tombe tout à fait à pic parce que la semaine dernière notre responsable de la bibliothèque Alexandra Miric me disait qu’elle aimerait bien qu’on ouvre l’Institut pour faire des lectures. Des textes plus littéraires mais de mathématiciens ou de physiciens, il y avait eu un truc récemment autour de Grothendieck à l’ENS, Poincarré a écrit des textes de philosophie, il y a pas mal de gens qui ont écrit des choses que l’on peut lire. on peut se faire une petite soirée à la bibliothèque avec quelques personnes intéressées, il faudra qu’on voit comment on s’organise comment on fait ça, mais on est ouvert pour vous faire visiter l’Institut et vous y accueillir.

N : C’est une bonne idée.

JPU : Bon la citation

Everything in the universe is made of one element, which is a note, a single note. Atoms are really vibrations, you know, which are extensions of the big note… Everything’s one note. Everything, even the ponies. The note, however, is the ultimate power, but see, the pigs don’t know that, the ponies don’t know that…

Very Distraughtening, album Lump Gravy, Frank Zappa

Traduction : “Tout dans cet univers est l’extension d’un seul élément, qui est une note, une seule note. Les atomes sont des vibrations, qui sont l’extension d’une Grande Note, tout est une note. Tout, même les poneys. La note, cependant, est le pouvoir ultime, mais  tu vois, les cochons ne le savent pas, les poneys ne le savent pas…”

Ca me semble bien de finir sur Zappa pour partir en vacances.

N : Il n’y a rien à rajouter.

JPU : on prend tous notre combi VW, nos planches de surf et on part.

N : Sur ce on va conclure, comme la saison précédente vous avez tout l’été pour écouter Jean-Philippe Uzan, à l’aller, au retour, en voiture, avec vos enfants.

JPU : Merci à tous, pour moi c’était une super soirée.

N : La mauvaise nouvelle c’est que comme pour Games of Thrones vous allez avoir plusieurs jours à patienter sans épisodes. La saison 6 se clôture, on reprend à la rentrée pour la saison 7.

J : Suivez nous sur la page facebook si vous voulez savoir quand on reprend.

N : Voilà sur facebook, sur youtube, sur twitter, vous pouvez vous abonner sur itunes, j’ai vu qu’il y avait des gens qui commentaient sur itunes, coucou, n’hésitez pas à venir sur les autres réseaux ou on est un peu plus présents pour vous répondre et puis voilà passez un bon été, amusez vous bien et d’ici-là ma foi, que servir la science soit votre joie.

Il ne faut jamais toucher un oisillon tombé du nid. Info ou intox ?

babybird

« Si vous touchez un oisillon tombé du nid, il s’imprégnera de votre odeur et ses parents le laisseront mourir de faim »

On a tous entendu cette histoire étant gamins… Et dans la mesure où on n’est pas vraiment concerné, peu d’entre nous auront pris la peine de faire des recherches pour vérifier si cela tient la route ou pas. Pour ma part, je me posais la question depuis plusieurs décennies, mais n’ai vraiment cherché la réponse que parce que je devais répondre au quiz.

J’ai donc gaillardement lancé ma recherche et en lisant les premiers résultats, je me suis dit « cool, ça va être vite fait pour une fois, la réponse semble évidente ! » : Intox.

– Mon idole Dr Karl l’a écrit noir sur blanc en 2005 dans son livre « Dis Information and Other Wikkid Myths »  Intox car l’odorat des oiseaux n’est pas leur sens le plus développé

– Le très sérieux Scientific American dans un article de 2007 signé Robynne Boyd  nous dit intox également pour les mêmes raisons. Impossible pour l’odorat sous-développé d’un oiseau de détecter les traces d’odeur des grands primates que nous sommes sur leur délicate progéniture

– Le populaire Livescience tient le même discours : 1 c’est faux. 2 c’est parce que leur odorat n’est pas développé.

– Et d’autres sites démontent le mythe avec le même argument http://www.snopes.com/critters/wild/babybird.asp , http://birding.about.com/od/birdbehavior/a/Bird-Senses.htm. Tandis que d’autres sources très sérieuses confirment que l’odorat des oiseaux est très limité https://web.stanford.edu/group/stanfordbirds/text/essays/Avian_Sense.html

C’est marrant parce que pratiquement tous ces articles citent au moins une étude ou un chercheur pour étayer la première partie de la réponse (le bout qui dit « non, ce n’est pas vrai… On n’a observé précisément le contraire. Les oiseaux tiennent à leurs petits et font beaucoup d’efforts pour les récupérer »). En revanche, la partie de l’argumentaire qui tente d’expliquer pourquoi (le bout qui dit « le sens olfactif des oiseaux est moisi »), eh bien, celui-là ne semble jamais s’appuyer sur rien de concret. Comme si tout le monde savait que les oiseaux ne sentent pas et qu’il n’y a plus à se poser la question.

audubonEt effectivement, tout le monde le sait. Mais pas depuis toujours. Depuis 1820. Lorsque l’ornithologue américain John James Audubon (ou français, Jean-Jacques Audubon, question de perspective… C’était effectivement un français naturalisé américain), bref, Audubon, donc, démontra que les urubu à tête rouge (également appelés vautours Aura) se tapent complètement d’une odeur toute proche de cochon en stade avancé de décomposition, alors qu’ils foncent tête baissée sur un cerf empaillé qui ne sent rien. Il faut lui laisser qu’il a fait l’expérience. Sûr de ces conclusions, Audubon a donc déclaré une bonne fois pour toutes il y a bientôt deux siècles que les oiseaux ont un odorat insignifiant et tout le monde a joyeusement accepté l’idée sans broncher. Enfin pas tout à fait tout le monde… Il y a toujours des scientifiques qui challengent les savoirs que l’on croit intangibles. En 1960, Kenneth Stager a démontré pourquoi les vautours d’Audubon n’avaient pas touché au cochon : son était de décomposition était juste trop avancé. Le vautour est raffiné, vous comprenez, il aime que ses cadavres n’aient pas plus de quatre jours. Exit donc les conclusions d’Audubon. Stager a même pu montrer que cette même espèce a sens de l’odorat si développé qu’on pouvait compter sur eux pour détecter des fuites de gaz dans les pipelines (source: http://mentalfloss.com/article/69837/can-birds-smell). De nombreuses autres études depuis les années 1960 sont venues confirmer que les oiseaux ont bien un odorat plus ou moins développé selon les espèces. Certaines familles d’oiseaux dépendent même de leur odorat pour survivre, notamment les étournaux et autres sturnidés (http://www.nwf.org/news-and-magazines/national-wildlife/birds/archives/2013/bird-smell.aspx)

Mais bon, revenons à nos moutons… C’est bel et bien une intox. Les oiseaux ne vont pas rejeter leur petit parce qu’un humain les a remis dans le nid. Mais ce n’est pas forcément parce qu’ils ont un odorat sous-développé. C’est peut-être juste parce qu’ils tiennent à leurs petits.

Et encore un mythe de débunké, un ! Merci à toutes et à tous de votre participation. Du coup, je vous propose un nouveau quiz : « le coca est tellement acide qu’on peut s’en servir pour récurer les toilettes. Info ou intox ? »

Podcast Science 276 – Roue libre avec Allan Lamontara et Aurélie Papilloud (Exposure Science Film Hackathon)

Il y a quelques mois, personne ne croyait au Brexit. Il est pourtant arrivé.

La semaine dernière, personne ne croyait à la victoire de Drumpf. Personne ne croyait à la victoire de la peur, du repli, de la division, de la haine, des armes, du machisme, du racisme, du créationnisme, du climatoscepticisme… (J’arrête ; la liste est trop longue ! ) C’est pourtant son nom qui est sorti des urnes.

D’aucuns pensent que ces votes reflètent un ras-le-bol des valeurs de tolérance, d’ouverture, d’acceptation, de progrès. D’autres pensent qu’il s’agit de votes contestataires : les gens ont besoin de changement et sont fatigués des élites déconnectées de leurs réalités. Tout est possible. Je n’en sais rien. Ce que je crois, c’est que l’éducation est la clé pour s’épargner ce genre d’auto-goals. L’éducation – au sens large – est la réponse à la peur et à l’ignorance. Nous avons besoin d’aiguiser notre esprit critique aujourd’hui plus que jamais.

Podcast Science n’a pas de visée politique, sinon celle de rendre la connaissance plus accessible, titiller la curiosité et entraîner l’esprit critique, s’ouvrir à ce que nous ne comprenons pas encore, et se tenir les pouces au sein d’une communauté extrêmement riche et diverse regroupée autour d’un intérêt commun. Ici, derrière le micro ou entre les écouteurs, nous aimons la science. Nous aimons cette quête incessante pour comprendre le monde qui nous entoure et nous comprendre nous mêmes, dans leur infinie complexité.

Nous allons au devant d’années difficiles, mais pour paraphraser Viktor Frankl dans « Man’s search for meaning » – dont je ne suis pas sûr qu’il ait été traduit en français – aucun système, aussi dur soit-il, ne peut nous forcer à croire que tout est perdu. Aucun système en l’occurrence ne peut tuer notre curiosité. Continuons les amis. Servons la science dans la joie.

L’interview d’Allan et Aurélie sur l’évènement Exposure Science Film Hackathon

» 
Retranscription à venir

Les images de la soirée

La nouvelle rubrique de Robin

Les quotes de la semaine

  • La communication consiste à comprendre celui qui écoute (Jean Abraham)
  • La véritable science enseigne, par-dessus tout, à douter et à être ignorant (Miguel De Unamuno)
  • La science est surtout une prise de conscience de plus en plus complète de ce qui peut et doit être découvert (Boris Vian)

Le quiz du mois

Après la réponse d’Alan au quiz de la semaine précédente, on vous propose un nouveau quiz du mois !
« Le coca est si acide qu’on peut s’en servir pour récurer les toilettes. Info ou intox ? »

Plugs et liens évoqués

La prochaine fois

Mardi 22 novembre

Vous voulez faire de la génétique mais vous n’avez pas de matériel ni de connaissances particulières ? Votre rêve est d’avoir votre nom sur une publication d’astrophysique, mais vous avez des sueurs froides en pensant à une équation du second degré  ? Vous voulez servir la science dans la joie, mais votre chaine youtube sur l’observation des espèces de chenilles de la région rouennaise ne parvient pas à décoller ?

La science participative est pour vous !

 

 

La Chatroom

GPif: Bonsoir!!!

Robin: salut !

Robin: @Pascal METZ depuis le milieu de l’émission de la semaine dernière, le player ne s’affiche plus en entier sur la page du live, c’est grave doc ?

Robin: Du coup, c’est un peu galère pour mettre le volume à 0, mais j’y arrive

Pascal METZ: cctrl+molette ?

Pascal METZ: pardon pomme+molette peut etre?

Robin: pas ça, non

Robin: Ya la place de l’afficher, mais c’est coupé à gauche

Robin: et puis il n’y a que sur cette page…

Robin: Firefox, mac

Robin: tiens, je m’en vas regarder ce que ça donne sur un autre navigateur

Robin: En entier sur chrome !

swoog: salut les gens

Robin: et aussi sur safari !

Robin: salut

Pascal METZ: ouais faudrais que je teste mieux sur skype

Didier MAZAL️: Slt tlm!

Samuel: Bonsoir!

Samuel: “Le studio de Lausanne”, toujours plus 😉

ElJj: B’soir

Stéphanie: Coucou ! 🙂

Robin: Salut salut tout le monde !!

Samuel: Est-ce normal qu’il n’y ai toujours pas de son @Le studio de Lausanne ?

Robin: ça doit être normal, oui

Robin: ça arrive

swoog: la ponctualité suisse oO

Samuel: Mais oui @swoog c’est exactement ce que ça remet en question ! ^^

swoog: -_-‘

Samuel: aaaaah merveilleux!

Samuel: Il y a de la friture @Le studio de Lausanne

ElJj: 276 : nombre triangulaire (j’ai pas vraiment le temps ce soir de faire quelque chose de plus quali) (Mais aussi 276 = 1^5+2^5+3^5)

swoog: il me semblait entendu que ca n’arrivait jamais… il suffit que je vienne une fois par an 😉

Samuel: un bruit blanc pour moi

Samuel: kshhhhshshshsh

swoog: rien chez moi

swoog: et tout est à fond

Samuel: Et @Robin qui est beaucoup trop fort, non?

Samuel: et @Pascal METZ aussi

swoog: @ElJj toujours au top ^^

Samuel: Oui

GPif: On vous entendais

GPif: ah si, c’est revenue

puyo: B’soir à tous ! (et hop)

Robin: oui, @ElJj , on a déjà connu mieux, mais l’avais-tu déjà fait ?

swoog: ah oui ca y est !

puyo: Ho, des soucis de son ?

Samuel: Oui c’est top!

Robin: C’est tout ce qui compte !!

Robin: 🙂

GPif: un peu étouffé

Samuel: C’est le style radio france 😉

GPif: ça va

swoog: alan trop fort, limite saturation

puyo: Alan, il est toujours trop fort. La classe !

Samuel: Et là on a rien du tout, non?

Samuel: Il y a quelqu’un qui a la micro qui ne fonctionne pas?

GPif: si , mais ils parlent pas avec nous :p

GPif: ca va la

Ashe: Hello 🙂

swoog: non mais ca va maintenant !

Stéphanie: Je tiens à dire qu’Alan et moi nous fêtons notre anniversaire de rencontre

Pascal METZ: @Samuel tu est sûr que ce n’est pas chez toi

Stéphanie: ;-* Alanou

GPif: Faut le faire pour ce souvenir de ce genre de date:)

Samuel: Non non je crois pas @Pascal METZ….bref là ça va beaucoup mieux ^^

swoog: aieuuhhhh mes oreilles 🙂

Stéphanie: en fait “le lendemain des attentats” c’est marquant

ElJj: @Robin y’en a beaucoup des nombres triangulaires, du coup, ça relvient régulièrement (mais de moins en moins souvent)

Didier MAZAL️: Me revoilà!

Stéphanie: par contre je l’avais sans coupure à l’époque

GPif: Bonjour papa Alan

GPif: oula!!!

GPif: C’est partie en Daft punk

Robin: @ElJj oui mais tu ne l’avais jamais donné comme propriété 🙂

swoog: le rêve : écouter Podcastscience et regarder Marié au premier regard en même temps ! 🙂

Samuel: Voilà @GPif c’est bien ce que j’me disais 😉

Robin: @GPif le papa d’Allan, pas d’Alan !

arvaot: salut d’an holl

GPif: erf déjà que je suis pas doué en orthographe

Samuel: @Pascal METZ , il y a pas les images sur la chatroom ce soir ?

Pascal METZ: @Samuel normalement si

arvaot: c du breton 😉

swoog: les inserts sonores sont trop bcp trop forts selon moi

Nyves: bonsoir

Didier MAZAL️: C’est du bullshit la super lune! ^^

Stéphanie: deux cent septante six, bisous 😀

drudentoon: et bonsoir ^___^

brownian: Hello Monde

brownian: (j’entends rien)

Samuel: @Pascal METZ j’ai essayé via twitter et ça n’a pas fonctionné =)

GPif: @brownian y a du son pourtant

brownian: ok, je remonte

GPif: C’est quel pays l’ipad?

Pascal METZ: https://pbs.twimg.com/media/CxPwocGXEAAaCHp.jpg

Robin: @brownian salut ! Ça faisait un moment !

Pascal METZ: bizarre…

brownian: Salut Robin, j’ai été un peu débordé

Robin: Ça arrive 🙂

GPif: Vous avez dit bizarre?

Robin: à moi aussi, d’ailleurs

brownian: ça fait un peu mal (et je peine à retrouver le moral)

arvaot: @Didier MAZAL️ il pleut chez toi ?

Didier MAZAL️: @arvaot par moment oui, pkoi?

arvaot: en bretagne elle est bien grosse

arvaot: pas un nuage

Robin: @brownian carrément ? Ben merdouille alors…

GPif: à Paris, pas moyen, en même temps, on s’y attendais un peu 🙂

Nyves: @arvoat : ou ca en Bretagne?

arvaot: lorient

Nyves: a Rennes, il fait pas beau

brownian: comme tu dis

Robin: tu es au bon endroit 🙂

GPif: Vous inquiétez pas, on a notre dose d’acronyme aussi.

arvaot: http://s6.photobucket.com/user/Arbaot/media/IMG_2857_zpsrwtzrhqj.jpg.html][IMG]http://i6.photobucket.com/albums/y208/Arbaot/IMG_2857_zpsrwtzrhqj.jpg

Pascal METZ: http://i6.photobucket.com/albums/y208/Arbaot/IMG_2857_zpsrwtzrhqj.jpg

GPif: ça coupe ou c’est moi?

brownian: plus rien non plus

Sabine: ça a coupé

puyo: Moi aussi ;(

Ashe: sa coupe chez moi aussi

Samuel: moi aussi ça a coupé

Didier MAZAL️: A pu de son!

Sabine: trop loin la Suisse

Nyves: plus de son

Samuel: @Le studio de Lausanne ?

brownian: “En sciences, on n’est pas capable de commun..”

Nyves: 😉

Samuel: @brownian ^^

drudentoon: oki je confirme aussi ici plus de son (2fois en moins de 2min ^^)

GPif: Allo lausane, nous avons un problème

Robin: 😀 C’est parfait, ça !!

puyo: Encore un coup de la loi Renseignement !

Nyves: fallait pas dire du mal de Donald

Robin: Ah, c’est la loi Renseignement ? Je croyais que c’était les tardigrades russes ?

Pascal METZ: vous nous entendez toujours pas?

Nyves: nada

brownian: les reptiliens sont excités par la super lune voilà tout

Didier MAZAL️: @Pascal METZ Non pas de son

drudentoon: l’attraction de la lune elle est TROP PUISSANTE!!!

Robin: damned

arvaot: niente

drudentoon: (toujours pa de son)

Le studio de Lausanne: on y travaille….

Le studio de Lausanne: zinquiétez pas, on est en pause 😉

Robin: on a une connexion de Schrödinger

Le studio de Lausanne: je dis “on”, c’est Pascal en fait 😉

drudentoon: oki ^^

puyo: @Robin Ho, c’est peut-être un conspiration ! (Je mise sur les reptiliens, au niveau de la logistique et des repas)

Le studio de Lausanne: il a l’air de transpirer, le pauvre…

Le studio de Lausanne: nous on boit un verre tranquille ;(

Le studio de Lausanne: Bisous Pascal

Stéphanie: gardez moi un verre j’arriiiiive

puyo: Tournée !

Robin: Ouaip, c’est plutôt bien la pause en fait

GPif: Si y a des parisiens qui vois la Lune, prévenez-moi (et sans muvais jeux de mot :p)

arvaot: heureusement que robin n’est pas un geek sinon on aurait dit que c’est un complot des matheux

Samuel: @Pascal METZ pour les photos sur Twitter c’est bien avec #ps276 ?

Robin: À propos, pour nos invités, on est obligé de donner des noms anglais à tout ?

GPif: il a branché son minitel et ça a fait pchit

brownian: yes Robine

Samuel: Aaaaaaah!

Stéphanie: @Robin Je termine de retranscrire Uzan

Nyves: y a du son

GPif: et c’est usant?

Robin: Récemment, au boulot, j’ai reçu une convocation à une réunion, avec comme sujet “save the date”…

arvaot: +1

puyo: De retour !

drudentoon: le son est du retour

Stéphanie: Et t’as toujours pas mis tes dossiers en version écrite

Samuel: C’est mieux que le silence assourdissant 😉

brownian: scoop, je suis en train de lire le prochain manuscrit de JP Uzan

Nyves: save the date c’est tout le temps chez nous

Robin: ça m’a un peu scotché

brownian: “save the date” est une expression consacrée dorénavant :'(

Stéphanie: moi je pourrais être sa biographe là je crois

brownian: j’en doute Stéphanie

Stéphanie: faut juste qu’il me passe ses enregistrements et roule

GPif: Yep, bon son

Samuel: Oui oui ça va, ça va!

brownian: j’ai toujours pas de son :'(

Didier MAZAL️: Le son est de retour pour moi 🙂

GPif: Si si du son

Sabine: ça ne revient pas chez tout le monde au même moment j’ai l’impression

drudentoon: si encore OK pour le son

arvaot: robin parle trop fort

brownian: re

Sabine: refresh du navigateur chez chacun surement

Nyves: on enetnds quasi pas alan

brownian: ça remarche

Samuel: @Robin du service IT ^^

Stéphanie: on entend doucement les suisses

drudentoon: c’est vrai que la balance micro est pas top ^^

brownian: rallumer et tomber sur les conseils informatiques de Robin, ça n’a pas de prix

GPif: “Quel modèle d’ordinatar avez vous un amstrad ou un pc?”

GPif: si ça va le son

Pascal METZ: MO5?

GPif: le Sainclair!!

brownian: ils ont laissé le micro en France?

arvaot: TO7

drudentoon: trop loin du micro peut etre oui ;p

Pascal METZ: VIC20

Stéphanie: si Robin ne parle pas on peut monter les autres

arvaot: +1

Stéphanie: mais sinon ça va être dur

drudentoon: vui vui continuez ^^

Didier MAZAL️: J’avais utilisé ça à l’école primaire le TO7 à cassette

brownian: pareil Didier

Pascal METZ: nous c’etais un MO5

Pascal METZ: avec un soft “Logo”

brownian: la tortue

Pascal METZ: ou on faisais avancer une tortue

Pascal METZ: 🙂

GPif: Logo!!

Pascal METZ: mon fils en utilise un clone en Math en 6eme 🙂

GPif: Soixante-dix!

Didier MAZAL️: Le son est faiblard, je suis à pleine puissance et c’est faible

drudentoon: (heuu je suis le seul a encore avoir des problemes de son de nouveauN?)

brownian: http://tortue-logo.fr/fr/tortue-logo

GPif: J’ai un pote prof de math, et il me dit que ça reste le mieux pour ne pas faire de confusion en math.

arvaot: pareil et pourtant robin se tait

Didier MAZAL️: Grosses différences de volume entre les différents intervenants

Swoog: le son de @Le studio de Lausanne est faible en effet

GPif: Le truc con, c’est l’opérateur = qui dans les autres langages est une affectation et donc non commutatif

Pascal METZ: les 3 sont faibles ?

Swoog: pas aurélie

Robin: bon, j’ai baissé le son chez moi, j’espère que ça ira mieux

GPif: Y a un bruit blanc, et ils sont un poil faible, mais c’est audible

Pascal METZ: les Al(l)an sont faible ?

Swoog: yep @Pascal METZ

Samuel: On pourra s’occuper de relayer l’info 😉 @Le studio de Lausanne

GPif: /All{0,1}an/

Swoog: @GPif nous parle en regex ? lol

GPif: 🙂

GPif: Fuie @Stéphanie !!!

Pascal METZ: elle est déjà partie 😉

brownian: Fuis* (elle n’est pas fêlée)

Swoog: @Stéphanie est en train de retranscrire l’épisode en direct ^^

Stéphanie: hihi

GPif: je vous parlé de mon pb d’orthographe

GPif: *parlais

GPif: Et Meci @ps @Le studio de Lausanne :p

Stéphanie: j’ai un petit paquet de retranscriptions dans les pattes là déjà

Stéphanie: (et je finis par avoir mal au poignet :x)

Stéphanie: mais bon ok chaton on en parle

GPif: @Stéphanie fait comme moi, ai une orthographe déplorable 🙂

Stéphanie: aha

Stéphanie: nop 😉

Stéphanie: mais d’habitude Alan me gratte des dossiers

Pascal METZ: chaton ? oO

Stéphanie: alors une retranscription

Stéphanie: roooh ça va 🙂

GPif: Un an de rencontre, et c’est chaton 🙂

arvaot: dc de mes tympans

brownian: vulgarisation ou médiation?

Didier MAZAL️: +1 ^^

Swoog: +2

Pascal METZ: les +1/+2, c’est pour les tympans?

Swoog: yep @Pascal METZ

brownian: the pix!

Samuel: Best pic’ ever! @Robin

arvaot: team 4 couleurs

Didier MAZAL️: @ps oui, en + j’ai mis le casque pour mieux capter la Suisse avec le son au taquet :p

puyo: Bien joué !

Nyves: j’appelle mon fils pour lui faire voir le mec de svj

Nyves: 🙂

ElJj: Sauf que ce livre est atrocement nul !

Nyves: j’ai pas reussi a commencer a le lire

ElJj: (Du point de vue de l’intrigue)

Nyves: 2 chapitre pas plus

Swoog: connais pô

Pascal METZ: moi non plus

GPif: Mais donc, il faut pas le lire?

Pascal METZ: mais, là il ne me le vend pas vraiment

brownian: Eljj: j’ai reçu ton livre mais je n’ai pas encore eu le temps de le commencer

ElJj: Spoiler de “le théorème du perroquet”: le dénouement de l’histoire est écrit dans le titre du livre

Sabine: Faut aller voir la pièce de votre invitée de la dernière fois (Marie Charlotte Morin) 😉

brusicor ⚫₂: Bonsoir ! Désolé, je suis en retard !

brusicor ⚫₂:

marion: Art et Sciences : en quoi les maths sont poétiques.

ElJj: @brownian J’espère que ça sera meilleur que Guedj !

Samuel: http://www.images-booknode.com/book_cover/225/full/le-theoreme-du-perroquet-224930.jpg

marion: Science et Art : utiliser la méthode scientifique pour retrouver l’histoire d’un tableau.

brusicor ⚫₂: Zut, on avait une nouvelle rubrique et j’étais pas au courant !

Pascal METZ: @eljj au fait, toujours pas de version numerique?

Pascal METZ: 🙁

GPif: Et pourtant dans les tableaux, on retrouve bien le nombre d’or!! 😛

ElJj: Ca s’appelle les comédies musicale, ça, non ?

marion: parce que tu considère l’art comme un enrobage

ElJj: @Pascal METZ Toujours pas 🙁

Nyves: et du coup Astier? Pour ou contre 🙂

ElJj: @GPif Argh !

Swoog:

Samuel: NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON @Swoog ^^

Swoog: 🙂

GPif: @ElJj je savais que je provequerai cette réaction 😀

Nyves: @Swoog : excellent

brownian: méga classe le Robin

Pascal METZ: Chez Astier, la science est un thème

Nyves: certes

brusicor ⚫₂: Cette rubrique a-t-elle un rapport avec l’expo qui a lieu au Palais sur l’art et science ?

brownian: donner le goût de la science par d’autres formes n’est pas faire de la vulgarisation

brownian: XYZ?

brusicor ⚫₂: Je crois que c’est ça, le nom.

marion: il ne faut pas confondre un média, un outil de médiation scientifique

marion: et ce qu’on rend populaire.

Pascal METZ: flatland ?

marion: l’art n’est pas un média

brusicor ⚫₂: @ps Je serai curieux de savoir ce que tu penses de ce que fait Bobroff avec “La Physique Autrement”

marion: Astier ne fait pas de la médiation

Didier MAZAL️: Astier j’ai adoré l’exoconf’ 🙂

marion: il fait de l’humour (moi aussi j’ai adoré)

GPif: @ps @Robin en fait tu refuse tout art qui fait passer un message?

Swoog: Astier = spectacle à 100%, ca n’a pas un but de vulgarisation, il ne faut pas mélanger ^^ @ps

brusicor ⚫₂: Astier fait un peu une partie de vulgarisation, dans le sens premier du terme

Didier MAZAL️: Les quatre speechs sur la plaque de Pioneer c’est génial ^^

brownian: GPif il conteste plutôt le fait d’être une oeuvre

Le studio de Lausanne: dites, je peux vous demander un service ? shameless plug ; https://www.thunderclap.it/en/projects/49759-famelab-2017-c-est-parti

Sabine: le spectacle sur Bach peut s’approcher à de l’histoire de l’art

Samuel: EN EXCLU SUR PODCAST SCIENCE @Robien CLASH le ROI ARTHUR !!!

brownian: difficile de faire coïncider l’ambition de la vulgarisation et celle de l’art

marion: @brownian oui

Didier MAZAL️: Pour ma part, je suis allé voir Astier au Zénith pour me marrer, par pour écouter de la science 🙂

GPif: @brownian il refuse le principe de oeuvre et médiation scientifique, si je saise bien.

Le studio de Lausanne: (shamelsse plug suite : il faudrait soutenir le truc. Ça m’arrangerait vachement. Vous explique après

Le studio de Lausanne: c’est gratuit, hein :p

brownian: il ne renie pas d’autres formes de vulgarisation, il conteste la double attribution

Nyves: c’est toujours interessant de varier les formes de messages pour toucher le plus de gens possible, non?

marion: difficile de faire coincider l’ambition de populariser la science et l’art en même temps

brownian: et sinon Robin, tu penses quoi des vidéos de El

brownian: :p

brownian: et sinon Robin, tu penses quoi des vidéos de Eljj? :p

marion: vouloir toucher tout le monde en général c’est pas ne réussir à toucher personne en particulier ?

Pascal METZ: @Le studio de Lausanne Done 🙂

brusicor ⚫₂: Je suis sur Paris-Sud, donc je suis obligé de parler de “La Physique autrement” et de la Diagonale Paris-Saclay.

marion: le même débat a lieu avec le jeu.

Le studio de Lausanne: merci 🙂

GPif: Mais du coup, j’ai l’impression qu’en raisonnant comme ça on peut jetter une bonne partie de l’art (art religieux, portrait , descriptif, légende, etc …)

brusicor ⚫₂: Le but, c’est de faire des projets à DEUX têtes : un scientifique et un artiste

marion: un jeu qui sert de support de médiation scientifique n’est pas un bon jeu (il n’a pas le même cahier des charges qu’un bon jeu)

Nyves: @marion : c’est pour ca qu”en utilisant differents media, chacun trouve son bonheur

marion: ça peut par contre être un très bon support.

Swoog: @Le studio de Lausanne c’est fait

brusicor ⚫₂: Parce qu’il faut pas que le scientifique se retrouve à exploiter l’artiste pour faire sa promotion et vice-versa

Sabine: @ps ça n’est pas du au fait que depuis notre enfance, on nous enseigne ces aspects séparément ? français/latin versus maths/physique/chimie

brownian: Robinse fâche avec Mickael Launay en live

Swoog: on ne t’entends pas @Le studio de Lausanne

Samuel: https://pbs.twimg.com/profile_images/694117105365549056/QQmqXtQZ.png

marion: (tout comme des thématiques scientifique peuvent faire de très bon thèmes de jeux, alors ça fera de bon jeux et de mauvais outils de médiation)

brusicor ⚫₂: Si l’art doit se marier avec la science, ce ne doit pas être pour l’objectif de seulement l’un des acteurs.

GPif: On touche pas à Orwell ! :p

ElJj: @brownian J’espère qu’il apprécie mes vidéos, vu qu’il ouvrira la vidéo que je poste demain …

brusicor ⚫₂: Il faudrait que j’écoute l’intégralité de la rubrique (la punition du retardataire) mais je suis sûr qu’on aura des choses à dire

Swoog: @brusicor ⚫₂ tu es arrivé à la 30ème seconde :p

brownian: on ne sait pas: Robin a participé à un film de vulgarisation de l’IHP :p

Nyves: Interstellar?

Nyves: ok je sors

marion: @Nyves lol

brusicor ⚫₂: Comment un matheux accepte qu’on lui sorte des exceptions sans tout redéfinir ensuite ? 😀

GPif: On l’appelle en directe

Samuel: @Robin sait mettre en valeur vos messages ^^ “Ah merde, j’avais pas lu celui-là” 😉

brownian: cette séquence petites annonces est drôle

brownian: mais est-ce de l’humour ou de l’information?

GPif: c’est de l’hexa

GPif: !!

Didier MAZAL️: Aux oreilles plutôt

Samuel: https://i.ytimg.com/vi/dILhU7ucHYg/maxresdefault.jpg

GPif: du Ook en hexa, très bon!

GPif: Similaire au brainfuck

GPif: ah bein voila

Nyves: y a des malades

Didier MAZAL️: Octal?

Didier MAZAL️: Me semble pas avoir entendu de chiffre > à 7

Pascal METZ: @Didier MAZAL️ q

Didier MAZAL️: @Pascal METZ oki donc c’est pas ça ^^

Pascal METZ: 42 72 61 76 6s 20 65 74 20 6q 65 72 63 69 20 70 6s 75 72 20 74 6

brusicor ⚫₂: Ils sont forts !

GPif: Au fait, les Suisse, vous accéptez l’ensemble de l’humanité l’an prochain?

GPif: C’est de l’ASCII ça non?

Swoog: les anasazis aussi

ElJj: Le navajo. Linguisticae a fait une vidéo sympa là-dessus.

arvaot: oui y’a eu un film

GPif: ah non, le 6q est chelou

Nyves: windtalker

Nyves: avec le grand Nicholas Cage

arvaot: il y que la meme chose avec le breton en indochine

brusicor ⚫₂: https://www.youtube.com/watch?v=d4nrI2plYGc

brusicor ⚫₂: La vidéo de Linguisticae

brusicor ⚫₂:

brusicor ⚫₂: https://i.ytimg.com/vi/d4nrI2plYGc/maxresdefault.jpg

MrNause: Bonsoir les gens

GPif: Salut @MrNause !

Samuel: http://www.gerardtindillierephotos.fr/wp-content/uploads/2015/05/jeune_mesange_1.jpg

MrNause: CC @GPif

GPif: Pour faire l’experience il faut être à sacrifier un millier d’oisillons.

Swoog: moi je dis, faut être du côté de @Le studio de Lausanne https://i48.servimg.com/u/f48/12/08/55/35/coolte26.gif

Swoog: c’est mignon !!! :))

Pascal METZ: reconnaissez vous l’enfant?

Nyves: 🙂

GPif: @Pascal METZ je ne répond pas quand on me demande de reconnaitre un enfant 🙂

MrNause: Oh purée il y a le vieux @Le studio de Lausanne qui ressemble à du Vieux Alan qu’on entend pas parce qu’il il habite au fond d’une grotte sous l’eau, ou alors c’est que son micro est trop bas.

brusicor ⚫₂: Plot twist : c’est pas un enfant, c’est un perroquet ! ^^

GPif: https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Jacques_Audubon#/media/File:John_James_Audubon_1826.jpg

GPif: https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/8e/John_James_Audubon_1826.jpg/800px-John_James_Audubon_1826.jpg

Didier MAZAL️: @ps : “Mythe Bidon!” cc #Mythbusters

Nyves: c’est un episode de mythbuster

ElJj: “C’est du propre”

puyo: Et si l’on donne du coca à un oisillon ?

Samuel: http://images.telerama.fr/medias/2012/06/media_83421/c-est-du-propre-c-est-du-chique,M88918.jpg

ElJj: http://img.clubic.com/05926352-photo-c-est-du-propre.jpg

GPif: Si on noit un oisillon dans du coca?

Nyves: @puyo : ca fait un oiseau obese

brownian: Vise bien Robin

brusicor ⚫₂: Définissez “récurer”.

Didier MAZAL️: Jamais entendu parler de cette émission (j’ai pas de télé aussi…)

MrNause: Le coca c’est grave possible. Mais sinon dans c’est du propre ils proposaient surtout de mélanger eau de javel avec une once de vinaigre blanc pour faire du super amoniaque (attention à ne pas respirer la fumée blanche)

GPif: Faut franciser aussi podcast science awards

brownian: faites une récurrence des WC avec du coca?

Pascal METZ: disons que pour enlever le calcaire, ca peux le faire

Swoog: la réponse en vidéo : http://www.dailymotion.com/video/x24yyq9_du-coca-cola-pour-nettoyer-un-wc_tech

Pascal METZ: mais pour desinfecter…

Didier MAZAL️: Le coca c’est le Desptop pour intestins

Didier MAZAL️: Destop

GPif: Si on met du coca et du mentos dans les chiottes?

Pascal METZ: ca recure le plafond 🙂

Nyves: a l’armée, on debouchait les chiottes a la lance a incendue

Didier MAZAL️: Le mercredi ça m’arrangerai bien ^^

Randy: Episode des mythbusters sur le coca: http://www.discovery.com/tv-shows/mythbusters/videos/cola-bits/

Samuel: De toute façon, rien ne vaut un bon coup de panosse pour enlever le chni 😉 @Le studio de Lausanne

GPif: Attend @Samuel quand tu dit chni, tu parle de quoi?

GPif: C’est pas Einstein?

ElJj: Je veux pas dénoncer, mais Nicotupe est en train de regarder M6 plutôt que d’écouter le podcast

Samuel: @GPif “Chenit Le désordre. Une chatte ne retrouverais pas ses petits dans un tel chenit” sur http://www.topio.ch/dico.php#C

Pascal METZ: il a saboté son skype pour ne pas louper son emission favorite 🙂

Swoog: @Pascal METZ @ElJj il prépare la suite de son dossier pour Lyon Science 2017 ^^

ElJj: “C’est pour la Science !”

brusicor ⚫₂: @Swoog Tu as des infos que je n’ai pas ?

GPif: @Samuel alors, c’est marrant, car dans le patoi de chez mes parents, ça désigne le tas de poussière quand tu balais

brusicor ⚫₂: @ps Le twitter, c’est @famelabFrance !

Swoog: https://cnes.fr/sites/default/files/migration/automne/standard/2015_01/p11136_a2fa690331f41617f30924ebd93bc436famelab-square-33.jpg

brusicor ⚫₂: D’ailleurs, AVIS A LA POPULATION !

Samuel: @GPif en Suisse aussi, mais ça s’élargit au bordel en général ^^ (je suis pas suisse hein.. 😉 =P )

brusicor ⚫₂: Nous avons besoin pour FameLab de vous ! Et gratuitement !

brusicor ⚫₂: https://www.thunderclap.it/projects/49759-famelab-2017-c-est-parti

Robin: @ElJj ça sort demain ?! J’ai hâte, j’ai hâte !!

Swoog: @brusicor ⚫₂ rien pour l’instant, on demarre juste les premières discutions

Valentine: <3 @brusicor ⚫₂ (et salut tout le monde)

brusicor ⚫₂: @Robin Si tu allais sur Twitter, tu serais au courant ! 😛

brusicor ⚫₂: Salut @Valentine !

Robin: ben oui mais bon, déjà que j’ai pas le temps de faire mon boulot en ce moment…

GPif: Salut @Valentine

brusicor ⚫₂: @Swoog J’ai pas souvenir de toi dans le groupe.

* brusicor ⚫₂ va revoir le Google Groupe

Didier MAZAL️: ++!

Didier MAZAL️: Ouch les oreilles XD

Swoog: @brusicor ⚫₂ lol je suis le webmaster / CM

* brusicor ⚫₂ se fait tout petit.

brownian: le son est un vrai problème

Samuel: ça faisait longtemps que j’avais pas pu être là une émission entière! =) ça fait plaisir!!

Nyves: @Robin : je l’ai pa lu mais Roland Lehoucq a sorti un bouquin avec Pierre Bordage

Nyves: en parlant d’art et de vulgarisation

brownian: prépare tes dessins Robin

ElJj: Ca sera quoi le prochain sujet math inpodcastable ? Les fractales ?

brusicor ⚫₂: @ElJj La chimie organique ! ^^

Samuel: @ElJj aucun sujet n’est inpodcastable! 😉 @Robin osera tout!

Nyves: j’ai encore des cauchemard e chimie orga

brusicor ⚫₂: Mr Génial avait fait la superbe démonstration : faire une expérience en direct pour un podcast…

brusicor ⚫₂: Ah, PodcastScience au Palais de la Découverte, il faudrait en refaire un !

brusicor ⚫₂: @Swoog Ah mais tu es David ! Ceci explique cela

Swoog: @brusicor ⚫₂ un des eux, oui ^^

Samuel: @Robin l’anti-CM ^^

brusicor ⚫₂: @Swoog Oui, mais je vois lequel tu es. ^^

brusicor ⚫₂:

ElJj: https://twitter.com/ThierryJoffredo/status/793370820869496832

Stéphanie: vais vous faire des bises et vous souhaiter une bonne nuit 🙂

Pascal METZ: bonne nuit @Stéphanie

Swoog: @brusicor ⚫₂ par contre, je suis désolé mais je ne te remets pas… x_x

GPif: Merde, j’ai tout loupé, ça parle de quoi?

brusicor ⚫₂: @Swoog Vu que je suis dans le groupe depuis pas longtemps, c’est fort compréhensible.

Swoog: @brusicor ⚫₂ j’ai une mémoire de poisson rouge

brusicor ⚫₂: D’ailleurs, je suis content que vous ayez déplacé le Podcast pour que je puisse aller voir les Animaux Fantastiques demain. ♥

GPif: @Swoog il parrait que les poisson rouge ont une bonne mémoire 🙂

Swoog: @Le studio de Lausanne Harrypotter, je suis en train de le lire, franchement, c’est pourri en français !!!

Swoog: @GPif c’était pas un quizz ca ?

Samuel: Une dernière @Robin http://www.croisieres-lecteurs.com/cache/media/carrousel/croisiere-terminee/150903-1280×460-home-croisiere-svj-famille/s,1920,460-4a47fa.jpg

GPif: @Swoog c’est possible 🙂

Samuel: (la meilleure 😉 )

GPif: Tchuss!!

Nyves: bonne soirée

brusicor ⚫₂: @Robin Si tu veux, j’ai le premier en audio-livre VO. 😉

puyo: Bonne soirée !

Swoog: @GPif en tout cas je me souviens d’un Mythbuster qui en parle…

Samuel: Ciao!! Bises à vous tous!

GPif: @Swoog possible aussi, j’ai la mémoire qui faiblie, c’est l’age :p

GPif: Tchao @Samuel

Swoog: @GPif ils l’on mis dans un labirynthe et il s’est souvenu du chemin 1 mois plus tard ^^

GPif: @Swoog ah oui, je remet

Didier MAZAL️: Yep les Mythbusters ont traité le sujet du poisson rouge

Swoog: m’enfin, l’expression est resté…

GPif: Il me semble l’avoir lu autre part aussi, peut être dans la recherche

Swoog: bon les copains, ya la nuit de noces qui va passer dans “marié au 1er regard”, faut pas que je loupe ça 😀

GPif: Je file aussi tchus!!

Swoog: bye les copains ^^

brusicor ⚫₂: Bonne soirée à tous, je file également !

brusicor ⚫₂:

Le studio de Lausanne: tchuss tout le monde, bonne nuit :-*

Didier MAZAL️: BN all!

Podcast Science 275 -La gravitation quantique à boucles, avec David de Science étonnante

Dans cet épisode, on va parler d’une théorie que wikipedia définit comme : “une tentative de formuler, sans espace de référence, une théorie de la gravitation quantique, et donc d’unifier la théorie de la relativité générale et les concepts de la physique quantique. Elle est basée sur la quantification canonique directe de la relativité générale dans une formulation hamiltonienne, les trois autres interactions fondamentales n’étant pas considérées dans un premier temps. Une difficulté de l’approche est que le temps joue un rôle singulier et que la covariance générale des équations n’est plus manifeste.” Bref c’est du lourd, de la physique velue: la gravitation quantique à boucle. Heureusement pour nous en parler on reçoit le très pédagogue David Louapre de la chaîne Science étonnante.

Le dossier de la semaine

»La gravitation quantique à boucles, avec David de Science étonnante
Un énorme merci à Yves pour la retranscription !

Les images de la soirée

La quote de la semaine

Il fallait être Newton pour apercevoir que la lune tombe, quand tout le monde voit bien qu’elle ne tombe pas. – Paul Valery

Plugs et liens évoqués

  • Dr Nozman se relance dans les études!!! Vidéo youtube https://www.youtube.com/watch?v=i9PDoUMZLi4

La prochaine fois

Mardi 15 novembre

Pour la prochaine émission en roue libres, notre vieux dictateur Alan a invité Allan Lamontanara, président de l’association BioScience Network Lausanne https://bsnl.ch/ et Aurélie Papilloud, membre active de l’organisation, à venir nous parler du projet qu’ils sont en train de monter en ce moment. Cela s’appelle Exposure http://www.exposurehackathon.com/, il s’agit d’un hackaton de films scientifique permettant à des étudiants en sciences du vivant de communiquer avec le grand public et permettant au grand public d’avoir une idée de ce qui se passe dans le monde académique.

Et comme c’est un roue libre, on retrouvera également des messages d’auditeurs et pourquoi pas quelques rubriques surprises !

 

 

La Chatroom

NicoTupe: hola

Pascal METZ: Salut

Claire: Hello 🙂

Pascal METZ: @NicoTupe c’est toi qui a reinitialiser le mdp soundcloud tout a l’heure

Pascal METZ: (salut @Claire )

brusicor ⚫₂: Bonsoir !

Stéphanie: Ladies and gentlemen

Pascal METZ: Salut @Stéphanie et @brusicor ⚫₂

Nacadis: Bonsoir

Stéphanie: bon à 21h je suis dans mon pieu moi 🙂

Nacadis: C’est normal qu’il n’y ai pas de son pour l’instant je suppose 🙂

NicoTupe: Salut

Soadfandaemon: saluu

Nacadis: Aaaaaa beaucoup mieux !! 🙂

Soadfandaemon: oui

Nacadis: Oui oui ouiii

brusicor ⚫₂: Oui !

brusicor ⚫₂: Par contre, plus maintenant.

Stéphanie: qu’est-ce que ça boit ce soir ?

brusicor ⚫₂: Du hêtre

chkone: Bonjour

Stéphanie: cool 😀

David Louapre: Hello !

brusicor ⚫₂: Ah, l’invité est arrivé !

Nacadis: Salut David !!

Stéphanie: Hello David 🙂

brusicor ⚫₂: @David Louapre Prêt pour 10 heures de podcast ? 😀

David Louapre: 🙂

NicoTupe: https://twitter.com/podcastscience/status/796068896696635392/photo/1

Johan: Bonjour a tous

Pascal METZ: https://pbs.twimg.com/media/Cww0cMnXUAAQ-dW.jpg

Nacadis: Whaaaat ^^

Nacadis: Dans une galerie ça vaudrait des sous 🙂

Johan: Tu viens Robin ?

Robin: Ouais, je suis là, mais Skype refuse de s’allumer

Pascal METZ: ben si, tu es connecté maintenant

chkone: C’est quoi le “truc” sur Nozman ?

brusicor ⚫₂: Taupo, le nouveau gourou de l’Internet !

David Louapre: Nozman qui reprend ses études !

chkone: Ah oui, ca c’est cool 🙂

joseph: bonjour ! j’espère que Nozman reussira ! moi même j’ai repris les études 2 fois et la je deviens ingénieur industriel 😀

brusicor ⚫₂: Si ça se trouve, un jour, on va avoir une vague de nouveaux vidéastes parce que Taupo les aura convaincu de faire des vidéos

GPif: Bonsoir!!

Epsilon: Moi aussi je reprends mes études (et j’ai 30 ans :s).

Denis: Bonsoir !

David: Bonsoir

joseph: il faut j’en ai 25 ! et je sortirai à 27 ans

GPif: Les american, c’est bon, vous avez fait vos stock de bouffes, vous êtes armées, vous avez prévu les kit de soins?

brusicor ⚫₂: Trop mignon !

GPif: Bein voila, ça me parrait clair. Hop dossier finit

chkone: Hamilton reste le chef !

puyo: B’soir à tous ! Une émission à écouter en boucle !

GPif: Un espace hamiltonie, ou pré hilbertien, car c’est pas pareil, attention!!

GPif: Salut @puyo

brusicor ⚫₂: @puyo met le niveau très haut !

NOiD: Bonsoir les amis !

puyo: Salut @GPif ! Héhé @brusicor ⚫₂ je pense qu’il va y avoir du lourd !

Serge G: Hello

Claire: Hello @NOiD 🙂

Krystel: Salut!! Mon 1er live

Pascal METZ: bof, Hagenbach, ce n’est pas compliquer à dire…

Pascal METZ: Salut @NOiD

GPif: Hagenbach, c’est comme Hagendass mais avec des bars?

NOiD: hello @Claire, @Pascal !

GPif: Hello @NOiD

Pascal METZ: @GPif voila

Y..: La salle de clavardage est pleine à craquer !?!

NOiD: Salut @Gpif !

NOiD: Oui y’a du monde ça fait plaisir !!!

GPif: Clavardage, j’aime bien:)

NOiD: Des passionnés de quantique ce soir alors 😀

GPif: @ps voila, vous faites comme ça :p

Y..: Avec un sujet qu’il me faudra au moins écouter trois fois j’imagine d’avance

NOiD: Haha trop ça

Johan: @GPif merci !

NicoTupe: c’est pour gonfler nos écoutes

NOiD: Bonne idée xD

David Loureiro: hello

GPif: Hello @David Loureiro

Y..: Salut David

David Loureiro: salut @GPif @Y..

Pascal METZ: Salut @David Loureiro ca fait longtemps

GPif: parcontre @David Loureiro c’était une blague, c’est pas toi qui doit faire le dossier 🙂

Y..: @ps comment poser une question

Johan: salut @David Loureiro

David Loureiro: salut @Pascal METZ ouais c’est vrai 🙂

NOiD: Salut @David Loureiro !

David Loureiro: salut @Johan

David Loureiro: salut @NOiD

Johan: Tu as vu que tu as failli faire lemission ce soir ? :p

Pascal METZ: @NOiD tu m’as mis une adresse dans ta réponse, mais ce n’est pas une adresse mail

David Loureiro: @GPif tu as dis ça ? J’avais pas vu 🙂

NOiD: @Pascal METZ Ah ok je regarde ça de suite

Pascal METZ: @David Loureiro D’ailleurs est ce que ton dossier est prèt?

David Loureiro: @Johan ah non. il y a eu un pb ?

GPif: @David Loureiro c’est par rapport, à la dernière emmission, mais t’as ptete pas vu

David Loureiro: @Pascal METZ bien sûr 🙂

Y..: Et quand on tire sur les cordes, ça fait des boucles !

David Loureiro: @GPif non, pas encore eu le temps de finir de l’écouter

Johan: @David Loureiro Irne s’est trompé la semaine derniere dans le teaser

brusicor ⚫₂: @Robin joue très bien la personne qui s’y connait pas en physique !

David Loureiro: @Johan ahhhhh ok 🙂

Johan: et elle a annoncé que “David Loureiro” venait nous parler de gravité quantique a boucle

Robin: j’ai pas trop à me forcer 🙂

NOiD: @Pascal METZ Corrigé, je t’ai renvoyé un mail, pb de clavier désolé 🙂

Johan: on s’est dit que serais chaud !

David Loureiro: @Johan sûrement carrément mieux expliqué par @David Louapre vu que j’y connais pas grand chose 😀

Claire: @Y.. tu fais comme tu viens de faire, tu mets @PS devant ta question et zou, on les garde et elles sont posées à la fin !

GPif: Y a du monde ce soir

Y..: @Claire justement c’était pour expliquer par l’exemple 😉

Fred: Bonsoir a tous!

NOiD: Bonsoir @Fred

Y..: Einstein est là ! on va pouvoir lui demander des citations !

Pascal METZ: @NOiD merci, c’est fait

Robin: Gaffe à ce que vous dites, Einstein est parimi nous !

Einstein: Ahah Salut à tous !

GPif: @Einstein, tu as une quote?

Y..: @Pascal METZ tu as connecté un générateur de citations d’Einstein, c’est ça ?

Serge G: On aimerait bien avoir Newton

NOiD: @Pascal METZ Cool merci !

Pascal METZ: @Y.. voila

Pascal METZ: 😉

David Loureiro: pas de problème

David Loureiro: que voulez vous

David Loureiro: ?

Y..: @Newton Une pomme

David Loureiro: j’ai des pizza en stock à la place @Y..

Pascal METZ: @Newton on fait venir Leibnitz pour faire une battle ?

Serge G: @Newton, tu les as trouvé à piz ?

Einstein: Juste pour être sûr, ça n’a pas encore commencé n’est-ce pas ?

David Loureiro: à piz apple

Y..: @Newton Pas fit… il me manque encore des fruits et légumes pour aujourd’hui

Martin: bonsoir tout le monde

Pascal METZ: @Einstein Si

Einstein: Ah

GPif: Il est à l’intro 🙂

Pascal METZ: Salut @Martin

Y..: @Einstein est tellement vieux qu’il est sourd

* David Loureiro se retourne dans sa tombe

Mael Thep: j’arrive juste un peu à la bourre …

GPif: @Mael Thep Salut

Mael Thep: 🙂

Pascal METZ: Salut @Mael Thep et nous en avance

Einstein: Bon bah je sais pas d’où vient le problème alors

David Loureiro: salut @Mael Thep

Y..: @Mael Thep rien raté… j’imagine que ça va durer une paire d’heures

NOiD: Bonsoir @Martin et @Mael !

Pascal METZ: @Einstein tu as cliqué sur le player ?

Pascal METZ: (je commence par les question facile)

Y..: @Einstein au pire ouvre le lien sur le flux mp3 si le player ne fonctionne pas dans ton navigateur/système

Einstein: Ah c’est bon ! Bonne écoute à tous ! 😀

brusicor ⚫₂: Ah bon ? Je pensais que ça s’appelait mécanique quantique parce qu’on la chantait tous les dimanches à l’église !

GPif: @brusicor ⚫₂ très bon

David Loureiro: et puis aussi salut @brusicor ⚫₂ bien depuis le bar ? Bien rentré ?

Pascal METZ: @brusicor ⚫₂ tu as trop lu le cantique des quantiques ?

brusicor ⚫₂: Bonsoir @David Loureiro, rentré sans encombre !

David Loureiro: @brusicor ⚫₂ cool 🙂

brusicor ⚫₂: https://s-media-cache-ak0.pinimg.com/originals/57/74/08/5774089be438877a965c88ed4f5db1ff.jpg

Robin:

Robin:

Pascal METZ: @Robin reste sans voix

Robin: pardon !

NOiD: xD

brusicor ⚫₂: “Tout se passe comme on l’avait écrit” Quand je vous dit que c’est comme à l’église !

GPif: @brusicor ⚫₂ c’et jolie c’est quoi?

Robin: je nettoie mon clavier !

NOiD: @brusicor ⚫₂ ca devient troublant oui 😀

brusicor ⚫₂: @GPif C’est l’équation d’Einstein, la fameuse !

Y..: @Pascal METZ faudrait remplacer le player avant que le Flash meurt vraiment, ça ne doit pas être si compliqué de déclarer le flux mp3 en balise HTML5 ?

Einstein: Pourquoi à chaque fois que l’on parle de physique des particules on ne cite QUE le LHC ?

brusicor ⚫₂: Avec le petit Λ la constante cosmologique !

Pascal METZ: @Y.. oui, mais en fait si enfin peut etre qu’il y a quand meme un truc a faire

Y..: @Einstein parce qu’il faut justifier son budget !

NOiD: Et le prochain xD

Pascal METZ: @Y.. pour etre plus precis, oui je veux le faire depuis 2 ans

chkone: @Einstein C’est aussi le plus gros Accelerateur pour découvrir des particules 😀

GPif: @brusicor ⚫₂ je pensais que c’était un signe luminati

brusicor ⚫₂: @Einstein Parce que c’est l’accélérateur le plus proche de nous et il est tellement mieux que le FermiLab ! 😀

brusicor ⚫₂: @GPif ^^

Pascal METZ: @Y.. mais les player html5 relance le flux depuis le debut a chaque foix au lieux de reprendre le streaming au point actuel

Einstein: @brusicor ⚫₂ Je te dirai si il est si beau quand j’irai le visiter en février ! ;P

Pascal METZ: @Y.. mais j’ai vu il y a 10j que l’hebergeur qui gere le streaming a un player html5 maintenant

brusicor ⚫₂: https://www.mpi-hd.mpg.de/manitop/StandardModel/pics/sm-lagrangian1.gif

Robin: quel naze, cet Einstein

brusicor ⚫₂: Voilà, le modèle standard !

chkone: @brusicor ⚫₂ c’est beau 🙂 Ca ferait un beau T-Shirt !

David Loureiro: vous me recopierez ça 100 fois

Serge G: ha ben oui, c’est plus clair

GPif: Oh boy, c’t équation

NOiD: Tout de suite !

Pascal METZ: @brusicor ⚫₂ quelqu’un t’as dit qu’on aimait pas les gros mot?

brusicor ⚫₂: Et encore, c’est la version simplifiée

Pascal METZ: parceque là, c’est THE gros mot

NOiD: Ah oui d’accord ..

Einstein: @brusicor ⚫₂ ne fais pas peur aux gens d’un coup voyons !

chkone: Y a aussi plein de notation magique qui cache plein de complexité 🙂

joseph: fais attention t’embrouille pas !

GPif: Bon déjà il y a 32

Pascal METZ: @Einstein les notes de David Louapre sont elle mieux?

brusicor ⚫₂: Voyez ça comme de l’art ! 😀

Einstein: @Pascal METZ j’ai pas compris

Fred Conrotte: ouch

Pascal METZ: @Einstein la compexité de notes de David louape actuellement a l’ecran VS le modèle standart

Fred Conrotte: ca fait peur les équations là quand on arrive 🙂

Robin: pour les réclamations, s’adresser @brusicor ⚫₂

chkone: @PS Le monde continue est une approximation du monde réel discret ou alors le monde réel discret est une approximation du monde réel continue… ?

Y..: @Fred Conrotte Bienvenue ! C’est PodcastMath

MrNause: J’ai pas de son…c’est commencé ?

MrNause: Bonsoir

Robin: @chkone j’adore ta question, mais ça m’étonnerait bien qu’on ait une réponse

David Loureiro: yep @MrNause

GPif: @MrNause yep, nous on entend

MrNause: Arf…

Einstein: @Pascal METZ j’imagine qu’il sait si retrouver donc bon après déchiffrement ça doit être faisable ^^

Robin: @Y.. tu plaisantes ou quoi ? Ça fait beaucoup trop d’équations pour un matheux, ça !!

Y..: @MrNause Oui… soit tu vois le player et tu cliques dessus, soit tu choisis le lien “Flux live mp3”

chkone: @Robin juste un avis m’irait 🙂

Denis: @chkone les 2 sont des approximations du monde réel pour le peu qu’on en sait…

Y..: @Robin c’est vrai, on n’en voit qu’en physique des comme ça

chkone: @Denis Je pense que ca varie selon les pro Quantique a boucle vs les pro Corde

David Loureiro: il y a déjà trop de chiffres la-dedans pour des matheux

MrNause: yep merci @Y.. ça fonctionne

Robin: grave

Robin: 32, franchement

David Loureiro: il y a pas un truc ou en maths ou en fait on compte juste avec 0,1 et n ?

Serge G: je m’attendais à voir un 42 quelque part

David Loureiro: et ça suffit ?

Einstein: MQ + RR = TQC 🙂

NOiD: C’est vrai qu’en physique on a vite besoin de gratter des pages de calcul, enfin c’est l’impression qu’on a en cours

NOiD:

Robin: @David Loureiro Dans 99% des maths, je dirais

Robin: sinon, on a aussi besoin de “p”

MrNause: Je te vois @Lycampe merci d’être venu

NicoTupe: @David Loureiro non on utilise pi et e aussi

brusicor ⚫₂: https://thecuriousastronomer.files.wordpress.com/2013/07/20130716-082144.jpg

David Loureiro: mon prof de math en prépa se foutait souvent de notre gueule lors des ds en nous disant : “vous avez le droit à la calculette”

Robin: Ah, pardon, oui. Et i. Décidément….

NicoTupe: et on compte jusqu’à i parfois

brusicor ⚫₂: L’équation de Dirac, qui a unifié mécanique quantique et relativité restreinte.

NicoTupe: @David Loureiro j’adore

Denis: @chkone meme ces nouvelles theories ne peuvent pas pretendre plus qu’au statut d’approximation du monde réel

GPif: Dans le cas d’une gravitation a boucle, est ce que le verre retourne sur la table?

brusicor ⚫₂: Et avec ça, il a même prédit l’existence de l’antimatière quelques années avant sa découverte !

Mael Thep: @ps une question existentielle à mes yeux : mon crédo, quand je pense à la physique, en tant que matheux, et stateux en particulier, c’est « Tous les modèles sont faux, certains sont utiles » de G. Box. la question est donc : croit-on en la relativité générale et/ou mécanique quantique (ou toute autre théorie unifiée), croit-on au modèle standard, ou pense-t-on que c’est uniquement un modèle ?

Didier MAZAL️: bonsoir tlm! (je suis à la bourre)

NOiD: Salut @Didier MAZAL️

Robin: @Mael Thep on a déjà eu la question sur le monde réel est il “discret ou continu”, Y a l’infini qui se pointe, on est au moins 2 matheux à pouvoir parler… ça va forcément durer un moment, la discussion 🙂

GPif: Salut @Didier MAZAL️

MrNause: Et donc, la Théorie du tout…c’est possible ? Théoriquement ?

Mael Thep: @Robin si discussion il y a alors j’ai hâte !

David Loureiro: @Mael Thep j’ai l’impression que c’est clair que c’est juste un modèle. Le meilleur que l’on ait pour l’instant

Robin: @Mael Thep et moi donc !

Kévin CPS: Bonjour

David Loureiro: mais qu’un modèle

Robin: Le point a-t-il un sens en physique ?

Robin: 🙂

Denis: @Robin count me in 🙂

Mael Thep: @David Loureiro moi ça me plait !

brusicor ⚫₂: @Robin Tu es au Palais demain, que je vienne te frapper en personne ? 😀

Robin: Même pas…

Mael Thep: @Robin oui, sur le i

David Loureiro: C’est MAx Tegmark qui dit dans son bouquin “Our Mathematical Universe” que l’univers serait un modèle mathématique

Einstein: @Robin très bonne question

Pascal METZ: oh put… ! Je pars répondre au téléphone 2 minutes et on approche des 100 auditeurs…

Mael Thep: pas de coupure

Didier MAZAL️: @ps pas de coupure son ici

NOiD: Pas de coupure ici

GPif: C’est que toi @Johan

brusicor ⚫₂: Non, ne parlons pas de la théorie des cordes

kashkawan: pas de coupure pour moi

Pascal METZ: c’est parce que Trump est passé devant, ils ont déja commencé a couper internet

Didier MAZAL️: Sûrement un passage dans un tunnel (quantique?)

GPif: @Pascal METZ ça va, tu commence a avoire de la sueur perlé sur le front? :p

chkone: Une porte d’où je travail:

chkone: http://imgur.com/a/RE79I

Pascal METZ: 99 même pas, je suis super serein 🙂

Pascal METZ: http://i.imgur.com/iKK4PBi.jpg

chkone: Malheuresement ils ont pris l’atome de Rutherford

Didier MAZAL️: Sympa cette porte

Mael Thep: ah

GPif: classe la porte

brusicor ⚫₂: 26 DIMENSIONS !

brusicor ⚫₂: SUPER PROMO SUR TOUT LE RAYON PHYSIQUE QUANTIQUE !

Pascal METZ: 101 et ca ne tremble meme pas \o/

brusicor ⚫₂: https://sciencetonnante.files.wordpress.com/2011/03/commutateur.png

Y..: @brusicor ⚫₂ ah le marketing !

Y..: je pensais que c’était 11 dim. mais ça doit commencer à dater

Didier MAZAL️: @brusicor ⚫₂ Y’a une réduc si on en achète beaucoup? ^^

MrNause: Au passage “la théorie des cordes” est bcp récupérée par de nombreux adeptes d’ésotérisme… elle sert à prouver tout et n’importe quoi, mais surtout n’importe quoi chez le non initié.

NOiD: Comme la quantique d’ailleurs xD

David Loureiro: 11 c’est pas pour unifier les différentes théories des cordes qu’il y a eu à un moment ?

MrNause: Tout à fait

brusicor ⚫₂: @Y.. C’est le cas dans la théorie M de Witten pour réunir les quatre grandes théories des cordes actuelles

NOiD: Medecin quantique c’est l’avenir mdr

David Loureiro: et ça s’appelait la théorie M d’ailleurs ?

David Loureiro: fuck le son a coupé chez moi

brusicor ⚫₂: Et encore, il n’a même pas explicité comment construire sa théorie M si j’ai tout bien suivi

brusicor ⚫₂: @David Loureiro On sait pas… Chacun aime s’imaginer ce que c’est.

brusicor ⚫₂: Je pense que c’est le W de Witten à l’envers. ;D

Y..: @brusicor ⚫₂ J’irai me plaindre à Science&Vie

chkone: Ca sent le Brian Green “Witten à l’envers” 🙂

chkone: Le chat double nos réponses ?

Y..: Si on va dans les Monty Python on est pas couché

MrNause: Donc pour résumer, Dirac il est Has-been or not ?

brusicor ⚫₂: @chkone Actualise, ça arrive parfois qu’on voit en double.

brusicor ⚫₂: @Robin “La théorie M, c’est la théorie quantique à boucle ?” Il veut nous faire une crise cardiaque.

NicoTupe: 😀

chkone: @brusicor ⚫₂ fixed

Pascal METZ: J’aimerai bien voir ce bug des messages en double un jour …

GPif: Et en fait la physique, ça peut être bien plus WTF que les maths

Valentine: Coucou, dites, quand on touitte une image faut mettre quel hachetague pour qu’il apparaisse ici svp ?

Pascal METZ: voir le reproduire

brusicor ⚫₂: http://blogs.scientificamerican.com/cross-check/files/2014/09/med_edward_witten-2.jpg

Pascal METZ: @Valentine ps275

Pascal METZ: #ps275 evidement

Robin: salut @Valentine ! Content de te voir ici !

brusicor ⚫₂: Edward Witten, Monsieur théorie M

MrNause: J’aime le verbe touitter. on dirait un petit animal mignon.

Valentine: Cheers @Pascal METZ ! Salut @Robin, contente de t’y voir aussi 😉

brusicor ⚫₂: Coucou @Valentine !

puyo: ^^

NicoTupe: yaya @Valentine

NicoTupe:

Pascal METZ: ben @Stéphanie pas encore au lit ?

David Loureiro: hey salut @puyo

GPif: Espace temps discret, moi je comprend qu’on vit dans une simulation informatique

David Loureiro: long time no see

Stéphanie: d’ici peu 🙂

brusicor ⚫₂: Joli @Valentine !

chkone: @GPif Ou alors une simulation vie dans notre univers ?

Stéphanie: je binge-read encore un peu le NYT et le WaPo 🙂

Robin: @puyo gaffe, tu as de la concurrence !

Robin: (bravo @Valentine )

Johan: @Claire se brosse les dents dans le skype :p

NicoTupe: @Stéphanie des news?

Valentine: Ahaha @Robin j’ai honte. Vite @puyo un dessin pour recouvrir cette horreur 😛

chkone: @GPif je pense que la subtilité c’est que Univers discret est different de “univers Voxelisé”

NOiD: Excellent le dessin @Valentine

chkone: @PS Monde discret ca veut dire monde voxélisé ? Ou alors “juste” dire que la plus petite longueur est celle de planck ? Je ne sais pas si je suis claire

Claire: @Johan ba alors, on étale notre vie privée sur la chatroom mtn ?!

Johan: heheh

_F_: La construction quantique autour de l’espace temps dans son approche discrète n’est-elle pas afférente à une approche Macro qui, par agglomération, fonctionne sur de nouveaux modèles ?

brusicor ⚫₂: Héhé, j’étais sur que @Robin allait réagir. ^^

Robin: @puyo !! ça valait le coup de te provoquer !

chkone: @PS alors les voxels sont fixes dans l’espace ?

xavier: je reste perplexe devant ma moquette

_F_: Le tout n’étant pas égal à la somme des parties, on aurait un lien micro-macro théorique assez envisageable

MrNause: Je pense que le seul qui subit des coupures c’est celui qui les signales

NicoTupe: @puyo yay jouli gif

GPif: gg @puyo !

puyo: http://i.imgur.com/WN2HfXr.gif

Fred Conrotte: @PS K’ai lu certains physiciens qui disent que les théories quantiques à boucles ou les théories à cordes sont tellement précises mathématiquement qu’elles ne nécessitent plus d’être prouvées via des expériences physique, ce qui évidemment à lancé un gros débat. Quel est ton point de vue sur la question?

puyo: Merci ! (c’est mieux en mouvement, héhé !)

Pascal METZ: @puyo je plussoie (et bravo a toi!)

puyo: ^^

Didier MAZAL️: Cool le gif 🙂

NOiD: @puyo genial ^^

puyo: Héhé, merci !

David Loureiro: @ps est-ce que la situation décrite par smolin dans son bouquin sur la crise de la théorie des cordes sur la situation compliquée pour avoir des thésard en gravité quantique à boucle par rapport à la théorie des cordes est réelle ? Où en est-on de la proportion entre les deux ?

Fred: 300000 ans c’est pas beaucoup!

puyo: Ah, l’analogie de l’éléphant, non ?

puyo: On tâte une partie différente de l’animal, sans comprendre ce que c’est.

puyo: Et M, c’est l’éléphant !

puyo: (à moins que ce soit une tortue géante.. mmmm)

brusicor ⚫₂: https://sciencetonnante.files.wordpress.com/2016/09/barrau.png?w=768&h=474

puyo: (Il n’y a pas quelque chose avec une tortue ?)

GPif: @puyo, tu veux tater quel partie de l’éléphant exactement? 🙂

puyo: Aha, j’en étais sûr ! 😀

Pascal METZ: on parle d’A’Tuin là?

puyo: (Ah oui, c’est en aveugle, l’analogie)

Inti: \ 😀 /

Didier MAZAL️: @ps Y’a pas de marge d’erreur au dessus de 30?

puyo: Hééé, salut @Inti !

brusicor ⚫₂: Précision : en mécanique quatique, l’état fondamental de plus faible énergie n’est pas d’énergie nulle.

Fred Conrotte: Etienne Klein dans son bouquin “Y a-t-il eu un instant zéro ?” dit la meme chose

chkone: Oeuf ou la poule …

chkone:

GPif: Vache, vla que les univers rebondissent 😀

David Loureiro: dieu était un basketteur, il fait rebondir l’univers

chkone: Selon moi on ne résoudra jamais le problème de l’origine a cause de la causalité… Il faudra la cause de la cause

chkone: Et même une cause du vide quantique…

MrNause: En fait l’univers ne serait un cycle “entropique” qui ne ferait que se renouveler ?

MrNause: (je sais pas si je me fais comprendre)

chkone: @MrNause Le principe de causalité ?

Didier MAZAL️: “Que 10^100” MDR

chkone: On ne peut pas avoir de causalité cyclique si ?

chkone: En fait je ne sais pas 😀

brusicor ⚫₂: La joie des espaces de Calabi Yau !

Mael Thep: @Didier MAZAL️ c’est 10^400 fois moins

MrNause: Ah peut être @chkone je maîtrise pas, je connais pas trop

GPif: y a des noeuds dans la gravité à boucle?

NicoTupe: @ps GPif [21:29:20] y a des noeuds dans la gravité à boucle?

brusicor ⚫₂: #ps190 de @Robin !

GPif: @NicoTupe erf, c’était une vanne, c’est con comme question 😀

NicoTupe: j’aime

Didier MAZAL️: @Mael Thep Oui bien sûr, mais ça reste un grand nombre (relativement ridicule comparé au 10^500 certes)

Mael Thep: 🙂

puyo: Oui mais est-ce que le rayonnement cosmologique est bon pour la santé ? Parce que déjà, avec les antennes téléphoniques, hein

Didier MAZAL️: @puyo lol

puyo: Il faut inventer un kit anti rayonnements cosmologiques en alu !

puyo: #fortune

brusicor ⚫₂: Le problème, c’est que c’est une question épistémologique, donc pas tellement scientifique

Johan: @puyo bah tu rigoles mais tu sors de l’atm et les royonnement energetiques deviennent un vrai probleme. Par exemple pour une future mission martienne

Didier MAZAL️: @puyo C’est du rayonnement micro-ondes, donc on devrait pouvoir chauffer son repas avec ^^

MrNause: le “modèle” c’est ce dont a connaissance et ce qu’on a expérimenté contre la preuve du contraire ? ce qu’on apl le “tangible” ?

GPif: C’est un coup à devenir religieux ça

puyo: @Johan Hé bien, je peux te fabriquer une amulette antirayonnements sur mesure pour ce type de missions ! #promodenoël

Johan: @puyo hehe 🙂 Petit marché, mais juteux !

puyo: ^^

chkone: @PS Et si l’experience est reine dans ce cas que dire des “objets lourds vs Objets Léger”…

chkone: Expérimentalement les objets lourds tombent plus vite statistiquement que les légers

Mael Thep: ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii

Y..: La cure détox de Robin !

GPif: La force existe?! star wars à raison?

Mael Thep: je suis aussi ravi que toi, Robin

brusicor ⚫₂: C’est aussi un grand problème de la restitution et de l’enseignement des sciences, même en université

NOiD: @ps Il n’y a donc que les prédictions qui sont applicables au réel, les équations-elles même ne parlent pas ?

Fredalia: apprenez à relativiser et suivez votre Einstein

Mael Thep: 🙂

Einstein: Oui

Einstein: :)))

Denis: voire une theorie où tous les points sont rationnels, pour mettre tout le monde d’accord entre discret et continu

Fred Conrotte: Einstien lui même a regretté de ne pas avoir nommé sa théorie la “théorie des invariants” 🙂

MrNause: Pour le non initié c’est pas clair la gravité quantique à boucles, on peut faire un résumé ?

David Loureiro: @ps dans un des types de multivers que Max Tegmark présente dans son bouquin “Our Mathematical Universe” explique que ça se trouve notre multivers n’est qu’un modèle mathématique. Qu’en penses-tu @David Louapre ?

Didier MAZAL️: @ps Au sujet de l’Univers rebondissant lorsqu’il a atteint la taille du mur de Planck, cela implique t-il que l’Univers soit fini? Car s’il est infini, il ne peut pas, même en se contractant, atteindre une taille finie?

brusicor ⚫₂: @Robin et @David Louapre : ça s’appelle le réalisme structurel épistémique, votre vision des choses. 😉

NicoTupe: @David Loureiro il me semble qu’il a répondu non?

Robin: oh ben oui, hein, y a des noms savants

chkone: “réalisme structurel ontologique” C’est stylé comme nom 🙂

David Loureiro: ah mince j’ai peut-être loupé alors 🙁 @NicoTupe

David Loureiro: dsl

Robin: j’attends de pied ferme une contradiction

chkone: @Robin j’ai un problème avec l’idée du “L’expérience est reine”

Robin: @chkone Tu développes ?

MrNause: Il faut aussi inviter Richard Taillet et ses quart d’heure insolites

brusicor ⚫₂: Ooooh ! @Robin c’est quand ?

Denis: @Robin pour me faire l’avocat du diable, on peut dire que cette position est le premier pas vers un scepticisme absolu qui dit “de toute façon on ne peut rien savoir du tout donc pas la peine de spéculer sur le monde”

Robin: @Denis dire qu’on ne peut pas dire la vérité sur le monde ne dit pas qu’on ne peut rien dire

chkone: @Robin historiquement la vérité s’est opposé a l’expérience (Terre Plate, L’objet lourd tombe plus vite que les objets légers, La masse est une propriété intrinsèque…)

chkone: “La Vérité” entre “

Johan: Bon je vous laisse ! Bonne soirée

brusicor ⚫₂: @chkone Non, la vérité s’est opposé à l’intuition humaine

David Loureiro: bonne soirée @Johan

NOiD: @Johan Bonne soirée !

chkone: @brusicor ⚫₂ Oui a notre comprehenssion de nos expériences

Pascal METZ: Salut @Johan

Johan: je pars en conférence à Yale, je vais sans doute trouver des supporteurs de Clinton la bas :p

GPif: Salut @Johan

NOiD: xD

Inti: Huhu bonne conf Johan

GPif: Yale, c’est bon, tu es safe,va pas au Texas

Didier MAZAL️: oO

NOiD: A moins avis ça va moins faire la fête que pour Obama mdr

Didier MAZAL️: Merci pour la réponse, mais je ne sais pas si ça va m’aider à dormir ^^

brusicor ⚫₂: Il l’a placé !

brusicor ⚫₂: Salut @Lê. !

Lê.: hello

NOiD: C’est devenu crypté d’un coup

NOiD: xD

Didier MAZAL️: Oh voilà Lê! On

Didier MAZAL️: On

NOiD: Salut @Lê.

Lê.: j’arrive un peu tard^^

Didier MAZAL️: On a parlé d’infini y’a 3 minutes ^^

Pascal METZ: et puis ca fait beaucoup d’Alan

Robin: Un petit poil, oui

David Loureiro: yay salut @Lê.

GPif: Ah, le théorème de Fubini, il m’as bien fait ch… celui la

GPif: Salut @Lê.

brusicor ⚫₂: Mais il est joli, Fubini !

chkone:

Lê.: oui c’est moi

chkone: @Lê ah cool j’aime vraiment beau ta chaine 🙂

Didier MAZAL️: Moi je la vois bien tomber!

Lê.: merci 🙂

Lê.: ah ce théorème de Fubini… j’ai du mal à l’apprécier

Didier MAZAL️: Elle bondit à l’est, passe au dessus et tombe à l’ouest chaque jour!

David Loureiro: allez les copains, je vous laisse. bonne nuit

David Loureiro: ciao

Lê.: @ps david, tu peux nous expliquer la gravité comme émergence entropique ?

Lê.: Bonne nui @David Loureiro

David Loureiro: @Lê. mici

Didier MAZAL️: Il est sympa le livre de MicMaths (j’ai lu les 3 premiers chapitres)

MrNause: Info. Mieux vaut le laisser au pied du nid afin que ses parents viennent le nourrir au pied de l’arbre. Le manipuler pourrait modifier son odeur (selon ce que j’en ai entendu dire)

Serge G: ha oui, c’est quoi le titre du lovre de LJJ ?

NOiD: @NicoTupe Au fait tu as trouvé le bug pour la vidéo 272 ?

Didier MAZAL️: @Serge G : “Le choix du meilleur urinoir”

Serge G: ok

Pascal METZ: @MrNause et puis ca evite aux chats du quartier de se fatiguer a grimper aux arbres

NicoTupe: @NOiD j’ai pas encore regardé

Inti: raah le stream a coupé pendant la réponse

NicoTupe: je vais la réuploader

Inti: alors c’est info ou intox?

brusicor ⚫₂: http://pi.ac3j.fr/wp-content/uploads/2016/10/launay-1.jpg

Serge G: @inti: On attends ta réponse

Inti: hum

Robin: ya pas eu la réponse

Robin: 🙂

NOiD: @NicoTupe ok ca roule tiens moi au jus je peux reduire la qualité si le poids pose un soucis

NOiD: Je me demande sii 6Go c’est pas un peu beaucoup pour Youtube

brusicor ⚫₂: Si si ! Elle est bien !

NicoTupe: oui je sais pas

MrNause: @Pascal METZ ma source c’est un vétérinaire de “planète sauvage” qui me l’a filée. Après je ne sais pas si il est à l’abris des idées reçues. Moi j’ai pas la réponse.

Inti: je sais pas alors je dirais de le prendre avec des gants et le remettre dans son nid 🙂

Robin: @Inti jolie réponse

Robin: j’ai envie de la garder 😉

NOiD: @Init malin 😉

Didier MAZAL️: “Taupo : aujourd’hui j’ai collé Noznan parce qu’il filmait en cours”

NOiD: Sorry pour les fautes de frappe :/

GPif: Thiery Hasard?

MrNause: d’ailleur @drnozman a sorti un jeu de plateau sur la science et les voyages temporels

Mael Thep: @Robin début décembre jusqu’à quand ?

Robin: fin août

Mael Thep: ok.

Sabine: @Robin tu vas participer aux conférences du mardi soir (ou mercredi je ne sas plus) sur le hasard ?

Mael Thep: tu crois au hasard ?

Robin: Donne moi d’abord une définition 🙂

Mael Thep: 🙂

Robin: @Sabine nope

brusicor ⚫₂: Un jour, un vidéaste en classe de prépa scientifique. Ca pourrait être drôle.

Mael Thep: bien joué.

MrNause: le hazard n’est qu’une équation mathématique incommensurable

Robin: même pas sûr de pouvoir y aller

MrNause: hasard*

Lê.: @brusicor ⚫₂ y a math&magique

Lê.: il est en prépa

brusicor ⚫₂: @Lê. C’est vrai, c’est vrai.

Lê.: (mais je ne crois pas qu’il va parler de sa vie en prépa^^)

chkone: www.youtube.com/watch?v=_JIfqD4hiSM

chkone: Le Hasard…

brusicor ⚫₂: La seule fois qu’on voit qu’il est en prépa, c’est le changement de décor de l’internat

chkone: Salut

Lê.: Bonne nuit à tous

Didier MAZAL️: BN all!

Valentine: C’était chouette, bonne soirée et merci 🙂

GPif: Tchuss!!

brusicor ⚫₂: Bonne soirée à tous !

NOiD: Salut à tous !

NicoTupe: salut!

Valentine: On vous entend toujours par contre

brusicor ⚫₂: Prochaine intervention de @David Louapre : la mécanique bohmienne !

Valentine: C’est un peu violent ce que vous dites sur la mère de @NicoTupe

Valentine: Bon j’arrête mes trolls 😉 bonne nuit !

Robin: 🙂

puyo: https://pbs.twimg.com/media/CwxMcCYW8AEh0oq.jpg

brusicor ⚫₂: J’ai bien fait d’attendre !

puyo: Héhé !

puyo: B’soir !

puyo: Et vive les boucles !

Robin: @puyo génial !!

L’exploration martienne

Dossier réalisé par notre invité Damien Loizeau et diffusé dans les épisodes 271 et 272 de Podcast Science.

Les martiens existent-ils ? Bah, la question se pose toujours, et c’est la question qui pousse encore la plupart des recherches sur la planète Mars.

Bon, aujourd’hui on n’imagine plus des petits hommes verts (d’ailleurs, pourquoi dire des petits HOMMES verts ? il n’est pas question qu’il s’agisse d’humains, même verts !). Donc, on n’imagine plus de petites créatures vertes, mais on cherche quand même si des formes de vie primordiales, genre unicellulaire, comme des bactéries, existent sur Mars. Et plus précisément, auraient existé dans le passé ?

Alors trouver des microbes sur Mars, ça peut paraître pas très excitant, mais ça pourrait vouloir dire que la vie est apparue ailleurs que sur Terre, et ça, ça serait ENORME ! Si la vie est apparue à 2 endroits différents, rien que dans le système solaire, alors dans l’Univers, il pourrait y avoir une infinité de mondes habités (et quand je dis habité, c’est pas forcément par des humains ou des civilisations comparable, c’est juste habité par une forme de vie).

Toutes ces questions ne datent pas d’hier, depuis le 17eme siècle on scrute la planète rouge, longtemps depuis le sol, depuis des observatoires, à travers des lunettes et des télescopes, et aujourd’hui avec des sondes en orbite autour de Mars, et des robots qui roulent à sa surface.

Et la question de la vie sur Mars est en fait liée essentiellement à une chose: l’eau liquide. Bah oui, les seules formes de vie qu’on connaisse, c’est sur Terre, et de ce qu’on en connait, elle est apparue dans l’eau, et la vie a toujours besoin d’eau pour se développer.

Du coup, pour rechercher nos martiens… enfin, nos petits microbes martiens, on va partir à la recherche de l’eau sur Mars. Et vous savez qu’on découvre régulièrement de l’eau sur Mars ! Toutes les quelques années, les journaux titrent: “les scientifiques découvrent de l’eau sur Mars !” alors, ils n’ont pas tout à fait tort, à chaque fois il y a une découverte qui amène un peu plus de connaissance sur l’eau sur Mars, et dans cet épisode de podcast science on va parcourir l’histoire des observations de Mars et voir tout ce qu’on a découvert ! (enfin, tout, peut-être pas hein, on va essayer de pas être trop long !)

1. Depuis la Terre

Alors, Mars, c’est un astre “errant”, il bouge par rapport aux autres astres, il danse… Aujourd’hui on sait pourquoi, c’est une planète ! D’ailleurs, c’est pour ça qu’on dit “planète”, planète ça vient du latin Planetae, et ça veut dire “astre mobile”. Une planète, ça fait quoi ? Ca tourne autour du Soleil, et donc quand on est depuis la Terre, ça bouge en apparence au cours de l’année par rapport aux étoiles, qui elles sont beaucoup beaucoup beaucoup plus loin.

Et puis en 1610, Galileo Galilei, oui, Galilée tout simplement, a la bonne idée de pointer une lunette vers le ciel étoilé, et d’observer (entre autres) Mars. Bon, pas très intéressant par rapport à Jupiter et ses satellites, mais il pense au moins avoir vu qu’elle n’était pas ronde.

On commence à avoir un peu plus de détails avec Christiaan Huygens: en 1659 (ça fait déjà 50 ans depuis Galilée !), il reconnaît une forme sombre à la surface, et en profite pour calculer la période de rotation de la planète, il trouve 24h, pas mal puisque la valeur est de 24h et 37 min.

Mars vue par Huygens en 1659

Là où ça devient intéressant, c’est avec Cassini, Giovanni Cassini. Il est né en Italie, mais fait la plupart de ses observations en France. Il est d’ailleurs le premier directeur de l’observatoire de Paris.

Il trouve une rotation en 24h40, c’est pas mal, mais à part la longueur du journée des Martiens, on veut en savoir plus ! Eh bien, je disais que ça devient intéressant avec Cassini, parce qu’il observe pour la première fois des taches blanches aux pôles de Mars, des calottes polaires comme sur Terre ! Du coup on ne doute pas à l’époque qu’elle soient faites de glace d’eau. Bon, voilà, on a de l’eau sur Mars apparemment, mais elle est gelée…

On saute de plus de 100 ans, nous voilà autour de 1780, en compagnie de Sir William Herschel, d’Hanovre, mais qui observe essentiellement en Angleterre. C’est un très bon fabricant de lunettes, et puis il a découvert Uranus et observe beaucoup les étoiles, mais aussi Mars à ses heures perdues.

Herschel pense que de nombreux mondes extraterrestres doivent être habités. Il veut calculer l’épaisseur de l’atmosphère de Mars. Pour ça il se sert d’occultations d’étoiles par Mars : quand une étoile passe derrière le disque martien, sa lumière s’éteint progressivement en passant tout d’abord dans l’atmosphère martienne, avant de passer derrière le disque de la planète. Les 26 et 27 octobre 1783, Herschel suit ainsi deux faibles étoiles alors qu’elles passent derrière Mars, mais les étoiles ne semblent pas du tout s’éteindre progressivement à l’approche de Mars, mais bien brusquement ! Il en déduit donc que l’atmosphère est au mieux très ténue. Bon, pas très sympa pour nos voisins les martiens.

Il arrive aussi à déterminer l’inclinaison de l’axe des pôles, et trouve 28° (en fait c’est 25°, pas mal !). Sur Terre c’est 23.5°, c’est quasiment pareil, il y a donc des saisons sur Mars comme sur Terre !

Un collègue allemand de Herschel, Johann Hieronymus Schröter, voit en plus des zones sombres et des zones claires sur Mars, il pense que ce sont des nuages dans l’atmosphère martienne. Peut-être des nuages d’eau ? Bon, ses observations vont être écourtées, les Français envahissent l’Allemagne et détruisent son observatoire…

Justement, un astronome français, Honoré Flaugergues, fait des observations intéressantes. Il essaie de voir si il y a des changement à la surface de Mars, et il trouve que les calottes polaires changent de taille assez rapidement. Il en tire des conclusions… étonnantes, voilà ce qu’il dit : “Si la fonte des glaces polaires sur Mars est bien plus rapide et bien plus complète qu’avec nos propres calottes de glace terrestre, dont la majeure partie résiste à la chaleur de l’été, il semble que la chaleur sur Mars est plus grande que sur Terre, alors qu’à cause de la plus grande distance entre la planète et le Soleil elle devrait être moindre dans un rapport de 43 pour 100. Ceci est une raison supplémentaire à ajouter à celles qui ont fait croire aux physiciens les plus doués que les rayons du Soleil ne sont pas en eux-mêmes la cause de la chaleur, mais seulement une cause indirecte.” On commence à s’égarer…

François Arago, un autre astronome français, observe que la calotte polaire sud montre des variations de surface plus élevées, parce que le climat doit y être plus extrême.

Mais alors elles fondent ces calottes ?

En fait, jusque là, la moitié du 19eme siècle, la plupart des astronomes supposent que les zones sombres sur Mars sont des mers, et les zones ocres, plus claires, des continents. Il y a même un astronome français, Emmanuel Liais, installé au Brésil, directeur de l’observatoire de Rio de Janeiro, qui publie une théorie selon laquelle les régions sombres sont en fait des traces de végétation, et les claires des déserts… c’est pas bête, c’est comme ça sur Terre. Mais bon, tout le monde n’est pas d’accord, et le Père Pietro Angelo Secchi, de l’observatoire du Vatican, écrit même deux ans plus tard que « l’existence de mers et continents (…) a été définitivement prouvée ».

On commence à cartographier de mieux en mieux ces mers et océans, et on a de belles cartes du Français Camille Flammarion et du hollandais Frederik Kaiser.

Les continents et mers sur Mars (copyright: Patrick Moore on Mars, chez Cassell Illustrated)  

Voilà une carte de Flammarion, de 1884. On voit des zones claires au niveau des pôles, et des zones sombres et d’autres ocres aux latitudes moins élevées. Chacun commence aussi à donner des noms à ces mers et ces continents. Mais chacun y va un peu de ses propres noms.

C’est finalement Giovanni Virginio Schiaparelli qui introduit un nouveau système, une nomenclature, en 1877, et dont beaucoup de noms sont toujours utilisés aujourd’hui.

Ah oui, Mars a également ses petites lunes, des satellites naturels. Ils sont deux, Phobos et Deimos, bien plus petits que la Lune : la Lune fait environ 3500 km de diamètre, eux font 70 et 40 km de large, et c’est un astronome américain, Asaph Hall, qui les découvre et les dénomme donc Phobos et Déimos, Terreur et Frayeur en grec, deux personnages qui accompagnent Arès dans la mythologie grecque (et Arès, c’est Mars !). Du coup on retient ces noms là, c’est bien trouvé.

Donc là, on est fin 19eme, on connaît la rotation de Mars, les principales formes de couleur à sa surface, les calottes polaires et leur variations saisonnières… mais on voit encore des mers, et des grandes calottes de glace d’eau ou de neige. On considère aussi une atmosphère relativement dense, moins que la Terre quand même. On imagine des températures un peu plus faible que sur Terre. Du coup, l’idée d’une vie évoluée est bien présente. Flammarion décrit par exemple les conditions de vie sur Mars, de la Flore, la Faune, et des êtres intelligents ! Il va jusqu’à représenter la cosmogonie telle que la civilisation ancienne martienne devait la voir, avec Mars au centre de l’univers !

2. les canaux

Et c’est à ce moment là que tout va s’emballer… j’aborde un épisode qui a tenu en haleine les astronomes pendant plusieurs dizaines d’années.

Schiaparelli, celui qui a définit les noms des provinces martiennes toujours utilisées aujourd’hui, il a aussi décrit une observation qu’il a faite à la surface de Mars: des “canali” en italien, qu’on devrait traduire par “chenaux” mais qu’on a traduit par “canaux”. Mais voilà, des canaux, c’est creusé artificiellement, et qui dit canaux dit que quelqu’un les a creusé !

Bon, là, il faut que je vous explique un petit truc. On ne peut pas vraiment observer Mars tout le temps. Mars et la Terre tournent autour du Soleil à des vitesses différentes, du coup, des fois elles sont du même côté, assez proches, on appelle ça l’opposition, et quelques mois plus tard, elles sont carrément diamétralement opposées par rapport au Soleil. Et quand le Soleil est entre les deux et qu’on ne peut vraiment plus observer Mars, on appelle ça la conjonction. Il se passe à peu près 2 ans entre 2 oppositions successives, donc on n’observe Mars que tous les 2 ans. Et puis en plus, Mars et la Terre décrivent des orbites elliptiques autour du Soleil, surtout Mars, elle ne sont pas toujours à la même distance du Soleil. Du coup, quand au moment de l’opposition Mars est au plus près du Soleil, on dit à son périhélie, et la Terre est au plus loin, son aphélie, on est super proches de Mars !

Eh bien revenons avec Schiaparelli. Nous sommes en 1877, durant l’opposition, et Mars est à son périhélie, le plus proche du Soleil, du coup des super conditions pour l’observer depuis la Terre. Et voilà pourquoi la carte qu’il dresse en 1877 est sans doute la meilleure à l’époque. Il complète sa carte avec les oppositions suivantes de 1879 et 1881-82.

Le début des canaux martiens (copyright: Patrick Moore on Mars, chez Cassell Illustrated)

Voici sa carte de 1881-82. Voilà ce qu’on y voit: il y a toujours des zones très sombres, d’autres un peu moins sombre et d’autres très claires, mais ce qui frappe c’est un grand nombre de lignes, presque droites, très sombres, et beaucoup de doubles lignes, qui traverse les zones claires, les “déserts” tels qu’on le croit à l’époque. Voilà ce qu’il écrit à propos de ces lignes: “j’en ai reconnu un nombre considérable qu’on ne peut pas estimer à moins de soixante. Ces lignes courent entre l’une et l’autre des tâches sombres que nous considérons comme des mers, et forment sur les régions claires ou continentales un réseau bien défini. Leur disposition paraît invariable et permanente (…). Ils ont bien 2 degrés de largeur, ou 120 kilomètres, et plusieurs s’étendent sur une longueur de 80 degrés ou 4800 kilomètres. (…). Ce n’est pas tout. En certaines saisons, ces canaux se (…) se doublent. (…) Dans l’état actuel des choses, il serait prématuré d’émettre des conjectures sur la nature de ces canaux. Quant à leur existence, je n’ai pas besoin de déclarer que j’ai pris toutes les précautions commandées pour éviter tout soupçon d’illusion : je suis absolument sûr de ce que j’ai observé.”

Alors, il y d’autres astronomes à l’époque qui observent Mars aussi, et voient quelques lignes sombres, mais pas de tels réseaux de canaux ! Deux astronomes français à l’observatoire de Nice et sa lunette de 76 cm de diamètre viennent appuyer Schiaparelli, ils dressent une carte similaire en 1888. Les canaux deviennent alors à la mode et d’autres astronomes commencent à les observer.

Deux observateurs américains prennent ensuite le devant de la scène des observations de Mars.

D’abord William Pickering. Il donne le nom d’oasis aux zones sombres où se croisent les canaux.

Et puis Percival Lowell. Celui-ci fonde un observatoire à Flagstaff en 1894, où il fait installer une lunette de 60 cm de diamètre, et il va beaucoup regarder Mars avec (oui, tous les 2 ans, forcément). Il est persuadé de la présence des canaux, il écrit “les canaux martiens, quand bien vus, ne sont pas à la limite de la visibilité, mais bien en deçà des limites du doute”. Comment ne pas le croire ?

Un des nombreux dessins de Lowell des faux canaux de Mars

Selon Lowell, Mars est à court d’eau car elle est plus avancée que la Terre dans son évolution, et a vieilli plus vite. Les Martiens font donc tout leur possible pour extraire la moindre humidité des réserves d’eau restantes : la glace et la neige des calottes polaires. Ils ont donc creusé un système d’irrigation global, pour amener l’eau depuis les calottes polaires, vers les régions plus chaudes et plus habitées de l’équateur !

Les observations de Lowell vont plus loin. Il note qu’aux récessions des calottes polaires, une bande sombre apparaît le long de leurs frontières, et cette bande suit la récession des calottes. Il attribue ce phénomène à la présence de lacs et d’une zone humide qui doit assombrir la surface. Il affirme ensuite que les canaux sont affectés par la récession des calottes. Selon lui, l’humidité libérée migre vers l’équateur, et la végétation se réveille de son hibernation : une vague sombre est ainsi vu sur une période de quelques semaines ou mois. Lowell calcule même que cette onde parcourt approximativement 3 km par heure.

Bah finalement il y a pas mal d’eau sur Mars ! des calottes qui fondent, des lacs, la végétation, des canaux d’irrigation…

Bon, tout le monde n’est pas certain de la théorie de Lowell. Alfred Russel Wallace par exemple, il conclut dans un livre sur le sujet en 1907 que l’eau doit être absente de la planète et que la température doit être extrêmement basse, il termine en disant “Ainsi Mars n’est-elle pas habitée par des êtres intelligents comme le postule M. Lowell, mais elle est absolument INHABITABLE !” avec inhabitable en majuscules !

Mais qui a raison ?

Il faut quand même expliquer toutes ces lignes sombres que beaucoup d’astronomes ont vu ! Certains font l’hypothèse que ce sont en fait des frontières entre des terrains de couleurs différentes, ou des séries de traits ou de points, que l’oeil ou le cerveau ont tendance à rejoindre. D’autres ne voient aussi aucun canaux ! La plupart des astronomes ne trouvent en tout cas pas que leur présence est aussi évidente que Lowell le dit !

Bon, Lowell a fait aussi des trucs très bien, il a fait les calculs qui ont conduit à la première observation de Pluton, découvert des années après sa mort. Voilà, après sa mort en 1916, de plus en plus d’astronomes doutent de la réalité des canaux.

Dans l’entre-deux-guerres, c’est Eugène Antoniadi qui va faire des observations de Mars importantes. Il travaille avec la grande lunette de Meudon, et il dessine les cartes les plus précises qui existeront jusqu’à l’ère spatiale. Il y en a de superbes dessins originaux au Palais de la Découverte, des dessins de Jupiter aussi. Il pense aussi que les canaux sont en fait des traces irrégulières, des séries de points, des frontières… ou des lacs !

Grande lunette de Meudon

Voilà deux dessins qui comparent la même région de Mars, un de Schiaparelli, et un autre de Antoniadi. Sur la version de Schiaparelli, on voit des lignes simples et doubles bien nettes, sur la version d’Antoniadi, c’est surtout des séries de points sombres, et des frontières entre des terrains plus ou moins gris.

Le mirage des canaux (copyright: Patrick Moore on Mars, chez Cassell Illustrated)

Son opinion a beaucoup de poids dans les années qui suivent. Mais pour le coup de grâce aux canaux martiens, il faudra attendre les premières sondes spatiales.

Les canaux ont quand même bien marqué les esprits, et quand on pense extraterrestre, on pense avant tout martien ! Et l’hypothèse des martiens est tellement encore présente en 1938 que Orson Welles a réussi à créer une certaine panique parmis la population et la police aux Etats-Unis, avec une émission radio. C’était une fiction jouée par plusieurs acteurs à la radio, inspirée par La Guerre des Mondes de H.G. Wells. Ouais, Orson Welles qui lit du H.G. Wells, il faut suivre, moi j’ai du mal !

On arrive quand même là dans les années 1950-1960, et on construit des télescopes de plus en plus gros, de plus en plus puissants, on fait de la spectroscopie, on fait de l’astrophotographie depuis déjà pas mal d’années… L’astrophotographie c’est faire des longues poses avec des plaques ou un film photographique derrière la lunette ou le télescope, au lieu de mettre l’oeil, ça permet d’être beaucoup plus sensible à la lumière, et ça permet de montrer ses observations aux autres au lieu de leur montrer des dessins interprétatifs ! Eh bien avec tous ces outils, les grandes questions qu’on se pose à l’époque sur l’atmosphère de Mars, la nature des calottes polaires, ou l’existence des canaux, tout ça reste à peine résolu !

Pour l’atmosphère, on fait des occultations de plus en plus précises (l’occultation c’est quand on observe la façon dont une étoile s’éteint en passant derrière la planète), mais tous les résultats donnent encore des valeurs de pression bien trop élevée, 10 à 20 fois trop élevées !), et alors pour la composition de l’atmosphère, c’est du grand n’importe quoi ! Pour la composition de l’atmosphère martienne, on fait de la spectroscopie, c’est à dire qu’on décompose la lumière qui nous vient de Mars, c’est de la lumière du Soleil qui est réfléchi par Mars, et donc de la lumière qui est passée à travers l’atmosphère martienne, et en comparant lumière du Soleil et lumière de Mars, on regarde les zones du spectre qui se sont assombries, et paf, ça veut dire qu’on a détecté quelque chose. Le problème, c’est qu’on fait tout ça depuis la surface de la Terre, et donc, cette lumière qui vient de Mars, elle passe aussi par l’atmosphère terrestre, et du coup, difficile de savoir ce qui vient de Mars et ce qui vient de la Terre ! Là, ils ont utilisé 2 façons de faire : déjà, au 19ème siècle, Jules Janssen, de l’observatoire de Meudon, va en haut de l’Etna avec son spectromètre, déjà, ça fait moins d’épaisseur d’atmosphère terrestre. Et puis il compare la lumière qui vient de Mars avec celle qui vient de la Lune : l’hypothèse, c’est que les 2 ont traversé l’atmosphère terrestre, mais celle de la Lune n’a pas traversé d’autre atmosphère, alors que celle de Mars, elle a traversé l’atmosphère de Mars justement. Et avec cette méthode, Janssen trouve pas mal de vapeur d’eau dans l’atmosphère de Mars.

On saute en 1933 aux Etats-Unis, aux Mont Wilson en Californie, avec Adams et Dunham. Eux vont utiliser une autre méthode, en se servant du fait que Mars se déplace par rapport à nous, elle s’éloigne ou se rapproche… vous me voyez venir ? l’effet Doppler ? ça vous parle ? Je croyais pas qu’il y ait d’épisode de Podcast Science dédié à ça, mais aller par exemple voir l’épisode 160 sur les Exoplanètes. Donc l’effet Doppler pour étudier l’atmosphère de Mars ? Oui oui… en fait, dans le spectre, on cherche des longueurs d’ondes où la lumière est absorbée, par exemple, pas le dioxygène, ou le dioxyde de carbone, ou l’ozone…etc. et on sait très bien à quelles longueurs d’onde chaque gaz absorbe. Alors voilà, si il y a de la vapeur d’eau dans l’atmosphère terrestre, et oui, il y en a, on sait à quelle longueur d’onde on va la voir sur les spectres. Et maintenant, si il y a de la vapeur d’eau dans l’atmosphère de Mars alors que Mars est en train de s’éloigner ou de se rapprocher de nous, alors on devrait voir sa trace dans les spectres légèrement décalée par rapport à l’eau dans l’atmosphère terreste: comme ça on peut séparer ce qui est terrestre et ce qui est martien ! Pas bête comme idée ! Encore faut-il avoir un instrument assez précis. Donc, en 1933, Adams et Dunham font ça, et ils trouvent que, selon leur instrument, il n’y a pas assez d’oxygène dans l’atmosphère de Mars pour être détectable. Avec la même méthode, en 1947, Gérard Kuiper, celui qui a donné son nom à la ceinture du même nom, Kuiper donc, trouve des traces de dioxyde de carbone depuis un observatoire des Etats-Unis. Et en 1963, Audouin Dollfus, depuis les Alpes suisses, dit voir un peu de vapeur d’eau.

Pour l’atmosphère de Mars, à l’époque, on n’a pas beaucoup de point de comparaison, on connaît la composition de l’atmosphère terrestre… et on sait que la Lune n’en a pas… Du coup les gens imaginent surtout que sur Mars, on doit avoir essentiellement du diazote.

Et pour les calottes polaires… Vu les gigantesques surfaces qu’elles occupent et libèrent chaque saison, on imagine qu’on devrait avoir d’énormes quantité d’eau dans l’atmosphère en inter-saison… mais on détecte peu ou pas de vapeur d’eau dans l’atmosphère, certains du coup pensent que les calottes polaires doivent être très fines, juste quelques centimètres, ou juste une petite gelée blanche qui se dépose aux pôles. Et en 1950, on pensait toujours fermement qu’il s’agissait de glace d’eau, même si certains avaient proposé de la glace de dioxyde de carbone, de la glace carbonique quoi.

On arrive à la veille des années 60, et… on n’est toujours pas sûr de grand chose sur Mars ! Il y a des calottes polaires, ok, on pense qu’elles sont faites de glace d’eau, mais après tout on n’a pas encore vérifié. On a parlé de continents, d’océans, de déserts, de canaux qui font plusieurs km de large et des milliers de long, d’oasis, de lacs, de végétation qui varie au cours des saisons… mais finalement tout ça, ce sont juste des spéculations pour le moment !

3. les premières mission spatiales

Voilà les années 1960, on arrive enfin à quitter notre bonne vieille Terre et à envoyer des sondes dans le système Solaire pour prendre des images. On veut aller voir à quoi ressemblent nos planètes voisines, et vérifier la présences des martiens bien sûr ! Et puis, la géopolitique aidant, Mars fait rapidement partie de la course vers l’Espace entre les USA et l’URSS. Mais la chance va souvent manquer comme on va le voir, surtout à l’URSS, et à la Russie depuis… En fait bon nombre de missions vont partiellement ou totalement échouer, que ce soit au lancement ou à la mise en orbite, ou même à cause des conditions climatiques martiennes.

Vous vous souvenez que la semaine dernière j’ai parlé des oppositions tous les 2 ans à cause des orbites de la Terre et de Mars ? Eh bien, pour envoyer une sonde vers Mars sans avoir à embarquer trop de carburant, on profite de positions relatives favorables de la Terre et de Mars, ce qui arrive aussi à peu près tous les 2 ans (tous les 26 mois pour être précis), on parle à chaque fois de fenêtres de tir. Si vous voulez revoir comment ça marche, vous pouvez aller ré-écouter l’épisode 189 de podcast science, sur les sondes Voyager, où on parle pas mal des orbites de transfert d’Hohmann, ou d’assistance gravitationnelle.

Transfert d’Hohmann pour le rover Curiosity, de la Terre à Mars (Grotzinger et al.)

La semaine dernière, on a parlé de ce qu’on a appris sur Mars en l’observant depuis la Terre, avec des grandes lunettes et des télescopes. Et voilà un petit dessin pour la chatroom, pour illustrer les positions des planètes au moment de la fenêtre de tir, et puis à l’arrivée sur Mars. C’est pas bien compliqué comme orbite ! Il faut juste lancer la sonde au bon moment pour qu’elle atteigne l’orbite martienne juste au moment où Mars passe par là ! Donc, vers Mars, on a une fenêtre de tir tous les 26 mois, c’est ce qui impose un tempo à l’exploration spatiale de Mars. La majorité de ces fenêtres de tir ont été utilisées depuis les années 1960. On devrait maintenant voir un portrait de famille des sondes dans la chatroom, il est super bien fait.

Aujourd’hui, au total, il y a eu 43 sondes qui ont été lancées spécialement pour Mars, mais comme je le disais, il y a eu énormément d’échecs ! En ce moment, il y en a  7 qui fonctionnent, autour de Mars et sur Mars, la doyenne a été lancée en mars 2001, plus de 15 ans oui !, et la dernière en mars 2016, et elle doit arriver… demain 19 Mars ! C’est pas génial ça ? Super bien placé cet épisode de podcast science ! Et d’autres sondes sont déjà prévues pour 2018 et 2020. Et maintenant Elon Musk avec SpaceX veut s’y mettre aussi ! Ok, plein de missions, mais on fait la différence entre plusieurs types de mission, avec dans un ordre à peu près chronologique :

  • les survols (flyby) où la sonde ne fait que passer à côté,
  • les impacteurs où la sonde va finir directement dans la planète, sans ralentir,
  • les orbiteurs où la sonde est mise en orbite autour de la planète,
  • les atterrisseurs (lander) où la sonde se pose à la surface,
  • et les véhicules (rover) où la sonde se pose puis roule à la surface.
  • En attendant d’autres choses comme les vols habités !

Alors, quand les américains et les soviétiques commencent l’exploration du système solaire au début des années 1960, C’est Vénus qui attire en premier : en 1961 les soviétiques lancent Venera, perdue pendant sa phase de croisière (ah oui, la croisière c’est le trajet entre la Terre et la Planète de destination), et en 1962 les américains lancent Mariner 1 (qui fut détruite au lancement) et Mariner 2 (qui fait un survol réussi de Venus). Bon, rassurez-vous, la première tentative de “conquête” de Mars n’attend pas longtemps, et le 1er novembre 1962 l’URSS envoie Mars 1 vers la planète rouge. Bon, à cette époque, les soviétiques ont des problèmes réguliers avec leur système de communication à longue portée. Mars 1 commence correctement sa course, dans la bonne orbite, transmet quelques informations sur le milieu interplanétaire, c’est déjà pas mal !, mais le contact avec la sonde est perdu au bout de 5 mois. Elle continue sans doute toujours sa course autour du Soleil aujourd’hui, 54 ans plus tard !

Les américains maintenant : ils préparent 2 sondes Mariner, comme celles pour Vénus. Elles s’appellent Mariner 3 et 4, et elles doivent faire un survol et envoyer quelques photos. En novembre 1964, les deux sondes décollent. Mais là aussi, pas de chance avec la première, après le décollage, le bouclier abritant la sonde refuse de se détacher, ça empêche le déploiement des panneaux solaires, et conduit rapidement à l’épuisement des batteries de la sonde. Mais ouf!, ils ont le temps de résoudre le problème juste avant d’envoyer Mariner 4. Et donc, lancement réussi, et quelques mois plus tard, en juillet 1965, Mariner 4 survol Mars et transmet les toutes premières images prises de près ! Vous pouvez voir une image sur la chat-room. La meilleure image des 22 prises par Mariner 4 pendant son survol.

15 Juillet 1965 : Image de Mariner 4 montrant les cratères in the Memnonia Fossae sur Mars. (Credit : NASA/JPL-Caltech)

Qu’est-ce qu’on voit sur cette image ? pas grand chose en fait… déjà c’est assez flou. On voit une surface avec pas mal de cratères… ça ressemble pas mal à la Lune en fait ! Bon, il n’y a que 1% de la surface qui est photographiée pendant le survol, mais ça n’annonce rien d’exceptionnel, aucun signe de canaux pour le moment en tout cas ! Ah oui, il y a des cratères, aussi bien sur les zones sombres que les zones claires, pas de mers et de continents, ou de zones de végétation !

Et puis Mariner 4 en profite pour analyser l’atmosphère de Mars ! quand la sonde passe de l’autre côté de Mars, les ondes radio envoyées par la sonde passent un moment par l’atmosphère, comme pour une occultation, et on en profite pour déterminer la pression : 4 à 7 mbar, c’est moins que ce qu’on pensait, moins de 1% de la pression à la surface sur Terre. Et puis la composition : surtout du CO2 : la présence de Martiens semble VRAIMENT difficile maintenant ! Tant qu’on est dans la fenêtre de tir de 1964, les soviétiques tentent encore une fois avec Zond 2, mais ils perdent le contact avec la sonde en cours de route… Ca va refroidir les russes pour quelques années.

Bon, après Mariner 4, Mariner 6 et 7 sont déjà prévues, donc on va avoir l’occasion d’en voir un peu plus ! On passe une fenêtre de tir sans lancement, et on se retrouve en 1969, Les deux sondes vont survoler Mars quelques jours seulement après le petit pas de Neil Amstrong sur la Lune ! Elles prennent plus d’images que Mariner, de loin, de près… on voit les calottes polaires, mais pas de bande sombre due à l’humidité ou la végétation à leur bord comme des astronomes disaient les voir depuis la Terre. Mais à nouveau on voit des surfaces pleines de cratères ! Du coup, difficile de motiver la NASA à continuer l’exploration, mais bon, Mariner 8 et 9 sont déjà programmées, et cette fois-ci, fini les survols simples, on va tenter la mise en orbite !

Nous voilà à la fenêtre de tir suivante, 1971. 4 projets cette année ! Mariner 8 et 9 côté américain, Mars 2 et 3 côté soviétique. Les sondes russes doivent même atterrir sur Mars ! On va commencer par les échecs, pour y voir plus clair ! Mariner 8 finit dans la mer, près de Puerto Rico, après son départ de Cap Canaveral. Mars 2 et Mars 3 partent quelques jours plus tard. Ce sont des sondes énormes, plus de 4 tonnes, contre 1 tonne pour Mariner 8. Chacune a un orbiteur et un lander. Tout se passe bien au début, à l’approche de Mars, les landers sont libérés, et tentent des atterrissages dans l’hémisphère sud de Mars. Celui de Mars 2 est le premier objet artificiel à toucher Mars, mais n’a jamais rien transmis, et celui de Mars 3 commence à transmettre une image… puis s’éteint à jamais. L’image ne montre aucun détail… il faut dire aussi que Mars était en pleine tempête de poussière à ce moment là. Par contre, les orbiteurs, eux, fonctionnent ! Mais la tempête de poussière n’aide pas.

La dernière sonde à décoller est Mariner 9. Le décollage se passe bien… et elle arrive bien à se mettre en orbite autour de Mars. Et là aussi les premières images montrent… de la poussière ! On devrait voir maintenant dans la chat-room une des premières images de Mariner 9.

Une des premières images de Mariner 9 (NASA/JPL/Caltech)

L’image est assez marrante, on voit une surface toute uniforme, recouverte de nuages de poussière, et puis juste 3 boutons sur le visage de Mars. En fait ce sont 3 volcans assez haut pour dépasser des nuages. Bon, heureusement, la tempête finit par se calmer, la poussière retombe, et on va enfin pouvoir commencer à imager toute la surface de Mars. Cette fois-ci on a le temps, on ne fait pas que passer comme les sondes précédentes, on reste des mois et des mois en orbite, avec des passages  assez proches de la surface, à 1600 km d’altitude. En fait, Mariner 9 tourne sans doute toujours autour de Mars aujourd’hui !

Après les surfaces cratérisées vues par Mariner 4, 6 et 7, on va enfin découvrir des trucs intéressants ! Mariner 9 voit de grandes structures formées par des écoulements anciens ! On dirait des anciens lits de rivières, certains sont immenses, plusieurs centaines de kilomètres de large ! Bon, rien à voir avec les canaux de Lowell, mais on dirait bien que de l’eau a coulé sur Mars ! Ca y est, on l’a trouvé, de l’eau sur Mars ! On reçoit environ 7000 images en pas loin d’une année en orbite. Pas mal !

Fenêtre suivante: 1973, occupée par 4 sondes russes ! Mais voilà…

  • Le système de freinage de Mars 4 tombe en panne et la sonde ne peut pas se mettre en orbite. Quelques images sont quand même acquises pendant le survol, mais de basse qualité.
  • Mars 5 est mise en orbite avec succès, renvoie des images de cratères et de vallées, mais pas comparables avec la qualité des images de Mariner 9 prises déjà 2 ans plus tôt.
  • Mars 6 envoie son lander, qui réussit à entrer dans l’atmosphère de Mars, à utiliser les rétrofusées et le parachute, mais le contact est finalement perdu.
  • Enfin le lander de Mars 7 se détache trop tôt et manque Mars de 1300 km.

La série noire continue pour l’URSS.

Voilà, on a découvert des anciens lits de rivière, et si on allait les voir de plus près maintenant ? Etape suivante, arriver à placer une sonde à la surface de Mars, et qu’elle marche ! On va maintenant une fenêtre de tir plus loin, en 1975. La NASA construit 2 sondes identiques à nouveau, Viking 1 et 2. Elles doivent chacune mettre en orbite un satellite, puis libérer un module qui devra aller se poser au sol, dans 2 régions différentes de Mars, dont l’une sur une grande plaine au débouché de plusieurs grandes vallées, il y a eu de l’eau à cet endroit là !

Quand les sondes Viking arrivent, elles ne libèrent pas tout de suite les landers, elles vont se mettre en orbite avec, et prendre plein d’images pour vérifier la sécurité des sites d’atterrissage prévus. Et heureusement ! En fait, un des sites d’atterrissage a énormément de rochers à la surface, c’est dangereux ! on ne veut pas que le lander se renverse dès l’atterrissage ! On regarde aussi la surface avec le radiotélescope d’Arecibo (vous l’avez sûrement déjà vu, c’est une immense soucoupe, construite à Puerto Rico dans un bassin naturel, on le voit dans le film Contact, au début, et il apparaît aussi dans un James Bond), et ce radiotélescope montre aussi une rugosité trop  importante au même endroit. Bref, ça ne va pas, il faut déplacer le site, on a bien fait de vérifier avant !

Après la séparation, les 2 sondes en orbite continuent à faire des mesures et prendre des images pour faire la cartographie complète de la surface, avec des images qui font jusqu’à quelques dizaines de mètres par pixel: on pourrait voir des gros bâtiments avec ca ! On assemble tout ça en grandes mosaïques. Alors à l’époque, on imprime chaque image envoyée, et on superpose les images sur des tables, on fait du découpage, et on essaie d’avoir des grandes régions complètes comme ça. Aujourd’hui des logiciels font ça très bien ! Et en fait, pendant longtemps les images de Viking sont restées LA référence dans l’étude de la surface de Mars. En fait, de 1976 à 1997, plus de 20 ans, on n’avait pas mieux !

Et là, en étudiant toute cette banque d’images, on voit plein de réseaux de vallées un peu partout à la surface de Mars. Il y a un fluide qui a coulé ! Alors, là, on se pose plein de questions, est-ce que c’était vraiment de l’eau ? est-ce que des coulées de lave peuvent faire la même chose ? l’érosion par le vent même peut-être ? ou l’activité tectonique dans certains cas, avec des failles qui se forment ? ou encore des fluides “exotiques” comme on dit ? Du coup, maintenant, on connait la composition de l’atmosphère, la température, la pression… il semble que comme fluide, l’eau soit le plus probable (pas de rivière de gaz carbonique liquide, ou de méthane liquide comme sur Titan !), vu la morphologie des vallées, il semble que ça ne peut pas être des coulées de lave non plus, ni des failles tectoniques. Bon finalement, on en est sûr quoi, de l’eau a coulé sur Mars, et il y a du avoir des précipitations, de la pluie ou de la neige, un vrai cycle de l’eau !! Alors, non, pas de belles rivières qui coulent aujourd’hui… on se rend compte que les vallées ont… plus de 3 milliards d’années ! Effectivement, les astronomes avaient raison sur un point, il y a des déserts sur Mars, c’est même un seul grand désert, mais il n’y a pas de réseau d’irrigation pour aider une éventuelle civilisation martienne !

Bon, on se dit qu’on ne va pas trouver de civilisation martienne, mais peut-être quelques bactéries ! Du coup, sur les atterrisseurs, la NASA a installé des expériences qui doivent analyser le sol et voir si il y a quelque chose de vivant dedans. Du coup, il a fallu stériliser les landers, on ne veut pas découvrir la vie sur Mars si on l’a amené avec nous ! Avant le décollage, les landers ont été monté dans des salles blanches, fermés hermétiquement, et mis dans un four à 110°C pendant 30 heures. A la fin de la cuisson, on espère que rien n’a survécu ! Enfin, si, le lander et tous ses instruments ! Ils faut qu’ils résistent à ça, au vide, au froid, aux secousses… Ca doit être du solide !

Alors, nous voilà à la surface de Mars, maintenant, on regarde autour, bon, d’abord, pas de martien ! non, en fait, c’est un champ de cailloux, rougeâtre, avec du sable, des pierres de toutes tailles. Le ciel est entre jaune et rose… Les roches semblent toutes d’origine volcaniques, pas de roches sédimentaires qui auraient pu se former dans l’eau. Et pour Viking 2, c’est pareil.

Il nous reste les analyses du sol. Les deux landers sont équipés d’une petite pelle au bout d’un bras, assez puissant pour creuser une petite tranchée ou déplacer des roches. A l’intérieur du lander, toute une série d’instruments pour étudier la composition. Les premières expériences montrent que les roches correspondent bien à des roches volcaniques.

Mais il y a aussi 3  expériences différentes pour essayer de détecter la présence de vie dans le sol. Deux sont basées sur la fixation et la détection de carbone par des organismes vivants (grâce au carbone 14, facilement détectable), et la dernière sur l’émission de gaz lorsqu’un échantillon de sol est soumis à une atmosphère humide. Bon, les expériences donnent des détections… mais les résultats ne sont pas tout à fait concluants, en fait, les réactions qu’on observe peuvent être chimique autant que biologiques, et la question d’une contamination terrestre avant le décollage se pose toujours, malgré la stérilisation. Bon, et puis même, même dans le cas d’une absence de traces de vie à cet endroit, on n’a peut-être pas choisi le meilleur endroit, et le meilleur moment : il reste la possibilité d’une présence de vie passée, ou encore présente mais alors cachée dans le sous-sol par exemple.

Alors, Viking a quand même été un grand succès, les atterrissages ont super bien réussi, les orbiteurs ont fourni une cartographie totale de la planète, on connaît à peu près la topographie de la surface aussi, on sait que de l’eau liquide a coulé à la surface de la planète, il y a longtemps certes… aujourd’hui encore, après la Terre, c’est le seul objet dans l’univers où on est sûr qu’il y a eu de l’eau liquide à la surface ! Bon, c’est à peu près sûr que sur certaines exoplanètes, il y a de l’eau liquide, mais dans le système solaire, c’est le seul endroit où il y a pu avoir des rivières, des lacs, des mers… Donc, pas mal de données grâce au programme Viking, et il va falloir que les planétologues se contentent de ça pendant très longtemps !

Alors, fenêtre de tir suivante… rien, et celle d’après non plus… en fait, il faut attendre 1988, déjà 13 ans après Viking ! L’union soviétique envoit 2 sondes jumelles, Phobos 1 et Phobos 2, avec des instruments russes, européens et américains, pour étudier Mars et son satellite Phobos. En fait, elles emmènent deux petits lander qui doivent se poser sur Phobos. Enfin, s’harponner sur Phobos ! La gravité est trop faible pour se poser normalement, et si on rebondit ne serait-ce qu’un petit peu, on risque de repartir dans l’espace, c’est aussi ce que le petit Philae aurait dû faire sur la comète P67 surnommée Chury, fin 2014.

Alors, pour Phobos 1, le contact est perdu, à nouveau, à cause d’une erreur de commande reçue par la sonde… aîe aîe aîe, j’aimerais pas être à la place de celui qui a écrit les commandes !

Phobos 2 a plus de chance, elle approche de Mars, prends quelques photos et des données de bonne qualité de Phobos et Mars, mais là aussi, le contact est perdu avant la phase principale de la mission. Encore raté !

On saute la fenêtre de tir de 1990, et on se retrouve en 1992. Là ce sont les américains qui lancent Mars Observer, qui approche aussi de Mars, prends quelques images… mais on perd encore le contact après la phase de freinage !

Rien en 1994, et on retrouve les russes en 1996, avec Mars 96 ! Ca doit être la plus grosse mission jamais lancée vers Mars, plus de 6 tonnes ! Un orbiteur, deux landers… qui n’ont pas été bien loin ! Le dernier étage de la fusée Proton n’arrive pas à mettre la sonde en route vers Mars ! Et Mars 96 finit par ré-entrer dans l’atmosphère terrestre et brûler. Encore, encore râté !

Bon, on fait une petite pause dans les échecs ? On est toujours en 1996, les américains lancent aussi 2 missions cette année, Mars Global Surveyor, et Pathfinder.

On commence avec Pathfinder. La mission pose une plate-forme sur Mars, qui abrite un petit rover, Sojourner, le premier rover sur Mars ! Alors, après les landers Viking, Pathfinder n’a pas beaucoup d’instruments, c’est quand même surtout une mission de développement technique. Elle atterri sur Mars le 4 juillet 1997, le jour de la fête nationale américaine, bien joué ! Le 2eme jour, le petit rover sort de la plateforme et commence à explorer les quelques mètres autour de la plateforme. Le rover fait une cinquantaine de cm de long, il a six roues, et un panneau solaire sur le dos pour le recharger. Il transmet ses données à la plateforme, qui les envoie ensuite vers la Terre.  La NASA décide de le faire atterrir à l’embouchure d’une immense vallée, Ares Vallis, dans une plaine assez plate : le slogan de l’époque est “follow the water”, suivons l’eau, eh bien oui, il y a de l’eau qui a coulé à cet endroit, une énorme inondation qui a tout chamboulé sur son passage, et ramené plein de rochers sur la plaine. Du coup le paysage, c’est une grande plaine désertique jonchée de pierres, et les analyses montrent qu’il s’agit de roches volcaniques, l’eau n’a pas eu beaucoup d’influence ici ! Le rover et sa plateforme résistent pendant 3 mois.

La même année, on est toujours en 1996, la NASA a envoyé le satellite Mars Global Surveyor, MGS, et tout se passe bien ici aussi. MGS entre en orbite autour de Mars et doit rester active 2 ans, et elle le sera pendant 10 ! On a enfin des nouvelles images de la surface depuis Viking à la fin des années 70, ça fait 20 ans ! Il y a une caméra qui permets de voir des objets de moins de 10 m de large ! bon, à cette résolution là, on n’a pas pu couvrir toute la planète, juste quelques % de la surface, mais c’est déjà génial d’avoir des images à une telle résolution ! On peut enfin voir un peu mieux les anciennes vallées, et surtout, on découvre plein de roches stratifiées, des sédiments ! sans doute dans d’anciens lacs, ça y est, on en est sûr, il y a eu de l’eau pendant assez longtemps sur Mars pour avoir des lacs ! On essayera d’aller voir ça de plus près. Un autre super instrument sur ce satellite, c’est MOLA, le Mars Orbiter Laser Altimeter, c’est un altimètre laser. Alors c’est quoi un altimètre laser ? eh bien le satellite, pendant qu’il orbite autour de Mars, tire avec un laser vers Mars, et il calcule le temps entre le tir laser et le moment où il voit le retour de la lumière du laser réfléchie par la surface de Mars. On connaît la vitesse de la lumière, et on en déduit l’altitude de la surface, d’où le nom, altimètre laser. Alors l’instrument fait des millions de tir laser comme ça répartis sur toute la surface, et on finit, après plusieurs années, par avoir un modèle topographique de toute la planète. Pas mal !

Super ces réussites, hein ! bah, on repart dans les échecs ! Le Japon envoie sa première mission vers Mars en 1998, Nozomi, “espoir” en japonais, un orbiteur. Eh bien… l’espoir n’a pas suffit… Bon, Nozomi est envoyée en dehors d’une fenêtre de tir vers Mars, du coup elle emprunte une route différente des autres sondes, elle doit mettre plusieurs années pour atteindre Mars, et au cours de son périple, Nozomi montre des problèmes électriques, et les japonais décident finalement d’abandonner la mission et de la dévier de son orbite vers Mars pour éviter qu’elle ne s’y écrase et qu’elle ne pollue Mars avec des microbes qu’elle pourrait abriter : vue qu’elle n’était pas censée se poser sur Mars, elle n’avait pas été stérilisée avant le départ, et on sait aujourd’hui que des bactéries et même quelques êtres pluricellulaires comme les tardigrades peuvent survivre à un séjour long dans l’espace.

Quelques mois après Nozomi, la NASA envoie Mars Climate Orbiter, un satellite qui doit étudier l’atmosphère martienne. Et là l’histoire est… navrante et marrante à la fois. Pour la mise en orbite, la sonde doit recevoir ses données orbitales dans les unités impériales, du système anglo-saxon, sauf que… elles lui sont transmises dans le système métrique ! eh voilà ! la sonde entre dans l’atmosphère de Mars et elle a sûrement finie bien brûlée ! Ce qu’on a voulu éviter avec Nozomi !

Dans la même fenêtre de tir que Mars Climate Orbiter, la NASA lance aussi Mars Polar Lander, dernière mission du 20ème siècle. C’est un lander, un atterrisseur donc, qui doit atterrir près du pôle Nord, et récolter des échantillons pour les analyser sur place. Mais le contact est perdu après l’entrée dans l’atmosphère, encore raté !

Bon, aller, on retrouve quelques succès maintenant : l’orbiteur Mars Odyssey est lancé en avril 2001 et arrive autour de Mars en octobre, c’est la doyenne des missions martiennes, 15 ans que ça dure ! Aujourd’hui elle sert surtout de relais pour communiquer avec le rover Curiosity, mais elle a aussi plusieurs instruments, dont un spectromètre à neutron qui a permis, depuis l’orbite, de déterminer la concentration en hydrogène des premiers mètres de la surface ! L’instrument a montré que de l’eau était présente dans le sol autour des calottes polaires, il y a donc un pergélisol sur Mars, c’est un sol glacé toute l’année, comme en sibérie ou au Canada. Bon sur Mars, c’est quand même plus sec, mais il y a un peu d’eau.

Et voilà une sonde que j’adore, et avec laquelle je bosse depuis des années, Mars Express ! C’est l’ESA qui la lance en 2003, mais depuis Baïkonour, sur une fusée Soyouz. Mars Express est un peu la réincarnation des instruments européens qui sont partis sur la mission russe Mars 96, et qui ont finit dans le pacifique. On est 7 ans plus tard, on reprend les mêmes instruments, on les mets à jour un peu, on fait un satellite rapidement, et c’est parti ! Et ça marche ! Presque parfaitement ! Mars Express se met en orbite, mais elle emmène aussi un petit atterrisseur, Beagle 2 : après l’atterrissage, Beagle 2 doit déployer des panneaux solaires tout autour de lui et ensuite des instruments pour analyser le sol, mais on n’a jamais reçu de signal de la sonde après l’atterrissage… aucune nouvelle de Beagle 2 jusqu’à… 2015. On devrait avoir dans la chatroom une image maintenant, c’est une images de la surface de Mars à très haute résolution prise dans la zone où devait tomber la sonde, et on voit quelques pixels très clairs , il semblerait en fait que la sonde a commencé à déployer ses panneaux solaires, mais pas entièrement, et elle n’a pas du pouvoir déployer son antenne.

Image HiRISE de la sonde Beagle 2 partiellement déployée à la surface de Mars.

Bon, Beagle 2 est un échec, mais Mars Express est un grand succès, elle fonctionne toujours aujourd’hui, la plupart des instruments sont toujours en parfait état de fonctionnement, et ils ont fait des super découvertes ! Et pour notre question de l’eau sur Mars, un radar de Mars Express a déterminé l’épaisseur et la composition des calottes polaires : plusieurs km de glace d’eau pure à 95% !

Et puis Mars Express a aussi un spectro-imageur, alors c’est quoi un spectro-imageur ? c’est une caméra, mais pour chaque pixel des images, on enregistre le spectre de la lumière réfléchie par la surface de Mars, et avec ça on peut cartographier la présence de minéraux, de glace d’eau, de glace de CO2… du coup on peut super bien suivre les changements sur les calottes polaires, et puis chercher des minéraux formés avec de l’eau liquide ! Eh oui, jusque là on a vu des anciennes rivières et des anciens lacs, mais si l’eau liquide est restée vraiment longtemps, on devrait trouver des traces de réactions entre les roches et l’eau. Et on les trouve ! des argiles, des sulfates, des oxydes… ça y est on peut vraiment commencer  à quantifier combien de temps l’eau liquide a été présente du Mars ! Et pour les calottes polaires, on arrive à suivre chaque saison : chaque pôle a une calotte polaire permanente, faite essentiellement de glace d’eau, et à chaque hiver, de chaque côté, une couche de glace de CO2 vient recouvrir une grande zone sur le pôle et tout autour. C’est ça en fait que les astronomes voient depuis des siècles depuis la Terre !

Et encore un truc génial de lancé en 2003 : la NASA envoie 2 rovers, Spirit et Opportunity. Pour la phase finale de l’atterrissage, on les entoure d’airbags pour amortir l’impact, et les rovers vont rebondir plus de 25 fois avant de s’arrêter ! D’ailleurs, je sais pas si il y a des amateurs de golf parmi vous ? Eh bien, au golf, quand on met la balle dans le trou en deux coups de moins que normal, que le par, on dit qu’on fait un “eagle”. Eh bah justement, Opportunity, avec un voyage de plusieurs centaines de millions de km, atterri au fond d’un trou, enfin, un petit cratère, d’environ 10m de diamètre, et du coup ce cratère s’appelle Eagle maintenant !

Spirit et Opportunity sont identiques, ils ont 6 roues, font 1m50 de long, pèsent 175 kg, peuvent grimper sur des cailloux de 30 cm de haut, ou rouler sur des pentes de 30°. Des 4×4 sur Mars quoi ! enfin, des 6×6 ? bon, en vitesse par contre, c’est pas les mêmes performances, on fait du 20 m/heure en gros ! Côté eau liquide, on envoie Opportunity sur une plaine où on a détecter des oxydes qui pourraient s’être formé avec de l’eau liquide, et Spirit dans un cratère où on pense qu’il y a eu un lac. Bon, un peu raté pour Spirit, on découvre des roches volcaniques, et heureusement, au bout de 2 ans, il atteint des collines pas loin de là, et il finit par y découvrir un ancien site hydrothermal, les martiens auraient peut-être pu y construire des thermes ? Enfin, heureusement que le rover a marché plus longtemps que prévu ! la mission d’origine était de 3 mois seulement ! La fin de Spirit est un peu triste par contre… le rover traînait déjà la patte avec une roue qui ne marchait plus, et il finit par s’embourber dans un petit cratère rempli de sable. Eh voilà, L’hiver est rude, et le rover doit aller positionner ses panneaux solaires vers l’équateur pour maintenir ses batteries au chaud, mais comme il ne peut plus bouger, impossible de chercher la meilleure position. Et pendant l’hiver, on finit par perdre le contact, et au retour du printemps, impossible de rétablir la communication avec lui.

Du côté de son jumeau, Opportunity, on fait dans la longueur, le rover roule toujours aujourd’hui, il a fait plus de 43 km en 13 ans, et il a découvert une zone où une nappe d’eau souterraine est montée jusqu’à la surface et redescendue, peut-être plusieurs fois. On retrouve plein de sulfates, et plein de concrétions d’hématite, un oxyde qui a du se former à cause de l’eau liquide qui a circulé dans les roches. C’est assez marrant pour ces concrétions d’hématite en fait : elles se sont formées à l’intérieur de la roche, ça forme des petites billes de quelques millimètres à 1 cm de diamètre. Et avec le temps, la roche autour d’elle, du grès, s’érode, mais les billes sont plus résistantes, et du coup, elles restent sur place alors que la roche qui était autour disparaît.Du coup, aujourd’hui on a des tapis de petites billes grises qui recouvrent toute la région !

Fenêtre de tir suivante, on se retrouve en 2005, et la NASA envoie Mars Reconnaissance Orbiter, ou MRO. MRO a une super caméra, on peut voir des objets de moins d’1 m de large à la surface de Mars ! On peut voir à quoi ressemble les roches formées dans de l’eau liquide, les argiles, les sédiments… et en plus c’est super pour aider les rovers à la surface, on sait à l’avance où on s’aventure ! Et la super résolution des instruments de MRO a peut-être aidé à repérer des écoulements à la surface qui ont lieu aujourd’hui, De l’eau qui coule aujourd’hui sur Mars ? ouais peut-être… Bon, c’est pas gros ! On a repéré des zones où du sable coule et s’assombrit à certaines saisons, ça fait juste quelques mètres de large, quelques centaines de mètres de long, et on soupçonne que de l’eau, saturée en sels, une sorte de saumure, mouille le sable, et facilite la coulée. On est loin des rivières, mais c’est peut-être le seul signe d’eau liquide à la surface de Mars aujourd’hui. Et puis les caméras ont permis plein d’autres choses, comme l’étude des sédiments, des vallées ou des calottes polaires.

Ensuite, on se retrouve en 2007, la NASA envoie encore quelque chose ! Phoenix, c’est un atterrisseur qui va atterrir près du pôle Nord. La NASA l’a appelé Phoenix parce qu’il est né des cendres des missions Mars Polar Lander (qui a échoué, j’en ai parlé) et Mars Surveyor (qui a été annulée, j’en ai pas parlé). Juste après son atterrissage, Phoenix va gratter le sol avec une petite pelle, et il découvre une matière blanche très claire, de la glace d’eau ! Bon, en analysant le sol, il découvre aussi du perchlorate, un très bon désinfectant, coup dur pour la vie à la surface ! A la fin de sa vie, Phoenix voit aussi du givre le matin, déposé sur les roches et le sol autour d’elle (les landers Viking en avaient vu aussi), puis il voit des nuages de glace, sans doute d’eau, et un instrument a détecté de la neige qui tombe du ciel. Alors, à la place des bonhommes de neige, on peut faire des martiens de neige ? Là on devrait voir dans la chatroom un GIF animé avec les nuages qui se déplacent au-dessus de Phoenix, j’adore cette image, on dirait vraiment un orage qui se prépare. Du coup, une fois l’hiver arrivé, la sonde ne marche plus, et elle a sûrement été recouverte par quelques mètres de glace carbonique, et les batteries de la sonde n’ont pas résisté au froid ! Au printemps, on a essayé de reprendre contact, avec peu d’espoir, mais aucun signal …

Nuages de glace(s) au dessus de la sonde Phoenix sur Mars, tôt le matin. Crédit: NASA/JPL-Caltech/University of Arizona/Texas A&M University

On laisse passer une fenêtre de tir sans lancement, et on se retrouve en 2011, lancement de Curiosity ! Le rover arrive à la surface de Mars en août 2012 avec un atterrissage très impressionnant, il faut déposer un véhicule de 800 kg en douceur à la surface ! C’est pas rien ! C’est 5 fois plus lourd que les rovers Spirit et Opportunity !

Curiosity est envoyé au fond d’un cratère où il y a du avoir un lac. Bon, c’est comme Spirit vous allez me dire, si vous avez suivi… et du coup on va juste trouver des coulées de lave ? Non non, là on a BEAUCOUP plus de données que pour Spirit, entre temps on a eu Mars Express et MRO avec leurs super caméras et super spectro-imageurs, et du coup on sait qu’il y a eu des rivières qui ont coulé sur les bords du cratère, et qu’il y a des argiles et des sulfates au fond. C’est  justement ces argiles et sulfates qui sont la cible principale de Curiosity, sauf que c’est trop dangereux de se poser directement dessus, la surface est trop accidentée à cet endroit, il faut aller atterrir à côté, à plusieurs km. Donc, atterrissage sans problème, on fait quelques dizaines de mètre, et on voit des conglomérats de petits galets, c’est bien le lit d’une ancienne rivière ! Quelques dizaines de mètres plus loin, on a repéré sur les images satellites une zone avec des roches différentes, on va voir… et on tombe sur des roches qui contiennent des argiles et des sulfates, qu’on n’avait pas détecté depuis les satellites. C’est bon, l’eau est là ! enfin, était là ! Maintenant, reste plus qu’à détecter des anciennes formes de vie ! Et pour ça, Curiosity a embarqué un petit laboratoire sur son dos ! C’est un peu comme une grosse grosse tortue, il se déplace pas vite, mais il a un laboratoire sur son dos, c’est pour ça qu’il est si lourd ! Il peut faire une première analyse des roches à plusieurs mètres de distance en tirant dessus avec un laser, il peut récolter des échantillons avec son bras, puis les analyser avec différents instruments… tout ça pour essayer de trouver de la matière organique. Bon, jusqu’ici, on pense en avoir trouvé, mais on s’arrache encore les cheveux pour savoir quelles molécules c’est exactement, si ça n’a été apporté par des micrométéorites où si elles ont été formées sur place, si elles n’ont pas juste été formées par de la chimie ou vraiment de la biochimie… On en saura sûrement plus avec les analyses des strates plus profondes où Curiosity est en train d’arriver ! En attendant, Curiosity a vérifié que toutes les conditions ont été réunie pour un milieu favorable à la vie : de l’eau, un pH convenable, tous les éléments qu’il faut… et puis un truc super intrigant qu’il a détecté aussi, dans l’air autour de lui, c’est des bouffées de méthanes à certains moments ! et ça c’est super étonnant, c’est comme si quelqu’un avait pété à côté de lui !

Bon, le rover a eu lui aussi quelques petits problèmes, des problèmes d’ordinateur de bord au début de la mission (mais heureusement, il y a 2 ordinateurs, et on peut basculer sur l’autre pendant qu’on recopie les données sur le premier, les premiers bugs sur Mars !), et des problèmes de roues, qui sont percées à cause des pierres trop pointues sur lesquelles il a roulé ! Heureusement, c’est pas des pneus, il ne va pas crever ! pas de garage avant 100 millions de km !

Curiosity a quand même fait 14.5 km, en… 4 ans environ. On n’est pas encore à Opportunity qui a dépassé les 43 km, depuis 13 ans. Mais Curiosity, même si il peut rouler plus vite, jusqu’à plus de 100 m en une journée, passe plus de temps à analyser les roches.

Ca roule toujours pour Curiosity, mais pendant ce temps, il y a d’autres missions !

Phobos-Grunt est parti en novembre 2011, quelques jours avant Curiosity. Et c’est une sonde russe… et qu’est ce qui arrive aux sondes russes ? hein ? Ouais… ça fait un moment que je ne vous ai pas parlé d’échec, hein ? eh bien Phobos-Grunt a bien décollé, s’est mise en orbite autour de la Terre, et au moment d’allumer son dernier étage pour se mettre en route vers Mars… eh bien rien, plus rien, et elle est retombée sur Terre quelques semaines plus tard. Phobos-Grunt devait atterrir sur Phobos, la lune de Mars, et en ramener des échantillons.

Début 2014, il y a 2 sondes qui partent pour étudier la haute atmosphère de Mars et comprendre pourquoi l’atmosphère de Mars est si ténue. La NASA envoie MAVEN, et un nouveau pays se joint au cercle très fermé des nations qui sont allées vers Mars (pour le moment, uniquement les Etats-Unis, la Russie (soviétique) et l’Europe), c’est l’Inde qui envoie la Mars Orbiter Mission. Les deux sondes sont maintenant en orbite autour de Mars et ont l’air de très bien marcher.

On se retrouve maintenant cette année, en 2016, en Mars, l’ESA a fait envoyer par la Russie (oui, par la Russie, ils ont pas peur à l’ESA !) un satellite vers Mars, premier volet du programme ExoMars. Ce satellite c’est TGO, Trace Gas Orbiter, et il doit étudier l’atmosphère aussi, mais pour comprendre où et pourquoi on a du méthane, et TGO doit aussi servir de relais de communication au 2ème volet de la mission ExoMars, qui sera un rover, le premier rover européen, et qui doit décoller en 2020. Le lancement de TGO s’est bien passé (ouf !) et il est en route vers Mars, tous les instruments ont l’air de bien marcher ! Et le 19 octobre (hiiiii ! c’est demain), TGO se met en orbite autour de Mars ! Et en même temps, l’Europe tente un nouvel atterrissage, un petit atterrisseur, qui porte le nom de Schiaparelli (on a parlé de Giovanni Schiaparelli la semaine dernière !, l’histoire des canaux, vous vous souvenez ?). Alors Schiaparelli, l’atterrisseur, il ne va pas vivre très longtemps, juste quelques jours, il va fonctionner sur batterie uniquement, et il va prendre quelques mesures de l’atmosphère surtout.

Voilà, on arrive enfin au temps présent ! On a 2 rovers à la surface de Mars, 5 satellites en orbite, et un de plus demain. Mais c’est pas fini !

En 2018, la NASA envoie un lander qui doit poser entre autres un sismomètre à la surface pour étudier l’activité sismique de Mars, des tremblements de Mars ! Bon, en fait, il devait partir cette année, là, en Mars 2016, et en fait ils ont eu des problèmes avec le sismomètre au moment des tests de vibration, et ils n’ont pas eu le temps de trouver une solution, du coup, départ en 2018.

En 2020, du coup, le rover européen ExoMars, qui pourra forer jusqu’à 2 m de profondeur pour récupérer des échantillons à analyser dans son petit labo sur son dos, comme Curiosity. Et puis en 2020 aussi, la NASA doit envoyer un rover un peu comme Curiosity, il n’a pas encore de petit nom pour le moment, c’est Mars2020… et il travaillera pour la première phase du retour d’échantillons de Mars vers la Terre ! Première phase oui : il doit juste trouver, prélever et encapsuler des échantillons, et on ira les chercher plus tard, un jour…

Oh, et puis, les humains sur Mars… c’est une autre histoire, un jour aussi, sûrement !

Je vous fait un petit récapitulatif de l’eau liquide sur Mars ? Alors, dans les grandes lignes hein…

  • Il y a plus de 3.7 milliards d’années, on avait des lacs, des petites mers, des nuages, des précipitations, des rivières, les sols et les roches ont été altérées, on a vait des nappes phréatiques, avec des sources, un vrai cycle de l’eau… bon, on a du mal à savoir combien de temps ça a duré, et si c’est arrivé plusieurs fois au début de l’histoire martienne
  • Après, au cours des milliards d’années suivants, il y a eu des épisodes de grande débâcle qui ont créé d’ENORMES vallées en emportant tout sur leur passage, sûrement dû au réchauffement de réserves de glaces. Ca a peut-être créé un petit océan temporaire à quelques reprises dans l’hémisphère nord de Mars.
  • Plus récemment, on a des petites ravines qui se sont formées sur certains reliefs, on se dit que c’est peut-être des écoulements d’eau quand l’obliquité de Mars est très élevée et que les saisons sont très très contrastées, c’est arrivé il y a quelques centaines de milliers d’années ou quelques millions d’années,
  • Et aujourd’hui, eh bien… peut-être quelques microns d’eau saumâtre parfois en été dans le sable ? Ca donne envie ?

Bon du coup, si on recherche des traces de vie, on va plutôt aller voir les dépôts les plus anciens, quand on avait de l’eau, et c’est justement là que vont aller les missions comme ExoMars et Mars2020.

Et voilà, où on en est après 400 ans d’exploration martienne !

Citations:

“Somewhere, something incredible is waiting to be known”

Carl Sagan

“La science, mon garçon, est faite d’erreurs, mais d’erreurs qu’il est bon de commettre, car elles mènent peu à peu à la vérité.”

Jules Verne, Voyage au centre de la Terre (1864)


Podcast Science 274 – Les os, par Claire

Auguste auditeur au port altier, que serais tu sans eux? Une misérable créature, un malheureux gros ver mou. Heureusement qu’ils existent pour vous donner votre stature royale, alors, rendons leur enfin hommage: dans cet épisode nous parlerons os!

Le dossier de la semaine

» Les os, par Claire
En version écrite

Les images de la soirée

La quote de la semaine

Je n’ai plus que les os, un squelette je semble,
Décharné, dénervé, démusclé, dépulpé,
Que le trait de la mort sans pardon a frappé,
Pierre de Ronsard

J’ai mal à l’os du foie
Inconnu

Le quiz du mois

« Si vous touchez un oisillon tombé du nid, il s’imprègnera de votre odeur et ses parents le laisseront mourir de faim. Info ou intox ? »

Dites-nous ce que vous en pensez. Pas besoin d’une réponse officielle, hein. Ça, c’est le dictateur à la retraite qui s’y colle, avec plaisir. Ce qui nous intéresse, ce sont vos idées sur la question, votre opinion, votre expérience. Vous pouvez nous transmettre votre réponse dans tous les formats imaginables ; on vous fait confiance. Le plus simple étant quand même de laisser un message vocal sur notre répondeur (possible via le site web ou la page facebook) un un mail sur podcastscience at gmail point com.

Plugs et liens évoqués

1- Notre ami Jean Michel Abrassart ( du podcast et site web “Scepticisme scientifique” http://www.scepticisme-scientifique.com) nous a envoyés son plug audio préenregistré pour son livre. Je vous laisse écouter:

2- On a reçu aussi une demande de la part d’un médecin suisse , Mr François Dupuis, (Directeur Médical de l’Ecole de Santé de Suisse Romande) pour faire passer une annonce sur notre site. Alors, on s’est un peu demandés si ce n’était pas hors sujet, mais au final, si cela peut sauver des vies, pourquoi pas? J’abrège son texte, car le monsieur a un style un peu alambiqué, mais en voici l’essence:

“nous avons récemment réalisé une vidéo dans le but d’expliquer simplement les principes de Réanimation Cardiopulmonaire aux non professionnels de la santé.
Si vous disposez de quelques minutes, je vous invite à jeter un œil à la vidéo en question, à l’adresse https://www.essr.ch/blog/reanimation

Voilà, donc allez sauver des vies, aller voir cette vidéo, on ne sait jamais…

La prochaine fois

Mardi 8 novembre
Un des problèmes les plus important de la physique théorique aujourd’hui est de réconcilier l’infiniment grand avec l’infiniment petit; d’unifier la théorie de la relativité générale d’Einstein et la mécanique quantique. L’approche la plus connue à ce problème est la théorie des cordes, mais elle n’est pas la seule ! Quelques irréductibles s’efforcent de créer une “théorie du tout” alternative à la théorie des cordes : la gravité quantique à boucles. Elle nous révèle les mystères de l’espace-temps à l’échelle microscopique, et pourrait bien jeter un regard nouveau sur les origines du Big-Bang. Pour parler de ce sujet, nous recevons David Louapre de la chaîne Science étonnante !

 

 

La Chatroom

irene: coucou!

Didier MAZAL️: Bonsoir tlm

irene: salut Didier

Claire: Hello 🙂

Kyoku57: salut à tous

Pascal METZ: Salut a tous

Pascal METZ: vous nous entendez ?

Samuel: Oui

puyo: B’soir à tous !

Pascal METZ: le son est bon?

puyo: Ho, excellents sujets !

Pascal METZ: (c’etait une question)

puyo: oui oui

puyo: allez, on veut une chanson en live !

puyo: Ooooh, boson ! 😀

Johan: Désolé pour le retarrrd

El Jj: B’soir !

irene: hello!

puyo: B’soir à vous !

puyo: Poésie du soir : “Os rage, Os désespoir !”

puyo: Yeah @El Jj

irene: Ca commence fort

El Jj: Merci Robin pour ton mail ! C’est parfait !

NOiD: Bonsoir tout le monde 😀

Didier MAZAL️: L’homme qui connaissait l’infini? C’est Chuck Norris!

Johan: Chuck Norris vs Ramanujan !

Didier MAZAL️: @ps oui?

Johan: fight !

NOiD: pas en entier

Samuel: oui oui

Didier MAZAL️: @ps jingle entendu 1/2 seconde

Samuel:

puyo: idem

NOiD: juste un bout

Didier MAZAL️: @ps encore un petit bout du jingle

Johan: https://www.youtube.com/watch?v=RemSScVkqa8

Johan: Je fais ma pub 🙂

Johan: C’est beau hein

NOiD: Le spot de reve pour l’astrophoto <3

NOiD: Splendide

Didier MAZAL️: @ps n’oubliez pas, quand vous posez une question à la chatroom il y a quelques secondes de délai avant qu’on l’entende, puis on doit taper la réponse 😉

El Jj: An 2006 ?

puyo: @Johan Whaou, c’est chic

El Jj: Venez sur mon myspace !

NOiD: xD

Robin: j’ai un son immonde

NOiD: son 5/5 ici

Pascal METZ: comprehensible ?

Didier MAZAL️: @ps Son 5/5 pour moi

Pascal METZ: merci

Robin: Bon, c’est que j’ai encore un peu à me battre avec mon ordi !

NOiD: ou avec ton FAI 😀

Robin: J’ai l’impression d’une émission faite par des clones de Dark Vador

NOiD: Ca doit être interessant xD

Robin: Ouaip, un peu compliqué à comprendre, quand même

NOiD: Presque podcast ASMR :-p

Pascal METZ: ASMR ?

NOiD: les voix qui chuchotent tout lentement et c’est censer relaxer et d’autre truc

Robin: Bon, c’est mon casque 🙁

NOiD: Si j’ai bien tout compris

puyo: Hématopuyo ?

NOiD: ^^

Pascal METZ: un puyo en sang?

puyo: Ho, c’est tout moi, ça !

Didier MAZAL️: @ps c’est de là que vient l’intérêt des dons de moelle osseuse?

Robin: Un autoportrait !!

puyo: Rhooo, on ne commence même pas à l’échelle quantique!

puyo: Remboursez !

puyo: Yeah, @Inti

Inti: yo @puyo

Inti: salut les gens

Robin: Deux dessinateurs de luxe, c’est le bonheur !

NOiD: Salut Inti 🙂

Didier MAZAL️: Donc les os long sont longs, les courts sont courts et les plats sont plats ^^

NOiD: Ca se tient mdr

irene: et oui!

Inti: j’aime bien les trabécules

Robin: C’est le problème, quand les mots utilisés par les scientifiques collent à l’usage courant, on ne sait plus quoi expliquer

Didier MAZAL️: 🙂

puyo: Pour ma part, j’ai une préférence pour les cristaux de patafix

Robin: Mais pour un squelette, ça risque d’être un peu moins efficace 🙂

puyo: ^^

Pascal METZ: Quand je pense que brusicor n’est pas là…

Robin: C’est un scandale !

Robin: P… Et après quand c’est des maths c’est compliqué

Didier MAZAL️: @ps ici oui

Didier MAZAL️: Même si j’ai déjà oublié tous les noms chimiques et les formules des constituants ^^

puyo: Ce que j’aime bien, c’est que les fibres de collagène ressemblent à des stylos !

puyo: .. ou des crayons, disons

Stéphanie: coucou la team qui travaille même les jours fériés

puyo: Héhéhé

Robin: Au fait, @El Jj, bien reçu ?

puyo: Salut @Stéphanie

Didier MAZAL️: @ps j’ai de la chance, jamais rien cassé ^^

El Jj: @Robin Oui, c’est parfait ! Ca sera la “réponse concise” 🙂

Pascal METZ: Salut @Stéphanie !

Robin: ok, cool

Didier MAZAL️: @ps Je connais des gens qui se sont rendus compte d’une cassure qu’après plusieurs heures

Stéphanie: @Pascal METZ promis le prochain aura des amandes 🙂

irene: parfois c’est seulement par radio qu’on peut savoir qu’unis est fracturé

Pascal METZ: 🙂

Pascal METZ: bien croustillante apres cuisson 🙂 un regal

Stéphanie: entièrement d’accord

puyo: Ho, je ferais bien un dessin sur la greffe de verre de vin, mais on va encore dire que je ramène toujours à ça, ah là là

irene: lache toi Pyuo!

puyo: ^^

Pascal METZ: mes ailleules en mettent une par sillon. Moi j’en mets plutot 2-3 epaisseurs 🙂

Robin: du vin, du sang, des os, et un autoportrait !

puyo: Héhéhéhé

NOiD: Je trouve ça dingue aussi …

Didier MAZAL️: @ps Faut se mesurer le matin, on est plus grand que le soir

brusicor ⚫₂: Bonsoir ! Je suis en retard !

irene: Hello!

Robin: pour une émission de chimie, c’est scandaleux

Robin: 🙂

brusicor ⚫₂: C’était sensé être de la chimie ?

Robin: Ben oui

Robin: C’est Claire !

Didier MAZAL️: ^^

Didier MAZAL️: Y’a eu plein de formules chimiques au début du podcast 🙂

brusicor ⚫₂: Hum, il va falloir lancer le plan d’urgences.

Pascal METZ: @brusicor ⚫₂ de la chimie peut etre pas, mais de expressions comme phosphate octocalcique pentahydradé ont été prononcées 😉

Pascal METZ: voir la retrophrénoogie chez pratchett

Pascal METZ: on deforme le crane pour changer le caractere 🙂

Inti: Je trouve ce conservatisme typiquement français 😛

Didier MAZAL️: @ps Ca devait être pour la consigne ^^

irene: Yeah bravo le dessin!

Robin: La deuxième fois, il a piqué du vin sans bouteille

puyo: Héhé, merci !

Robin: C’était plus dur

Pascal METZ: il faut stocker dans l’estomac

brusicor ⚫₂: Disons que c’est un peu plus utile, les empreintes digitales.

Robin: @puyo : ça donne une bonne tête de tapette à mouches

puyo: ^^

Robin: 🙂

puyo: Mais tout en os, c’est du solide !

puyo: #spoiler !

brusicor ⚫₂: “Inspecteur, regardez, j’ai trouvé une fiche de mesure d’os à côté de l’arme du crime”

puyo: On nous raconte déjà la fin !

puyo: Une larme, une larme !

Didier MAZAL️: @ps C’est parfait pour ce week-end Halloween ce podcast ^^

puyo: C’est le retour de la vie, quoi

Pascal METZ: du coup c’est les larves qui sont necrophage

Robin: @Didier MAZAL️ ben tu crois quoi, c’est pensé les émissions !

NOiD: Si court ? La vache …

Robin: Taupo n’est pas là

Robin: Pfffff

Robin: Bon, en même temps, l’émission aurait duré 4 heures !

brusicor ⚫₂: Tiens, d’ailleurs pendant que j’y pense. @Robin, tu avais pas contacté un spécialiste de quasicristaux pour ton expo ?

Robin: On avait rencontré Denis Gratias

Didier MAZAL️: Miam!

Pascal METZ: j’aurais bien vu 1 ou 2 lapins dans les illustrations 😉

Pascal METZ: le cadavre reagis?

Robin: Et puis Schechtman lui même est venu faire une conf au Palais

Robin: 🙂

Robin: Le cadavre réagit, ça, pour le coup, c’est du vocabulaire de chimiste, pas du langage courant !

puyo: C’est comme les cloches de Pâques ?

Inti: On a déjà montré des photos de cette ferme dans un autre PS, on a éviter merci 😛

Pascal METZ: pour halloween en meme temps, le cadavre peux reagir

NOiD: Super ludique c’est un vrai jeu cette ferme :-p

brusicor ⚫₂: Bon, j’avoue que Schechtman, c’est la classe !

Didier MAZAL️: @ps bof c’est pas pire que le JT qui montre les cadavres de migrants flottant en mediterrannée à 20h10

NOiD: Y’a des sorties avec les scolaires xD ?

NOiD: @Didier MAZAL️ Oui pas faux

brusicor ⚫₂: Ca me rappelle beaucoup un exposé du Palais de la Découverte.

Pascal METZ: voila qui est etrange…

NOiD: Le gout 😀

Robin: https://lorispeaksdenglish.files.wordpress.com/2010/11/ch880505.jpg

Johan: Eh, c’est gentil les gens de s’abonner a ma chaine youtube, mais c’est pas comme si il y allait avoir des videos tous les jours hein 🙂

irene: ha zut, je suis végétarienne

Stéphanie: ah ben si maintenant il faut 🙂

Johan: @NOiD

NOiD: @Johan @Stéphanie J’allais dire pareil :-p

brusicor ⚫₂: Du coup, je m’imagine tellement l’exposé. Parce qu’avec les mouvements, c’est encore mieux ^^

puyo: Un indice, un indice !

Robin: http://i.imgur.com/rFb87.jpg

Robin: Bon, j’arrête

NOiD: Je viens de réaliser qu’il va falloir que je trouve comment illustrer l’episode xD

NOiD: Ca va être drole

Didier MAZAL️: Il va finir en -16 l’épisode vidéo ^^

Robin: Mais quand même, cette idée qu’on peut trouver des trucs en pensant que c’est de l’os alors que c’est du plastique, ça me paraît compliqué

NOiD: Au mieux oui haha

Johan: ferme de cadavre

Johan: bbeeaaaark

NOiD: Oui voila

NOiD: Ca existe en dessin animé ? :-p

brusicor ⚫₂: @ps Pour savoir si c’est réellement un os, on peut le lécher. Les os sont poreux et attachent à la langue. ^^

Stéphanie: y’a Marion Montaigne qui a dessiné sa visite dans une ferme à cadavres non ?

Robin: Sinon, il faut mettre une image barrée d’une énorme censure

NOiD: @Stéphanie Ha merci si je retrouve ce serait genial 😀

Robin: toute floutée

Stéphanie: http://tumourrasmoinsbete.blogspot.fr/2014/06/lundi-cynophilie.html une image ici

Stéphanie: eeeet ici http://tumourrasmoinsbete.blogspot.fr/2010/03/mardi-mardi-quoi.html

NOiD: Genial merci !!!

Stéphanie: be my guest

puyo: La crête occipitale, cet élément de séduction méconnu

NOiD: Jvai lui ecrire pour voir si je peux reprendre les dessins ils sont parfaits 😀

Stéphanie: ils sont nettement moins glauques que des photos

brusicor ⚫₂: http://www.vulgarisation-scientifique.com/wiki/uploads/Comparaison_crane_homme_femme.png

Stéphanie: (quand on me demandera pourquoi je n’oublie rien : parce que ça seeeeert)

Johan: https://www.podcastscience.fm/wp-content/uploads/2015/12/QI-taille-du-cerveau.png

Pascal METZ: @NOiD il faudra juste lui demander l’autorisation

Stéphanie: il a dit qu’il allait demander, pas fou 🙂

Pascal METZ: arf j’avais loupé le post

Pascal METZ: désolé

NOiD: @stephanie @Pascal METZ Oui la obligé parce que je voudfrais en reprnedre plusieurs, on n’est plus dans la courte citation 😉

NOiD: Oops désolé pour les fautes

Didier MAZAL️: Il manque surtout des valeurs de référence sur les axes

GPif: Bonsoir 🙂

Didier MAZAL️: @ps c’est l’accouchement qui déforme tout, ou bien c’est réparti sur la durée de la grossesse?

GPif: Ah, j’arrive au bon momment

NOiD: @GPif Bonsoir !

El Jj: Je pense qu’il n’y a pas besoin de compter pour savoir si un squelette est celui d’un nouveau né ou d’un adulte

NOiD: T’as raté la ferme de cadavres xD

brusicor ⚫₂: En conclusion : les femmes peuvent mieux écarter les cuisses après une naissance. ^^

irene: Ohhhh!

GPif: @NOiD Erf, on à déjà eu l’occasion d’en parler :p

NOiD: :-p

Stéphanie: chouette @Inti 🙂

puyo: @Inti ^^

Didier MAZAL️: Le crâne en fait c’est comme les plaques tectoniques : plus c’est vieux, moins ça bouge ^^

NOiD: @GPif C’est poetique ce soir 😀

GPif: 🙂

Inti: ^^

GPif: pourtant, entre un os d’enfant, et celui d’un adulte, topologiquement, c’est pareil

brusicor ⚫₂: @ps En fait, c’est l’état adulte qui pose problème, puisque la décalcification donnera ensuite d’autres infos.

Pascal METZ: @gpif pas le crâne, il y a des trous en plus

Didier MAZAL️: @ps oki, mais ensuite il ne reprend pas sa forme initiale?

GPif: @Pascal METZ Erf, oui, effectivement

NOiD: La vidéo sera definitivement classée X …

NOiD: C’est pas possible autrement

Didier MAZAL️: @NOiD X et horreur

Pascal METZ: pas bon pour le nombre de vu

Pascal METZ: en fait si

Pascal METZ: carrément

NOiD: Ah oui avec une miniature bien racoleuse mdr

GPif: Non, mais c’est pour halloween en fait

Pascal METZ: le probleme,c’est les profs qui nous diffuse aupres de leurs classes

brusicor ⚫₂: @ps Egalement un autre indice pour le jeune âge : les dents de sagesse. 😉

NOiD: Haha oui la faut viser un jour ou y’a pas l’inspecteur xD

Stéphanie: y’a des profs qui diffusent des podcasts ? c’est plus sympa qu’avant l’enseignement des sciences 🙂

Didier MAZAL️: Y’en a même qui diffusent des vidéos Youtube 😉

Pascal METZ: on a regulierement des retours dans ce sens

GPif: @Stéphanie bein en même temps ils se font pas chier, en début du cours t’appuie sur play et tu te casse :p

Pascal METZ: pas plus tard qu’aujourd’hui

NOiD: C’est très motivant 😀

Pascal METZ: devoir pour demain : podcastscience

NOiD: ^^

Stéphanie: 3h d’Uzan c’est raide comme devoir

GPif: Un coup de hache dans le crane, peux laisser des traces sur les os aussi.

Stéphanie: note qu’avec les illus de @NOiD ça devient moins chiant d’illustrer les retranscriptions si on met les ressources en commun

Pascal METZ: @Stéphanie 3h de colle 😉

NOiD: @Stéphanie Si c’est dans le fil c’est cool je le reprends quand je fait le montage 😀

Pascal METZ: pour les cas desespere: retranscrition 🙂

Johan: http://1.bp.blogspot.com/-KgQ73TZY22Y/UioWLqVslmI/AAAAAAAADzg/FHGMWCX5PFU/s1600/Capsulorrhpaphy+arthropathy.jpg

Pascal METZ: eh j’en ai des comme ca

Pascal METZ: enfin, j’en avais

Robin: Et pour ceux qui sont vraiment trop pénibles : retranscrption des épisodes que je n’ai toujours pas écrit 🙂

Robin: Au moi, ça servira à quelque chose !

Pascal METZ: @Robin non la torture est interdite

brusicor ⚫₂: http://www.persee.fr/renderIllustration/bmsap_0037-8984_1979_num_6_1_T1_0029_0000_1.png

Pascal METZ: @Johan sauf que j’avais 2 vis

Pascal METZ: et une tete femorale en moins

Robin: J’ai dit vraiment pénibles, quand même !

Stéphanie: aoutch

Pascal METZ: https://fr.wikipedia.org/wiki/Maladie_de_Legg-Calv%C3%A9-Perthes

Stéphanie: (moi je me colle déjà JPU sans avoir été punie, c’est niet pour tes dossiers Robin ;))

GPif: Eeeh, je crois me souvenir d’un dossier de Xilrian sur les gènes égoistes qui était velu aussi

Johan: oauis j’avais rien compris

Johan: 🙂

puyo: https://pbs.twimg.com/media/CwNFq_EWYAE952o.jpg

NOiD: @Pascal METZ Ah ouais quand même c’est chaud, je connaissais pas …

GPif: lol @puyo 🙂

Robin: @puyo : fusion extrême !!

puyo: héhéhéhé

irene: +1 pyuo

NOiD: ^^ Genial le dessin

Didier MAZAL️: MDR le dessin

puyo: Héhéhé, merci !

puyo: J’ai voulu être réaliste pour une fois !

GPif: Enfoncer des aiguilles dans les chaires mortes 😀 d’autres vont cueillir des champignons le dimanche hein :p

brusicor ⚫₂: http://www.visualforensic.com/2013/pictures/New/Bo_b.jpg

Stéphanie: @NOiD tu vas tellement t’amuser :’)

GPif: @brusicor ⚫₂ c’est qui le monsieur, un marechal d’empire?

NOiD: @Stéphanie Mais tellement 😀

Johan: http://img.weburbanist.com/wp-content/uploads/2010/05/francois-robert-stop-the-wa.jpg

NOiD: Je vais devoir me refrener de mettre des trucs trop gore ça va être dur

Johan: https://kohlscorpsechronicles.files.wordpress.com/2014/06/picture-68.png

NOiD: Surtout vu le ton de l’emission xD

Johan: https://kohlscorpsechronicles.files.wordpress.com/2014/06/stoptheviolence_francoisrobert_tank.jpg

Stéphanie: huhu @Johan 🙂

Didier MAZAL️: Sympa les images

brusicor ⚫₂: @GPif C’est Simón Bolívar

NOiD: Alors le squelette ak47 pour la miniature c’est juste nickel

Didier MAZAL️: Un peu glauque quand même

NOiD: :-p

NOiD: *puitaclic 😀

NOiD: *putaclic

Pascal METZ: @Didier MAZAL️ a peine

Didier MAZAL️: @ps Merci pour la réponse 🙂

Johan: ya 3 mains

Pascal METZ: ou ca ?

Stéphanie: un problème avec les gens qui ont trois mains ?

Robin: ak47

GPif: C’est pas un pied?

Pascal METZ: je vois 2 main et un pied

Stéphanie: en plus tiens

Robin: non, non, nous sommes très ouverts !

Stéphanie: un unijambiste en fait 🙂

GPif: @Johan si tu as un vélib à Bruxel, t’as du en faire des km :p

Johan: @GPif Non !

Johan: hihi

GPif: @Johan si tu as un vélib à Bruxel, t’as du en faire des km :p

Didier MAZAL️: @ps A noter que les passagers de l’ISS peuvent gagner jusqu’à 5cm pendant leur séjour orbital

NOiD: @ps je suis toujours interessé par les vidéos d’intro si c’est possible 😉

Didier MAZAL️: @ps Thomas Pesquet!

GPif: Faites des enfants ;p

Pascal METZ: @NOiD les video d’intro ?

Inti: yay Thomas

NOiD: @Pascal METZ Nico m’a proposé de refilmer une intro

NOiD: Pour chaque épisode

Didier MAZAL️: @ps A propos d’ISS et de Thomas Pesquet : le lien entre l’impesanteur et l’ostéoporose?

puyo: yeha

NOiD: \o/

Inti: de rien

NOiD: Ah trop cool !!

NOiD: Ca va être le clash en plus xD

brusicor ⚫₂: Attendez, on a eu les quotes ?

Pascal METZ: @NOiD filmer genre filmer les intervenant ?

NOiD: @Pascal METZ Oui ou une intro face cam fond flou enfin tout me va on pourra en discuter 😀

Robin: https://www.youtube.com/watch?v=Btf_zmovZus

brusicor ⚫₂: Et aucune quote sur les côtes ?

NOiD: @Nico proposait de réenregistrer l’intro et de diffuser ce passage en vidéo.

El Jj: C’est pénible tous ces gens qui font des livres

brusicor ⚫₂: Info ou un faux ?

NOiD: xD

irene: N’est ce pas1

Didier MAZAL️: MDR

Didier MAZAL️: Surtout ceux qui rendent fous les vendeurs de carrellages de salle de bain ^^

NOiD: Blague à part il est super son podcast, celui d’anthrostory avec qui il collabore aussi ^^

NOiD: Son 4/5

Pascal METZ: https://www.essr.ch/blog/reanimation

brusicor ⚫₂: D’ailleurs @El Jj, c’est pas tout de faire des livres, il faut venir les signer maintenant. 😛

brusicor ⚫₂: David Loureiro ? xD

Didier MAZAL️: 🙂

NOiD: Passionant ce soir 😀 Super dossier ^^

El Jj: @brusicor ⚫₂ Dès qu’il y aura des conventions dans l’ouest !

brusicor ⚫₂: C’est moi ou le générique est accéléré ?

GPif: C’est la drogue ça

NOiD: @Claire Bravo 😉

El Jj: @brusicor ⚫₂ Je ne sais pas encore si je me déplacerais jusqu’à Lyon science…

Pascal METZ: @brusicor ⚫₂ normalement non

GPif: C’est un ossobucco ça

brusicor ⚫₂: @ps Tout dépend : si tu le trempes dans l’acide, tu enlèves le carbonate et ils deviennent mou et il reste le collagène. Et le carboniser, c’est le contraire : il reste que les sels minéraux, plus de collagène

Pascal METZ: donc il faut faire les deux, c’est ca?

Didier MAZAL️: Berk

brusicor ⚫₂: Tout dépend ce que tu veux faire avec @Pascal METZ 😉

Pascal METZ: ah, euh… oui, en fait, nan rien, je ne veux rien faire du tout moi

GPif: Et les os en adamentium alors? :p

Didier MAZAL️: MDR

* Pascal METZ part en sifflotant

NOiD: xD

brusicor ⚫₂: Alors, pour qu’on ait une dose active de pesticides dans nos graisses, il faut y aller.

irene: ben c’est dose cumulatif…

GPif: il parrait qu’il y en un peu partout

brusicor ⚫₂: Mais que ce qui est stocké par les graisses soient suffisants pour influer… Par l’alimentation ça semble difficile

brusicor ⚫₂: A la limite pour des métaux comme le plomb qui vont être actif sur certaines bactéries, un herbicide sur une bactérie a peu de chance d’être actif

brusicor ⚫₂: http://ekladata.com/wdidOb2zQIULphTvYIlSOjI0rv4.png

brusicor ⚫₂: Attends, @Robin jouait à la bataille corse ?

brusicor ⚫₂: SI VOUS NE LA GARDEZ PAS, JE LANCE UNE PÉTITION !

brusicor ⚫₂: ET JE PRENDS ROBIN EN OTAGE DANS LA SALLE PI !

Robin: Damned

Robin: En plus elle a des alliés sur place 🙂

puyo: Hé bien, hé bien, bonne soirée !

GPif: Tchuss

Didier MAZAL️: ++

brusicor ⚫₂: Bonne soirée !

NOiD: Bonne soirée tout le monde à la prochaine 😉

El Jj: Tcho

Pascal METZ: bonne soirée à tous

Podcast Science 273 – L’épilepsie, avec Elodie Chabrol

Dans cet épisode, nous allons parler de décharges électriques bien particulières, dans un dossier sur l’épilepsie, préparé par notre invitée Elodie Chabrol.

Le dossier de la semaine

» L’épilepsie, avec Elodie Chabrol
A venir

Les images de la soirée

La quote de la semaine

-“You cannot blame gravity for falling in love” Einstein
-Oh putain c’est chaud! Jeanne d’Arc

Le quiz du mois

« Si vous touchez un oisillon tombé du nid, il s’imprègnera de votre odeur et ses parents le laisseront mourir de faim. Info ou intox ? »

Dites-nous ce que vous en pensez. Pas besoin d’une réponse officielle, hein. Ça, c’est le dictateur à la retraite qui s’y colle, avec plaisir. Ce qui nous intéresse, ce sont vos idées sur la question, votre opinion, votre expérience. Vous pouvez nous transmettre votre réponse dans tous les formats imaginables ; on vous fait confiance. Le plus simple étant quand même de laisser un message vocal sur notre répondeur (possible via le site web ou la page facebook) un un mail sur podcastscience at gmail point com.

Plugs et liens évoqués

Un de nos plus fidèle auditeurs vient de publier un bouquin sur les maths, et nous sommes super fiers d’en faire un peu de pub.  Il s’agit du livre

“Le choix du meilleur urinoir”, par Jêrome Cotenceau

Sans aucune créativité, je vais reprendre  une partie du descriptif  de dernière page: “En 21 exemples tirés de l’histoire des mathématiques, accessibles au plus grand nombre, il démontre que les maths sont aussi et avant tout l’outil parfait pour fabriquer des réponses à la question “à quoi ça sert, les maths”.

Il est en vente sur Amazon. Et bien sûr  sur le site des éditions Belin.

http://www.editions-belin.com/ewb_pages/f/fiche-article-le-choix-du-meilleur-urinoir-27505.php

La prochaine fois

Mardi 1er novembre
On en a 206. Les vôtres ne font pas la même taille que ceux de votre voisin, et quand on s’en fracture un, on douille. Mais on peut aujourd’hui se faire greffer du verre bioactif pour aider à sa reconstruction, et ça c’est plutôt cool non ? En plus, on peut en faire tout un tas de choses quand son propriétaire légitime n’en a plus besoin ! Des bijoux, des flûtes, des bonbons, de la colle… Vous avez deviné ? Dans ce dossier ça va parler Os ! Et comme c’est le dossier du 1er novembre, veille du jour des morts, on va rester dans le thème et discuter en particulier de ce que vos os peuvent révéler sur vous après votre mort.

 

 

La Chatroom

ElJj: B’soir !

Taupo: yo

irene: Mais, Claire est avec nous???

irene: Coucou Taupo!

Taupo: hello

irene: Salut Ellj!

Claire: Je passe juste faire un petit coucou 🙂

irene: 🙂

Claire: Sur skype et sur la chatroom, histoire de me faire 30mn de pause, vu que là mon article ne ressemble à rien

Claire: (bon puis c’est aussi que je te montrer à quel point mon nouveau casque me va BIEN 😉

EloCha: bonsoir 🙂

Taupo: hello invitée

EloCha: hello

irene: Une photo Claire!

irene: Salut Elodie!

EloCha: salut Irene

7pri2: Salut !

irene: Pascal va nous appeler sur Skype

EloCha: ok

EloCha: je fais un refill de grenadine

irene: grenadine?

irene: Du sirop?

Didier MAZAL️: Bonsoir tlm!

irene: bonsoir!

Claire: @irene top, je veux vérifier que ça marche bien pour la semaine prochaine (ANGOISSE)

EloCha: oui Irene 🙂

irene: mais j’ai pas de sirop de grenadine en Californie!

NOiD: Bonsoir à tous 😀

irene: bonsoir!

EloCha: bonsoir

irene: @Claire, je suis certaine que tu vas assurer

Samuel: Bonsoir!

irene: Salut Samuel!

NOiD: Bonsoir 🙂

Mael Thep: salut !

NOiD: Salut^^

Claire: @irene non seulement je vais assurer, mais avec tout ce que je viens d’ingurgiter en 24h sur les machines moléculaires, on va pouvoir se le faire ce dossier sur le nobel 2016. Sauvage Stoddart et Feringa n’ont presque plus de secrets pour moi !

irene: Génial!

NOiD: @Claire Cool ça promet 😀

Pascal METZ: Salut tout le monde

NOiD: Salut Pascal

Claire: (faut que j’arrête de dire des trucs… après j’arrive pas à tenir mes engagements !

Claire: Hello Pascal !

Pascal METZ: Tu es quand même là ?

Claire: Pas toute l’émission, je fais juste une petite pause respiration dans ma rédaction

Taupo: N’oubliez pas de faire remonter vos question avec la mention @ps

Samuel: @Claire , ça le fait à tout le monde ça =D ^^

Samuel: Au secours, suis-je le seul à avoir le son qui plante horriblement?!

Didier MAZAL️: Ca grésille ^^

Samuel: Un chouilla ^^

Mael Thep: c’est franchement dégueu

NOiD: On comprend mais ou ça gresille pas mal

Samuel: Il y a clairement de la friture!

Didier MAZAL️: @ps le “chouilla” est ironique je pense ^^

NOiD: Ceux qui sont au casque doivent pas aimer :/

Samuel: Mais alors complètement ironique @Didier MAZAL️ ^^

Mael Thep: là c’est bien

Didier MAZAL️: Son OK

Samuel: Aaaaah voilà!

NOiD: Parfait 😀

Mael Thep: ah … plus rien

Mael Thep: si, c’est revenu

NOiD: Ca va et ça vient, bizarre

NOiD: xD

Pascal METZ: Là c’est bon ?

Didier MAZAL️: Son 5/5

NOiD: oui la cest nickel

NOiD:

Pascal METZ: cool

ElJj: Les images twitter ne fonctionnent pas ?

Taupo: testons

Didier MAZAL️: visiblement non…

Pascal METZ: arf

Pascal METZ: effectivement

Samuel: Tupe me pique mon boulot et tweete à ma place ^^ =P

ElJj: 273 : nombre d’arbres ternaires à 5 nœuds.

Taupo: non c’est moi

Didier MAZAL️: J’ai pas d’image à l’écran

ElJj: Mais ça ne s’affiche pas chez moi

Didier MAZAL️: Ah la voilà

NOiD: ca marche !

7pri2: J’avoue pour le coup c’est evident :p

Didier MAZAL️: Pour @ElJj ça l’est certainement ^^

puyo: B’soir à tous !

NOiD: Salut puyo !

puyo: C’est la saison des arbres ternaires ! Hell @NOiD !

puyo: Les feuilles tombent par trois

brusicor ⚫₂: Bonsoir à tous !

NOiD: par 5 aussi xD

Claire: Bon ba je me suis dit que j’allais tester mon casque… pour la semaine prochaine… J’entends rien… ça commence bien ! Technologie je te hais…

puyo: ^^

NOiD: Salut !

Inti: salut les amis

NOiD: Oui c’est la saison des galeres techniques aussi

puyo: Hey @Inti

NOiD: ou alors le bizutage

NOiD: ^^

Inti: pas de dessin ajd suisu au lit avec la creve

Claire: COMMENT CA C’EST SIMPLE !!

NOiD: Salut inti !

Claire: C’est JAMAIS simple quand ça marche pas Irène !

irene: tu as raison Claire!

puyo: привет @Inti poke ^^

Didier MAZAL️: J’ai plus d’image

puyo: Tiens.. moi non plus !

NOiD: Ca marche 🙂

puyo: Oh, il y a dû y avoir une réinitialisation

brusicor ⚫₂: Mais c’est tout petit !

NOiD: mais il manque la premire image du coup

NOiD: premiere*

ElJj: :'(

puyo: https://pbs.twimg.com/media/Cvoi7g6WgAAsqrh.jpg:large

puyo: Et voilà ! ^^

ElJj: Merci puyo !

brusicor ⚫₂: Pensez à la planète maths, replantez les arbres !

puyo: Héhéhé, tout de même !

NOiD: Cool 😀

Claire: @irene je peux m’occuper des questions si tu veux

ElJj: You had one job !

EloCha: one job!

Ashe: Hello 🙂

NOiD: Hello !

Didier MAZAL️: Je l’ai eu le générique (2 fois)

NOiD: 3 fois maintenant xD

brusicor ⚫₂: Alors, ce départ. ^^

Didier MAZAL️: 4 ^^

NOiD: en fanfarre ce soir :-p

puyo: Un générique épileptique !

NOiD: ^^

brusicor ⚫₂: Mais quelle équipe de professionnels !

Didier MAZAL️: @puyo MDR

Sabine: au cas où on ait pas bien compris que ça démarre 🙂

Samuel: Heureusement qu’il est bien ce générique =D

mika: hello!!

mika: alors nous on l’entend le générique!

puyo: Héééé, et le générique ?

NOiD: on a pas bien entendu xD

Ludovic Grossard: va y avoir du boulot au montage 🙂

puyo: ^^

Samuel: On sent quand même la grosse punition pour Nico qui est absent =D

NOiD: Haha pas faux

Pascal METZ: la dernière fois, les génériques marchaient bien mais tout le reste a foirée

brusicor ⚫₂: Les chanceux de la retransmission.

Pascal METZ: avec un peu de chance, le reste ira bien

NOiD: ça parait logique du coup ^^

Taupo: si vous aviez raté: https://www.podcastscience.fm/emission/2015/11/23/podcast-science-238-roue-libre-avec-pint-of-science/

Didier MAZAL️: Science et bar ça paraît ambitieux!

MrNause: Hop hop hop Bonsoir

Taupo: Notre invitée Elodie Chabrol

Claire: Mais c’est bon les copains, nous sommes sauvés pour ce soir, j’ai réussi à faire marcher mon casque ! (Comment ça on s’en fout ?)

Sabine: un chien ça compte ?

irene: meuh non..

Inti: j’ai vu le film sur Joy Division

Taupo: Julius le chien des malaussène est aussi épileptique

brusicor ⚫₂: Donc @Taupo a aussi été mis au service anecdote ce soir ?

Didier MAZAL️: @ps excellent le dessin sur Twitter ^^

NOiD: haha oui ^^

MrNause: Existe-il des degrés à l’épilepsie ? J’ai des amis qui, sans faire de crises, ne peuvent pas jouer à des jeux vidéos trops puissants en FPS et qui ont le tourni et une envie de vomir dès qu’il persistent sur une partie (le JV ne rend pas épileptique, c’est juste un facteur aggravant en fonction des sujets)

Taupo: @ps Mr Nause – Existe-il des degrés à l’épilepsie ? J’ai des amis qui, sans faire de crises, ne peuvent pas jouer à des jeux vidéos trops puissants en FPS et qui ont le tourni et une envie de vomir dès qu’il persistent sur une partie (le JV ne rend pas épileptique, c’est juste un facteur aggravant en fonction des sujets)

MrNause: Merci Pierre, j’avais oublié l’@

Didier MAZAL️: @ps Donc, j’en déduis que Jeanne d’Arc – elle a frit, elle a tout compris – était épileptique?

brusicor ⚫₂: Il y a un léger bib Skype, je ne sais pas si ça a été résolu.

Taupo: on va causer ici du coup

GPif: Bonsoir !

puyo: Hello @GPif

brusicor ⚫₂: Bonsoir @GPif

Pascal METZ: Salut gpif

NOiD: Salut Gpif

MrNause: On entend le skype, mais un petit tour par le mélangeur de volume et le problème est réglé

Pascal METZ: @MrNause ?

Pascal METZ: notre skype?

Sabine: aparté sur Jeanne d’Arc : il y a pas mal d’historiens qui doutent de son existence, sans renier qu’une femme ait pu jouer un rôle dans la guerre de 100 ans, mais que le personnage en lui-même est plus du domaine de la légende que de la réalité

GPif: C’est pas pikachu la source de l’epilepsie?

MrNause: Clic droit en bas à droite sur le petit haut parleur et réduire le son de skype à zéro évitera qu’on entende les messages arriver

GPif: @MrNause ils sont sous mac :p

MrNause: les boulets

NOiD: @Gpif Exact y’avais eu tout un barouf autour d’un episode de pokemon qui avait povoqué des crises y’a quelques années si je me rapelle bien

Inti: ya la bd “l’Ascension du haut mal” aussi qui est terrible

Pascal METZ: Tiens personne n’est en “ne pas déranger”

Pascal METZ: @GPif pas tout le monde

Pascal METZ: (mais moi, c’est pire)

puyo: @Inti Ah, je pensais justement à ça !

GPif: @Pascal METZ tu veux dire que tu dois gérer ça sous pulse audio? :p

Pascal METZ: non, mais windows est pourris pour le broadcast/enregistrement…

MrNause: Il existe des épilepsie qui sont aussi liées au diabète à ce que j’ai pu en lire

Pascal METZ: ca a l’air d’être le bordel, il n’en sont pas a rechercher un un attracteur etrange pour les cas d’epilepsie?

Sabine: @ps l’épilepsie, c’est vraiment une maladie ou une symptomatologie ?

MrNause: @ps il existe donc plusieurs causes à l’épilepsie ? Y a t-il un facteur socio-culturel ? Génétique ? Comment ça se passe ailleurs dans le monde ? Y a-t-il des sujets et/ou des communautés qui y sont plus ou moins sensibles ?

GPif: @MrNause méga combo de question la 😀

Sabine: ok donc il y a épilepsie primaire et secondaire

Taupo: @Pascal METZ on t’entend je crois

Claire: L’avantage Elodie si tu lis les questions c’est que je sers plus à rien 🙂

MrNause: @GPif ça faisait longtemps que j’étais pas venu, je rattrape le retard

GPif: @EloCha c’est pas une bonne idée de lire les question, on est très fort pour déconcentrer les gens :p

Randy: Bonsoir. Ca provoque vraiment des épilepsies ce genre de trucs ? http://www.gif-maniac.com/gifs/41/40599.gif

Pascal METZ: @Taupo tu m’as entendu parlé ?

Taupo: un peu je crois

Claire: @Pascal METZ respirer non ?

Taupo: t’as ton micro en auto?

Pascal METZ: j’ai coupé tous mes micros

Pascal METZ: non

Taupo: ok

Didier MAZAL️: Une boule électrique, on est en fait tous des bobines de Tesla alors!

brusicor ⚫₂: Donc mon cerveau est un Voltorbe ?

Pascal METZ: je suis muté au niveau des casques

Taupo: t’as pas skype sur ton tel?

Pascal METZ: et au niveau de skype

Taupo: t’as qu’à parler pour vérifier

GPif: Yep, on entend un peu de réspiration

Pascal METZ: @Taupo tu m’a entendu dire “test”?

Taupo: non

Pascal METZ: je dirais irène

Taupo: ah!

Pascal METZ: du coup

Taupo: oui ptet

MrNause: @Pascal METZ si la webcam est branchée elle peut capturer le son, c’est possible aussi que le son soit directement capturé via ceux du pc

Claire: @Pascal METZ j’entends respirer aussi, ça doit être Irène qui ne mute pas entre ces questions 🙂

Pascal METZ: la webcam est embeded

Claire: si jamais vous entendez renifler en même temps, c’est moi qui suis malade !

Pascal METZ: et j’ai mute le son dans skype

Taupo: @irene si tu nous lis, coupe ton micro entre les questions plz

irene: dac

GPif: Rho le cliché !!

Ashe: Qu’elle bonne excuse 😀 je la ressortirais

MrNause: Existe-t-il des synesthètes épileptiques ?

irene: hahaha, j’adore : les hommes sont des autistes épileptiques..

Pascal METZ: @MrNause ils ne doivent pas avoir besoin de LSD eux;-)

MrNause: Hihi

Taupo: @ps MrNause Existe-t-il des synesthètes épileptiques ?

GPif: Attend, si t’es épiléptique, t’as le droit de ne pas écouter et de tapper des trips au LSD?

Didier MAZAL️: https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/bf/EEG_cap.jpg

GPif: A coupé?

GPif: Ah re

GPif: Pour Haloween c’est pas mal

Pascal METZ: le retour de la souris bluetooth?

Didier MAZAL️: ^^

Sabine: @ps on doit observer une crise pendant l’EEG pour poser le diagnostic ou bien l’activité “normale” d’un cerveau présentant de l’épilepsie suffit

GPif: EEG?

Pascal METZ: electro encephalogramme

Sabine: électro-encéphalogramme

GPif: thx

Sabine: 🙂

Sabine: c’était pour éviter de l’écrire 😛

MrNause: @PS l’épilepsie a-t-elle un lien avec la mémoire à court terme, les tic ou les toc ?

GPif: Jule Cesar épiléptique?

Taupo: on nous a dit ça

Taupo: et Alexandre le grand aussi

GPif: Erf, je suis arrivé trop tard

Taupo: on aurait du noter la liste

Didier MAZAL️: Adolf Hitler l’était aussi il paraît

MrNause: Jésus aussi (non je déconne)

MrNause: Moi aussi le matin j’ai des muscles qui se tendent, dois-je m’inquiéter ?

Didier MAZAL️: @ps ce doit être ultra-flippant pour les patients à qui ça arrive 🙁

Pascal METZ: il y a quelque qui ne s’est pas muté

Pascal METZ: @irene @Taupo @Claire ?

Taupo: c’est elodie je pense

Pascal METZ: arf

Claire: @Pascal METZ et qui joue avec des couteaux non ?

irene: 🙂

Taupo: elle doit faire défiler son texte

Pascal METZ: ca doit être

Pascal METZ: elle doit être sur le micro de l’ordinateur

Taupo: ptet

Claire: “des petits ions”. J’adore. Je sais pas pourquoi souvent quand ça parle de chimie, on utilise l’adjectif “petit” partout. Pour rendre ça tout mignon ?

Claire: des petites molécules et des petites protéines. Elodie je t’adore 🙂

Didier MAZAL️: ^^

Taupo: non c’était des grosses protéines

Taupo: car la bio c’est fat!

Pascal METZ: @Claire comme la titine qui a un petit nom tout mignon

Claire: @Pascal METZ ahahahah

irene: Tétine pour la molécule la plus longue du coprs humain

irene: Titine, pardon

Claire: @Taupo dixit mon prof de bio de L1 : “le gras c’est la vie!”

Pascal METZ: @Claire ce n’est pas de Stéphanie?

Claire: @Pascal METZ ma Stéphanie ou la votre ?

Taupo: J’aurais dit Boulet

Pascal METZ: non la stéphanie de la chatroom

Pascal METZ: et des retranscriptions

NOiD: Dixit Karadoc aussi ^^

Claire: @NOiD OH OUUUUUUI <3

Claire: ON EN A GROS !

NOiD: ^^ ouais on en a gros !

GPif: C’est pas faux

Claire: GIRLS POWEEEEEEER (pardon @Taupo et @Pascal METZ )

Didier MAZAL️: Et ben ça doit être beau avec tout ça les fins de soirée de Pint of Science!

irene: Je crois que je vais me faire virer du podcast…

MrNause: @ps trop d’alcool…oui d’accord, mais chez les sujets sensiles ou en généralité ?

Claire: @irene Moi je te voue un culte très chère

Pascal METZ: déja, j’ai le kick qui me demange…

irene: 🙂

Claire: @Pascal METZ Coeur coeur Love love ! (Ou plutôt bière bière love love ?)

MrNause: Attention aux idées reçues. Le JV est un facteur chez les sujets concernés, mais ne rend en aucun cas épileptique.

Taupo: https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9flexe_photo-sternutatoire

GPif: photosternutatoire : pas facile à placer dans une conversation

Pascal METZ: trop long et pas de lettre vraiment interessante pour le scrabble

ElJj: Interesting fact : un épisode de pokémon a été censuré puisqu’il a emmené plusieurs centaines de gamins à l’hopital pour cause d’épilespie.

ElJj: (http://www.pokepedia.fr/EP038)

Pascal METZ: voila qui repond a une question precedement posé

ElJj: http://www.pokepedia.fr/images/thumb/e/e0/Epilepsie_crises_%C3%A0_la_t%C3%A9l%C3%A9_SVJ_N_101_p14-15.jpg/800px-Epilepsie_crises_%C3%A0_la_t%C3%A9l%C3%A9_SVJ_N_101_p14-15.jpg

Claire: @irene arrête de passer de la pommade à @Taupo pour te faire pardonner…

GPif: @Eljj et même 2 fois, la première en passsant, et la deuxième au journaux quand ils sont rediffusé l’extrait suite aux incidents

ElJj: Mais qu’ils sont hons !

Taupo: hons?

irene: @claire: faut que j’essaie

Didier MAZAL️: En fait le souci c’est le scintillement lumineux, pas le jeu vidéo, le dessin animé ou le film de Mickael Bay en lui-même

MrNause: @Ps Est-il vrai que lorsqu’une personne fait une crise, il lui faut un minimum de public témoin… ? Comme si le fait d’être observé accentuait les symptomes ?

Taupo: le film de Mickael Bay est toujours un problème

Didier MAZAL️: @Taupo C’est pas faux :p

Taupo: http://www.bioserenity.com/

iota: Est-ce qu’on capte mieux la 4g avec le bonnet vu qu’il est relayé au téléphone ?

iota: :p

GPif: http://www.bioserenity.com/img/press_fr_2015-06-04_Bioserenity.pdf

GPif: C’est très Tron

MrNause: @iota seuleument quand t’as 4G dans le sang…

GPif: C’est une noix de coco venue d’affrique? par des hirondelles

GPif: Le gras c’est la vie cqfd

Taupo: https://45.media.tumblr.com/b878358fbcf8541dd9c93692f29e8526/tumblr_nvx1awqjtU1rpduwho1_500.gif

Claire: @GPif voilà. CQFD, comme on a dit !

GPif: “Les noix de coco réduisent l’épilepsie” on dirait de l’homéopathie :p

Claire: @Taupo ahahaha, merci…

Pascal METZ: ca fait longtempt que je ne me suis pas fait un monty python, moi

Taupo: https://s-media-cache-ak0.pinimg.com/236x/0e/1a/1f/0e1a1f566b5b802987a3d802ffc0d983.jpg

GPif: Ah de temps en temps, une petite vie de Brian

iota: Bientôt les bounty remboursés par la sécu ?

GPif: On enlève le cerveau et c’est bon

Pascal METZ: ben voila

MrNause: @ps Quel lien entre cerveau et alimentation ?

Taupo: y’a des effets secondaires

Pascal METZ: tu crois?

GPif: Et si on resoude un condesateur? ça passe?

Pascal METZ: pour certains, pas sur que ca fasse une difference 😉

GPif: Et est-ce que les patient se déplacent lentement et tente de manger les gens?

Taupo: pourquoi on appelle ça hiuppocampe

Taupo: https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/5/5b/Hippocampus_and_seahorse_cropped.JPG/220px-Hippocampus_and_seahorse_cropped.JPG

Didier MAZAL️: En effet ça ressemble bcp!

GPif: Non, mais on coupe pas un cerveau en deux comme ça?

NOiD: Si dans the walking dead xD

NOiD: Mais ça soigne moins

Taupo: https://www.youtube.com/watch?v=wfYbgdo8e-8

GPif: @NOiD split brain de la S07e1? effectivement :p

Taupo: sur le sujet

Taupo: CGP GRey et In a Nutshell

NOiD: @gpif oui un poil gore, un poil …

Taupo: https://www.youtube.com/watch?v=JQVmkDUkZT4&feature=youtu.be

Pascal METZ: je suis le seul a avoir un echo horrible?

GPif: On t’entend @Pascal METZ

GPif: Nop, pas d’echo ici

Pascal METZ: bon visiblement ce n’est que dans mon casque

NOiD: @taupo super bien fait l’animation, merci 😀

GPif: A pu de son

GPif: ?

Taupo: pu de son?

Didier MAZAL️: Pas eu d’écho, par contre micro-coupures, et là plus de son du tout

ElJj: Disque dur plein ?

Claire: tiens de mon coté j’ai de l’écho

Claire: vous avez du son la chatroom ?

NOiD: Non plus de son

Didier MAZAL️: F’ai F5, pas de son

Sabine: plus de son non plus

GPif: Nop

Ashe: nope pas de son

Taupo: c’était quoi la dernière chose que vous avez entendu?

Didier MAZAL️: J’ai pas relevé, ça fait 3-4 minutes

GPif: Explication du split brain

GPif: Server down bis repetita?

Didier MAZAL️: Ah retour de la com

GPif: Ah retour du son !

Pascal METZ: est ce que vous nous entendez

NOiD: Oui !

Pascal METZ: il est bon ?

Pascal METZ: (le son)

NOiD: 5/5

Didier MAZAL️: Son 5/5

Taupo: http://tabletopwhale.com/img/posts/03-25-16-2.gif

GPif: Ah, ça recoupe chez moi

Sabine: pareil

puyo: idem 🙁

GPif: avec un buffer qui s’est répété

Sabine: idem

NOiD: idem :/

Didier MAZAL️: Idem, 5 fois que j’ai l’explication de la capside ^^

Didier MAZAL️: Là plus de son

puyo: L’enveloppe !

EloCha: :'(

GPif: L’enveloppe du verus HIV

Didier MAZAL️: Un icosaèdre

irene: On va essayer de revenir!

Taupo: on a bien fait de te couper @irene

irene: hahahah!

Taupo: t’allait être désobligeante

Taupo: https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/c/c8/P24_HIV-capsid.png

irene: 🙂

Claire: @irene dis donc ça fait 2 semaines de suite… je crois ça vaut pas le coup de faire la semaine prochaine mon dossier non ?

irene: Ha ben voilà. Tu peux quand tu veux

Taupo: vala zetes contentes?

Claire: Et je dis pas ça parce que j’ai pas commencé à le préparer non non plus…

EloCha: ouiiii

irene: si si Claire! Pas d’excuse

Taupo: @Claire tire au flanc

Claire: @Taupo débordée. Nuance !

Taupo: le virus du rhume est plus joli

irene: Oui, il a une drôle de forme celui -là

irene: Mais la p25 est jolie

EloCha: oui bizarre

irene: p24

EloCha: necker est top

irene: Pov Pascal

Didier MAZAL️: Ah!

Claire: Vous nous dites si le son revient? Qu’on arrête nos contre discussions ?

NOiD: Y’a du son !

Didier MAZAL️: J’ai entendu “imperturbable”, c’est synchro?

NOiD: On vous entend la mdr

Didier MAZAL️: Arf

Didier MAZAL️: Y’a longtemps?

NOiD: ghost in the shell

iota: giys

iota: gits

puyo: Ghost in the shell,

puyo: Nan ?

puyo: 😀

NOiD: 🙂

Didier MAZAL️: Là j’ai eu le pyjama et le brushing

brusicor ⚫₂: Tellement facile

GPif: Merde, j’ai loupé tout ça

NOiD: Vous avez créer un autre autre timeline c’est malin 😀

Taupo: en parlant de ptites boules

Didier MAZAL️: “on repart sur le virus”

Taupo: vous voulez voir un herisson sans poil?

irene: @taupo; tu penses à quoi?

Claire: @Taupo moi je l’ai trouvé chou ce hérisson sans poil

Pascal METZ: mais je l’ai deja vu celui là

irene: Un hérisson sans poil?

GPif: @Taupo un hérisson sans poil, c’est un hérisson à poil

Didier MAZAL️: @Taupo Je les ai vu ces mignons petits hérissons ^^

iota: Un pangolin ?

Claire: mais bon moi je veux des méduses et un scarabée comme animaux de compagnie, je suis pas bon juge je pense

Didier MAZAL️: “crises sont réduites voire disparaissent” : synchro?

GPif: la mdéduse tu peux t’en servire comme gant

Claire: @Taupo hum en vrai un dossier c’est combien de souches déjà ?

Claire: @Didier MAZAL️ ouep !

Taupo: souches?

Didier MAZAL️: Oki cool 🙂

GPif: Des virus comme soin, j’ai déjà vu des films de zombies commencer comme ça, vraiment :p

Didier MAZAL️: Thx 😉

Claire: @Taupo oui… signes, mais on m’a dit que toi tu comptais tes articles en souches (je te laisse relire tes mails PS)

Taupo: ah

Taupo: http://www.boredpanda.com/bold-spikeless-hedgehog-massages-nelson/

puyo: blob:http://imgur.com/3861c64f-5566-4e0b-9a6f-8e8ea0c3342a

puyo: Ah zut, ça marche pas

GPif: @EloCha il faut mettre le #ps273 pour faire profiter de la photo de pyjama :p

Taupo: wrong turn @puyo

irene: C’est quoi cette photo dans la chatroom? C’est l’hérisson de Taupo?

irene: bravo Pyuo!

puyo: Rhaaaa, le gif ne passe plus 🙁

Pascal METZ: tu l’as où le GIF?

Taupo: je l’up

puyo: Sur Imbur et twitter, et rien ne passe

GPif: @puyo bravo !

puyo: ^^ merci !

Pascal METZ: imbur n’est pas implementé et twitter ne gere pas le GIF

NOiD: genial ^^

Pascal METZ: @puyo tu as le lien imgur?

puyo: http://imgur.com/a/aZC2h

Pascal METZ: http://i.imgur.com/Yq6cjcQ.gif

puyo: http://i.imgur.com/Yq6cjcQ.gif

NOiD: Encore mieux en gif 😀

puyo: Hourra ! Héhé, merci @Pascal METZ

puyo: (je sais pas pourquoi, le lien ne marchait pas en copie juste avant, ahlala)

Taupo: on était 3 sur le gif

puyo: Huhuhu

Didier MAZAL️: MDR

Didier MAZAL️: j’ai cru que ma blague pourrie avec Free avait été perdue :p

brusicor ⚫₂: OUIIII !

Taupo: https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/16750938

GPif: Je crois que tout les compte rendu du procès de Jeanne d’arc ont été umérisé

brusicor ⚫₂: @Didier MAZAL️ Tu avais oublié que dans @Taupo, il y a “UP”

@ookook: Pfiou, une douleur pour se connecter au live…

Didier MAZAL️: ^^

Pascal METZ: oh un singe…

@ookook: ook? ook! ook. ook. ook!

@ookook: un peu de respect pour le bibliothécaire svp

@ookook: 😉

Pascal METZ: et je m’en sort bien 😉

Didier MAZAL️: @ps ils vont la resscuciter, comme les dinos dans Jurassic Park? ^^

Pascal METZ: @@ookook quoi comme probleme ?

GPif: http://www.stejeannedarc.net/condamnation/proces_index.php

puyo: @Didier MAZAL️ Ah, je pensais aussi à ça : une armée de clones de Jeanne d’Arc !

Didier MAZAL️: Avec un peu d’ADN de grenouille pour combler les trous dans l’ADN, ça doit être jouable :p

puyo: ^^

GPif: Une jeanne d’arc réssucité pour 2017, ça se tente, et c’est dans le sens de l’époque

iota: Les nausées et le tournis dans les jeux vidéo c’est plus souvent liés à des problèmes d’oreille interne

GPif: ça me le fait que quand on me parle d’une autre pièce :p

Didier MAZAL️: @ps Est-ce que l’état d’agaçement et de fatigue que j’ai quand un tube fluo du bureau se met à organiser une soirée disco peut être un signe d’épilepsie?

Nym: Et pis les psy ils en pensent quoi ?

Taupo: http://www.gif-maniac.com/gifs/41/40599.gif

GPif: @Didier MAZAL️ rien compris à ta question :p

GPif: Si on est pris de spasme en bavant, c’est grave?

Nym: tester si vous êtes épileptiques avec podcast science !

@ookook: ça donne surtout des céphalés

Nym: z

irene: oh, podcast te donne des céphalées?

Didier MAZAL️: @GPif Quand un tube fluo est proche du décès, il se met à clignoter. Ca m’agace rapidement, me fatigue et me déconcentre.

@ookook: @irene le gif 😉

irene: 🙂

GPif: @Didier MAZAL️ Aaaah, tu veux dire la lumière, j’ai la même :p

GPif: @Didier MAZAL️ je suis même super chian avec ça, les lampe écolo première gène me foutait mal au crane

Didier MAZAL️: @Gpif oui c’est ça, les tubes fluo du plafond, dans les dalles 60×60.

Didier MAZAL️: Par contre je peux enquiller un Michael Bay et 3 heures de Battlefield : ça ne me fait rien

Claire: @Taupo tu peux redire épilepsie encore une fois ou 2 ?

@ookook: @ps et l’épilepsie chez le petit enfant, on a des données / avancées? La petite d’une amie (10mois) fait jusqu’à 10 crise par jour

GPif: Elle veux vraiement pas nous laisser picoler :p

@ookook: la gamine a fait un SEEG, si ça peut aider à en parler

GPif: Pour arréter de tousser, il faut éteindre la lumière, j’ai bon?

Claire: @GPif Ahahaha !

Pascal METZ: après vérif, il semblerai qu’Elodie a l’habitude de faire ses podcastscience en pijama

Pascal METZ: https://twitter.com/EloCha19/status/666699655334502401

GPif: Oooh le dossier !!!!

irene: hahahah!

GPif: C’est le même pyjama !!

NOiD: MDR

GPif: C’est le pyjama podcastscience !!

Pascal METZ: @GPif je ne crois pas

Pascal METZ: les quadrillages ne collent pas

GPif: Erf non, dommage

Didier MAZAL️: @ps au bureau je suis le seul que ça agace

irene: Claire, tu nous fais ton pitch?

Didier MAZAL️: @ps merci pour la réponse 🙂

GPif: T’inquiète @Didier MAZAL️ on va faire un club

@ookook: Yep, diagnostiqué, pas de fièvre, suivi à Necker

Didier MAZAL️: @GPif :p

@ookook: apparemment une lésion mal localisée

GPif: Maintenant des questions concernant le pyjama

Pascal METZ: et les motifs ecossais

@ookook: 😀

Didier MAZAL️: Les os!

@ookook: nonosse

GPif: De tout temps :p

GPif: Dans la préhistoire

GPif: et moins la préhistoire aussi

GPif: La toussaint accésoirement

GPif: Bande de païens :p

GPif: Oula, Einstein :p

@ookook: Toute citation de Einsten est forcément fausse :p

Pascal METZ: @@ookook c’est de Einstein?

Didier MAZAL️: Les citations d’Albert c’est comme les fun facts de Chuck Norris

@ookook: @Didier MAZAL️ j’en suis certain, c’est Jésus Raptor qui l’a dit \o/

@ookook: la vache! Il ne m’auront pas cru, ils m’auront cuite!

Didier MAZAL️: “Eteinte 2h après sa mort” joli ça!

Didier MAZAL️: @ookook celle-là aussi est géniale :p

@ookook: je la connaissai pas “eteinte 2h après sa mort :p “

Didier MAZAL️: Je dirai “Intox” aussi

Jimmy: Vous avez réussi à lire ma réponse ?

@ookook: intox aussi, on s’amuserait pas les mettre dans le ni

GPif: Pour la quote, j’ai une source : Albert Einstein, The Human Side: New Glimpses From His Archives, Albert Einstein, Helen Dukas (dir.), Banesh Hoffmann (dir.)

@ookook: nid (dammit ça marche mal sous Chrome/OSX)

ElJj: \o/

puyo: Yeah !

@ookook: \o/

Taupo: http://www.editions-belin.com/ewb_pages/f/fiche-article-le-choix-du-meilleur-urinoir-27505.php

@ookook: C’est un délice d’entendre Irène dire ça 🙂

NOiD: ^^ yeah

Didier MAZAL️: @ps et il est très cool ce livre! (Un peu ardu par contre certains passages…) 😉

Taupo: ACHETE MAINTENANT

Taupo: ZOU!

Pascal METZ: @ElJj toujours pas en epub?

ElJj: Et dasn toutes les bonnes libraires !

@ookook: bon ben un livre de plus à commander :p

ElJj: Faut manifester devant chez Belin pour avoir une version ebook !

Pascal METZ: bon je contact Tupe et on organise ca

Didier MAZAL️: RIP petit aterrisseur :'(

NOiD: ouais RIP Schiaparelli

GPif: C’est une litote :p

@ookook: on apprend plus d’un échec que d’une réussite! \o/

GPif: Erf grillé

ElJj: @Didier MAZAL️ J’ai essayé de faire en sorte qu’il y ait des choses à lire pour ceux qui ont un gros bagage en maths comme pour ceux qui en ont moins.

Didier MAZAL️: @ps c’est le langage du spatial ça ^^

NOiD: Ils on dit plus de 300km/h il me semble

NOiD: Pas doux tu m’etonne xD

Didier MAZAL️: Un peu comme Musk qui parle d’un “désassemblage rapide imprévu” pour qualifier un crash sur sa plateforme

@ookook: pas mal, Musk :p

NOiD: ^^ L’impact est enorme 40m*14m si je me rapelle bien

GPif: On garde celle la comme générique

@ookook: mouep, comme à l’apéro du captain, faites tous les jingle à la buche :p

@ookook: bouche

Didier MAZAL️: Mouais, la tâche fait cette taille, mais c’est peut-être juste la poussière de surface soufflée

NOiD: Oui pas faut 😀

NOiD: faux

Didier MAZAL️: attendons que HiRise nous fasse une photo à 60cm de réso

@ookook: la gravité est plus faible que sur terre et l’atmosphère moins dense: logique que ça s’étale

Didier MAZAL️: J’ai lu des articles indiquant un “cratère de 40m par 15”. Faut pas déconner quand même ^

NOiD: Cratere oui la par contre ils exagerent 😀

@ookook: @ps bah en même temps, la gelée sur le paté, vous pensez que c’est fait avec quoi? 😉

NOiD: sinon la tache serait bien plus grande

Didier MAZAL️: D’ici une semaine on aura les photos HD

NOiD: On pourra se receuillir alors ;-p

@ookook: J’aime l’exploration martienne 🙂

@ookook:

Didier MAZAL️: Elle ne se laisse pas faire cette planète

NOiD: Oui ca reste palpitant malgré nombreuses missions

NOiD: Ce sont les aliens !! ils ne veulent pas qu’on les trouve xD

@ookook: bah, les aliens… 🙂 Depuis l’exo-conférence, je n’y pense même plus ^^

Didier MAZAL️: L’exoconf’ <3

NOiD: ^^

Taupo: ciao!

@ookook: bye bye et merci!

Didier MAZAL️: @ps bye

NOiD: Bonne soirée 😀

Claire: à la semaine prochaine !

GPif: Tchuss !

puyo: Bonne soirée ♫

EloCha: bye

@ookook: <3

EloCha: et merci d avoir ecoure

EloCha: ecoute

@ookook: merci d’avoir présenté 😉

ElJj: Ciao

@ookook: /part

@ookook: crétin d’irc-éen >_<

@ookook: on log out où?

Nym: merci !

Pascal METZ: bon, vivement que Tupe revienne pour le son…

Pascal METZ: désolé pour les pb

Le système immunitaire

Dossier préparé et présenté par Irène au cours de l’épisode 262.

Intro

Imaginez-vous une douce nuit d’été, vous êtes allongé dans l’herbe d’un bel alpage, tout est calme et silencieux. Vous regardez le ciel. Vous regardez cette myriade d’étoiles dans ce ciel qui nous paraît si grand. Il nous paraît immense, calme, sans bruit ; on ne peut même pas compter toutes les étoiles, on a l’impression de regarder à l’infini. Et pourtant ce que l’on voit, c’est ridiculement petit, presque rien dans l’espace. On croit voir grand, et on ne voit presque rien. Et bien le système immunitaire que je vais décrire dans ce Podcast, c’est un peu ça. Un tout petit aperçu de cette machine aussi complexe qu’ingénieuse. Nous allons  ouvrir une toute petite fenêtre sur un monde fascinant parce qu’incroyablement élaboré, indispensable au monde vivant, puissant,  mais aussi imparfait …

1-La découverte du SI

Commençons par le nom bien sûr, qui vient du latin Immunis: libre de… Immunité : «être exempté d’une charge ». Ce qui se traduit en médecine par: “propriété de ne pouvoir contracter à nouveau (être exempté) une maladie que l’on a déjà eu”.

On supputait déjà beaucoup et dans le monde entier ce que Jenner, un médecin anglais allait expérimenter d’une façon plus scientifique. En 1796 il inocule un jeune garçon de huit ans avec le contenu des vésicules de variole de la main d’une fermière qui avait contracté cette maladie transmise par une vache. Jenner inocula le pus obtenu dans une vésicule avec un morceau de bois en grattant le bras du garçon. Cette inoculation a provoqué de la fièvre et un malaise général mais pas de maladie grave.

Un peu plus de quatre-vingts ans plus tard, Louis Pasteur fournit un début d’explication au succès de Jenner. En injectant à des poules des souches inertes de bacilles du choléra, Pasteur et Emile Roux les protègent d’une infection ultérieure par le même microbe.

Peu après, le chercheur russe Ilya Mechnikov propose sa théorie « cellulaire » de l’immunité, qui fait intervenir des cellules spécialisées. Pour la première fois, il suggère aussi que l’inflammation n’est pas une composante nocive de la maladie, mais une réaction de l’organisme qui cherche à protéger le malade.

C’est au tournant du XX siècle que la réaction immunitaire est rattachée à l’apparition dans le sang de protéines spécifiques, les anticorps. (En 1890, l’Allemand Emil von Berhing et le Japonais Shibasaburo Kitasato isolent les premiers d’entre eux, des substances solubles capables de neutraliser les toxines diphtérique et tétanique).

2-Présentation du SI

Les principaux intervenants sont : des cellules (beaucoup), les anticorps (Ac) et les antigènes (Ag) et tout un ensemble très compliqué de protéines qu’on appelle le complément. Il y a aussi plein de molécules dont certaines sont très connues, comme l’histamine.

Les Ac, ils font partie des acteurs principaux de la pièce : Ce sont des protéines dont on connaît bien la structure. En fait il en existe plusieurs types, avec plusieurs formes et qui peuvent se trouver préférentiellement ou dans  la peau, ou dans le sang par exemple. Les Ac ont cette capacité à reconnaître la forme d’un “objet”, une protéine par exemple, et de se fixer dessus. Cette protéine ou autre substance, c’est ce qu’on appelle d’une manière très générique l’antigène (Ag). Un peu comme la relation entre une clé et une serrure, l’Ac reconnaît l’Ag et peut se fixer dessus. Par exemple, ils peuvent se fixer sur une toxine, la recouvrir totalement pour que la toxine ne puisse plus agir sur notre corps. L’antigène est ainsi nommé parce que c’est justement l’antigène qui est le « générateur » de l’anticorps. L’antigène est le composé qui, quand on l’introduit dans l’organisme, provoque la formation d’anticorps spécifiques dirigés contre lui. Cette image de l’ensemble clé-serrure je ne l’ai évidemment pas évoqué au hasard et encore moins inventé. Elle est très utilisée en biologie. Dans le cas des Ac, on peut aussi se souvenir que certaines clés ouvrent plusieurs serrures, dans ce cas des Ac, malgré leur spécificité, peuvent se fixer sur différentes cibles, si elles ont des structures proches. Les Ac sont fabriqués par des globules blancs.

Un litre de sang recèle environ soixante-dix grammes de protéines, dont dix à vingt grammes d’Ac.

Autres acteurs primordiaux : Les cellules de l’immunité que sont les lymphocytes. Un homme adulte en contient quelque deux mille milliards. Il y en de toutes sortes, les T, les B avec toutes sortes de sous classes, et sous-sous classes, et c’est compliqué. En (très) gros, les T ce sont les tueuses, les B fabriquent les Ac. Mais il existe aussi beaucoup d’autres cellules impliquées dans l’immunité, d’autres types de globules blancs (polynucléaires, monocytes ou macrophages, mastocytes, cellules dendritiques). Toutes les cellules impliquées dans l’immunité prennent naissance dans la moelle des os.

On a aussi “Le complément”, qui est tout un ensemble de protéines (35) qui sont un peu comme des aides les aides de camp, un complément à l’action des Ac et cellules. Elles circulent dans le sang, et par exemple se fixent sur un intrus, une bactérie par exemple, et vont faciliter l’attaque des Ac ou des cellules tueuses, elles facilitent la reconnaissance et l’attachement en fait des Ac.

Le système immunitaire c’est aussi les ganglions, la moelle des os, la rate, les amygdales, les végétations, l’appendice, le thymus (et des tissus associés au tube digestif et aux poumons), la peau…

Au lieu de rentrer dans une description fastidieuse pleine de mots compliqués, voyons plutôt comment fonctionne tout cela.  Commençons par le :

 

3- Récit d’une bataille : bactérie vs nous!

 

C’est facile d’imaginer la scène suivante : Une dose de bactéries vous est projetée dessus par votre voisin au bureau, lors d’un éternuement. Ces bactéries doivent rentrer dans votre organisme, se multiplier pour survivre, ce qui risque de vous rendre malade.

 

Comment allez-vous lutter ?

 

Elles peuvent être éliminées d’une façon non spécifique, par divers moyens. Par exemple, il y la peau à traverser avec des cellules qui contiennent des acides prêts à l’attaquer, il y a d’autres bactéries sur la peau qui ne veulent pas perdre du terrain, il y a des cellules (les phagocytes) dont le rôle est d’ingérer les bactéries… Par simple contact (mais on ne connaît pas bien le mécanisme), le complément est activé. C’est véritablement  un bataillon de tueurs qui est activé, le carnage commence. (Les anaphylatoxines C3a et C5a) Certaines protéines induisent une dilatation des vaisseaux sanguins et une augmentation de leur perméabilité́. En fait, un ensemble de protéines sont responsables des signes que l’on connaît d’une réaction inflammatoire : douleur, rougeur, chaleur, œdème, fièvre etc…

D’autres protéines (C5b) vont attirer une autre catégorie de tueurs redoutables : les polynucléaires neutrophiles, ce sont comme des gloutons, qui englobent, avalent et digèrent leur proies. Les protéines du complément, en se déposant à la surface des bactéries et polynucléaires neutrophiles facilitent la phagocytose des bactéries.

Les polynucléaires neutrophiles (PN), en réponse aux différents chimioattractants induits par l’agression bactérienne, migrent de façon orientée vers leur cible. Les polynucléaires neutrophiles reconnaissent leur cible par l’intermédiaire des protéines du complément.

 

La reconnaissance des bactéries par les récepteurs des polynucléaires neutrophiles induit leur englobement dans une vacuole de phagocytose où elles sont tuées par divers moyens.

 

(Les monocytes/macrophages interviennent dans un deuxième temps en assurant l’élimination des polynucléaires apoptotiques, et des débris cellulaires ou bactériens.)

 

C’est ce qu’on appelle en général l’immunité innée. Elle est formée avec le développement du fœtus, elle est générique. Jusque-là, c’est relativement simple. Mais ce n’est pas fini…

 

Donc, on vient de le voir, les bactéries rencontrent des cellules qui sont capables de les digérer, de les casser. Ces cellules, comme les PN, elles vont exposer à leur surface des fragments de ces bactéries, un peu comme on agiterait un drapeau pour signaler la présence de quelqu’un. Quelques Ac qui passaient par là vont les reconnaitre.

 

En pratique, on peut se demander d’où viennent ces Ac qui ont reconnu les fragments de bactéries. Un mystère…

 

Ces Ac se fixent d’abord sur les bactéries qui n’ont pas encore été ingérées, ce qui favorise ainsi la captation par les cellules dont le rôle est de dévorer la bactérie (macrophages).

Les anticorps agissent de différentes manières. Ils peuvent empêcher la liaison des bactéries aux muqueuses ou encore inhiber les sites de fixation des toxines bactériennes aux membranes cellulaires (toxines tétanique ou diphtérique). Les anticorps reconnaissent les protéines bactériennes (là encore, mais comment est-ce possible?), ils s’y attachent et en même temps ils se lient à des protéines présentes à la surface des phagocytes. Ceci d’ailleurs avec l’aide de protéines (dérivés C3b) du complément, le tout pour faciliter la phagocytose.

 

Réponses immunitaires contre des bactéries à multiplication intracellulaire

 

Certaines bactéries, comme celles responsables de la lèpre ou de la tuberculose doivent se multiplier à l’intérieur des cellules hôtes. Les Ac ont du mal à les atteindre. En fait, à la phase initiale de l’infection, les anticorps peuvent inhiber l’entrée des bactéries dans la cellule hôte. Ils peuvent également accroître leur phagocytose et leur destruction. Les bactéries à multiplication intracellulaire sont phagocytées par les macrophages et peuvent y survivent. Elles peuvent même s’y multiplier en inhibant les mécanismes tueurs du macrophage.

 

Les mécanismes de défense contre ces bactéries dépendent essentiellement d’un autre bataillon de notre armée: des lymphocytes T (CD4+ de type Th1- h pour helper) bien particuliers  au nom barbare que l’on ne prononcera pas ici.

 

Ces lymphocytes T CD4+ exprimant un récepteur T ab constituent le pool majoritaire des lymphocytes exerçant une fonction helper.

 

D’où viennent-ils? Et bien ces cellules qui avalent les bactéries, les digèrent et exposent aussi des fragments de leur victime à leur surface, vont aussi produire des substances (dans ce cas de l’IL-12) qui permet la stimulation de la production de ces lymphocytes T CD4.

 

Ces lymphocytes T CD4  sont impliqués dans l’élimination des bactéries à multiplication intracellulaire.

 

L’activation du système immunitaire par les antigènes de bactéries à multiplication intracellulaire induit aussi une réponse d’autres types de lymphocytes T (CD4+Th2). Leur rôle est de diminuer les manifestations inflammatoires délétères dus aux sécrétions des autres lymphocytes (CD4+ de type Th1). Elles diminuent en fait la protection conférée par les Th1. On voit là un bel exemple de la régulation de la réponse immunitaire …

 

Les lymphocytes T CD8+ jouent un rôle dans l’éradication de pathogènes à multiplication intracellulaire tels que Listeria monocytogenes. Leur rôle semble toutefois moins important vis-à-vis des bactéries intracellulaires que dans les défenses anti-virales.

 

 

Il y aussi intervention des lymphocytes K (Killer) et NK Natural Killer (!),qui exercent également une activité toxique vis à vis de cellules infectées par des virus ou des bactéries à multiplication intracellulaire. Donc elles détectent les cellules dans lesquelles se trouvent les bactéries, et elles vont les détruire. Comment? Et bien ces cellules ont des fragments des bactéries à leur surface (le drapeau donc), sur ces fragments viennent se fixer des Ac , et les lymphocytes K et NK viennent se fixer sur ces Ac, ce qui déclenche la salve meurtrière, la machine à tuer est mise en route, dont le but est de détruire la cellule infestée.

 

 

4- Cancer et SI

Les cellules des tumeurs malignes possèdent à leur surface des antigènes qui leur sont propres, ou absents du tissu normal de même provenance. Ces Ag sont à l’origine de réactions immunitaires avec notamment activation du complément, mobilisation des Ac et de cellules tueuses. La question est de savoir si cette réaction immunitaire nous protège des cancers. La survenue anormalement fréquente de tumeurs chez les patients immunodéprimés pourrait en effet faire penser à un rôle de surveillance immunitaire. Le rejet de la tumeur par le SI est encore plus difficile à prouver.

 

2- Comment reconnaître le soi :

Il existe dans notre corps des protéines spéciales appelées « molécules d’histocompatibilité » du grec histos, tissu.

Normalement, à l’intérieur d’une espèce, donc chez l’homme, les protéines varient peu d’une personne à l’autre, sauf anomalie génétique. Par exemple, mon albumine est la même que votre albumine. Mais dans le cas des molécules d’histocompatibilité, pour une seule protéine (c’est-à-dire pour un seul gène) on peut trouver plus de cent versions différentes dans la population. Comme ces protéines sont, de surcroît, assez nombreuses (quelques dizaines), deux individus pris au hasard ont très peu de chances de porter les mêmes. Les protéines d’histocompatibilité sont ainsi de très bons marqueurs du « soi » biologique. Autre particularité, toutes les cellules de l’organisme exhibent ces protéines à leur surface. A quelques exceptions : les spermatozoïdes par exemple en sont dépourvus.

Il existe plusieurs ensembles de ces protéines. Chez l’homme, un ensemble majeur, c’est le système HLA HLA (human-leucocyte-associated antigens parce qu’elles ont été découvertes par hasard sur les globules blancs, les leucocytes). C’est un ensemble de protéines désignées par des lettres : A, B, C, E, F, G, DP, DQ, DR…

 

Il existe pour chaque protéine environ 1 million de structures possibles (grâce aux mécanismes de la génétique), mais certaines sont beaucoup plus fréquentes que d’autres. Deux vrais jumeaux ont exactement les mêmes HLA. Deux frères et sœurs ont moins d’une chance sur seize d’hériter d’un lot identique. Connaissant la répartition des différentes formes de HLA dans la population, on estime que cette probabilité tombe à une chance sur 40 000 pour deux personnes prises au hasard. Et puis il y en a d’autres. Les systèmes ABO et Rhésus des globules rouges.

 

Donc, toutes les cellules qui peuvent présenter ces antigènes ne sont pas attaquées par votre SI, sauf erreur. Cela veut dire aussi que le système immunitaire n’est pas capable d’identifier les composés étrangers isolés. Il ne reconnaît le « non-soi » que s’il est associé aux marqueurs du « soi » : les antigènes des bactéries à éliminer ne sont identifiés que s’ils sont associés avec les protéines d’histocompatibilité du soi.

5-Les maladies auto-immunes: quand tout ne se passe pas comme prévu…

Très tôt, durant la vie embryonnaire, le système immunitaire apprend à devenir tolérant vis-à-vis de ses propres constituants. C’est en effet dans le thymus que les lymphocytes T, les cellules du système immunitaire qui détruisent les intrus, apprennent à reconnaître le soi pour ne pas l’attaquer. Plus précisément, c’est là que ces lymphocytes sont exposés aux antigènes spécifiques de nos tissus, ces molécules qui marquent l’identité des cellules de l’organisme.

Pourtant, dans les maladies auto-immunes, le système immunitaire s’attaque aux propres éléments de l’organisme : les cellules du pancréas dans certains diabètes, les neurones dans la sclérose en plaques, les globules rouges dans certaines anémies…

Une maladie auto-immune survient quand les mécanismes de tolérance au soi deviennent défaillants, permettant aux lymphocytes autoréactifs d’attaquer les constituants de l’organisme. L’origine de cette rupture reste le plus souvent énigmatique. Il s’agit probablement de l’association de plusieurs facteurs génétiques peut–être et environnementaux.

Plusieurs hypothèses tentent d’expliquer aussi pourquoi les femmes sont en général plus sujettes à ces maladies, du moins pour certaines de ces maladies. En général, la réaction immunitaire est plus intense chez les femmes. Aussi il se trouve que la régulation de la production de ces antigènes spécifiques des tissus dans le thymus utilise les œstrogènes.

 

Les facteurs génétiques

Le terrain génétique est important, ce que souligne le caractère familial fréquent des maladies auto-immunes. Ainsi, dans le diabète de type 1, la fréquence de la maladie est de 0,4 % dans la population générale et de 5 % chez les apparentés.

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(Les facteurs endogènes et environnementaux)

Parmi les autres facteurs susceptibles de contribuer au déclenchement de maladies auto-immunes, citons les hormones, une inflammation chronique ou encore la libération d’auto-antigènes par notre SI normalement séquestrés.

Les facteurs exogènes comme des virus, des bactéries ou certains médicaments jouent également un rôle important.

 

La théorie de l’hygiène

Les populations vivant dans des pays développés à haut niveau d’hygiène développent davantage d’allergies et de maladies auto-immunes. Ce constat incite certains scientifiques à considérer que l’hygiène d’une façon générale, les médicaments aussi comme les antibiotiques, favoriseraient l’essor de ces maladies dans des populations de moins en moins soumises à l’épreuve des infections.

 

Des mécanismes pathogènes bien identifiés

Suivant la maladie, les lésions observées peuvent relever d’un seul ou de plusieurs des mécanismes pathologiques :

Par exemple, les lymphocytes T induisent des lésions des cellules de notre organisme par différents mécanismes de toxicité (libération de molécules nocives pour les cellules, induction directe de la mort de la cellule cible…). L’identification de l’auto-antigène ciblé par le système immunitaire est alors cruciale pour la compréhension du mécanisme de la maladie.

Parfois, les mécanismes sont liés aux auto-anticorps. Les auto-anticorps produits par les lymphocytes B ont aussi une action pathogène : par exemple on observe une toxicité vis-à-vis des globules rouges dans les anémies hémolytiques auto-immunes. Parfois c’est un dépôt d’anticorps qui provoque des mal-fonctionnements : dans le rein dans certains cas. On peut détecter des dépôts localisés dans les noyaux de cellules (dans tout le corps) dans le cas du lupus. Autre exemple : des auto-anticorps dirigés contre des phospholipides peuvent interférer avec des facteurs de la coagulation sanguine.

Certains auto-anticorps peuvent être transmis de la femme enceinte à l’enfant qu’elle porte, via le placenta. (C’est le cas des anticorps dirigés contre le récepteur de l’acétylcholine dans la myasthénie). L’enfant présente alors les symptômes de la maladie à la naissance, mais ils disparaissent lorsque les anticorps maternels sont éliminés, au cours des premières semaines de vie.

 

6-Problème de la régulation du SI

 

Un anticorps reconnaît de façon extrêmement fine et spécifique un antigène. Or il existe, dans la nature, un nombre infini d’antigènes. Le système immunitaire peut donc en théorie produire des anticorps contre n’importe quoi, y compris des substances créées par l’industrie chimique du XXIe siècle.

Mais comment y-a-t-il reconnaissance sans avoir rencontré l’Ag auparavant.

Nous n’avons que quelques éléments de réponse.

Tout d’abord la mère transmet des Ac au fœtus pendant la grossesse.

Et puis, lorsqu’un antigène a été reconnu une première fois, le système immunitaire s’en souvient. La mémoire repose sur des cellules à durée de vie extrêmement longue : elles – ou leurs descendantes – restent dans la rate, dans les ganglions, pendant des mois ou des années, prêtes à se réveiller si l’antigène réapparaît. Parfois, le premier contact est silencieux, on ne sait pas que l’on a été exposé à cet Ag, ou bien la réaction est modérée. On peut avoir une première piqûre de guêpe douloureuse, rouge avec une inflammation locale. Mais les fois suivantes, la réaction de notre corps peut-être explosive, voire dangereuse.

 

Ce qui est intéressant aussi c’est que la très grande majorité des lymphocytes ne vivent que quelques jours : après avoir été activés et s’être multipliés à très grande allure pendant la réponse immunitaire, ils disparaissent en masse, en réponse à des signaux externes. Ce mécanisme n’est pas bien compris, et on ignore aussi complètement ce qui permet à certains d’échapper à cette hécatombe.

 

Dans la régulation de la réponse immunitaire, certains  lymphocytes (T régulateurs (Tr ou Treg, auparavant nommés lymphocytes T suppresseurs) sont une sous population de lymphocytes T CD4+ ayant la propriété d’inhiber la prolifération d’autres lymphocytes T et d’une façon très efficace.

 

7-Le privilège immunitaire (comme une immunité présidentielle ou parlementaire)

Pourquoi un corps étranger comme le fœtus ou une tumeur est-il toléré par la mère ?

Il n’existe pas d’explication unique à ce phénomène.

Pour le fœtus, le scénario suivant est avancé. Lorsque l’œuf se niche dans l’utérus, ses enveloppes ne portent pas les protéines d’histocompatibilité HLA classiques ; il échappe ainsi au rejet de greffe. Cependant, les cellules sans HLA sont normalement détruites par une catégorie spéciale de cellules immunitaires, les cellules tueuses naturelles, qui reconnaissent l’absence du soi. Et l’utérus en regorge. L’embryon échapperait à la destruction car ses enveloppes portent un autre type de protéines HLA, appelées HLA-G, qui agissent comme des immunosuppresseurs.

 

Quant aux cellules cancéreuses, elles produisent des antigènes anormaux qui devraient également entraîner leur destruction par le système immunitaire. Peut-être y échappent-elles par le mécanisme décrit ci-dessus. Leur furtivité pourrait aussi être liée au fait que ce ne sont pas de bonnes « présentatrices » d’antigènes : elles ne délivreraient pas le second signal adéquat. Autre hypothèse : les cellules cancéreuses libèrent des signaux captés par les cellules immunitaires, les poussant à un suicide anticipé ou rendant leur réponse inefficace. Ces hypothèses ne sont pas exclusives : l’homme évolue avec ses tumeurs depuis des millions d’années, aux cours desquelles a dû s’instaurer un dialogue complexe entre ces dernières et le système immunitaire.

8-Les allergies

Ce sont des réactions immunitaires exacerbées – et surtout mal aiguillées. Leur nom fait référence à cette réponse particulière du grec allos, autre, et ergon, travail. La rougeur, l’œdème, les démangeaisons sont dus à la libération dans la peau, dans les muqueuses du nez, dans les bronches, de grandes quantités de substances chimiques responsables de l’inflammation, en particulier de l’histamine. Ces substances font partie intégrante d’une réponse immunitaire normale, mais la machine s’est emballée.

Même si seulement 10 à 20 % des personnes s’en plaignent, tout le monde est plus ou moins allergique. C’est une question d’équilibre dans la réponse immunitaire. Un antigène peut, une fois qu’il a été reconnu par les lymphocytes T, donner lieu à deux réponses différentes. Schématiquement, la première voie recrute les lymphocytes tueurs et permet le rejet des greffes ou la lutte antivirale. La seconde, mise en jeu dans la lutte contre les parasites et beaucoup de bactéries, favorise la formation d’anticorps. Ces voies ont été baptisées TH1 et TH2 pour T helper 1 et 2, parce qu’elles sont mises en route par deux types de lymphocytes auxiliaires, qui émettent des signaux différents. Dans l’allergie, la production déséquilibrée d’un type d’anticorps appelé IgE entraine la libération explosive d’histamine et d’autres signaux par des cellules spécialisées, (les mastocytes).

Certains antigènes – comme ceux des pollens des graminées, qui donnent le rhume des foins – sont plus propices à la production d’IgE. Mais l’allergie est aussi une question de prédisposition génétique : certaines personnes sont plus disposées à répondre par l’une ou l’autre des deux voies immunitaires.

Podcast Science 272 – Mars – Partie 2, avec Damien Loizeau

Alors, les martiens existent-ils ? vont-ils sauter sur les premières sondes qu’on va envoyer chez eux pour les détruire et nous faire comprendre qu’on n’est pas les bienvenus ? vont-ils se cacher dans le sous-sol parce que ce sont de grands timides ? Il nous reste plein plein de choses à voir, il s’en est passé des choses depuis 50 ans qu’on envoient des choses vers Mars ! C’est ce dont va nous parler Damien dans cet épisode.

Le dossier de la semaine

» Mars – Partie 2, par Damien Loizeau

Version écrite

Les images de la soirée

La quote de la semaine

Plugs et liens évoqués

La prochaine fois

Mardi 25 octobre
L’épilepsie on en a entendu parler, mais c’est quoi en fait ? Que se passe-t-il dans le cerveau à ce moment-là ? Est-ce toujours la grosse crise que tout le monde a en tête? Est-ce que ça se soigne bien ? Avec ce dossier, on va répondre à plein de questions sur l’épilepsie, du mécanisme au traitement, mais surtout on va vous expliquer pourquoi certains chercheurs pensent que Jeanne d’Arc était épileptique !

 

La Chatroom

ElJj: B’soir !

irene: hello!

Damien: bonsoir !

Didier MAZAL️: bonsoir tlm!

irene: salut Damien!

Damien: Salut Irène !

irene: Salut Didier!

Damien: Qui fait le dictateur ce soir ?

Didier MAZAL️: Son OK

ElJj: On vous entend !

GPif: Bonsoir !!

Damien: oui oui on entend

puyo: B’soir à tous !

GPif: On vous entend tous

irene: awesome!

GPif: Sauf un retour :p

GPif: Yep Jingle

Didier MAZAL️: J’ai eu que 1s de jingle

Pascal METZ: le volume aussi ?

Pascal METZ: c’est normal

GPif: Yep, c’est bon pour le volume

Didier MAZAL️: Volume OK pour moi

Damien: c’est bon

Damien: pour le jingle

puyo: ^^

Damien: Pascal je t’entend plus faible que Irène et Claire

Damien: oui merci 😉

NOiD: Salut tout le monde !!

puyo: Après le zigzag d’Euler, le zigzag à la buckler ?

ElJj: Vous ferez un petit plug pour mon livre ? :YeuxDeChat

Sabine: Bonsoir à tous

puyo: Héhéhé, un plug, un plug pour ElJj !

puyo: Olaaa

Damien: un putch d’Irène alors !

irene: @Ellj: oui!

RoiTortue: Coucou les gens

ElJj: \o/

Damien: j’ai envoyé un email à podcast science

Damien: oui

Jimmy: Bonsoir 🙂

Didier MAZAL️: @ElJj A propos de livre, je viens d’apprendre à partager équitablement une pizza ^^

brusicor ⚫₂: Bonsoir, je vous fait un petit bonjour avant une bonne demi-heure dans les transports. Bonne soirée et à plus tard peut-être.

ElJj: @Didier MAZAL️ ^^

irene: eljj, donne moi un lien pour ton bouquin

NOiD: @brusicor ⚫₂ Bon courage, a + 🙂

ElJj: http://www.editions-belin.com/ewb_pages/f/fiche-article-le-choix-du-meilleur-urinoir-27505.php

NOiD: Ah sympa de partager merci Irene 😉

NOiD: Y’a un peu de tout xD

Sabine: Première émission menée par une femme ?

GPif: @Sabine bonne question, c’est possible

Sabine: @GPif de mémoire… ça se fête alors ^^

Pascal METZ: https://street-art-scenik.com/

NOiD: :-p modestement superbe

ElJj: ^^

NOiD: Je partage ton livre, sympa la pochette 😉

nathsou: Comment ça marche ?

Robin: Salut tout le monde !!

ElJj: Salut Robin !

Claire: Hello Robin 🙂

puyo: Yeah @Robin !

NOiD: Salut Robin 😉

Robin: Encore raté pour ce soir, mais promis, la semaine prochaine

Robin: Ah non, zut, je suis en vacances, la semaine prochaine, c’est pourri

Robin: Bon, enfin bientôt, quoi

Claire: @Robin t’es là pour ma première ?!

Robin: En principe, oui

Claire: SINON J’Y VAIS PAAAAAS

Robin: je bosse le weekend juste avant

Robin: SI TU Y VAAAAAAAAAAS

Robin: Comme une grande

Robin: Comment tu crois que j’ai fait, la première fois ?!

NOiD: Live Schiaparelli : http://livestream.com/ESA/marsarrival

NOiD: Demain 15h heure francaise 😉

Robin: @ElJj cool les zigzags, ça me plait beaucoup

Robin: et je ne t’oublie pas, hein

Robin: ça murit tout ça

ElJj: J’attends avec impatience !

Robin: je pense que je tiens un truc

Robin: 🙂

Didier MAZAL️: https://www.spacenewsmag.com/wp-content/uploads/2016/05/nasa_human_exploration_update_gerst2-dragged-2.gif

Inti: hoy hoy hoy

puyo: AH ! @Inti ! Hello !

NOiD: Salut inti !

Inti: Ptin les soviets ont presque tout raté leurs missions vers Mars, un comble pour des rouges

ElJj: C’est marrant de voir que la Russie n’a jamais réussit la moindre mission…

NOiD: xD

Inti: ah non ils ont TOUT raté en fait

NOiD: Fallait cryogeniser korolev pour le garder pour plus tard :-p

puyo: C’est peut-être une astuce pour cacher la véritable destination (une planète cachée ?)

Claire: @puyo 🙂 !

Inti: Schiaparelli atterrit demain 😀

ElJj: Il existerait un anti-mars colonisé par les soviets ?

Sabine: il n’y a que les US jusque 2003 !

GPif: Sur la face caché

Sabine: de réussies j’entends

NOiD: Ouais la veille des “7 minutes de terreur” de l’ESA ça tombe plutôt bien 🙂

puyo: марсланд ? @ElJj

GPif: @puyo a tes souhaits

NOiD: Animation ESA de l’atterissage de demain : https://www.youtube.com/watch?v=3j0Zfwdcfwo

puyo: ^^

ElJj: @puyo я не говорю по-русски.

puyo: Huhuhu

Didier MAZAL️: К счастью, Google может перевести!

ElJj: Я разговаривала с клиникой Маршланд за границей.

puyo: ты говорешь холошо

ElJj: Хорошо, я не буду говорить об этом.

Stéphanie: heu

Stéphanie: j’ai dû me planter de podcast ?! 🙂

GPif: Alors si ça parle russe maintenant 🙂

Pascal METZ: /vodka tout le monde

ElEnamorado: hello à tous… couc Irène

ElEnamorado: coucou Irène

NOiD: Dieu mercio google trad parle assez bien russe xD

NOiD: Hello 🙂

irene: Hello!

Randy: Bonsoir

XurVinze: Bonsoir, désolé pour le retard

puyo: Hey @Stéphanie стефани !

NOiD: Une autre animation ESA de schiaparelli avec Entry/Descent/Landing : https://www.youtube.com/watch?v=C43KXGQuUuY

Stéphanie: heu coucou Puyo 🙂

puyo: ^^

Pascal METZ: le son damien est bon pour vous ?

irene: non!

Robin: nan ya des coupures

Pascal METZ: et irene?

nathsou: Pour le live de l’atterrissage concrètement on verra des images prises à intervalles réguliers ou une vidéo ?

Robin: J’ai l’impression qu’on l’a bien

GPif: @Pascal METZ il est un peu en mode Daft punk

Robin: en filaire ?

puyo: Encore un coup des Russes !

ElEnamorado: bah on entend bien nous Pascal

GPif: @puyo les fameux problème des communication russes

nathsou: pas de problème de mon côté

XurVinze: autotune mode on

GPif: ça passe 🙂

puyo: @GPif ^^

Randy: voix robot, problème de gigue surement.

NOiD: @nathsou D’après ce que j’ai lu “Schiaparelli devrait prendre a sa première image à 3 km de la surface, et la dernière à 1,7 km”

NOiD: J’ai peur que ce soit plus un diaporama qu’une vidéo 🙂

nathsou: @NOiD d’accord merci 😉

NOiD: Après les vidéastes avaient fait des miracles avec l’atterssage de Curiosity, ils avaient fait de l’interpolation d’images et obtenu une vidéo assez fluide, mais il faudra attendre un peu si c’est possible.

NOiD: Enfin je pense ^^

nathsou: C’est bien pensé, je vais essayer de trouver ça..

nathsou: trouvé ! le rendu est vraiment super

Didier MAZAL️: Y’avais aussi Kosmos 419 côté Russe

Didier MAZAL️: Pour un dieu de la guerre, Mars se défend plutôt bien contre les envahisseurs humains ^^

NOiD: Pour ceux que ça interesse, la vidéo créer avec les images de Curiosity : https://www.youtube.com/watch?v=fJgeoHBQpFQ

Pascal METZ: @Randy de mon coté, 35ms +- 2ms avec un pic vers 50ms tout les 30-35 packets

Pascal METZ: pour le reste…

Didier MAZAL️: @ps Goldeneye

NOiD: ^^

NOiD: http://m3.i.pbase.com/u18/dfw8888/large/10981023.arecibo_obs_panorlow.jpg

irene: wow!

GPif: Y a pas un james bond la dedans aussi?

Didier MAZAL️: @GPif oui, Goldeneye 😉

NOiD: Avec Pierce Brosnan c’est pour ça qu’on l’a oublié xD

ElEnamorado: un peu de respect pour le dernier James Bond brun stp

Pascal METZ: tu exageres brosnan n’est pas lazenby

NOiD: Haha oui je suis dur j’avoue 😀

NOiD: Je prefere trop sean connery

ElEnamorado: Roger Moore et Sean Connery = les meilleurs JB

NOiD: ^^

Pascal METZ: (j’en suis a me demander comment j’ai pu me souvenir de sos nom)

NOiD: Timothy Dalton aussi quand même

NOiD: @Pascal METZ tu es aussi mechant que moi j’adore :-p

Pascal METZ: @ElEnamorado pour moi craig>moore

GPif: J’imagine bien le fail : ‘Y a du bacon sur Mars’, non, c’est Roger qui à laisser tomber son sandwitch dans la sonde

Robin: y a pas des extrêmophiles qui survivent à ça ?

Robin: AAAaaaaaah

Robin: Je les attendais ceux là

Robin: avec leur sale gueule

irene: Robin!!!

GPif: en fait, dans 3M année, des êtres vivant vont se dévellopé sur Mars et vont se demandé d’ou vient l’origine de la vie sur leur propre planete

Robin: http://ichef.bbci.co.uk/wwfeatures/wm/live/1280_640/images/live/p0/2l/v2/p02lv29w.jpg

NOiD: C’est marrant comme détail, ils survivent aussi aux radiations qui bombardent la surface ?

Robin: Franchement

irene: On dirait un doudou!

Pascal METZ: le sandwich de Roger Moore?

NOiD: Je croyais que sans bouclier magentique, rien ne survivait ?

Robin: on dirait un sac d’aspirateur

NOiD: magnetique* pardon

Pascal METZ: voila qui est tres pratchettien

Robin: avec des pattes

Sabine: +1 pour le sac

irene: un sac d’aspi avec des pattes, hahahah!

Pascal METZ: j’ai appris recemment qu’on les appelais aussi ourson d’eau

Claire: who c’est vivant ce truc ?!

Robin: @Pascal METZ comme quoi, on donne vraiment n’importe quoi comme nom

Robin: @Claire vaguement

NOiD: Mortel la compaison c’est trop la couleur du sac d’aspi, avec les plis et tout xD

Didier MAZAL️: Pauvre tardigrade

irene: il a de jolis mains

NOiD: Bah c’est un superman on peut se moquer un peu 🙂

Pascal METZ: @Claire ya pas plus vivant, et surtout moins mort

Pascal METZ: c’est increvable ces trucs là

Claire: @irene il a une joli…euh…bouche ?

Claire: trompe ?

NOiD: Prise jack ?

Pascal METZ: @NOiD donc le tardigrade n’est pas un iphone

Pascal METZ: je note

ElEnamorado: il ne chauffe pas non plus

Claire: @NOiD ahaha !

Pascal METZ: donc pas un samsung non plus

GPif: Ah, un nouveau fail des Russes?

ElEnamorado: si c t les russses il a fini au goulag LOL

GPif: Le signal, doit mettre 20min a arriver, les mec aurrais pu prendre 10s pour se relire :p

irene: 🙂

Randy: Je sais pas si ça à déjà été abordé mais y a t-il toujours une activité sismique sur Mars ?

nathsou: ou tester sur un robot sur terre comme ils font avec curiosity (il me semble)

GPif: @ps Je sais pas si ça à déjà été abordé mais y a t-il toujours une activité sismique sur Mars ?

GPif: (je me permet :p)

Pascal METZ: merci @GPif

Randy: Merci GPif j’ai oublié le tag

Robin: @randy : mets @ps devant tes questions

irene: J’ai noté la question!

Claire: Yeaaaah une question !

Robin: Tu es formidable

Robin: tu fais tout toute seule

Robin: je n’osais pas t’abandonner, mais en fait…

Claire: Maaaais j’avais noté aussi ! J’étais à fond surveillance chatroom Irene !

irene: comme une grande

brusicor ⚫₂: Bonsoir^2

Robin: Zêtes trop fortes

irene: je compte sur toi Claire

brusicor ⚫₂: J’ai quasiment tout loupé. Que fait ce maudit tardigrade ici ? Oo

Robin: ça m’incite pas à me remettre plus sérieusement au podcast !

Robin: @brusicor ⚫₂ il est sur Mars

Claire: NOOOON mais ce qui pourrait t’inciter c’est le premier dossier de ta pendaient !

Claire: padawan donc. Mon mac a voulu faire du zèle de correcteur !

Robin: il attend la prochaine navette pour le trajet retour

Randy: @brusicor Va voir sur wikipedia c’est de la didactique comme dirait l’autre ^^

GPif: D’habitude, le jour de l’independance day, y a des aliens qui debarquent

nathsou: @ps Il se passe quoi quand une sonde perd le contact avec la terre ? Une action automatisée ou la sonde continue sur sa trajectoire ?

GPif: @brusicor ⚫₂ il va sur Mars 🙂

Didier MAZAL️: Elle continue d’exécuter ses instructions, sauf si l’une d’elles lui dit “coupe l’alimentation électrique”

Pascal METZ: @GPif là, c’etait nous les aliens

brusicor ⚫₂: D’ailleurs, on aurait pas pu envoyer le monsieur en même temps. Avec un peu de chance, la fusée aurait explosé au décollages

nathsou: @Didier MAZAL️ d’accord merci 😉

NOiD: @ps Avec les découvertes récentes sur l’activité d’autres corps, particulièrement des petits comme Europe qui semble très prometteuse (sources chaudes, geysers, ..), va-t-on continuer à explorer Mars, couteuse (En Delta-v) à atteindre, et éventuellement à faire un retour d’échantillon, à cause de sa taille et de l’atmosphère ?

irene: Claire, tu sais mettre les questions sur le fil conducteur de l’émission?

Claire: noooon…

Didier MAZAL️: @nathsou dans le cas cité précédemment, une instruction lui a demandé de ne plus communiquer, donc ensuite, peu importe qu’elle ait réussi ou non sa mission, vu qu’elle n’a plus communiqué, on ne saura jamais ce qu’il en est advenu 🙂

irene: No problem!

Robin: je fais, va

Claire: Je sais rien faire moi, a part dire bonjour en début d’émission et recopier les questions sur mon papier 🙂

irene: Ben, c’est déjà pas mal

Randy: Qui dit volcanisme dit rift continental donc océan ? ( Oui j’extrapole beaucoup)

NOiD: @Claire roo tu es dure avec toi ça se passe très bien ce soir 😉

GPif: et revoila les Russes, à non 🙂

nathsou: @Didier MAZAL️ C’est vraiment bête comme erreur :/

Robin: ah ben c’est déjà fait

irene: Oui, j’en ai mises

Robin: @Pascal METZ Pascal ?

Pascal METZ: Oui?

brusicor ⚫₂: @Randy Pas forcément, le volcanisme peut être sans tectonique des plaques, par exemple si c’est une influence gravitationnelle qui est la cause.

Robin: Pfiou. Je retiens la leçon : on peut laisser Irène gérer toute seule toute seule une émission

irene: 🙂

Sabine: combien d’Harakiri pour ce fail japonais ?

Pascal METZ: @Claire j’ai mis un lien vers le conducteur dans la conv skype

Randy: Sondes vs Humains je me pose toujours la question cela dit.

Robin: @Pascal METZ pardon, c’était juste pour savoir si c’était toi qui avait relayé les questions 🙂

Didier MAZAL️: @nathsou La conquête puis l’exploration spatiale sont jonchées d’erreurs bêtes de ce genre ^^

Robin: ben y a des tardigrades, déjà

irene: arghh

Pascal METZ: non, je fait la technique plus les images, ca me fait deja assez stresser …

puyo: https://pbs.twimg.com/media/CvEujTJWAAQfZ6p.jpg:large

ElEnamorado: Quelque chose a survécu…

GPif: @puyo \o/

ElEnamorado: c’était pas déjà le speech d’un film ça?

Robin: Yeau @puyo !!

puyo: ^^

GPif: Si on t’entend irène

Robin: Sociologie des sciences 🙂

Robin: On entend tout le monde, nous

irene: zut skype planté?

Robin: Rhôôôô

Didier MAZAL️: Qui a envoyé “Stop Com” à Irène?

Randy: Les tardigrades prennent le contrôle.

Robin: Elle était trop forte, fallait bien qu’il y ait un problème !

nathsou: ^^

Robin: Damned, nous sommes faits

ElEnamorado: encore un coup des russes

ElEnamorado: elle est américaine je rappelle

Robin: Les tardigrades russes ?

Robin: la vaaaaaaache !

brusicor ⚫₂: Juste au moment où on dit que @irene peut se débrouillée seule, Skype décide de faire du mauvais esprit.

NOiD: En même tmeps vous avez ecrit russe dans le chat c’est de la provoc xD

GPif: un problème de charset encore

Didier MAZAL️: mdr

NOiD: Ou de l’invocation plutôt ..

ElEnamorado: rien ne va plus, où est le vieux dictateur?

ElEnamorado: LOL

Sabine: elle est partie orbiter ailleurs

NOiD: Elle a recu l’ordre de ne plus communiquer aussi … comme la sonde

NOiD: xD désolé c’est trop facile

Didier MAZAL️: @NOiD grillé ^^

nathsou: erreur de boucle infinie..

NOiD: ^^ haha

NOiD: c’était fatal

NOiD: fatal error … ok je sors

NOiD: @ps Autre question sur Europe, maintenant qu’on sait à priori –si la NASA voit juste- que les geysers peuvent expulser de la matière dans l’orbite proche, pourrais-ton envisager de faire comme Rosetta : Un Fly-By à basse altitude et une analyse des particules éjectées (ça économiserai le cout et le poids d’un lander) ?

GPif: Aaah, la bonne vieille erreur du système de mesure :p

Randy: C’est pas sensé être les meilleurs des meilleurs de la crème chez la Nasa ? ^^

irene: je relance skype de mon côté pascal

NOiD: Ils avaient pas l’air ultra définitifs en conf ..

irene: ouf!

NOiD: yes on t’entends 🙂

brusicor ⚫₂: Après le Retour du Roi, le Retour d’Irène !

Randy: -_-

NOiD: Heureusement ça a pas mis 3h comme dans le film …

iota: Bonsoir

GPif: @ps du coup, on peut faire du ski sur Mars?

iota: @ps combien de temps en moyenne le voyage terre => mars ?

brusicor ⚫₂: @GPif Faire du ciel sur Mars ?

GPif: @brusicor ⚫₂ je vois pas de quoi tu parle :p

Claire: @irene tu fais du doublon, j’ai déjà mis les questions dans le doc

Claire: JE GEEEEEEERE

NOiD: Une carte de Mars, version éducative donc design “Enfant” mais je la trouve super bien faite : https://cartespourenfants.files.wordpress.com/2014/11/mars_fr.pdf

irene: oui, désolée, je viens de m’en rendre compte

Randy: @GPif Avec la pesanteur moindre ça doit être génial, il y a un marché potentiel je vous dis !

Pascal METZ: @Claire au fait, je t’ai mis un autre truc dans la conv skype

Claire: @Pascal METZ vu !

NOiD: Y’a aussi une carte lunaire, superbe : https://cartespourenfants.files.wordpress.com/2014/11/moon_fr.pdf

Claire: @Pascal METZ du coup je complète les deux docs ?

Pascal METZ: non, le 2eme se remplis automatiquement

Pascal METZ: avec les @ps

puyo: @inti huhuhu !

NOiD: @inti genial ^^

brusicor ⚫₂: @Pascal METZ Vu comment est motivée @Claire , n’hésite pas à mettre ta paperasse en retard dans la conv’. ^^

Inti: ^^

irene: @inti:génial

Randy: On parle as beaucoup d travail de miniaturisation des instruments de mesure de ces sondes mais c’est aussi très impréssionant

puyo: @Inti Même la signature est traduite ! 😀

ElEnamorado: @Randy le dossier pour dimanche 16h

Inti: j’adore le cyrillique 😀

puyo: Huhu, j’aime bien aussi !

Didier MAZAL️: Espérons que les rouges y parviennent cette fois ^^ (oui, la mission qui arrive demain est en partenariat avec eux)

GPif: bravo @Inti

Inti: xkcd a fait une bd déchirante https://xkcd.com/695/

Inti: https://imgs.xkcd.com/comics/spirit.png

brusicor ⚫₂: Bravo à @puyo et @Inti !

Pascal METZ: @irene @Claire je ne veux pas vous mettre la pression mais le conducteur est surveillé par le Créateur

Inti: ha j’avais pas vu @puyo

NOiD: @inti Ah trop mignon la bd

Randy: @ElEnamorado Ah il suffisait de demander ? On est servit comme des Rois chez PS xD

Inti: ahah cool

Didier MAZAL️: Sympa la BD 🙂

puyo: Bien vu

GPif: @Pascal METZ dieu lui même?

ElEnamorado: @Randy non non je le disais pour toi, c’est un habitude ici non? “viens répondre par toi-même” LOL

Pascal METZ: je ne suis pas sûr qu’il apprecierai le terme

Claire: @Pascal METZ Oui… j’ai vu… PRESSIOOOOON

NOiD: xD

Pascal METZ: (ce n’etait pas pour ca le PRESSIOOON?)

brusicor ⚫₂: ^^

Claire: @Pascal METZ mais tu sais bien que j’aime pas la bière, seulement le vin… et que le jury délibère tjs quant à savoir si c’est un motif de renvoi…

NOiD: Portrait de rovers :

GPif: @Claire C’est vrai que c’est une faute grave :p

NOiD: http://cdn.theatlantic.com/static/mt/assets/science/EvolutionofRovers.jpg

Pascal METZ: non, je refuse d’accepter cela, je le nie

Pascal METZ: donc tu aimes la bière

Pascal METZ: voilà

Pascal METZ:

Pascal METZ: désolé de t’annoncer ça

brusicor ⚫₂: @ps C’est un eutectique eau-chlorate, c’est pas de la saumure ! #LigueDesChimistesPointilleux

NOiD: https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/6/6a/Phoenix_landing.jpg

GPif: @brusicor ⚫₂ toi même :p

NOiD: https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/f/f6/070802_phoenix_lab_02.jpg

GPif: @ps lidar, c’est la même chose qui guide les google cars

brusicor ⚫₂: Enfin, le perchlorate, ça explose tellement c’est sensible à n’importe quoi.

Inti: wooooh trop bien ce gif

NOiD: Genial ouais ^^

NOiD: On croirait un fake xD

Claire: @Pascal METZ bon… une far ou une gueuze alors !

Randy: @ElEnamorado Mince j’ai eu un doute car c’était trop beau effectivement. Mais comme j’ai pas le temps je vais continuer de faire semblant de pas comprendre et attendre dimanche avec hâte 😉

puyo: On imagine bien poindre une tête, d’un coup

NOiD: @puyo oui trop ^^

Didier MAZAL️: @ps Ce que j’aime bien avec Curiosity c’est qu’il écrit “JPL” en morse dans le sol martien avec ses roues ^^

brusicor ⚫₂: @Didier MAZAL️ Et un penis, non ? 😉

Didier MAZAL️: @brusicor ⚫₂ Non, pas de forme de pénis dans la structure des roues ^^

NOiD: http://www.rfcafe.com/miscellany/homepage-archive/2012/images/cutiosity-wheel-jpl-morse-code.jpg

Inti: on a un robot armé d’un laser sur Mars piou piouuu

Inti: on vit une époque formidable quand même

Robin: pioupioupioupioupiou !

brusicor ⚫₂: http://i.huffpost.com/gen/1103257/images/o-MARS-ROVER-PENIS-facebook.jpg

Robin: Force verte !

Robin: bon, je repars

Robin: je vois que tout va bien

NOiD: @brusicor ⚫₂ Ils on osé … xD

brusicor ⚫₂: @Didier MAZAL️ Je parlais de ca. 😉

Claire: @Robin car si tout n’allait pas bien tu aurais…. ?

Didier MAZAL️: @brusicor ⚫₂ MDR je l’avais pas vu le pénis dans cette photo (que je connais pourtant)

Pascal METZ: @Claire mis a jour son mac?

Randy: @brusicor Pas tous les perchlorates nuance. 😉

NOiD: http://www.leonarddavid.com/wp-content/uploads/2015/07/CURIOSITY-MAHLI-July-16-2015-Sol-1046-2.jpg

Claire: @Pascal 😉

NOiD: Les roues ont pris cher en effet ..

Pascal METZ: tiens le susmentionné Créateur

Pascal METZ: salut @Alan (juste là 2 secondes)

Alan (juste là 2 secondes): susmentionné ? Quelle star

Alan (juste là 2 secondes): c’est juste pour faire un bisou à l’équipe et à Damien 🙂

Randy: C’est pas gentils de se moquer des russes. C’est la vodka c’est pas leur faute.

Inti: salut Alan!

NOiD: Salut Alan 🙂

GPif: Hey @Alan (juste là 2 secondes)

puyo: Héééééééééé @Alan (juste là 2 secondes) ! 😀

Pascal METZ: j’ai profité de ta présence dans le conducteur pour mettre la pression à la nouvelle

nathsou: hey !

Didier MAZAL️: Yep, heureusement que les nervures en chevrons semblent résister

Alan (juste là 2 secondes): tu as bien fait 🙂

Claire: @Pascal METZ @Alan (juste là 2 secondes) La “nouvelle” est foutreusement sous pression !

NOiD: Lanceur russe être très fiable, dynamque de vol un poil moins :-p

irene: T;assures un max Claire, no pb

iota: http://graphicashen.com/wp-content/uploads/2015/01/Curiositys-Latest-Selfie.jpg

Alan (juste là 2 secondes): @Claire et elle va assurer grave 🙂

Pascal METZ: Rhooo ces jeunes…. Tu aurais connu l’epoque où il y avait des vrais dictateurs 😉

Alan (juste là 2 secondes): @Claire Tu as peur d’un os ?

Alan (juste là 2 secondes): @Pascal METZ j’avoue… Il y a du laisser-aller

Inti: Sonde russe sabotée par fourbes occidentaux!

Randy: Un selfie ? Quelle est cette sorcellerie ?

ElJj: La NASA falsifie des photos, c’est bien la preuve !

Inti: tendre la caméra, la tourner vers soi, prendre des photos, voilà

NOiD: Haha on nous ment !!

GPif: et ça sans perche à selfie

NOiD: Je le savais pour Armstrong maintenant je suis sur :-p

GPif: @ps bon en gros au final, Mars, pas cool pour les vacances?

Inti: ah si il en a une belle de perche à selfie http://mars.nasa.gov/msl/images/PIA16096_armextended.jpg

NOiD: On peut piquer toutes les images ici et faire ses propres pano : http://mars.nasa.gov/msl/multimedia/raw/

Alan (juste là 2 secondes): des “tremblements de mars”… C’est chou… J’imagine une planète qui a froid :p

Claire: @Alan (juste là 2 secondes) je suis terrorisée. “Os court ” !

Claire: 🙂

Alan (juste là 2 secondes): (curieusement, “tremblement de terre”, je ne trouve pas chou du tout…)

ElJj: Appellons-le “Vinvin”

NOiD: J’avais tenté de faire moi-mêmes des pano y’a un moment avec le site nasa : https://street-art-scenik.com/2015/01/12/prendre-de-la-hauteur-beaucoup/

Alan (juste là 2 secondes): @Claire oulah… On t’a parlé des blagues à deux balles ? Je sens qu’on tient une belle contributrice 😉

Alan (juste là 2 secondes): @Claire Tu vas tellement renflouer les caisses qu’on pourra rembourser les donateurs ;p

Claire: @Alan (juste là 2 secondes) muhahah !

Pascal METZ: @Alan (juste là 2 secondes) il est passé où celui là d’ailleurs? il n’était pas dans le teamspace?

GPif: Faut pouvoir redécoller 🙂

NOiD: Paye ton Delta-V … 😀

Robin: hey @Alan (juste là 2 secondes) ! ça fait grave plaisir de te voir, même 2 secondes !

Robin: ça va ?

brusicor ⚫₂: Alan, ce Pokémon légendaire.

Robin: si rare !

Robin: pfff je l’ai fait fuir 🙁

NOiD: Plutot que de prévoir une EDL sur terre au retour, autant faire un 2eme rendez vous avec ISS et redescendre les échantiillons avec un Soyouz.

brusicor ⚫₂: S’il vient à LyonScience, la pluie de Pokeball qu’il va recevoir. ^^

NOiD: Sinon faut prévoir 2 bouclier thermique pour chaque EDL …

Inti: vous avez vu la présentation du projet de mission vers Mars de SpaceX?

Pascal METZ: yep

Didier MAZAL️: yep

Pascal METZ: ca a presque l’air facile 😉

Randy: Vu le prix d’un P4 je me demande si c’est pas le même prix que d’envoyer les machines directement là-bas.

GPif: pas tout, mais la synthèse

NOiD: @Inti Interessant, même s’il fantasme pas mal sur certains détails 🙂

Didier MAZAL️: Suffit de mettre 42 moteurs au col, et hop c’est parti ^^

Didier MAZAL️: “au cul”

NOiD: Mais bon il voulait terraformer à coup de bombes atomiques alors …

NOiD: @Didier MAZAL️ ^^

Inti: ouais c’est moins réaliste 😀

Didier MAZAL️: Pour l’instant ça tient plus de la SF, mais bon, il y a déjà des pièces au stade de prototype

NOiD: @Inti Il vends du rêve c’est plutôt cool, après NASA & ESA nous font redescendre sur Terre xD

Didier MAZAL️: Vu la taille de la fusée, on est à peu près dans le même ratio entre le projet présenté et la réalité actuelle que ce qui était le cas lors de la présentation de Saturn V.

Didier MAZAL️: Saturn V ayant réussi sa mission après 10 ans… pourquoi pas celle de Space X dans un délai similaire?

Pascal METZ: @Claire au fait le dernier truc que je t’ai donné ne se met pas a jour tout seul

NOiD: En fait l’aller ça devrait le faire, c’est plus la question du retour qui me taraude …

Pascal METZ: il faut recharger la page

GPif: Pas de Zombies, martiens, Damned :/

NOiD: http://www.meteorite-recon.com/wp-content/uploads/2015/11/Gibeon-iron-meteorite-11.6-kgA.jpg

NOiD: @GPif Haha too bad :/

Claire: @Pascal ouep j’avais actualisé comme une grande 🙂

Randy: Intéressant, merci pour la réponse.

Didier MAZAL️: @ps cette question suivait le passage sur l’erreur de commande qui a stoppé la com d’une sonde

Didier MAZAL️: dans ce cas, la sonde continue d’exécuter son programme, à l’exception de la com qui a été coupée par erreur

nathsou: C’est très claire 🙂

nathsou: clair*

Randy: @ps Peut-on penser que la Terre sera semblable à Mars dans quelques milliards d’années ?

NOiD: @Ok c’est bien si on la les moyens de faire les 2 encore un moment 😀

NOiD: @oui merci !

XurVinze: Alo ?

Randy: C’était plutôt un fantasme pas vraiment une question ^^

GPif: plus de son?

NOiD: aie coupure

XurVinze: ah, ça me rassure

GPif: Aaaaahhhh

ElEnamorado: y a quelqu’un?

XurVinze: j’suis pas le seul

irene: zut

Didier MAZAL️: Allô Moscou, on a un problème de com!

puyo: ;(

Alan (juste là 2 secondes): ça s’est coupé à qui dit “volcanisme dit poinche” chez vous aussi ?

GPif: Qui a envoyer la mauvaise commande ? :p

NOiD: @Didier MAZAL️ ils ne nous lachent pas !

puyo: алло?

XurVinze: Quand est-ce qu’on pourra enfin boire de l’eau de Mars ?

XurVinze:

XurVinze: oui Alan, c’est moi aussi

GPif: @XurVinze en bouteille

Robin: ah, je croyais que c’était fini ! (je suis l’émission de loin)

brusicor ⚫₂: Alors, on va avoir la réponse à la question sur ce qui se passe des que la sonde perd la com.

Didier MAZAL️: ^^

NOiD: Hahaha ^^

Inti: ça a coupé? 😮

XurVinze: @GPif pas forcément, si on a une base sur site, déjà un verre ou une gorgée

Randy: C’est rien la sonde est juste passée derrière la face cachée de la Lune.

Claire: apparement oui vous nous entendez plus…. Pascal essaie de réparer ça

XurVinze: Houston on a un problème

Randy: Ou sinon c’est une rentrée atmosphérique ^^

irene: dites nous si vous nous entendez!

Pascal METZ: vous nous entendez maintenant?

brusicor ⚫₂: Pour les réparations, on va mettre la pression à Pascal sans aller dans un bar.

Alan (juste là 2 secondes): nope

Alan (juste là 2 secondes): toujours rien

ElEnamorado: non

Alan (juste là 2 secondes): je recharge la page

GPif: nop

Didier MAZAL️: Королев Здравствуйте, у нас есть проблема!

ElEnamorado: le dictateur est de retour au mauvais moment

GPif: même en rechargeant

ElEnamorado: courrez!!!!

Alan (juste là 2 secondes): idem rien non plus, en rechargeant

NOiD: pareil :/

Pascal METZ: j’ai plus de réponse du serveur de broadcast

* XurVinze court

Alan (juste là 2 secondes): arf 🙁

GPif: C’est un coup de Russe, c’est sure

Pascal METZ: du coup, ils continuent les questions… 🙁

puyo: Encore un bug du système métrique !

Alan (juste là 2 secondes): @Pascal tu veux que j’essaie ?

NOiD: Ouais encore un coup des americains et de leur systeme de mesure hérétique :-p

Pascal METZ: oui, je veux bien

Pascal METZ: merci

Alan (juste là 2 secondes): error unknown 🙁

GPif: Un gros coup de pied dans le server

Randy: Turn left heading 90° direct ROSCA. Climbing FL130. D-23GH

Pascal METZ: ca confirme le bousin

puyo: @NOiD ^^

Alan (juste là 2 secondes): pb chez infomaniak apparemment

Pascal METZ: j’ai la poisse…

Alan (juste là 2 secondes): on a payé la facture ? :p

XurVinze: gauche gauche droite droite haut bas haut bas ?

puyo: Huhuhu

Pascal METZ: euh je crois que c’est chez toi que ca se passe…

GPif: b a

NOiD: Haha

Pascal METZ: 😉

puyo: ♪

Pascal METZ: (les factures)

Randy: We’ve regained full control of the aircraft

brusicor ⚫₂: Haut bas haut bas c’est lui, le marsupilami.

puyo: Hmmm.. et si vous vous connectiez en li-fi ? 😀

puyo: Un problème, une solution !

NOiD: https://www.humour.com/medias/photos/2014/600×404/l-20140624005842.jpg

Pascal METZ: “support fermé” 🙁

Didier MAZAL️: Le LiFi “qui a l’avantage de ne pas utiliser ondes électromagnétiques” comme j’ai pu le lire bien trop souvent

Randy: @puyo Le li-fi est unidirectionnel c’est peut-être ça le problème xD

Alan (juste là 2 secondes): d’après https://www.infomaniak.com/fr/etat-reseau le service est up

puyo: @Randy faut bien ouvrir les fenêtre ! ^^

puyo: fenêtres, alala

puyo: Tiens, et si l’on combinait le morse en li-fi ?

NOiD: http://www.petitcitron.com/blog/wp-content/uploads/2014/09/pb-connexion.jpg

puyo: INOVATION !

Didier MAZAL️: Je viens de voir sur Twitter que Schiaparelli a été programmé pour prendre 15 photos lors de la descente

brusicor ⚫₂: Du coup, je vais retourner chez moi, je vous laisse dix minutes pour corriger tout ça. 😉

Randy: puyo Les tardigrades le font déjà. Rechnologie secrète partagée uniquement avec les tardigrades russes.

puyo: @Randy Rhaaaaaa, j’ai toujours un coup de retard !

Randy: *Technologie

Pascal METZ: @Alan (juste là 2 secondes) moais sauf si ils allument les truc a la main…

NOiD: @Didier MAZAL️ Va falloir interpoler sevère pour avoir une vidéo fluide !

Randy: Alpha-6-Tango-Yenkee-Charlie Respond !

puyo: Et par téléphone ? (via skype)

Alan (juste là 2 secondes): @Pascal METZ ça ne m’étonnerait pas…

puyo: + appareil photo toutes les secondes pour faire une vidéo

puyo: tadaaaam

NOiD: Ou alors on attends :

NOiD: http://i35.servimg.com/u/f35/13/95/55/99/drame-10.jpg

Alan (juste là 2 secondes): Bon les loulous, je vous laisse. @Pascal METZ c’est toi qui gueules chez infomaniak demain aux heures de bureau ou tu veux que je m’en occupe ?

Pascal METZ: c’est bon, je le fait

Randy: Les joies de la VoIP

Sabine: Baptême de feu pour la première d’Irène et Claire

Randy: Va falloir activer le transpondeur là je m’inquiète.

Pascal METZ: je crains que vous n’ayez plus de podcastscience ce soir

Pascal METZ: 🙁

Alan (juste là 2 secondes): @Pascal METZ merci

Pascal METZ: l’emission se finit

XurVinze: 🙁

Alan (juste là 2 secondes): yep, sorry les amis qu’on ait un service aussi pourri 🙁

GPif: Sacré teaser, on aurra la fin en différé 🙂

puyo: Ce sont les aléas du direct !

Alan (juste là 2 secondes): Mais Tupe est au taquet pour les montages en ce moment ; ça fonce 🙂

NOiD: Oui pas grave, vous nous faites la fin en enregistrement on écoutera en podcast ?

puyo: oooooh oui !

Alan (juste là 2 secondes): Un gros bisous à @Damien !

ElEnamorado: @ps vous continuez à enregistrer

GPif: Yep, j’ai vu ça, il faut qu’il freine j’arrive pas à suivre 😀

Damien: Merci @Alan (juste là 2 secondes)

Pascal METZ: @ElEnamorado oui

Alan (juste là 2 secondes): Tu passes super bien en audio 🙂

Alan (juste là 2 secondes): (Quand ça marche :p )

Damien: oui Tupe a été super rapide pour la première partie du dossier

Claire: @NOiD Oui on vous a enregistré la fin !

Randy: Le silence éternel de ces espaces infinis m’effraie

Alan (juste là 2 secondes): gDamien J’espère qu’ils t’ont harcelés pour fixer une nouvelle date

Pascal METZ: même si c’est finis

Alan (juste là 2 secondes): :p

NOiD: @Claire Parfait merciiiii !

Alan (juste là 2 secondes): Gigot

GPif: On se sent un peu comme Biggle 2 sur mars :p

Alan (juste là 2 secondes): Gros becs ! Bonne nuit :-*

XurVinze: C’est génial, du coup j’ai pu écouter la 1er partie mp3 et la seconde en direct ou presque

NOiD: @Damien Et la vidéo arrive d’ici demain normalement 😉

NOiD: Bonne nuit Alan 🙂

Pascal METZ: @XurVinze ou presque

Pascal METZ: 🙁

Damien: Merci @NOiD

GPif: Rho, shit happen, that is life 🙂

Didier MAZAL️: :'(

Pascal METZ: pour la fin, je vous conseil soundcloud ou youtube

Pascal METZ: Vraiment désolé

Randy: Plus qu’a faire un quizz sur Mars en attendant ou c’est mort ?

NOiD: Pas grave, on se retrouve mardi prochain alors 😉

Pascal METZ: oui

XurVinze: et d’ici là ?

NOiD: Bonne soirée tout le monde 🙂 Biz !

GPif: Aller, tchuss les gens 🙂

XurVinze: Bonne nuit +++

puyo: Hé bien, bonne nuit à tous !

XurVinze: Y’a toujours le Quizz des oiseaux ?

Claire: @XurVinze oui

Claire: bonne nuit à tout le monde ! a mardi prochain pour l’épilepsie !

Pascal METZ: Bon ben voilà, c’est finis

ElEnamorado: bonne nuit!

Pascal METZ: désolé pour la coupure

Pascal METZ: bonne nuit a tous!

Didier MAZAL️: BN tlm!

XurVinze: Bonnnuit

Podcast Science 271 – Mars avec Damien Loizeau

On a trouvé de l’eau sur Mars ! Quoi ? encore ? Mais, on n’a pas déjà entendu ça l’année dernière ? et l’année d’avant ? et il y a 200 ans ? Bah, c’est vrai en un sens, on découvre régulièrement de nouvelles choses sur la présence de l’eau sur Mars, on en sait un peu plus sur les questions : à quelle époque ? pendant combien de temps ? sous quelle forme ? liquide, solide, gazeuse ? à quelle profondeur ? à quelle température ? avec quelle conditions chimiques ? Finalement, il y a plein de questions à se poser sur la présence d’eau sur Mars ! Dans cet épisode on reçoit Damien, astrophysicien à Lyon, qui vient nous parler de Mars.

Le dossier de la semaine

» Mars, avec Damien Loizeau
Le dossier en version écrite

Les images de la soirée

La quote de la semaine

“La science, mon garçon, est faite d’erreurs, mais d’erreurs qu’il est bon de commettre, car elles mènent peu à peu à la vérité.” Jules Verne, Voyage au centre de la Terre (1864)

Le quiz du mois

« Si vous touchez un oisillon tombé du nid, il s’imprègnera de votre odeur et ses parents le laisseront mourir de faim. Info ou intox ? »

Dites-nous ce que vous en pensez. Pas besoin d’une réponse officielle, hein. Ça, c’est le dictateur à la retraite qui s’y colle, avec plaisir. Ce qui nous intéresse, ce sont vos idées sur la question, votre opinion, votre expérience. Vous pouvez nous transmettre votre réponse dans tous les formats imaginables ; on vous fait confiance. Le plus simple étant quand même de laisser un message vocal sur notre répondeur (possible via le site web ou la page facebook) un un mail sur podcastscience at gmail point com.

La prochaine fois

Mardi 18 octobre
Alors, les martiens existent-ils ? vont-ils sauter sur les premières sondes qu’on va envoyer chez eux pour les détruire et nous faire comprendre qu’on n’est pas les bienvenus ? vont-ils se cacher dans le sous-sol parce que ce sont de grands timides ? Vous le saurez peut-être dans le prochain épisode ! La semaine prochaine, il nous reste plein plein de choses à voir, il s’en est passé des choses depuis 50 ans qu’on envoient des choses vers Mars !

 

La Chatroom

Pascal METZ: Salut a tous

Pascal METZ: Attention, je vais faire des tests de broadcast

nathsou: Bien le bonsoir !

Tony: oui!

Pascal METZ: le son est bon?

Tony: excellent

Tony: avec quand même léger un bruit de fond

Pascal METZ: cool, c’est la permiere fois que je broadcast

Pascal METZ: pas grave j’aurais mon micro coupé

Tony: moi c’est la première fois que je vous écoute

Pascal METZ: Bienvenue a toi alors

Tony: merci!

nathsou: Bienvenue 🙂

El Jj: Et voilà l’image qui fait mal aux yeux de la soirée !

Tony: j’ai une question: pour poser une question aux intervenants comment fais-je?

nathsou: Au fait bravo pour ton premier livre El Jj !

Tony: ca me fait penser à mon carrelage!

Didier MAZAL️: Bonsoir tlm!

Pascal METZ: Salut

Tony: Bonsoir

El Jj: Merci nathsou 🙂

Stéphanie: Hi guys

Pascal METZ: Salut @Stéphanie

GPif: Bonsoir !

Tony: hi girl

Didier MAZAL️: J’ai commandé mon exemplaire de “Le choix du meilleur urinoir” il y a 3 heures 🙂

Stéphanie: Ça parlera encore d’autre chose que d’espace des fois ? 🙂

Didier MAZAL️: @Stéphanie oui les sujets sont variés, même si là y’a une triplette spatiale 🙂

Tony: Ca va étre sur Mars!

El Jj: Merci Didier !

Didier MAZAL️: @El Jj 😉

nathsou: Décidément les toilettes sont un sujet récurrent !

Johan: Non @Stéphanie Espace !

Stéphanie: Non ! Biologie ! Chimie !

Didier MAZAL️: @El Jj Pour le livre, c’est du hardcore du genre des dernières vidéos, ou c’est un peu plus accessible?

Stéphanie: GRAS ! le gras c’est la vie

El Jj: @nathsou C’est parce que Nico avait parlé de mon vieil article sur les urinoirs que ça s’est retrouvé dans le livre, et du coup, en titre !

Didier MAZAL️: En tout cas, le titre attire l’oeil facilement ^^

El Jj: @Didier MAZAL️ C’est normalement plus accessible que mes dernières vidéos. Je ne rentre pas dans des grandes théories mathématiques, je fait plutôt un tour d’horizon de sujets en première apparence anodins qui peuplent les papiers mathématiques.

nathsou: Ah oui, je m’en souviens oui c’était un freestyle y’a 2 ans, hâte de recevoir mon exemplaire 🙂

Didier MAZAL️: @El Jj oki 🙂 Bon, ben je verrai si j’arrive à suivre

Jimmy: Bonsoir

Stéphanie: Félicitations Eljj !

El Jj: Merci Stéphanie !

GPif: yep on vous entend

Jimmy: Oui on vous entend

Didier MAZAL️: Son OK, tout est au vert de mon côté

Pascal METZ: la balance est bonne ?

brusicor ⚫₂: Bonsoir à tous.

GPif: le scorpion est pas mal non plus

brusicor ⚫₂: @Pascal METZ Je ne connaissais pas le signe astro de ta copine.

Didier MAZAL️: Les paramètres de la balances sont nominaux pour moi ^^

Robin: Salut tout le monde !

Robin: Désolé, un peu de retard, je ne suis pas encore opérationnel

brusicor ⚫₂: Bonsoir @Robin !

Robin: Bon, en même temps, je n’ai toujours pas la bonne version de Skype pour participer 🙁

brusicor ⚫₂: Un matheux pas opérationnel…

Robin: @Elj Bravo pour la propriété de ce soir, pour ton bouquin (pas encore lu mais alléchant) et pour l’ensemble de ton oeuvre (je t’ai encore cité aujourd’hui !)

ElEnamorado: hello à tous

puyo: B’soir à tous !

puyo: @El Jj ho, des familles de lignes ! Elles se tiennent à carreau !

puyo: (félicitations pour ton livre, au fait !)

puyo: #promo

Y..: Bonsoir tout le monde

GPif: Bonsoir @puyo @Robin, @ElEnamorado et tous 🙂

puyo: Yeah

NOiD: Bonsoir à tous !

El Jj: Merci Robin ! J’ai une question à te poser, regarde tes mails (dans 10 minutes) !

Robin: Bon, je..; reviens

GPif: quand il dit qu’il travaille sur Mars, il a déjà pris la fusée de Musk? :p

El Jj: Merci puyo ! Désolé que tu aies finalement pas pu y participer, j’aurais adoré avoir un de tes dessins en couverture.

puyo: Héhé, pas de soucis ! Ce sera peut-être pour un prochain projet !

Y..: Je recommande la lecture de https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Trilogie_de_Mars

Y..: C’est très “immersif” et réaliste

Y..: Pas encore ?

GPif: @ps oui, il y a un documentaire la dessus, Mars attack!!

puyo: Deux endroits aussi proches, en plus !

brusicor ⚫₂: L’aréologie est ce qu’est la peinture à la maison.

Stéphanie: Curiosity compte ?

brusicor ⚫₂: J’inaugure les calembours stupides.

Inti: bon mardi tout le monde ^^

Pascal METZ: surtout le bon vieux opportunity

Didier MAZAL️: @ps La vie aurait aussi pu apparaître en un seul lieu du système solaire puis être dispersée sur différents objets, par les éjectats de collisions par exemple 🙂

Stéphanie: Recoucou Inti 🙂

puyo: Hé, salut @Inti !

puyo: Bon marsdi !

brusicor ⚫₂: Et pourquoi avoir choisi Mars ? Pourquoi pas les Twix ?

Pascal METZ: @brusicor ⚫₂ a cause des perturbations gravitationnelles

Inti: coucou @Stéphanie @puyo

Inti: Oui-guinsse

Inti: J’ai failli pas reconnaître

Pascal METZ: @Inti et en belgique, ca donne quoi du coup

Pascal METZ: la version hollandaise?

Inti: https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/f/f5/ChristianHuygensPronunciation.ogg

Inti: ça râcle moins la gorge

Johan: https://dl.dropboxusercontent.com/u/20665619/image_son_podcast/Huygens-Mars.gif

brusicor ⚫₂: Cassini et Huygens, on va faire une émission sur Titan ?

Inti: dites Oeil-geunss par pitié D:

Didier MAZAL️: ^^

Stéphanie: Aucune pitié à attendre de gens qui disent Enver pour Anvers

brusicor ⚫₂: C’est le monde à l’Anvers !

Pascal METZ: Salut @Claire

Claire: Hello !

Claire: Désolé je suis en retard… (désolé ces petits nouveaux ils sont bons à rien)

Johan: https://dl.dropboxusercontent.com/u/20665619/image_son_podcast/Enceladus_atmosphere_fr.jpg

Pascal METZ: @Stéphanie on dit comment Anvers du coup (pataper…)

Johan: https://dl.dropboxusercontent.com/u/20665619/image_son_podcast/1.mappemonde-flammarion.jpg

Stéphanie: En-verse

Pascal METZ: ok on prononce le “s”.

Stéphanie: Et brusselles

Pascal METZ: Je crois bien que je le fait

Didier MAZAL️: @ps C’est le nom de notre petit aterrisseur en passant

Inti: c’est aussi le cratère où s’achève l’action de Seul sur Mars ^^

Didier MAZAL️: Ah? Pas vu le film ^^

Pascal METZ: @Didier MAZAL️ quel nom?

Didier MAZAL️: @Pascal METZ : Schiaparelli

Inti: je pense pas qu’ils le disent dans le film

Pascal METZ: @ps Schiaparelli

Inti: faut lire le bouquin d’abord de tte façon 🙂

Pascal METZ: (pour la mise en contexte quand on reprend les messages

Pascal METZ: @Inti je plussoie

Johan: http://www.chronicart.com/wp-content/uploads/2015/10/2015_10_26_YS-Seul-sur-mars-e1447575544250-1021×561.jpg

brusicor ⚫₂: Oh non… Un reportage sur les OGM vient d’apparaître sur la télé du réfectoire…

Pascal METZ: si le broadcast coupe, c’est a cause de mon chaton qui joue avec mon cable reseau

Didier MAZAL️: @Pascal METZ Un chaton Cat-égorie 7?

Pascal METZ: vu comme il court dans tout les sens, il doit bien gerer le 10gbps, donc oui, je crois

Didier MAZAL️: MDR

Johan: http://www.chronicart.com/wp-content/uploads/2015/10/2015_10_26_YS-Seul-sur-mars-e1447575544250-1021×561.jpg

Johan: https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/3/32/Mars_3.png

brusicor ⚫₂: On est en quelle année ?

brusicor ⚫₂: Comme il se fait de la pub !

Didier MAZAL️: Le poids d’une telle lunette doit être énorme

Johan: http://johanmazoyer.com/images/outreach/telescopes_goodsize.png

Inti: jolie croissance logarithmique

Didier MAZAL️: En entre dans l’ère des miroirs segmentés 🙂

Inti: donc en extrapolant, à quel moment ils auront la taille de la terre?

Pascal METZ: @Inti il y en a quand meme qui pourraient passer pour du bruit 😉

Johan: hum… le TMT en 2018, gt sympa :p

Johan: http://www.aip.de/groups/soe/refraktor/refmont.jpg

Johan: grande lunette de meudon

Robin: Oui, venez au Palais de la découverte !!

Robin:

Robin: Mais demandez à quelqu’un d’autres pour les dessins, je ne connais pas 🙂

Pascal METZ: ben si c’est pas toi… @Claire ?

Pascal METZ: 😉

Johan: http://monciel.eu/levezlenez/wp-content/uploads/2015/05/obs_paris_meudon16.jpg

Claire: euh non moi non plus je ne sais pas où sont ces dessins…

Johan: https://dl.dropboxusercontent.com/u/20665619/image_son_podcast/3.canaux-antoniadi.jpg

Claire: décidément ces palaisins…

Robin: Ben oui mais bon, la salle d’Astro on n’y va que pour le Noël du personnel du Palais ou des trucs comme ça (enfin moi, en tous cas !)

Johan: dis, claire ca te dit de faire un dossier le 1 novembre ?

Johan: :p

Robin: Ah oui !!

Robin: bonne idée !!

Johan: sur les dessin d’antonioalli !

Robin: Ouais !!!

brusicor ⚫₂: Oui, revenez au Palais. 🙂

Robin: Tranquille, t’as le temps !

Claire: ah ba oui oui oui… le 1er novembre de… cette année ?

Pascal METZ: Moi, je vote pour un dossier de robin pour le forcer a faire sa maj

Robin: OUAIS !!

Robin: Rhôôôô

Pascal METZ: hop une photo d’ecran

Pascal METZ: donc robin a accepter, j’ai la preuve 😉

brusicor ⚫₂: Piégé !

Robin: alors qu’on pourrait me faire encore traîner pendant super longtemps en passant par autre chose que Skype

Robin: Un dossier sur…

Robin: Tadam !

Robin: rien du tout !!

brusicor ⚫₂: Un dossier sur l’histoire du zéro ?

Pascal METZ: @Robin le zero, c’est deja fait 😉

Claire: @Robin mais balance pas à tout le monde où on fete Noel ! Après les gens vont venir…

Robin: Déjà fait,oui

brusicor ⚫₂: Sur la dénomination de l’ensemble vide ?

Robin: @Claire ah oui, pardon

Robin: @brusicor ⚫₂ sur l’ensemble vide, pas mal, ça

Robin: je peux tenir une heure facile 🙂

brusicor ⚫₂: D’ailleurs, en parlant de futurs dossiers…

GPif: Dont Gambetta

brusicor ⚫₂: On aura de la chimie où il faut qu’on les écrive ? 😛

Johan: http://www.catchersofthelight.com/catchers/image.axd?picture=%2F2012%2F07%2FPierreJulesCesarJanssen_5.jpg

Johan: Allez claiiiiire 🙂

Robin: @brusicor ⚫₂ ben y a Claire le 1er novembre, déjà

Claire: @brusicor ⚫₂ c’est bon c’est bon la chimie je m’y mets…. bientôt

brusicor ⚫₂: \o/

Pascal METZ: @Claire 3 semaines…

Claire: j’ai un article à écrire pour dans 2 semaines sur le Nobel… j’aime les challenges !

Johan: http://www.altituderando.com/IMG/jpg/8/0/b/DSCF6678-1.jpg

Johan: Allez claireeee

Johan: 🙂

brusicor ⚫₂: (___)

brusicor ⚫₂: \o/

NOiD: \o/

brusicor ⚫₂: Vous aussi, mettez vos mains en l’air pour transmette de l’énergie à Claire !

Johan: on adore la chimie claiiiiire !

Inti: ils ont réussi à mesurer un effet doppler sur l’éloignement de Mars? O_o

Pascal METZ: pour t’encourager

GPif: il fallait tapper sur la tasse de café et l’éloigner :p

NOiD: ouais une hoal pour claire sur le chat

NOiD: hola*

Inti: ça devait être infime

Johan: @GPif :p

Didier MAZAL️: @Inti On y arrive bien pour mesurer la vitesse des voitures, donc Mars c’est de la rigolade 🙂

Claire: rhooo putin..non seulement je vais être obligé de dire oui, mais en plus il va devoir être bon ce premier dossier. Bonjour la pression !

Inti: oui enfin ça doit être incroyablement minutieux

Johan: @GPif la tasse de café https://www.dropbox.com/s/vhiwlvrakjbaq7f/2016-10-11%2015.18.21.jpg?dl=0

Johan: https://www.dropbox.com/s/vhiwlvrakjbaq7f/2016-10-11%2015.18.21.jpg

NOiD: @ps Y’a-t-il un moyen réaliste de terraformer Mars, autre que d’ouvrir la planète en deux pour réchauffer et remettre en mouvement son noyau afin de recréer un champ magnétique, au moins pour un temps ? Et sinon, est-il correct de parler de terraformation si les colons doivent rester en milieu protégé (combinaison, base, …) pour ne pas être constamment irradiés, de même que tout être vivant qu’on tenterait de faire vivre à la surface de Mars ?

Claire: @Pascal METZ offre moi plutôt du vin, j’aime pas la bière 🙂

Pascal METZ: rhooo c’est dingue ca

GPif: @Johan 🙂

Pascal METZ: et non, ce n’est pas encore implementé 😉

Robin: @Pascal METZ ouaip, je ne sais pas si c’est une si bonne recrue, du coup…

Pascal METZ: il me semblait bien que c’etait un critère

Robin: Bon, sinon blague à part, mon gros problème c’est qu’en ce moment, je suis sur la préparation d’une exposition sur le hasard, et j’ai un peu l’impression d’en avoir déjà beaucoup beaucoup parlé !

Robin: quel suspense de malaaaaaaaaade !!!

brusicor ⚫₂: Compte sur nous pour venir te mettre la pression tous les jours @Robin jusqu’à ce que tu craques !

Johan: http://www.rexwallpapers.com/images/wallpapers/movie/mission-to-mars/mission_to_mars_2.jpg

Robin: nan mais franchement, le hasard, vous en avez un peu marre, non ?

Robin: Moi pas, mais quand même, à force je risque de me répéter…

Johan: merde je crois que je viens de spoiler mission to mars 🙂

brusicor ⚫₂: C’est un sujet des plus normales.

brusicor ⚫₂: Je coupe pour rentrer chez moi, à tout de suite normalement.

Jimmy: On peut vous envoyer des messages codés ? ^^

NOiD: c’est marrant ça 🙂

Y..: Oui c’est un jeu qui a commencé il y a un moment…

Didier MAZAL️: Cool!

Johan: la vous entendez le generique ?

Robin: yep

Jimmy: oui

Johan: tu nous dit quand c;est fnir ?

Y..: Je crois que le premier était une modélisation de la réponse “Intox” en sections d’équations

Johan: :p

Y..: stop

Robin: Oui, y a eu du barbare barbare

Didier MAZAL️: J’ai un gros décalage son vs chat visiblement!

Robin: Saluuuut ! merci !

ElEnamorado: t’avais jamais remarqué qu’il était long?

ElEnamorado: Californie ça va!!!

Y..: Depuis Chicago oui

ElEnamorado: arf c pas le même climat

ElEnamorado: bonne réunion

Y..: Vous n’enregistrez plus les deux parties dans la foulée ?

Robin: ça va aller la chatroom ?

Robin: C’est pas trop dur une émission si courte ?

Johan: salut tout le monde

Inti: bon j’ai pas fini mon dessin mais en fait il est mieux adapté à l’épisode de la semaine prochaine

Didier MAZAL️: Slt tlm!

Johan: claire, j ecompte sur toi 🙂

Inti: du coup je le peaufine ^^

ElEnamorado: by bye

Pascal METZ: @Didier MAZAL️ il y a toujours 10-15s de decalage

Y..: A la prochaine

Claire: @Johan file en réunion !

NOiD: A bientôt tout le monde !

ElEnamorado: bon alors oui va à ta réunion

Jimmy: @Robin Bof, ça à ces avantages et incovéniants donc bon ^^

Damien: @Y.. non, pas toujours, ils laissent le choix à l’intervenant ! et comme il y a l’arrivée d’exomars la semaine prochaine, je voulais rester au plus près de l’actualité

Robin: @Claire pourquoi tu n’étais pas dans la discussion ?

Pascal METZ: @Jimmy des messages codé ? carrément, on en est friand

Pascal METZ: @Robin arrivé un peu tard

Claire: @Robin parce qu’apparement il n’y a pas qu’avec les horaires du matin que j’ai du mal…

Robin: Et puis surtout, y a des gens doués pour les décoder (pas moi !)

Jimmy: @Pascal METZ Si je vous envoyer une image c’est bon ? ^^

Robin: Vas-y, on a déjà eu bien pire

Jimmy: Sympa 🙂

Robin: des enregistrement de quelqu’un qui tapait sur une table, par exemple

Robin: 🙂

Jimmy: Ahah pas mal 🙂

Pascal METZ: @Jimmy seule ton imagination peux te limiter

Robin: (je crois que c’est le seul qu’ils n’ont pas réussi à trouver

Jimmy: Quel est l’adresse mail ?

Pascal METZ: @Jimmy podcastscience@gmail.com

Jimmy: Merci beaucoup, je fais ça dans la semaine pour répondre à la question.

Jimmy: Sur ceux bonne soirée et à la semaine prochaine 🙂

Pascal METZ: bon, l’enregistrement est bon \o/

Robin: Piouf !

Pascal METZ: et meme que le son est pas mal

Robin: D’ailleurs, @Pascal METZ , est ce que c’est toujours la peine de copier/coller la chatroom dans le conducteur ?

Pascal METZ: (surtout par rapport au dernier enregistrement que j’ai fait)

Robin: Yeah @puyo !! mieux vaut tard !!

Pascal METZ: @Robin oui

GPif: @puyo reference wallas et gromith? :p

puyo: Héhé, pas loin !

Robin: Bon ben je fais alors