Home Blog Page 6

Podcast Science 510 – Le Podcast qui dégoûte

Après le dernier épisode Radio Dessinée autour de la thématique de la putréfaction, place au dégoût et toute une émotion. Un épisode où on va manger nos morts et faire caca avec nos cerveaux. Vous êtes sur Podcast Science. Nous sommes le 19 Juin 2024 pour l’épisode 510, bienvenue !

-> Le dossier écrit par ici <-

Tour de table

  • Pascal
  • Taupo
  • Cleora

Références évoquées

Citation

[Le dégoût] rejoint les enjeux proprement politiques de notre objet. Le dégoût […] permettrait d’indexer les normes sociales de la seule façon dont nos propres sociétés seraient – pour aller vite – capables de le faire : non pas autoritairement, […] explicite et violent […], mais par l’instillation de modèles répulsifs, […] implicites en même temps que sensibles, hésitant entre déni et dénégation […].

Une citation des chercheurs et chercheuses en sciences sociales au CNRS que
sont Dominique Memmi, Gilles Raveneau, Emmanuel Taïeb dans leur papier de 2021.

Contre la prolifération de la raclure biologique, protégeons l’univers !

Dossier réalisé par Johan Mazoyer dans le cadre de la radio dessinée
“il y a quelque chose de pourri au royaume du podcast”

La protection planétaire

Alors pour ceux qui ne me connaissent pas, je suis l’astrophysicien de la bande moi. Bon… le pourri, l’espace, toussa. Encore une fois, merci l’équipe, je note que les sujets d’émission en public sont tous très orientés : les plantes, les œufs, le caca, le pourri. De quoi je vais bien pouvoir parler moi….. Vous savez ce que c’est hein, c’est du bio-centrisme tout simplement. Une conception étriquée du monde qui favorise injustement la matière animée face à l’inerte ! Oui mesdames messieurs, de la discrimination, à croire que vous n’aimez pas les cailloux !

Alors que je voudrais tant vous parler de physique, froide et rationnelle, pure et mathématiquement exacte, en un mot propre. Ah si on me laissait le choix, j’aurais pu vous parler de la beauté nue et glacée d’une surface planétaire sans atmosphère, du silence éternel des trous noirs supermassif déchiquetant des étoiles, de la puissance purificatrice d’un astre entrant en supernova, nettoyant d’un seul coup d’un seul l’intégralité de ses planètes de leur saleté biologique. Et au lieu de ça, on me demande de parler du pourri, de cette vie purulente et crasseuse, salissant notre univers immaculé de ses sécrétions incontrôlées. La matière biologique est “une plaie, le cancer de cette planète. Vous êtes la peste, et nous, nous sommes l’antidote.” comme le dit si bien le héros de Matrix, l’agent Smith.

Ah oui, parce que la vie, ça suppure, ça s’étend, ça postillonne. Et nos germes, nos mycoses, notre pourriture ne cherche qu’une chose, c’est allez grouiller sur d’autres terrains de chasse. Si vous pensez le contraire, essayer de ne pas nettoyer votre salle de bain cette année, vous allez voir comme le pourri se propage ! Et donc ce soir, je veux vous parler d’une agression mesdames et messieurs.

D’un côté, la victime, l’univers, faisant son bonhomme de chemin tranquille, stérile, de toute éternité :

Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

comme le dit Baudelaire (dans L’invitation au voyage). De l’autre, l’agresseur, la pourriture biologique :

Brûlante et suant les poisons,
Ouvrait d’une façon nonchalante et cynique
Son ventre plein d’exhalaisons.

comme le dit aussi Baudelaire, mais pas dans le même poème (Une charogne). Et pour protéger l’univers contre la pourriture biologique, il y a… les officiers de la protection planétaire.

Attention c’est la protection planétaire, il ne faut pas confondre avec la défense planétaire, traite des moyens de protéger la Terre de l’impact des gros cailloux géocroiseurs sur la tronche en mode bye bye les dinosaures. Aparté, les astéroïdes, ce n’est pas par méchanceté hein, c’est la façon dont l’univers se défend contre l’agression biologique.

Non, la protection planétaire, c’est comment les agences planétaires vont protéger l’univers de la vie qu’on y apporte. Car oui, ce n’est pas nouveau, les humains ont toujours propagé des passagers clandestins avec eux, où qu’ils aillent. Par exemple, avant l’expansion massive des marines européennes à la renaissance, les îles isolées possédaient souvent une richesse écologique particulière, caractérisée par un grand nombre d’espèces endémiques. Mais elles étaient aussi très vulnérables à l’invasion des rats, qui arrivaient de douce sur les bateaux des marins, qui perturbent cet équilibre délicat établi sur des millénaires. Une étude de 2016 indique que le rat noir serait responsable de l’extinction de 75 espèces en cinq siècles, incluant 52 espèces d’oiseaux. Oui ce n’est pas que les dodos.

Et comme on commence à grouiller au quatre coins du système, il s’agit de faire attention de ne pas faire disparaitre les dodos martiens. Les missions Appolo ont ainsi laissé leur sale trace bactériologique sur la Lune, déjà tout simplement parce que les astronautes ont laissé leur sac à caca sur la surface immaculé de nos satellites !

Alors, vous allez me dire, bon ça va sur la Lune, ce n’est pas non plus l’endroit le plus habitable de ce côté-ci du système, normalement pas trop de soucis de prolifération de la flore intestinale de Buzz Aldrin ! Oui… sans doute.

Lors de la mission Apollo 16, les astronautes ont réalisé une expérience au cours de laquelle ils ont conservé un échantillon de neuf espèces de microbes à l’extérieur du vaisseau spatial, les exposant ainsi aux conditions les plus difficiles de l’espace. Nombre d’entre eux ont survécu (même si bien sur quelques jours dans l’espace ne sont pas la même chose que 50 ans). Ces expériences sont reproduites de manière régulière sur la station spatiale internationale, et des dizaines de composés organiques, microbes et champignons ont été ainsi exposés et montrés une résistance tenace aux conditions du vide ou martiennes. Autre exemple, des spores bactériennes ont été réactivées dans l’Arctique après des milliers d’années passées dans la glace.

Il n’est donc pas totalement exclu que les spores contenues dans les matières fécales des missions Appolo puissent être réactivées après des décennies passées sur la lune. Et d’ailleurs, des chercheurs suggèrent très sérieusement que d’aller chercher le caca d’Armstrong sur la Lune pour le ramener pour analyse serait un bond de géant pour la recherche en astrobiologie.

Bon du coup, on voit que déjà là, on n’est pas tout à fait sûr que ça ne se propage pas… alors qu’en est-il sur Mars, qui a une atmosphère, et même un peu d’eau liquide ! Car oui, si on commence à se dire que la vie Martienne actuelle n’est sans doute pas des plus trépidantes, on sait aussi que Mars fut chaude et humide dans le passé et des milliards sont actuellement investis pour envoyer des missions pour détecter une vie passée, à travers des traces fossiles, voire la ramener sur Terre. Imaginez la révolution philosophique que cela engendrerait ! La vie ne serait pas apparue qu’une seule fois, mais deux fois, sur deux astres différents ! Mais vous comprenez bien que si on commence à creuser sous le sol de Mars, il faut faire TRES TRES attention de ne pas détecter… la propre vie qu’on y aurait amené ! Pour les rovers martiens comme pour les restaurants de stations de ski, c’est la même règle “merci de ne pas ramener votre propre pic-nic !”

Et c’est le travail des officiers de protection planétaires qui sont dans toutes les agences spatiales et en particulier à la NASA et à l’ESA. En plus d’avoir la carte de visite la plus cool du monde, ils sont chargés de faire appliquer des règles qui sont éditées par le COSPAR (Comité pour la recherche spatiale) une organisation non gouvernementale scientifique internationale, dont les bureaux se trouvent d’ailleurs à un jet de pierre de l’endroit où nous enregistrons cette chronique, juste à Châtelet. Bon, ne vous attendez pas à croiser Will Smith en sortant, en fait, c’est uniquement le siège, le COSPAR au final ce sont surtout des scientifiques de tous les pays qui se réunissent tous les deux ans qq part dans le monde pour discuter et éditer en particulier des règles de protection planétaire.

Quelles sont-elles ? Et bien il y a deux critères pour évaluer les risques, le premier, c’est relatif à la sonde ou au robot, que nous appellerons ici l’intrus aux mains sales. S’il reste en orbite ou fait juste un léger passage au-dessus, ce n’est pas la même chose que s’il se pose au sol, et même là, il y a des différences s’il se déplace ou pas, où de l’application avec laquelle il met ses sales paluches partout, par example en forant sous la surface. Le second, c’est relatif à la victime de l’effraction, une planète ou un corps du système solaire qui fait sa vie tranquille depuis 10 milliards d’années avant que l’intrus aux mains salles n’arrive. En effet, la victime sera plus ou moins vulnérables en fonction de sa capacité estimée à se protéger contre une attaque bactériologique en règle. Alors je ne vais pas vous mentir, c’est très anthropocentré ces catégories, c’est classé en fonction de l’intérêt que le corps en question a pour la recherche de la vie dans l’univers, pas vraiment du point de vue de la victime si vous voulez mon avis. À partir de ces critères, le COSPAR a définit 5 catégories.

La première, ce sont les victimes dont on se fout parce qu’on a du mal à imaginer qu’on puisse y trouver de la vie. Je cite “corps célestes qui ne présentent pas d’intérêt direct pour la compréhension du processus d’évolution chimique ou de l’origine de la vie”. Ils incluent la Lune, Mercure, Vénus, et les astéroïdes non carbonés (c’est environ 25% des astéroïdes). Bon pour ceux-là, pas de considérations pour la victime ni de règles particulières, vous pouvez y laisser vos excréments comme on l’a vu, ça ne fait pas vraiment sourciller le COSPAR. On peut noter que la présence d’une atmosphère, comme sur Venus, n’est pas un critère nécessaire, les conditions sur Venus sont tellement effroyables qu’on peine à imaginer qu’il y ait pu avoir de la vie un jour.

La seconde catégorie, ce sont les géantes gazeuses, les comètes et les astéroïdes carbonés. Ce sont, je cite, “des corps célestes présentant un intérêt significatif pour le processus d’évolution chimique et l’origine de la vie, mais pour lesquels il n’y a qu’une faible probabilité que la contamination transportée par un engin spatial puisse compromettre l’exploration future.”. Pour cela, il faut bien documenter les stratégies d’impact et faire attention à l’avenir de la mission une fois finie.

La troisième catégorie, on commence à aller vers des victimes de choix pour notre intrus aux mains sales, les endroits du système solaire où il y a le plus de chance que la vie s’y soit développée et / ou qu’elle s’y développe si l’on y introduit. Donc ce sont les corps avec de l’eau liquide et une atmosphère, j’ai nommé Mars bien sûr, et puis le satellite de Jupiter Europe et le satellite de Saturne Encelade. La catégorie 3, c’est seulement pour les orbiteurs, pas ceux qui se posent dessus, comme la sonde américaine Cassini qui est passé proche Encelade dont on a parlé il y a peu dans notre épisode 502, où la mission européenne Mars Express. Pour cela, il faut faire attention à la décontamination de la mission avant le départ, et prévenir tout risque de crash malheureux. C’est par exemple pour cela que la mission Cassini a été précipité dans Saturne à la fin de sa vie pour éviter qu’elle puisse contaminer un autre astre.

La quatrième catégorie, là, c’est sérieux, c’est le contact direct entre la victime et l’intrus porteur de la pourriture biologique, j’ai nommé l’atterrisseur à la surface. Là on parle uniquement de rovers martiens pour le moment, mais un atterrisseur sur Europe est prévu pour un décollage en 2026. Là, les contraintes sur la propreté sont très strictes, et les officiers de protection planétaires vérifieront à toutes les étapes que les mains sont bien propres avant de se mettre à table. Cela implique de réorganiser totalement la chaine de construction car chaque pièce doit être testée et décontaminée de manière individuelle pendant la construction, mais aussi de choisir des matériaux qui résistent bien à de multiples décontaminations agressives.

Enfin, la catégorie 5, c’est la contamination… inverse, lors de retour sur Terre d’échantillons, qui pourrait potentiellement poser un danger pour nous d’ailleurs. Du coup j’aime appeler cette catégorie, “et si les dodos, c’était nous ?” Pour ceux-ci, un impact destructif à la surface de la Terre de la capsule de retour doit être évité. L’échantillon doit être ramené dans un container étanche. L’analyse des échantillons doit se faire dans un environnement confiné.

La sonde Genesis a ainsi ramené des particules collectées dans le vent solaire, première mission de retour d’échantillon à part les retours de la lune par les missions Appolo. Pour son atterrissage, tout est ainsi prévu, un parachute doit s’ouvrir et pendant la descente, un hélicoptère doit passer pour rattraper le caisson de retour d’échantillon au vol pour le faire atterrir le plus doucement possible. Ce rattrapage en vol fut l’objet de nombreux entrainements et il y a même un second hélico de prévu en cas de panne…. Bon pas de chance, le 8 septembre 2004, le parachute ne s’ouvre pas et du coup la sonde tombe sans parachute depuis l’orbite. Voilà la photo du résultat, au premier plan la sonde éclatée dans le désert de l’Utah, avec un photographe taquin qui a inclus les deux fiers hélicos en fond pour montrer comme tout cela a bien été prévu. Donc la première ré-entrée dans le cadre de cette catégorie 5 s’est finie avec la plupart des containers exposés. Peut mieux faire.

Et une mission de retour d’échantillon martien dont est déjà bien en cours. En ce moment même, le rover Perseverance est en train de collecter des échantillons et une vingtaine de petits tubes ont été déposés sur Mars. Ces tubes seront collectés par un autre rover, européen, puis envoyé dans l’espace et ramené sur Terre, dès la fin de notre décennie.

En fait là, on est à cheval entre les catégories 4 et 5. Bien sur si vous introduisez une bactérie terrestre qui aurait suivi perseverance dans le voyage dans ces échantillons, vous aurez bien une detection à l’issue de l’aller retour… en mode retour à l’envoyeur. De la même façon, il faudra faire attention au retour d’éviter les atterissages incontrolés en mode Genesis. Bon, vous comprenez bien maintenant que si on veut un jour réussir à répondre à l’une des questions les plus importantes depuis Galilée, la vie est-elle apparue sur la Terre uniquement ou ailleurs dans notre système solaire, il faut donc prendre toutes les précautions…

Mais certains chercheurs pensent à cela comme une course contre-la-montre.

Parce que oui, il est bien possible que l’humain arrive sur Mars de notre vivant. Un humain c’est cra-cra, c’est pas facile a bien nettoyer. En fait, ce jour-là, la protection planétaire, c’est fini, la souillure biologique terrienne aura atteint Mars. Pour revenir à notre métaphore insulaire, c’est un peu comme étudier la faune et la flore des lagons de Moruroa. Pour des résultats optimaux, il était sans doute préférable de le faire avant les 179 essais nucléaires français qui y ont eu lieu. L’équivalent de cette explosion nucléaire, le jour où l’une des questions les plus importantes de toute l’histoire de l’humanité deviendra peut-être insoluble, le jour où Mars sera irrémédiablement souillée, c’est le jour où Elon Musk commencera à y chier.

Podcast Science 509 – Quelque chose de pourri au royaume du podcast

Parfois les décisions pourries prises à 2h du matin une nuit de réveillon sont les meilleures ! C’est grâce à l’une d’entre elles que nous avons le plaisir de nous retrouver ce soir à Paris pour le 1er événement radio dessiné de la saison. Nous sommes le samedi 27 avril 2024, c’est l’épisode 509, bienvenue dans cette première émission radio-dessinée de la saison !

Pour vous qui n’étiez pas dans les coulisses la nuit de la décision qui a conduit à cet événement, voici le déroulement précis de la suite d’échanges qui ont conduit à ce moment :

Taupo: ça fait trop longtemps qu’on n’a pas fait de radio-dessinée !
Johan: c’est vrai !! Claire, tu ne veux pas nous organiser quelque chose ? 
Claire: Ouiiiiiiii ! Coeur coeur love love ! Mais seulement si je peux choisir le thème !!
Robin: Ca tombe bien, on a encore jamais rien fait sur le moisi ! 
Claire: Nan, mais je suis pas comme ça, hein… Je m’intéresse aussi à d’autres choses ! 
Eléa : Ah mince, j’avais déjà trop hâte de parler de plantes en décomposition. Tu choisirais quel thème alors ? 
Claire: La putréfaction !!! 
Alan: Sortez vos calendriers !!

Tour de table

Images & références

Citation

Le changement du monde n’est pas seulement création, progrès… Il est d’abord et toujours décomposition, crise.

Alain Touraine, sociologue

Podcast Science 508 – La mole

Après l’ampère (épisode 495), la seconde (épisode 500), le mètre (épisode 504), nous continuons notre série sur les unités du système international, avec la mole ! Promis sans jeux de mots douteux !

Parfois, on se sent molasse, ou mollasson. On a un coup de mou quoi. Mais ce ne sera pas nous ce soir, et nous allons parler avec énergie de sciences molles. Sachant, on est bien d’accord, que les définitions de sciences dures ou molles sont une question de sémantique avant tout. On parle bien de sciences dures, comme les maths ou la biologie, de matière molle en physique des matériaux, et de sciences molles ou douces pour les sciences humaines et sociales. Et tout le monde est loin d’être d’accord pour ces dénominations.

Mais qu’à cela ne tienne, tout cela n’est que problème de définitions, et ce soir, nous allons parler sciences, autour du thème de ce qui est mou. 

Nous sommes le mercredi 17 avril de l’an 2024, bienvenue sur podcast science pour notre épisode 508.

Tour de table

  • Johan
  • Cleora
  • Irène

Liens et références

En mode Bruno Latour: 4h de podcast sur Bruno Latour, un sociologue des scientifiques

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/serie-bruno-latour

Références
Maurice Godelier (2004) Quelques remarques sur les noyaux durs des sciences molles. Un exemple pris dans l’anthropologie : https://www.cairn.info/revue-natures-sciences-societes-2004-2-page-179.htm
Steven Shapin (2022) Hard science, soft science: A political history of a disciplinary array : https://dx.doi.org/10.1177/00732753221094739
Patrick Juignet (2018) L’étude scientifique des champs complexes : https://philosciences.com/science-complexe

Références

-Physiologie de l’érection : Etude du tissu intrapénien . E. Wespes,  Progrès en Urologie (1992), 2, 175-184 

-Urofrance.org

Citation

Est-ce que vous savez ce qui rentre sec et dure et qui ressort mou et mouillé? – Un chewing-gum! – Faut pas toujours avoir l’esprit mal placé!

Coluche

Sois comme le moulin: rends mou ce que tu as reçu sous une forme dure.

Proverbe Persan

Ce qui est faible triomphe de ce qui est fort; ce qui est mou triomphe de ce qui est dur.

Lao Tseu

Podcast Science 507 – Un épisode de fous !

L’été dernier j’ai passé pas mal de temps en mer, et j’ai été fascinée par les oiseaux marins. C’est tout un spectacle ! Les fous plongent dans l’eau, les pélicans volent en rase-mottes, les mouettes jettent les moules sur les digues pour les casser et les manger, je ne pouvais pas m’en lasser. Dans cet épisode, je vous propose un filage des plus spectaculaires représentations.

Et je ne suis pas la seule pour le faire. Je suis avec Cleora, c’est notre Papagano, notre amoureux des oiseaux ! (Si vous ne le saviez pas encore, allez écouter ses chroniques sur les volatiles, vous comprendrez pourquoi, et ne serez pas déçu(e)s.) Voilà donc un dossier à 4 mains, à défaut de deux plumes, qui fera, on l’espère, la joie de nos auditeurs d’aujourd’hui. Nous sommes le 27 Mars de l’an 2024, vous êtes bien sur Podcast Science en l’épisode 507 bienvenue !

Tour de table

  • Johan
  • Cleora
  • Irène

Liens et références

Mouette rieuse (plumage “d’hiver” sans la tête noire)
Goéland argenté

Genevois, Fabrice. Oiseaux marins: Entre ciel et mers (French Edition) (pp. 354-355). Quae. Kindle Edition.
E. de Margerie, C. R. Palevol 5 (2006)
https://www.comptoirdelamer.fr/webzine/le-fou-de-bassan-virtuose-de-la-peche/
https://www.bto.org/community/blog/finding-food-deciphering-foraging-‘fingerprints’-gannets
https://www.larousse.fr/encyclopedie/vie-sauvage/fou_de_Bassan/184816
https://www.allaboutbirds.org/guide/Northern_Gannet/lifehistory
https://birdprotectionquebec.org/10-cool-facts-about-diving-birds-like-why-gannets-dont-break-their-necks/
Balthazat (2001) L’olfaction chez les oiseaux : mythe ou réalité ?
Nevitt (2008) Sensory ecology on the high seas: the odor world of the procellariiform seabirds : https://doi.org/10.1242/jeb.015412
Bribiesca‑Contreras et al. (2021) Functional morphology of the forelimb musculature refects fight and foraging styles in aquatic birds : https://doi.org/10.1007/s10336-021-01868-y
Segesdi & Pecsics (2022) Trends of avian locomotion in water – an overview of swimming styles : https://doi.org/10.2478/orhu-2022-0003
Gouh et al. (2015) Aquatic burst locomotion by hydroplaning and paddling in common eiders : https://doi.org/10.1242/jeb.114140

Citation

L’âme est le seul oiseau qui soutienne sa cage.

Victor Hugo

Podcast Science 506 – Divide, ergo sum, avec Liza Sarde

Probable effet de l’air du temps, mes récentes lectures tournent autour de sujets très actuels tout en étant particulièrement anciennes. En effet, après avoir achevé le Prince de Niccolò Machiavelli, j’ai enchaîné avec l’art de la guerre de Sun Tzu, que je vais m’apprêter par compléter avec le traité éponyme… de Niccolò Machiavelli. Dans ces différents textes, une maxime revient souvent qui donne, en latin sous la plume de Machiavel, “divide et impera” : Divise et règne. Quelle surprise de se rendre compte que cette sagesse, au-delà de s’appliquer en politique et stratégie martiale, se manifeste pleinement… en biologie ! Nous sommes le Mercredi 20 Mars 2024 et vous écoutez l’épisode 506 de Podcast Science pour un sujet très clivant : la division asymétrique !

Tour de table

  • Et ce soir autour de notre table entièrement virtuelle nous nous sommes divisés entre régions à commencer par le Grand-Est où l’on trouve Pascal 
  • Puis nous passons à la Normandie où l’on trouvera le sémillant Cléora
  • Ensuite nous passons à la région PACA qui accueille Irène
  • Et comme nous allons parler d’asymétrie, il reste à vous présenter la grosse région de l’Île de France ou nous trouvons respectivement Gaël, Johan, Taupo et Liza Sarde pour nous parler de son sujet de thèse qu’elle réalise à l’Institut Pasteur.

Liens et références

https://bionum.u-paris.fr/rick-morty-cell-park/
https://www.podcastscience.fm/emission/2020/06/24/podcast-science-417-philosophie-des-cellules-souches-cancereuses/

Citation

On se lasse de tout, sauf d’apprendre.

Radio Dessinée ce 27 Avril 2024

Nouvelle radio dessinée de Podcast Science en public !

-> Réservation par ici <-
Playin, 59 Rue de Rivoli
75001, Paris France
À partir de 19H30
27 Avril

La Radio-Dessinée sera consacrée au thème de la putréfaction et décomposition sous le nom : “Quelque chose de pourri au royaume du Podcast“. Un thème qui a motivé les troupes, puisque vous retrouverez l’équipe de Podcast Science quasiment au complet !

Lors d’une Radio-Dessinée, on enregistre ensemble, avec vous en public, l’épisode du podcast. Et c’est l’occasion de se rencontrer ! En plus des membres du podcast, et parfois des invités, lors d’une Radio-Dessinée on est surtout accompagnés de dessinateurs venus croquer en direct avec talent les chroniques du soir.

Alors, on vous dit à samedi soir ?

  • Attention :
  • Le lieu n’est pas aménagé pour être accessible aux Personnes à Mobilité Réduite
  • La salle est à l’étage. Et ne disposant que peu de chaises, n’hésitez pas à ramener votre assise personnelle (chaise, poney, tabouret de camping, pouf, bouée…) !

PS : la réservation n’est pas obligatoire, mais cela nous permet d’estimer le nombre de poditeurs et poditrices présents.

Podcast Science 505 – La Recherche clinique

En médecine, il y a la théorie, et il y a la pratique. Réfléchir c’est bien, faire des bricoles dans un tube à essai, c’est mieux… mais comment passe-t-on d’une idée à une procédure médicale, un traitement – et surtout comment s’assurer de son efficacité sans être biaisé ? Des tests sur animaux peuvent bien sûr nous donner des idées, mais comment aller jusqu’à l’homme ? Ce soir, nous parlons de recherche clinique, un champ d’études scientifiques ciblées sur l’humain, pour mieux comprendre ses pathologies et la façon de bien les traiter. Nous sommes le mercredi 6 mars 2024, vous écoutez l’épisode 505 de Podcast Science, bienvenue !

Tour de table

  • Cleora depuis Perduville à la technique
  • Alexa depuis Montpellier
    • Manon Reinbolt, notre invitée de ce soir, depuis Strasbourg 
  • Eléa sera maîtresse de cérémonie

Liens et références

Dans cet épisode, Manon vous parle d’une étude clinique pour tester les effets de la luminothérapie sur les troubles de l’attention et du sommeil.
La description de cette étude est disponible ici : https://ichgcp.net/fr/clinical-trials-registry/NCT04612192

Vous pouvez participer sur Strasbourg, Nantes et Reims.

Formulaire de prise de contact INSOLUX :
https://sondagesv3.unistra.fr/index.php/742518?newtest=Y&lang=fr

Lien pour les conférences-débats “Parlons-santé” :

https://dmg.unistra.fr/recherche/parlons-sante

Citation

Chercher n’est pas une chose et trouver une autre. Mais le gain de la recherche, c’est la recherche elle-même. Grégoire de Nysse

Podcast Science 504 – Le Mètre

Mesdames messieurs soyez les bienvenus, vous êtes bien à bord de Podcast Science, le balado avec qui vous parcourez des distances de sciences. Aujourd’hui, installez-vous confortablement, on va en parcourir des kilomètres. Parce qu’en cet épisode, à multi-chroniques, à l’honneur, une nouvelle unité du système international : le mètre ! Nous sommes le 21 Février 2024. Départ imminent du voyage. Installez-vous, l’épisode 502 démarre maintenant !

Tour de table

  • Depuis Paris nous avons en cet épisode :
    • Pierre à quelques millimètres de parasiter son micro
    • Gaël et ses milliards de kilomètres d’ADN mis bout-à-bout
  • Et hors de Paris nous avons :
    • Pascal à quelques 400 km à l’est de Paris
    • Irène à plus de 600 km au sud de Paris
    • Moi-même Cleora à plus ou moins 100 km au nord de Paris
    • (Et peut-être Éléa si une chronique enregistrée germera de quelques centimètres de terre
    • Johan à presque 228 millions de kilomètres de Mars)

Chroniques

Chronique de Taupo “Des animaux démesurés” sur SSAFT

Citation

Mètre ou ne pas mètre, telle est la question.

3-4 Octobre : Nouvelles Radio-Dessinées !

C’est le retour des radio dessinées de Podcast Science ! Et en ce début de saison, on voit double, puisque ce n’est pas une, mais DEUX émissions radio dessinées que nous vous proposons sur le weekend du 3 et 4 octobre.

Samedi : Retrouvez-nous pour
-> “Dessin radio-diffusé : écoute-moi un mouton“
Une émission qui creusera les liens entre dessins et sciences. Un thème tout indiqué pour pousser un peu plus loin encore le principe des émissions, puisque nous lançons à nos chroniqueurs du jour un challenge : faire leurs chroniques… en partant d’un dessin ! La chronique étant en plus et comme toujours croquée en direct par les talentueux dessinateurs présents ! 

L’émission commencera à 13h pétante (humhum) ! 

Réservez par ici :
https://my.weezevent.com/radio-dessinee-ecoute-moi-un-mouton


Dimanche : Retrouvez-nous pour
-> “Le Palais a du goût“
Un thème tout indiqué pour coller avec la fête de la Science et son thème de l’année : “Saveurs Savantes”.  Comme toujours pour ce format d’émission radio-dessinée, vous retrouverez le jour J des membres de l’équipe de Podcast Science et des invités, et the best of ZEBEST : nous serons accompagnés de dessinateurs venus croquer en direct avec talent les chroniques du jour !

L’émission commencera à 14h30 (humhum) !

Réservez par ici :
https://my.weezevent.com/radio-dessinee-le-palais-a-du-gout

On vous dit à Samedi et/ou Dimanche ? RDV au…. PALAIS DE LA DECOUVERTE ! (17 avenue du Général Eisenhower, 75008, Paris) Mais si ! Après presque 7 ans de fermeture, cette fête de la science sera l’occasion de lancer les prémices de l’ouverture. Et si vous venez passer le weekend, il y aura plein d’autres activités gratuites prévues au sein du bâtiment par les équipes du Palais de la découverte !

PS : la réservation gratuite n’est pas obligatoire, mais cela nous permet d’estimer le nombre de poditeurs et poditrices présents. Pour information : la salle est accessible PMR (3 places). 
À bientôt ! 

Affiches réalisées par Xavier Puyo ♥



Pour ne rien rater au choix :
· nous suivre sur nos réseaux sociaux
· nous rejoindre sur discord
· ou s’inscrire à notre newsletter :