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Sciences et sandalettes

Retranscription de l’émission #138, où nous recevions nos amis de Quid Novi.

Alan : Je vous propose qu’on commence. Honora Hospitis, Quid Novi, quelle est la récompense que vous nous proposez ?

Darwin Awards – 1

 

Barberouss : Je vais vous parler de Mutsuo Koga, un japonais qui a cherché à remettre au goût du jour une vieille tradition. Celle de traverser un cours d’eau, vêtu d’une armure complète de samouraï. Comme vous vous en doutez, même après s’être entrainé pendant plus de six mois en piscine, lors de sa première sortie en extérieur… il n’a pas coulé mais il s’est mangé un tronc d’arbre qui l’a tué sur le coup ! A votre avis, c’est vrai ou c’est faux ? Et qu’en pense la chatroom surtout ?

Robin : Je trouve l’histoire parfaitement crédible mais est-ce que c’est un Darwin Award…

NicoTupe : Moi ça me paraît tout à fait crédible.

A : Ça me paraît parfaitement plausible aussi.

R : Ça me paraît limite trop plausible pour être vrai !

NT : J’ai l’impression que nos adversaires ne peuvent pas avoir assez d’imagination pour avoir inventé ça.

B (lisant la chatroom) : Titours nous dit je suis pour, j2000 dit vrai, il y a du vrai, totalement vrai… ah il y a un faux.

R : Il y en a un qui dit que c’est faux mais il a quand même un nom latin ! Celui-là, on ne l’écoute même pas, c’est pas la peine.

B : Est-ce que nous aurions lancé des agents doubles dans la chatroom… je ne sais pas…

A : Ça devient compliqué s’il y a des agents doubles…

B : Il y a carrément des agents triples, ça devient très très très compliqué…

A : Donc on a deux faux, deux-trois je-ne-sais-pas et puis une immense majorité de vrai. L’équipe de Podcast Science, est-ce que ça rejoint notre opinion ? Je crois que oui.

On a MusicaDuLatium qui aggrave son cas en nous annonçant qu’elle est une fille. C’est une agente double.

B : C’est notre Mata Hari, attention.

A : Bon, la chatroom et Podcast Science,  on dit «vrai» pour le Darwin Award numéro 1.

B : INTOX ! Et bien Quid Novi vient de gagner un point vu que c’est complètement inventé. Mais, en revanche, c’est basé sur une histoire vraie d’un empereur germanique, au XIIème siècle, qui, pendant une croisade, a voulu traverser un fleuve alors qu’il n’avait pas retiré sa cuirasse. Il a honteusement coulé au fond du fleuve. Si j’ai choisi celle-là, surtout en premier, c’est que c’est l’empereur germanique Frédéric Barberousse.

A : Magnifique. Donc un point pour Quid Novi.

IgNobel – 1

 

A : Je vais aussi démontrer que je suis un audio-dictateur sans aucune attention pour mes petits camarades. C’est moi qui vais présenter, côté Podcast Science, le premier IgNobel. C’est celui de 2004, en biologie, qui a été décerné à des chercheurs canadiens, écossais, danois et suédois pour leur démonstration que les harengs communiquent en pétant.

Quid Novi : Je pense que c’est vrai.

B : Que dit la chatroom ?

Randall Flagg : Il est bien connu que les scientifique n’ont que très peu d’imagination.

B : C’est vrai. (il lit la chatroom) vrai… vrai… non, Frédérique Barberousse ne portait pas d’armure de samouraï, il portait son armure ! Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit ! Même la chatroom se met contre nous. Je trouve ça déplorable, monsieur Alan.

Quid Novi : Conclusion, on dit que c’est vrai.

A : INFO ! Effectivement, c’est vrai. Pour la petite histoire, il a été suggéré que ce phénomène a eu des conséquences politiques de toute première importance. Suite à l’échouage d’un sous-marin soviétique dans les profondeurs des eaux territoriales suédoises le 27 octobre 1981, la marine suédoise a lancé une campagne à grande échelle pour préserver ses eaux nationales de ce qui a été perçu comme une menace d’infiltration ennemie. Cela en dépit du discours des officiels de Moscou qui répétaient à tout va que cet échouage était dû à une erreur de navigation. Ces chasses aux sous-marins, comme on les a appelées, ont perduré à travers les années 80 et début 90 et elles ont fait l’objet de vifs débats en Suède. On se demandait s’il y avait oui ou non des preuves ou du moins des indicateurs qui corroboreraient cette suspicion d’infiltration soviétique. Les rares preuves disponibles étaient des enregistrements sonores de ce que la marine suédoise considérait comme le bruit de sous-marins étrangers suspects. On invita des océanographes et des biologistes marins à étudier ces enregistrements. Ils finirent par conclure que les sons n’avaient rien à voir avec Octobre Rouge mais provenaient justement des gaz émis par les harengs. Cette conclusion a permis de mettre fin à ces chasses aux sous-marins et à économiser des centaines de millions de couronnes aux contribuables suédois. Et puis on peut dire que les pets de harengs semblent être un bon moyen de communication, en tout cas plus efficace que la diplomatie internationale. A méditer !

B : C’est beau la biologie. C’est un prix de «pet», c’est bien !

A : Je me demandais qui allait oser !

RF : C’est toujours Barberousse. On le laisse sortir d’areng… du rang comme ça, c’est fait !

A : On fera les comptes à la fin.

 

Darwin Awards – 2

 

RF : Aux USA, un jeune homme qui a été retrouvé mort parce qu’il a essayé d’employer des tentacules de poulpe pour faire un saut à l’élastique de 25m de haut. Avec du ruban adhésif, il a attaché les différents tentacules, qui sont réputés pour être élastiques. Il en a enveloppé ses pieds avec une extrémité et a ancré l’autre au promontoire. Hop, il a sauté. Et bon, voilà… D’après la police, la longueur de la «corde» qu’il avait faite était plus grande que la distance sol-promontoire ! La police dit que la cause apparente de la mort était un trauma.

Alors ? Réalité ou fiction ?

B : Est-ce que juste avant de sauter, on lui a dit : est-ce qu’il va nouer ?

RF : Est-ce qu’on lui a dit : dépêche-toi de sauter parce que le temps d’accule ?

A : Robin, un avis ?

R : Le coup des tentacules, c’est pas si mal mais…

NT : Moi je n’ai pas d’opinion si c’est ça ta question..

R : Le problème c’est que j’ai rarement des opinions !

A : Je vois… Vous m’aidez les gars ! Du coup je vais continuer à jouer les dictateurs, je vais trancher. Moi je dis «vrai», c’est tellement énorme.

R : Le coup du poulpe, c’est quand même bon !

A : La chatroom a tendance à dire «vrai» aussi, non ?

B : Oui mais la chatroom a utilisé Google…

A : C’est mal !

NT : Comment il s’appelle ?

B : Itrium39, c’est l’un des vôtres !

R : Un autre agent double.

B : Non, il n’a pas de chiffres romains dans son nom.

A : C’est même pas des chiffres, les chiffres romains ! Mais on ne va pas lancer un débat là-dessus… Verdict, c’était vrai ou c’était faux ?

RF : INFO ! Et bien c’était vrai ! C’est arrivé en 2003 à Reston aux USA. Le type a bien sauté dans le parc  Accotink si vous voulez vérifier.

A : C’était tellement énorme, ça ne pouvait être que vrai.

B : Je vous l’ai dit. Plus c’est gros plus ça passe !

IgNobel – 2

 

R : Un IgNobel de mathématiques. On pourrait dire d’éducation parce que c’est orienté vers les élèves. C’est quelqu’un qui pensait vraiment au bien-être des élèves. Edward Johnson Goodwin a proposé une loi à la chambre, dans laquelle il définit des formules pour calculer notamment le périmètre et la surface d’un disque de façon beaucoup plus simple qu’avec l’ancienne valeur. L’ancienne valeur est ∏ (pi) mais il la juge assez sévèrement. Pour lui, la méthode actuelle ne fonctionne pas et doit être rejetée comme totalement insuffisante et trompeuse. Il propose des méthodes bien plus simples. La loi est bien arrivée à la chambre et a failli être adoptée.

B : Quelle est cette méthode ?

R : Je peux vous donner les formules, il n’y a aucun problème !

A : C’est pas vrai… qui a posé cette question !? Bon, vas-y, Robin…

R : Qu’est-ce qu’il y a ?

B : Comment griller quelqu’un en une question !

A : Bon, vous verrez…

R : Le rapport du diamètre au périmètre, pour lui, est le même que le rapport de 5/4 à 4. Ça vous donne une valeur de ∏ de 3,2. Il a une autre formule pour la surface : on prend le quart du périmètre et on fait un carré avec cette longueur comme côté. Suivant la façon de faire le calcul, on trouve que ∏ vaut soit 2,56 soit 4 !

B : C’est tellement chelou que je trouve ça plausible !

NT : C’est Robin qui le propose.

B : Ah oui, c’est la loi Robin que tu viens de nous présenter.

NT : Moi je n’ai pas compris mais bon…

B : Je trouve ça possible. D’un autre côté, ils n’ont pas encore fait de faux…

NT : Ah il fallait faire des faux !?

B : Quel acteur. Bon, je pense que c’est faux et vous ?

P : Je suis dans le doute.

RF : Tu t’abstiens, du coup.

B : Esperanuim nous dit faux.

QN : On dit faux.

R : INTOX ! Vous avez quand même commencé par dire vrai ! Bon, l’histoire est vraie mais c’est pas un IgNobel. C’est arrivé beaucoup trop tôt pour avoir le prix. C’était en 1897. IUn médecin a effectivement proposé ces formules qui sont arrivées à la chambre. Les gens dans la chambre ne se sont pas vraiment occupés de savoir si c’était bien ou pas, ils ont juste dit que la chambre n’avait pas à se préoccuper de science.

L’autre chose qui peut donner l’impression que c’est vrai, c’est qu’il y a eu une rumeur beaucoup plus récente de quelqu’un qui a fait un poisson d’avril, en disant qu’en Indiana, quelqu’un avait fait le même genre de chose. Le poisson d’avril a fait mouche et beaucoup de gens l’ont fait suivre en ajoutant «ah ces américains, ces arriérés, etc..» .

B : Péremptoire pourrait vous parler de plein plein de légendes urbaines. Je vais citer MusicaDuLatium, dans la chatroom : «Faux parce que j’ai rien compris». Je pense qu’on est tous d’accord avec elle.

A : Fallait pas lui demander la formule !

B : Je m’en veux aussi !

R : Ah lala ! C’est pourtant beaucoup plus simple que d’habitude !

A : Donc trois points pour Quid Novi  et un pour Podcast Science. Les gars il va falloir qu’on se rattrape !

B : Péremptoire, à toi, vas-y, enfonce le clou.

Darwin Awards – 3

 

P : Un détenu d’une prison des Etats Unis, Michael Anderson, est mort tragiquement à l’âge de 28 ans. C’est assis sur ses toilettes en regardant la télévision de sa cellule qu’il entreprit de réparer une paire d’écouteurs. Son dernier geste sur Terre fût de dénuder le câble avec les dents avant d’être électrocuté sur le champ.

B : Non, sur les toilettes !

A : Les toilettes étaient peut-être sur un champ. Un champ électrique sinon comment a-t-il pu être électrocuté ?

NT : Je n’y crois pas une seule seconde ! C’est impossible de se faire électrocuter par des câbles d’écouteurs. Quand c’est pas branché il n’y a pas de courant et quand c’est branché, le courant est trop faible.

R : En effet, je ne vois pas bien ou alors il manque un truc.

B : Ou alors c’était une feinte. C’était pas vraiment des toilettes ni une télévision, c’était la chaise du condamné et ils lui ont fait dénuder volontairement un fil avec dix mille Volts !

NT : Vous êtes des gens honnêtes, vous n’allez pas tricher avec nous !

B : Ou alors c’était l’anniversaire de Claude François.

A : Je crois qu’on est unanimement d’accord. C’est faux.

P : INFO ! Et bien c’est vrai !

Les toilettes étaient en métal et c’est ce qui a causé l’électrocution en mordant les écouteurs.

A : Non, il faut une source d’électricité.

P : Oui, les écouteurs branchés sur la télévision.

NT : On veut une publication scientifique sur le sujet !

P : Cet accident a eu lieu alors que la sentence du détenu venait de changer. Il avait échappé à la chaise électrique peu de temps avant ! Suite à la révision des charges retenues contre lui.

B : Des charges en électrons, oui.

A : Je reste extrêmement sceptique. Je ne vois pas d’où sortait l’électricité. Bon, ça fait un point Quid Novi, ça ?

B : Et oui ! Mais on en a beaucoup plus que ça.

A : Vous n’avez aucune dignité d’avoir gagné un point avec ça !

P : On n’est peut-être pas des lumières mais on a eu un point sur un truc électrique.

A : Sans source d’électricité. Pour moi c’est de la magie, pas de la science. C’est pas grave, on continue dans les IgNobels avec NicoTupe.

 

IgNobel – 3

 

NT : Attends, je charge la bonne page… Comme j’ai vu que vous aimiez bien les équations, que le sujet de Robin vous a beaucoup plu, je vais vous parler d’une autre équation (mathématique parce qu’il n’y a que ça de vrai). C’est l’équation de la prostitution. Il faut savoir que de nombreuses théories ont essayé de modéliser la prostitution d’une manière ou d’une autre. Vous supposez sans doute que ces études sont menées par des scientifiques médiocres qui ne cherchent qu’à remporter un ranking grâce à un titre racoleur. Et bien non, ce n’est pas le cas. En effet, parfois certains scientifiques chevronnés s’y attaquent et utilisent de vrais outils mathématiques, des durs de dur, pour servir leur cause. Par exemple les équations différentielles. Ainsi, dans le «Journal of Population Economics», en 2007, on a pu voir une étude au doux nom de «Who is watching ? The Market for Prostitution Services» . Elle a remporté l’IgNobel d’économie cette même année. Dans cette étude, les auteurs, Marina Della Giusta, Maria L. Di Tommaso et Steinar Stroem, commencent par expliquer pourquoi toutes les études passées étaient fausses, se concentrant seulement sur des aspects un peu plus intéressants de la chose, à savoir le sexe des personnes, les opportunités, etc… Eux pensent que le seul élément important est le rôle joué par la stigmatisation qu’elle peut engendrer. Ainsi, ils construisent dans leur article une équation qui met en jeu six variables. La satisfaction que vous avez à vendre votre corps, votre taux de luxure, le taux des biens et des services que vous consommez quand vous êtes consommateur, la quantité de service que vous vendez à vos clients en tant que prostituée, le prix des prostituées, et une mesure de votre réputation. A partir de ces variables, ils ont déterminé une inégalité qui doit être respectée pour que vous acceptiez de vendre votre corps. Au delà de ces variables, elle fait intervenir des dérivées partielles, c’est à dire la variation de certaines de ces variables par rapport à d’autres. Par exemple, l’équation fait intervenir la variation de la satisfaction en fonction de votre taux de luxure. C’est à dire est-ce que votre satisfaction a tendance à augmenter ou à baisser si la luxure augmente. Ou encore la variation de votre satisfaction en fonction de votre réputation. Pour faire simple, on peut résumer l’équation par : «vous commencerez à vous prostituer quand le plaisir pris par l’augmentation de la luxure sera plus important que le déplaisir à perdre en réputation». Est-ce que cela a valu un IgNobel d’après vous ?

B : C’est faux ! Depuis le début tu nous balades mais d’une force… Je pense que c’est faux.

P : Je pense que c’est faux.

RF : Je pense que c’est faux aussi.

A : La chatroom dit un peu tout. Il y a du vrai et du faux.

NT : INTOX ! C’est une vraie étude tout ce qu’il y a de plus sérieux, avec tout un protocole expérimental mais ça n’a pas valu un IgNobel. Si vous voulez savoir, il y a tout un tas d’études sur le sujet. Sur la prostitution, j’ai trouvé une dizaine de sources avec des modèles plus compliqués. Il y a même d’autres études assez intéressantes. Il y en a une qui n’est pas un IgNobel qui, en 89, a prouvé que les hommes acceptent en grosse majorité les propositions sexuelles d’une femme inconnue alors que les femmes n’acceptent jamais.

Ce sont de vraies études scientifiques, je vous enverrai la source.

Je suis déçu, je pensais que ça allait passer !

B : Je tiens à féliciter Randall Flagg pour son dessin qui est très très bien juste en quelques mots.

 

Darwin Awards – 4

 

RF : Garry est dans l’appartement d’un ami quand il repère une bouteille avec un étrange liquide. Faut dire qu’il a l’habitude de passer là-bas pour prendre l’apéro. Pensant que c’était une boisson qu’il ne connaissait pas, ressemblant au whisky, il prend une bonne lampée non négligeable d’essence ! Evidemment, il recrache avec dégout et, après s’être remis de son choc, pour se remettre en forme, il décide d’allumer une cigarette. Ce fût la fin de ce cher Garry.

A : Il me semble que c’est un Darwin Award tellement emblématique que j’aurais tendance à dire vrai.

R : Ça paraît très simple, très efficace. Limite trop facile.

B : C’est peut-être trop évident, il y a peut-être un détail qui bloque.

RF : Pourquoi je vous raconterais des histoires ? C’est pas mon genre.

R : S’il a recraché l’essence, est-ce qu’il en reste assez pour s’enflammer… c’est de la physique, je n’y connais rien, je suis vraiment une quiche… Normalement, si tu recraches de l’essence tu vas te laver la bouche pour faire passer le goût dégueulasse avant d’allumer une clope !

B : Ça dépend de l’essence…

R : Tu veux dire qu’il y a de l’essence qui a bon goût ?

P : Le diesel est meilleur, tout le monde sait ça.

B : Le diesel embaume plus mais il brule moins vite.

R : J’aime bien le commentaire : «Je vais dire faux sinon le mec est un gros con». En même temps… c’est un peu le principe !

B : Son vrai nom était Sylvain le briquet mais… dommage pour lui.

P : Zippo. Jean-Paul Zippo !

NT : Je ne sais pas trop… j’avoue que c’… [    ]

A : T’avoues quoi Nico ? On t’a paumé.

RF : Je crois qu’il a allumé une cigarette.

NT : Je me suis dit… appuyer sur «mute» au moment où je parle est intéressant…

B : Tu pourrais t’appeler NicoMute.

RF : Tu pourrais participer aux Darwin Awards !

NT : Je ne sais pas, ça paraît trop facile pour être vrai. Mais j’ai envie de dire vrai.

A : On va dire vrai. Plus ça va et plus j’ai des doutes mais…

RF : INFO ! Quel dommage ! C’est vrai ! C’est Garry Allen qui, à 43 ans, a allumé son briquet.

R : Sa dernière cigarette.

RF : En Caroline du Nord en 2012.

R : Encore des américains. On parle beaucoup d’eux !

P : C’est vrai, ils ont un bon potentiel Darwinien.

B : Ils sont beaucoup plus, surtout. Je ne voudrais pas faire de statistiques avec NicoTupe…

P : C’est pas le moment !

B : On n’a pas jusqu’à deux heures du matin.

NT : Qu’est-ce qu’il y a ?

B, R, A : Non rien, oublie !

 

IgNobel – 4

 

NT : Bon, je vois que je n’ai pas réussi à vous convaincre avec une grosse équation qui tâche, donc je vais tenter autre chose. Je vous parle d’une étude hyper-importante, datant de 2003, sur les paniers de supermarché avec un détritus dedans. Vous êtes déjà arrivé dans cette situation : il est 20h mais c’est le seul moment où vous pouvez faire vos courses. Vous entrez dans un supermarché bondé, vous baissez le regard pour prendre un panier. Hélas, il n’en reste que deux contenant chacun un détritus de quelqu’un d’autre. Que faites-vous ?

Heureusement, il existe dans ce bas monde un scientifique qui s’intéresse à ce genre de problèmes. Pour tout vous dire, ce fameux John W. Trinkaus a reçu en 2003 l’IgNobel de littérature pour avoir publié plus de 80 études sur les choses qui l’agaçaient profondément (au sein de sa carrière, pas uniquement en 2003). Il a par exemple publié une étude des personnes qui portent leur casquette à l’envers ; une étude du statut marital des opposants aux quizz télévisuels ; une étude des gens qui portent des chaussures de sport blanches plutôt que toute autre couleur ; une étude de gens qui dépassent le nombre de produits autorisés dans les caisses «moins de 10 articles» ; une observation sur le temps d’attente dans les bureaux des physiciens ; et enfin des observations sur le père Noël. Bref, plein de petites études sympathiques comme ça.

B : Moi je dis que c’est vrai.

RF : C’est sûrement une vraie étude. Mais est-ce un IgNobel…

B : Des statistiques entre le bout de salade, le papier griffonné…

NT : Non, c’était pas là-dessus. C’était dans un journal de psychologie donc plus orienté vers l’attitude des gens face à ce problème.

B : Je dis vrai… dans la chatroom, vrai… vrai… vrai… La vérité est ici.

 

NT : INFO ! C’est vrai, il a eu son prix IgNobel de littérature pour toutes ses études. Concernant le supermarché, il s’est pas mal éclaté. Il est allé sur place tous les jours de la semaine de 9h à 16h. Il s’est uniquement intéressé aux gens qui vident leur panier avant de l’utiliser. 69 % des gens ont mis le déchet dans le panier d’à côté ; 26 % l’ont mis par terre ; et seulement 7 % l’ont mis à la poubelle. Il pose alors LA question : «A quel point faut-il mépriser l’autre pour remettre cette ordure qui nous empêche de faire nos courses dans de bonnes conditions, dans un autre panier. Pourquoi déplacer le problème vers son prochain ?»

Cette question est encore ouverte à ce jour.

B : Est-ce que ça marche aussi avec les Caddies ?

P : Je travaille dans un magasin, je peux te dire que ça marche !

NT : On voit rarement des Caddies avec des trucs dedans. Plus rarement que dans les paniers.

B : Peut-être dans vos régions à vous de scientifiques ! Nous, dans nos régions avec de vrais gens, ça arrive très souvent.

NT : Putain, il me détecte à 100m !

P : Et oui, c’est la force de Quid Novi !

NT : Je tiens à dire qu’il a eu son IgNobel pour toute son œuvre, pas seulement pour cette étude-là.

RF : Comme aux Oscars, quand tu as le prix «pour l’ensemble de son oeuvre».

B : Ça fait un peu le petit vieux qui gueule sur tout et n’importe quoi et qui a eu un prix pour ça.

NT : Quand tu vois une étude qui s’appelle «Visiting Santa: an informal look»…

 

Darwin Awards – 5

 

B : C’est à moi.

NT : Il y a marqué vrai ou faux à côté de ton sujet ?

RF : C’est pas marqué, on invente au fur et à mesure.

B : Moi, je ne fais que des faux.

Je vais vous parler d’un commercial un peu trop zélé envers son entreprise. Un certain Garry Hoy, un quarantenaire, a voulu démontrer que les vitres de la tour DBT de Toronto étaient incassables. Il a eu une très très bonne idée ! Il le faisait très souvent, même. Du haut des 24 étages de sa tour, il avait pour habitude de se jeter contre les vitres pour prouver qu’elles étaient incassables. Et elles l’étaient vraiment ! Sauf qu’après une journée… la vitre était incassable mais c’est le support qui a lâché. On l’a retrouvé 24 étages plus bas.

 

R : L’histoire est belle.

NT : Je dis vrai sans hésitation.

A : Moi je ne sais pas. C’est dans l’esprit mais…

R : Moi j’aurais plutôt tendance à dire faux… on s’est tellement planté depuis le début. Je m’en veux encore pour l’armure. J’y croyais, tant qu’il n’a pas parlé de l’arbre. Là, j’ose plus rien dire…

B : Pour info, le sport qui consiste à traverser un cours d’eau avec une armure existe vraiment ! C’est pratiqué avec des armures de samouraï, c’est plus léger. Mais ça ne se fait pas comme ça non plus. Il y a de l’entrainement.

NT : Je dis que c’est vrai.

A : Je reste sur faux. Robin ?

R : Je suis plutôt sur faux mais ça me fait chier d’être celui qui tranche !

NT : Quand j’aurai raison, vous vous en voudrez de ne pas m’avoir suivi.

A : OK, on suit NicoTupe alors.

B :INFO ! Et bien, c’était vrai !

R : Bravo Nico, t’es bon !

NT : De toute façon, vous ne m’auriez pas suivi, je partais chez Quid Novi !

B : Garry Hoy était un winner jusqu’à ce moment-là. Un peu moins après.

R : Je m’attendais plutôt à ce qu’il y ait une fenêtre ouverte ou un truc comme ça. Plutôt que la structure casse. La fenêtre ouverte, ça aurait fait une belle chute aussi.

B : Je ne pense pas que ça aurait fait «Badoum… tchhh» (bruit de tambour cymbale) arrivé en bas.

A : Espéranium, dans la chatroom, nous dit : «On ne lâche pas son équipe !» Suivez mon regard.

NT : Il parle de qui !?

RF : En quelques minutes on a réussi à mettre la zizanie dans l’équipe !

NT : Je suis désolé, je vous dis que je suis sûr de moi. Si vous ne me suivez pas, à un moment…

A : On t’a suivi, arrête de râler maintenant. C’est vrai que vous semez la zizanie. Il y a Tullius Detritus parmi vous ?

B : Tout à fait. C’est le but.

 

IgNobel – 5

 

R : C’est un IgNobel de physique. Arnd Leike est un physicien de Munich, vous allez vite comprendre pourquoi. Il s’intéresse aux vrais problèmes des vrais gens. Il méritait son prix. Il a reçu l’IgNobel de physique pour sa démonstration de l’application de la loi de dégradation exponentielle à la mousse de bière. En gros, c’est : à quelle vitesse la mousse de bière disparaît ? Il y a peut-être des non-buveurs de bière donc une explication s’impose. La bière, ça mousse. Il faut attendre pour boire, c’est très pénible. Combien de temps doit-on attendre avant de pouvoir boire ? Il a démontré que cela suit la même loi que la dégradation radioactive. En gros, la quantité qui disparaît est uniquement proportionnelle à la quantité qui reste. C’est la loi de la dégradation exponentielle, connue en physique et en mathématiques. Elle sert souvent, notamment dans le nucléaire.

B : Oui, c’est une loi aussi connue que celle de Schlagentuk !

R : Si si, c’est très connu.

B : C’est indubitable. Tu en mettrais ta main à couper ?

R : Ma main à couper au feu. Bien sûr ! De toute façon, quand je parle de bière, je suis toujours très sérieux.

B : Sinon, 2+2, ça fait quoi ?

(en vrac) : Ça dépend ; ça dépend du mathématicien ; Ça peut faire 1 par exemple

A : Mais pourquoi tu as posé cette question !?

RF : Moi, ce qui me fait douter c’est que c’est une étude de Munich, ça me semble tellement facile.

B : Les vraies bières sont servies sans mousse. A moins d’être en Irlande où ils peuvent faire un trèfle dessus pour porter chance. Là c’est très important d’avoir une mousse qui reste.

NT : Les gars, on vous aide à gagner parce que vous êtes invités. Mais si vous ne voulez pas…

B : On n’a pas trop besoin de gagner vu qu’on a deux fois plus de points que vous !

RF : On peut même tout perdre maintenant !

NT : Il y a le super-bonus à la fin. On peut tout perdre ou tout gagner.

RF : Ah bravo, on change les règles en cours ! Bravo !

NT : On est chez nous !

A : Je vous informe que Marc Abrahams nous retweet. C’est le fondateur des IgNobels. Un moment d’intense fierté.

NT : C’est juste la classe ultime !

B : Je dois avouer qu’en moins de 45 minutes, nous avons réussi à faire retweeter Podcast Science par le fondateur des IgNobels. Je suis assez fier. A bout de deux heures, vous allez voir ce que ça va donner !

Bon, je pense que c’est faux.

P : Moi j’aurais dit vrai. Ça me paraît bien absurde pour être vrai.

B : Oui mais c’est tellement alambiqué. C’est tellement mal joué que… non j’y crois pas. Tu es extrêmement naïf Péremptoire.

RF : Je reste sur le non.

B : Je reste sur faux. Désolé Péremptoire mais, pour Quid Novi, c’est faux.

R : INFO ! Et bien je suis ravi d’être comédien et de savoir jouer le mec qui présente mal le truc puisque c’est parfaitement vrai !

P : Tu es un très bon comédien car tu sais jouer mal.

R : Je précise quand même que c’était au sein d’une étude parfaitement sérieuse qui ne portait pas sur la bière. Il a juste pris la bière comme exemple. Il trouve qu’un exemple concret permet de mieux comprendre la loi de la dégradation exponentielle et comme il était à Munich… mais il a quand même démontré le truc.

Ce qui m’inquiète dans cette idée c’est qu’à chaque fois, la quantité de mousse qui s’en va est proportionnelle à la quantité de mousse qui reste. Si par exemple, à chaque instant c’est la moitié de la mousse qui s’en va, le matheux qui entend ça est forcément très inquiet car ça veut dire qu’il restera toujours de la mousse. Mais enfin, c’est de la physique, c’est pas vraiment des maths. Et on a le droit de boire de la mousse.

RF : En effet, qui a le temps d’attendre que la mousse disparaisse avant de boire sa bière ?

B : Moi, je me fais toujours servir ma bière sans faux-col. Dans les vrais bars avec de vrais gens, on se fait bien servir sa bière.

A : Quid Novi, au lieu de nous raconter des bêtises, racontez-nous un Darwin Award.

 

Darwin Awards – 6

 

P : A Londres, le baron James Ettings voulant à tout prix prouver une de ses théories sur la conservation des aliments, suite à un débat avec un ami docteur, eut à s’enfermer quelques heures dans une chambre froide remplie de poulets gelés pour le bien de son expérience. Il resta coincé plusieurs jours dans cette chambre froide. Le journal de l’expérience resté sur la table révéla qu’il ne  pensait pas, je cite : «qu’il était impossible d’ouvrir cette chambre froide de l’intérieur». Il n’avait prévenu personne car il voulait d’abord vérifier ses dires.

R : Cette histoire de quelqu’un enfermé dans une chambre froide, je l’ai déjà entendue. Mais avec quelqu’un qui avait un camion frigorifique et qui voulait se rafraichir en été. Je ne sais pas si c’est une légende urbaine mais, le cadre est différent, et l’histoire est la même. Curieux.

B : Moi, c’était dans un épisode de MacGyver.

A : Il s’en est sorti avec un peu de vinaigre.

B : Non, il a allumé la lumière et a fait fondre de la glace sur la serrure.

NT : A l’époque, je ne sais plus s’il avait le mulet.

A : Il a toujours eu le mulet.

NT : Je dis faux.

A : Je dis faux aussi.

R : Ça fait tellement légende urbaine entendue sous quinze formes différentes que j’ai du mal à dire vrai.

NT : Moi je trouve moche de trahir la légende de MacGyver comme ça.

B (lisant la chatroom) : Wikistrike dit vrai… MusicaDuLatium dit faux… on a faux mais c’est Shining…

R : On est tout les trois d’accord. C’est suffisamment rare !

P : INTOX ! Et bien c’est faux.

Je me suis librement inspiré de l’histoire de la mort de Sir Francis Bacon. Après un débat avec un de ses amis, le docteur Winterboard, il voulait prouver sa théorie selon laquelle la neige pouvait préserver la viande. Il a acheté un poulet dans un village proche, le tua et se tint à l’extérieur, dans la neige, en remplissant le poulet de neige pour le congeler. Il a attrapé une pneumonie qui s’est aggravée. Il mourut quelques jours plus tard.

R : L’histoire originale est très belle.

P : Il y a également une légende qui circule. Palm Square, le lieu supposé le l’expérience, a la réputation d’être hanté. Non pas par Francis Bacon mais par des poulets fantômes. On a beaucoup de témoignages depuis le début du 20ème siècle.

 

IgNobel – 6

 

NT : Bon, on a bien rigolé mais il va falloir passer aux sujets sérieux. En 2007, Peter T. Leeson a eu l’IgNobel d’économie pour son étude sur la gouvernance et l’économie des pirates, avec un article appelé «Pirational Choice : The Economy of Infamous Pirate Practices». On parle bien des pirates à l’ancienne qui ont un bateau et qui attaquent d’autres bateaux, comme il en existe encore dans certaines eaux. Pas forcément avec une jambe de bois et un œil de verre mais ceux qu’on peut croiser au large de Madagascar, par exemple. L’auteur explique que les pirates ont su construire suffisamment d’ordres pour éviter les mutineries et maximiser les profits. Il remarque en particulier qu’ils ont mis en place un système de vérification et une sorte de constitution pour prévenir ces problèmes. Plus impressionnant, ces systèmes ont été adoptés bien avant que les Etats Unis ou le Royaume Uni les adoptent aussi. Il explique aussi comment ces équipages, devenus trop grands pour un seul bateau, se scindent en équipes. Cette division en équipes a permis à de plus petits groupes de pirates de survivre et de grossir sans se faire attaquer par les plus gros. En effet, comme il l’explique avec un modèle mathématique, si le gros groupe de pirates attaquait tous les petits groupes en même temps, il se ferait tuer car les petits groupes se rassembleraient. Alors il les attaque un par un et, du coup, les autres ont le temps de prospérer. Bref, ce qui est intéressant, c’est qu’il a montré, j’imagine que c’est pour ça qu’il a eu l’IgNobel d’économie, que tous ces systèmes créés volontairement par les pirates sont encore plus ou moins aujourd’hui en vigueur dans nos systèmes économiques, de concurrence, par exemple.

B : Il y a du vrai là-dedans. J’ai l’impression que c’est plus un système cellulaire. Comme des bancs de poissons.

P : Moi ça me semble plausible.

B : Mais je ne savais pas que les gens sérieux faisaient des jeux de mots dans les titres de leurs publications : «Pirational».

NT : Je me demandais si c’était un jeu de mots ou un mot qui existait.

B : Voilà. Donc ça veut dire que c’est vrai !

P : En effet, il a levé le doute sur le titre.

B : Ou alors c’est un très bon acteur et à ce moment-là il faut le virer d’ici ! Si ça se trouve, depuis 126 épisodes, il vous enfume complètement sur toutes les théories mathématiques. Je me méfierais à votre place.

NT : Oui, ils ne vérifient rien, c’est sympa.

Quid Novi : c’est vrai.

NT : INTOX ! Et bien, c’est une vraie étude mais absolument pas un IgNobel.

B : Ah zut !

RF : On n’était pas loin !

A : Je ne sais pas si quelqu’un tient les comptes ?

B : Oui oui, je les tiens ! On en est à 6 partout.

NT : Oh, c’est beau !

P : Oh c’est moche !

A : C’est magnifique.

B : Je vous rappelle que c’est une forme de Trivial Poursuit et il y a 6 camemberts. Techniquement, on est arrivé à 6 avant, donc on a déjà gagné.

R : En tout cas, vous avez gagné le prix de la mauvaise foi !

B : Oui mais on n’est pas mathématiciens.

R : Moi non plus…

A : On va arrêter et sortir des révélations robiniennes… On enchaine avec un septième Darwin Award ?

 

Darwin Awards – 7

 

B : Je vais vous parler de Vladimir Ladyzhenskiy (je me suis entrainé pour le prononcer, celui-là !). Un concurrent russe mort lors de la finale du championnat du monde de… sauna, en Finlande. Il est resté plus de 6 minutes à près de 110°. Il n’a jamais voulu en sortir. Vladimir est décédé quelques minutes après être sorti de force, malheureusement. Son adversaire Timo Kaukonen a été hospitalisé dans un état grave. Le grand gagnant de l’époque, Ilka Poya, a perdu 12 kg.

R : Moi j’y crois.

NT : Pas moi, c’est pas assez débile.

R : C’est pas mal quand même ! Ça me fait penser à Ticho Brahé et son histoire de vessie.

NT : Je ne trouve pas ça assez débile. Ça fait partie du jeu. C’est comme si tu disais que dans une course automobile, un mec est mort parce qu’il a voulu faire la course.

R : C’est vrai. C’est la compétition de sauna qui est conne en soi.

A : Moi je trouve ça tellement con… pour moi, c’est vrai aussi.

B : Alors, que dit Podcast Science ?

NT : Bin, Podcast Science, c’est dictatorial, alors…

A : Podcast Science dit vrai !

B : INFO ! Et bien c’est vrai. C’est peut-être une bonne idée d’avoir le record du monde de sauna, à Heinola en Finlande. Mais plus de six minutes à 110°, ce sont des gros malades. Surtout que pendant l’épreuve, toutes les trente secondes, on rajoute un litre d’eau sur les pierres du sauna. Vladimir est donc malheureusement décédé des suites de ses blessures, déshydratation soudaine et brûlures aux deuxième et troisième degré. Le deuxième a été hospitalisé dans un état très grave. Le vainqueur n’a pas perdu 12kg, c’était juste pour la vanne pas drôle… mais on pense qu’il n’était pas très en forme. Ils sont fous ces nordistes.

A : Il devait pas être très en forme pour commencer la compétition !

B : Faut le vouloir. Faut déjà avoir quelque chose.

 

IgNobel – 7

 

A : A mon tour. L’IgNobel de 2004 en médecine a été décerné à des chercheurs américains du Michigan et l’Alabama pour leur publication sur les effets de la musique country sur le suicide.

B : C’est absolument désastreux !

A : On va vous mettre dans l’ambiance (fond musical country). Ils se sont demandé si la musique poussait au suicide. La réponse est oui. En fait, j’exagère un peu, ils n’ont pas trouvé de causalité directe mais une corrélation en comparant le taux de suicide des villes avec ou sans station de radio diffusant de la musique country. Corrélation épatante, quand même, puisque le taux de suicide au sein des communautés africaine-américaines qui n’écoutent traditionnellement pas de country, n’a pas été affecté par la présence ou pas de radio. Les autres communautés si. Il semblerait donc belle et bien que là où il y a de la country music, et pour autant qu’on l’écoute, le taux de suicide augmente. Info ou intox ?

 

P : Je dis que c’est vrai.

B : Je tiens à rappeler que Quid Novi, c’est l’époque romaine antique, c’est à dire au moins 2000 ans avant l’invention de la musique country. Donc je pense que c’est quelque chose de très très bien pour l’humanité, d’être avant la country.

RF : On n’a jamais entendu, au temps des romains, un problème avec les stations de radio.

A : Il y avait Assurancetourix à l’époque.

B : Il était gaulois.

NT : Je vois que tes références sur les romains sont assez développées, Alan.

A : Tu as vu ma culture !

RF : Je pense que l’étude est vraie. Mais est-ce un IgNobel ?

B : Oui l’étude a l’air d’être vraie. C’est tellement idiot. (lisant la chatroom) Romenstein dit vrai, wikistrike dit vrai, MusicaDuLatium dit vrai… on va faire honneur à la vox populi, on va dire vrai.

P : On se dédouane sur le chat !

A : Espéranium nous dit qu’elle comprend mieux pourquoi son ex était dépressif. Il adorait la country.

INFO ! Et bien la réponse est vrai ! C’est le premier point Quid Novi depuis longtemps. C’est bien, vous nous rattrapez ça fait plaisir, les amis.

 

Darwin Awards – 8

 

P : Michel Lokito, connu sous le nom de monsieur Mangetout, était célèbre pour être capable d’avaler de grandes quantités de métal et de caoutchouc. Au cours de sa carrière, il aura mangé des véhicules tels que des vélos, des caddies, des télévisions, des ordinateurs et même un avion. En 2007, il meurt de maladie due à son régime particulier. Il est enterré par la suite au cimetière de Grenoble. Vrai ou faux ?

R : L’histoire est vraie, ça c’est sûr. J’ai déjà entendu parler de ce mec-là. Sa mort, je ne sais pas mais le mec qui bouffe des avions, ça m’avait complètement traumatisé, c’était dans Science et Vie Junior quand je le lisais.

B : C’est complètement idiot parce que quand on est petit, pour nous faire manger, les parents prennent la cuillère en imitant l’avion ! Il a été traumatisé par ça.

A : Encore la faute de parents incompétents.

B : On se demande qui est parent, ici…

A : Je pense que c’est vrai.

R : L’histoire est vraie mais est-ce un Darwin Award ?

A : Si une telle histoire est vraie, elle mérite totalement un Darwin Award !

R : Mais c’est ça : est-ce qu’il en est mort. Parce que si c’est uniquement qu’il a mangé un avion, ça ne le mérite pas.

B : Est-ce qu’il a rouillé ? Est-ce qu’il a calé au niveau des pneus ?

RF : Ce que l’histoire ne dit pas, c’est qu’il est allé en prison après avoir mangé une voiture électrique et qu’il a réparé son casque sur les toilettes…

B : Il a écouté de la country et a fini par s’ouvrir les veines.

R : Que dit la chatroom ? Il y a vrai… vrai… faux… on a un vrai-faux !

NT : Je pense qu’il a mis trop de temps à mourir. Il a peut-être même pu avoir des enfants, ce qui est incompatible avec les Darwin Awards.

R : Ah ! Ça c’est un argument ! Je suis assez d’accord avec l’argument de Eljj qui dit que c’est pas assez con. Un gars qui mange un avion ne peut pas mourir comme ça.

NT : Eljj a toujours raison dans Podcast Science, je vous rappelle.

R : C’est vrai qu’Eljj a souvent raison. On est en train de lui coller la pression.

B : Alors comme ça, Podcast Science s’en remet à l’avis de la chatroom ? Vous faites comme nous, quoi.

NT : On ne se remet pas à l’avis de la chatroom mais à celui d’Eljj. Il n’y a pas beaucoup de gens qu’on écoute.

A : Tiens, ils disparaissent les uns après les autres !

RF : L’auditoire appréciera.

R : Je vois un Xilrian qui rejoint la chatroom.

NT : C’est le traitre, c’est ça ?

A : C’est ça. Bon, vous m’avez convaincu, j’ai envie de dire faux.

R : Moi je sais que l’histoire du mec qui mange des avions et des voitures est vraie. Je trouverais ça dommage qu’il soit mort de ça.

A : On dit faux.

P : INTOX ! En effet, c’est faux ! C’est pas un Darwin Award parce qu’il n’est pas mort suite à sa consommation de métal mais il est mort de mort naturelle qui n’a rien à voir avec son régime de fer et de caoutchouc. Il a commencé en 1957 par des petits morceaux de verre, de métal et de caoutchouc. Il est ensuite passé à de plus gros morceaux. Il aurait mangé pendant toute sa carrière : 18 bicyclettes, 15 caddies de supermarché, 7 téléviseurs, 6 chandeliers, 2 lits, une paire de skis (je ne sais pas pourquoi), 1 ordinateur, 400 mètres de chaine. Il a également désossé et mangé presque l’intégralité d’un avion Cessna 150. Un chiffre avance qu’il aurait mangé, mais j’en doute, jusqu’à 9 tonnes de métal sans sa vie. Tout cela pourrait être relié à une maladie qui s’appelle le TCA (Trouble du Comportement Alimentaire) qui se caractérise par l’ingestion de substances telles que la terre, la craie ou même ici du verre ou du métal.

A : Ou des avions.

P : Selon un article, il avait un intestin deux fois plus épais que la moyenne et des sucs digestifs particulièrement puissants. Dans une interview, il a déclaré qu’il digérait très mal les œufs durs et les bananes.

R : C’était aussi une maladie dans la tête, je pense.

P : En tout cas, il n’en avait cure car il est devenu un artiste et il vivait de son tour.

B : Je crois que je l’ai vu dans Club Dorothée, manger une ampoule.

RF : Je crois qu’il faisait partie d’un groupe de métal.

 

IgNobel – 8

 

R : C’est un IgNobel de mathématique. J’ai fait une fois la physique, faut pas trop exagérer.

A : On apprécie.

R : Je suis quand même ouvert ! Donc, c’est un IgNobel mathématique mais ce sont deux vétérinaires qui ont fait l’étude. K. P. Sreekumar et G. Nirmalan se sont souciés de leurs éléphants d’Asie. Une chose essentielle quand on s’occupe d’éléphants, et d’animaux en général, c’est de connaître la surface de leur peau. C’est important car le volume de l’animal fournit l’énergie et la déperdition se fait par la peau. Il faut donc estimer sa surface et ce n’est pas évident pour un éléphant. Ils ont pris 24 éléphants (12 mâles et 12 femelles) à des âges différents et ont tout mesuré. Le poids, le tour de trompe en haut, en bas, au milieu, la longueur de l’oreille, la longueur de la mâchoire, la longueur du périnée… ils ont essayé plein de formules et sont tombés sur une superbe formule qui estime la superficie totale de l’éléphant indien. Je peux vous la fournir si elle vous intéresse, des fois que vous ayez un éléphant qui passe.

B : Ou qui nous trompe énormément.

R : 6,807 fois la hauteur au garrot + 7,073 fois la circonférence du pied -8,245.

A : Je n’ai pas eu l’impression que quelqu’un ait dit : «oui, on veut la formule !»

NT : Moi je la voulais !

B : On la voulait pour voir s’il allait tenir jusqu’au bout de son bluff.

A : Il tient toujours…

B : Esperanuim nous parle de la trompe du bas… Vantard !

Bon, je pense que c’est bidon car il y a une donnée importante à ajouter, c’est la vascularité. De mémoire, les éléphants agitent leurs oreilles pour se rafraichir le cerveau.

NT : On s’en fout, ils voulaient la surface de peau.

B : Oui mais il a parlé de gain et déperdition de chaleur.

NT : Non, c’était pour les repeindre.

P : En rose.

B : Je crois qu’il n’a pas bu que de la mousse. Je dis que c’est faux.

RF : Je vous suis.

B : (lisant la chatroom) Wikistrike dit vrai, MusicaDuLatium dit non… On dit faux !

R : INFO ! Et bien merci, vous nous offrez encore un point. C’est une étude parfaitement exacte qui a eu un IgNobel. Ils ont fait toute une étude statistique sérieusement et ont testé plein de formules. C’est assez drôle de voir ce qu’ils ont testé, c’est très tordu. Celle-là est celle qui s’approche le plus. Sur 24 éléphants testés, un s’éloigne de 12 % de sa surface théorique à partir de cette formule. Ça commence à faire un peu beaucoup.

Pour leur étude, il a aussi fallu estimer la surface de l’éléphant par une méthode directe. Ils ont expliqué comment s’y prendre pour mesurer toutes les parties du corps. C’est très compliqué !

B : Je suppose que la formule change si c’est un éléphant d’Afrique.

R : Évidemment, ça n’a rien à voir !

NT : Je voudrais ajouter qu’une autre étude n’a pas mérité un IgNobel et que j’ai failli sélectionner. C’est quelqu’un qui a estimé la longueur totale des cheveux aux Etats Unis. En faisant une étude statistique à partir de ses observations dans un parc d’attractions.

R : Sur les cheveux, il y en a une autre que je n’ai pas sélectionnée. Un physicien a réussi à montrer qu’il est certain que les cheveux finissent par faire des nœuds.

B : C’est capillotracté.

NT : Imaginez qu’on ait sélectionné des IgNobel !

B : Je remarque surtout que vous n’avez pas beaucoup d’imagination. Soit vous jouez légèrement sur les mots, soit vous cherchez une étude qui n’est pas un IgNobel… Vous êtes très très terre à terre.

A : On est peut-être terre à terre mais on gagne !

NT : On s’en fout de jouer ou d’être imaginatifs. On veut gagner !

B : On verra au match retour si vous faites encore les malins.

 

 

Darwin Award – 9

 

RF : Ça se passe le long du grand Canyon. C’est un endroit touristique bien connu et des barrières ont du être installées pour éviter que les gens tombent. Les touristes ont pris une habitude qu’on retrouve souvent dans les fontaines : ils jettent une pièce en faisant un vœu. Evidemment, certaines pièces se retrouvent sur un rebord un peu plus bas, sans tomber au fond du canyon. Un jour, un type a voulu faire fortune en passant par dessus la barrière avec un gros sac pour aller récupérer ces pièces. Evidemment, il en a récupéré beaucoup. Ce qu’il n’a pas prévu c’est qu’il en a tellement récupéré qu’au moment de remonter, il a été déséquilibré par son sac et a basculé… on l’a retrouvé au fond.

B : Il s’appelait Balthazar Picsou.

NT : Je pense que c’est vrai.

R : J’adore tellement cette histoire que je dis que c’est vrai.

A : Moi aussi.

B : La chatroom dit aussi que c’est vrai.

B : Vraie ou pas, elle est distrayante.

R : Elle est morale en plus. C’est beau, c’est l’appât du gain.

A : On a WikiStrike qui dit faux, Esperanium dit vrai, MusicaDuLatium dit vrai, GeoCherchetout dit faux : je suis allé au Grand Canyon et personne ne jetait de pièces. C’est un argument !

RF : C’est GeoCherchetout, grand ami de Picsou.

B : Il cherche tout, il trouve rien.

A : Podcast Science dit vrai.

RF : INFO ! C’est vrai en effet. Cet entrepreneur de 42 ans est tombé au fond du ravin après avoir passé les barrières. Il a sauté sur un petit reposoir et a chuté, paraît-il entouré d’une pluie étincelante de piécettes. Les gens l’ont vu tomber. Personne n’avait prévu de renfort sur la deuxième petite hauteur du canyon.

B : Je dirais… c’est bien fait pour lui.

A : Un petit peu, oui.

R : Il faut en faire une fable de La Fontaine ! Il faut trouver un titre.

RF : Et trouver un animal.

R : Non, pas forcément, il fait aussi les plantes, le pot de terre… «Le Grand Canyon et l’Argentier», ça passe.

RF : En même temps, une histoire de pièces dans La Fontaine…

R : Une question intéressante dans la chatroom : »Est-ce que quelqu’un est allé récupérer le pognon, en bas ?»

B : Aller chercher le pognon en bas, je trouve ça très vil ! Fontaine… C’est pas grave…

P : Il y a une vanne ?

RF : Non, ça ne marche pas.

B : Si si… mais c’est pas grave.

A : Depuis un bout de temps on joue pour la plaisir puisque Podcast Science a gagné.

B : On est arrivé les premiers à 6 points.

R : On vous a laissé partir devant.

NT : Quelle mauvaise foi extraordinaire !

 

IgNobel – 9

 

A : Dernier IgNobel à toi, NicoTupe.

NT : Il faut que je choisisse, il m’en reste deux. Je prends le premier, je l’aime bien.

Savez vous, chers amis de Quid Novi, que les vaches sont un sujet d’étude passionnant ?

P : C’est faux !

B : C’est ton prochain dossier chez Podcast Science ?

NT : Peut-être parce que les vaches sont vraiment beaucoup étudiées. Par exemple, un chercheur a remarqué que les vaches sont souvent effrayées par le mécanisme de la trayeuse. Il a essayé de comprendre l’influence du stress sur le lait. Pour cela, il placé un chat sur le postérieur des vaches et a fait exploser un sac en plastique toutes les deux minutes à côté de ses oreilles. D’autres tests ont été faits sans chat mais ont été jugés inutiles. Rassurez-vous tout de suite, je vous vois venir, c’est pas cette étude qui méritait un IgNobel. Je la cite juste pour le plaisir !

L’étude qui mérita un formidable IgNobel en biologie animale, s’est intéressée à un problème de loin plus important. Celui de comprendre et prédire le moment où les vaches se lèvent et s’assoient. Pour étudier cet étrange phénomène, cinq chercheurs en Ecosse sont allés méticuleusement mesurer dans les champs, grâce à des capteurs, le moment où une vache d’un troupeau se levait et s’asseyait. Ils l’ont fait sur toutes les vaches du troupeau. Bert Tolkamp et Marie Haskell ont publié les résultats de cette observation dans le «Journal of Applied Behavioral Science» et ont pu statuer sur deux de leurs hypothèses. La première s’est révélée vraie. Elle dit que plus une vache est couchée depuis longtemps, plus elle a de chances de se lever rapidement. Pas mal comme résultat, non ? Le deuxième résultat est encore plus fort, celui-là paraît presque évident. Selon leurs observations, même si on sait exactement depuis combien de temps une vache est debout, il est impossible de prévoir quand elle va s’assoir. Ces deux résultats ont valu un IgNobel en psychologie animale.

R : Tu veux dire que c’est comme la mousse de bière ?

B : Je pense que c’est vrai.

P : Je voudrais la formule.

A : Non, tu ne veux pas la formule.

B : Je veux la formule, je suis intelligent !

NT : Il n’y a pas de formule. C’est juste l’observation que les vaches se lèvent plus rapidement si ça fait longtemps qu’elles sont assises et, qu’on ne peut pas savoir quand elles vont s’asseoir quand elles sont debout quelque soit le temps.

P : Les vaches ne s’assoient pas mais se couchent.

NT : Oui, couchées. J’ai lu ça en anglais…

P : Si c’est assis, je dis que c’est faux !

NT : Couché ! Je n’ai pas joué avec les mots, je n’ai pas été petit.

RF : Moi je dis vrai.

B : Je dis vrai. WikiStrike dit faux…

P : Moi je dis faux.

B : Mais tu nous casses les pieds, toi ! Comme d’hab…

NT : MusicaDuLatium dit que c’est vraiment très con comme étude.

B : C’est un peu le principe. Bravo, tu découvres le principe des IgNobels au bout d’une heure et demi.

NT : Je vous ai épargné : «Mes ongles, trente ans d’observation». C’est une étude d’un mec qui a fait trois papiers : «Mes ongles, vingt ans d’observation», «Mes ongles, trente ans d’observation» et «Mes ongles, trente-cinq ans d’observation».

P : C’est un américain, j’imagine.

RF : Ça aurait fait les mes ongles d’Amérique…

NT : Alors les vaches ?

B : Je dis vrai.

P : Je dis que c’est une vraie étude mais c’est pas un IgNobel.

RF : Perdu pour perdu, tu peux choisir.

P : Vous allez me mettre le dernier point sur le dos ?

B : Exactement. Quid Novi se range à l’avis de Péremptoire. Le dernier point ultime sera entre les mains de Péremptoire. Péremptoire tu dis ?

P : Je dis que c’est faux.

B : Quid Novi dit faux.

NT : INTOX ! C’est tout à fait faux. C’est une vraie étude mais qui n’a pas eu d’IgNobel. Je vous assure qu’il y a un nombre d’études sur les vaches complètement délirant.

P : Je connais une étude où il fallait mettre des soutiens-gorges sur le pis des vaches pour qu’il y ait plus de lait. Des soutiens-pis.

NT : Ça va Alan ? Tu es content de ce qu’est devenu ton podcast en peu de temps ?

A : Laisse-moi pleurer.

RF : Notre travail de sape est terminé.

A : OK, si je résume, c’est pas très grave, même si notre image est perdue à tout jamais, Podcast Science a obtenu 10 points et Quid Novi 8.

B : 10 à 8, belle victoire de Podcast Science.

A : Oui, magnifique victoire de Podcast Science (musique de Dora l’Exploratrice : C’est gagné).

 

NT : Est-ce que je peux lister les quelques sujets que je leur ai épargné ? Comme tu as eu du mal à choisir…

A : Vas-y.

NT : J’avais une étude qui montrait à quel point les hommes sont distraits quand ils se masturbent. Pour ça, ils ont fait passer un questionnaire à des gens pendant qu’ils se masturbaient. C’est pas un IgNobel.

Une autre qui prouvait l’inutilité des réunions pour être efficaces au travail.

Un gars a breveté une machine à écrire des livres automatiquement et qui est, aujourd’hui, auteur de plus de 200 000 livres.

B : C’est Marc Lévy ?

NT : Non, c’est encore plus inintéressant que Marc Lévy.

Une étude sur l’histoire des sous-vêtements russes. A priori c’est hyper-intéressant.

C’est à peu près tout.

B : Moi je peux vous parler de l’empereur romain Galba. Il était très très impopulaire auprès des romains et de la garde prétorienne. Il a fini assassiné. Mais, deux jours plus tard, cent-vingt personnes différentes ont déclaré l’avoir fait. Je pense qu’il était vraiment très très très très mal vu à son époque !

RF : Dans le désert de l’Arizona, ils ont découvert une énorme tâche d’explosion à plusieurs mètres de hauteur sur un falaise avec un cadavre calciné en bas. Ils n’ont pas compris tout de suite ce qu’il s’était passé. Ils ont fini par découvrir qu’un militaire à la retraite avait récupéré le moteur d’un avion  pour l’adapter à sa voiture. Sur une route, il a démarré le réacteur et, après une embardée, il a fini écrabouillé contre la falaise.

NT : A ce propos, il y a le film Darwin Awards, qui n’est pas fantastique mais qui a mis en images pas mal de Darwin Awards de manière assez amusante.

RF : En 2006 ou 2007, je crois.

NT : C’est loin d’être le film du siècle mais c’est marrant de les voir en images.

P : Je voulais vous parler de cet habitant de l’Ohio qui voulait nettoyer les toiles d’araignées de son grenier. Il ne voulait pas utiliser un balais alors il a pris une torche pour brûler les toiles. Ceci a causé un incendie qui a ravagé toute sa maison. Lui avec.

B : Il y a aussi malheureusement ce mari de plus de 50 ans qui s’est aperçu que sa femme le trompait. Pour se débarrasser d’elle, il caché 55kg de plastic sous sa voiture. On ne l’a jamais retrouvée mais, à la place, il y avait un cratère de 55m de profondeur et 250m de large. Je pense qu’il s’est fait plaisir sur ce coup-là.

NT : Quelqu’un a déposé un brevet d’une machine qui reconnaît les aliments avec le bruit qu’on fait quand on les mange.

RF : J’en ai un pire ! C’est un homme d’assez forte corpulence qui avait l’habitude d’avoir un régime alimentaire à base de féculents et de choux. Il dormait dans une petite pièce très bien fermée. Il est mort étouffé dans ses propres gaz.

B : C’est classe… Bon, c’était pas un hareng donc ça va.

R : Il y a une vraie étude, qui n’a pas eu d’IgNobel, qui me plait énormément. Quand on imagine des scientifiques au travail, on imagine des gens en train de se prendre la tête, de faire des trucs en blouse avec le microscope… Il y a des physiciens qui ont fait une étude sur des boules de papier froissé ! Ils ont froissé une centaine de boules de papier, les ont laissé reposer pour qu’elles prennent une forme stable et les ont peintes. Ils les ont dépliées pour étudier la forme, la taille des tâches, combien il y en a d’un côté, de l’autre, etc… J’aime imaginer ces mecs faisant leurs recherches en froissant du papier !

RF : Par quelqu’un de très proche, je connais une étude, je vous laisse deviner à quoi elle servait.

Les gens jetaient des boules de pétanque de plusieurs étages de haut sur des plaques de verre. Pourquoi à votre avis ?

R : Pour étudier les formes de fissures ?

RF : Oui mais plus généralement pour étudier la forme des cratères.

R : Pour modéliser les chutes de météorites sur Terre, c’est ça ?

RF : C’est ça. Je trouve l’idée assez marrante.

A : Qui dit que la science est barbante ?

NT : Pour préparer cet épisode, j’ai lu un bouquin que je recommande à tout le monde. Il s’appelle «This Is Improbable» de Marc Abrahams, le créateur des IgNobels. C’est vraiment un cri d’amour aux sciences parce que, certes ce sont des études très con, mais ils ont de vrais protocoles expérimentaux pour vérifier et étudier leurs sujets.

R : Dans le genre, j’ai lu un bouquin pas mal du tout. Il s’appelle «La Folie de Banvard» de Paul Collins. C’est une compilation de ratages. Pas uniquement en science. Par exemple, il y a un type qui a soutenu que la Terre était creuse. Il a essayé de développer la théorie, il a même monté une expédition au pôle pour vérifier qu’on peut bien entrer à l’intérieur de la Terre. Un autre type a fait sa carrière en faisant des faux de Shakespeare, jusqu’au moment où il s’est fait prendre. Il y a une dizaine de nouvelles dans ce genre. De vraies histoires.

P : Il y a aussi le «Journal de la Recherche Improbable» qui sort tous les 1er avril.

NT : Oui. Le livre «This Is Improbable» est une sorte de Best Of. Il y a 300 pages, je n’en ai extrait que 10 pour cet épisode. Il y a de quoi s’amuser. Un autre livre s’appelle «Elephants on Acid» où c’est plein d’expériences bizarres. Par exemple donner du LSD aux éléphants pour voir…

R : Il y a eu ça avec des araignées. Les images de toiles d’araignées sous LSD sont géniales ! Il faut voir ça.

NT : On est en train de perdre Alan qui n’en peut plus de ce podcast.

A : Les pires, pour les araignées, c’est sous caféine.

R : Ah tu les as vues !

A : Pour conclure sur les IgNobels, je me réserve le mot de la fin. Je voudrais juste partager avec vous le prix IgNobel 2001 en technologie. Il était conjointement décerné à John Keogh de Hawthorn dans l’état de Victoria en Australie, pour avoir breveté la roue ! Et au bureau des brevets pour avoir accordé le brevet d’innovation numéro 2001-100012.

NT : Il y a aussi le bonhomme de neige qui a été breveté. Dans le livre «Improbable…», il y a de nombreux exemples détaillés de deux ou trois pages. Mais des fois, il dit juste brièvement et ne donne que le titre de l’étude. Tu as juste envie d’en savoir plus. Du genre «L’effet sur l’estomac de l’ingestion de fourchettes».

 

A : Je vais jouer mon dictateur audio car je sens qu’on pourrait continuer des heures et on finirait par perdre l’auditeur.

 

 

 

 

Simulation numérique partie 2

Ce dossier de David Loureiro est en deux parties. La première a été présentée dans l’épisode #166. Allez à la partie 1 de ce dossier.

Retour sur l’épisode précédent

Tout d’abord, j’aimerais faire un petit retour sur le précédent podcast dédié à la simulation numérique. Dans celui-ci, nous avions abordé différents aspects : nous avions tout d’abord parlé des modèles. J’avais expliqué qu’ils sont une simplification de la réalité permettant d’en garder les éléments importants pour l’étude théorique et la simulation (comme le graphe pour le chemin permettant de passer sur les ponts de la ville de Königsberg décrit dans l’épisode de Robin). Nous avions ensuite parlé du fait que la simulation numérique permet une grande reproductibilité pour des phénomènes complexes. Qu’ils soient habituellement testé via des maquettes (comme pour les avions ou les voitures par exemple), voire impossible à expérimenter (comme la prévision du temps ou encore la cosmologie). Dans la foulée j’avais présenté l’apport de la simulation numérique et notamment des méthodes de Monté-Carlo? Nous avions d’ailleurs abordé la première simulation réalisée par l’équipe de John Van Neumann et j’avais fini sur quelques digressions concernant l’intérêt d’une bonne source de nombres aléatoires.

Dans ce podcast j’avais mentionné le fait qu’un pas nécessaire pour la réalisation de simulations numériques était celui de la discrétisation des domaines d’étude. En fait cette discrétisation s’accompagne aussi de celle des équations du modèle du phénomène que l’on veut simuler : équation de la chaleur quand on cherche par exemple à savoir comment elle se transmet dans un chauffage ou l’équation de l’élasticité quand on veut savoir comment un pont se comporte.

Dans cet épisode nous allons voir les étapes pour “informatiser ces modèles” via la discrétisation, les problèmes auxquels on fait face et ce que l’informatique a développé comme solution pour aider au traitement de ces problèmes mathématiques, au niveau logiciel comme matériel.

Retour sur pourquoi on simule sur ordinateur

Il faut bien comprendre un point important : on fait de la simulation sur ordinateur parce que les problèmes que l’on souhaite résoudre sont trop complexes pour être résolus “à la main” par le calcul. Les équations qui sont enseignées au lycée ou dans les classes supérieures ne sont en fait que celles pour lesquelles on peut dire quelque chose, parce qu’elles sont simples. Mais dans la vraie vie, les modèles que l’on doit utiliser, pour être réalistes, sont loin des cas d’école. Bien au contraire, ces équations simples ne sont que des cas très particuliers qui aident seulement à comprendre les mécanismes de base en jeu. C’est un peu ce qu’expliquait Robin dans un de ses dossiers sur la plupart des courbes à propos desquelles on ne sait quasiment rien dire. Et bien là c’est un peu pareil.

Les équations des modèles que l’on utilise sont tellement complexes qu’on ne connaît jamais de solution exacte que la résolution à la main (comme on le fait pour des équations du second degré comme on nous l’a appris au lycée par exemple) nous donnerait.

Comme je l’avais expliqué dans le premier épisode sur la simulation numérique, la discrétisation est obligatoire pour qu’un ordinateur puisse être utilisé : cela permet de découper en plein de petits morceaux indépendants et en nombre fini les problèmes. Ils peuvent être ainsi traités par une machine qui ne peut pas travailler sur le continu (une ligne va posséder une infinité de points et sa version discrétisée un nombre fini) mais uniquement sur du discret.

Il existe tout un tas de méthodes de discrétisation, et pour bien expliquer le principe de fonctionnement, nous aborderons l’une des plus répandues qui se nomme la méthode des différences finies.

Mais avant toute chose, il faut bien comprendre que ces méthodes ne permettent pas de tout traiter. C’est comme pour les modèles : elles sont valables et valides dans certains cadres. Quand les équations sont trop chaotiques, que des phénomènes de seuil critique (en dessous, rien ne se passe, et au-dessus on voit apparaître quelque chose comme pour une casserole d’eau que l’on chauffe), de saturation (au-dessus d’un seuil le comportement observé ne change pas comme par exemple dans l’électronique où les systèmes ont des domaine de fonctionnement) ou d’hystérésis (une valeur d’entrée, qu’elle soit attente en accélération ou en décélération va donner deux sorties différentes, comme avec des phénomènes visco-élastique où l’on note de la perte d’énergie par exemple) apparaissent, on arrive à leurs limites.

seuil_critique
Seuil critique du changement de phase de l’eau (liquide -> solide)
Elastic_Hysteresis
Hystérésis élastique d’un élastomère idéal. La surface dans le centre de la boucle d’hystérésis correspond à l’énergie dissipée en chaleur.

Dans tout ces phénomènes, il est question de la limite de la notion de linéarité : quand on en met deux fois plus en entrée, on en a deux fois plus à la sortie. Chose que n’est plus respecté avec ces histoires de seuil critique ou de saturation.

Et un gros problème des modèles d’aujourd’hui c’est qu’ils sont très hautement non-linéaires. C’est pourquoi avant toute chose, on va essayer de linéariser ces équations complexes en enlevant les termes qui ne sont pas représentatifs (on néglige souvent les frottements de l’air quand on modélise un pendule par exemple) ou en prenant des approximations pour des cas plus simples (pour modéliser un pont on va considérer des petites déformations), d’oû proviennent souvent les non-linéarités.

Ces non-linéarités qui apparaissent dans les équations sont la source d’un grand nombre de sujets abordés par la théorie du Chaos. On peut citer un grand nombre de phénomènes dont les non-linéarités sont la normale : Les frottements de l’air quand ils ne sont pas négligés pour un pendule vont par exemple augmenter en fonction de sa vitesse par exemple Quand on chauffe de l’eau, à partir d’une certaine température de la convection apparaît au sein du liquide (le chaud monte et le froid descend) et si la température augmente encore, des vibrations apparaîssent au sommet des rouleaux de convection. Lorsqu’on remue du sable avec un baton par exemple, la résistance au déplacement augmente avec la vitesse. Le Chaos doit vraiment être un sujet pour un prochain podcast, il est partout!. Un bon livre sur la question, a été d’ailleurs écrit par James Gleick 1.

Le travail que l’on fait finalement quand on part de zéro est donc le suivant :

  1. On définit les équations du modèle qui représente le phénomène que l’on souhaite étudier avec ses conditions aux limites (que se passe-t-il sur les bords du pont dont on souhaite modéliser le comportement par forts vents)
  2. On transforme le problème décrit par un modèle en quelque chose de résolvable par un ordinateur
  3. On assure que la méthode de discrétisation est capable de fournir une solution unique (sinon ça sert pas à grand chose, dans la vraie vie, on a pas plusieurs choix possibles)
  4. On choisit et exécute un algorithme qui est capable de résoudre ce problème

Définition du domaine

On a déjà parlé dans le premier volet de ce que l’on entend par modèle. Un point qu’il est important de préciser, c’est qu’il faut expliquer sur quel domaine ce modèle va s’appliquer (on peut voir en physique par exemple que les théories de la relativité générale et celle de la mécanique quantique par exemple n’ont pas le même domaine d’application) et avec quelles conditions aux limites (sur les bords du domaine)/initiales (au début de la simulation si elle évolue dans le temps par exemple).

Assez souvent on va donc donner les équations qui s’appliqueront sur le domaine et on parlera des conditions aux limites pour dire ce qu’il se passe sur les “bords” : une poutre est fixée à un mur et si l’on étudie sa déformation, la condition au niveau du mur est qu’à cet endroit elle ne se déforme pas; si l’on souhaite étudier la température de l’eau que l’on chaufferait dans un tube en cuivre (comme dans une chaudière), à l’entrée du tube l’eau à une température et une certaine vitesse et on chauffe un côté du tube avec une certaine température. Ici la vitesse et les deux températures sont des conditions aux limites.

Ces conditions aux limites vont être ainsi de deux types 2 :

  • Les conditions aux limites en temps : on prend par exemple pour la prévision du temps les conditions de température ou de pression à un instant t et on fait évoluer à partir de ces conditions.
  • Les conditions aux limites en espace : les deux plus classiques sont les suivantes :
    • Condition aux limites de Dirichlet3 : Un exemple est la valeur de la température aux extrémités d’une barre dans laquelle on voudrait connaître la répartition de chaleur.
    • Conditions aux limites de Neumann4 : Un exemple, toujours avec l’équation de la chaleur où deux corps avec des températures différentes et il y a un flux de chaleur constant du corps le plus chaud vers le plus froid.
conditions_espaces
Exemples de conditions aux limites en espace

Différences finies

Les équations dont je parlais plus tôt, sont des équations dites différentielles : elles sont en fait une relation entre, par exemple, un déplacement, la vitesse et l’accélération ou encore entre la température et son gradient (sa variation sur une distance).

Ces différents concepts seront ce que l’on appelle des dérivées : la dérivée dans le temps du mouvement, c’est sa vitesse. Et la dérivée dans le temps de la vitesse, c’est l’accélération. Pareil pour la dérivée en espace d’une température, c’est son gradient.

Si on veut trouver le déplacement ou la température qui est solution d’une équation différentielle, on va déjà devoir trouver un moyen d’enlever les vitesses, les gradients et tous les trucs du genre et remplacer tout ça par quelque chose qui sera fonction du déplacement ou de la température.

Et bien le rôle de la méthode des différences finies est justement celui-ci : exprimer ces vitesses, gradients, etc en fonction du déplacement ou de la température. Il est par contre clair : l’usage des différences finies ne donnera que des solutions approchées !

Ce mot différences finies est un peu barbare, mais en fait, quand on y réfléchit bien, on fait des choses à peu près similaire tout les jours.

Quand on calcul une vitesse, on se demande quelle distance on a parcouru entre deux moments et on fait la division. Il s’agit d’une vitesse moyenne. Et pour se rapprocher de la vitesse dite “instantanée”, on diminue l’intervalle de temps le plus possible. Cette vitesse instantanée c’est justement la “dérivée” du déplacement.

Pour l’accélération on fait la même chose que pour obtenir la vitesse (c’est un peu une vitesse de vitesse), et pour le gradient de température, il s’agit d’observer la différence de température entre deux points de l’espace.

Et bien les différences finies vont être aux dérivées, ce que les vitesses moyennes vont être aux vitesses instantanées.

Comme on l’a dit, pour que l’ordinateur puisse nous aider, il faut “discrétiser” les domaines d’études; c’est-à-dire découper en plein de petits morceaux. Pour calculer les différences finies on prendra ainsi les valeurs aux points de ce maillage (le résultat de la discrétisation du domaine continu).

maillage-differences-finies-disque
Exemple de maillage basé sur les différences finies
Ainsi pour chaque point du domaine, on aura remplacé dans l’équation dont on souhaite connaître la solution la valeur des dérivées, etc par les différences finies correspondantes.

Si on prend toutes ces relations, on se retrouve avec un gros système d’équations que l’on va résoudre comme on le fait au collège et au lycée. C’est ce système d’équations, que l’on appelle aussi système linéaire et que l’on cherche ensuite à résoudre avec des algorithmes.

Un peu d’histoire sur les différences finies

Pour information 5 : à partir du 18ème siècle, des mathématiciens se sont mis à utiliser des différences finies pour mettre en place des abaques notamment pour les logarithmes et la trigonométrie qui étaient utilisés pour le cadastre, la navigation, l’artillerie, les statistiques, le calcul d’intérêts ou encore l’astronomie. En effet, pour approcher ces fonctions, on peut les approcher par une combinaison linéaire des différentes dérivées première, seconde, etc qui seront de leur côté approchées par des différences finies.

Comme tout cela nécessitaient de grands nombres d’opérations de calcul, des mathématiciens et inventeurs se sont mis à tenter la mise en place de machines permettant le calcul “automatique” de ces différences finies. Le premier à presque y arriver fut Charles Babbage entre 1820 et 1843 (il n’y arriva pas complètement) et le Suédois George SCHEUTZ (1785-1873) y arriva en 1840. A savoir que ce type de machine a été utilisé jusque dans les année 1930.

Remarques et limitations

L’un des problèmes des différences finies vient du maillage qui est forcément à base de carrés, de rectangles ou tout du moins de parallélogrammes. Ceci ne permet pas d’approcher de manière assez efficace des formes qui peuvent être complexes (pour un cercle par exemple, on va retrouver assez peu de points qui seront sur la frontière et qui permettront donc d’exprimer les conditions aux limites).

Ouverture vers d’autres méthodes

A partir des années 50-60, d’autres méthodes ont aussi été développées pour donner un cadre mathématique plus rigoureux qui permette d’assurer (par des démonstrations) l’obtention d’une solution qui ait du sens, que les algorithmes vont être stables et ne vont pas donner n’importe quoi, etc. Elles venaient notamment de la mécanique du solide.

De plus, là où les différences finies ne vont s’intéresser qu’aux points du maillages, D’autres méthodes plus récentes vont plutôt chercher à donner les solutions le long des lignes reliant les points du maillage (avec des triangles par exemple et plus des parallélogrammes), voire même au sein de volumes autour de ces points.

Résolution de systèmes linéaires

Une fois que ces méthodes de discrétisation nous ont permis d’obtenir un système d’équations, ou système linéaire à résoudre, il est nécessaire de mettre en place des algorithmes de résolution du système obtenu.

Il existe ainsi différentes méthodes que l’on pourra classer dans deux grandes catégories : Les méthodes directes 6 et les méthodes itératives 7

Les méthodes directes

Les méthodes directes permettent théoriquement d’aboutir à la solution exacte du système linéaire.

La plus classique est celle dite du pivot de Gauss ou d’élimination de Gauss-Jordan. Le but est en fait de se débrouille en différentes étapes à résoudre le systèmes d’équation comme on le fait à l’école quand on avait un système de deux équations.

On a deux équations avec deux inconnues, on exprime la première inconnue en fonction de l’autre avec la première équation, et on remplace cette inconnue dans la seconde équation pour trouver la deuxième inconnue. Ensuite on met la valeur trouvée pour la seconde inconnue dans la relation avec la première inconnue et on a trouver nos deux valeurs.

Et bien le principe est le même, mais avec les inconnues qui vont être les valeurs de la solution aux points du maillage et le système d’équations que l’on a obtenu plus tôt.

Le problème de ces méthodes, c’est qu’elles peuvent être longues (on doit faire autant d’étapes que d’inconnues dans le système) et qu’elles peuvent amener des problèmes numériques pendant la résolution (notamment quand on va devoir diviser par des nombres petits, des choses comme ça parce que les ordinateurs font des calculs approchés, en effet 1/3 c’est 0,33 avec un nombre fini de 3), même si à priori elles permettent d’obtenir la solution exacte.

Les méthodes itératives

Celles-ci proposent de partir d’une solution initiale et d’ensuite chercher à se rapprocher de la vraie solution en regardant à chaque itération si on s’en rapproche ou on s’en éloigne.

La plupart de ces méthodes, dites de Krylov8, ont pour but de calculer à chaque étape un gradient qui va donner la direction dans laquelle aller pour se rapprocher de la solution. En fait, à chaque étape il va littéralement nous dire si on chauffe ou si on refroidit (comme pour le gradient de température)!

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Les lignes bleues représentent le gradient de couleur du plus clair vers le plus foncé – crédit wikipédia

Comme on se rapproche, au fur et à mesure des étapes, de la solution, on peut se fixer une précision à partir de laquelle on va s’arrêter. Ainsi on n’ira pas jusqu’à un nombre d’itérations qui correspond à la taille du problème. C’est pour cela qu’elles sont souvent utilisées à la place des méthodes dites directes car elles sont vues comme plus rapides.

Parallélisation et décomposition de domaine

Quand les systèmes linéaires à résoudre deviennent trop gros (ils ne tiennent plus en mémoire) et que l’on a à disposition des serveurs informatiques avec de multiples processeurs, voire même plusieurs serveurs informatiques, on peut tenter de paralléliser ces algorithmes.

Une littérature abondante existe sur la question, et on peut faire ce que l’on appelle de la décomposition de domaine par exemple9. Si on dispose de quatre processeurs et que l’on veut simuler la modification de structure d’un avion en vol, on va par exemple faire calculer la solution sur chaque aile à l’un d’entre eux et on va couper le fuselage en deux pour le distribuer entre les deux processeurs restant.

sous-domaines
Exemple de décomposition d’un domaine en 8 sous-domaines – crédit code-aster.org

Dans ces cas-là il devient important de bien découper ces problèmes pour qu’aux frontières tout se passent bien (je rappelle que l’on calcule les solutions aux points des maillages et que si ils ne coincident pas on peut commencer à avoir des problèmes) avec un peu de recouvrement pour que les informations de la solution à chercher puissent se propager entre les “domaines”.

Ces méthodes de découpage du domaines en différents sous-éléments qui seront répartis sur des processeurs ou des serveurs vont impliquer des temps de communication pour transférer les informations aux frontières de chacun de ces sous-domaines. Et si l’on découpe trop, il peut arriver que l’algorithme global passe plus de temps à transférer des données qu’à calculer effectivement. Il est donc bon de découper de manière efficace son domaine et d’essayer de “recouvrir” le temps passé à communiquer des informations par du calcul.

Les solutions informatiques qui existent et les problèmes afférents

Il existent une grande quantité de librairies logicielles qui existent pour réaliser ces différentes opérations, les plus connues se nomment BLAS10 (pour Basic Linear Algebra Solvers), Linpack, LAPACK11 (pour Linear Algebra Package), Scalapack 12, Magma 13, etc qui fournissent des outils pour résoudre des parties des problèmes informatiques.

A savoir que ces librairies ont été écrites en Fortran pour les plus anciennes 14, l’un des tout premiers langages informatiques de haut-niveau créé dans les années 50 et encore toujours roi dans le monde de la simulation informatique.

Je n’en ai pas forcément beaucoup parlé, mais les aspects matériel et logiciel ont évolué de manière conjointe.

Comme je l’expliquais, on est passé de discrétisation avec des différences finies et des méthodes peu gourmande en mémoire dans les années 50-60 (on faisait avec ce que l’on avait), à des méthodes plus complexes, plus précises, mais aussi plus gourmandes en mémoire et en espace disque par la suite. On a vu aussi grandir les maillages qui n’avait que de petites tailles (toujours pour des histoires de limitation de taille mémoire et disque) à des problèmes qui font maintenant plusieurs dizaines voire centaines de millions d’inconnues et qui prennent ainsi plusieurs giga-octets de RAM.

On a aussi du paralléliser les algorithmes pour pouvoir tirer partie des super-calculateurs et de leur puissance répartie. Et maintenant on en vient même à utiliser des cartes graphiques de manière massive pour leur capacité de traitements parallèles très importante.

Petite anecdote marrante : en 2006 j’ai fait un stage dans une société qui développait des logiciels de simulation et un cas marquant était celui de la simulation du décollage d’un hélicoptère à turbo-réacteurs. Le calcul était tellement complexe qu’il fallait près de 24 heures pour que le logiciel simule quelques dixièmes de seconde avant d’exploser sur près de 50 serveurs ! Comme il était possible de consever des étapes intermédiaires avant que le modèle explose, on repartait de ces étapes pour continuer.

C’est dire la complexité des modèles considérés et des contraintes informatiques (autant logicielles que matérielles) qui existent !

D’ailleurs un des problèmes qui est apparu est celui des données. J’ai parlé lors du précédent podcast de la simulation de l’univers, avec les données gigantesques utiles produites (1,5 peta-octet utile). Ce qu’il faut savoir c’est qu’il y a eu près de 100x plus de données générées qu’il a fallu trier !!!

Les cartes graphiques pour aider dans la simulation

Quelque chose qui s’est développé ces dernières années a notamment été l’usage des cartes graphiques pour aider au calcul. En tant que solution de traitement parallèle massif, les GPUs de ces cartes peuvent avoir de vrais atouts.

Il y a quand même quelques inconvénients : Avant qu’OpenCL15 (une norme définissant la façon de développer des logiciels utilisant des GPUs qui se veut indépendantes des cartes graphique utilisées) n’arrive, voire même CUDA 16 avant lui (deux “langages dédié à l’usage de GPU” dont le dernier est spécifique aux cartes NVidia) il était nécessaire de manier les structures de données propres aux jeux vidéos pour en tirer partie. Ce n’était pas très évident et plus du domaine de la bidouille qu’autre chose.

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Carte Nvidia Tesla c1060 – crédit Nvidia

Maintenant cela est plus simple car s’est développé un eco-système logiciel qui va permettre de développer son logiciel avec certaines directives spécifiques : autour d’une boucle d’opérations indépendantes on va dire que cela peut être déployé sur tous les processeurs du GPU par exemple. Celui-ci sera compilé de telle manière que l’application produite, quand elle arrivera à ces directives, saura comment faire pour exploiter la puissance du GPU. Et un certain nombre de code de calcul se mettent à en tirer partie. Cependant les limitations en terme de mémoire de ces cartes (si on a plus de données que la place disponible dans la carte, on va adresser la mémoire centrale de l’ordinateur et l’on perd tout l’intérêt du point de vue temps d’accès, on va chercher des données et les ramener sur la carte graphique) et de précision numérique (les cartes ne calculent qu’avec des entiers de base et pas des nombres réels vu qu’elles servent plutôt à manier des pixels normalement) font que les performances mirobolantes annoncées par Nvidia notamment, en font revenir plus d’un vers le calcul plus classique.

Une des alternatives qui commence à arriver serait l’usage (comme il y a bien longtemps) de co-processeurs spécialisés à cette tâche comme les Xeon-Phi17 de chez Intel. Le but du Xeon Phi, est de fournir un équivalent de GPU (en terme de puissance, de nombre de coeur, etc) mais avec la même architecture logicielle que les processeurs classiques (x86). En fait l’idée est que l’on puisse se passer des surcouches logicielles dont on se sert pour adapter une application pour des GPUs classiques.

Il est intéressant de noter que le principe des co-processeurs est un peu celui des cartes graphiques : avoir un processeur dédié à des tâches précises (ici le calcul des pixels qui seront affichés sur l’écran). C’est quelque chose qui s’est développé dans les années 70 jusqu’à la fin des années 90 pour différents cas d’usage : les mainframe, ces ordinateurs énormes qui servaient par exemple pour maintenir les systèmes comptables, utilisaient des co-processeurs qui géraient les écritures et lectures de données.

Ces co-processeurs on été réintégrés dans le processeur principal à partir de 2000 et finalement on voit qu’ils réapparaîssent de nouveau. Comme quoi, tout comme la mode, dans l’informatique, les choses vont et viennent de manière cyclique.

Les bibliothèques comme Magma que j’ai brièvement cité plus haut viennent remplacer les librairies vieillissantes comme Lapack en prenant en compte ces accélérateurs (co-processeurs, cartes graphiques, etc) pour la résolution des systèmes linéaires considérés. Elles permettent ainsi de facilement prendre en compte les nouveaux matériels disponibles cités ci-dessus sans trop se prendre la tête.

Linpack, le top500, le green500

Un effet collatéral étonnant a été l’usage de la bibliothèque Linpack pour évaluer la performance crête des super-calculateurs. L’idée était en effet de mesure la performance des systèmes informatiques pour la résolution d’un système linéaire basé sur les fonctions fournies par la bibliothèque.

Pendant longtemps ce logiciel a été à la base du Top50018, le classement des 500 calculateurs les plus puissants du monde. Puis avec l’avènement des cartes graphiques et les problématiques de grandes données qui ne sont pas très bien prises en compte par ce test19, différents autres classements sont apparus. Le Green500 20 est l’un d’entre eux et il vise plutôt à estimer la performance énergétique d’un système informatique que sa puissance brute.

Green500 et performance énergétique

A noter par exemple que Tianhe-2, la machine la plus puissante du monde, possède presque 3 millions de coeurs dont une grande partie correspond à des co-processeurs xeon phi possédant chacun 57 coeurs mais avec une performance énergétique (puissance Linpack sur consommation énergétique) en retrait (1900 MFlops/W il s’agit du nombre d’opérations en virgule flottante que l’on peut faire avec un Watt).

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Tianhe-2 est le super-calculateur le plus puissant au monde – crédit telegraph.co.uk

Au contraire la machine détenue par le centre de calcul du ROMEO en Champagne-Ardennes est classée 5ème du green500 et possède une très bonne performance énergétique (3130 MFlops/W).

Il est en effet devenu crucial de gérer correctement les problématiques d’énergie. En effet la puissance de calcul grandissante de ces moyens informatiques va de paire avec une consommation énergétique qui grimpe en flèche. Et ceci sans parler de la consommation électrique des climatisations nécessaires pour refroidir les serveurs. Pour info, aujourd’hui, il faut quasiment autant d’énergie pour la climatisation que pour les serveurs.

Avec près de 17 000 coeurs de calcul et 20 Peta-octets de stockage sur disque et sur bande au CC-IN2P321 (le centre de calcul qui possédait les données du LHC concernant le boson de Higgs), il est nécessaire de disposer d’une alimentation de plusieurs mégawatts !

Conclusions

Voilà, j’ai tenté de dresser un panorama de ce que me semble être la simulation numérique avec :

  • Un premier podcast plutôt général sur la simulation, les problématiques auxquelles elle tente de répondre, avec quelques exemples et notamment la première qui fut mise en place dans les années 50.
  • Un second plutôt cette fois orienté sur les aspects mathématiques et informatiques, un exemple de méthode de discrétisation, ce que l’on utilise pour mettre en oeuvre ces outils sur des serveurs et finalement quelques digressions plus large sur les impacts des technologies dans le domaine.

Il est finalement important de voir que la simulation :

  • Est indispensable pour la science d’aujourd’hui pour continuer de comprendre les phénomènes qui nous entoure, et que cela ne va pas aller en diminuant
  • Est la source de nouveaux challenges qui ont des impacts dans nos vies de tous les jours (Cloud, Big Data, etc)
  • Est sortie depuis longtemps du domaine scientifique. Le monde du jeu vidéo profite depuis quelques années des avancées dans ce domaine: MS Flight Simulator était l’un des premiers, maintenant on parle notamment de moteur physique, de simulation de vagues, etc. GTA IV en est un des exemples les plus récents.

En espérant que vous aurez appris plein de choses et que vous aurez trouver cela intéressant, je vous remercie de m’avoir laissé en parlé 🙂


  1. James Gleick – La Théorie du Chaos↩
  2. http://fr.wikipedia.org/wiki/Condition_aux_limites↩
  3. http://fr.wikipedia.org/wiki/Condition_aux_limites_de_Dirichlet↩
  4. http://fr.wikipedia.org/wiki/Condition_aux_limites_de_Neumann↩
  5. http://pauillac.inria.fr/~weis/info/histoire_de_l_info.html↩
  6. http://sfb649.wiwi.hu-berlin.de/fedc_homepage/xplore/ebooks/html/csa/node37.html↩
  7. http://en.wikipedia.org/wiki/Iterative_method↩
  8. http://en.wikipedia.org/wiki/Krylov_subspace↩
  9. http://en.wikipedia.org/wiki/Domain_decomposition_methods↩
  10. http://www.netlib.org/blas/↩
  11. http://www.netlib.org/lapack/↩
  12. http://www.netlib.org/scalapack/↩
  13. http://icl.cs.utk.edu/magma/index.html↩
  14. http://fr.wikipedia.org/wiki/Fortran↩
  15. http://fr.wikipedia.org/wiki/OpenCL↩
  16. http://fr.wikipedia.org/wiki/Compute_Unified_Device_Architecture↩
  17. http://www.intel.fr/content/www/fr/fr/processors/xeon/xeon-phi-detail.html↩
  18. http://www.top500.org/↩
  19. http://www.zdnet.fr/actualites/supercalculateurs-le-top500-annonce-un-changement-de-methode-de-calcul-39792356.htm↩
  20. http://www.green500.org/↩
  21. http://cc.in2p3.fr/Le-parc-informatique↩

Les hormones

Dossier présenté par Irène dans l’épisode 164.

 

Le système endocrinien

 

Ce soir nous allons parler endocrinologie.

L’endocrinologie est la science qui étudie les hormones : les substances chimiques sécrétées à l’intérieur du corps.

Le mot “endocrinologie” est formé des termes grecs ‘endon’ (dedans, à l’intérieur) et ‘krinein’ (sécréter). Le mot “hormone“ quant à lui  a une étrange étymologie. Le mot grec dont il est issu, “ormon”, évoque l’excitation, l’élan, l’ardeur… et c’est donc devenu un terme très utilisé aujourd’hui, sans qu’on sache en général très bien ce que c’est. En tout cas, ça évoque quelque chose qui donne une impulsion à la croissance et dont la sécrétion se modifie lors des grands tournants de la vie : puberté, ménopause. Ainsi, lorsqu’aujourd’hui, on parle d’un “dérèglement hormonal”, c’est aussi vague que si on dit: “j’ai les glandes”.

De fait, les hormones constituent un ensemble très complexe.  Le but de ce dossier n’est pas de donner une description de toutes les hormones, ce serait un catalogue bien trop fastidieux et ennuyeux, mais d’en donner une description générale, pour voir à quoi elles servent.  Ensuite, je voudrais vous parler du complexe Hypothalamo-Hypophysaire, un nom bien compliqué.  Malheureusement, ce n’est pas un nom compliqué pour désigner quelque chose de simple.  Je voulais vous en parler parce que c’est vraiment le chef d’orchestre de l’ensemble des hormones, on peut le voir aussi comme le point de départ du système si l’on veut comprendre l’ensemble.  Et puis on en entend beaucoup parler mais c’est une structure complexe et bien méconnue.

 

Dans la dernière partie aujourd’hui, on parlera un peu de la relation entre nos humeurs et les hormones, parce que, cela nous concerne tous, directement ou indirectement….

 

A- Présentation générale du système endocrinien

 

 

Les hormones, ça sert à quoi ?


Le système endocrinien, avec un large éventail d’hormones, est le second système de régulation de l’organisme en importance, et il travaille en synergie avec le système nerveux, qui est le premier système de régulation.  Le système nerveux agit très vite, en quelques millisecondes, et son action ne dure guère plus.  Typiquement, le système endocrinien est beaucoup plus lent, il peut mettre quelques secondes, voire quelques jours à réagir, et son action peut se faire sentir aussi sur une période de plusieurs jours.

Il existe des milliers d’hormones différentes qui agissent sur tout un tas de choses. Certaines provoquent des réactions d’urgence (ie l’adrénaline), d’autres jouent un rôle de régulation (ie. l’insuline, qui régule le taux de glucose dans notre sang), d’autres encore jouent un rôle dans la gestion de l’énergie, l’adaptation à l’environnement extérieur (la température par exemple),  la quantité d’eau dans le corps, les concentrations en sels et en ions, la croissance, la reproduction, la pression artérielle, la digestion.  Tout quoi !

Très souvent, une hormone a plusieurs effets simultanés, et interagit avec d’autres substances ou hormones. Il est donc très délicat de dire que l’hormone ‘X’ est l’hormone de jeunesse ou que l’hormone ‘Y’ est l’hormone du plaisir.

Et si les effets des hormones les plus importantes sont aujourd’hui assez bien connus (du moins dans les grandes lignes), il en existe une kyrielle dont on ne sait encore rien ou dont on ignore même l’existe.

En voici la définition un peu plus scientifique:

C’est une molécule, (un composé chimique donc) qui par définition :

  • est sécrétée en faible quantité par un tissu spécialisé
  • est sécrétée dans le sang et transportée par lui, pour que son action se produise à distance.
  • les hormones agissent sur des cellules spécifiques en produisant des effets spécifiques.
  • ce sont des régulateurs du métabolisme, qui agissent chacune en collaboration avec le plus souvent avec d’autres hormones 

Les hormones sont essentielles pour maintenir notre équilibre physiologique interne qui est le garant d’une bonne santé : c’est ce qu’on appelle l’homéostasie.  Cet équilibre est fragile et est influencé par de nombreux facteurs externes comme le sommeil, le stress, l’alimentation, la lumière.

 

Nature chimique des hormones

Il existe en gros 3 types d’hormones selon leur structure générale, mais aussi des caractéristiques communes, telles que leur lieu de production :

  • Les protéines (par exemple : l’insuline).  Elles sont nombreuses, elles sont le plus souvent synthétisées dans le corps sous une forme rallongée, et devront être coupées pour être actives.  Elles agissent sur des récepteurs fabriqués par leurs cellules-cibles.
  • Les stéroïdiennes  (par exemple : testostérone).  Elles sont produites par des structures bien définies : les reins (plus exactement le cortex surrénal, la structure la plus externe des reins donc), les gonades (qui sont des glandes faisant partie du système de reproduction) et des structures qui se développent à la grossesse : le corps jaune et le placenta.
  • Les hormones dérivées de la tyrosine (ex : thyroïdiennes, adrénaline…).  Il s’agit de l’adrénaline, la noradrénaline, la dopamine et les hormones thyroïdiennes.

La tyrosine est un acide aminé, fabriqué par notre corps, c’est une molécule très simple qui permet de fabriquer les protéines.

 

Les récepteurs associés aux hormones

Bien qu’elles circulent partout, toutes les hormones n’agissent pas partout. Pour qu’une hormone ait un effet, elle doit atteindre un récepteur qui la reconnaît, comme une clé dans une serrure. C’est aussi un peu comme la télévision : les émissions  sont diffusées partout, mais seuls les récepteurs réglés sur la chaîne ‘Unetelle’ peuvent recevoir ses émissions. C ‘est grâce à ce mode de fonctionnement que les messages hormonaux  ne produisent leurs effets qu’à des endroits choisis et à des moments aussi bien adéquats.

En fait, très souvent l’effet de l’hormone dépend plus de son récepteur que d’elle même.  Donc un même message hormonal peut avoir des effets différents selon les types de récepteurs qu’il atteint. La testostérone par exemple. fait pousser les poils du corps, mais ralentit la pousse des cheveux.

 

Mode d’action général des hormones

Elles vont agir via des récepteurs sur lesquels elles se fixent, qui peuvent être sur les membranes des cellules, donc à l’extérieur des cellules. Soit à l’intérieur des cellules, et là elles doivent donc traverser les membranes.

  • 1. Les hormones protéiniques

Elles peuvent avoir des récepteurs sur les membranes, comme l’insuline par exemple.  En se liant sur ce récepteur, il y a déclenchement d’une cascade de réactions chimiques à l’intérieur des cellules, et il y a système de transmission que l’on appelle les messagers.  Dans le cas de l’insuline, le but ultime c’est de laisser entrer le glucose dans la cellule, pour diminuer son taux dans le sang.  La régulation de l’action de ces hormones peut se faire à ce niveau-là : par exemple selon le taux de glucose de sang, le nombre de récepteurs sur les membranes peut varier.

Parfois les hormones pénètrent à l’intérieur des cellules, et les récepteurs se trouvent à l’intérieur des cellules, dans le cytoplasme (cette sorte de soupe dans laquelle baignent les composants de la cellule) ou dans le noyau (ce petit sac où se trouve notamment l’ADN).

  •  2. Les hormones thyroïdiennes et les stéroïdes.

Ces hormones ont ce qu’on appelle un transport actif pour entrer dans les cellules : elles utilisent des récepteurs, beaucoup plus simples, mais il faut aussi de l’énergie.  Une fois à l’intérieur des cellules, elles doivent êtres transportées vers leur cible, et être activées.  Par exemple, les hormones thyroïdiennes agissent à l’intérieur du noyau des cellules, et il y a beaucoup de chercheurs sur cette planète qui passent toute leur carrière à essayer de comprendre tout cela.

 

Où sont produites les hormones ?

 

La plupart des hormones sont produites par des glandes, qui sont des organes dédiés à la production et la sécrétion d’hormones.

Les principales glandes de notre corps sont l’Hypophyse et l’Hypothalamus (situées dans le cerveau), les gonades (testicules ou ovaires), les surrénales (situées sur les reins), la thyroïde et les parathyroïdes, et le pancréas.

Une fois sécrétée par une glande, une hormone circule dans le sang. Mais elle n’atteint pas toujours sa cible en son état d’origine ;  elle peut être transformée en cours de route par des enzymes en une autre hormone dont les effets sont différents voire opposés. Beaucoup d’hormones sont des produits de transformation. De nombreux facteurs favorisent ou inhibent ces transformations, ce qui permet d’en réguler l’action.

 

B- Les neuro-hormones et le complexe hypothalamo-hypophysaire

 

L’hypophyse est pour ainsi dire le chef d’orchestre des autres glandes : elle régule leur sécrétion.  Mais l’activité de l’hypophyse est elle-même sous le contrôle Gray654de l’hypothalamus.  On a donc une structure compliquée, pour un mode de fonctionnement plutôt sophistiqué.

On va voir qu’il va nous amener à parler de composés dont on entend beaucoup le nom : le cortisol, l’hormone de croissance, l’ocytocine…

Description du complexe

  • 1. L’hypothalamus (hypo=dessous, thalamus= chambre, en grec)

Situé au centre de l’encéphale dans une cavité centrale  (selle turcique) emplie de liquide céphalorachidien, l’hypothalamus est une petite structure nerveuse qui n’est en fait pas très bien délimitée d’un point de vue structural.  Mais on sait qu’on y trouve des cellules qui ont des aspects différents des autres neurones.  Je réitère, ce qu’il faut retenir ici, ce sont uniquement des neurones.

Il participe ainsi à bon nombre de fonctions centrales telles que le maintien de la température corporelle, notre horloge biologique ou les réactions émotionnelles (peur, stress, plaisir …), et joue un rôle important dans les mécanismes de la faim, la soif, la température corporelle et le comportement sexuel.

L’hypothalamus reçoit des stimuli périphériques, par exemple la composition du sang, ou des signaux provenant d’autres parties du cerveau.  Prenons un exemple, (presque) au hasard : vous pensez au sexe, le siège de cette pensée se trouve dans votre cortex cérébral.  Le cortex cérébral va activer les neurones de l’Hypothalamus qui va se mettre à sécréter des neurohormones.

Rôle des neuromédiateurs
Rôle des neuromédiateurs

Definition d’une neurohormone: Il faut raffiner ici un peu la définition d’une hormone, car les neurohormones sont des composés intermédiaires, entre les neuromédiateurs  (c’est à dire des molécules produites par les neurones et qui agissent sur d’autres neurones, dans les synapses donc, pour ceux qui se souviennent qu’une synapse c’est la jonction entre deux neurones) et les hormones.

Ce sont donc des molécules produites par des neurones, mais qui sont déversées dans le sang.  Elles peuvent alors venir réguler leur propre sécrétion, ou aller réguler d’autres glandes.

Ces neurohormones activent l’autre partie du cerveau dont nous allons beaucoup parler, l’hypophyse. Celle-ci sécrète alors d’autres hormones qui vont aller réguler d’autres glandes.  Par exemple pour provoquer une augmentation de la testostérone avec tous ses effets que l’on connaît (augmentation de l’excitation sexuelle, agressivité en l’occurrence).  En retour, la testostérone va agir sur l’hypothalamus pour freiner cette cascade.

Ainsi l’hypothatlamus intervient dans de nombreuses régulations hormonales par l’intermédiaire de la glande hypophyse, située juste en dessous, qui forme avec lui deux complexes neurosécrétoires.

Une anecdote en passant : en 1954, deux jeunes chercheurs canadiens, James Olds et Peter Milner étudiaient le cerveau de rats en implantant des électrodes pour aller stimuler des zones bien spécifiques.  Ils se sont trompés, ont implanté les électrodes dans une zone telle que chaque fois qu’ils les stimulaient, le rat retournait à l’endroit précis de la cage où il avait reçu la stimulation.  C’est comme cela qu’ils ont découvert dans l’hypothalamus une zone qu’on appelle maintenant ‘le centre du plaisir’.  Les neurones de cette zone, quand ils sont activés, sécrètent de la Dopamine et provoquent une sensation de plaisir chez le rat, en allant activer le cortex préfrontal.  Ce centre du plaisir est en partie situé dans l’Hypothalamus, il y en a en fait plusieurs selon les sources de plaisir : manger, boire, le sexe….

 

    • 2. L’hypophyse (origine du nom inconnue…)1808_The_Anterior_Pituitary_Complex

 

L’hypophyse, elle aussi située dans le cerveau, est en revanche bien délimitée.  Elle est rattachée à l’hypothalamus par une petite tige verti

cale que l’on l’appelle la tige
pituitaire.  En dessous on a l’hypophyse, aussi couramment appelée la glande pituitaire et qui a la forme d’un petit pois.

C’est une structure mixte, à la fois glandulaire et nerveuse :

La partie antérieure, qu’on appelle l’antéhypophyse ou adénohypohyse (3/4), produit essentiellement des hormones, qui est donc de nature  glandulaire.   Et la partie postérieure, qu’on appelle la posthypophyse or neurohypophyse (1/4). C’est  donc un lobe nerveux, il n’y a pas de glandes, mais uniquement des cellules nerveuses qui produisent ces fameuses neurohormones.

 

Fonctionnement

Maintenant qu’on a les structures en place, voyons un peu comment tout cela fonctionne.   En gros,  et en commençant par le plus simple :

  • 1. Système hypothalamo-neurohypophysaire :

En fait, certains neurones de l’hypothalamus sont reliés à la région postérieure de l’hypophyse et fabriquent des neurohormones.  Donc, cette région de l’hypophyse est une extension structurale de l’hypothalamus.

Deux hormones sont synthétisées par l’hypothalamus : la vasopréssine (ou hormone anti-diurétique) qui contrôle la réabsorption d’eau par les reins) et l’ocytocine (qui déclenche l’accouchement et la sécrétion de lait maternel).

Elles sont très proches en termes de structures.  Il s’agit en effet dans les deux cas de peptides de 9 ou 10 acides aminés dont la structure générale est restée extrêmement conservée chez les vertébrés.

D’ailleurs à très forte dose, elles ont les mêmes effets sur l’organisme.  Mais ce ne sont pas exactement les mêmes cellules qui les sécrètent.

Elles sont transportées via les neurones et stockées dans la neurohypophyse.  Finalement, elles seront sécrétées dans le sang au niveau de la post hypophyse, après stimulation nerveuse des cellules de cette dernière.

 

L’ocytocine

L’ocytocine est une hormone protéique synthétisée  principalement par l’hypothalamus et sécrétée par l’hypophyse postérieure (neurohypophyse)  Elle agit principalement sur les muscles lisses de l’utérus et sur les glandes mammaires.

Son nom signifie accouchement rapide (« ocy » du grec : rapide et de « tocine »  : accouchement).

Elle est libérée en grande quantité pendant le travail, ce qui facilite la naissance  (aide à la distension de l’utérus).  Donc on l’aura bien compris, c’est ce qu’on donne aux femmes enceintes pour déclencher l’accouchement, si besoin.

Après l’accouchement, grâce à la stimulation des mamelons par la tétée du bébé, il y a stimulation de la sécrétion d’Ocytocine, qui participe à la sécrétion du lait .  Il s’agit d’un mécanisme réflexe entièrement (donc nerveux, il n’y a pas d’autre hormones en jeu).

Autres actions :

  • elle est surtout synthétisée par le cerveau, mais plusieurs autres types de cellules que celles du système nerveux sécrètent de l’ocytocine.
  • elle est impliquée dans la reproduction sexuée particulièrement pendant et après la naissance.
  • elle entre en jeu dans la régulation de la synthèse de progestérone par les ovaires
  • la sécrétion d’ocytocine diminuée par la prise d’éthanol, ce qui explique que l’alcool ait pu être utilisé autrefois comme médicament pour diminuer les contractions utérines en cas de menace d’accouchement prématuré.
  • chez l’homme elle participe à la production des spermatozoïdes.

Il se pourrait que l’ocytocine ait un rôle dans différents comportements, comme l’orgasme, la reconnaissance sociale, l’empathie, l’anxiété, les comportements maternels, etc.  Aussi je vous signale qu’on trouve beaucoup de sites intéressants sur internet qui vantent les bienfaits de l’ocytocine.  Il y en a qui l’appellent l’hormone-calin, c’est très mignon.

Il y a des sites qui donnent des conseils pour augmenter nos taux sanguins d’ocytocine afin de préserver notre couple.

J’ai aussi vu un site internet qui conseille à des vendeurs de se vaporiser  d’un peu d’ocytocine  le matin après la douche pour se donner confiance et vendre mieux !

 

La vasopressine

Notre corps est constitué d’environ 60% d’eau et malgré de grandes variations dans les quantités absorbées par jour, le contenu d’eau dans notre corps demeure incroyablement stable.  Plusieurs hormones entrent en jeu dans ce contrôle si précis, et parmi elles, la vasopressine joue un rôle majeur.

Cette petite hormone  se dégrade très rapidement dans le sang.  En environ 20 min, il n’en reste que la moitié.  Elle agit principalement sur les reins en réduisant le volume des urines  ce qui augmente les concentrations de ses composants urinaires.

Si le sang devient trop concentré, il y a stimulation de la sécrétion de vasopressine, qui va diminuer le volume des urines et donc augmenter le volume sanguin pour le diluer.  Il y a de nombreux récepteurs dans le corps humain (carotides, dans le cerveau…), qui servent à mesurer ce qu’on appelle l’osmolarité, qui est une propriété physique des liquides, en relation avec la concentration de ses  composants.  Par ailleurs, le froid et les émotions diminuent la sécrétion de vasopressine.  C’est pour ça qu’au ski on a toujours envie de faire pipi !  L’alcool aussi.  Par contre la chaleur et la nicotine ont des effets inverses, elles nous font moins uriner.  Ce qui est logique pour la chaleur, on essaie de conserver l’eau dans son corps.

Evidemment cette hormone est très importante pour le contrôle de la pression artérielle.  Une diminution de pression artérielle, lors d’une hémorragie par exemple, entraine une sécrétion de vasopressine.  Idem pour les nausées et vomissements.  Donc la vasopressine entraine une contraction des vaisseaux sanguins.

Vous avez peut-être aussi entendu parler du diabète insipide : c’est une forme de diabète due au manque de vasopressine.  Le sujet urine beaucoup, mais le sucre reste dans le sang (et pour la petite histoire, ce n’est pas une intox, mais il fut un temps où les médecins goutaient bien l’urine de leur patients…).   Ces pauvres gens n’arrêtent pas de boire, et urinent jusqu’à 10l par jour !  A ne pas confondre avec ce désordre psychologique qui porte un joli nom : la potomanie, qui décrit un besoin impérieux de boire tout le temps !  Il y a plusieurs causes possibles de ce type de diabète, mais si il est dû à un déficit en vasopressine, on donne au patient un analogue de cette molécule qui compense parfaitement.

Apparemment elle jouerait un rôle aussi dans les comportements sociaux, la motivation sexuelle, la réponse maternelle au stress.  Elle participerait aussi à la formation de la mémoire et aurait même une propriété antidouleur

 

  • 2. Système Hypothalamo-Adénohypophysaire

Certains neurones de l’hypothalamus déversent dans les vaisseaux sanguins des neurohormones qui sont des facteurs de régulation :

  • soit des hormones qui stimulent l’activité des cellules antéhypophysaires
  • soit des hormones qui inhibent l’activité de ces mêmes cellules

Pour avoir une vue d’ensemble il faut comprendre  que ce système prend en compte au niveau hypothalamique les stimuli d’origine périphérique, autrement dit , encore une fois, la lumière, la température, nos émotions (stress, peur, colère, plaisir…).  On arrive ainsi à un système de régulation comportant quatre étages :

  • il y a des stimulations extérieures, telles que le plaisir ou la température qui viennent stimuler les neurones de l’hypothalamus.
  • celui-ci répond en produisant des molécules qui viennent réguler l’antéhypohyse .
  • l’antéhypophyse sécrète alors des molécules appelées stimulines
  • celles-ci agissent et vont réguler les glandes endocrines, qui elles produisent les hormones (voir schéma)

Schéma

 

Donc je reprends : l’hypothalamus, stimulé par le cortex cérébral par exemple, va sécréter des neurohormones qui vont aller augmenter ou freiner la sécrétion des hormones antéhypophysaires.  L’adéno-hypophyse, qui est vraiment le chef d’orchestre du système endocrinien sécrète en réponse au moins 7 hormones importantes.  Ces hormones (ce sont les stimulines), agissent sur d’autres glandes endocrines réparties dans le corps , ou directement sur des tissus.

Ces hormones sont beaucoup plus connues en général que celles produites par le l’Hypothalamus, vous allez probablement en reconnaître un bon nombre.

Les stimulines hypophysairesIllu08_thyroid

L’antéhypohyse produit des stimulines qui sont des hormones  dont le rôle est uniquement de réguler le fonctionnement des glandes endocrines (la thyroïde par exemple).  Voyons quelque  unes d’entre elles, relativement bien connues parce qu’on les retrouve souvent dans les bilans biologiques médicaux par exemple.

La TSH (hormone thyréotrope), qui stimule la sécrétion des hormones thyroïdiennes.  Un petit mot ici sur les hormones thyroïdiennes (HT), vu que beaucoup de gens sont atteints de désordres hormonaux à ce niveau –là.  Ce sont principalement ces deux hormones T3 et T4 produites par les glandes thyroïdiennes.  Les écarts de concentration sanguines entrainent des dérèglements majeurs de la physiologie, à tous les niveaux .

Il y a deux grands moyens pour réguler la sécrétion d’HT.

  • 1- rétrocontrôle négatif par les hormones elles-mêmes : c’est à dire que les taux d’HT dans le sang régulent leur propre production : plus il y en a , moins l’hypophyse produit de TSH.  Et moins il y a de TSH, moins les glandes thyroïdiennes vont produire d’HT.
  • 2-Autre moyen de régulation: Une neurohormone produite par l’hypothalamus, la TRH, qui stimule la production de TSH.  La production de TRH est elle aussi soumise à régulation : plus il y a d’HT dans le sang, moins il y a production de TRH.  La température corporelle aussi régule la production de TRH : si l’on a froid, il y a production de TRH, qui stimule la production de TSH, qui stimule la production d’HT.  Tous les gens qui ont des problèmes thyroïdiens savent combien ils ont ou trop chaud ou trop froid…

En fait, tout est (évidemment) extrêmement plus compliqué.  Les HT agissant à tous les niveaux de la physiologie et sur tous les organes, les moyens de régulations sont hyper sophistiqués.   Mais vous comprenez maintenant pourquoi lorsque l’on veut faire un bilan thyroïdien on dose les HT, mais aussi la TSH.

Revenons à nos sécrétions hypophysaires, avec une autre hormone assez bien connue :

L’ACTH (hormone corticotope), qui stimule  les sécrétions de la partie endocrine des reins, les cortico-surrénales.Glande_surrenale_fr

Les surrénales, ce sont deux glandes en forme d’amande qui coiffent les reins, et qui produisent quantité d’hormones aux propriétés bien distinctes mais complémentaires qui nous aident à combattre le stress. Par exemple, l’adrénaline et la noradrénaline préparent l’organisme à retrouver son calme et nous donnent le réflexe de fuir face au danger. Quand elles sont libérées dans le sang, elles accélèrent le rythme cardiaque et augmentent la force des contractions du cœur, favorisant la circulation et facilitant la respiration.

Les surrénales produisent aussi le cortisol (hydrocortisone) et la corticostérone à partir du cholestérol, ce qui permet de mobiliser les réserves de graisse ou de muscles et de s’adapter à une maladie. Leurs propriétés anti-inflammatoires ont d’ailleurs conduit au développement de toute une famille de médicaments de synthèse : les corticoïdes.  A ne pas confondre donc avec les stéroïdes anabolisants, dont la structure est proche du cholestérol mais qui ont un mode d’action très différent : ils agissent comme la testostérone, pénètrent dans les cellules (muscles, testicules, cerveau…), agit sur l’ADN de ces cellules et modifient ainsi la synthèse des protéines.  Notons que dans le corps ces deux types de molécule entrent en compétition, parce qu’ils sont proches d’un point de vue structural.  Donc, si vous prenez des anabolisants pour avoir plus de muscles, vous perturbez l’action du cortisol, mais il y a beaucoup d’autres effets secondaires bien plus graves encore, notamment les effets androgènes.  Fermons la parenthèse !

L’ACTH, elle, stimule donc la production de cortisol (et autres corticoïdes), à partir de cholestérol.  Il y a là-aussi un rétrocontrôle négatif : plus le taux de cortisol est important dans le sang, moins il y a production d’ACTH.  La production d’ACTH est aussi régulée par l’hypothalamus, via le le CRF.

Les surrénales produisent aussi  de l’aldostérone, qui garantit l’équilibre entre l’eau et les sels minéraux et régule l’hypertension artérielle.

Le taux d’ACTH est très dépendant du cycle circadien (pour plus de détails sur les rythmes circadiens, notre dossier Nychtémère avec Pierre Kerner), en relation avec la lumière.  Il y a un pic de sécrétion entre 6 et 8h du matin, et diminue tout au long de la journée, avec un minimum vers minuit.  J’avais un prof à la fac qui insistait sur le fait qu’il était important de toujours se réveiller à la même heure le matin, peu importe à quelle heure vous alliez vous coucher.  Parce que le pic de sécrétion induit le réveil, donc si artificiellement vous vous réveillez à des heures différentes, cela perturbe votre cycles naturels.

Autres stimulines hypophysaires très connues cette fois :

Les hormones gonadotropes FSH et LH :

Gonade, ça veut dire glande sexuelle, glande donc qui produit les gamètes,  gamètes : cellule de la reproduction.  Très simplement : la fusion d’une gamète femelle (ovule chez la femme) est d’une gamète mâle (spermatozoïde chez l’homme) permet de créer un embryon.

Ces hormones sont assez connues, du moins leur nom, alors je vais m’y attarder un petit peu.  Il s’agit de la FSH (hormone folliculo stimulante) et  de la LH (hormone lutéotrophique).  On les trouve très souvent dans les bilans biologiques de la femme, notamment pour les grossesses (voir schéma), bilans d’infertilité, etc…

Variations_hormonales_cycle

La FSH stimule la production des ovules dans les ovaires, elle agit au niveau de cette structure appelée le follicule.

Cette hormone a pour cible les gonades sur lesquels elle a les effets suivants :

Chez les femme :

La LH contribue, en synergie avec la FSH, à la maturation des follicules, donc permet la formation des ovules.

Une augmentation concomitante de FSH et LH en cours de cycle est un signe d’ovulation, c’est en fait ce qui déclenche l’ovulation.

C’est la LH qui permet aussi à l’ovaire de produire la progestérone, tant que la femme n’est pas enceinte.

Le rôle essentiel de la LH est de déclencher l’ovulation qui survient entre 36 et 48 heures après le pic de LH.

Elle est en partie responsable de la maturation folliculaire (avec l’hormone FSH) et de la transformation du follicule rompu en corps jaune pendant la phase lutéale du cycle menstruel.

Après l’ovulation, elle est responsable, avec la FSH, de la sécrétion de progestérone et des œstrogènes par le corps jaune.

Une note sur les oestrogènes, dont nous n’avons pas eu l’occasion de parler.  Ce sont LES hormones féminines.  Représentées essentiellement par l’estradiol, produit par les ovaires.  Elles agissent avant tout sur le système génital, mais aussi les glandes mammaires, le squelette, la peau, le système cardio-vasculaire, le cerveau, le système digestif.  La progestérone est une autre hormone féminine, mais celle-ci n’agit que sur l’utérus.

Mais je reviendrai dans un autre dossier sur les hormones sexuelles et de la reproduction.

Chez les hommes, la LH stimule la production de testostérone par les testicules .

 

Le contrôle de la production de LH et FSH :

D’abord les oestrogènes eux-mêmes : si leur taux augmente, la production de FSH et LH diminue.  Encore un rétrocontrôle négatif.

La testostérone va agir aux niveaux hypothalamique et hypophysaire pour contrôler la sécrétion hypophysaire de la LH.

L’hypothalamus intervient aussi dans la régulation, en sécrétant le RH, ou LH-RF, (neurohormone peptidique) qui augmente la production de FSH et LH.  Comme beaucoup de choses, voire à peu près tout dans la nature, c’est une affaire de fréquence  (les phénomènes vibratoires sont en fait partout !).    Lorsque la sécrétion est à basse fréquence, cela stimule la production de FSH.  Lorsque la sécrétion est à haute fréquence, cela stimule la production de LH.  Mais uniquement chez les femmes.  Chez les hommes, la sécrétion de RH est constante.

La sécrétion de RH est activée à la puberté grosso modo.

Et la sécrétion de RH est elle-même dépendante de stimuli visuels, de la température, d’odeurs (les phéromones par exemples), et de stimulations mécaniques, par le système nerveux autonome (avec mise en jeu de la dopamine par exemple), par la glycémie…

 

Les Hormones anté-hypophysaires

Ces hormones ne sont pas régulatrices.  Elles ont des effets directs sur l’organisme.

Il s’agit principalement de l’hormone de croissance, et la prolactine.   Toutes deux sont assez connues, et ont de fait des structures voisines.

L’hormone de croissance, aussi appelée GH.

Elle est malheureusement bien connue en France pour plusieurs raisons.  L’une d’elle est le  scandale de la contamination des produits injectés, entre 1982 et 1986 et qui a causé la mort de 112 enfants.

Vous le savez probablement tous, l’hormone de croissance sert… à la croissance.  Et si on en manque, on reste petit en taille.  Donc quand un enfant est diagnostiqué avec un retard de croissance du à un déficit en GH, on peut compenser très efficacement en lui injectant de la GH

Une des caractéristiques de cette hormone est qu’elle est très spécifique à l’espèce humaine et à l’époque on ne savait pas la fabriquer. Donc pour soigner ces enfants malades, à l’époque, il fallait leur donner une hormone extraite de cerveau humain.  Normalement, de nombreux tests très stricts doivent être effectués pour s’assurer que les extraits sont purs et non dangereux.  Il semblerait qu’en 1982 et pendant 4 ans il y ait eu quelques dérapages, peut-être pour raisons commerciales…

Ils sont morts de la maladie de Creutzfeldt-Jakob.

La GH est aussi évidemment bien connue pour son utilisation par les éleveurs, qui en donnent à leur bétail pour le faire grandir plus vite, avec moins de graisse.  En effet, elle augmente la croissance des os, en longueur et largeur.  D’ailleurs elle agit sur la croissance de tous les organes, sauf le cerveau.  C’est aussi un anabolisant protéique, elle augmente la glycogénolyse, c’est à dire la dégradation du glycogène musculaire en glucose.

Les sites internet foisonnent à ce sujet, est-ce dangereux pour notre santé, est –ce dangereux pour la santé des animaux ?  Il n’y a vraiment aucun consensus, les intérêts commerciaux sont probablement trop lourds pour que l’on puisse obtenir des données définitives.

Lorsqu’un enfant a un excès d’hormone de croissance, par exemple à cause d’une tumeur de l’hypophyse, il présentera un gigantisme harmonieux.  Chez l’adulte, on parle d’acromégalie, avec un élargissement caractéristique de tous les os, un épaississement de la peau, une distorsion de la colonne vertébrale et des troubles viscéraux.  Il y a par exemple le cas assez connu de Maurice Tillet. Un français bien intelligent, qui paraît-il parlait 14 langues et aimait jouer aux échecs.  Malheureusement, vers 20ans Maurice a développé une affreuse Acromégalie, qui l’a transformé lentement en monstre.  Il s’est converti en champion de lutte, a emmigré aux US.  Certains prétendent qu’il fut le modèle pour un personnages bien connu du grand écran : Shrek.   Si vous pouvez allez voir sur internet des photos de celui qui fut baptisé « l’ange français », Maurice Tillet, et jugez vous même !

Autre scandale :

Certains haltérophiles, athlètes ou cyclistes ont aussi bien compris l’intérêt de l’hormone de croissance. C’est l’un des rares moyens permettant de faire du muscle sans faire de graisse. De là à penser qu’elle pourrait améliorer la résistance et les performances des athlètes, il n’y avait qu’un pas, que certains ont franchi allègrement.

Le plus souvent, elle est associée à l’érythropoïétine (EPO), une autre hormone qui favorise le transport de l’oxygène des poumons jusqu’aux tissus. Les deux produits associés entraînent une moins bonne fluidité du sang et donc des risques d’accidents cardiovasculaires, d’atteintes cardiaques, de diabète, etc.

 

Une autre hormone bien connue : la prolactine (appelée aussi hormone lutéotrope) : c’est une protéine, bien connue pour son rôle dans la production de lait, mais qui a bien d’autres fonctions (environ 300, je ne vais pas toutes les énumérer, je vous rassure).

La diminution du taux de progestérone dans le sang en fin de grossesse, et la chute brutale de progestérone et estrogènes à l’accouchement, le tout associé à la succion du mamelon de la maman par le bébé, entraînent l’hypophyse à sécréter les 2 hormones de « maternage » : la prolactine pour la fabrication du lait, et l’ocytocine pour l’éjection de celui-ci.

Pendant la grossesse, la prolactine participe à la neurogenèse chez l’embryon.

Pendant l’acte sexuel, le taux de dopamine augmente, celle-ci est responsable de l’excitation.  Mais après l’acte sexuel, la prolactine vient contrer les effets de la dopamine et apporte la satisfaction et la relaxation.

Chez les hommes, la prolactine participe à la fabrication du sperme.

Est-il vrai que tant qu’une maman allaite elle ne pourra pas tomber enceinte ?  Et bien disons que le risque est très diminué car la prolactine s’oppose à l’ovulation par son action sur l’hypophyse (elle diminue la sécrétion de FSH).

Par contre, si elle est en excès, il y a infertilité (serait la cause de 20% des infertilités féminines).

Elle régule aussi le système immunitaire, agit comme un facteur de différentiation des cellules, notamment sur les cellules sanguines, elle est impliquée dans la coagulation sanguine.

Sa sécrétion est régulée par les neurones de l’hypothalamus qui sécrètent de la dopamine,  qui inhibe les cellules qui produisent la prolactine.

 

C- Les Hormones et nos humeurs.

Les hormones sont des substances très puissantes dans le corps, de très petites concentrations ont des effets très puissants (de l’ordre du ng/ml).  Dès que leur concentration varie un peu, les effets se font ressentir.  Il semblerait que les hormones stéroïdes (estrogènes, testostèrone et progestérone) soient les composés chimiques les plus puissants agissant sur notre cerveau.  Des variations de taux de ces hormones, produits en particulier par les ovaires chez la femme, influencent la production de neurotransmetteurs (dopamine et sérotonine en particulier), qui vont affecter notre humeur.
Il est vrai que notre humeur du jour est grandement affectée par de nombreux facteurs tels que facteurs sociaux, stress, forme physique, nourriture, sommeil…  Mais d’aucuns argumenteront que ces mêmes facteurs sont eux-mêmes grandement affectés par nos hormones, qui agissent sur notre cerveau et déterminent ainsi notre humeur.

Les stéroïdes ovariens en particuliers joueraient un rôle très puissant dans ce schéma, et donc sur la sensation générale de bien-être des femmes.  Par exemple, les femmes en début de ménopause voient leur niveau sanguin d’estrogènes diminuer, ce qui entrainerait dépression et anxiété, troubles du sommeil, problèmes de mémoire…Un traitement hormonal substitutif pourrait aider.

Les estrogènes ont des effets antidépressants.  Au contraire des effets trop élevés entraineraient des crises d’anxiété chez la femme.  Ce qui est frustrant c’est qu’une femme peut avoir une tendance hyper ou hypo, mais il y aura toujours  en plus des fluctuations.

 

Le ratio estrogène/progestérone semble être la clé d’un bon équilibre des hormones féminines et d’un traitement adéquat.  Un déficit en progestérone entraine aussi crises d’anxiété chez la femme qui approche la ménopause.  En revanche, si le niveau d’estrogène est élevé mais la progestérone basse, les patientes peuvent tomber dans des crises de rage folle, suivies par une phase d’abattement.

Ceci n’est pas trop surprenant si l’on sait que la plus large concentration de récepteurs à la progestérone se trouve dans la région limbique du cerveau, qui est le centre des émotions.  En fait la  progestérone a un effet calmant.  C’est ce qui se passe aussi après la naissance, quand le taux de progestérone chute, et qu’on voit apparaître le blues de la nouvelle maman.

Dans tous les cas, de nombreux médecins conseillent une thérapie substitutive avec des doses adaptées de progestérone.

Un des problèmes est que d’autres hormones peuvent affecter notre humeur, comme la Mélatonine par exemple, ou l’ocytocyne.  Il est donc difficile d’établir une relation cause-effet  bien définie.

Il est clair que l’environnement a un large impact sur le complexe hypothalamo-hypophysaire.  Par exemple, une jeune femme qui souffre d’anorexie va très probablement voir ses règles disparaîtrent, par désactivation des cycles ovariens et utérins. Le stress, l’exercice physique, la perte de poids  en excès peuvent avoir les mêmes effets.  Le stress chez les hommes peut induire l’impotence.

Ainsi, certaines études scientifiques récusent absolument cette relation humeur et taux d’estrogènes et préfèrent utiliser par exemple les facteurs génétiques pour expliquer les différences de disposition des individus.

 

Conclusions

 

On l’aura bien compris, les hormones sont des composés chimiques essentiels au bon fonctionnement de tout organisme vivant.  Elles sont d’ailleurs très nombreuses chez les plantes.  Elles ont un rôle régulateur et coordinateur et interviennent à tous les niveaux du fonctionnement de l’organisme.

Le complexe hypothalamo-hypophysaire est une structure fonctionnelle essentielle, point de départ de toute la régulation hormonale.  Elle très compliquée dans son fonctionnement et agit en intime relation avec le système nerveux.  Et c’est pour cela que la sécrétion d’hormone est tellement liée à nos états d’âme…

 

Prochain dossier sur les hormones : les hormones sexuelles et la pilule.

Merci de votre attention !

 

 

Ce dossier a été diffusé dans le cadre de l’épisode 164 de Podcast Science

 

 

 

Références

 

 

1- Endocrinologie.  J. Hazard et L.  Perlemuter.  Ed Masson.

2- Mes tuyaux d’internat !  Merci à mes profs lyonnais !

3- http://passeport.univ-lille1.fr/site/biologie/scbio/procreation/procreation_web.publi/web/co/04_1_hypothalamo.html

4- Wikipédia

5-Exploring psychology.  D. Myers.  Ed.  Worth

6-http://www.chilton.com/paq/archive/PAQ-99-202.html

7- Sur l’ocytocyne :

w.slate.fr/story/59785/ocytocine-hormone-calin

http://www.feminimix.com/couple-grace-ocytocine.html

 

http://www.corpor.net/vaporisateur-maintenant-a03851557.htm

 

8-http://abcnews.go.com/Health/blame-hormones-bad-mood/story?id=21153728

 

Les images de l’émission 164 – Hormones

 

164-Puyo1 164-puyo2 164-puyo3 164-puyo4

 

Cette semaine, les illustrations sont par Puyo

Podcast Science 164 – Les hormones

Aaaah, les hormones. C’est un mot qu’on a souvent  entendu. On les pense facilement responsables de tout plein de trucs (le fameux “c’est les hormones”…) et pour autant, s’il fallait définir exactement ce qu’elles sont et comment elles fonctionnent, on serait bien mal. Heureusement, Irène est là ! Grâce à elle, vous pourrez briller en société en balançant votre science sur l’axe hypotalamo-hypophysaire.

Nous sommes le mercredi 26 février 2014, vous êtes sur Podcast Science et c’est l’épisode 164. Bonsoir et bienvenue !

 

Le dossier de la semaine

» Les hormones, par Irène
Le dossier d’Irène

Les images de la soirée

 

Les quotes de la semaine

C’est une grande misère que de n’avoir pas assez d’esprit pour bien parler, ni assez de jugement pour se taire. Jean de La Bruyère.

Aujourd’hui, le cinéma ressemble à un hôpital psychiatrique. On file des hormones aux acteurs et ils deviennent autre chose que ce qu’ils sont. Gérard Depardieu

C’est surtout les termes compliqués qui n’étaient pas simples, Nicotupe

 

Plugs et liens évoqués

La prochaine fois

Mercredi 5 mars, avec Marie Simon

C’est probablement au lycée que l’on vous a collé pour la première fois l’étiquette de scientifique ou celle de littéraire, vous prédestinant par la même à un champ de la connaissance et à des types d’apprentissage spécifiques, mais également à un profil cognitif, voire à une personnalité. Des manières fort indélicates qui auraient fait sourire Pascal, Newton, Pic de la Mirandole, Poincaré, ou tout autre homme de science selon l’acception classique du terme. Et pourtant, cette filière, il faudra bien la choisir ! Un choix peu aisé, et qui dépend pour beaucoup de la manière dont le lycéen tout juste sorti de l’oeuf se représentera les disciplines à la lumière de leur enseignement. La prochaine fois, nous causerons donc des sciences à l’école et en particulier de ce que les structures disciplinaires disent de l’organisation académique du savoir. Qu’est-ce qu’une discipline ? Qu’est-ce qu’un champ du savoir ? Les cloisons disciplinaires bougent-elles ? Autant de questions passionnantes qui devraient déboucher sur un débat que l’on espère houleux !” 

 

La Chatroom

NicoTupe : Robin?

Pascal Metz : Bonjour tout le monde

mealarstruskanval : bonjour !

NicoTupe : bon nous ne sommes que Irene et moi, tout va bien…

mealarstruskanval : 4 heures de trajet en voiture aujourd’hui => 3 dossier, dont le très bon dossier de NicoTupe sur l’art mathématique 😉

Pascal Metz : Visiblement, Robin n’est pas loin

NicoTupe : 🙂

NicoTupe : Vous nous entendez?

Aeterna : Oui je vous entends 🙂

Pascal Metz : pas moi

Aeterna : Et bonsoir 🙂

Pascal Metz : maintenant si

Pascal Metz : bonsoir

mealarstruskanval : oui

mealarstruskanval : c’était bien

Pascal Metz : Pas grave

Pascal Metz : il se venge

maxence : Ami du soir, bonsoir

David Loureiro : hello !

Robin : Salut tout le monde !

David Loureiro : lu Robin

Alan : Bonjour les amis 🙂

David Loureiro : lu Alan

Alan : ‘ning 🙂

lukrainien : Salut

David Loureiro : sinon on revient quand vous êtes prêt hein 😉

Pascal Metz : ca fait un peu le podcast certifié ISO 1664

mealarstruskanval : c’est parfait

lukrainien : Hein quoi….allo

puyo : B’soir à tous !

puyo : Tiens, c’est calme ce soir ! 🙂

puyo : (j’arrive juste à temps !)

Alan : tiens, salut Puyo 🙂

puyo : Salut Alan ! 😀

Alan : ça boume?

puyo : à mais oui ! prêt à dessiner, si y’a de la place libre, héhé !

puyo : Et toi, la grande forme ?

Alan : toujours 🙂

julie : salut à tous !

Alan : yup, merci 🙂

mealarstruskanval : rive droite représente !!!

puyo : Hourra !

Alan : Hey, la prêtresse!

julie : je suis même pas en retard pour le dossier !

Alan : @Puyo, tu vas les tweeter? #ps164

puyo : ça roule !

Alan : Great, hâte de voir ça 🙂

David Loureiro : hey salut Puyo !

puyo : Hey, salut David !

Alan : Merci pour la photo David 🙂

lukrainien : Par chez nous on parle pas de glades dans ce cas !!!

lukrainien : de glandes pardon*….

lukrainien : Surtout madame….aie pas sur la tête !!!

David Loureiro : @Alan : j’avais promis

David Loureiro : bon par contre

David Loureiro : il pleuvait, c’était le soir, j’étais pas rasé …

Alan : tiens, dans une sec tout le monde va savoir de quoi on parle 😉

David Loureiro : 🙂

Alan : (si tout va bien)

RandallFlagg : !

David Loureiro : oh mince

RandallFlagg : bouh

Alan : (toujours qq doutes avec Sharypic)

pit : Hello

pit : C’est quoi cette photo ???!!!

pit : lol

Laurence : 😀

NicoTupe : sharypic marche mal je trouve 🙁

puyo : héhéhé, pas mal !

David Loureiro : c’est pas moi

Alan : David Loureiro himself 🙂

David Loureiro : :p

David Loureiro : j’aurais jamais cru contribuer aux illustrations d’un épisode !

pit : 😉

Alan : @David, chacun fait comme il peut 😉

Robin : Yeah, David, la classe !!

David Loureiro : 🙂

David Loureiro : @Alan j’oserais : chacun fait comme il pleut

Alan : pfiou…

Alan : bon, j’inaugure officiellement la boîte à 2 balles pour les blagues pourries

Alan : c’est toi qui vas payer le prochain apéro 🙂

David Loureiro : héhé

maxence : Et les autres peuvent recevoir des hornomes comme la tv ou c’est que sanguin ?

David Loureiro : faudra attendre le 12 avril 🙂

Pascal Metz : le a

Alan : Irène ? La testostérone fait peut-être tomber les cheveux chez certains, mais t’es sûre qu’elle en ralentit la croissance?

Pascal Metz : le sang met combien de temps a faire le tour?

maxence : “Propriete prive” sur le paneau de david ??

maxence : D’un coup je suis vachement moins fier de mes cheveux

Alan : Maxence, on veut une photo des cheveux 😉

Alan : (ça soulagera un peu David)

David Loureiro : ouais celle qui tourne on la déjà bien vue ^^

maxence : heuuuuuu

GLaDOS : @Robin Can you tell us more about this? http://www.cantere-lirica.com/index_fichiers/spectacles-lyriques_fichiers/photos/ory-sames-animation-robin-2012.jpg

Robin : Entre plein de poils et pas de cheveux et le contraire, disons que je suis plutôt content de ne pas avoir des masses de testostérone

Alan : t’as un twitter?

pit : sympa le costume !

maxence : qui?

maxence : lol

Robin : @Glados : c’est ma nana qui a participé à un opéra, j’ai aidé à la mise en scène, et fait la présentation pour des enfants

maxence : Awwww

Alan : @GLaDOS how the hell did you find that pic?

ElJj : B’soir

pascal : salut alan ca va pour le tout (en suisse dans le texte)

Alan : Hey j<sup>2</sup> 🙂

Alan : bof

MrNause : Et l’ex dictateur, quand est ce qu’il part en vacances ?

Alan : le html marche pô 🙁

Robin : Je précise que sur la photo, je suis celui sans costume, justement !

Robin :

Alan : Salut Nause

MrNause : coucou ^^

ElJj : J², tout simplement !

Automail : Salut!

Alan : J² 🙂

GLaDOS : @Alan GLaDOS is a living database

Alan : GLaDOS is awesome

Alan : Chuck Norris fears GLaDOS

GLaDOS : 😀

GLaDOS : Chuck was a test subject.

David Loureiro : @Nico : tu veux pas sauver mes yeux et faire un dessin siteuplé ? 😉

pascal : c koi bof

MrNause : Il va falloir embaucher un nouveau graphiste, il y a du relachement…

puyo : Et hop ! (pas évident de suivre en même temps, bigre ! C’est technique ! 🙂

pit : en quoi sont ils différents ces neurones ?

pit : y’a pas de séparation physique ?

Alan : pfiou, sharypic est réglé n’importe comment, ça défile bcp trop vite 🙁 J’arrive pas à lire tes comm puyo 🙁 vais essayer de régler ça

maxence : +1

lukrainien : L’hypotruc bidule n’est donc pas une glande mais une zone du cerveaux composée de cellule différents…J’ai appris quelquechose…vias je le retenir…

Automail : La n’Euro Hormone. Le nouveau projet de l’UE

puyo : héhéhé !

Alan : ‘oilou, c’est calmé… Merci Puyo, trop cool 🙂

pit : n’euro Hors normes le projet de l’UE !

lukrainien : oui

David Loureiro : @Alan : nickel

pit : oui on suit !!!

ElJj : (On entend quelqu’un taper, ça me semble pas normal)

maxence : A mort !

MrNause : l’âne aux aurores omone ?

Automail : Ca me rappelle mes cours de TS..

Pascal Metz : @eljj mantenant que le specialiste est dictateur

maxence : C’est vraiment le bordel, te remplasserait ca avec un bus CAN

MrNause : TS…Team Speak ? …sympas les cours

maxence : lol

Alan : 😀

maxence : Cours de Team Speak 101 : L’insulte

pascal : c top vive les podcastes con re re re ecoute

pit : est-ce que vous aussi vs entendez le clapoti du clavier derriere la speakrine ?!

MrNause : user kick to channel

Pascal Metz : @maxence c’est pas david qui a fait dossier sur le transhumanisme

pit : (derrière l’invitée)

lukrainien : oui il y a quelqu’un qui martyrise son clavier

Alan : vous êtes sérieux pour le clavier? Je ne l’entends pas, moi

pit : j’ai mal pour le clavier

Automail : Vive la sérendipité 😉

Automail : ( Perso je l’entend aussi )

lukrainien : oui je l’entend

maxence : Le transhumanisme, ca permetterait d’eviter le clavier

Alan : Arf, alors c’est Tupe…

Pascal Metz : moi je l’entend aussi

pit : oui, mais je ne suis pas certain que ça soit un clavier plus qu’un bruit parasite

MrNause : dopamine me fait tjrs penser à “dopabien dopamine”…je sors

Alan : il est muté dans skype

Alan : mais pas sur le broadcast

maxence : on attend les bruit du tupe !

pit : hahahahah ! Tupe on t’entend taper !!!!

pit : pit …. uiter ?

pit : c’est ma glande 🙂

AlexNewsBlog : tupe tape?

Alan : π twitter

lukrainien : Pblème..Mon cerveau entier dépasse pas la taille d’un petit pois…

pit : 😉

MrNause : vaut mieux ça que le melon

pit : tête de petit pois, aucune idée moi !!!

Pascal Metz : un petit peu quand meme

maxence : Mais non, c’est mieux que les matheux !

lukrainien : non non c’est suffisamment imagé

Pascal Metz : ca va m’occuper quelques voyage

MrNause : et que dire du système hyppoto allergénique avec adoucissant ?

maxence : Apres l’influence sur le vocabulaire au scrabble

pit : on est sous le cerveau …. il nous faudrait un dynamique, une carte 3D avec un point rouge “Vous êtes là” !!!

maxence : Il faudrait un glossaire en live

Pascal Metz : et une carte du corp humain

maxence : mais pas n’importe lequel

Pascal Metz : corp?

maxence : celui de david !

MrNause : sécrète par ci, sécrète par là….ça en fait des secret(e)s à découvrir

ElJj : Histoire des hormones aka secrète story

Pascal METZ : j’avais pas osé la faire celle là

maxence : “la prise d’ethanol” ok – *ouvre une biere

MrNause : se crète intéressant tout ça

AlexNewsBlog : sujet sur vaste … peut’être un peu trop?!

lukrainien : On trouve cela dans des livres de technique de vente…

David Loureiro : ocytocine -> David en avait parlé dans l’un des soirées radio-dessinées

Automail : Internet est rempli de site bidon quand meme..

David Loureiro : non ?

Alan : Si

Automail : sites bidons *

Alan : tiens, quiz de la mémoire de David L

pit : ou d’alcool pr certains !

Alan : qui d’autre en a parlé et quand?

lukrainien : bidons pleins d’ocytocine?

Pascal METZ : le pluriel est effectivment necessaire

Alan : (tu te feras rembourser tes 2 balles si tu trouves)

MrNause : bon je l’assume: “ocytocine ocytofé”

maxence : rofl

Alan : 😀

pit : il a osé !

lukrainien : Pire :ne pas confondre ocytocine et en retard à la sceance…

maxence : Raa j’ai du mal avec la bio

puyo : Et hop ! (pas évident d’enchaîner ! huhu)

RicGir : Bien le bonjour du Québec ma gang d’intéressants ! 🙂

pit : merci puyo 🙂

Alan : excellent Puyo 🙂

maxence : bonjour kebec

David Loureiro : vasopressine et froid -> réduction de la taille des organes génitaux masculins ? ou pas ?

Alan : Tiens, salut le Québec 🙂

puyo : Héhéhéhé, merci ! (j’ai même pu faire la tige pituitaire ! :D)

Alan : (je note les questions, hein 🙂 )

pit : beurk

maxence : ewww

David Loureiro : @Alan : ta question est ardue

Robin : Je me demandais si cette dernière questino allait bien être relevée 😉

David Loureiro : j’y réfléchis

pit : Potomanie ou Pit///omanie ? :p

maxence : la nacotine est vasopresseur non ? Une eventuelle “croissance” si on arrete de fumer ?

David Loureiro : @Alan j’ai droit à combien d’essai ? 😀

Alan : 1 🙂

David Loureiro : pinaise t’es dur

Alan : je t’aide : c’est dans les 10 premiers épisodes

David Loureiro : aucun lien, fils unique

Robin : Encore plus dur à caser en soirée celui là !

Alan : J’avoue

maxence : L’hypotalamus, c’est pas une chaine de resto ?

Alan : on devrait peut-être se faire sponsoriser par Scrabble, non?

maxence : faut ecrire en diagonale pour le placer

Pascal METZ : bof, il n’y pas assez de mot de moins de 7 lettres

MrNause : suite à la dernière enonciation d’hormone, vous venez de perdre 26 poditeurs

Alan : 😀

David Loureiro : @Alan : au hasard : toi ?

maxence : Faudrait voir le word cloud du dossier

Pascal METZ : dans les 10 premiers y pas loin d’une chance sur deux a priori

Alan : @David, perdu 🙂

pit : On comprend pourquoi Tupe laisse ouverts ses 26 comptes et pseudos ! 😉

David Loureiro : Anh Tuan ?

Pascal METZ : pourtant ocytocine, ca ne fait pas dossier de Mathieu

Alan : Arf 🙂

Alan : et pourtant…

AlexNewsBlog : pas la TSH svplééééé

David Loureiro : TSH c’est un chaîne suisse romande ?

Alan : euh non…

maxence : hehe

puyo : huhuhu !

MrNause : hey ! Doucement ! Vous ne faites plus de vulgarisation ? Hyppotrodomacicus hymunis contorcius elephantuk….

Automail : TSH c’est le code des cours de sciences humaines dans mon école. Le fait que l’on s’endorme pendant ces cours, c’est une histoire d’hormone c’est ca?

Alan : 😀

maxence : Comment on mesure la TSH en laboratoire ?

Aeterna : Ba avec un automate 😀

pascal : de d de d c est du lourd

MrNause : ça m apprendra à prendre l emission en cours, j vais encore être obligé d ecouter le différé

Alan : @Nause, avec le dossier sous les yeux…

Aeterna : Et sinon en gros avec des automate qui utilisent comme réactifs des anticoprs ciblés contre la TSH

pit : J’attends encore 2 minutes ou je lui redemande tout de suite ce que c’est que la TSH … rien compris ! 😉

MrNause : Et la DRH dans tout ça ….?

David Loureiro : @pit : tu ne comprendras pas

David Loureiro : opine du chef de manière entendue

Alan : 😀

pit : hummmmm

Aeterna : et après selon avec quoi sont couplés les anticoprs, on mesure la différence de couleur a une longiueur d’onde précise

pit : oui d’accord

maxence : automate ?

Aeterna : une robot/automate d’analyse médicale

MrNause : moi je décroche entreDRH et THC, rien compris

David Loureiro : @pit : sinon tu as la formule consacrée

pascal : non la tomate

pit : d’accord

David Loureiro : c’est pas faux !

Aeterna : ça fait le boulot tout seul …*

maxence : Ca mesure la couleur apres ajout d’un reactif magique ?

Aeterna : en gros oui 🙂

maxence : ok merci

Automail : Les glandes autocrines et paracrines sont aussi controlé par le systeme hypothalamo-hypophysaire?

maxence : non mais ca marche comment pour la precision ?

Pascal METZ : arf, le dossier est pas en ligne

Aeterna : mais sinon habituellement les méthodes de base c’est des anticorps spécifique qui ciblent la tSH

David Loureiro : ça fait pensé au truc dont Alan et Taupo avaient parlé pour le sommeil

David Loureiro : plein de réaction qui s’enchaînent pour aboutir à un résultat

Aeterna : couplés avec des enzymes

David Loureiro : (si je me souviens bien)

damdahu : Première écoute du podcast en live… j’ai raté le début, difficile de se raccrocher! Ca m’apprendra!

MrNause : Si ma DRH consomme du THC, est ce que cela se reflete sur son ADN ou son HLM qui aboutit à une VDM

Aeterna : l’enzyme a comme substrat un produit coloré

David Loureiro : @MrNause : utilise le GHB, comme ça personne se souvient de rien

Aeterna : et l’automate mesure le delta de couleurs au cours du temps

David Loureiro : et ça passe comme une lettre à la poste

maxence : ok mais comment on sort un nombre en ppm ou autre

pascal : je decroche

MrNause : c’est pas faux

Aeterna : le tout remis avec des courbes de calibration ça te donne la concentration

Pascal METZ : je le reecouterai apres avoir lu le dossier je crois

maxence : ok, ca fait vraiment magie noire l’utilisation de couleur

pit : question : si on a des problèmes de tyriode, est-il possible que le test (analyse sanguine) ne le détecte pas à causes d’un prélèvemùnt ponctuel normal ?

Aeterna : parce que oui sans courbe de calibration avec des échatnillons dont on connait la concentration ça marche nettement moins bien 🙂

Aeterna : enfin je dis couleurs … c’est des longueurs d’ondes bien rpécise, dès fois c’est mêmle dans l’ultraviolet

maxence : pareil

Alan : @damdahu, désolé 🙁

Automail : Aeterna : Tu parle de Spectrophotometrie la non?

Alan : pas qu’on puisse forcément prendre en route avec n’importe quel dossier, mais là, c’est vrai que c’est hardcore

maxence : merci pour la reponse, m’etais toujours demandé

Aeterna : oui, merci je trouvais plus le terme scientifique 🙂

damdahu : @Alan : pas de mal! Je reste en ligne j’aurai bien retenu 2/3 choses pour bien capté à la réécoute en différé!

maxence : reveiller le pequin et le naturel s’en fuit au galop

damdahu : capter avec er c’est mieux

Pascal METZ : pierre et alan!!

David Loureiro : Ah ben je savais bien qu’il y avait un lien avec le dossier de Taupo et Alan

David Loureiro : 🙂

David Loureiro : je suis rien, mais j’arrive à suivre 🙂

MrNause : Et à quand un jeu de rôle créationniste ????

Alan : damdahu 🙂 sinon, tu écoutes depuis longtemps?

Alan : @Nause, t’as négocié avec le patron?

Automail : Aeterna : La spéctro n’est qu’une methode parmi d’autre, le titrage par d’autre methode est certainement possible aussi

Aeterna : oui totalement, mais c’est assez courant pour doser les hormones

David Loureiro : @MrNause : genre Jesus’ Cluedo ?

ElJj : On rentre dans les cours de 1ere S, là

Aeterna : après ça dépend du fabricant aussi

MrNause : j ai dû le perdre dans les rapports de jeux indés sous linux….

Aeterna : chacun a ses méthodes favorite

David Loureiro : Noah’s monopoly ?

maxence : connection vsh pour se logger sur le femmes, interressant !

Automail : Aeterna : Ok 😉 Tu bosses la dedans?

NicoTupe : @alan -> Skype

Robin : les sigles, c’est encore pire que dans l’éducation nationale !

Aeterna : oui, dans un labo d’analyse médicale 🙂 mais bon pas sur automate moi j’aime pas ça au jour le jour 😀

Aeterna : c’est quand même pas passionant

MrNause : @David, que neni c’est plus élaboré ^^

Pascal METZ : dans le genre, je me souviens de quelques cours de reseau plutot sympa

David Loureiro : @MrNause SimJehova ?

MrNause : http://www.millenium.org/jeux-indes/

damdahu : @Alan depuis l’année dernière je dirais… J’ai souvent penser à vous conntacter pour vous signaler mon admiration! C’est chose faite maintenant. J’écoute tous les podcasts même quand je ne suis pas “capable” de tout comprendre…

David Loureiro : le SimCity ou tu gagnes de l’argent en convertissant des gens

damdahu : pensé é

pit : Elle nous épargne là c’est ça ??? !

pascal : dur dur

NicoTupe : 🙂

maxence : @Aterna tu es au “diagnostic” urine comme mentioné ?

damdahu : c’est fou ce que je deviens mauvais en orthographe passé une certaine heure…

Alan : @dam, bah merci du compliment, c’est sympa 🙂

Alan : dommage que tous les épisodes ne soient pas compréhensibles, ça devrait être le but… Mais bon, c’est pas évident…

pascal : chadur chadur

Alan : rendre simple des choses complexes sans les dénaturer, c’est tout un art

Automail : Ca fait penser justement a la taxonomie des etres vivants qui sont juste horrible quand on remonte le long des sous especes, especes, groupes, etc

damdahu : @Alan : pas de quoi je suis un amateur de sciences frustré, mon parcours scolaire m’a éloigné de choses passionantes et je rattrape le retard comme je peux!

Alan : +1 🙂

pit : un truc qu’on peup palper SVP !

Automail : Damdahu : Les Moocs sont tes amis dans ce cas 😉 ( Utilisateur convaincu de F.U.N.)

Alan : c’est quoi F.U.N?

David Loureiro : d’ailleurs aujourd’hui il y avait un truc avec le Mooc QuidQuam Euroka

Pascal METZ : Pas encore des masses de choix, je trouve

David Loureiro : sur la supraconductivité

David Loureiro : à 17h

Automail : France université numérique

Alan : oky, thx

Alan : et c’est bien?

Automail : Pascal : Pas faux , c’est un peu dommage je trouve mais gardons espoir

damdahu : @ au contraire vous êtes très justes dans le ton. Les fans seraient frustrés si on restait en surface à chaque fois aussi, il en faut pour tout le monde! Je pars du principe qu’on retient toujours au moins une chose ou deux et c’est le principal!

Pascal METZ : oui, je surveille

Automail : David: Quidquam est pas super je trouve, ca touche un peu trop a tout a mon gout.

Alan : @dam, c’est vrai, t’as raison, c’est comme ça qu’il faut le prendre

Pascal METZ : et les bases necessaire ne sont pas toujours bien mis en evidence

MrNause : j’ai fais parti des premiers cobayes à tester les hormoness de synthèse de 1989 à 1994

David Loureiro : @Automail : pas vraiment eu le temps de regarder pour me faire un avis

MrNause : soucis liés à la glande paratyroîde

Automail : Pascal : Tout a fait d’accord ( J’ai abandonné un Mooc d’Algebre au bout de 6 videos : pas assez de bases, pas de corrigé, trop de retard ) C’est bete.

David Loureiro : @Automail : mais c’est vrai que ça avait l’air de couvrir pleinnnnn de sujets très variés

MrNause : g gagné 35 cm au lieu de rien du tout

NicoTupe : @automail, quel mooc?

David Loureiro : c’est le risque c’est clair

Alan : @dan idem chez moi, des dizaines de bouquins que j’ai lus, j’ai dû retenir un millième, mais c’est vrai qu’on retient chaque fois un truc, et petit à petit, années aidant, on finit malgré tout par développer une culture scientifique

Pascal METZ : coursera ou fun?

Automail : Nico ; Introduction a la theorie de Gallois sur Coursera.

puyo : pom pom pom

Alan : @Puyo, yeah 🙂

Pascal METZ : mois au bout de deux semaines

puyo : Héhéhéhé !

Alan : dis, au fait, puyo, t’as bientôt un blog en ligne?

Pascal METZ : ca a donné d’ailleurs un echange de mail avec NicoTupe

Alan : Pierre est embêté car il n’arrive pas à récupérer les dessins pour stripscience depuis sharypic

puyo : Alan > Hum, j’y travaille (en fait, je voudrais faire ça bien, mais du coup, je n’ose pas encore me lancer, bigre !)

MrNause : le gigantisme….le coeur n’a pas de difficultés à officer son rôle de pompe ?

MrNause : les morts sont jeunes non ?

Pascal METZ : @alan au pire sur twitter avec le hashtag, ca doit marcher non?

Alan : @puyo, bah, ya un moment, c’est mieux d’avoir un truc moyen que d’avoir un truc inexistant parce que pas encore parfait, pas vrai?

damdahu : @Alan : on est bien d’accord… Merci encore pour votre travail gigantesque (pour le travail que tu as fourni jusque ton “autodestitution” et au nouveau Dictatupe pour la suite!)

Alan : @Pascal, c’est pas con, ça… On peut générer un RSS à partir d’un hashtag?

Automail : A propos de Dopage, les russes y vont au gaz Xenon en ce moment.

puyo : Alan > oui, c’est ce que je commence à me dire ! 🙂

Alan : @dam, merci, sincèrement, ça me va droit au coeur 🙂

Pascal METZ : j’avais trouve un script basé sur une ancienne version de l’api twitter

Pascal METZ : mais qui marche

damdahu : @Alan : ravi d’avoir enfin pu le dire!

ElJj : Il y a aussi Richard Kiel (Requin, dans la saga James Bond), ateint d’acromégalie

MrNause : Xenon…c’estait pas un jeu vidéo ?

Pascal METZ : derriere monter le rss oit etre faisable

Alan : @Pascal sinon ifttt doit pouvoir le faire. Par contre, il nous faudrait un hashtag consistant

Automail : Mr Nause : Yep

pit : intox

pit : INTOX !

Pascal METZ : ifttt?

GLaDOS : If this then that

Alan : @Irène, oui mais à condition d’allaiter du matin au soir, comme chez les chasseurs-cueilleurs

pit : lol

pit : donc faut arrêter de têter pour quoi madame tombe enceinte !!! :p

pit : que

David Loureiro : @Irene en tout cas tu maîtrise de manière impressionnante le sujet ! Bravo !

damdahu : Vous avez parlé des endorphines? J’en ai beaucoup entendu parler et voudrais un avis “expert”

David Loureiro : @damdahu demande à Valérie … Expert !

damdahu : (c’est bien une hormone au moins? Que je passe pas pour un idiot)

David Loureiro : c’est bien nul ça aussi

damdahu : TRES BON:

David Loureiro : les facteurs? De la poste ?

David Loureiro : pardon

David Loureiro : oulà

damdahu : Bon ben je demande alors… Valérie c’est quoi donc les endorphine? Quels effets sur l’organisme?

damdahu : merci

David Loureiro : ouais puis les hormones c’est toujours une bonne raison pour rien faire …

David Loureiro : chez les femmes

maxence : ca devient limite sexiste !

Alan : @David, le compteur tourne… Les facteurs, encore 2 valles…

Alan : balles

Pascal METZ : ca va mal finir cet apero…

Robin : Et fais gaffe, il compte en suisse

Alan : c’est à dire que je sais compter au-delà de 69 😉

David Loureiro : @Robin : genre quarante-quinze pour dire cinquante cinq ? 🙂

Alan : @damdahu, Valérie, c’est Irène?

damdahu : Oula…

Robin : genre quand ça parle d’argent, ça monte plus vite

damdahu : à la ramasse ce soir

damdahu : Le Pierre Richard de la question….

maxence : Oh mais je dois etre anorexique, c’est pour ca que j’ai jamais eu mes regles

David Loureiro : @Alan : c’était en lien avec une de mes vannes foireuses

maxence : ca explique tant

damdahu : Oui oui c’est bien à Irène que je voulais poser la question

lukrainien : Va falloir réécouter…

David Loureiro : Irene -> IRN pour être en accord avec les autres acronymes 🙂

Alan : 😀

Pascal METZ : merci pour la reponse

David Loureiro : Non 🙂

mealarstruskanval : quizz du mois !

David Loureiro : chat room communiste 🙂

lukrainien : débit cardiaque 5l par minutes, moyenne de 5 litre, faites le calcul…

Alan : 😀

pit : Est-ce possible ?

pit : (pas normal )

pit : réponse très claire ! Merci 🙂

Automail : Du coup j’ai une question :

damdahu : Merci pour la réponse!

Automail : Est ce que les recepteurs qui capte le niveau d’hormone sont specifiques a une sorte de cellule particuliere?

damdahu : (@Alan : je retiens donc ce soir les endorphines ne sont pas des hormones!)

Automail : Cad les cellules endotheliale capte les hormones a b c

Automail : les mesenchymateuses d e f

maxence : Est-ce que les pheronomes sont des hormones ?

Alan : @dam +1 🙂

puyo : Ah, zut, je suis allé un peu vite pour le dernier dessin 🙂

Alan : 😀

Automail : Ok, donc les recepteurs sont pas specifique a un tissu particulier

Automail : Merci ! 😀

Automail : D’avoir compris ma question mal posée ^^

maxence : ok

maxence : merci !

pit : super dosser, erci 🙂

pit : Merci

Automail : Merci Irene!

pit : ça me rappelle ma première et ma terminale 🙂

pit : un bon moment ! 🙂

David Loureiro : Merci IRN !

puyo : Correction du dessin, over

David Loureiro : @Nico : l’aimant tu le mets dans la casserole où à l’extérieur ?

David Loureiro : @Nico : le dessous par exemple

maxence : genial

Automail : Tiens Jonathan a fait un nouveau voyagecast?

Automail : MES FLUX SONT PAS A JOUR!

Alan : Excellent Puyo, merci 🙂

David Loureiro : courant de foucault pour les plaques à induction je crois non ?

maxence : Il y a necessaire du fer dans l’acier

maxence : rement*

puyo : Hourra !

maxence : acier = fer + carbone

GLaDOS : A podcast inside a podcast?

Automail : podception

GLaDOS : 😉

David Loureiro : @Automail 🙂

Alan : 😀

Pascal METZ : pour mon enquete empirique, toute mes casseroles induction proof collent

Automail : @Alan : Vous avez eu ma réponse?

David Loureiro : @Nico : un prochain voyagecast sur le Danemark ? 🙂

David Loureiro : @Nico : ok !

lukrainien : Je dois aller aux USA…. je vais faire un tour sur Voyagecast…

maxence : pareil

Pascal METZ : moi aussi

pit : J’ai même été déconnecté !

Automail : Tips pour les voyageur : Chercher un logement en avance. ( Je pars dans un mois, je galere x) )

mealarstruskanval : là c’est bon

damdahu : aaaaaah prochain épisode sur l’éducation… Ca me sera plus accessible je pense

Alan : @Automail: A243/D354/N21/ etc.?

Automail : Yep 🙂

Alan : J’avoue que je n’ai pas eu le courage de m’y coller 😉

Alan : Les autres non plus, je crois

Automail : Ok 🙂

Alan : Bien impossible comme on les aime, merci 🙂

damdahu : Si on ne peut pas écouter en live, c’est possible d’envoyer des questions par mail à l’avance?

Alan : @Julie, qu’en dis-tu?

Alan : (C’est la prêtresse qui peut répondre 🙂 )

pit : Wow, elle a une quote ! 🙂

pit : Magnifique

pit : pour une fois que ça n’est pas de Einstein ! 😉

pit : Une quote en Russe ?! :p

pit : ah non ! :p

Automail : Gerard Depardieu qui urine dans les avions : Concerné par la vasopressine!

Pascal METZ : au final, je crois pas qu’il y en autant que ca de einstein

pit : pas encore !

julie : @damdahu pas de problème, ce sera transmis podcastscience@gmail.com

Alan : merci ô Prêtresse 🙂

damdahu : @Julie (grandeprêtressedescoulisses c’est bien ça?) je m’en occupe cette semaine et essaierai d’être au rendez-vous malgré tout la semaine prochaine!

julie : 🙂

Podcast Science 163 – Freestyle avec Eljj

Comme en gros une fois par mois, émission freestyle pour revenir sur les messages que l’on a reçu. Invité cette fois ci : Eljj du blog “Choux romanesco, vache qui rit et intégrales curvilignes”

La réponse au quizz du mois

» On peut sauver des vies par simple transplantation de matière fécale. Info ou Intox ?
Par Alan

Les images de la soirée<

Avec les dessins de

 

La quote de la semaine

“Knowledge speaks, but wisdom listens.” Jimi Hendrix

 

Quelques messages évoqués

Le message sous forme d’app de Julien :


02 App Julien Patate 1 03 App Julien Patate 2

Le rébus d’automail :

01 Rebus Automail quiz crotte

L’image qui cache un message de David :

04 PQ David Loureiro

 

Et le “Servir la science soit votre joie” de Eljj : QueServirLaScienceSoitVotreJoie

 

La prochaine fois

Mercredi 26 février 2014, par Irene
Vous pensiez être seul(e) aux commandes de votre destinée ? Détrompez-vous, il n’y a pas que les ados qui soient influencés par leurs hormones. Elles ne sont pas seulement le moteur de la croissance des jeunes et de la polémique chez les poulets industriels ; elles peuvent vous rendre assoiffé(e) en permanence ou transformer la plus docile des personnes en furie indomptable. Mais d’abord, c’est quoi une hormone ? Ça sert à quoi ? Dans ce dossier nous répondrons à toutes ces questions et bien d’autres. Premier volet d’une série, nous nous arrêterons dans un premier temps sur les hormones du complexe hypothalamo-hypophysaire, un mot qui semble savant aujourd’hui mais qui vous semblera totalement familier après le dossier.
» RDV le mercredi 26 février 2014 à 20h30 sur live.podcastscience.fm/

 

 

La Chatroom

maxence : back online

ElJj : Ca a l’air de marcher

David Loureiro : Re

NicoTupe : re

NicoTupe : normalement on est bon la

ElJj : Ca marche !

Pascal : bon, je vais me fouetter

NicoTupe : meuh non

NicoTupe : c’est ma faute aussi

NicoTupe : j’ai pas vérifié…

Pascal : et la en mode panic ma branche master est un ancienne

Alan : ta formule préférée, non mais allo!

GPif : Bonsoir

Alan : Salut GPif 🙂

maxence : Non mais les matheux, nonnn !

Alan : Vous êtes sur Podcast Maths 🙂

GPif : ^^

maxence : Podcast Math, un podcast sans consequence

puyo : Hey, bonsoir à tous !

Alan : Puyo Président !

puyo : Héhéhé, Alan, chef des armées ! 😀

Alan : D’une armée de matheux, ouais 😉

maxence : Ca fait monty python

puyo : Ah, c’est tout de même rudement plus pratique pour avoir une artillerie infinie !

GLaDOS : Evening, test subjects.

Alan : une armée de distraits, oui 😉

maxence : Pour l’artillerie ca aide

puyo : Oh, je trouve qu’ils sont ² ! 😀

Alan : Hi GLaDOS ! Got it! You’re a mouse, right? THe most intelligent species on Earth

maxence : A dophin ?

Alan : les dauphins sont les 2e plus intelligents 😉

maxence : So long and thanks for the fishes

David Loureiro : le calendrier de l’avant était top aussi 🙂

maxence : “pout un blog de math” pour les autres c’est normal ?

GLaDOS : How did you know? 🙂

Alan : GLaDOS, your intro line gave you away 😉

maxence : Ca donne envie de l’ouvrir

maxence : le cerveau

NicoTupe : https://www.dropbox.com/s/d8exv47wza25986/01%20Rebus%20Automail%20quiz%20crotte.png

puyo : Tiens, le quiz colle bien avec la problématique de superficie du papier toilette !

maxence : encore

GLaDOS : Please pronounce “bits” instead of “beat”, otherwise it’s weird.

Alan : le lien de swoog http://www.buddytv.com/articles/greys-anatomy/more/greys-anatomy-episode-59-in-th-24699.aspx

Alan : @puyo tu pourras publier tes dessins dans la chatroom pendant que je donne la vraie réponse vraie ?

David Loureiro : tu vas faire basculer les stats sur les quiz cette fois-ci alan ? 🙂

puyo : Alan > sans problèmes !

Alan : @David, j’espère 😉

Alan : Merci Puyo 🙂

Pascal : visiblement il y a de la steganographie dans l’aire

NicoTupe : @puyo : j’ai pas eu le temps de remercier, je te fais le retour asap

ElJj : J’avais envoyé ça : 01110011100111001101000101101010011101110100111110011100011011111001001111011001000111100101111011000000000011000010011001011010101001110111010011110000111100000111110010100100111001100110110101010110000001010001100111110101001111010101101111110110110000101110001101111111011011100100111110100000110111101011111100010111010110011011011100110100111111100110101100101110100001010110101101000110000110110101010010110100110001101010111111010100111011001011010011001101100100010100101011100000001110110111101100011001010111100101001001110111101011001111100010100000011010010011001011010011000110101010111011011110001011110000010111100010000111111101110011000011100010111110100111111001010111101001111001011111011001111111000001111101000001110110111011111000100111110101001110001101111100001011011110111010000111000101100011010100110110000011100010101100110110010011100000001110110111101100011000011111111000100001111111011100011110001011111101110010011011100001010011101100011010101111000010101101010111110110110011001110000100011000000100111000011000111011010110010110011111111000001000110011100110100001001100100010011111010100111101001101110001110111010110000101111101010010101110011010110100110010001010100101011110110100010010011000101010010101111101010011111011110000100100101111000101100101011101100101100011011110101100100101011111000101010010010100100110001011011000110010100111011011111011110000110100010111010101101010100001111111000110111110111010011111001010010011000110101011110001101111100110000101111101011111010110000000000001100110111110000011001110111000111000110110111010011111000001000110011100100011100011001101010111010001010000111111111011100001110010100100111110111011010110001100100010101001111101010001100101101011101010000101110111000111011001001010111001100010011011101111101100010010101111101010011101100000011011010000000000001011000010111000110001111001010101111010100000100011001010111101100000110001011111101010011101100100111101010110111111011011000010111000110111111101101110010011101110010

Pascal : meme le message en lui meme est codé

NicoTupe : @puyo : teaser, on est onctent

NicoTupe : @eljj : 😀

ElJj : (le message était plus long que ça 😉 )

David Loureiro : infusion probiotique fécale

David Loureiro : c’est l’éléphant qui fait ça ou lipton ?

David Loureiro : le sachet doit être sympa 🙂

puyo : Tiens.. le message ne charge pas, c’est bien #PS163 ?

pit : Salut la chatroom !

David Loureiro : salut pit

pit : super intéressant ce soir encore 🙂

pit : cette fois, j’ai mangé avant !! :p

ElJj : Ma réponse : http://image.noelshack.com/fichiers/2014/08/1392840148-huffman.png

David Loureiro : @eljj : ton billet sur huffman était top au fait 🙂

pit : J’ai bien fait de manger avant !

Pascal : @davidloureiro donc ce n’est pas elephant

ElJj : Merci David

NicoTupe : @puyo c’est #ps163

pit : greffe de caca ?!

puyo : Okay, corrigé !

pit : classe !

puyo : (zut, du coup, c’est en double.. arf !)

ElJj : On a jamais assez d’un caca sous la douche

pit : C’est beau l’amour !

pit : vive les dons !!!

puyo : Un caca propre, c’est essentiel !

Pascal : pas trop, sinon, il n’y a plus de bacterie

pit : j’ai un stock de 400 couches dans la chambre de ma future fille … si ça intéresse quelqu’un ! :p (faut penser recyclage hein !)

GPif : Le vicieux Allan quite son suège sur une info :p

GPif : *siege

Alan : 😀

Alan : Merci pit, tu aides la science et c’est ta joie 😉

puyo : Je propose la commercialisation de savons au ‘selles’ de mer. Succès assuré !

pit : à qui faut-il envoyer les colis ?

Pascal : @pit moi c’est bon, j’ai ce qu’il faut a la maison

puyo : héhéhéhé, mercii !

GPif : C’est vrai que le croisement apéro du captain et podcast science était pas évident …

GLaDOS : 21 + 21 = 42

GLaDOS : What’s the meaning of life?

GPif : Un hasard? je ne crois pas

Pascal : apres les souris et les dauphins

Alan : http://bit.ly/signaux

Pascal : mi janvier si mes souvenirs son bon

puyo : A mon avis, l’explication n’est pas bonne : les avocats, au contact de l’air, se transforment peu à peu en trou noir, ce qui explique le changement de couleur et.. hein, non ? 😀

David Loureiro : le sens de coupe de la viande -> dans le sens du muscle ?

Pascal : en fait, j’ai vu les deux

Lukrainien :

pit : je vote pour 2 🙂

mealarstruskanval : 1) info

GPif : le 3

maxence : 2

pit : on peut répondre direct ?!

mealarstruskanval : 2) info

mealarstruskanval : “) intox

Lukrainien : La viande !! J’ai trouvé une bonne excuse pour manger des steaks tous les jours!

GPif : l’aimant j’y crois pas

ElJj : Je vote #2, parce que je veux en savoir plus sur les plaques à induction

pit : tu peux boire de l’eau distillée en petite quantité mais ils manque les minéraux … donc au lieu d’en apporter au corps, ça va en prendre !

GLaDOS : The third one. 😉

pit : intox : on peut boire (un peu) d’eau distillée ! 🙂

pit :

David Loureiro : mis l’aimant tu le mets à l’intérieur de la casserole ou à l’extérieur (en dessous) ?

pit : est-ce qu’il faut mettre en route la plaque à induction quand on met l’aimant ?! :p

ElJj : Pendant la cuisson, ou avant ?

pit : bien vu elj !

maxence : c’est l’eau qui est toxite, non? Mon barman me le dit tojours

ElJj : :p

pit : lol !

David Loureiro : si des femmes sont là, elles sauront répondre à la 2

pit : Tu peux étendre le quizz à l’eau de mer :!

David Loureiro : si c’est une histoire de casserole, elles auront sûrement la réponse

David Loureiro : les casseroles c’est un truc de femme

Lukrainien : oups….^^

pit : et si on fait cuire l’eau distillée sur une plaque à induction, peut-on la boire ?!

David Loureiro : ouais puis va couper l’eau dans le bon sens après ça …

GPif : Au fur à mesure des génération tu peux faire un collier…

Pascal : ca doit marcher si on chauffe l’eau sur une plaque a induction

maxence : un laser !

pit : 🙂

GLaDOS : http://cdn.alltheragefaces.com/img/faces/large/determined-challenge-accepted-l.png

Alan : 🙂

pit : Quid de la “tendresse” suite au tranchage de la viande hachée ?!

pit : pour les végétariens, peut-on étendre la question aux steak de viande végétale SVP ?! :p

Alan : 😀

maxence : L’humilité des physiciens !!!

Pascal : du coup, ca complique la recherche du sens du muscle

pit : Be seeing you = I will be seeing you soon (ou bien I’m looking forward to seeing you soon)

Pascal : l’important, c’est d’avoir un regard scientifique

maxence : tout a fait

GPif : Pouf

mealarstruskanval : pouf

Pascal : ca a tranché

puyo : pouf

GPif : Plus de sons?

pit : pourquoi ça coupoe des fois ?

maxence : pareil

pit : intermitence ?

Lukrainien : ca coupe et on a toujours la même phrase qui revient…

puyo : Ah non, le mot à dire est “pouf”

pit : pu rien là

pit : faites sauter le mute SVP !!!

maxence : pouf

puyo : ^^

Pascal : pas de live en ce moment…

pit : ça a mouru ?! 🙁

maxence : meteorite sur nicotupe ?

puyo : Mmm.. certainement la vengeance des avocats..

pit : Allo la Suisse

mealarstruskanval : ah

pit : à voilà le retour !

puyo : aaah !

Lukrainien : Il était temps !!!

GPif : Unc coup des économistes?

pit : c’est bon depuis 3 secondes !

pit : hop reparti

puyo : Pouf

Lukrainien : c’est repartis…

puyo : aaaah !

pit : c bon ! là !

Lukrainien : cela revient..

Lukrainien : Juste pour Irène..bvous avez raison elle est blonde ^^

puyo : (Claude François)

Alan : Sorry pour l’interuption…

pit : on m’a reconnu *?!

GLaDOS : What’s wrong with Apple? Mavericks, iOS 7 …

puyo : Encore un coup des forces d’interaction ! 🙂

pit : une attaque des anonymous ?!

Alan : Si vous avez encore le choix, sur Mac, refusez surtout d’installer cette crottasse de Mavericks !

pit : Clara ?!

maxence : on va pas avoir le choix longtemps, il me harcele tout les jours

David Loureiro : la cerise sur l’épisode de Clara, je crois que c’était la souris bluetooth 🙂

pit : ah oui 🙂 Merci David !

pit : alnitaque ?

pit : Alnilam ?

Pascal : @alan meme huitante, tu dis plus souvant quattre-vingt

pit : etoile surement non ?

GLaDOS : A star.

Lukrainien : Alnitak est une étoile…

David Loureiro : octante c’est pas pour les belges ?

GLaDOS : http://www.orionsarm.com/eg-article/45eceb9d337cf

David Loureiro : les suisses du nord ?

puyo : Une étoile québécoise ? (Tabernak ?)

pit : :p

Alexandre : bonsoir 😉

maxence : Vive l’Hexa

Lukrainien : Alnitak , Mintaka et Alnilam (source Wiki)

mealarstruskanval : en breton on compte en base 20 jusqu’à neuf 20

GPif : en Hexa!

Pascal : pour le suisse du nord, c’est plutot neunzig ou un truc comme ca

pit : viv’ les polynesiens !

mealarstruskanval : (en gallois, 36 c’est “1 sur 15 sur 20” …)

maxence : Omitron persei 8

pit : exactement ! merci pr la remarque sur les noms de planètes !

David Loureiro : Omicron persei 8 🙂

ElJj : Lrrrrrrrr !

David Loureiro : le grand lrrrr 🙂

maxence : Lrrrrrrrr!

pit : les babyloniens en base 12 … ça assez plaisant … multiple de 60, du nombre de mois de l’année etc.

ElJj : Sinon, il reste toujours le bibibinaire

Pascal : bibilinaire?

pit : quoi ça ?

David Loureiro : utilisez le système impérial de distance

David Loureiro : dans le genre il est bien gratiné aussi …

Alexandre : 010001111000101100

maxence : bibbibibibibbibibib naiiiire

NicoTupe : 🙂

ElJj : http://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_Bibi-binaire

NicoTupe : on en est uo pour le quizz?

NicoTupe : 1) le sens pour couper la viande

NicoTupe : 2) aimant plaques induction

puyo : Je vote pour l’induction !

NicoTupe : 3)eau distilée poison

Alexandre : 2

Pascal : je crois que tu as gagné

David Loureiro : je plussoie puyo

Pascal : je resterai ignorant

maxence : Bizarre comme idee l’arc en ciel magnteique

David Loureiro : @puyo : toujours chaud pour venir sur lyon mi-avril ?

pit : induction aussi pr moi 🙂

puyo : David > ouéééé !

David Loureiro : @puyo Top 🙂

puyo : J’apporte mes stylos et ma petite aquarelle ! 😀

David Loureiro : cooooool

Pascal : le sucre aussi

puyo : Oui, le sucre, c’est important. 😀

Pascal : je crois que le fait de confire a la base, c’est pour concervé

Pascal : *conservé

maxence : oui

pit : Messages freestyle ?!

David Loureiro : à quoi ça aurait ressemblé iTunes dans les années 60 🙂

maxence : un juke box

pit : y’avait même pas de minitel à cette époque !

pit : oulà !

David Loureiro : tu branche ton mange disque sur le téléphone pour récupérer les podcast

pit : Théorie M on part dedans là tout de suite ?!

David Loureiro : ça grave des 78 tours 🙂

pit : M comme Wheaton ! :p

maxence : *unifirait

David Loureiro : WHEAAAAAAAAATONNNNNN 🙂

Pascal : avec 11 dimensions

pit : lol

Pascal : ca aussi c’est simple a apprehendé

ElJj : synthetisation 🙂

puyo : plus y’a de dimensions, plus y’a d’plaisir !

pit : synthétisation ?! :p

Pascal : meme si elle sont enroulé?

pit : LOL

pit : avec l’avatar du dictateur au dos

Alexandre : Moi je suis toujours autant à la ramasse mais j’ai moulte sujets de conversation avec mes profs de sciences 😉

nicktalop : problème d’accu qui crament?

pit : avec de vrais iphone !

maxence : Ca fait cher le bit

puyo : Oui, c’est un sacré boulot, ces retranscriptions ! Bravo !

Pascal : la batterie chinoise ca marche aussi

Pascal : pour la fumée

David Loureiro : la géographie fox news 😉

GLaDOS : http://2.bp.blogspot.com/-_-6oeqF4nb8/UTuZ32Wz34I/AAAAAAAAADg/dGNPKfkFVJ4/s400/catscience.jpg

nicktalop : on est tous à un URL d’Amazon…

maxence : lol la fox

maxence : non pas les bretons !

helene wal : mince pas entendu l’intervention

maxence : On peut mettre le liens ici

pit : et pas un seul royalty / redevance !

maxence : plz ?

mealarstruskanval : oui ! la date ! essentiel !

Alan : le jingle: http://www.jamendo.com/fr/track/7586

maxence : Merci !

Alan : le morceau complet, quoi 😉

Alan : oh Hélène, tu es là?

helene wal : yep

pit : C’est un peu comme dans “The Game” (le film) … la première fois on flippe mais une fois qu’on y a gouté, on y revient mais c’est jamais aussi bien que la première fois 🙂

irene : je vous avais dit qu’ils sont bizarres ces gens là

pit : c’est QUOI cette quote ?!

puyo : Héhéhé !

Alexandre : ouf

helene wal : mais j’essaie d’être multitâche… du coup pas très concentrée sur l’émission

maxence : pff les matheux

6clicks : j’ai entendu un quote super ce soir

helene wal : REVOLUTION

6clicks : If you can’t explain it to a six year old, you don’t understand it yourself.” ― Albert Einstein

Alexandre : sorté les bibine

mealarstruskanval : on peut la voir, cette quote ?

pit : je vais être obligé de récouter pr comprendre !!!

pit : wow !!!

Alan : yep, désolé, à cause du crash de mon ordi, je ne la retrouvais plus 🙁

Alan : elle y est

NicoTupe : @mealarstruskanval sur sharypic

Alan : hey 6clicks, merci 🙂

mealarstruskanval : wep, c’est bon

mealarstruskanval : et c’est beau

Alan : par contre, t’as vérifié la source ?

Alan : les quotes d’Einstein sont rarement de lui 😉

6clicks : hummm je sais mais je sais pas trops ou verifier

pit : ça aurait pu être une quote de St valentin ça !! non ?!

maxence : http://images.thezooom.com/uploads/2012/07/Abraham-Lincoln-Quotes.jpg

Pascal : lol

6clicks : hah

6clicks : http://quotes.lifehack.org/quote/albert-einstein/if-you-cant-explain-it-to-a/

pit : 9 intox vs 2 infos !!! INTOX !!!!

helene wal : ils sont rudes taquins ces matheux

Pascal : doit bien avoir 10% de taupo

Alan : @John : http://skeptics.stackexchange.com/questions/8742/did-einstein-say-if-you-cant-explain-it-simply-you-dont-understand-it-well-en

julie : c’est pas tout moi il y a alnitam aussi

ElJj : (J’ai aussi préparé une vraie quote (voir conf skype))

helene wal : waouw

Alan : Cool, merci ElJJ 🙂

Pascal : 2000 visite par an, 3 par jour…

Pascal : Il vous suit bien alefto

Alan : @Hélène il était pourquoi le waouw?

Alexandre : Gnu / linux !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

mealarstruskanval : et linux ???

puyo : Personne sur Linux ?

Lukrainien : Mac c’est mal ….^^

GPif : et linux?

Pascal : oh le troll

puyo : Héhéhéhéhé !

GLaDOS : No GLaDOS?

Alexandre : le reste c’est malweare hahaha

David Loureiro : Linux c’était trèèèèèès loin

maxence : Mac os c’est un linux

Pascal : non, un unix

Pascal : freebsd en loccurence

GPif : bsd (pas free)

Pascal : oups

Pascal : j’etait persuadé du free

Alexandre : logiciel libre quand tu nous tiens ………

pit : One million dl ?!

helene wal : moi j’écoute plusieurs fois de meme épisode

maxence : Pareil, tout est copié sur OS/2

helene wal : car parfois je m’endors dessus…

Pascal : bon, unix est pas tout jeune…

David Loureiro : bsd c’est open source

David Loureiro : c’est quand même une des licences que l’open source foundation reconnaît

Alexandre : c’est ça qui edt bon 😉

David Loureiro : après comme dit richard stallman : not free as in free beer but free as in free speech

Alexandre : est*

GPif : L’apéro du captain, Jimmy hendrix, ça baisse :p

Alan : 😀

mealarstruskanval : les matheux …

maxence : J’ai bien la quote sur le bsd

pit : Cool, on prendra des ships pour écouter tout ça ! 🙂

Lukrainien : et une bière

ElJj : 2

pit : 😀

ElJj : II

Pascal : largement

mealarstruskanval : le tiens !

6clicks : 2

pit : Induction ! 🙂

GPif : 3!

ElJj : 10_2

GLaDOS : 3

6clicks : vive le dictatup

Alexandre : je met les voiles! bonne soirée tout le monde

David Loureiro : 2

David Loureiro : 2

David Loureiro : 2

David Loureiro : 2

David Loureiro : 2

David Loureiro : 2

David Loureiro : 2

David Loureiro : 2

David Loureiro : 2

6clicks : 2

mealarstruskanval : 3

David Loureiro : 2

mealarstruskanval : 3

mealarstruskanval : 3

maxence : FLOOOOOD

6clicks : 2

mealarstruskanval : 3

GLaDOS : 3

6clicks : 2

Alexandre : 222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222

6clicks : 2

6clicks : 2

6clicks : 2

GLaDOS : 3

6clicks :

maxence : 2

6clicks : 2

maxence : 2

maxence : 2

maxence : 2

maxence : 2

6clicks : 2

helene wal : 3

maxence : 0x2

GPif : 3 3 3 3 33 3 3 3 3 3 33 3 3 3 3

Lukrainien : 1

Alexandre : 2222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222

Pascal : bon, je vote 1

mealarstruskanval : 3

David Loureiro : faites la moyenne

GPif : 10 c’est 3 en ternaire !

David Loureiro : on est à 2

Lukrainien : C’est vraiment une dictature!!!

helene wal : I have to go, bye

Alan : tschuss

Alexandre : vrai

puyo : ou 2,3 ?

Lukrainien : Je vais devoir acheter une plaque à induction…et ma femme devra pédaler pour que l’on ait plus de courant…

GPif : alors, il faut que ça aimante, mais c’est pas parceque ça aimante que c’est bon

pit : Corollaire : est-ce qu’on peut faire des signaux de fumée avec une casserolle non induction sur une plaque à induction

puyo : Ah, je connais le test du portable dans le micro-ondes !

GPif : Est ce que les singes savent utiliser des plaques à induction?

mealarstruskanval : faux !

maxence : On peut utiliser les singes sur les plques a induciton

mealarstruskanval : moi j’écoute la radio avec mon antenne à l’interieur !

Alexandre : parebrise thermo

GLaDOS : http://i.dailymail.co.uk/i/pix/2011/12/30/article-2080050-0EEA076400000578-177_470x500.jpg

Pascal : donc la souris bluetooth dans le micro onde ca marche pas

maxence : lol

GPif : Ok GLaDOS, I give up

Lukrainien : Salut. Soleil à tous…

David Loureiro : @pascal : pas longtemps non 😀

pit : <3

6clicks : plusssssssssssss

GLaDOS : @GPif http://jcostom.files.wordpress.com/2009/04/monkey3.jpg

Alan : GLaDOS 😀

6clicks : GLaDOS +1

Pascal : a 16h?

GPif : un MIB

GPif : ?

Pascal : meme chose

Pascal : on veux une explication

GPif : heureusemet qu’on arrive pas avec B égale à D

julie : oui 🙂

ElJj : (D’ailleurs, tout le monde aura corrigé la coquille dans ma formule)

GPif : il voit double

ElJj : http://image.noelshack.com/fichiers/2014/08/1392844682-queservirlasciencesoitvotrejoie.png

ElJj : Là, c’est mieux !

julie : génial

Yves : Il suffit de regarder sur les photos de F. Hollande 🙂

GPif : Comme quoi c’est vraiement chiant de porter des cravates.

Yves : Le rubas de Moebius c’est bon pour les cravates ?

GPif : tu finis jamais de les fair

Pascal : surtout avec une cravate de moebius

David Loureiro : et sans parler des cravates de notaires

Yves : En fait ils reprennent des infos en cyrilc publié par des Russes !

Yves : … cyrillique …

julie : le lien est dans le conducteur nico

ElJj : Au revoir !

Yves : Bye

puyo : A bientôt !

Pascal : au revoir

pit : salut la team 😉

Alan : tschuss !

pit : et merci pr cet épisode encore 🙂

 

 

Les images de l’émission 163

Oui dans cet épisode nous avions parlé transplantation fécale…
2014-02-19-20-05-29-et-la-suite-pour-le-quiz-ps163-podcastscience
2014-02-19-20-03-23-dessin-du-quiz

2014-02-19-20-10-51-faites-des-dons-d-excrements-ps163

Les deux premiers dessins de Puyo et le dernier de Nico

On peut sauver des vies par simple transplantation de matière fécale. Info ou intox?

» Ça démarre à 18 min 46 sec.

Dessin signé Puyo pour Strip-Science

 

Quand j’ai lancé le quiz, je ne savais pas que l’Apéro du Captain en avait parlé dans son épisode 71 (ça démarre à 1h00 pile).

Du coup, flop…

Pour une fois que mon quiz était une « info », toute la podcastosphère le savait déjà, grâce à une source fiable et au-dessus de tout soupçon.

 

1. Extrait_1_ADC_71     

 

Eh oui, c’est bel et bien une info !

Nous allons donc parler transplantation fécale. Ou « infusion probiotique fécale » ou « bactériothérapie fécale » ou encore « greffe fécale » si on veut être un peu moins dégoûtant.

La flore intestinale

Commençons par poser le décor. Nous avons tous entendu parler de flore intestinale. Cette appellation poétique pourrait presque donner à penser qu’un joli papier floral tapisserait les parois de notre intestin tel un tea-room britannique.

Cette flore, en réalité, n’a rien de décoratif. On commence seulement à comprendre ce qu’elle est, comment elle fonctionne, et l’importance cruciale qu’elle joue dans plusieurs aspects de notre vie.

Dessin signé Puyo pour Strip-Science

Qui êtes-vous, vraiment ?

Pour vous donner une idée des proportions : saviez-vous que seules 10% des cellules de votre corps contiennent votre propre ADN ? Eh oui… Pour 10 cellules dans un corps humain, 1 seule est humaine et 9 ne le sont pas ! L’ensemble de ces cellules non-humaines constitue ce qu’on appelle le microbiote.

Des bactéries partout !

Et ce n’est pas une question d’hygiène ; que vous sortiez de la douche propre comme un sou neuf ou que vous ne vous soyez jamais lavé de votre vie,

  • Quelque 8’000 espèces de bactéries colonisent votre langue. (Oui, je sais, voilà qui va rendre votre prochain baiser moins glamour… Si cela peut vous aider à retrouver un peu de votre romantisme perdu, dites-vous que ces échanges de bactéries sont très utiles pour la bonne marche de votre système immunitaire 😉 ) ;
  • Plus de 4’000 espèces ont élu domicile dans votre gorge et (roulement de tambour) ;
  • Près de 34’000 espèces font tourner la baraque dans vos intestins !

Selon l’excellent blog Sweet Random Science – dont je ne vous recommanderai jamais assez la lecture -, qu’elles se baladent dans vos oreilles, votre nez, le pli de votre coude, votre vagin ou ailleurs, ce sont plus de 54’000 espèces de bactéries qui vous accompagnent en bonne intelligence. Et dire qu’il nous arrive de nous sentir seuls…

Si vous vous demandez combien de monde ça fait, en tout, cellules humaines et bactéries comprises, rendez-vous chez David Louapre sur le non-moins excellent Science Etonnante : aux dernières nouvelles, nous parlerions de 100’000 milliards de bactéries par être humain (pour un petit 10’000 milliards de cellules humaines, donc).

Concentrons-nous maintenant le kilo et demi de bactéries qui nous squattent les intestins. Vous pensiez que ce sont de vilains parasites qui profitent sournoisement du chauffage et des restes ? Détrompez-vous…

Un deal win-win

C’est un contrat gagnant-gagnant. Si on leur offre effectivement le logis, nos bactéries intestinales nous permettent de métaboliser des aliments que nous ne pourrions pas traiter nous-même et de tirer un maximum d’énergie de tout ce que nous ingérons.

Chez l’humain, comme chez les autres mammifères, l’intestin est cliniquement stérile à la naissance. Ce qui constituera la base de la flore intestinale est transmis par la mère, via le lait maternel dès les tous premiers jours de la vie. Du coup, on a pu faire l’essai avec des souris, qu’on a maintenues en environnement stérile après la naissance et qui sont restées vierges de toute bactérie intestinale. Résultat : elles devaient ingérer 30% de calories en plus pour atteindre le même poids que leurs frères et sœurs pourvus d’un microbiote efficace. Ah, et si vous vous demandez si le coup du lait maternel est le vecteur de choix pour tous les mammifères, vous vous sentirez particulièrement heureux d’être nés Homo Sapiens en apprenant que les bébés éléphants, hippopotames, koalas et pandas, notamment, arrivent au même résultat par d’autres moyens : ils ne font pas de chichis mangent les crottes maternelles. Spontanément. En toute simplicité. Bon appétit !

Du séquençage du génome à celui du microbiome

On sait également que le microbiote joue un rôle essentiel sur la santé, l’immunité et assure même des mécanismes anti-cancéreux. Mais ce n’est pas tout. Plus on s’y intéresse et plus on se rend compte que tout reste encore à découvrir… Après avoir séquencé le génome humain, pour se faire une idée de qui nous sommes vraiment, on s’intéresse désormais au microbiome. Et on découvre tous les jours des effets inattendus. Pour faire court, ça va loin, très loin au-delà des simples effets mécaniques de l’alimentation sur notre santé. On sait désormais que le microbiote a un rôle à jouer dans la dépression, l’anxiété et même l’autisme. Cela ouvrira sans aucun doute la voie à de nouvelles approches thérapeutiques.

Alors si à partir de maintenant, vous avez l’impression de commettre un génocide à chaque fois que vous prenez des antibiotiques, bienvenue au club !

Car c’est un vrai problème… Les antibiotiques ne discriminent pas entre les bactéries pathogènes contre lesquelles ils doivent lutter et les « gentilles » bactéries de votre microbiote préféré.

Vous avez le Clostridium Difficile ?

Clostridium Difficile grossi 3000x, source WikipediaEn cas d’antibiothérapie prolongée, il peut arriver qu’une espèce de bactéries, Clostridium Difficile, particulièrement résistante, profite de l’hécatombe pour squatter les lieux. Et elle, par contre, n’est pas sympa du tout… Permettez-moi un petit détour par une histoire du Dr Karl, le « Monsieur Sciences » de la radio australienne (et accessoirement ma rock star) :

Il nous raconte l’histoire de cette femme de 61 ans dont la pneumonie a été traitée par antibiotiques. Le traitement est venu à bout de la pneumonie, mais a malheureusement pulvérisé sa flore intestinale. Désormais victime d’une infection par Clostridium Difficile, elle a perdu 27 kilos en 8 mois. Confinée à la chaise roulante tant elle était affaiblie, elle devait porter des couches car elle souffrait des diarrhées violentes toutes les 15 minutes et n’avait même plus la force de se rendre aux toilettes. Tous les traitements tentés par ses médecins s’étaient soldés par un échec. Elle était mourante.

Il faut dire que le Clostridium est une vraie cochonnerie. L’incidence des maladies qui lui sont liées a augmenté de 50x au cours des 20 dernières années. La bactérie devient de plus en plus virulente et elle résiste de plus en plus aux antibiotiques.

Alors en désespoir de cause, la gastroentérologue de la dame, le Dr Alexander Khoruts de l’Université du Minnesota, a opté pour un traitement encore peu courant, la transplantation fécale. À l’aide d’un colonoscope, il a collecté 25 grammes de fèces (un mot savant pour dire « caca ») chez le mari de la dame, de 15 ans son cadet ; un homme en pleine forme. Le médecin a mixé son prélèvement avec 300 millilitres d’eau, et réinjecté le tout dans la dame, toujours à l’aide d’un colonoscope. C’est à dire par derrière. Ceci dit, il y a plein de variantes possibles… Si vous voulez savoir par quels bouts on peut attaquer le problème, je vous renvoie à un excellent article de notre ami Vincent Giudice (qui est venu nous raconter l’histoire de l’ADN il y a 15 jours).

Revenons à nos colons… Aussi étonnant que cela puisse paraître, les résultats furent spectaculaires. Dès le lendemain, plus de diarrhée. Dès le surlendemain, des selles bien tassées comme on les aime. Elle a repris des forces très rapidement. 14 jours après l’intervention, sa flore intestinale ressemblait comme deux gouttes d’eau à celle de son mari. Après 6 mois, les médecins ont cessé de la suivre, tant elle se portait comme un charme. On suppose qu’elle se porte toujours bien aujourd’hui.

Cette histoire n’est qu’un exemple. En fait, les premiers essais de bactériothérapie fécale remontent à 1958 par le Dr Eisemann et ses collègues, une équipe de chirurgiens du Colorado. Et les taux de guérison sont spectaculaires (une récente étude en double-aveugle rapporte un taux de succès de 94% pour cette technique versus 31% pour la vancomycine, un antibiotique particulièrement efficace). Le succès est tel que de nombreux médecins cessent de considérer la bactériothérapie fécale comme une solution de dernier recours. On commence même à l’utiliser pour traiter des cas de colite, de constipation, de colon irritable et même des troubles neurologiques.

Des chercheurs américains travaillent actuellement à isoler les germes intéressants de l’échantillon du donneur pour produire des pilules qui pourront simplement être avalées comme n’importe quel médicament. Ce qui facilitera grandement l’acceptation du traitement et réduira les risques car contrairement à la coloscopie, cette technique ne sera pas invasive du tout.

Nous pouvons donc fermer ce quiz en toute sérénité. C’est bel et bien une info : la bactériothérapie fécale (ou plus prosaïquement, la transplantation de caca), sauve bien des vies.

N’hésitez pas en parler à votre médecin, il va nous adorer 😉

 

Références

Plus ou moins sur le même sujet

 Illustrations

  • Un immense merci à Puyo pour ses illustrations originales dans le cadre de son bizutage dans le collectif Strip-Science

Podcast Science 162 – SexeABilly

Bon Darwin Day à toutes et tous ! Et bonne St-Valentin aussi ! Chez Podcast Science, on ne recule devant rien et nous sommes fiers d’annoncer que nous sommes probablement le seul podcast de l’univers à avoir pensé à fusionner ces deux événements majeurs en un concentré subtil où nous parlerons Evolution en hommage aux 205 ans de la naissance de Charles Darwin, et sexe pour marquer le coup de la St-Valentin.

C’est placer trop haut la barre me direz-vous ? J’entends d’ici vos sarcasmes… Evolution, je veux bien, mais des geeks coincés qui parlent de sexe ? Haha, je demande à voir !

C’est oublier que Podcast Science est devenu avec le temps un formidable réseau et que nous trouvons toujours des renforts quand nous en avons besoin ! Ce soir, nous avons la chance d’accueillir Billie en personne pour traiter de ce délicieux sujet avec finesse et humour.

Le dossier de la semaine

» Le sexe et l’évolution, par Billie

Les images de la soirée

Avec les dessins de

La quote de la semaine

 « sex with dead bacteria is apparently better than no sex at all » Richard E. Michod

Plugs et liens évoqués

 

  • “Science sans CONSCIENCE n’est que ruine de l’âme” disait François Rabelais. Du coup, une poignée de jeunes fous s’est dit qu’il était temps de créer le collectif “CONSCIENCE”, un groupe francophone de réflexion et d’action dévoué à la diffusion de la culture scientifique sous toutes ses formes.

    En pratique, il s’agit une plate-forme hybride (http://collectifconscience.com) hébergeant:

  1. un réseau social, constitué des différents acteurs, au sens large, de la communication scientifique (chercheurs, journalistes, médiateurs, illustrateurs, étudiants, passionnés), rassemblés dans un but commun : faire rayonner les sciences dans toute la Francophonie.

  2. Un forum, dédié au développement et à la diffusion d’initiatives émergentes de médiation scientifique

  3. Un agrégateur de ressources en ligne en guise d’observatoire des sciences et de l’information scientifique sur le Web.

Plusieurs membres du Café des sciences utilisent déjà le moteur de recherche qui permet en une seule requête de faire remonter les résultats de tous les blogs scientifiques francophones. http://collectifconscience.com/rech-blogs/ Ne serait-ce que pour cette fonctionnalité géniale, ça vaut la peine de vous intéresser à ce projet. C’est un premier problème qui nous emmerdait tous depuis longtemps et que la plate-forme conscience résoud, c’est un bon début ! Longue vie à ce projet !

  • Apéro à Lyon le 12 avril prochain. Tout est parti d’un tweet de David Loureiro à Vincent Giudice suite à son dossier de la semaine dernière. Tweet qui a fait boule de neige, puisque participeront à cet apéro (probablement suivi d’une bonne bouffe dans un bouchon lyonnais), en plus de David Loureiro et Vincent Giudice, toute une clique de passionés de science, dont moi. Il y aura aussi Marion Sabourdy – alias Fuzzyraptor – Monsieur Pourquoi (du blog Pourquoi le ciel est bleu), Marie Néant-Ferry, Stéphany Gardier, Alexander Brown qui fera aussi le déplacement de Suisse. Sirtin, s’il peut. Bref, une belle occasion de se rencontrer loin du clavier. Si vous en êtes, faites-moi signe ou faites histoire qu’on ait une idée du nombre de personnes et qu’on trouve un lieu approprié. Ce sera donc le samedi 12 avril prochain, à Lyon.

  • Retrouvez Billie sur son blog http://www.scienceabilly.com et sur Twitter https://twitter.com/scienceabilly/

 

La prochaine fois

Mercredi 19 février 2014 à 20h30, Freestyle #4 Pas de dossier, cette semaine, c’est freestyle ! On vous propose une mini-interview de notre invité surprise. Il commentera ensuite avec nous : la réponse au quiz du mois, le lancement d’un nouveau quiz, un retour sur les stats de 2013 avec David Loureiro, l’énorme courrier des lecteurs reçu depuis la rentrée et bien sûr, les commentaires de la chatroom. Tout cela dans la joie (de servir la science) et la bonne humeur ! » RDV le mercredi 19 février à 20h30 sur www.podcastscience.fm/live

 

La Chatroom

undefined : on va se brancher sur un autre NicoTupe : mlop David Loureiro : re flagg : ! puyo : Ouf… flagg : ayé ca marche David Loureiro : oh c’est beau … puyo : Ouh, on est déjà dans l’ambiance chaude chaude ! Alan : Or donc, si vous ne voyez pas un nouveau player, il faut recharger la page David Loureiro : par contre les images … David Loureiro : ouaissssss flagg : waip, ca marche jingle inclus flagg : ca groove flagg : c’est le ps combien? mealarstruskanval : 162 Quasar : Je n’ai toujours pas de son c’est normal ? puyo : Le son passe ! NicoTupe : c’est marqué NicoTupe : non pas normal quasar flagg : 162 flagg : ok ok au temps pour moi mealarstruskanval : chez moi ça marche NicoTupe : yeah NicoTupe : 🙂 ElJj : Recharge la page, quasar, et clique sur le player NicoTupe : ca peut mettre 30 sec à recharger flagg : c’est quoi ce souk sur sharypic Quasar : On parle bien du truc orange et noir en haut à gauche pour lequel j’ai dû installer Flash ? 😛 ActarusLePrince : C’est bon mealarstruskanval : moi David Loureiro : moi pascal : moi puyo : ça marche, mais j’ai dû ouvrir une seconde page flagg : pour ceux qui on pas le bon player, rechargez la page NicoTupe : faut que tu recharge quasar flagg : le player orange et noir est le mauvais player pascal : F5 Automail : Perso aucun probleme. Et super le nouveau player! : Quasar : Ayé ! pascal : @flagg oui flagg : gg flagg : j’ai transcris ce qu’ils disait a l’audio, je fais secretariat flagg : c’est bien la peine d’avoir le domaien de l’internet mondial si ca marche pas ^^ NicoTupe : merci flagg cyberkeak : de retour NicoTupe : l’internet mondial est contre nous ce soir David Loureiro : le but qu’Alan soit plus dictateur c’était pas qu’on l’entendrait plus ? NicoTupe : sinon pour sharypic j’ai mis #162 comme mot clé NicoTupe : grosse erreur Lukrainien : Bonsoir à tous flagg : enregistrez sous mumble vous serez moins emmerdé o nvous dit! Pit : 🙂 David Loureiro : parce qu’il est souvent là quand lmême Caro : Yo Tinber scienceabilly : oh putain pas coudert Caro : siiiiiiiiiiiii scienceabilly : mon anonymat!! puyo : c’est juste #162 sans le PS avant alors ? scienceabilly : merci coudert première gaffe scienceabilly : 😉 Caro : tu leur diras qu’on écrit discussion pas discution Xilrian : Youhouu (cf mp un peu partout) flagg : pour se deco sur android, il faut alle sur la touche du menu d’android flagg : les menu standard flagg : depuis la page principale puyo : Nous, on veut entendre ! pascal : pas mal le nombre de listener puyo : On, veut entendre ♪ ! puyo : Non au mute ! NicoTupe : tu nous entend pas puyo? pascal : sur le player Pit : moi rien !!! puyo : Si si, mais je n’aime pas les boutons mute ! 😀 flagg : franchement une chatroom qwebirc c’est plus pratique ElJj : 21 auditeurs sur le player, 31 sur le chat ActarusLePrince : Et la police ? Caro : Tous fans de Billy flagg : y en a qui ecoute sur un plauer externe, je fais svt ca David Loureiro : c’est pour faire monter les stats ou quoi ? pascal : bon le 31 est moyen fiable flagg : actarus! flagg : \o/ Pit : 31 auditeurs en ligne … mais pas son ? 🙁 cyberkeak : le son est un peu ba non ? mealarstruskanval : oui, un peu bas flagg : oui un peu bas 🙂 Lukrainien : Décapsuleur ?? Pas besoin pour la vodka !! puyo : tout le monde s’habille en rouge ? oooh ActarusLePrince : Hello Flagg ! flagg : ^^ ActarusLePrince : SI je suis matheuse :p Scipion : En fait ils savent pas qu’on les entend 🙂 puyo : héhéhéhéhéhé ! flagg : 😮 NicoTupe : je suis pas loin à 33 pour 22 flagg : trop de conccurence je suis pas de taille flagg : ^^ pascal : le temps que le serveur s’en rende compte… David Loureiro : je reviens, je vais coucher mon fils, il faudrait pas qu’il entende ce qu’il va se dire ce soir 🙂 Quasar : On entend pas beaucoup le dictatupe si ? flagg : ah ah chouette intro Lukrainien : Ca démarre fort !!! Caro : oooooooooooo cyberkeak : +1 Quasar : Vous avez un problème avec le redingotes ?! 😮 Caro : Cheers cyberkeak : moi je bois de la bierre !! Alan : Hey Caro 🙂 flagg : ah ah chouette intro flagg : oops, pkoi ca m’a repeté ca^^ flagg : le sexe en effet, c’est quand les gars mettent flagg : *desolé* Quasar : (si vous fixez le centre du disque qui tourne et que vous retournez sur le texte ça bouge 🙂 ) julie : salut NicoTupe : salut pretresse irene : salut lukrenien! julie : il faut faire quelque chose pour entendre le son ? NicoTupe : juste attendre un peu NicoTupe : c’est un autre player Pit : Vous nous faites signe qd ça commence … 🙂 Sinon, je vais finir par aller me chercher un nouveau casque ! NicoTupe : ca a commencé hein pit NicoTupe : faut que tu reload la page si tu as le player orange Pit : joli dessin ! 🙂 Pit : j’ai VLC … ah mince ! NicoTupe : @julie et @pit vous nous entendez? Pit : j’ai free, j’ai rien compris ?! Pit : non ! NicoTupe : ah ouais pas ce soir le flux mp3 m3u NicoTupe : 🙁 NicoTupe : tu es sur un ordi? Pit : m3u Pit : sur ordi NicoTupe : sinon tu peux aller direct sur mixlr.com/podcastscience. julie : non NicoTupe : arf NicoTupe : essayez d’écouter depuis http://mixlr.com/podcastscience julie : j’y vais NicoTupe : julie, tu as leplayer orange? Pit : là, ça marche julie : non gris Pit : merci pr le lien NicoTupe 🙂 NicoTupe : ok bon point déja NicoTupe : @julie du coup essaie mon lien julie : moi c’est peut-être juste internet hein NicoTupe : 🙂 Pit : NicoTupe arf essayez d’écouter depuis http://mixlr.com/podcastscience julie : je vois bien le temps défiler julie : mais 0 son !! NicoTupe : tu as un controle de son sous le logo podcastscience sous le player Pit : ah, mais c’est super intéressant encore ce soir ! Merci j’adore 🙂 julie : 🙂 NicoTupe : tu entends? julie : c’est pas ça, j’ai aussi regarder les enceintes de l’ordi mealarstruskanval : (je regarde le dessin) il est dangeureux de faire un dessin avec des chromosomes à 2 chromatides. surtout que c’est vrai seulement au moment de la méiose, et pas en temps normal. julie : nonon Marti : le son, c’est un peu juste Pit : ça parle de sexe 😀 NicoTupe : c’est mieux le niveau du son? julie : je pense que c’est juste chez moi que ça marche pas les gens avec l’ADSL ne doivent pas avoir de problème ! cyberkeak : ha c’est mieux !! Caro : aaaaaaaaaaaaa Marti : là, c’est mieux! Marti : merci Pit : oui c’est bien fort là 🙂 NicoTupe : suffit de demander 🙂 NicoTupe : on teste au dernier moment un nouveau système NicoTupe : l’autre nous a fait défaut Quasar : c’est pas le paludisme plutôt ? ElJj : L’anémie falciforme, j’ail’impression que c’est le passage obligé de l’enseignement sdes SVT NicoTupe : les dessins, sauf erreur sont by Billy herself Caro : yes indeed Scipion : yep Pit : Julie : je suis en ADSL et ça marche ! Quasar : ah la malaria aussi en fait 🙂 Pit : tu es sur le lien de NicoTupe, tu vois le tps défiler mais tu n’entends pas ? NicoTupe : julie pour info ca marche aussi sur mobile mon lien NicoTupe : si jamais cyberkeak : bonne soiré !! julie : ah je tente! Lukrainien : ouff!! Pit : Le lien de NicoTupe : http://mixlr.com/podcastscience/chat NicoTupe : tu peux virer le /chat 🙂 Marti : Des lesbiennes?!? J’espère que C. Boutin n’écoute pas! puyo : C’est foufou, cette histoire de lézards ! Alan : Boutin n’écoute que le Gorafi 😉 David Loureiro : de retour Marti : lol Pit : Le sexe réparateur … des dessins ?! Pit : Bon apétit ! Pit : Bon’ appétit Pit : Il n’a pas gagné d’Ig nobel lui ?! Alan : J’avoue, il l’aurait mérité 🙂 irene : vive les femmes! Caro : voilà Alan : … irene : zut je suis toute petite moi David Loureiro : je raccroche les wagons là David Loureiro : on parle de sex et si on a une bonne main c’est mieux ? Alan : 😀 Alan : non, justement, c’est mieux avec une mauvaise main David Loureiro : ah Alan : essaie l’autre 😉 David Loureiro : je comprends encore moi alors 🙂 puyo : Nico : héhéhé ! flagg : hop, posté” puyo : huhu ! Alan : Yeah, vous êtes inspirés les amis 🙂 puyo : Curieusement, avec un thème pareil ! 😀 flagg : 😀 Alan : 😉 flagg : daphnie punk Caro : Ben oui flagg : sachez que les crevettes, à force d’évolution, auraient cru s’tasser… irene : 🙂 Lukrainien : pour éviter l’épidémie de grippe ça marche aussi ? flagg : haaan elle a dit un gromo Lukrainien : bouhhh on sert plus à rien alors??? Yves : Coucou. Y parait qu’il y a des trucs à apprendre ici ? flagg : on servait deja pas a grand chose… David Loureiro : qui c’est qui porte les courses si il n’y a plus de mal? flagg : yves, fuis. On apprend que les males sont inutiles! David Loureiro : Qui c’est qui sort les poubelles ou qui répare l’étagère qui est cassée ? flagg : ca va te deprimer Yves : Faut se donner du mâle ! David Loureiro : Non mais oh! Yves : … Leur donner du mâle 🙂 Lukrainien : normal qu’il ny ait pas de “père” de chromosome si il n’y a que des femelle…oups Alan : 😀 flagg : le trnasfert hoizontal permet a actarus de passer de la soucoupe a goldorak Yves : Faudrait améliorer le responsive design sur iPad… flagg : c’est pas cA? ActarusLePrince : ^^ flagg : 😀 irene : pas mal les Rotifères.. Pit : je suis le seul à tenter de manger mon dîner en écoutant le podcast ? Alan : transfert! Alan : autolargue! ActarusLePrince : Bravo Flagg Lukrainien : c’est un peu gore… Alan : Pit, comment dire… flagg : planitron! Alan : Bon app? Pit : clairement oui ! ElJj : Un peuple de lesbienne nécrophiles, ça va vraiment pas plaire à Boutin flagg : merci acty 😀 Alan : Eljj, va savoir 😉 Pit : J’adore les transferts horizontaux mais pas ceux définis ce soir … bizarre ! ActarusLePrince : Fulgurofist ActarusLePrince : pardon Alan : 😀 irene : faut faire plein de bébés alors??? Yves : Elle allait dire parto… , Alan : 😀 ElJj : C’est moi, ou billy glisse volontaire plein de sous-entendus graveleux ? Alan : Billie? Tu crois? ActarusLePrince : SInon, c’est que le monde prend la forme de ton regard. Yves : On va reparler du gêne Asgard ? Alan : 😀 Yves : Si on cause clones… pascal : en tout cas, le teaser, c’etait pas le monde… mealarstruskanval : cas intéressant : http://www2.cnrs.fr/presse/communique/713.htm Lukrainien : youpi on est sauvé !!!! Pit : “CHERIE ECOUTE CA” !!! Pit : 😀 flagg : j’ai pris des notes Lukrainien : j’ai mis sur haut parleur…. Pit : rah, trop tard ! flagg : on sait jamais Pit : pareil !!! Marti : Dans mon cas, la reproduction effrénée, je ne suis pas sûr que ce soit un bon argument…. Pit : on a eu très peur !!! Pit : le coup des lézards femelles aussi ! Lukrainien : même pas vrai!!! GLaDOS : Where does sexual reproduction originated from? Pit : Sinon, y’a “Babyboom” en même temps sur NT1 ! Pit : 😉 Pit : http://www2.cnrs.fr/presse/communique/713.htm Yves : From à portal ! Pit : (merci mealarstruskanval) Alan : Comment ça se prononce? pascal : castration…. flagg : ca se prononce “mealarstruskanval” voyons flagg : xD mealarstruskanval : du coup, chez ces fourmis, les mâles et les femelles sont-elles toujours de la même espèce ? Pit : Aïh, mais ça va pas de parler de ça … Pit : (castration !! :p) Alan : Merci Flagg 🙂 flagg : de rien, j’aime etre utile flagg : les rat taupes flagg : moi je me prend souvent des rat taupes avec les filles ElJj : Mais si il n’y a pas de reproduction sexuée, on peut quand même parler de mâles et de femelles ? flagg : ou presque Alan : qui nous dessine un rat taupe femelle castrateur? Pit : Y’a un lien avec Nico ? Yves : Moi au jardin… puyo : Gros rat-teaux pour les rats taupes ? Pit : Nico Taupe qui a perdu un A par rayonnement solaire ! Alan : 😀 flagg : j’ai plus l’energie pour regribouiller, chui un peu fievreux Alan : ooh 🙁 Alan : pov flagg : (c’est pour ca que je dis n’importekwa) Lukrainien : pourquoi la reproduction assexuée est elle plus présente chez les végétaux? est ce en relation avec l’environnement et notamment la survie petu être plus difficile ? puyo : zut, il te faut vite faire du sexe réparateur, flagg ! flagg : bonne idée Pit : Bien vu Puyo ! puyo : ^^ Pit : et quel détail ! puyo : héhé, dans le sexe, c’est souvent le détail qui est croustillant ! 😀 flagg : ah oui ya plein d’espece qui peuvent cheger de sexe mealarstruskanval : qu’y a-t-il entre mâle et femelle ? xxy, voire autres … flagg : et surtout s’adapter a la population flagg : pour avoir + de male/femelle selon le besoin Yves : Croustillant, oui bien sûr… Yves : Un mâle a sûrement besoin de plus de femelles. flagg : joli ton dernier, nicotupe 🙂 Pit : ah, heureusement que l’homme est là … Pit : pr les orchydées !!! puyo : oui, bien vu, ça fait rêver ! 🙂 GLaDOS : How do corals reproduce? irene : quel est l’intérêt de n’avoir qu’un nombre limité de bb chez les animaux à reproduction sexué? flagg : cherie pique ) flagg : pour la st valentin, chérie pique ActarusLePrince : ^^ Lukrainien : @ irène.. Tu as vu ce que cela coûte des gosses !!! ActarusLePrince : C’était très bien Billie, merci flagg : sans rire, c’etait tres interessant, really puyo : Oui, félicitations pour le dossier ! Lukrainien : c’était très interressant, et très clair. Merci Pit : bravo billie Marti : des lesbiennes, des nécrophile, des transsexuels, je sais pas ce qu’il lui faut pascale : merci Billie, super chouette ! Marti : c’est déjà bien croustillant Marti : Merci irene : super dossier! Caro : m Caro : merci Billie Pit : un tardigrad, c’est plus joli ! ElJj : Faudrait faire un montage de tous les sous-entendus de Billy de l’émission Lukrainien : Que ma femme me dise pas que je sers à rien quand elle va avoir son solitaire vendredi!! Pit : pourquoi un solitaire pour la St valentin ? y’a un msg caché ?! :p NicoTupe : @Eljj ahah Lukrainien : Excellent… NicoTupe : je vais y songer 🙂 Pit : un petit rappel du quizz ? Yves : Les liens sharypic des ps161 et ps162 font 404 ?!? irene : ttp://collectifconscience.com Pit : https://www.sharypic.com/220y7sdyxuwhdvib NicoTupe : Yves de quel lien tu parles? Pit : c’est le lien dont parlait Alan tout à l’heure flagg : sharypic.com/ps162 ca ne marche pas, faut chercher ps162 Pit : (pardon, je réponds pour Yves). flagg : c’est sans doute parce que l’event n’est pas terminé? NicoTupe : http://www.sharypic.com/ps162 NicoTupe : http://www.sharypic.com/ps161 NicoTupe : oui je viens de corriger la chose 😀 flagg : ca yest , mais ca marchait pas taleur mealarstruskanval : le quizz ??? axel : mouarf jai rate la fete, je viens darriver 🙁 Pit : Désolé,j’ai pas entendu le début (pb technique ?) … avez vous rappelé le quizz ? mealarstruskanval : aaaaaaaaaaaaaaaaaah merci Pit : Bon’ ap’ !!! David Loureiro : Keuwa ! Un quiz qui est une info ?! David Loureiro : Intox !! 🙂 Yves : Je connais la réponse au quizz mais je cuisine ma solution mealarstruskanval : si billy a dit, alors ça doit être vrai flagg : la transplation fecale, c’est sans fondement! flagg : ^^ puyo : Moi, je dis que c’est une infox ! David Loureiro : cela irait à l’encontre des statistiques 😉 puyo : .. ou une intofo ! flagg : Fractale! ElJj : Qui peut-ce être ? flagg : ils ont invité mandelbrot puyo : Fractale fécale ?

Le sexe et l’évolution

Dossier de Billy dans l’épisode #162.
Ce billet est publié simultanément sur le blog de son auteure :
http://scienceabilly.com/2014/02/12/le-sexe-et-levolution/


Dans 2 jours c’est la Saint-Valentin.  Cette fête sirupeuse qui engraisse l’industrie capitaliste à grands renforts de chocolats écœurants contenus dans des boîtes immondes en forme de cœur couleur «  rouge menstrues » entourées de rubans abscons symbole ultime de cette mièvrerie dégoulinante. La saint Valentin, fête de l’amour ? Du capitalisme ? Certainement.

Mais heureusement, c’est surtout une bonne excuse pour parler sexe, s’instruire un peu et se questionner sur son utilité à la lumière de l’évolution. Et à Podcast Science on va sauter dessus. Pas sur les sexes, non, rassurez vous, plutôt sur l’occasion. Parce que comme diraient les biologistes de l’évolution « le sexe est pour nous le plus grand mystère de la vie ». (Ce qui étonne peu quand on voit leur look redingote/ montres à binocles/ chemises bouffantes).
sex01 billie
Et oui ! Pensez à l’énergie dépensée pour trouver un(e) partenaire, aux multiples stratagèmes auxquels  nous avons recours pour espérer transmettre nos gènes. Parlez donc du bénéfice du sexe aux mâles de la mante religieuse ou au paon,  dont le plumage attire la femelle mais font de lui une proie facilement repérable pour les prédateurs ! Alors que nous pourrions produire des clones comme le font les les hydres, ou les bactéries ! Quelle perte de temps !

Vous pensez savoir ce qu’est le sexe ? Vous pensez que ça « vaut le coup » ?

Sans préliminaires :

 I.  Aux origines du sexe

Une définition :

Sexe et reproduction ne forme pas un couple indissociable. En effet, la reproduction est la multiplication des individus.

On parle de sexe, lorsqu’il y a intervention de 2 phénomènes, la méiose qui est la formation des cellules reproductrices (ovules et spermatozoïdes) puis la rencontre de ces gamètes, ces cellules sexuelles, lors de la  fécondation.

sex02

Autrement dit ce l’on appelle sexe, en évolution ce n’est ni l’organe anatomique, dont il existe une immense variété dans le vivant, ni l’acte de copulation. Pour un biologiste de l’évolution, le sexe est le mélange de 2 génomes, permettant de redistribuer dans la population de nouvelles combinaisons génétiques.

sex03

Mais si chez les mammifères et les oiseaux, la reproduction est uniquement sexuée, dans bien d’autres taxons, végétaux, insectes, bactéries, et dans la majorité du monde eucaryote, elle peut être asexuée. C’est à dire qu’un individu donne naissance à des nouveaux individus en leur transmettant son génome, sans faire intervenir de mélange ou de recombinaisons.. Il peut donc y avoir de la reproduction sans sexe.

Mais peut il y avoir du sexe sans reproduction ? oui si on utilise une définition plus large du sexe, en ne retenant que l’aspect de brassage des génomes. C’est le cas lors de la conjugaison des bactéries. La conjugaison c’est lorsque 2 bactéries s’échangent des portions d’ADN, permettant l’apparition de nouvelles combinaisons génétiques, et éventuellement la réparation de l’ADN de la bactérie receveuse grâce à l’ADN de la bactérie donneuse.

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C’est d’ailleurs ce phénomène de parasexualité qui est probablement à l’origine du sexe.

“Ce serait cool si le sexe sans reproduction avait le même sens chez l’être humain : hop une partie de jambe en l’air avec un ou une scandinave et tu repars avec les yeux bleus :p”

 

II.  Le sexe ça coûte cher mais ça peut rapporter gros.
F
ardeau mais succès : le sexe, ce gros paradoxe

Le sexe ce fardeau :

On entend souvent dire que le sexe en combinant 2 génomes, permet de générer de la diversité dans le vivant. C’est faux, la principale source de variation est la mutation qui existe chez les espèces à reproduction asexuée (RAS) comme chez les espèces à reproduction sexuée (RS).  Le sexe, lui va redistribuer la variation créée par les mutations. C’est assez facile à visualiser à l’aide d’un exemple théorique. Prenons pour exemple un gène hypothétique qui serait directement responsable de la taille des individus. Ce gène existerait sous 2 allèles (versions a et A). Imaginons que les individus porteurs de deux allèles a soient petits, que les individus portant 2 A soient grands et que les individus hétérozygotes, c’est à dire porteur de A et a soient de taille moyenne.

Dans un environnement, où les petites tailles seraient capables d’échapper aux prédateurs pour se cacher et où les individus de grande taille seraient trop massifs pour être dévorés, seuls les individus de taille intermédiaire seraient défavorisés. Ainsi la sélection naturelle donnerait naissance à une population avec des individus de taille très variée. Quelles seraient les conséquences du sexe dans une telle population ?

Le sexe en recombinant les allèles produiraient davantage d’individus de tailles intermédiaires et peu d’individus très grands ou très petits, comme l’explique la loi d’Hardy Weinberg.

Ainsi dans une telle situation, le sexe serait RÉDUCTEUR de diversité par rapport à une population qui se reproduirait de façon clonale.

sex04 avec legende
La vraie image est issue de cet article http://www.nature.com/scitable/topicpage/sexual-reproduction-and-the-evolution-of-sex-824 mais je n’ai pas les droits.

 

Bien sûr cet exemple est simplifié à l’extrême, mais les modèles mathématiques ont montré que le sexe est destructeur de diversité lorsque les génotypes intermédiaires sont moins avantagés par la sélection naturelle que ne le sont les génotypes extrêmes.

Note : Le principe de (Castle-)Hardy-Weinberg, ou la loi d’Hardy-Weinberg ou encore le modèle d’Hardy-Weinbergest une théorie de génétique des populations, qui postule qu’au sein d’une population (idéale), il y a équilibre des fréquences allélique et génotypique d’une génération à l’autre.

PIRE ENCORE, même lorsque le sexe semble permettre de maintenir une certaine variabilité génétique, cela peut être contre sélectionné par l’évolution. Effectivement, prenons l’exemple de l’anémie falciforme. Les personnes qui sont hétérozygotes pour l’anémie falciforme (c’est à dire qui possède un allèle s et un allèle S) sont peu susceptibles d’être infectées par la malaria. Les individus SS ne sont pas atteints d’anémie mais sont très sensibles à la malaria. Quant aux ss, ils sont peu infectés par la malaria mais présentent des symptomes graves de l’anémie.

Dans les zones touchées par la malaria, les hétérozygotes sont davantage représentés que ne pourraient le prévoir la loi de Hardy Weindberg. Ici la reproduction sexuée va générer les homozygotes, elle va donc maintenir de la diversité sous la forme d’individus homozygotes qui seront contre-selectionnés par l’évolution…

(anémie falciforme= drépanocytose)
(malaria= paludisme)

 

ENCORE PIRE DE PIRE DE PIRE

le sexe à aussi un coût énorme, surtout pour les femelles (f) dans une espèce anisogame (espèce où il y a une asymétrie dans les gamètes, c’est à dire quasi toutes…)

Cela est facile à mettre en évidence  en comparant deux populations hypothétiques.

sex05
Si dans une population chaque femelle (F). fait un mâle (M) et une F, la stabilité démographique est absolue et chaque F fera autant de descendants. Mais si, dans une autre population, une F fait 2 F et que l’opération se répète sa descendance va envahir le monde avec  mille milliards d’individus femelles en 40 générations… En plus la femelle clonale place 2 fois plus de ses propres gènes dans chaque œuf et pour le même prix.
MAIS POURTANT :

 

Le sexe, un certain succès

Une immense majorité des eucaryotes (on parle de 95%) utilise la RS soit de façon obligatoire soit de façon facultative, en alternance avec la RAS.  Le sexe est donc un véritable succès évolutif. Les espèces à reproductions asexuées strictes sont très rares. On en retrouve parmi les insectes, les reptiles, quelques requins. Mon exemple préféré est celui de cette population de lézards entièrement composées de femelles, qui, pour se reproduire, miment entre elles la copulation, cela entraîne chez la femelle ainsi stimulée la fusion de deux de ses cellules sexuelles qui formeront l’œuf, le futur bébé femelle. Ces lézards sont nommées les  fouette queue (non ça ne s’invente pas).

Étonnamment, si on regarde la phylogénie de ces espèces asexuées, on s’aperçoit qu’elles sont souvent très récentes dans l’évolution. Non pas, que la RAS soit une nouveauté, non, cela est plutôt du au fait que les espèces à RAS stricte vont s’éteindre et vont réapparaitre régulièrement au cours de l’évolution.

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Il semble donc que les espèces à reproduction sexuée soient moins fréquemment soumises à l’extinction par la sélection naturelle.

Le sexe est donc complexe, coûteux, inefficace, cela semble être un véritable fardeau. Comment expliquer ce succès évolutif ?

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Le sexe réparateur

R. Michod va émettre l’hypothèse que le sexe permet de conserver l’intégrité du génome en « réparant » celui ci. En effet, si par une mutation, une information est perdue, elle peut en théorie se retrouver facilement si on combine nos gènes avec un partenaire qui détient la bonne information. Pour tester cette hypothèse, Michod va utiliser  Bacillium subtilis. Celles ci incorporent (on dit « se transforment ») des morceaux d’ADN issus de la décomposition d’autres B.subtilus (sexy). En plaçant celles-ci sous les UV, il va provoquer des dommages dans leur  séquence d’ADN. Il mesure alors que les bactéries exposées aux UV incorporent naturellement plus d’ADN que les bacillus non exposées. De plus, les bactéries exposées, ayant eu la possibilité d’effectuer cette transformation (incorporation d’ADN étranger) se répliquent de façon plus efficace que celles qui n’ont pas incorporé l’ADN de leurs potes en décomposition. L’auteur conclura avec humour que « sex with dead bacteria is apparently better than no sex at all »

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En effet dans une population clonale, une mutation qui apparaît ne peut disparaitre sauf sous l’effet d’une mutation reverse qui est extrêmement rare.  Normalement, les génomes sans mutations délétères sont contre-sélectionnés par l’évolution et donc les porteurs de mutations délétères disparaissent. Cependant, la dérive génétique (la modification des fréquences de différentes versions d’un gène dépendamment de la taille de la population) peut parfois aboutir à la fixation dans une population de cette mutation délétère.

A chaque génération, le nombre de mutations délétères augmente, aucun retour en arrière n’est possible. Les espèces à RAS accumuleraient ainsi les mutations délétères. On appelle ce modèle le cliquet  de Muller.

Le sexe, en recombinant les génomes mutés à des endroits différents permettrait de recréer un génome exempt de mutation. En gros le sexe permettrait de nettoyer le génome des mutations néfastes.

 

Pour tester cette hypothèse le nombre de mutations non-synonymes (qui changent l’information génétique, souvent de façon néfaste) et synonymes (qui n’introduit pas de modification de l’information génétique) a été comparé dans 14 populations sexuées et 14 populations asexuées de daphnia pulex. On observe alors un excès de mutations non-synonymes dans les populations asexuées. Les espèces à RAS portent un fardeau de mutations délétères plus élevé. Cela prouve que la RAS conduit à l’accumulation de mutations délétères, il semble donc que les mâles sont autorisés sur le marché parce qu’ils aident les femelles à se débarrasser de leurs mutations… 😉  cela suffit-il pour expliquer le maintien du sexe ?

 

Du sexe ok, mais seulement si on est nombreux et que l’environnement est hostile

Si le sexe nettoie le génome des mutations délétères par recombinaisons, cela signifie paradoxalement qu’il détruit aussi, au niveau des individus, toutes combinaisons de gènes favorables apparues et sélectionnées à la génération précédente. Cela est-il vrai au niveau des populations ?

En 2002, Colegrave va montrer  que le sexe améliore d’autant plus l’adaptation (la fitness de l’espèce c’est à dire son succès reproducteur et sa survie) lorsque la taille de la population augmente. Il utilise des algues unicellulaires Chlamydomona reinhardtii, qu’il cultive en populations de différentes tailles et qui se reproduisent soit par RS, soit par RAS. Il compare ensuite le taux de croissance des différentes populations à RS à celles des populations témoins c’est à dire à RAS. Il conclut alors que le sexe donne peu d’avantages chez les petites populations (en gros être à RAS ou à RS n’améliore de façon significative le taux de croissance des petites populations). Par contre, on aperçoit clairement que pour de grandes populations, la RS a un effet bénéfique très marqué, elles ont une fitness 1,3 fois supérieure à celle des populations RAS de même taille.

Figure2

Ici on pense en effet que l’interférence clonale freine l’adaptation des populations asexuées. En effet si 2 mutations bénéfiques se produisent dans une population à RAS, ces mutations sont portées par des individus différents, l’une d’entre elles risque de disparaître à cause de la compétion intraspécifique entre les porteurs de mutations (imaginez une bactérie qui se retrouve marquée d’une mutation bénéfique A et dans la même population, une bactérie marquée de la mutation B, elles vont rentrer en compétition, l’une des 2 va disparaître. Mettons la bactérie B. Pour qu’une bactérie ait les 2 mutations il faudra alors attendre que la mutation B apparaisse une nouvelle fois sur une bactérie déjà porteuse de A.

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Dans la RS, c’est comme si, grâce au sexe, une des bactéries file à l’autre la mutation qui est apparue chez elle, la bactérie peut porter les 2 mutations, plus rapidement, ce qui permettra d’améliorer l’adaptation de l’espèce.

Le sexe répare, le sexe permet le maintien plus rapide des mutations favorables dans les grandes populations  tout en détruisant parfois au niveau des individus des combinaisons favorables apparues à la génération précédente.

Le sexe rebat les cartes de façon d’autant plus efficace que le jeu contient  de nombreuses cartes. Nous allons maintenant voir que cela est d’autant plus efficace que votre main est mauvaise.

Le sexe est intéressant à long terme pour la population ou l’espèce mais coûteux à court terme pour l’individu. La RS facultative est donc un compromis possible. En effet chez de nombreuses espèces, il y a reproduction asexuée si les conditions environnementales sont favorables et sexualité quand les conditions se détériorent. C’est le cas des pucerons, où seuls les œufs issus de la RS peuvent passer l’hiver mais aussi pour les algues, de nombreux champignons, les daphnés les hydres. La plupart des structures de résistance, de dispersion ou de vie ralentie sont le produit de la RS.

Le sexe apparaît alors comme une forme de résistance.

 

Le sexe en fonction des interactions

Avec d’autres espèces

Le sexe paraît donc avantageux lorsque l’environnement change rapidement. Lorsque la combinaison précédemment sélectionnée par la sélection naturelle n’est plus compétitive, le sexe permet d’améliorer la survie de la population en recombinant les génotypes rapidement. Une des plus importantes sources de changement de l’environnement est due au déplacement des relations d’interactions entre les espèces, en particulier entre les  espèces hôtes-parasites. Cela est aussi appelé l’hypothèse de la reine rouge, qui fait référence à une épisode d’Alice au pays des merveilles ou Alice et la reine sont obligées de courir pour rester à la même place. Ici chaque innovation évolutive de l’un (hôte ou parasite) met l’autre en danger. Il ne peut alors survivre que s’il gagne rapidement lui aussi une innovation permettant d’y répondre. C’est un peu une course à l’armement.

Ce phénomène a été mis en évidence d’abord par Lively qui étudia le poisson mexicain Poeciliopsis monacha. Il existe chez cette espèce des variants sexués et asexués qui coexistent dans les mêmes mares rocheuses. Là où ils coexistent, Lively a montré que les vers qui les parasitent se précipitent sur les plus communs, c’est à dire sur les souches génétiquement identiques, sur les poissons issus de la reproduction clonale, si bien que les sexués y sont quatre fois plus nombreux. Cela laisse à penser que les interactions génotypiques entre les hôtes et les parasites favoriseraient la reproduction asexuée.

Cette hypothèse est confirmée par Carius en 2011 qui a utilisé un crustacé d’eau douce daphnia magna et son pathogène bactérien Pasteruia ramosa pour étudier la variation génétique de la sensibilité chez les clones hôtes et de la virulence des parasites. Il met en évidence en isolant des clones de plusieurs isolats, que la relation hôte-parasite est extrêmement spécifique et directement dépendante du génotype. Seul un clone de pasteuria est capable d’infecter un clone précis de Daphnia.

Eben

Le sexe, une arme pour survivre en cohabitant entre d’autres espèces, le sexe, un moyen de survivre face à l’adversité de l’environnement et de la compétition ? Cela paraît presque trop simple.

 

Les exceptions qui nous emmerdent  intriguent

Je vous disais tout à l’heure « si on regarde la phylogénie de ces espèces asexuées, on s’aperçoit qu’elles sont souvent très récentes dans l’évolution » En fait cela n’est pas vrai pour toutes les espèces, notamment les phasmes timema et les rotifères bdelloïdes qui constituent des exceptions qui ont donné de terribles terreurs nocturnes à de nombreux évolutionnistes. En effet, les rotifères bdelloides sont connus pour faire uniquement de la RAS depuis plus de 35 millions d’années ! Cette espèce est donc entièrement constituée de femelles depuis des millions d’années et elles ont l’air de très bien se porter.  Comment est ce possible ? Quel est leur secret ?

rotifere bdelloide
Des rotifères bdelloïdes

Il faut savoir que chez les rotifères bdelloïdes, il n’existe pas de similarités structurales complètes entre les deux chromosomes de chaque paire. Cela interdit donc toute forme de méiose, car au cours de cette division qui formera des gamètes, contenant un seul lot de chromosome, à partir d’une cellule souche diploïde, (en contenant 2 lots), il y a d’abord appariement des paires de chromosomes.

Sans paires, pas d’appariements, donc pas de méioses possibles. Donc pas de sexe. Alors comment évitent-elles l’accumulation de mutations délétères ?

Premièrement, chez les rotifères bdelloïdes, à défaut d’être apparié, un chromosome donné peut porter les deux versions d’un même gène.

De plus, des mécanismes le protègent des dommages génétiques comme les mécanismes de résistance à l’oxydation ou ceux de défenses contre les transposons (bout d’ADN qui s’insèrent  n’importe où dans le génome) ainsi qu’une grande activité de transfert horizontal (acquisition de génome d’une autre espèce) à partir de l’ADN issu de cadavres en décomposition présents dans le milieu. C’est d’ailleurs pour cela que certains chercheurs qualifient ces rotifères de populations lesbiennes nécrophiles.

C’est ce petit secret,  cette alliance de mécanismes permettant de réparer l’ADN sans passer par la méiose qui permettrait le maintien de la RAS depuis 35 millions d’années chez les rotifères.

 

III.  Quel avenir pour le sexe ?

Une espèce qui est capable de faire à la fois de la RAS et de la RS est donc avantagée.

Pour expliquer alors l’apparition de la RS il faut donc faire intervenir la dérive..

On considère aujourd’hui la parthénogénèse obligatoire est un caractère dérivé du sexe obligatoire.. Menant les populations à leur perte, sauf s’il y a apparition de nouveaux mécanismes compensant le manque de redistribution génétique comme pour les rotifères bdelloides.

Aujourd’hui chez l’Homme comme chez tous les mammifères, le retour à une reproduction clonale est impossible à cause de l’empreinte génétique. Et ce n’est pas faute d’avoir essayé :

des embryons de souris avaient été conçus de façon à n’avoir que des chromosomes maternels ou paternels : leurs phénotypes étaient très différents. Les embryons gynogénétiques (dotés uniquement de chromosomes maternels) mouraient à mi-gestation avec une croissance des tissus extraembryonnaires particulièrement faible. Il semble que sans les gènes du père, marqués d’une empreinte particulière, certaines étapes de développement embryonnaires sont bloquées.  

Quant aux embryons androgénétiques, les embryons étaient retardés dans leur croissance et les tissus extra-embryonnaires proliféraient. Aucun des embryons n’étaient viables. Cela pourrait montrer que les génomes mâles et femelles ne sont pas interchangeables chez les mammifères même s’ils ont des séquences rigoureusement identiques. Un génome de chaque sexe est donc indispensable à une descendance viable.

Le sexe est donc  le résultat de la sélection naturelle mais aussi, des contraintes développementales.
La question qui se pose à nous, mammifères n’est donc peut être plus « pourquoi fait-on du sexe ? mais plutôt, pourquoi ne pouvons nous plus faire autrement ? »

Si avec ça vous n’arrivez pas à convaincre votre partenaire que pour sa survie,  il ou elle doit s’engager rapidement dans une relation sexuelle consentie avec vous, je suis désolée je ne peux plus rien faire pour vous.

Bon courage et bisous

Sources :

  • Nature 1990 – Red Queen Hypothesis Supported by Parasitism in Sexual and Clonal Fish, Lyvely
  • Nature 2003 – Genomic Evidence for Ameiotic Evolution in the Bdelloid Rotifer Adineta vaga
  • Ecology Letters, (2011) 14: 125–131 – Cloning of the Unculturable Parasite Pasteuria Ramosa and its Daphnia Host Reveals Extreme Genotype–Genotype Interactions
  • PLoS Biology – The Evolution of Sex Is Favoured During Adaptation to New Environments
  • Sylvestre Huet « le sexe, pourquoi il gagne ? » 9 septembre 2013
  • Science-1975-Stanley-382-3 – Clades versus clones : Why We Have Sex Steven M.Stanley
  • Science-2009-Zimmer-1254-6 – On the Origin of Sexual Reproduction, Carl Zimmer
  • Letters to Nature – Sex Releases the Speed Limit on Evolution, Nick Colegrave
  • Le sexe pour quoi faire ? GouyonPH et al. La recherche n°250, janvier 1993, pp70-76
  • Evolution. Ridley pp284-296