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Psychologie clinique: Carl Rogers (1902-1987) et l’Approche Centrée sur la Personne

Episode présenté par Caroline Graap, psychologue clinicienne, dans l’épisode #110.

Tout d’abord, pourquoi ce thème ? L’approche centrée sur la personne (ACP) s’est développée à partir des années 40 aux Etats-Unis et est devenue l’un des principaux courants de la psychologie clinique aux USA, alors qu’en Europe francophone,  elle ne figure pas parmi les courants les plus représentés chez les cliniciens et restent relativement méconnue du grand public. Elle est à la base de ce qui constitue le courant humaniste, et bien des obédiences lui accordent volontiers une place dans leur genèse.

Rogers est un fondateur majeur de la recherche scientifique en psychothérapie : il est le premier à s’être intéressé de façon systématique à l’étude des facteurs explicatifs de l’efficacité de la psychothérapie. Paradoxalement, il est actuellement chez nous l’un des moins enseignés à l’université.

Quelques rapides mots sur la psychologie clinique

Commençons par situer le champ de la psychologie clinique. La psychologie clinique se distingue par exemple de la psychologie sociale, de la psychologie expérimentale ou encore de la psychologie du développement, et elle se situait à ses débuts à l’intersection de la psychiatrie, de la psychologie générale et expérimentale, et des philosophies humanistes. Concrètement et de manière très schématique, je dirai que la psychologie clinique implique une relation entre un thérapeute et une personne, et ceci avec des visées thérapeutiques principalement (car il y a aussi des courants de recherche en psychologie clinique).

Contexte de la psychologie et de la psychiatrie avec quelques dates :

L’Approche Centrée sur la Personne (ACP) en quelques mots

Le parcours de Carl Rogers est assez atypique, comme nous le verrons dans un instant, mais ce qui le différencie grandement d’autres grands psychologues ou psychiatres influents, c’est que dès le début de sa carrière de psychologue, il s’est intéressé à ce qui pourrait favoriser le développement positif d’une personne, et son regard s’est particulièrement porté sur la personne du thérapeute. Ainsi dès les années 40, il a cherché à découvrir comment il pouvait parvenir à créer une relation que la personne puisse utiliser au développement de sa personnalité. Lorsqu’on parle de l’ACP, 3 conditions sont communément citées pour résumer les qualités dont doit faire preuve le thérapeute : il s’agit de l’empathie, du regard positif inconditionnel, et de la congruence (à comprendre dans le sens de l’authenticité du thérapeute). Rogers pensait que chaque personne a en elle la capacité de se comprendre, d’avancer et de savoir intuitivement ce qui est important pour elle.

Comme d’autres, Rogers refuse les conceptions voulant réduire l’être humain à un déterminisme en fonction de ses expériences douloureuses du passé. D’ailleurs dans l’appellation même de son approche, l’ACP, on perçoit la conception que Rogers a de l’être humain : il utilise dans un premier temps le terme « centré sur le client », ou « centré sur l’étudiant » dans le cadre de l’université, pour finalement employer « centré sur la personne ». Il y a là une nette volonté de donner la place à la personne, à son autonomie, en refusant la réduction qu’impliquent les termes tels que « patient » ou « malade ».

Carl Ransom Rogers

Carl Rogers (image Wikipédia)Carl Ransom Rogers est né en 1902 dans la banlieue de Chicago aux Etats-Unis. Il est le 4ème de 6 enfants, et grandit dans un foyer aimant, dont l’atmosphère se veut très religieuse, avec des règles strictes et des contacts sociaux restreints. Alors que le jeune Carl a 12 ans, le père décide de changer de profession : d’homme d’affaires reconnu dans la construction mécanique, il devient responsable d’une grande ferme qu’il est bien décidé à gérer de manière aussi scientifique que possible. Un des motifs du déménagement était que les parents souhaitaient protéger leurs enfants (alors adolescents) des tentations de la ville. Encouragé par son père, Carl développe de réelles expériences scientifiques qui lui permettent d’acquérir des connaissances méthodologiques. Tout naturellement au moment d’entrer à l’université, il choisit l’agronomie. Quittant le foyer familial, l’expérience de l’université se révèle libératrice. Carl s’engage dans un groupe de catéchistes géré par un professeur qui encourage le groupe à prendre ses décisions et qui refuse d’assumer le rôle de dirigeant. Cet exemple de leadership participatif a probablement eu un impact sur le développement futur de la vision de Carl Rogers.

Avant la fin de sa 2ème année à l’université, il est convaincu qu’il est appelé à devenir pasteur et change donc de faculté. Avec une douzaine d’autres étudiants américains, Carl est désigné pour prendre part à la conférence de la Fédération mondiale des étudiants chrétiens qui se tient à Pékin. Ce séjour de 6 mois représente une ouverture dans son développement spirituel et intellectuel. Il y développe son autonomie personnelle et découvre une culture totalement différente. Il prend conscience que des gens sincères et honnêtes peuvent avoir des conceptions religieuses et philosophiques très différentes des siennes. Progressivement Carl rompt avec ses références intellectuelles et religieuses passées, et c’est dans la profondeur de son expérience de la vie de groupe qu’il devient capable d’appréhender et d’apprécier les différences individuelles. (Ce dernier point est très intéressant car Rogers dira plus tard que c’est lorsque que la personne est en contact avec ce qui fait d’elle un être unique, qu’elle se rapproche des valeurs universelles.)

À son retour aux Etats-Unis, tout en poursuivant ses études en théologie, il s’inscrit à un cours par correspondance de psychologie. Ayant l’intention de devenir pasteur, Carl sert comme pasteur dans une petite ville durant sa première année au séminaire. Il réalise qu’il ne parvient pas à prêcher plus de vingt minutes, et surtout qu’il éprouve de la réticence à imposer ses vues à d’autres et de la répugnance à dire aux autres ce qu’ils devraient faire ou croire. Durant sa deuxième année au séminaire, Rogers et d’autres étudiants demandent la permission d’organiser un cours officiel sans professeur dont le programme serait uniquement élaboré à partir des questions des étudiants. Ce cours « sans dirigeant » se transforme en révélation puisque lorsqu’ils ont considéré honnêtement les questions soulevées, la plupart des participants de sont distancés de l’engagement pastoral. C’est à ce moment que Rogers réalise que son profond engagement à améliorer la vie sociale des individus l’empêche d’occuper une position qui exigerait de lui qu’il croie en une doctrine spécifique. Inquiet par ses découvertes, parallèlement à ses études religieuses, il suit quelques cours de psychologie au Teachers’ College de Columbia. Un cours de psychologie clinique lui permet de faire ses premières expériences avec des enfants perturbés. Progressivement Rogers abandonne l’idée de devenir pasteur et entreprend des études de psychologie (clinique et pédagogique). Quelques années plus tard, il consacre son travail de doctorat à la création d’un test de mesure de la capacité d’adaptation d’enfants de 9 à 13 ans. Son intérêt pour le travail avec les enfants lui permet d’obtenir une place à l’institut de guidance de l’enfant. Il est alors content de prendre un peu ses distances d’avec le Teachers’s College très influencé par la psychanalyse. Rogers refuse de s’allier à l’un ou l’autre des courants dominants de psychologie.

En 1928, il décroche son premier emploi en tant que psychologue au département d’études de l’enfant. Il est mal payé, pour un travail dans un domaine sans éclat et loin de la vie universitaire, mais est très satisfait de sa décision qu’il a prise de manière très intuitive. Ce point est intéressant puisque plus tard Rogers insistera pour que chacun fasse confiance à son propre « lieu d’évaluation interne » avant de prendre une décision ou d’évaluer une situation affective complexe. Sa pratique quotidienne lui fait réaliser que dans une situation pressante, même les théories les plus brillantes ne résistent pas au test de la réalité. Il découvre alors qu’il peut se considérer comme pionnier et prendre le risque de formuler ses propres idées à partir de son expérience et de ses rencontres quotidiennes avec les personnes venues chercher de l’aide. Il passe 12 années à Rochester, durant lesquelles il en vient à croire que chaque individu est capable de trouver sa propre route. Dès lors il se rend compte que pour la conduite de la thérapie, la tâche du thérapeute est de se fier au client. Il identifie quatre caractéristiques fondamentales de tout thérapeute : l’objectivité, le respect de l’individu, la compréhension de soi, et un savoir psychologique (c’est-à-dire une connaissance fondamentale du comportement humain et de ses déterminants physiques, sociaux et psychologiques).

En 1939, bien qu’engagé comme directeur du Centre de guidance, Rogers accepte un poste de professeur à l’université de l’Etat d’Ohio. Dès la prise de ses nouvelles fonctions, Rogers est très actif et productif : il organise des stages en consultations et en psychothérapie, participe à divers comités, et propose de nombreuses publications et conférences. Il critique  les vieilles méthodes et s’intéresse aux nouveaux domaines de la psychologie et à une nouvelle conception de la psychologie dont le but n’est pas de résoudre des problèmes mais davantage d’aider des individus à grandir et à mûrir pour mieux s’intégrer dans la vie en général. Parmi les autres aspects qu’il aborde, il y a l’importance accordée aux sentiments et aux émotions plutôt qu’aux aspects cognitifs d’une situation, l’attention portée au présent plutôt qu’au passé, et l’importance essentielle de la relation thérapeutique elle-même comme élément primordial dans l’évolution de la personne. Il commence à se faire une place, et son deuxième ouvrage « Councelling and psychotherapy » reçoit un accueil divisé du public : certains le considère très novateur et intéressant, alors que d’autres se sentent menacés dans leur position de thérapeute tout-puissant face aux patients. Son rôle de professeur à l’université se démarque également de celui de ses confrères : il manifeste encouragements et respect envers ses étudiants qu’il traite en égaux, leur permettant souvent d’évaluer eux-mêmes leur travail.

En 1945, Rogers rejoint l’université de Chicago pour y créer un centre d’aide personnelle (centre de consultation). Fidèle à ses principes et croyant dans la capacité du groupe à trouver sa propre route, il refuse d’exercer son autorité de manière habituelle et œuvre à établir un climat démocratique où le partage du pouvoir devient une réalité (il rencontre néanmoins des difficultés pour que l’administration de l’université accepte son refus de diriger le centre de manière traditionnelle).

Dans son 3ème ouvrage parut en 1951, « Client Centered Therapy », il traite des applications de l’approche centrée sur le client non seulement à la thérapie individuelle, mais aussi à la thérapie par le jeu, au travail de groupe, au leadership, aux rôles administratifs, à l’enseignement et à la formation. Son livre remporte un énorme succès, et en 1956 il reçoit le prix de la contribution scientifique décerné par l’American Psychological Association. Durant ses 12 années d’activités au centre d’aide de Chicago, il contribue largement à démystifier les relations thérapeutiques et à les rendre accessible à un public plus large que uniquement celui des chercheurs scientifiques. C’est à cette période qu’il élabore ce qu’il appelle « les conditions nécessaires et suffisantes pour un changement thérapeutique de la personnalité » (conditions qui seront évoquées plus loin).

En 1961 il publie « On becoming a person », (un de ses ouvrages les plus connus encore aujourd’hui), qui le propulse du jour au lendemain sur le devant de la scène et lui apporte une réputation et influence bien au-delà du monde professionnel de la psychologie. Il profite de ce succès pour quitter l’université et rejoindre en Californie (en 1963) un de ses anciens étudiants ayant créé l’ « Institut des sciences du comportement de l’Ouest », principalement intéressé par la recherche avec une orientation humaniste. Considéré alors dans toute l’Amérique comme un vieux routard de la rencontre, il s’engage à fond dans les groupes, et retrouve plaisir à travailler avec une population « normale ». Il fait confiance à la sagesse des petits groupes avec la même assurance que celle qu’il a pour les clients individuels. Il découvre qu’il lui est aussi possible d’utiliser le cadre des groupes pour son propre développement. Il exprime de mieux en mieux ses propres sentiments et prend davantage de « risques » personnels dans ses relations. Ces changements s’accompagnent d’un intérêt croissant pour l’application des principes de « centration sur le client » à d’autres structures que le cabinet de thérapie.

Rogers quitte ensuite l’institut pour fonder avec d’autres « le Centre de recherche sur la personne ». Le centre réunit très vite 40 personnes, toutes venues de disciplines différentes. L’organisation du centre est telle que chaque membre est libre de faire ce qui l’intéresse tout en bénéficiant de personnes se trouvant dans les mêmes dispositions. C’est dans ces conditions que Rogers poursuit une vie professionnelle très active pour les 20 années qui suivent. Au cours de cette dernière période, Rogers ne revient qu’épisodiquement sur les problèmes de la psychothérapie individuelle, son intérêt se portant de plus en plus vers les soucis de la vie de tous les jours ou vers les problèmes auxquels se trouve confrontée la communauté humaine toute entière. Pendant cette période, et souvent avec l’aide de sa fille Natalie, il entreprend des séries de stages de grands groupes, où son approche est appliquée à des groupes de 75 à 800 personnes. Il se sert de plus en plus de l’expression « centré sur la personne » lorsqu’il applique son approche à des structures autres que la psychothérapie. Cette évolution le conduit finalement à envisager sa méthode dans le cadre de conflits internationaux. Effectivement, dans les dernières années de sa vie, Rogers se montre très soucieux de faire quelque chose pour la paix mondiale et pour le dépassement des frontières culturelles ou raciales. À plus de 70 ans, puis plus de 80, Rogers traverse le monde et répand ses idées là où les tensions et conflits forment une réalité quotidienne (Irlande du Nord, Afrique du Sud, Pologne, Russie, etc.). Dans chaque pays il parle de son œuvre, mais aussi il participe activement à des stages ou des séminaires de manière à ce que les gens aient la possibilité, même brièvement, de réagir les uns aux autres d’une manière centrée sur la personne. A la fin de 1985, il parvient à réunir en Autriche un certain nombre de dirigeants importants de 17 pays dans le cadre d’une conférence sur « le défi de l’Amérique centrale ». Cette conférence fournit un bel exemple de son engagement à œuvrer pour la paix mondiale. Quelques mois avant sa mort, Rogers affirme que son activité pour la paix (il a crée le « Peace Project » alors qu’il était âgé de 82 ans) fait partie de ses toutes premières priorités. Lorsque Rogers meurt en 1987, il vient d’être proposer pour le prix Nobel de la Paix.

Au cours de sa vie, Carl Rogers a écrit 16 ouvrages et plus de 200 articles. Toute sa vie il a lutté contre les dogmatismes et les rigidités théoriques et pratiques. Parmi ses importantes contributions, on peut noter le « counselling », les groupes de rencontres, les grands séminaires (workshops) de communication personnelle (interpersonnelle). Il s’est montré également un précurseur en ce qui concerne les modalités fines d’évaluation et des processus de formation favorisant l’autonomie et la progression personnelle. Dans le domaine de la recherche, sa voie non directive a également permis de nouveaux développements (enquêtes).

Les fondements théoriques de l’Approche Centrée sur la personne

L’actualisation :
Comme énoncé précédemment, Rogers pensait que chaque être humain est en mesure de savoir ce qui est bon pour lui. Selon lui il existe donc chez tous les organismes vivants une tendance à l’actualisation, ou à la réalisation de soi. Cette tendance à l’actualisation représente un des fondements de l’ACP, comme une confiance qu’il existe chez chacun une force directionnelle constructive allant vers la réalisation de son potentiel. En ACP, le thérapeute est donc convaincu que les individus et les groupes sont en mesure de définir leurs propres buts et décider de leur propre cheminement. Ce point est intéressant dans des contextes relatifs à l’enfance, la formation ou le monde professionnel où les systèmes dominants ont tendance à manifester un besoin constant de contrôle, de guidance ou de surveillance.

On voit donc que dans le contexte des années 50, où les courants principaux et dominants étaient ceux de la psychanalyse et du behaviorisme, Rogers se démarquait clairement par son approche résolument humaniste, positive et bienveillante.

Les conditions nécessaires et suffisantes d’une modification thérapeutique de la personnalité :

  1. L’existence d’un contact psychologique entre 2 personnes (relation entre 2 personnes)
  2. L’existence chez la première, appelée client, d’une discordance intérieure, d’une vulnérabilité ou d’une anxiété (l’état du client – la présence d’une divergence entre le véritable vécu de l’organisme et la manière dont le sujet se représente dans ce vécu)
  3. L’existence chez la seconde, appelée thérapeute, d’une concordance intérieure – congruence – ou d’une véritable intégrité relationnelle (authenticité relationnelle du thérapeute)
  4. L’existence chez le thérapeute d’une considération – ou d’un regard – inconditionnellement positif (opposé d’une attitude d’évaluation par exemple)
  5. L’existence, chez le thérapeute, d’une compréhension empathique du système de références propre au client et la volonté de lui faire partager cette compréhension (« pénétrer dans l’univers intime du client comme s’il s’agissant du sien, mais sans jamais perdre de vue le « comme si » – élément essentiel de la thérapie)
  6. La perception, au moins embryonnaire, par le client de la compréhension empathique et de la considération positive inconditionnelle que lui porte le thérapeute

Rogers et la recherche

La théorie et la recherche ont occupé une place centrale durant les 35 premières années de la carrière de Rogers. Conjointement avec 2 confrères, il a d’ailleurs reçu en 1956, le prix de l’American Psychological Association en reconnaissance d’une contribution scientifique de premier plan.

La recherche sur la psychothérapie
Rogers et un de ses étudiants avaient mis au point leur propre dispositif d’enregistrement. Ils avaient donc enregistré puis retranscrit une centaine d’entretiens, et en 1942 ils ont publié intégralement le « cas d’Herbert Ryan ». Ceci a permis aux professionnels de prendre conscience de l’apport considérable de ce nouvel outil aux progrès de la psychothérapie.

Pour situer ceci dans le contexte de la fin des années 30 – début des années 40, pour procéder à des enregistrements intégraux des entretiens, Rogers et son comparse avaient besoin de deux phonographes, dont le second prenait le relais du premier toutes les 3 minutes environ, ceci pendant qu’on retournait ou enlevait les disques. Très rapidement, Rogers et Covner (le comparse) ont rassemblé une collection de plus de 400 disques double face. Cette technique s’est ensuite développée (et heureusement améliorée !) et sa diffusion à entraîné de nouvelles impulsions pour les recherches de Rogers comme pour celles d’autres psychologues ou chercheurs. Après l’enregistrement, la transcription de ces entretiens permettait ensuite la conduite de recherches plus systématiques, d’étudier chaque échange, d’en observer l’impact, etc. Il trouvait aussi cette technique très utile pour la formation des futurs thérapeutes à l’université.
L’analyse de ces enregistrements ont permis une nouvelle compréhension des concepts de résistance et d’insight par exemple (la résistance représenterait une sorte de force psychique activée par le patient afin de ne pas accéder à son propre inconscient, une sorte de résistance aux propositions et interprétations du psychanalyste). En ce qui concerne la résistance, phénomène trop souvent imputé à la personne et souffrant du jugement du thérapeute, Rogers et ses collègues arrivent à la conclusion que le thérapeute est entièrement responsable de cette résistance, qu’elle résulte d’une investigation trop poussée ou d’une interprétation prématurée par exemple. En tout les cas, en ACP, lorsque la personne manifeste des résistances, c’est que le thérapeute n’a pas su écouter suffisamment finement ce qui lui était dit. En ce qui concerne l’« insight », où la compréhension de soi en quelque sorte, les enregistrements ont également permis de repérer clairement les progrès de l’auto-compréhension et l’évolution positive de la personne entretien après entretien (ou comment sa perception et sa représentation d’elle-même se modifient – modification du processus de symbolisation).

Rogers a donc largement contribué au développement de la recherche, en particulier sur l’efficacité des thérapies et la place du thérapeute, ainsi que sur ce qui lui permettait de développer sa conception de l’être humain. Il a également travaillé au développement de différents outils d’évaluation. Au cours de ses recherches, Rogers a évidemment cherché à découvrir si ce qui n’était au départ que des hypothèses était susceptible d’être validé. Dès la fin des années 40, il s’est donc intéressé aux travaux de ses contemporains. Ainsi par exemple il estime que ses « 6 conditions nécessaires et suffisantes pour le développement positif d’une personne » font l’objet de validations (il cite entre autres des travaux qui confirment la place centrale de la communication empathique et de l’importance d’un regard inconditionnellement positif perçu comme tel par la personne.) Il recourt à la même démarche pour ce qui concerne les caractéristiques du processus thérapeutique, démarche qui lui permet de trouver des validations chez des auteurs différents et variés.

L’ACP s’est développée dans des domaines autres que la psychothérapie, et le courant humaniste en psychologie a grandement bénéficié de son influence. D’ailleurs le succès des psychothérapies humanistes se mesure par le fait que nombre de leurs concepts ont été largement repris. On peut retrouver certaines de ses idées dans de nombreuses autres approches : dans les années 80, reprise d’éléments des thérapies humanistes par la psychanalyse relationnelle, l’entretien motivationnel, voire les TCC, et plus récemment, c’est la psychologie positive qui a repris les postulats humanistes, ou encore par exemple : l’importance de l’émotion, intégrée comme fondamentale dans les thérapies humanistes, est confirmé actuellement par les courants de recherche d’orientations diverses.

Les études actuelles confirment ce que Rogers a avancé depuis de nombreuses décennies à savoir l’importance de l’empathie et de la relation thérapeutique. Par exemple, Norcross (2002), Lambert et Ogles (2004) affirment que les intervenants les plus efficaces en psychothérapie sont ceux qui arrivent à créer une relation significative de qualité avec leurs clients). Une méta-analyse de Cooper (2004) présente les preuves du caractère central des facteurs liés à la relation pour la réussite des thérapies. Sans oublier Wampold (2001) qui avance que 8% de la variance du changement thérapeutique s’explique par l’utilisation de techniques spécifiques, et 92%, par les facteurs communs à toutes les psychothérapies.

Et pour terminer une petite quote (Rogers, 1961): 😉

« Life, at its best, is a flowing, changing process in which nothing is fixed. » (« La vie à son meilleur est un processus fluide et changeant dans lequel rien n’est fixé. »)

Petite bibliographie

  • Rogers, C., (2001) « L’approche centrée sur la personne – Anthologie de textes présenté par Howard Kirschenbaum et Valérie Land Henderson », Lausanne : Editions Randin
  • Un article sur l’écoute selon l’approche centrée sur la personne par J.-M. Randin : http://www.cairn.info/revue-approche-centree-sur-la-personne-2008-1-p-71.htm
  • Thorne B., (1994), « Comprendre Carl Rogers », Toulouse : Editions Privat
  • Tous les ouvrages de Carl Rogers bien sûr !

Et un lien intéressant permettant de découvrir Carl Rogers à l’œuvre dans une émission de 1965 qui se proposait de présenter trois approches en psychothérapie :

La tartine tombe toujours du côté beurré, info ou intox?

Ça nous est arrivé à tous au moins une fois… La fameuse tartine qui tombe de la table côté beurré, bien sûr… On pense tout de suite à la loi de Murphy que l’excellent Guide du voyageur galactique (hé oui, je soigne mes sources quand il s’agit de choses sérieuses!) résume ainsi: “tout ce qui peut aller de travers ira de travers”. Les exemples typiques sont… Les vieux qui gagnent à la loterie, les poissons rouges qu’on a bien soigné et qui meurent quand même, la blanchisserie qui pulvérise votre unique costard juste avant le rendez-vous de votre vie, et, bien sûr, la tartine qui tombe toujours du mauvais côté!

Feu le magazine scientifique “QED” de la BBC (si c’était une émission en français, ça s’appelerait CQFD) a voulu en avoir le coeur net en 1991 et s’est livrée à une expérience grandeur nature. Un gigantesque lancer de tartines a été organisé, durant lequel des volontaires jouaient les majorettes avec 300 tartines beurrées. Ils les jetaient en l’air et le but de l’expérience était de voir sur quelle face elles atterrissaient. Sur les 300, 148 ont atterri côté pain et 152 côté beurre. Autant dire 50-50… On peut définitivement écarter la loi de Murphy. Il n’y a pas de malédiction de la tartine qui la pousse à tomber du mauvais côté.

L’émission Mythbuster a réalisé plus récemment un exercice similaire, en créant une machine à jeter les toasts, beurrés ou non, pour voir s’il y avait une différence de comportement entre eux. Il n’y en a pas.

Alors, cette histoire de tartines ne serait-elle pas finalement un vilain biais psychologique? On ne se rappellerait que de celles qui tombent du mauvais côté?

Pas tout à fait! Quand on dit que les tartines tombent toujours du côté beurré, on pense aux situations de la vie quotidienne. Genre quand en essayant d’atteindre le pot de miel perché sur le 2e rayon on fait malencontreusement glisser le pain beurré installé sur le rebord de la table de la cuisine, qui n’avait rien demandé et qui attendait sagement sa petite douceur matinale… Et dans ce cas, c’est toujours fifty-fifty? Non. Dans ce cas, la tartine tombe pratiquement toujours côté beurré. La faute à la loi de Murphy? Non plus. Si une loi est appliquée à la lettre ici, c’est la loi de la gravitation.

En plus de la gravité, 3 facteurs vont influencer le destin de la tartine (et le cours de votre matinée! La serpillère n’était certainement pas prévue dans le timing du petit déj):

  • comment la tartine quitte la table;
  • la hauteur de la table;
  • et le format de la tartine;

On peut considérer que le beurre, qui compte pour environ 10% du poids total de l’édifice, a un effet marginal… Il compte pour beurre!

Dans notre exemple très domestique, dans la mesure où la tartine bascule, elle entame une série de rotations dans sa chute. Sauf que… La hauteur de la table joue un rôle important: elle ne permet à la tartine qu’un demi-tour sur elle-même avant de terminer sa course lamentablement aux pieds stupéfaits du pauvre individu pas très bien réveillé qui s’apprêtait déjà à savourer une bouchée de miel.

Le site physics.org propose le conseil suivant: grillez le pain et écrasez-le comme un malade avec le couteau lorsque vous le beurrez. La forme convexe de la tartine influencera le sens de sa chute et évitera le drame.

Sinon, vous pouvez aussi entreposer votre tartine beurrée sur le frigo – au lieu de la table – pendant que vous chopez le miel, histoire qu’elle ait une chance de faire un tour complet. Ah, songez aux drames que nous vous évitez avec ces excellents conseils pratiques?

Le toast effrayé de Gilda

Sources:

Podcast science 109 – La folle histoire de l’Univers

L’interview

Elle a répondu favorablement à l’invitation de Nico! Nous avons eu le plaisir de recevoir Florence Porcel, Community Manager de l’Univers (rien que ça!), qui nous a parlé non seulement de son nouveau podcast, La Folle Histoire de l’Univers mais également de son projet très original de communication scientifique via Twitter. C’est notre Robin national qui s’est essayé au jeu de l’analyse et du décryptage. Discussion fort intéressante!

 

 

Les illustrations Nicotupiennes

 

Gauss Facts

www.gaussfacts.com

Le son de la semaine

» Petit communiqué d’Alan sur le sujet des Golden Blog Awards

L’audioblog de la semaine

Trois petites spécialités cette semaine:

  1. C’est très court car il ne s’agit pas d’un blog scientifique ordinaire mais d’un blog scientifique en bd! Alors si vous voulez vraiment vraiment apprécier l’ensemble de l’expérience, précipitez-vous sur http://www.vran-blog.com/
  2. Il n’a pas été enregistré par l’un d’entre nous, mais directement par son auteur, Vran, dont on savait déjà qu’il dessine comme un dieu, écrit avec talent et dont vous allez découvrir les performances à l’audio… Fans de Dr Who, accrochez-vous!
  3. Et bon, accessoirement, c’est un petit peu en anglais. Mais bon, il y a des choses qui ne se traduisent pas, c’est comme ça…

» Le billet du blog audio de Vran

Quizz de la semaine dernière

Quizz de cette semaine

  • Les micro-ondes altèrent la qualité des aliments et favorisent le cancer. Info ou intox?

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[20:33] <jorj_McKie> Salut à tout le monde

[20:33] <Staulott> Bravo aux grands gagnants des GBA

[20:34] <jorj_McKie> C’est nouveau cette interface rose bonbon, un régression enfantine ?

[20:34] <Kramnik_> Effectivement, c’est génial, bravo vraiment ! Je crois c’est une belle reconnaissance de vos efforts!

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[20:36] <Kramnik_> Pour le rose bonbon, ne serait ce pas un clein d’oeil à l’invité du jour?

[20:36] <jorj_McKie> C’est bon. Heureusement il y a un réglage de couleur

[20:36] <Pingouin> j’ai l’impression qu’on est sur irc, mais sur quel réseau ?

[20:38] <Kramnik_> Alors là.. déjà, on est sur le bon^^

[20:40] <Alan_> Hello tout le monde, on a vraiment des problèmes techniques 🙁

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[20:40] <Alan_> pas encore là…

[20:40] <Alan_> pas de son…

[20:40] <Alan_> on arrive dès qu’on peut

[20:40] <Alan_> sorry

[20:40] == Nicote [webchat@jem75-9-88-175-94-116.fbx.proxad.net] has left #podcastscience []

[20:41] <Pingouin> Pas de soucis Alan ! ^^

[20:41] <Pingouin> L’essentiel est de bien enregistrer !

[20:41] == Nicotupe [webchat@jem75-9-88-175-94-116.fbx.proxad.net] has joined #podcastscience

[20:42] <jorj_McKie> Ha l’industrie horlogerie suisse

[20:43] <Kramnik_> On veut podcastsciences !! .. on veut podcastscience !! … (Population en délire, tel celle d’un concert de Rock appelant ses idoles^^)

[20:44] <FP> test

[20:44] <FP> Coucou tout le monde ! Ici Florence. Les garçons se démènent, je les entends.

[20:44] <Mentine> hello Florence

[20:44] <Mentine> On t’entend partout en c moment!

[20:45] <Mentine> LVDLT, Podcast Science

[20:45] == jorj_McKie[webchat@AMontsouris-554-1-80-167.w90-46.abo.wanadoo.fr] has quit [Quit: Page closed]

[20:46] <FP> C’est vrai ça dites donc ! 😀

[20:46] <Pingouin> Pour ceux qui n’auraient pas vu la cérémonie d’hier : http://www.golden-blog-awards.fr/ voir la vidéo à partir de 36 min environ

[20:46] == JeanPierre[webchat@108.215.70.86.rev.sfr.net] has joined #podcastscience

[20:46] == Jorj_McKie[webchat@AMontsouris-554-1-80-167.w90-46.abo.wanadoo.fr] has joined #podcastscience

[20:46] == xilrian [webchat@jem75-9-88-175-94-116.fbx.proxad.net] has quit [Ping timeout]

[20:46] <Kramnik_> Hello Florence, bravo pour ton podcast que j’écoute (gràce à podcastscience) ! Il est vraiment agréable à écouter, et pour moi qui est un passionné de l’univers, j’y trouve bien mon compte 🙂

[20:47] == FP [webchat@bgn92-3-82-227-222-82.fbx.proxad.net] has quit [Quit: Page closed]

[20:47] == FlorencePorcel[webchat@bgn92-3-82-227-222-82.fbx.proxad.net] has joined#podcastscience

[20:49] <Alan_> yéé, ça marche enfin!

[20:50] <Jorj_McKie> Je dois avoir les oreilles bouchées

[20:50] <Kramnik_> J’entends rien là

[20:51] <Kramnik_> voilà c’est bon

[20:51] <FlorencePorcel> SALUUUUT LA CHAT ROOOOOM !!!!!!

[20:51] <Mentine> aaa

[20:51] == Nicotupe [webchat@jem75-9-88-175-94-116.fbx.proxad.net] has quit [Ping timeout]

[20:51] <Pingouin> Super ! On vous entend !

[20:51] <Jorj_McKie> Cool

[20:51] <Kramnik_> oui on vous entends

[20:52] <Mentine> Par contre la scroll bar qui ne descend pas toute seule c’est moyen :/

[20:52] <Kramnik_> il y a de l’éco

[20:52] <Jorj_McKie> Si vous parlez, peut tre

[20:52] <JeanPierre> Bonjour tout le monde, oui le son arrive

[20:52] <FlorencePorcel> Chez moi ça descend tout seul…

[20:52] <Pingouin> on entend des bruits de vaisselle ou un truc comme ça 🙂

[20:52] <FlorencePorcel> Oui, ils sont à la bière hihihi

[20:52] == Tolaria[webchat@91.180.207.26] has joined#podcastscience

[20:53] <Pingouin> Attention aux claviers avec la bière !

[20:53] <Kramnik_> disons qu’on entends comme lorsque on parle dans une piéce vide (enfin pour moi)

[20:54] <Jorj_McKie> On avait dit la bière, après l’émission

[20:54] <Mentine> Félicitation à Podcast sciences! merci Pingouin pour le lien

[20:54] == ninjaaaaa [webchat@89-156-68-185.rev.numericable.fr] has joined #podcastscience

[20:54] <Kramnik_> oula ! on entends deux fois les choses parfois ET florence semble parler moins fort

[20:55] <Pingouin> On veut connaitre la réponse à la question ultime de l’univers !

[20:55] == faraday [webchat@ARennes-252-1-78-94.w2-11.abo.wanadoo.fr] has joined #podcastscience

[20:55] <Alan_> @pingouin: 42 🙂

[20:55] <FlorencePorcel> Je parle moins fort parce que je ne suis pas avec eux, je suis par Skype…

[20:55] <Pingouin> 42 !!!!

[20:55] <Mentine> oups FAIL florence

[20:55] <ninjaaaaa> elle a po fait expres…

[20:56] <ninjaaaaa> vais partir.

[20:56] <Mentine> pour la community manager de l’univers il faut réviser

[20:56] <FlorencePorcel> MERDE 42 PUTAIN

[20:56] == Nicotupe [webchat@jem75-9-88-175-94-116.fbx.proxad.net] has joined #podcastscience

[20:56] == Kramnik_[webchat@AMarseille-652-1-59-225.w2-4.abo.wanadoo.fr] has quit [Quit: Page closed]

[20:56] <FlorencePorcel> (Je suis nulle en maths. Heureusement que Robin.)

[20:56] <FlorencePorcel> … est là.)

[20:57] <ninjaaaaa> BRAVOOOO \o/

[20:57] <Pingouin> wéééééé !

[20:58] <Jorj_McKie> Houaaaa . Bravo bravo

[20:58] <Staulott> Maintenant vous pouvez vous la péter.

[20:59] <Pingouin> (il y a quelqu’un qui souffle dans un micro…)

[20:59] <JeanPierre> Partagerez-vous les brouzoufs avec les poditeurs ?

[20:59] == Kramnik_[webchat@AMarseille-652-1-59-225.w2-4.abo.wanadoo.fr] has joined#podcastscience

[21:02] <Kramnik_> Une premiére, mais une premiére géniale 🙂

[21:02] == Tolaria[webchat@91.180.207.26] has quit [Quit: Page closed]

[21:03] == tolaria[webchat@91.180.207.26] has joined#podcastscience

[21:04] == SciencesIRC[webchat@pai34-5-88-176-168-222.fbx.proxad.net] has joined#podcastscience

[21:04] <Jorj_McKie> Et Garner c’est pas que les Math, c’est formidable

[21:05] == Nicotupe [webchat@jem75-9-88-175-94-116.fbx.proxad.net] has quit [Ping timeout]

[21:05] == Yves [webchat@adsl-62-167-109-105.adslplus.ch] has joined#podcastscience

[21:06] == Alexandru_[webchat@201.14.198.77.rev.sfr.net] has joined #podcastscience

[21:06] <Pingouin> Florence, tu n’as pas dit si tu venais de la planète Terre, ou bien de Gliese 581c ?

[21:09] <Jorj_McKie> ecoutez les podcast de ciel et espace. Plein d’astronomes pro ont était intéresser dès l’enfance.

[21:10] <Jorj_McKie> Et quid de la science fiction, Asimov ou d’autres

[21:12] <Yves> La science-fiction inspire énormément l’imaginaire… au point de vouloir réaliser “ces rêves”.

[21:12] <Jorj_McKie> De toute façon les scientifiques sont des manche pour communiquer. Bon enfin pas tous, vous en tes la preuve vivante.

[21:15] <Jorj_McKie> Et les singes, une expérience tand à montrer que les petit chimps mals sont attirer par les jouets type voiture. Et les petites femelles par les poupées.

[21:15] <FlorencePorcel> Oui, c’est aux podcasts de Ciel et Espace auxquels je faisais allusion 🙂

[21:15] == tolaria[webchat@91.180.207.26] has quit [Ping timeout]

[21:15] <Yves> Je suis convaincu que la pédagogie dépend du sexe… on intéresse sûrement plus les enfants du même sexe en utilisant des références partagées.

[21:15] == carracas [webchat@host-85-27-82-39.brutele.be] has joined#podcastscience

[21:15] <carracas> ille c’est un pronom neutre

[21:17] <Yves> Sur Facebook, les modérateurs auraient déjà refermé ce genre d’identité !

[21:17] <Mentine> twitter ou comment être sans cesse abreuvé de petits bons-mots pas toujours fameux

[21:18] <Mentine> -vous l’aurez compris, je n’ai rien compris à l’intérêt de twitter-

[21:18] <SciencesIRC> Florence est peut-être scizophrène hein 😀

[21:19] <Jorj_McKie> TW c’est trop chronophage. Le rapport intérêt/temps n’est pas terrible.

[21:19] <FlorencePorcel> Voici le billet explicatif du concept pour que l’intérêt de Twitter soit plus clairhttp://www.florenceporcel.com/lunivers-la-voie-lactee-twitter-et-moi/

[21:20] <Mentine> twitter c’est comme si on laissait la télé allumée toute la journée

[21:20] <carracas> a mentine, ca te permet de suivre des tas de compte science et de recevoir tous les infos thematiques sans fouiller pleind e sites

[21:20] <Yves> twitter est un générateur de bruits infames… à part en sortir des statistiques pour compter les moutons qui “follow” des mots clefs. Au point que le court de la bourse a pu être corrélé aux aspects positifs/négatifs des mots-clefs twittés.

[21:20] <FlorencePorcel> Et les 30 membres de la liste avec leur biographie en 160 caractèreshttps://twitter.com/FlorencePorcel/l-univers/members

[21:21] <Mentine> a carracas : il y a les fils rss pour ça , et depuis plus longtemps

[21:22] <Mentine> mais je salue la créative initiative de FP, une autre façon d’utiliser twitter moins futile

[21:22] <carracas> sur twitter tu peux communiquer et pas seulement recevoir des infos

[21:22] <FlorencePorcel> Ne vous battez pas : ça dépend de ce qu’on attend d’un service. Moi perso pour avoir testé les deux, je préfère Twitter au flux RSS pour ma veille. A chacun de voir ce qui lui correspond, voilà tout 😉

[21:22] <Pingouin> Twitter c’est ce que les gens en font 🙂

[21:23] <carracas> comme tout ^^

[21:23] <Mentine> le dialogue sur twitter… belle perspective 🙂

[21:23] <Mentine> c’est pas un mythe d’ailleurs?

[21:23] <carracas> ben ca marche, je le sais par experience

[21:25] == Alexandru_[webchat@201.14.198.77.rev.sfr.net] has quit [Ping timeout]

[21:26] == SciencesIRC[webchat@pai34-5-88-176-168-222.fbx.proxad.net] has quit [Quit: Page closed]

[21:26] <Yves> colloniser… et polluer !

[21:28] <carracas> moi je le suis ^^

[21:29] <carracas> les*

[21:29] == balo [webchat@abo-90-54-68.mts.modulonet.fr] has joined#podcastscience

[21:30] <Yves> Finalement pour mourrir moins bête… the meaning of live ?

[21:33] == lilou_ [webchat@ANice-251-1-106-153.w86-193.abo.wanadoo.fr] has joined #podcastscience

[21:33] <Jorj_McKie> TW en regardant la tele. Houa cela veut dire un peu ne rien regarder.

[21:35] <carracas> faut être polyvalent. Je regarde la tele, je lis et je surfe en même temps. Il faut avoir l’habitude

[21:35] <Yves> Cerveau en mode “repeat”… zéro recule.

[21:35] <Mentine> JorjMcKie encore plus négatif que moi sur twitter, ça existe donc

[21:35] <Jorj_McKie> Ou alors que les emissions sont creuses et qu’effectivement on peut zapper.

[21:36] <FlorencePorcel> Le Soleil vient de tweeter…https://twitter.com/Soleil_VL/status/269176705418137600

[21:36] <Yves> Mais des fois ça détend de regarder sans avoir à réfléchir. TW produit probablement le même effet, ça occupe sans fatiguer.

[21:37] == Nicotupe [webchat@jem75-9-88-175-94-116.fbx.proxad.net] has joined #podcastscience

[21:37] <Mentine> mais quel sentiment d’immense vide après une soirée télé-twitt-podcast

[21:37] <Mentine> moi j’écoute podcast science et j’apprécie vraiment

[21:38] <Mentine> (et je mange en même temps, bon d’accord)

[21:38] <Mentine> que retient-on si on fait tout en même temps, c’est pour ça que je parle de sentiment de vide

[21:38] <Yves> oui mais PS ça s’écoute avec le cerveau !

[21:38] <Jorj_McKie> @Mentine Pareil

[21:39] <carracas> je m’ennuie terriblement a ne faire qu’une chose en même temps. sans vantardise, je dois occuper mon cerveau full time

[21:40] <Mentine> carracas : même devant un bon livre ou film tu peux t’ennuyer?

[21:40] <carracas> un bon livre non mais je lis vite

[21:41] <carracas> les films c’est rare  de ne faire que les regarder

[21:41] <carracas> mais j’avoue avoir un cerveau un peu different de la moyenne

[21:41] <Yves> … il y a tellement peu de film qui mérite 100% d’attention…

[21:42] <lilou_> c’est un peu pessimiste

[21:42] <carracas> effectivement

[21:42] <Mentine> non c’est carrément aux

[21:42] <Mentine> faux

[21:42] <Yves> ok désolé… en plus je n’ai pas mis au pluriel 😉

[21:42] == Nicotupe [webchat@jem75-9-88-175-94-116.fbx.proxad.net] has quit [Quit: Page closed]

[21:42] <Mentine> voilà pourquoi 😉

[21:43] <carracas> et le compte du cailloux sur mars ^^ c’etais top

[21:43] <carracas> sinon il faut rajouter 4 planetes

[21:43] <carracas> plus un tres grand nombre dans la grande ceinture encore invisible

[21:43] <Yves> Pour Pluton, on aime bien les “marginaux”… alors on en parle plus.

[21:45] <carracas> love ?

[21:45] <Mentine> horreur le dessin de nicotupe o_0

[21:46] <Mentine> oui

[21:46] <Mentine> on ous entend

[21:46] <Yves> oui on entend

[21:46] <carracas> le son ets bas

[21:46] <balo> oui

[21:46] <Pingouin> ok mais moins fort

[21:46] <Jorj_McKie> Avec l’age ça change le multitasking

[21:46] <carracas> regardez vos pieds si vous avez rien debranché

[21:49] <Mentine> chouette du fight

[21:50] <Jorj_McKie> Oui Robin tout a fait d’accord

[21:50] <carracas> oui FLO c’est de la bombre

[21:51] <Yves> @carracas, un peu plus de 4 transuraniens équivalents à Pluton: Eris, Makemake, Sedna,  Orcus, Quaoar, Varuna, 2003EL61…

[21:51] <carracas> j’avoue elle m’a payé pour venir la supporter

[21:51] <Mentine> J’ai un grand oncle chasseur d’éclipses, à la retraite il en profite pour voyager dans tous les pays où sont visibles les eclipses totales, le chanceux

[21:51] <carracas> merci yves, je me souvenais du nom que de 4

[21:52] <Yves> Le dossier sur le nucléaire m’a déréglé – c’est pas “transuraniens” mais “transneptuniens”. Arrgh

[21:53] == lilou_ [webchat@ANice-251-1-106-153.w86-193.abo.wanadoo.fr] has quit [Quit: Page closed]

[21:53] <carracas> ce compte la ets genial d’humourhttps://twitter.com/N165Mars

[21:54] <Mentine> vulgarisation à la russe : tout à l’esbrouffe  comme lissenko

[21:54] <Yves> ou à la vodka ?

[21:55] <Yves> ça doit “mieux passer”…

[21:56] <Mentine> tout comme Radiolab

[21:59] <Jorj_McKie> Et la collection Big question de Simon Blackburn, c’est formidable

[21:59] <Jorj_McKie> Non Pas Trin c’est du mystique

[22:00] <carracas> bonne nuit a tous

[22:01] <Yves> @carracas, alors t’as déjà fini de multi-tasker pour aujourd’hui ?

[22:02] <Mentine> bonne nuit carracas

[22:02] == balo [webchat@abo-90-54-68.mts.modulonet.fr] has quit [Ping timeout]

[22:02] <carracas> oui leve a 5h45 donc je vais au dodo

[22:02] <carracas> et lire du asimov avant de dormir

[22:03] <Yves> Alors bon speed reading…

[22:03] <carracas> merci^^ a +

[22:03] == carracas [webchat@host-85-27-82-39.brutele.be] has quit [Quit: Page closed]

[22:03] <Yves> Son très bas… j’ai amplifié à fond

[22:04] <Mentine> Podcasteu science

[22:05] <Jorj_McKie> Heyyyyy Clapp Clappp

[22:05] <Mentine> Alan était sans voix!

[22:05] <Pingouin> Tu n’as pas mis ton super discours 🙂

[22:06] <Mentine> ah voilà super discours 🙂

[22:07] <Pingouin> ah oui !

[22:08] <Mentine> en tout cas bravo

[22:09] <Pingouin> Ca doit être çahttp://www.vran-blog.com/

[22:10] == saki [webchat@did75-13-82-243-217-112.fbx.proxad.net] has joined #podcastscience

[22:10] == saki [webchat@did75-13-82-243-217-112.fbx.proxad.net] has left#podcastscience []

[22:16] <Yves> Si on fait une tartine deux-fois plus épaisse… elle ne se retournerait pas ?

[22:17] == faraday [webchat@ARennes-252-1-78-94.w2-11.abo.wanadoo.fr] has quit [Ping timeout]

[22:18] <Yves> on dit “pâte à tartiner”…

[22:18] <Pingouin> Moi je beurre toujours sous la tartine pour éviter ça !

[22:19] <Yves> Ah, bhein pour moi, elle tombe jamais… elle est finie avant 🙂

[22:20] <Jorj_McKie> Tartine + chat = Moteur perpetuel

[22:22] <Yves> @Jorj il faut mettre un axe au milieu… avec un alternateur !

[22:25] <Jorj_McKie> Intox

[22:26] <Yves> Il paraît même que le chauffage au micro-onde rendrait les gamins super-actifs… ça tient de l’obscurentisme

[22:27] <Jorj_McKie> @Yves enfin quand tu as mis le gamin dans le micro-onde il est calmé. On peut aussi le faire avec la machine à laver

[22:28] <Mentine> Florence n’a pas changé de film fétiche depuis le précédent podcast lol

[22:28] <Mentine> lol Jorj_McKie

[22:29] <Yves> C’est vrai… la notice ne mentionne que les chats, pas les gamins. Il faut que j’essaie.

[22:31] <Yves> Bravo et merci

[22:31] <Pingouin> ciao à tous !

[22:31] <Yves> Des chips ? J’arrive !

[22:31] <Jorj_McKie> Super émission  et encore bravo à tous

[22:33] <Mentine> merci merci

[22:33] <Mentine> bravo bravo

[22:33] <ninjaaaaa> c’est tout ce que ça te fait qd j’te dis qu’on va manger des chips ?!

[22:34] == Mentine[webchat@AToulouse-651-1-227-111.w90-38.abo.wanadoo.fr] has quit [Quit: Page closed]

[22:34] == Pingouin[webchat@71.198.73.86.rev.sfr.net] has quit [Quit: Page closed]

[22:34] == Jorj_McKie[webchat@AMontsouris-554-1-80-167.w90-46.abo.wanadoo.fr] has quit [Quit: Page closed]

[22:34] == Yves [webchat@adsl-62-167-109-105.adslplus.ch] has left#podcastscience []
 
 
A la semaine prochaine, pour parler psychologie: les thérapies de Carl Rogers, centrées sur la personne, par Caroline Graap.
 
Bonne semaine!
 

Blog Audio 9: Megatherium – The Origin of Species by Means of Wibbles and Wobbles

9e billet de blog scientifique en audio: The Origin of Species by Means of Wibbles and Wobbles

Evolution by Means of Wibbles and Wobbles
Ceci n’est qu’un aperçu, cliquez pour voir toute l’histoire

Billet très court cette semaine, mais énorme coup de coeur! Il ne s’agit pas d’un blog de sciences ordinaire mais d’un blog BD de sciences. L’image est encore plus importante que le texte, alors cliquez vite pour découvrir le billet en entier, c’est juste génial. Fans de Dr Who, accrochez-vous! Emotion garantie 🙂

Auteur: Vran

Blog: Megatherium – Le blog qui envoie du poil

Billet original: http://www.vran-blog.com/evolution-wibbles-and-wobbles/

Enregistrement: Enregistré par Vran lui-même, il a décidément tous les talents, ce garçon!

Diffusion originale: Podcast Science #109, 15 novembre 2012

 

Podcast Science vainqueurs de la catégorie Science/Recherche des Golden Blogs Awards 2012

Nous sommes lauréats du Golden Blog Award 2012 dans la catégorie Science & Recherche. Et comme une andouille, je n’ai pas préparé de discours… Du coup, j’ai bredouillé une connerie… C’est malin…

C’était pourtant l’occasion de dire des trucs intelligents…

De dire qu’on aime la science, que la science, c’est pas chiant, ça n’a aucune raison d’être intimidant, c’est passionnant…

C’était l’occasion de remercier toute l’équipe présente et passée, soit non seulement Nico et David qui étaient également présents à l’événement, mais aussi Mathieu, AnhTuan, Marco, Franck, Ln, Robin, Lucile!

De remercier les intervenants ponctuels qui ont coloré nos contenus de manière si particulière: avant tout notre valeureux adversaire Pierre Kerner avec son excellent blog Strange Stuff and Funky Things, qui méritait tout autant de gagner, et qui gagnera l’année prochaine et aussi Xavier Durussel et Jorj McKie par exemple.

De remercier nos poditeurs et lecteurs qui semaine après semaine nous encouragent, nous corrigent, proposent des sujets, passent derrière le micro, s’engagent d’une manière ou d’une autre.

De remercier nos proches qui pourraient prendre ombrage du temps que nous passons à préparer les émissions au lieu de passer du bon temps avec eux, et qui nous soutiennent malgré tout, mention spéciale à ma fille Gilda qui se fait éjecter de sa chambre tous les jeudis soir pour que j’aie une porte à fermer…

Merci encore enfin au jury de la catégorie science et au CNES, dont le témoignage de reconnaissance m’émeut profondément, moi qui en lançant le podcast il y a deux ans, ne me serais jamais douté qu’on serait pris au sérieux par la communauté scientifique. Cette reconnaissance est vraiment un beau cadeau!

Last but not least, en déconnant sur twitter, j’avais promis à @laxolotl de la remercier lorsque je monterais sur le podium… J’ai bien sûr complètement oublié de le faire en perdant mes moyens. Chère Axolote, toutes mes excuses et j’espère que tu acceptes cette petite mention a posteriori.

Bref… En résumé… Un immense merci à toutes celles et ceux qui aiment et soutiennent ce que nous faisons! Vous méritez bien qu’on se décarcasse 😉 Et tout cela n’est que le début… Que l’aventure continue!!

Le petit cadeau de Lucile à Podcast Science pour les Golden Blog Awards 2012

 

 

Podcast science 108 – La tectonique des plaques

Dossier

» La tectonique des plaques, par Marco

 

Illustrations de Nico

 

Son de la semaine

» Toute l’histoire de NOC, le béluga imitateur

 

Blog de science en audio


Tiré de:
Auteur: Tom Roud
Blog:  Matières Vivantes
Billet original:  http://tomroud.cafe-sciences.org/2006/01/31/science-la-gauche-et-la-droite/

 

Quizz de la semaine passée

» Il ne faut jamais réveiller un somnambule qui dort. Info ou intox?

Somnambulisme, par Gilda Von, 12 ans

» Voir aussi le billet de Boulet (proposé par Robin)

 

Quizz de cette semaine

La tartine tombe toujours du côté beurré. Info ou intox?


Enregistrez votre réponse sous forme de commentaire écrit ou audio au moyen du formulaire ci-dessous.  Soyez pas timides, on se charge de l’explication scientifique, dites-nous juste ce que vous en pensez ou racontez-nous vos anecdotes ou expériences 🙂

 

La quote de Marco

En général, ce sont nos théories qui définissent l’impossible, pas la nature – Stephen Jay Gould

 

Plugs et annonces

  • Débat organisé par l’AFIS le samedi 17 novembre de 14h à 17h, à AgroParis Tech sur le thème “Comment informer sur les OGM?”
     https://www.facebook.com/events/362964273793255/
    Les journalistes scientifiques Sylvestre Huet, de Libération et Michel de Pracontal, de Médiapart, viendront débattre et échanger leur point de vue sur le thème :
    Comment informer sur les OGM ?
    Le traitement médiatique de la publication, le mercredi 19 septembre, d’un article de Gilles-Eric Séralini et collègues dans la revue Food and Chemical Toxicology s’est fait dans des conditions étonnantes. Avant même la publication officielle, prévue à 15h, le Nouvel Observateur titre de manière fracassante : « EXCLUSIF. Oui, les OGM sont des poisons ! ».La planète media s’emballe, avec des titres tous plus spectaculaires les uns que les autres. Dans le même temps, des journaux comme Le Monde et Le Figaro déclarent ne pas avoir pu accéder au contenu de l’étude pour la soumettre à des avis de scientifique, au nom d’une clause de confidentialité (ce qui explique le terme « exclusif » du Nouvel Observateur).Une fois l’emballement médiatique passé, l’analyse et la vérification des résultats de ce qui se veut être une étude « choc », faites par les diverses agences sanitaires, convergent vers la même conclusion : le travail du Pr Séralini et de son équipe ne prouve pas que les OGM sont des poisons, les 6 académies allant même à le qualifier d’un sévère « non événement scientifique ».La machine médiatique ne s’est-elle pas emballée dans cette affaire ? La recherche du scoop n’a-t-elle pas conduit certains journalistes à confondre opération de communication et information ? À confondre une manipulation d’un groupe militant avec un vrai travail scientifique ? Face aux peurs que toute cette affaire a générées et renforcées, est-il encore possible d’informer réellement sur les OGM ? Si oui, comment le faire ? Et comment gérer la question des différents conflits d’intérêt possible ?C’est à échanger et débattre autour de toutes ces questions que cette table ronde Afis – AgroParisTech vous invite. Le premier moment d’échanges entre l’Afis et les journalistes sera suivi d’un temps d’échange avec la salle.

Renseignements:

    • Entrée libre et gratuite, dans la limite des places disponibles, sous réserve d’accepter d’être filmé pour diffusion de la conférence sur Internet.
    • Lieu : dans l’amphithéâtre Tisserand, de l’institut AgroParisTech, au 16 rue Claude Bernard, Paris 5e (métro Censier Daubenton)
    • Table ronde animée par Yann Kindo, membre du Conseil d’Administration de l’Afis.
 

RDV de la semaine prochaine: la Folle Histoire de l’Univers

15 novembre 2012, Nico
Elle a répondu favorablement à l’invitation de Nico! Nous aurons le plaisir de recevoir Florence Porcel, Community Manager de l’Univers (rien que ça!), qui nous parlera non seulement de son nouveau podcast, La Folle Histoire de l’Univers mais également de son projet très original de communication scientifique via Twitter.
Rendez-vous le jeudi 15.11 à 20h30 sur www.podcastscience.fm/live

 
 
 

Chatroom

* Bienvenue Alan, parle maintenant.
* Pingouin (84.97.193.5) nous a rejoint #testPS
* thierry (85.95.203.198) nous a rejoint #testPS
<Pingouin> Salut ! 🙂
<Alan> ‘morning 🙂
<thierry> salut ca chatroom
<thierry> le chatroom pardon
<thierry> GRRR la chatroom
* Robin (85.168.101.77) nous a rejoint #testPS
<Alan> Alors, Pingouin, je situe… Mais Thierry? Tu es le Thierry du message Facebook?
<thierry> heuu non dsl
* peremptoire (92.139.32.57) nous a rejoint #testPS
<peremptoire> Bonsoir :3
* Xilrian (82.225.206.26) nous a rejoint #testPS
<thierry> dites moi le live c’est a quand habituellement ?
<Alan> pas de souci 😉
<Alan> c’est le jeudi à 20h30
<Robin> Salut, encore présent un jeudi soir exceptionnellement, ça va finir par être une habitude !
<Alan> donc dans 3 minutes
<Alan> Hey, Robin!
<thierry> ah cool je suis bien tombé alors
<peremptoire> Bon, j’ai le temps de me chauffer un café alors :3
<thierry> c’est la première fois d’habitude j’écoute en balado,
<Pingouin> On vous entend sur le live !
<Robin> Ouaip, on vous entend
<peremptoire> Bonsoir :3
* tolaria (87.65.52.140) nous a rejoint #testPS
<Robin> en avance !!
* staulott (46.193.131.219) nous a rejoint #testPS
<tolaria> Bonsoir tout le monde from Belgium
<Robin> C’est pas avec moi que ça arriverait !
<peremptoire> BOn, un café !
<staulott> bonsoir
* STATUS: Absent
–
<Pingouin> Alfred Wegener est allemand d’après Wikipedia
<Robin> En plus, Wegener était météorologue, a priori rien à voir avec la tectonique… C’est aussi pour ça qu’on ne le croyait pas des masses
* Neptilo (93.28.65.13) nous a rejoint #testPS
* STATUS: Online
–
<Alan> sorry, on est pas très causants dans la chatroom…
<Alan> Et Nico est sur ipad (pas génial pour un chat en flash 😉 )
* peremptoire (92.139.32.57) Quitter
* STATUS: Absent
–
<Robin> tout ce qu’on se coupe comme ongle correspond à tout ce qui disparait comme plaque ?
* STATUS: Online
–
<Alan> 🙂
<Alan> tout transforme
<Robin> Ce qui est marrant, c’est que les théories concurrentes de l’époque étaient assez dingues
<Robin> Genre des ponts continentaux qui se seraient écroulés, ou la Terre qui se refroidit et se craquèle
<Pingouin> mince j’ai raté presque tout le dossier pour cause de coup de téléphone
* STATUS: Absent
–
<Pingouin> ce son de la semaine est exceptionnel 🙂
<Robin> j’hésite entre radio londres et des oiseaux qu’on torture
* JeanPierre (86.70.215.108) nous a rejoint #testPS
<Robin> Ouais mais quand meme, c’est drole
<Robin> Et les poulpes ?
<JeanPierre> Bonsoir amical à chacun
<Pingouin> il y a aussi une latéralisation des pieds et des yeux, c’est souvent corrélé d’après mon expérience
<Pingouin> pour les pieds, le pied d’appel au saut en longueur par exemple
<Pingouin> pour les yeux, un des deux est plus utiliser pour viser
<Robin> Pour moi, c’est oeil et pied pareil, mais pas la main
<Pingouin> c’est important au tir à l’arc par exemple
<Robin> Waow !
* Mentine (92.149.190.142) nous a rejoint #testPS
<Robin> Au pire, il aura une insomnie surtout…
* Alan2 (85.218.109.18) nous a rejoint #testPS
<Alan2> https://www.podcastscience.fm/dossiers/2012/11/08/quizz-il-ne-faut-pas-reveiller-un-somnambule-info-ou-intox/
<Mentine> Oh Alan fait travailler ses propres enfants!!
<Pingouin> j’ai eu ça David ! avec une hallucination !
<Pingouin> j’avais l’impression que quelqu’un était entré chez moi et qui me regardais alors que j’étais immobilisé dans mon lit
<Pingouin> assez flippant
<Pingouin> c’est un comme un cauchemar mais en beaucoup plus réaliste
<Robin> Y a Boulet qui en a fait une note
<Robin> ça lui est arrivé ado
<Robin> Paralysie
<Pingouin> j’ai lu que les histoires de gens enlevés par les extraterrestres venaient de là… à confirmer
<Mentine> * gros blanc *
<Robin> http://www.bouletcorp.com/blog/2011/03/17/paranormal-activity/
<Mentine> et que fais-tu de la lévitation Alan?
* STATUS: Online
–
<Alan> 😀
<Alan> bien vu!
<thierry> superbe illustration
<Robin> toute la question est de savoir si on “croit” en une réalité ou si on dit qu’on n’y a pas accès, et qu’on n’a accès qu’aux théories
<Robin> Grand paradoxe de la logique !
<Robin> On ne pourra jamais prouver que tous les corbeaux sont noirs en n’observant que des corbeaux noirs
<Mentine> pour la tartine ça doit aussi dépendre de la hauteur de laquelle elle tombe non? :/
<Robin> Il y avait eu tout un article de SVJ sur la tartine !
<Robin> Deux trois problèmes statistiques de base…
<thierry> ca marche aussi avec de la margarine ?
<Alan> 😀
* Xav (109.16.221.3) nous a rejoint #testPS
<Xav> bonsoir tutti
<thierry> bonsoir Xav
<Xav> bon j’ai encore loupé le live…
<Xav> bonsoir thierry
<Mentine> mais comment fait xil?
<Alan> morning Xav!
<Alan> on a parlé de toi tout à l’heure
<Xav> salut alan
<Xav> ah ?
<Alan> on a parlé somnambulisme 🙂
<Xav> ah oui !
<Xav> et donc il y a des études sur ce sujet ?
<Xav> j’ecouterais le podcast ^^
<Xav> j’ai connu une amie somnabule, bah quand la nuit on entend  des droles de bruits, ça peut effrayer par moment ^^
<Mentine> spoiler alert il y a des améliorations à faire quand même ^^
<Mentine> mais c’est prometteur
<Xav> ah la question du quizz en illustration me plaît !
<Xav> taper 2 lol
<Alan> haha, vous l’avez entendu sur le live aussi?
<Xav> oui
<Xav> bref, 3 bips
<Mentine> ciao merci!
<thierry> a plus
<Pingouin> ciao !!
<Xav> ce soir je crois, il y a sur arte la magie du cosmos en rédiffusion
<Robin> Salut
<Robin> Son bizarre sur la fin, je ne sais pas si c’est seulement chez moi ?
<Mentine> ouch
<Xav> les bips robin ?
<Robin> Pas seulement les bips, ça a coupé aussi, non ?
<Xav> moi le son est clair, sauf 3 bips un moment
<Robin> Mais oui, ce serait parfait
<Pingouin> non ça allait pour le son, mais on a entendu les bips de téléphone
<Xav> oui voila c’etait bien un genre de bip téléphonique
<Robin> Oui, le son de David était un peu couvert tout le long de l’émission pour moi
<Xav> tant que c’est pas le bruit de la connexion adsl 56kb lool
<Mentine> bonne nuit 🙂
* thierry (85.95.203.198) Quitter
* Mentine (92.149.190.142) Quitter
* staulott (46.193.131.219) Quitter
<Alan> Bonne nuit tout le monde!
* Pingouin (84.97.193.5) Quitter
<JeanPierre> Atcha
<tolaria> bonne semaine professeur von
* Neptilo (93.28.65.13) Quitter
* tolaria (87.65.52.140) Quitter
<Xav> bona nit tots (en catalan)
<Alan> bona nit 🙂
<Xav> ^^
* JeanPierre (86.70.215.108) Quitter
* Xav (109.16.221.3) Quitter
<Robin> J’espère que je n’ai pas dérangé en chattant trop ?!
<Robin> Désolé, l’habitude de pouvoir parler…
* Robin (85.168.101.77) Quitter
 
 
Bonne semaine à toutes et à tous!

Il ne faut pas réveiller un somnambule, info ou intox?

On le sait tous depuis l’enfance: il ne faut pas réveiller les somnambules qui dorment, au risque de provoquer je ne sais quel choc dont ils ne se remettraient pas. Et pourtant… En les réveillant, vous pourriez bien les empêcher de se blesser, de causer des dégâts, voire de tuer ou de mourir!

On a tendance à imaginer le somnambule marchant, les bras en avant pour passer d’une pièce à l’autre. En fait, le comportement des somnambules peut être beaucoup plus complexe que cela. En gros, on peut faire tout ce qu’on peut faire en état de veille: marcher, certes, mais également, manger, téléphoner, conduire, se battre.

Les épisodes de somnambulisme durent en général 5 à 15 minutes mais peuvent durer une heure. Cela concerne environ 15% des enfants et 2% seulement des adultes. C’est un peu plus fréquent chez les hommes que chez les femmes. La cause serait un problème de transition entre les phases de sommeil profond et les phases de sommeil paradoxal ou REM (voir notre dossier sur la sieste). Lorsqu’on dort, le corps est paralysé. Cela nous empêche de vivre physiquement ce que nous vivons en rêve. Et c’est tant mieux, parce que quand vous rêvez de grimper le long des murs ou de sauter depuis votre balcon vers la lune, ben, en vrai, ça peut faire très mal! Eh bien chez les personnes somnambules, ce phénomène de paralysie ne se produit pas. Les muscles restent opérationnels. Et si vous rêvez que vous marchez, eh bien, vous marchez… Sauf que dans votre rêve, vous êtes peut-être au milieu du désert. Alors qu’en réalité, vous êtes peut-être au bord de la cage d’escaliers.

Que se passe-t-il si on réveille un somnambule?

Exactement la même chose que si on réveille quelqu’un qui rêve… La personne sera sans doute un peu désorientée et sûrement très étonnée de se trouver au bord de l’escalier, mais elle sera certainement très contente  que vous lui ayez évité de se casser bras et jambes en faisant un pas de plus.

L’histoire du Dr Karl dont je me suis inspiré ici relate de nombreuses anecdotes de personnes qui ont commis des meurtres en étant somnambules ou qui se sont empoisonnés accidentellement, confondant soude caustique et lait entier…

Alors, surtout, si vous croisez le chemin d’un somnambule, n’hésitez pas… saisissez-le gentiment par le coude et ramenez-le dans son lit. Et s’il se réveille, pas de souci, il ne va pas mourir d’un subit infarctus ou d’un choc quelconque mais vous en voudra peut-être pendant quelques instants de l’avoir empêché de se prendre pour Superman…

Somnambulisme, par Gilda Von, 12 ans

 

Source: Dis Information And Other Wikkid Myths (Dr Karl) http://amzn.to/PsO4oA

La tectonique des plaques

Dossier de Marco dans l’épisode 108.

Animation Wikipédia: la dérive des continents, à partir de la Pangée

Petit point de vocabulaire pour commencer : la tectonique est une partie de la géologie qui étudie les déformations des ensembles rocheux de la lithosphère terrestre (qui signifie littéralement « la sphère de pierre »). La lithosphère est l’enveloppe terrestre rigide de la surface (constituée de la croûte terrestre et une partie du manteau supérieur)

La tectonique des plaques est une théorie scientifique qui propose que les déformations de la lithosphère sont l’expression des forces internes de la Terre, ces déformations se traduisant par un découpage de la lithosphère  en un certain nombre de plaques tectoniques (ou plaques lithosphériques), 14 pour être précis, qui bougent les unes par rapport aux autres.

Petit historique rapide

Personne aujourd’hui ne remettrait en cause la théorie de la Dérive des continents – à part peut-être quelques demeurés, permettons-nous de les nommer ainsi – Mais il y a très peu de temps encore, à peine plus de 50ans, cette théorie était considérée par beaucoup comme étant insensée!

Alfred Wegener (image Wikipédia)Quand Alfred Wegener, considéré comme le père de la Dérive des continents, publie en 1915 son ouvrage “La genèse des continents et des océans“, il est quasiment la risée du monde scientifique et reçoit très peu de soutien. Dans cet ouvrage, il présente l’idée que tous les continents étaient autrefois réunis en un seul continent (qu’il nomme la Pangée) et que cet unique continent se serait fragmenté par la suite en plusieurs morceaux pour donner la Terre que nous connaissons aujourd’hui.

Pourtant, entre son rejet en masse et son acceptation universelle, les faits qui validaient cette théorie étaient les mêmes.

Par exemple, les strates géologiques montraient qu’à la fin du Permien, il y a 250 millions d’années, des glaciers recouvraient des régions qui se trouvent aujourd’hui en zone équatoriale, mais pas des régions comme le Canada ou la Sibérie. Si l’on considère que les continents sont immobiles, comment expliquer cette situation?
Ou encore, comment expliquer la répartition étrange de 2 formes de Trilobites: L’une que l’on retrouve aujourd’hui en Europe et dans quelques régions de l’Est de l’Amérique du Nord et l’autre en Amérique du Nord et dans quelques endroits de la côté Ouest de l’Europe du Nord (Écosse, Norvège…)

Aujourd’hui la Dérive des continents apporte une réponse évidente: Quand ces trilobites ont vécu, au Cambrien, ils résidaient chacun le long de côtes de continents distincts (que l’on peut appeler “ancienne Europe” et “ancienne Amérique”) Ces deux masses continentales ce sont soudées, avant de se séparer à nouveau, suivant une ligne différente de celle de leur jonction.

Mais au début du siècle, il manquait quelque chose d’important dans la théorie de Wegener: un mécanisme permettant d’expliquer comment les continents se déplaçaient. Wegener prétendit que la cause de leur mouvement pouvait être l’attraction de la lune et du soleil, ce que les physiciens allaient réfuter en bloc à coup de démonstrations mathématiques, prouvant que la gravité était bien trop faible pour déplacer de telles masses. Et les railleries allaient grandissantes, tant le déplacement des continents paraît impossible…

Puis, en 1945, la radioactivité (découverte en 1896 et dont les implications commencent à être bien comprises) et Arthur Holmes, un professeur de géologie à l’université d’Édimbourg, viennent filer un gros coup de main à la théorie de Wegener, avec un modèle des courants de convection qui auraient lieu dans le manteau terrestre. Holmes a alors l’intuition que ces courants de convection pourraient fournir une énergie suffisante pour fragmenter et déplacer d’énormes masses continentales. Malheureusement, c’est encore insuffisant, car même si ce modèle est cohérent et permet d’expliquer parfaitement la réalité des observations, il n’est pas vérifiable, donc rejeté. Du moins temporairement…

Une première série d’indices géophysiques supportant la théorie est venue du paléomagnétisme, cette discipline qui étudie les champs magnétiques passés enregistrés dans les roches de la Terre. On a observé, indépendamment du phénomène d’inversion des pôles, une grande variation dans la direction du Nord magnétique selon les lieux où l’on étudiait la roche. On a d’abord cru à un phénomène de dérive des pôles avant d’admettre en 1956 que c’était peut-être effectivement le terrain qui s’était déplacé (Keith Runcorn[1] et Warren Carey[2])

La deuxième série d’indices s’est présentée dans le domaine de l’étude des fonds marins, notamment en avec les travaux du Professeur Harry Hess en 1962. Celui-ci s’est aperçu grâce à des relevés de reliefs des fonds marins effectués lorsqu’il était officier dans la marine pendant la seconde guerre mondiale, que la croûte océanique est de plus en plus vieille à mesure que l’on s’éloigne des dorsales.  Il y aurait donc un renouvellement de la croûte océanique au cours du temps, et cela s’accorde parfaitement avec les idées de Holmes et de Wegener. Mais même punition pour lui, la communauté scientifique lui tourne le dos…

Puis en 1963, les scientifiques Vine et Matthews découvrent que dans le plancher océanique, les minerais de fer contenu dans le basalte sont tantôt orientés dans le sens nord-sud, tantôt dans le sens sud-nord, formant alors des bandes alternant les deux orientations.

Simultanément, des avancées dans les premières techniques d’imagerie sismique ont montré comment la croûte océanique peut disparaître dans le manteau.

Toutes ces observations combinées ont validé la théorie de la dérive des continents et de la tectonique des plaques et ont eu des implications formidables dans des champs aussi divers que la paléogéographie et la paléobiologie.

Conséquences d’une structure en plaques

En fonction du mouvement des plaques, on peut définir 3 types de frontières entre elles: on parlera de frontière divergente si les deux plaques s’éloignent l’une de l’autre. Il y a alors dans ce cas production d’une nouvelle croûte pour combler l’espace qu’elles laissent entre elles.

Si les deux plaques entrent en collision, on nommera cette frontière, frontière convergente. Enfin si les deux plaques glissent latéralement l’une par rapport à l’autre, on parlera de frontière transformante.

1. Les frontières divergentes

Commençons avec les frontières divergentes.  Ce sont typiquement le cas des dorsales océaniques.

Comme dit précédemment, la radioactivité est le mécanisme-clé dans la tectonique des plaques. Les éléments chimiques radioactifs créent un flux  de chaleur du centre vers l’extérieur, en se désintégrant. Conséquence de cela, la matière de la partie plastique du manteau (l’asthénosphère) se trouvant près du centre de la Terre est plus chauffée, et donc moins dense que la matière se trouvant près des couches externes. Elle va donc avoir tendance à remonter, alors que la matière du dessus, plus dense, va se déplacer vers le centre, où elle va se réchauffer. On voit donc là se dessiner un courant, dit de convection.

Ce courant de convection va alors avoir deux effets:

  • Le premier effet va être la concentration de chaleur dans une zone se trouvant juste en-dessous de la lithosphère, fusionnant partiellement le manteau et donc le dilatant. Cette dilatation du manteau va provoquer un bombement de la lithosphère.

phénomène de dilatation de la lithosphère

  • Le second effet est que les courants de convection, qui vont de part et d’autre de ce soulèvement, vont agir tel des tapis roulants en faisant s’éloigner les deux plaques l’une de l’autre. Lorsque la lithosphère se fracture, le magma s’engouffre dans les fissures causant alors un peu de volcanisme.

C’est là, la première étape de formation d’un océan. Pour observer un tel stade d’évolution, il faut se rendre dans la vallée du Rio Grande au Mexique et Texas.

Vallée du Rio Grande

Les tensions vont continuer d’étirer la lithosphère, jusqu’à qu’un effondrement finisse par avoir lieu, produisant une vallée appelée “rift continental“. Un exemple d’une telle étape est le Grand Rift Africain se trouvant en Afrique Équatoriale.

Par la suite le rift finit par s’enfoncer sous le niveau de la mer et les eaux commencent à envahir la vallée. Le volcanisme va former un premier plancher océanique basaltique de part et d’autre de la dorsale en formation. C’est alors le stade de mer linéaire, et l’exemple très connu d’une telle étape est celui de la Mer Rouge.

Enfin, au fur et à mesure que le processus continue, la mer linéaire s’élargit et l’on aboutit à la formation d’un Océan tel que l’Océan Atlantique.

2. Les frontières convergentes

Si l’on s’en tient seulement au processus que l’on vient de décrire, on pourrait alors, en spéculant un peu de façon naïve, se dire que s’il y a création de croûte aux frontières des plaques divergentes, alors la surface de la Terre augmente. Or tout le monde est assez d’accord pour dire que la surface de la Terre n’est pas en expansion. Cela implique que lorsqu’il y a formation de plancher océanique comme on vient de le décrire précédemment, il faudra que la lithosphère soit détruite ailleurs. Et c’est ce qu’il se passe au niveau des frontières convergentes qui, comme leur nom l’indique, marquent le contact entre deux plaques. Cette destruction se fait par l’enfoncement dans l’asthénosphère d’une plaque sous l’autre plaque. Les conséquences de cet enfoncement sont différentes selon que les plaques entrant en contact soient de types océaniques ou continentaux.

Intéressons-nous à un premier type de collision, celui résultant de la convergence entre deux plaques océaniques. Dans ce genre de collision, la plaque la plus dense (qui est aussi généralement la plus vieille) va s’enfoncer sous l’autre, dans l’asthénosphère, et former une zone dite de subduction.

La plaque engloutie va fusionner partiellement dans l’asthénosphère, et le magma qui en résulte remonte vers la surface du fait d’une densité plus faible. Le magma reste emprisonné sous la lithosphère, mais une partie est expulsée, produisant des volcans sous la forme d’une série d’îles volcaniques ou arc insulaire volcanique. Un célèbre exemple se trouve dans l’océan Pacifique avec les grandes fosses des Mariannes, des Tongas, des Kouriles et des Aléoutiennes, qui possèdent chacun leur arc insulaire volcanique. Ou encore la fosse de Puerto Rico ayant donné naissance à l’arc des Antilles bordant la mer des Caraïbes.

Un second type de collision est le résultat de la convergence entre une plaque océanique et une plaque continentale. Dans ce cas, la plaque océanique plus dense va s’enfoncer sous la plaque continentale. Comme dans le cas précédent, la plaque s’enfonçant va être partiellement fondue et le magma remontera sous la lithosphère, mais une partie du magma réussit à se frayer un chemin jusqu’à la surface et formera une chaîne de volcans sur les continents (arc volcanique continental).

Des exemples de cette situation se retrouvent à la marge du Pacifique-Est, comme les volcans de la Chaîne des Cascades aux Etats-Unis (Incluant le Mont St. Helens) ou ceux de la Cordillères des Andes en Amérique du Sud.

 

3. Les frontières transformantes

Les frontières transformantes correspondent à de grandes fractures qui affectent toute l’épaisseur de la lithosphère; on utilise plus souvent le terme de failles transformantes. Elles se trouvent le plus souvent, mais pas exclusivement, dans la lithosphère océanique.

Ces failles permettent d’accomoder des différences dans les vitesses de déplacement ou même des mouvements opposés entre les plaques, ou de faire le relais entre des limites divergentes et convergentes (ces failles transforment le mouvement entre divergence et convergence, de là leur nom de failles transformantes).

La fameuse faille de San Andreas en Californie est un bon exemple de cette situation: elle assure le relais du mouvement entre la limite divergente de la dorsale du Pacifique-Est, la limite convergente des plaques Juan de Fuca–Amérique du Nord et la limite divergente de la dorsale de Juan de Fuca.

Elle affecte à la fois la lithosphère océanique et la lithosphère continentale. Elle constitue la limite entre trois plaques: plaque de Juan de Fuca, plaque de l’Amérique du Nord et plaque du Pacifique. Elle présente aussi l’inconvénient de traverser la ville de San Francisco! Au rythme actuel du déplacement (~ 5,5 cm/an), la ville de Los Angeles se trouvera à côté de San Francisco dans 10 millions d’années.

San Francisco dans 10 millions d'années...

Les taux de divergence et de convergence ne sont pas identiques partout. La divergence varie de 2 à 4 cm environ par an dans l’Atlantique et de 7,7 à plus de 18 cm/an dans le Pacifique. La convergence se fait à raison de 3,7 à 5,5 cm/an dans le Pacifique. À noter le taux de déplacement latéral relatif le long de la faille de San Andreas en Californie (~ 5,5 cm/an).

En résumé

La terre est un système où toutes les pièces, tous les éléments, forment une grande machine mue par la thermodynamique.

Vue d'ensemble du phénomène (source http://www2.ggl.ulaval.ca/personnel/bourque/s1/tectonique.pl.html)

Le moteur est constitué par l’action combinée de la gravité terrestre et des grandes cellules de convection dans le manteau, résultant du flux de chaleur qui va du centre vers l’extérieur de la terre. Ce flux de chaleur est lié à la décomposition des éléments radioactifs contenus dans les minéraux constitutifs du manteau.

Ces cellules concentrent de la chaleur dans leur partie ascendante, ce qui cause une fusion partielle du manteau tout à fait supérieur et une expansion des matériaux.
David Attenborough (image Wikipédia)

Dans une récente interview du naturaliste britannique Sir David Attenborough, à l’occasion de ses 60 ans de télévision, la journaliste du podcast scientifique du Guardian, Science Weekly, lui demandait quelle était à ses yeux l’avancée scientifique de ces 60 dernières années qui a eu le plus grand impact. On aurait pu s’attendre à ce qu’il parle des travaux de Crick et Watson sur l’ADN… Eh bien pas du tout. Voici ce qu’il a dit:

Je crois que s’il y a une chose qui a vraiment révolutionné la zoologie et certainement ma compréhension du mode animal, c’est la reconnaissance de la dérive des continents. Aussi incroyable que cela puisse paraître aujourd’hui, lorsque j’étais en licence à l’Université de Cambridge, dans les années 40, la théorie n’était pas acceptée. Un jour, j’ai dû demander à un professeur de parler de cette possibilité. Il a répondu “quand quelqu’un pourra démontrer qu’il y a une force qui peut déplacer un continent ne serait-ce que d’un millimètre, alors je m’y intéresserai. En attendant, cette théorie n’est que balivernes!”

Mais bien sûr, à partir du moment où l’on sait que les continents dérivent alors l’ensemble de la vie animale est transformé et devient compréhensible. Les arguments compliqués qu’on trouvait à l’époque pour expliquer pourquoi l’Australie avait des marsupiaux alors que le reste du monde n’en avait pas – ou plutôt que le reste du monde n’en avait pratiquement pas – étaient totalement incompréhensibles à mes yeux. Je me souviens, je me disais que je devais être bête. Je ne les comprenais pas. Bien sûr, avec le recul, c’était un non-sens total! Et nous connaissons les réponses à ces interrogations aujourd’hui grâce à la dérive des continents. Cela donne tout son sens à pratiquement tout, en vérité

Si vous voulez l’entendre en VO, c’est là:  http://www.guardian.co.uk/science/audio/2012/oct/29/science-weekly-podcast-david-attenborough-audio et ça démarre à 1:09

Sources:

  • http://www2.ggl.ulaval.ca/personnel/bourque/intro.pt/planete_terre.html
  • http://en.wikipedia.org/wiki/Plate_tectonics