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Le vol des aéronefs

Dossier écrit diffusé lors de l’épisode 283 de Podcast Science.

Mécanique de vol avec exemple appliqué au parapente

Tout d’abord, comment ça vole une aile, comment ça vole un avion?

Il faut penser à la forme d’une aile d’oiseau ou d’un avion, voire d’un parapente. Vu de dessus, on voit grosso modo, une forme très allongée: un long rectangle avec une tendance triangulaire pour les ailes d’avion ou d’oiseaux par exemple. Un ovale très allongé pour le parapente. Bref, les carrés, ça vole mal. Ensuite, quand on fait une coupe dans cette aile, on voit tout de suite que son épaisseur n’est pas la même partout. La section ressemble à une goutte d’eau très effilée. En d’autre termes, l’avant de l’aile est épais et l’arrière est relativement beaucoup plus fin. D’autre part, la partie inférieure, vers le sol, est plus plate que le dos de l’aile, et ça c’est l’élément primordial car c’est cette dissymétrie qui crée les forces de suspension

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Figure 1

Ainsi, pendant le vol, l’air doit s’écouler le long de cette aile. Imaginez deux molécules d’air, une qui va passer le long du dos de l’aile, et une autre molécule qui va passer par dessous. Et bien celle du dessus a plus de chemin à parcourir que celle du dessous.

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Figure 2

Lorsque l’air s’écoule le long de l’aile, pendant le vol, il y a des forces aérodynamiques en jeu:

il y a des forces qui s’exercent sur le dessous de l’aile (appelé intrados) et qui la soulèvent vers le haut. Ce sont des forces de surpression.

Et il y a des forces qui s’exercent à partir du bord supérieur de l’aile (l’extrados) et qui la tirent vers le haut. C’est la portance, une sorte de succion par dépression. Dépression parce que les molécules d’air sur le deux doivent se dépêcher parce que leur trajet est plus long à parcourir, et comme la nature a horreur du vide, il faut qu’elles aillent récupérer leurs copines qui sont passées par en bas.

Pour les plus vieux qui ont connu les 2CV, rappelez vous les capotes qui se soulevaient en conduisant! Il fallait oser quand même comparer une aile de parapente à une 2CV, mais certains l’ont fait.

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Figure 3

Quand on ajoute ces 2 forces, la résultante est une force verticale qui est dirigée vers le haut qui fait que l’aile monte. (la portance)
Il est bien sûr intuitif de comprendre que la surface de l’aile détermine la quantité de force. Plus l’aile est grande, plus elle génère de force

Pendant le vol, il y a d’autres forces qui entrent en jeu.

D’abord évidemment le poids de l’aile qui entraîne la voile vers le bas. Probablement pas la peine ici d’expliquer la gravité, plus on est lourd, plus on descend plus vite, comme en ski ou en vélo (oui je sais je simplifie extrêmement, je vous passe ici la notion de vélocité maximale et autres considérations physiques qui n’apporteraient rien à la discussion). Si la masse de l’aile ou de l’aéronef est trop importante par rapport à la surface de la voile, elle tombe.
C’est pour ça qu’il vaut mieux avoir des ailes légères. C’est pour cela notamment que les os des oiseaux sont formés de cavités remplies d’air, pour les alléger. Mais si le poids est inférieur à la force résultante verticale, l’aile peut s’élever. Un os d’oiseau est trois fois plus léger qu’un os de lapin (on parle de masse volumique ici)

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Figure 4

Il y a d’autres forces qui interviennent, notamment la traînée qui s’exerce dans le sens opposé de la vitesse et qui donc empêche la voile de voler correctement. La traînée (de forme) est plus importante si l’aile n’est pas aérodynamique , la traînée (de frottement) est plus importante sur la voile est rugueuse, la traînée (induite) est plus importante si le recollement de l’air aux bords de fuites (l’arrière de l’aile) se fait mal.

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Figure 4b

Imaginez les filets d’air qui rencontrent une sphère dans un courant d’air, par rapport aux filets d’air qui rencontrent un disque. L’air vient buter sur le disque, et les filets s’écartent. Derrière le disque, la zone perturbée est plus importante, il se forme des vortex de chaque côté du disque. La perturbation est 20 fois plus importante que dans le cas de la sphère. Je mettrai dans les notes d’émission les schémas correspondants.

En fait la traînée induite est très difficile à maîtriser. Elle est dite induite parce qu’elle est une conséquence de la portance. Plus la portance est importante, plus la différence de pression entre le dessus et le dessous de l’aile est importante, et plus les vortex sont importants. Donc, si je me suis bien faite comprendre, ces vortex affectent les extrémités des ailes, les bouts d’aile.

C’est pour cela qu’une petite aile de parapente vole plus mal qu’une aile exactement identique en forme, mais plus grande. Cette traînée induite est très problématique quand proportionnellement la vitesse de l’aile diminue. C’est aussi pour cela que le parapente est plus dangereux en basse vitesse, l’aile est moins stable.

On va simplifier le schéma et additionner la portance + la traînée. La résultante est une force verticale qu’on appelle la RFA: résultante des forces aérodynamiques.

Figure 5:

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On se retrouve avec deux forces: la RFA et le poids.
Ces deux forces, la RFA,et le poids, conditionnent la capacité d’un parapente à voler, ou d’un delta, ou d’un planeur

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Figure 6

Donc, pour résumer en très court: une aile de parapente ne porte pas sans une vitesse -air, ie. une vitesse par rapport à la masse d’air. Typiquement il nous faut, parapentistes, selon les ailes entre 20 et 30 km/h de vitesse air par rapport à la voile. Donc en l’absence total de vent, il nous faut courir pour créer ce vent relatif à l’aile. J’y reviendrai.

Une grosse confusion aussi avec ce qu’on appelle la vitesse air et la vitesse sol. Quand je dis qu’il faut courir plus vite, pour que la voile aille plus vite et exerce ainsi une meilleure portance, je parle de la vitesse de la voile par rapport à l’air. Lorsque l’on vole, la vitesse par rapport au sol, qui est mesurée avec un GPS est différente de la vitesse par rapport à l’air. A moins qu’il n’y ait absolument pas de vent.

C’est pour cela par exemple que beaucoup d’accidents de parapentes arrivent en ridge soaring. En ridge soaring, on vole le long d’une falaise, plus exactement juste en haut d‘une falaise. Lorsqu’il y a du vent, le vent remonte la falaise et au sommet le vent peut nous porter. C’est très agréable comme type de vol, parce qu’il n’y a généralement que très peu de turbulences. Mais très souvent, la perception de la vitesse peut tromper le pilote, si le vent n’est pas exactement perpendiculaire à la falaise, il y aura une direction où le vent va pousser le pilote et en direction inverse le parapente sera freiné par le vent. Quand le pilote vole dans la même direction que le vent, la vitesse de la voile par rapport au sol est égale à la vitesse de vol + vitesse du vent. Et cela peut être impressionnant, on peut se retrouver à voler à 50 km/h. Comme on est près du sol, cela fait pas mal de sensations et parfois le pilote pense qu’il va trop vite et le réflexe c’est évidemment de freiner sa voile. En pratique, cela veut dire qu’on la freine, on change le profil de l’aile pour qu’elle vole moins vite. Mais parfois, le pilote freine tellement que la vitesse de l’aile par rapport au vent est trop faible et elle décroche. Un décrochage pour une aile, ça veut dire que l’aile ne vole plus. Je vous laisse imaginer les conséquences en parapente. Un autre type d’accident qui arrive souvent est que lorsque le pilote vole dans le même sens que le vent, il va très vite, et si il veut effectuer un demi tour de 180 degrés, soudain il se retrouve face au vent et n’avance pas vite par rapport à la falaise. Et si le vent est fort (ce qui est requis pour le vol en soaring) rapidement le pilote se trouve projeté contre la falaise. Malheureusement c’est un accident de débutant qui arrive trop souvent.

La portance et la traînée sont proportionnelles, entre autres, à la densité de l’air. Plus l’air est dense, plus la portance est importante donc. Au contraire, en altitude, l’air est moins dense, donc cette force verticale qui soulève la voile est moindre. Et cela se sent beaucoup en parapente. Les pilotes qui décollent du Mont Blanc ou de l’Himalaya ont besoin de courir plus vite pour obtenir une portance équivalente à celle au bord de la mer à Santa Barbara.
Autre facteur important en parapente, le poids du pilote. On va raisonner en terme de charge alaire, qui est le rapport poids /surface. Par exemple, je fais 50 kg et j’ai une voile de 20 m2. J’ai une charge alaire de 50/20= 2.5 kg/m2. La vitesse de l’aile est proportionnelle à la charge alaire, et pour être plus précis proportionnelle à la racine carrée de la charge alaire. Prenons deux pilotes, un de 70 kg (moi) et un pilote mâle de 90 kg. Si on vole sous la même voile de 26 m2, on a:

Charge alaire1= 70/26=1.92
Charge alaire2= 90/26=3.46

Si ma vitesse max est de 37km/h, mon copain qui va utiliser ma voile aura une vitess V2
V2= V1 x (90/70)-1 = 42 km/h

Et voilà, c’est pour ça qu’il vaut mieux être lourd pour faire du parapente, nous les nanas, on part d’emblée avec un très sérieux handicap par rapport aux hommes.

Bon, je me dois quand même, pour être honnête et ne pas me poser en victime, ajouter que la traînée de forme est moindre pour les petits pilotes, donc cela compense un petit peu. Si l’on volait en position allongée, comme les pilotes de Delta, notre traînée , celle due à la forme de notre corps, serait divisée par 4.

Par ailleurs, cette traînée, comme toutes les forces, est proportionnelle au carré de la vitesse, et du coup les différences de sensations de vent sur le visage et les effets visuels deviennent rapidement discernables pour le pilote. On détecte rapidement si l’on commence à monter dans un thermique par exemple. Par contre, lorsque la vitesse est constante, notre cerveau a beaucoup de mal à calculer ou analyser ce qui se passe. Deux exemples très concrets: lorsque l’on vole en ligne droite et que l’on est très haut au-dessus du relief. Le pilote ne peut plus se fier à ses impressions visuelles, regarder le sol pour voir si on avance vite ou non. Notre cerveau ne sait pas percevoir la vitesse, il n’y a plus assez de repères. Généralement on peut aussi sentir l’air sur notre visage, mais en vitesse constante, c’est pareil, au bout d’un moment, on ne sait plus. C’est très déroutant quand on vole, parce qu’on doute. On peut se dire que rien n’a changé, puisque l’on ne détecte pas de différence, mais on sait aussi que notre sensibilité fait peut-être qu’il y a eu un changement et que nous ne l’avons pas détecté. C’est un exemple de situation où avoir des instruments de vols peut nous aider. C’est indispensable si l’on est en compétition par exemple, et d’une façon plus générale quand on part en cross et que l’on essaye de faire de la distance. Avoir un variomètre, qui nous indique notre vitesse par rapport au sol, mais aussi si l’on monte ou si l’on descend s’avère indispensable si la performance est un but. Autre cas déroutant, c’est interdit, mais si on se retrouve dans un nuage… Après quelques secondes, sans absolument aucun repère visuel, on ne sait plus si on monte, si on descend, si on vole en ligne droite, si on tourne à droite ou à gauche. C’est en fait très stressant les premières fois, car on vole rarement seul(e) ou loin du relief et le risque est bien là de se retrouver nez à nez avec le sol, ou avec un autre parapente…Il m’est arrivé de me dire que mon vario était cassé et de regarder ma vieille bonne boussole histoire de ne pas paniquer…

Autre considération: les parapentes ont-ils des vitesses?

Évidemment pas de marche arrière! Par contre, oui, les parapentes, et toutes les ailes ont des vitesses de vol. Il y a des freins sur un parapente, et le pilote en tient un dans chaque main. Et que se passe-t-il quand on tire sur les freins? On tire sur le bord arrière de la voile, les suspentes de frein y sont attachées. C’est comme ouvrir les volets quand on est pilote d’un avion et qu’on veut atterrir. Le profil de l’aile est modifié ainsi que le plan de référence de l’aile. En modifiant le profil de l’aile, on augmente la traînée induite, l’air s’écoule mal au bord de fuite et la voile est freinée.

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Figure 7

Et puisque j’y suis, parlons cette fois non plus des 2CV, mais des spoilers des voitures de cacous! Ça sert à quoi? Et bien en théorie à ne pas décoller !!! A plaquer les voitures au sol quand nos cacous de service ils vont hyper vite. Un spoiler c’est l’inverse du volet de l’aile d’avion. C’est une déformation du profil arrière d’une ailette ajoutée à l’arrière des voitures de course. Les filets d’air supérieurs peuvent s’écouler à peu près normalement, mais les filets d’air en dessous ne suivent plus le profil de l’ailette, et au lieu d’avoir une surpression, on a des petites turbulences, et une force résultante vers le bas, qui pousse le spoiler, donc notre bolide, vers le bas, pour le maintenir sur la chaussée

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Figure 7a

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Figure 7b

Mais revenons à nos parapentes et à ce qui se passe lorsque l’on freine en tirant sur les commandes de frein. Une autre conséquence c’est aussi que l’aile bascule en arrière, son profil bascule je devrais dire. On dit que l’incidence a augmenté. Ainsi un parapente se pilote en vitesse par déformation du profil de l’aile. Et si on freine le côté droit du parapente, le côté gauche va voler plus vite, et l’aile tourne à droite. Si on veut tourner à gauche, on tire sur le frein gauche, le côté droit de l’aile va plus vite et on tourne.
Il existe aussi un accélérateur sur les parapentes. Et oui, une sorte de turbo. Mais on appelle ça le barreau, il se commande avec les pieds. En poussant sur le barreau, le plan du profil de l’aile bascule, le bord d’attaque se retrouve plus bas que le bord de fuite, et l’air s’écoule super bien le long de l’aile, et elle vole plus vite.

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Figure 8

En revanche, elle est moins stable, parce que moins rigide, parce que l’on maintient moins de pression à l’intérieur, et on est plus à même de se prendre des fermetures et de n’avoir plus qu’un chiffon chiffonné en guise d’aéronef, et ça vole pas bien ce genre d’objets.

Cela m’amène aussi à dire quelque chose qui maintenant va peut-être vous paraître évident, mais qu’on a tendance à oublier. Dans un avion, il y a un moteur. A quoi il sert ce moteur, et bien à compenser la traînée et faire avancer l’avion. Ca parait bête, mais si vous prenez un avion sans moteur, comme un delta, un parapente ou un planeur, et bien la force de traction n’existe pas, donc la traînée n’est pas compensée et du coup la portance n’est plus verticale, elle est inclinée vers l’avant. Et du coup, par rapport à la masse d’air, nous sommes toujours en descente. Je vous assure que c’est une question très fréquente qu’on entend sur les pentes d’apprentissage de parapentes, mais comment on descend ? La réponse est que l’on descend tout le temps! Alors vous allez me dire, mais comment on monte alors? D’abord, je vous rappelle que le plus souvent les décollages se font en altitude, pour cette exacte raison! On monte en voiture! Ensuite, on utilise les masses d’air chaud qui montent, les thermiques. Et si vous ne savez pas ce que c’est un thermique, c’est que vous avez raté mon podcast sur les prévisions météos! Mais c’est pas grave, rappelons juste que lorsque le soleil chauffe le sol, l’air se réchauffe aussi, sa densité diminue et la masse d’air chaude moins dense se met à monter. C’est la convection. Ainsi donc, on vole et on rencontre un thermique, de l’air qui monte, et bien on se met à tourner dans cette masse d’air qui monte, et on monte avec elle! Au sein du thermique, on monte moins vite, mais rapport au sol, on monte! Ainsi, un thermique gentil monte à environ 2 m/sec. Un parapente va descendre en général à environ 1,5 m/sec. Donc, tant que l’on reste dans le thermique, on monte à 0,5 m/sec. Et si on veut descendre, on n’a qu’à sortir du thermique!

Un mot encore au sujet des vitesses, les ailes, tous les types d’ailes, sont caractérisées par ce qu’on appelle la polaire. Il s’agit d’un graphique qui représente la vitesse horizontale en fonction de la vitesse verticale.

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Figure 9

Par exemple, on l’a vu, une aile de parapente descend toujours par rapport à la masse d’air autour d’elle. Donc l’axe des y, c’est le taux de chute de l’aile (environ 1m/s). On l’a vu aussi on peut accélérer la voile avec l’accélérateur, et atteindre la vitesse maximale (50 km/h pour les ailes hyper rapides). Il existe aussi une position des mains telle que l’on maintient un peu de freins, donc on ne vole pas à vitesse maximale, mais la portance est la meilleure que si on accélère la voile. On appelle cette configuration le taux de chute minimale. Et puis il y a le la configuration où l’ on optimise au maximum le taux de descente versus vitesse. C’est là où le taux de chute est minimal. Il est très important pendant un vol de savoir sentir, reconnaître ses différentes configuration pour s’en servir si on veut faire de la distance, car parfois il est plus important de voler moins vite, mais plus loin… Après les instruments de vols peuvent nous aider. De nombreux GPS permettent d’entrer les paramètres de la polaire de votre voile, et vous indiquer pendant le vol, si vous voulez en taux de chute mini, ou en finesse max, et peuvent estimer pour vous si vous allez pouvoir atteindre l’autre bord de la vallée que vous traversez par exemple, là où vous savez que vous allez probablement retrouver un thermique qui va vous soulever dans les airs….

Le décrochage

Le décrochage, c’est un mot qu’on utilise dans de nombreuses situations. Dans la vie de tous les jours, on peut décrocher, ie. perdre le contrôle d’une situation, se sentir déconnecté, ne plus comprendre. En avion, on peut décrocher, c’est même une des premières manoeuvres que l’on apprend. On tombe au lieu de se maintenir et de contrôler son altitude. En parapente, c’est la même chose, l’aile volait et soudain ne vole plus. La transition peut être violente. En avion, un décrochage volontairement provoqué, ça peut être excitant. En parapente, même quand on le provoque, c’est pas du tout tranquille, et à moins d’être un fan d’acrobaties, c’est plutôt stressant. Alors, qu’est ce qui se passe?
Il y a un effondrement soudain de la portance et de la vitesse horizontale. A cet instant, le pilote, sur sa lancée bascule sur le dos. Mais vraiment sur le dos, on se retrouve pratiquement les pieds en l’air. Les commandes, ces suspentes de frein que l’on tient dans les mains deviennent soudain toutes molles, on ne tire plus sur rien. Puis il y a un mouvement de balancier et le pilote repasse sous l’aile. Pour éviter que l’aile ne plonge en avant, dans un mouvement d’abattée violent, il faut que le pilote freine la voile au maximum, puis seulement doucement remonter les mains pour moins freiner et permettre à la voile de se remettre à voler. Il existe de bons cours de parapentes pour apprendre à maîtriser cette manoeuvre, mais il faut quand même dire que seules les voiles de compétition sont à risques; les ailes pour débutant et même pour bons pilotes qui veulent faire de la distance, sont difficiles à mettre en décrochage. Il faut vraiment le vouloir ou faire une grosse grosse erreur (ce qui arrive à tout le monde tous les jours, on en conviendra) Comment? Et bien en enfonçant au maximum ses mains, en tirant hyper fort sur les suspentes de freins, et il faut maintenir cette position quelques secondes, et ce n’est pas si facile. En freinant au maximum la voile, le profil à l’arrière se déforme au maximum et surtout l’angle d’incidence (angle entre le profil de l’aile et la direction de vol) augmente tellement qu’au bout d’un moment, les filets d’air ne se décrochent du dos de l’aile, et ne s’écoulent plus selon une course laminaire. La force verticale supérieure, cette force aérodynamique créée par la vitesse de l’air le long du dos de l’aile est annulée, donc la voile ne vole plus et c’est à ce moment que le pilote se retrouve sur le dos. Puis elle va basculer violemment en avant, du fait du déséquilibre des forces, comme pour essayer de reprendre de la vitesse, et pour retrouver une incidence normale.

A noter, et beaucoup de nouveaux pilotes ne s’en rendent pas compte, que c’est en fait comme cela que l’on atterrit en parapente! On fait un décrochage, on tire comme des fous sur les suspentes de frein! La différence c’est que si l’on a bien calculé son coup (!), la voile décroche alors que nos pieds sont quasiment au sol. Pour compenser la bascule de notre corps vers l’arrière, on apprend à se pencher en avant, ce qui permet aussi de courir si l’on arrive trop vite!

Référence: Une grande partie du contenu de ce podcast vient de l’excellent livre des moniteurs de parapente Pierre-Paul Ménégoz et Alain Jacques.

Podcast Science 283 – Le vol avec Irène

On en a tous rêvé, Irène le fait : elle vole. Dans les airs. Bon, évidemment, il faut une prothèse, une machine, quelque chose, sinon ça finit mal. Et que l’on s’envole en avion, en parapente ou en montgolfière, un minimum de connaissances à propos de la physique des courants ascendants, des vents et autres turbulences est nécessaire.
Irène nous en parle dans ce dossier !

Le dossier de la semaine

» La mécanique du vol, par Irène
Dossier écrit

Les images de la soirée

La quote de la semaine

Parfois quand je suis en avion, au-dessus des alpes, ça me fait penser à toute la coke que j’ai sniffé – John Lennon

Plugs et liens évoqués

 

 

 

La Chatroom

Robin: yop yop !

NicoTupe: hola

NicoTupe: je t’appelle robin?

Didier: Yo!

irene: zut j’ai oublié la citation du jour.

irene: Je vais voir si St Exupéry peut me sauver

Pascal METZ: Salut !

irene: Holà

Claire: Hello 🙂

Didier: 😶

nicovirg: Un coucou from la haute-savoie

Pascal METZ: @didier m…. c’est quoi ce smiley?

Didier: Un smiley qui regarde discrètement ce qui se passe 😇

Lê.: Hello !

elfredo: Bonsoir a tous!

Pascal METZ: depuis quand ca marche ? je n’ai jamais implementé ça

Pascal METZ: 😉

Didier: Je l’ai juste copié d’un site web qui propose des smileys pour Twitter

Pascal METZ: @Didier tu est le didier est qui avant avait LIGO et qui est passé chez Thomas Pesquet?

Didier: Yep 😉

Didier: J’ai juste viré le nom du compte Twitter, pour ne laisser que le prénom

Pascal METZ: Faudra que je fasse la meme chose…

Didier: Son en approche

NicoTupe: vous nous entendez?

Pascal METZ: Et donc le Didier qui me spoil le quiz d’Astropierre tout les jours

Didier: Note pour plus tard : poser le casque et passer sur les HP avant l’ouverture de Podcast Science ^^

Didier: lol oui j’aime bien jouer avec Astropierre ^^

Didier: Il m’a bcp aidé aujourd’hui avec son moustique

nyves: bonsoir

nyves:

nyves: on entends

Lê.: j’entends bien

puyo: B’soir à tous !

nyves: elle cause bien anglais la dame

Lê.: ^^

nyves: oui, la derniere video est chaud patat

nyves: merci lé

Lê.: moi non plus je ne connais pas la cible

nyves: Perso, j’aime bien les video hardcore

Lê.: mais ça fait pas mal de vues^^

nyves: même si je comprends pas tout, loin de la

Lê.: oui je suspecte que 100 personnes l’ont vu 100 fois^^

nyves: effectivement relativité generale * 4

Lê.: ils l’écoutent dans leur sommeil

Lê.: en boucle

Lê.: oui !

NicoTupe: yay moi aussi

nyves: You’re wecome Irene

elfredo: Lê, t’es videos sont super. Mais un peu compliquées quand meme. Je fois parti des cent personnes a les regarder en boucle 😉

Didier: Les dernières vidéos de @Lê. j’arrive juste pas du tout à piger ce qui y est expliqué, le niveau est largement trop haut pour moi 😵

Lê.: haha

Lê.: plus que 4 ou 5 épisodes et on commencera une nouvelle série plus facile à comprendre 😛

nyves: @Lê. ; en tout cas j’aurai aimé que mes profs de prépa soit aussi passionant

NicoTupe: “ca fait longtemps que je vole” podcastsicence et le grand banditisme

Lê.: ^^

Didier: En parlant de vol, j’ai pas vu la réponse du défi @Lê. avec la bouteille d’eau qui tombe d’un avion. J’ai raté la vidéo ou pas encore sortie?

Lê.: non il est pas sorti

Didier: Oki 😉

Lê.: il y a trop de commentaires… ça me fait peur^^

helene r: hi!

Lê.: hello

Didier: J’ai eu plusieurs désabos de chaînes non désirés, donc je me dis que j’ai peut-être raté certaines vidéos

Matmao: Bonsoir 🙂

Didier: bonsoir! 😉

NicoTupe: salut!

Cédric: Bonsoir

Matmao: J’ai rattrapé mon retard sur el jj, et j’ai commencé à mater la chaine de Lê et je dois dire que c’est sympa

Matmao: mais plus la vidéo avance et ça devient chaud^^

helene r: hooooo

Didier: ElJj c’est de la rigolade à côté des vidéos de Lê “hardcore”

Matmao: Indeed^^

nyves: @Didier : la hardcore sur la relativité est… hardcore

Matmao: et en + Lê se met en scène^^

Matmao: GG en tous cas, ça fait plaisir de regarder ce genre de contenu

Lê.: bon arrêtez vos compliments, vous me faites rougir ^^

nyves: 😉

nyves: Soulever la capote ???

Didier: MDR

helene r: spoiler alert!!!

Didier: Le déflecteur en PVC vissé avec de la 5×40 agglo de chez Casto :p

NicoTupe: @le quitte a avoir moins de compliments, je suis plus partagé sur les my4cents, souvent un peu long mériteraient de peut être plus couper pour garder l’essentiel (j’imagine que t’improvise non?)

nicovirg: D’où les ailerons sur les voitures pour les plaquer au sol (profil inversé)

nyves: Sinon, en video plus formelle, j’ai bien aimé les cours de Richard Taillet sur la cosmologie et lh’istoire des sciences

Lê.: @NicoTupe oui c’est assez improvisé

GPif: Bonsoir!

GPif: Erf, raté le début

nyves: Bonsoir

helene r: hooooo

Lê.: hello

Didier: Ils sont bien conçus les piafs 🙂

NicoTupe: Oh mais t’es X le? quelle promo?

Lê.: 2007

NicoTupe: cool 🙂

Lê.: c’était une façon détournée de me demander mon âge ?

NicoTupe: non non

NicoTupe: c’est une question de X2004 😀

Lê.: haha ^^

NicoTupe: j’étais persuadé que tu sortais de l’ENS

GPif: Mais 2004, c’est ta date d’entrée non?

NicoTupe: je sias pas pourquoi

NicoTupe: @GPif oui

nyves: J’aime bien le dessin a la main

NicoTupe: +1

GPif: C’est vrai que c’est classe les déssins à la main.

Didier: @ps c’est même encore mieux quand la sphère est constellée de petits cratères (cf les balles de golf)

NicoTupe: wow je passe sur une bière belge bien violente

GPif: @ps et d’ailleur, c’est parce que la sphère est aérodynamique que les goutte de pluis sont des sphères.

Matmao: @NicoTupe C’est qui le prochain dossier ?

nyves: @NicoTupe : laquelle?

NicoTupe: Straffe Hendrik

NicoTupe: je soupçonne que ce soit flamand

nyves: J’imagine

nyves: Ma femme est amatrice de biere belge

nyves: je lui en parlerai

NicoTupe: @Matmao je regarde

NicoTupe: @nyves elle est pas ouf juste plus forte que la précédente

nyves: ok

NicoTupe: oh elle est de Bruge en fait

NicoTupe: je pensais qu’il y aviat que la zot de Bruge

nyves: Y a que chez moi que ca coupe un peu?

Didier: @nyves Pas de coupures chez moi

NicoTupe: pas chez moi (qui broadcast)

Matmao: Tout à l’heure j’en avait un peu (mais j’avais un DL en cours) maintenant que c’est fini, plus de soucis

nyves: ok, j’ai une laiiason internet merdique

nyves: vivement la fibre

Didier: @nyves idem, DSL sur ligne moisie, mais quand il fait froid le débit est meilleur

NicoTupe: @Matmao rien de prévu encore

NicoTupe: peut être une diffusion lié au festival vidéoscience

Matmao: ok

GPif: @Didier quand il fait frois ligne meilleur? What?

Matmao: @irene Il y a une taille max des ailes ?

GPif: @ps @irene Il y a une taille max des ailes ?

nicovirg: envron 40m² pour voler à 2

GPif: (Je me permet :))

NicoTupe: les pales d’éoliennes ou les ailes de l’A380 donnent une idée

NicoTupe: A380 : 45m

Matmao: c’est quoi qui fait que c’est le max ? la rigidité des matériaux ?

NicoTupe: pales d’éoliennes, le plus gros que je connaisse je crois que c’est 80m

Matmao: au delà, ça casse ?

NicoTupe: je vérifie dasn la db de ma boite 😀

NicoTupe: ah non je peux pas

GPif: @NicoTupe vas y requête en prod:D

NicoTupe: héhé

NicoTupe: j’ai pas le bon ordi

Didier: @GPif Yep, plus la température chute, meilleur est mon débit Internet (et moins de pertes de paquets aussi)

NicoTupe: mais carrément, CTO powaa 😀

NicoTupe: mais bon c’est l’ordre de grandeur

NicoTupe: et pour les pales ca continue a grandir

NicoTupe: après c’est pas les mêmes contraintes qu’un avion

NicoTupe: je pnese que sur l’avion le principal pb c’est le poids transporté

GPif: @Didier alors la, j’aimerais savoir pourquoi et comment. 🙂

Pascal METZ: @Didier encore quelques centaine de degre en moins el ma paire de cuivre va virer supraconducteur \o/

Matmao: Bon, désolé, je dois y aller, j’ai hâte d’écouter le podcast 😉 à la prochaîne

Pascal METZ: a la prochaine @Matmao

Didier: @GPif Probablement la résistance de la ligne qui chute, et surtout je pense le taux d’humidité qui baisse beaucoup à cause du gel

nyves: @Pascal METZ : oui, mais la, on sort plus

GPif: @Didier wifi ou filaire?

Pascal METZ: @nyves bof, c’est un detail ca 🙂

nyves: @Pascal METZ : c’est pas ce que je me dis quand je prends mon velo le matin

Didier: @GPif C’est ma connexion ADSL que ça affecte, donc les 1600 mètres de cuivre entre chez moi et le NRA

Cédric: Il faut une poussé pour le décollage et se défaire de la gravité par rapport au poids là ou le parapete le fait seul en se “jettan”t

Didier: @ps l’avion électrique a aussi des ailes très grandes au ragard de sa masse

GPif: @NicoTupe les avion ne sont pas des deltaplane, au début un peu quand même http://i.skyrock.net/1297/54321297/pics/2230529129_small_1.jpg

Didier: (Solar Impulse)

nyves: @Didier : c’est pas du a un probleme de performance du moteur?

NicoTupe: @GPif oui ok, je me susi planté, je pensais plus a un parapente

NicoTupe: mais t’as raison c’est pas très différent

Pascal METZ: deltaplante… ca ne fait pas envie ca…

Pascal METZ: 😉

Didier: mdr

NicoTupe: je préfère un bon paraplane

nyves: effectivement

nicovirg: le rapelapente c pas pire non plus

Pascal METZ: a choisir…

NicoTupe: cette chatroom est insuportable

NicoTupe: 😀

nyves: 😉

NicoTupe: ya des gens ici qui viennent à l’atelier du festival vidéo science?

GPif: Le saut à l’elastoc non plus

Didier: @nyves Pour Solar Impulse, c’est pour avoir à la fois un max de portance, un max de surface de cellules photovoltaiques et une finesse la meilleure possible

nyves: J’aimeraiss bien, mais ca fait loin

nyves: @Didier : ok

Didier: Les joies de l’addition de vecteurs ^^

NicoTupe: @nyves le monde est petit 😀

Didier: @ps c’est vertical mais là l’avion il descend

nicovirg: l’axe de la portance est lié à la trajectoire des filets d’air sur le profil

nyves: @NicoTupe : certe, mais le train est long

nicovirg: cette portance va donc varier en fonction de la trajectoire

NicoTupe: vivement que les chercheurs se bougent un peu et inventent la téléportation

nyves: Toutaf

NicoTupe: je suis un peu en stress pour animer 2H pour 15 personnes

NicoTupe: 🙂

Didier: C’est pour ça que les transatlantiques ont une heure de vol de différence selon le sens du vol

NicoTupe: au pire je diffuserai un hardcore de Le

Johan: Bonjour

nyves: oui : un hardocre 8 fois tu tiens les 2h

Johan: sorry pour le retard :-/

Pascal METZ: salut “mr je suis là au debut mais pas a la fin” 😉

Johan: hihi

NicoTupe: ouais

NicoTupe: il a confondu le début et la fin

Johan: paaaaaardon !

Lê.: Salut Johan

Didier: slt!

NicoTupe: sans doute du à un prix nobel ou autre excuse

Johan: j’etais en train de refuser un article que je devais referé

GPif: Salut @Johan

Pascal METZ: ou un PSA…

NicoTupe: le mec

Johan: et ca me posait des cas de conscience

NicoTupe: ah oui?

Johan: pcq je suis qq de gentil

Johan: 🙂

NicoTupe: tu as pas fait le classique “vous avez oublié de me citer, c’est inadmissible”

Johan: exactement

Lê.: @johan oui mais quand c’est faux, c’est faux

nyves: @ps: j’ai connu une nana qui s’est pété les deux jambes en parapentes en montagne en duo

Johan: sauf qu’en plus de moi, il avait aussi oublier de lire les 15 dernieres annees de recherche dans le domaien

NicoTupe: @le pas en physique

nyves: ils se sont pris des cables de remonte pentes

NicoTupe: quand c’est faux ça se discute

Didier: Aïe les câbles 🙁

Johan: ya un chien chez irene ?

NicoTupe: arf 🙁

NicoTupe: oui a priori

Claire: @Johan tu parles du hurlement de tout à l’heure ?

NicoTupe: non ca c’était robin

Claire: J’espère que c’est un chien oui…

Claire: @NicoTupe 🙂

Johan: @GPif ?

Claire: t’avais qu’à pas être en retard 🙂

NicoTupe: @Claire oh tu sais utiliser le @ c’est bien tu est preque bonne pour twitter

NicoTupe: ton Okcupid va bien?

Adrien_Le Mans: C’est même délicat parfois pour poser entre les brise-lames… 😉

GPif: @Johan

GPif: @Johan tu vois ce qqu’on subit nous le bas peuple:)

Claire: @NicoTupe twitter c’est le petit oiseau bleu ? 🙂

Johan: hihihi

NicoTupe: d’ailleurs je vous ai pas parlé de l’article de pornhub qui parle de trump

Claire: @NicoTupe Non. Cherche pas. M’inscrirais pas. Ou alors juste pour avoir le plaisir de répondre à nouveau à des questions comme la fréquence de …

Johan: hehehe 🙂

Claire: @NicoTupe oh out raconte raconte ?

Johan: trump pussy grabing est en hausse ?

nyves: @NicoTupe : non, on ne va pas sur Pornhub, enfin, presque jamais

NicoTupe: non ils parlent des stats de pornhub sur les golden shower depuis l’affaire

Johan: AHAHAH

nyves: Excellent

NicoTupe: http://www.pornhub.com/insights/golden-showers

NicoTupe: “By January 11th, searches containing “Golden Shower” increased by 289% compared to the usual daily average.”

nyves: Je suis sur le PC de mon fils, je ne cliquerai pas sur le lien 🙂

NicoTupe: “Our statisticians also found that “watersports” searches increased by 215% along with other related terms like “pissing”. Searches for “Donald Trump” were up by 273% on January 11”

NicoTupe: perso dès que je quitte ma boite je candidate pour être statisticien chez pornhub

Claire: est ce que je veux vraiment savoir ce qu’est une golden shower ?

Johan: c’est quoi le “usual daily average” des douches de pipi ?

Pascal METZ: @nyves ca dépend, ca peut faire une bonne raison de l’engueuler 😉

helene r: huuuuuh non@claire

nyves: 😉

Didier: C’est dégueu tout ça… berk

puyo: https://pbs.twimg.com/media/C2erNItWQAA0Mf-.jpg:large

helene r: on dit j’aime pas

Johan: tu ne sais pas @claire ? Il faut se tenir au courant de la diplomatie internationale !

nyves: non, la c’est degeu 🙂

NicoTupe: @Didier c’est ce qui représente une part non négligeable de l’internet…

Didier: Joli dessin 🙂

puyo: Héhé, merci !

NicoTupe: yay Puyo

Johan: Merci Puyo !

NicoTupe: <3

puyo: Ho, tout le plaisir est pour moi 😀

puyo: (J’aime bien faire des nuage)s

GPif: Hey @puyo, merci d’interompre cette conversation sur le golden shower 😀

Didier: @NicoTupe beurk!

Claire: @Johan nooon mais moi je sais rien. Je lis pas la presse je regarde pas internet je regarde pas les infos… J’ai arrêté le monde me déprimait trop

NicoTupe: en fait ça deviens dégueu la :” It turns out that the demographic most likely to search for golden showers is men over the age of 65.”

puyo: @GPif Ooooooups

nyves: par contre, va falloir que je reecoute le dossier

puyo: Tiens, je découvre des choses

Didier: @ps Faut ajouter du lest!

GPif: @nyves c’est souvent l’effet de chatroom 🙂

NicoTupe: la meilleure chatroom de l’internet

nyves: @GPif ; oui, je pensais etre multitache, mais la…

Johan: bah la politique interieur aux us c’est savoir si attraper les parties génitales c’est une aggression sexuele (le ministre de la justice a du repondre a cette question devant le senat) et la politique exterieur, bah ca parle de golden shower

Lê.: c’est parce qu’Irène parle de traînées que la chatroom par en couille ?

nyves: ca simplifie les choses

Didier: MDR Lê

nyves: @Lê. : mdr

GPif: @Johan, mais c’est quoi le lien avec Trump?

Claire: @Johan ah oui attraper les femmes par la chatte je savais… mais pas que ça avait été débattu au sénat !

GPif: @Lê. c’est un peu toujours comme ça en fait 😀

Pascal METZ: @gpif non pas pour le comportement des plantes

Didier: @ps Quelle altitude on peut atteindre avec un parapente?

GPif: @Pascal METZ C’est vrai, mais c’est @NicoTupe qui nous perturbe, c’est bien connu

Claire: @GPif “attraper la femme par la chatte” c’est des propos de Trump datant de quelques années et ressorti pendant sa campagne…

nyves: @Pascal METZ : c’est l’effet Taupo?

NicoTupe: j’y suis pour rien

GPif: Eh, c’est toi qui sort les stat de pornhub :p

Didier: Quand l’aile se plie en deux : c’est qu’on est trop lent ^^

Adrien_Le Mans: Pourquoi ne pas mettre des arceaux très légers (type arceaux de tente mais en plus lite) pour rigidifier le profil du parapente avant le décollage?

GPif: @Claire yep, ça je savais, c’est le lien avec les golden shower que j’ai pas

Johan: @GPif http://rue89.nouvelobs.com/2017/01/11/rapport-goldenshower-quand-trump-denonce-les-fake-news-266074

NicoTupe: des stats sont des stats, ce ne sont que des nombres voyons

nyves: @GPif : d’apres Poutine, les prostituées russes sont les meilleures du monde

Didier: Pis dans un nuage, la visibilité c’est quelques mètres à peine

Johan: ca fait une sorte de GoldenWaterGate quoi 🙂

Adrien_Le Mans: Il y a eu déjà un proto où le bord d’attaque était rigidifié pour éviter le décrochage

NicoTupe: @Johan golden water gate 😀

Didier: Souvent dans les avions, on voit à peine les saumons quand il vole dans un nuage

Claire: Oui non mais je fais bien de pas me tenir au courant en fait… gardons un peu de naïveté c’est pas plus mal

Johan: bon revenons au parapente

GPif: Et bein, j’était passé a coté de cette info 🙂

NicoTupe: tu manques des experience cruciales pour ton développement personnel

Johan: comment on fait pipi dans un parapente ?

NicoTupe: lol

Adrien_Le Mans: un récit qui parle de la désorientation dans le nuage : 3 jours au Népal de JeanDavid Blanc

Johan: @ps comment on fait pipi dans un parapente ?

NicoTupe: @Johan mets un @ps

Claire: @NicoTupe <3

Sabine: comme les cyclistes ? dans une bouteille que tu jettes ?

NicoTupe: @Claire <3 LOVE <3

NicoTupe: Ma mère la semaine dernière : “Pourquoi ton frèe m’envoie des flèche trois?

Claire: muhahah tout cet amour…

Pascal METZ: veyron… il a de l’argent le kakou

helene r: spoiler alert!!!

Johan: bon je vous laisse, mon talk commence :p

Sabine: spoiler = becquet ?

elfredo: Ca y est, ca tourne au tuning! 😉

Johan: <3 tout le monde

NicoTupe: @Johan c’était cool de t’avoir

Didier: Là il est d’origine l’aileron ^^

GPif: Personne ne fait de spoiler alerte?

NicoTupe: avant toi on parlait pas de PornHub

Claire: @NicoTupe ahahah c’est marrant j’ai eu pareil il y a peu avec un matheux du Palais. J’ai signé “<3 (Non, ceci ne se lit pas strictement inférieur à 3)” Je te laisse deviner quel matheu

helene r: @GPif moi!!

NicoTupe: 🙂

NicoTupe: @Claire du coup t’as conclu la semaine dernière

Didier: @ps Il paraît même que la force dûe aux ailerons des F1 sont supérieures au poids de la voiture, ce qui leur permettrrai de rouler au plafond

Pascal METZ: http://www.dailymotion.com/video/x28kzs_crash-mercedes-24h-du-mans-recent_sport

Claire: @NicoTupe avec Guillaume ? Je crois pas non… (Ouuuuui ok j’envoie ptete des coeurs à trop de monde…)

nyves: argh, battu de 3 sec par @Pascal METZ

Adrien_Le Mans: un exemple de décollage de voiture : https://www.youtube.com/watch?v=D9gee2kjvD0

NicoTupe: @Claire ah bon t’en envoie à d’autres que moi?

Pascal METZ: elle m’avais traumatisé a l’epoque…

NicoTupe: (un homme bientot marié, tu devrais avoir honte)

Didier: C’est comme un char d’assaut en fait : on freine la chenille de droite pour tourner à droite, et inversement

Claire: @NicoTupe Et je parle mariage avec Johan… si tu savais !

helene r: hooooo

NicoTupe: lol

NicoTupe: J’ai trouvé quelqu’un pour me faire une bague de mariage en forme de ruban de Mobius #joie

Adrien_Le Mans: Pourquoi il n’y a pas de profil reflex ou semi-reflex en parapente? Pas assez de vitesse pour ce genre de profil?

Claire: @NicoTupe troooop coooool !

NicoTupe: @ps from Adrien_Le mans Pourquoi il n’y a pas de profil reflex ou semi-reflex en parapente? Pas assez de vitesse pour ce genre de profil?

NicoTupe: @Adrien_Le Mans pense a utiliser @ps pour qu’on loupe pas la question

Pascal METZ: @NicoTupe pas sur que ce soit super agreable a porter

NicoTupe: a priori ca va

NicoTupe: selon l’artisan qui l’a fait

NicoTupe: a pariori je suis pas le premier malade a vouloir ça

Pascal METZ: lol

Pascal METZ: c’est pour les couples de sapiosexuels ce genre de truc

NicoTupe: héhé

NicoTupe: c’est juste que comme ça tu ne peux pas prouver que je porte une bague

helene r: @ps ; c’est quoi les regles des compet de parapente?

Didier: @ps Faut trouver un courant ascendent je suppose?

Claire: @Pascal METZ hourra pour les sapiosexuels

Pascal METZ: pour savoir comment monter, il faut exouter le dossier sur le vent

NicoTupe: Vive les sapiosexuels

Adrien_Le Mans: @ps à pied au déco c’est mieux 😉

GPif: Et bien voila, j’ai du googliser sapiosexuels

NicoTupe: alors? tu te sens concerné?

nyves: @GPif : pas mieux

Claire: @GPif moi c’est @NicoTupe qui m’a appris

Didier: En fait on descend dans l’air qui monte

arvaot: on descend tous https://media.giphy.com/media/PUugxfwzyC1kk/giphy.gif

NicoTupe: Arrêtez de me placer comme la source unique de corruption

Didier: faut juste descendre dans l’air qui monte moins rapidement que la vitesse de l’air qui monte

Pascal METZ: ben là, il faut reconnaitre que…

NicoTupe: @arvaot 😀

GPif: @NicoTupe ça dépent, on peut être sapiosexuel + autre chose?

NicoTupe: ouais je pense

NicoTupe: genre sapio+homo?

NicoTupe: ca me parait pas incompatible

NicoTupe: c’est une bonne remaruqe ‘ailleurs

Pascal METZ: ben ca me parait meme preferable

NicoTupe: je pense que Okcupid le propose pas

Claire: @NicoTupe pas de corruption non non. De culture. Pour mon quoi déjà ? ah oui, “dvt personnel” !

GPif: “dvt personnel” ?

Pascal METZ: p…. le premier plantage de chatroom depuis longtemps

GPif: @Pascal METZ c’est les stats pornhub ça

Adrien_Le Mans: @ps sentir le vent sur son visage

Claire: @GPif quelques lignes plus haut NicoTupe me parlait d’expériences cruciales pour mon “développement personnel”

NicoTupe: (Pourtant il en propose pas mal : Demisexual Heteroflexible Homoflexible Pansexual Queer Questioning Sapiosexual)

GPif: @Claire ah, ok, du mal à suivre dans tout ça:D

NicoTupe: @claire est en formation

NicoTupe: Corruption 101

Claire: demisexual ? heteroflexible ? Homoflexible ? Pansexual ?? Queer Questionning ?!?

GPif: @NicoTupe putain, mais y a des variantes que je ne connais pas la:D

Didier: La finesse c’est le taux de descente (comme les % sur les routes de montagne)

nyves: mon pc perd la passerelle toute les 15 min, c’est louche

NicoTupe: @Claire @gpif on en a présenté plusieurs de ceux la dans PS sort du placard

Pascal METZ: bail dhcp trop court ?

Claire: c’est noté 🙂

Didier: @nyves Force la en manuel (l’IP aussi tant qu’à faire si c’est un Pc fixe)

nyves: @NicoTupe ; y a aussi 40 varition d’assexual

GPif: @NicoTupe ok, j’irais réviser

NicoTupe: (principalement queer et pansexuel)

NicoTupe: les autres je pense que c’est OK cupid qui s’eclate

NicoTupe: enfin bon on en a aussi parlé en fait

Pascal METZ: pis la gw en fixe et l’ip en dynamique, c’est chaud…

NicoTupe: en disant que la limite homo / hétero était tout sauf franche

Didier: Heu, je voulais parler du DNS ^^

Didier: #Fatigue

Adrien_Le Mans: @ps pourquoi ne pas rigidifier avec des arceaux lites le profil du parapente avant le déco pour éviter le décro?

Pascal METZ: je comprend mieux 😉

GPif: @Didier set les en 8.8.8.8,8.8.4.4

puyo: https://pbs.twimg.com/media/C2exL14XEAQOW4k.jpg:large

NicoTupe: @Pascal METZ on voit pas la nouvel illustration de puyo via twitter

NicoTupe: @puyo <3

GPif: @puyo on fire

NicoTupe: toujours aussi bon

Didier: @GPif C’est ce que j’ai en DNS justement 😉

puyo: Héhé, merci ! (c’était facile sur cette dernière ^^)

Didier: MDR le dessin ^^

puyo: ^^

Didier: Du coup on peut même se passer de souffler dans la trompette, suffit de l’orienter face au vent

puyo: Hééé, mais oui ! Il y a un concept à creuser !

puyo: Avec plein de trompettes accrochées !

puyo: #poueeeeet

Didier: ^^

nyves: ca fait stuka au bout d’un moment

Didier: Un orgue volant :p

puyo: Le parapente de la mort

puyo: Darth Vader, ce serait un appareil à sa mesure

puyo: “ô seigneur Sith, voici votre nouveau destrier”

puyo: En plus, avec les lacs de lave, ça aide à avoir plein de courant d’air chauds !

nyves: 🙂

nyves: Faut juste pas se poser

nyves:

puyo: Ou se payer une falaise !

Didier: Les question! les questions!

nyves: tres concentré!

puyo: #ps je voudrais bien savoir ce qu’Irène pense du projet de parapente musical

Didier: @ps C’est pour réduire la traînée

Robin: moi je vote pour !!

puyo: Hourra !

Didier: @ps donc les balles vont + loin

Didier: @ps ma question porte sur l’aspect physique, pas l’aspect réglementaire 😉

Adrien_Le Mans: @ps 11 000 m avec un Cb :/

Didier: Sinon, comme les oiseaux…

Didier: @ps “Boire ou voler, il faut choisir”

Pascal METZ: ca dure combien de temps un saut au fait…

nyves: @ps ; on reste combien de temps en vol?

Adrien_Le Mans: @ps 10h30 cet été en france 411 km

Cédric: @ps un sac plastique qui vole est régie par la même mécanique de vol ou ça n’a rien à voir ?

Didier: Ah wai, donc ça peut monter vraiment haut un parapente

nyves: @ps : explosive?

nyves: C’est mega glamour le parapente

nyves: un tube dans le nez, un tube … ailleurs

Didier: Yep j’avais entendu ça il y a quelques années.

helene r: hannn merci

sergi: des points à parcourir en hauteurs aussi ? plus haut que .. plus bas que …

Didier: Genre la F1 fait 6500N, la pression dûe aux ailerons rajoute 8000N (soit 14500N d’appui sur la piste. Et donc en théorie, avec + d’appui que de poids, la voiture peut rouler sur le plafond.

GPif: Ah ouais, on peut faire une piste de F1 avec un looping, comme les Hotweels !!

Didier: A l’envers on aurai encore 1500N d’appui sur le plafond du tunnel

elfredo: Question a Irene: exite-t-il des boile gonflable comme pour le kite?

Didier: Mais faut pas perdre de vitesse ^^

nyves: ah oui, les hotwheels!

Didier: Oui c’est bien Histoire Brève

Lê.: Dave, d’Histoire Breilleve ^^

NicoTupe: oh ca va

nyves: purée, il va y avoir concurrence entre histoire breve et la tronche en biais

Didier: oO

nyves: le choix va etre cruel

nyves: @irene : merci pour le dossier

irene: De rien!

sergi: Demain regardez le lune à 7h il y a jupiter collé

Didier: Faut faire péter la banderolle “Podcast Science” au cul d’un parapente sur les plages l’été prochain :p

irene: bonne idée!

Cédric: merci @irene !

Lê.: Merci @irene

irene: Merci à vous !

Lê.: bonnes soirées !

puyo: Super dossier

helene r: merci @irene

GPif: Super dossier @irene 🙂

Didier: Moi j’étais concentré sur le son, plus que que ces trucs de golden shower dégueu crades

irene: Vous me rougir, mais je suis contente!

nyves: faut historiser la chatroom sur les dossier d’emission

Pascal METZ: @nyves c’est la cas…

nyves: Celle la va etre sympa

nyves: a quand le dossier sur les stats pornhub?

NicoTupe: http://www.france24.com/fr/20170117-plus-grand-escroc-histoire-bernard-madoff-ponzi-prison-trafic-chocolat-poudre

nyves: pourtant en big data y a moyen de faire des choses

Didier: Allô tonton? Pourquoi tu tousses? C’est est pas du bicarbonate de soude! C’est du chocolat en poudre! ^^

nyves: @Didier : mdr

NicoTupe: 😀

Cédric: La sortie de Thomas Pesquet c’etait top aussi cette semaine

Didier: +1 pour Thomas Pesquet

nyves: yes

Didier: Allez voir le replay d’@astrovicnet il est cool

Didier: Faut rajouter du lest si vous êtes trop légères! ^^

Didier: Une grosse doudoune rembourée au gravier et hop, plus de pb de masse 🙂

nyves: oui, ban sans reflechir

GPif: Clique sur le mulot

nyves: comment ca coin coin

NicoTupe: https://www.google.fr/maps/place/Tokyo+Dome+City+Attractions/@35.7052431,139.7540253,3a,75y,90t/data=!3m8!1e2!3m6!1s-SENGC0DZh1c%2FV_udWjaHHGI%2FAAAAAAAABsk%2FkhY-soH73io-9otORjhRNinrSHAaIUpuwCLIB!2e4!3e12!6s%2F%2Flh5.googleusercontent.com%2F-SENGC0DZh1c%2FV_udWjaHHGI%2FAAAAAAAABsk%2FkhY-soH73io-9otORjhRNinrSHAaIUpuwCLIB%2Fs152-k-no%2F!7i5312!8i2988!4m12!1m6!3m5!1s0x60188c4782eed4f3:0x5058b288249e640e!2sTokyo+Dome!8m2!3d35.7056396!4d139.7518913!3m4!1s0x0:0xf9748da5410da359!8m2!3d35.704439!4d139.7542316!6m1!1e1

Cédric: http://1.bp.blogspot.com/-punS4Y32rUI/T8klgJMvBJI/AAAAAAAAF1c/28OyQJZDrCM/s1600/DSCN9495.jpg

arvaot: claire n’as pas eu de voix pendant un boyt de temps et elle se rattrape

Sabine: Ho la

Sabine: Stratégie de

Sabine: L’échec !

Didier: Sympa ce G8

nyves: non, on a paqs ecouté

helene r: bisous @Claire

NicoTupe: et ca passe au milieu d’une grande roue : https://www.google.fr/maps/place/Tokyo+Dome/@35.705001,139.754714,3a,75y,90t/data=!3m8!1e2!3m6!1s34556868!2e1!3e10!6s%2F%2Flh6.googleusercontent.com%2Fproxy%2FJVQZ8BT08wYw7Ip90hW9wPsAAjrkRlRqJs5tp8e0-NPAFHUT0SPADXBEQOTPBdiCuEeqWh1JyDSS_GyvQpyme1okWYlvUw%3Dw203-h270!7i600!8i800!4m5!3m4!1s0x60188c4782eed4f3:0x5058b288249e640e!8m2!3d35.7056396!4d139.7518913!6m1!1e1

nyves: Bonne soirée à tous

Didier: Z’êtes méchants avec elle!

NicoTupe: https://www.youtube.com/watch?v=h__ogbOYic8

Didier: ^^ :p

Didier: ++

GPif: Tchuss

Didier: J’entends

Didier: Ah, fini là

GPif: Ah oui, on entend encore 😉

NicoTupe: C’est même pas vrai!!

NicoTupe: elle veut pas nous parler de quand elle s’est enfermée hors de chez elle nue du coup

GPif: Mais on l’a déjà entendu cette histoire

Didier: Ce truc de déglingo ce G8 lol

Didier: Jamais je monte dans ce truc

NicoTupe: il est pas très hard en fait

Didier: J’ai déjà le vertige sur un tabouret pour changer une lampe, alors ce truc même pas en rêve ^^

puyo: Oh, c’est coupé 🙁

puyo: La lalalala

puyo: Mais non, c’est déjà coupé

puyo: ne coupez pas

Didier: Bon je file, j’ai faim. ++ tlm

puyo: 😮

puyo: Non, ce n’est pas coupé, il faut inversé la commande

puyo: inverser

puyo: alalalalala

puyo: OH, c’est vrai ???

puyo: Noooon

puyo: ^^

Podcast Science 282 – Les graphes

Des points et des droites. En ce début d’année compliqué sur la scène international, Robin a décidé fait simple. Enfin bon simple… Ca reste des maths et ça reste Robin, donc ça risque de décoller très vite, accrochez vous ! Nous sommes le 11 janvier 2017, c’est l’épisode 282 et vous êtes sur Podcast Science.

Le dossier

Les graphes par Robin.

Les images de la soirée

La quote de la semaine

La science a eu de merveilleuses applications, mais la science qui n’aurait en vue que les applications ne serait plus de la science, elle ne serait plus que de la cuisine.

Henri Poincaré

 

 

 

Podcast Science 281 – Podcast Science Awards

C’est la fin de l’année, c’est un peu les vacances, on se détend et on fait le point sur l’année écoulée. Et puis on s’amuse un peu, en faisant des listes de choses marrantes. Une sorte de bêtisiers. Oui, on régresse, mais c’est important pour le moral.
Bref, c’est parti pour les PSAMEFCPGSCDA , ou “podcast science award 2016 mais en fait c’est pas grave si ça date d’avant”

Les PSAMEFCPGSCDA

Les images de la soirée

La quote de la semaine

Awards can give you a tremendous amount of encouragement to keep getting better, no matter how young or old you are. Alan Alda
Read more at: https://www.brainyquote.com/quotes/keywords/awards.html

Plugs et liens évoqués

La prochaine fois

Mercredi 11 janvier

Troisième année d’étude après le bac. Enfin débarrassé de la physique, je n’ai plus que des cours de maths. Un prof débarque, et présente le sujet d’étude qui va nous occuper un semestre : des points reliés entre eux par des traits. Ok, pour faire classe, on parle de sommets reliés par des arêtes, et on appelle ça des graphes. Et on essaye de me faire croire que ce sujet donnera de vraies mathématiques sérieuses, compliquées, intéressantes. Ah ouais ?
Ben… Ouais.
Mercredi de la rentrée, le premier épisode de l’année 2017 présentera la théorie des graphes.

 

 

La Chatroom

Johan: Bonjour tous le monde

NicoTupe: Hola

NicoTupe: vous nous entendez?

puyo: B’soir à tous !

puyo: Ho, quelle ambiance !

puyo: Héhé, salut !

toutour: bonsoir

puyo: Ho, hello toutour !

brusicor ⚗₂: Bonsoir !

puyo: Hé, hello @brusicor ⚗₂

Didier MAZAL️: Bonsoir!

brusicor ⚗₂: Mais quel est ce curieux symbole qui a remplacé ma cornue ?

Didier MAZAL️: Ouf, j’ai failli rater le train

puyo: Hello @Didier MAZAL️

Robin: Youf, y a des gens qui arrivent pile à l’hdeure !!

puyo: @brusicor ⚗₂ je dirais une douche ?

puyo: Ou un cosmonaute ?

puyo: Ou un alien en laisse ?

brusicor ⚗₂: Un m qui se prend une boule de neige

puyo: Héhé ! Une fourchette connectée ?

puyo: @Alan Yeaaaaaaaaaaah

brusicor ⚗₂: Oh, @Alan est là !

brusicor ⚗₂: Il serait intéressant d’avoir des micros pour les personnes qui parlent. ^^

brownian: Hello Monde

Aurelide: Hello !

Johan: salut aurelide

puyo: Hello !

brownian: je découvre qu’il y a une newsletter

brusicor ⚗₂: https://livecounts.net/channel/podcastscience

Johan: Tu est l’Aurelide de vigie nature ?

brusicor ⚗₂: Salut @Aurelide !

Didier MAZAL️: @ps : volume vraiment fort par rapport aux autres participants

Aurelide: oui c’est bien moi

puyo: Il faudrait une podcastletter, avec la voix d’Irène qui raconterait dans un extrait audio les dossiers à venir

puyo: Nouveau concept

brusicor ⚗₂: Oui, Claire qui a repris de la voix, ça fait plaisir !

brusicor ⚗₂: “Un prix Nobel a pris ma salle”, j’adore !

puyo: Je vote le prix Nobel

toutour: je vote le prix nobel aussi

puyo: Le film n’est-il pas trop long ?

Didier MAZAL️: lol

puyo: ^^

Didier MAZAL️: J’ai vu l’intro en question

Didier MAZAL️: c’est énorme ^^

nyves: bonsoir

Aurelide: hello

toutour: bonsoir nyves

brusicor ⚗₂: Bonsoir nyves !

Aurelide: Ah oui, c’était énorme !

brusicor ⚗₂: C’est le bon titre !

Didier MAZAL️: @ps si c’est ça

brusicor ⚗₂: @ps Le titre, c’est “Nota bene : les pires batailles de l’histoire”

Aurelide: J’ai un peu honte, j’en ai lu aucun (encore).

nyves: celui de Florence Porcel est pas mal

brusicor ⚗₂: https://pbs.twimg.com/media/CzAiA3hWQAAC_r3.jpg

nyves: celui de eljj est bien aussi

Didier MAZAL️: J’ai fini ceux de Nota Bene, Dirty Biology, ElJj, Micmaths, Florance Porcel, Science étonnante… et je crois avoir fait le tour de ceux présentés là

brusicor ⚗₂: Pareil @Didier MAZAL️ ^^

Didier MAZAL️: “Florence” avec un “e” par contre

nyves: mes enfants ont bien aimé celui de D. Louapre

ElJj: B’soir !

Aurelide: Hello !

nyves: bonsoir

Alan: ElJJ, tu viens de gagner ton premier award !

ElJj: \o/

Didier MAZAL️: Le livre de Micmaths c’est plus un livre d’histoire qu’un livre de maths je trouve

Didier MAZAL️: Tiens voilà ElJj

ElJj: C’est un peu pour ça que le livre porte ce nom

nyves: oui, celui de eljj, ca pique un peu parfois 😉

Johan: rho il dit ca juste pour gagner l’award:)

nyves: tres bien la video!

brusicor ⚗₂: Le jour où @Eljj découvre que celui qui a fait la préface de sa vidéo n’a pas lu son livre ! :O

brusicor ⚗₂:

Didier MAZAL️: Y’a effectivement moyen de faire faire un AVC au vendeur du rayon carrelage de Castorama avec le livre de ElJj ^^

Robin: hophophop, préface, préface…

ElJj: Robin ne lit pas de livres, il attend qu’on lui raconte

puyo: Hello @ElJj !

puyo: https://pbs.twimg.com/media/C0OarpnXUAAbMkp.jpg:large

Didier MAZAL️: Associer maitre gimps avec la science des nombre premiers, c’est couillu!

nyves: @Didier MAZAL️ excellent

Didier MAZAL️: Joli dessin 🙂

Didier MAZAL️: Avec l’importe quelle science d’ailleurs…

irene: Oh, c’est super Puyo!

puyo: Héhé, merci !

brusicor ⚗₂: Joli @puyo !

puyo: ^^

Alan: yaay, trop bien 🙂

puyo: 😀

brusicor ⚗₂: Le deep learning, c’est plus frustant que les démos de maths qui te prouve l’existence sans donner la méthode. ^^

nyves: @ps: mais est ce qu’il y a la mm frequence absolue de 1,3, 7?

Robin: @brusicor ⚗₂ tu te ballades donc en permance avec le bouquin d’ElJj sur toi !

brusicor ⚗₂: @Robin On voit tellement peu le @ElJj que je ne veux pas le louper s’il apparait ^^

Alan: 244 Mission Euclid, Anais Rassat 251 Zimmer – A planet of Viruses 266 Informatique et éthique, Gilles Dowek et Serge Abiteboul 267 Astrophysique et musique , JP UZAN 279 Interview de Johan 280 Le comportement des plantes, François Bouteau

Alan: oops

Alan: je recommence

Alan: 244 Mission Euclid, Anais Rassat

Alan: 251 Zimmer – A planet of Viruses

brusicor ⚗₂: SPOILER ! COUVREZ-VOUS LES YEUX !

Alan: 266 Informatique et éthique, Gilles Dowek et Serge Abiteboul

ElJj: Je vote Dowek & Abitboul

nyves: uzan

brusicor ⚗₂: Car bien entendu, personne ne connait Strawpoll…

Alan: 267 Astrophysique et musique , JP UZAN

Alan: 279 Interview de Johan

Alan: 280 Le comportement des plantes, François Bouteau

irene: 280 pour moi

brusicor ⚗₂: Je vote 251 – Zimmer

ElJj: Votez là : http://www.strawpoll.me/11928507

brusicor ⚗₂: ♥ Eljj !

Alan: Merci ElJj 🙂

Johan: a voté !

puyo: Idem !

puyo: Bien vu, @ElJj !

ElJj: Dommage, on ne peut pas faire de vote au jugement majoritaire

NicoTupe: a voté

Didier MAZAL️: A voté!

puyo: Bah, il va y avoir un second tour, hein ?

NicoTupe: NON

NicoTupe: 🙂

brusicor ⚗₂: Ah, Valentine de Science de Comptoir ?

Aurelide: Yay ! Valentine <3

Aurelide: oui

brusicor ⚗₂: Cool !

nyves: comme c.est spontané !

NicoTupe: 246 La méthode des lieux 248 Les abeilles 249/250 Le bon partage des gâteaux 253 PMA 254 La radiologie 255 Le plastique 257 Les ondes gravitationnelles 260 Le régime avant l’été 261 Géographie humaine vs géographie déterministe 264/265 Tesla 268/269 Les lanceurs spatiaux 271/272 Mars 273 L’épillepsie 275 La gravitation quantique à boucles

Didier MAZAL️: Je suis déjà content de connaître les 9 premières ^^

ElJj: Vote du public ?

ElJj: C’est là : http://www.strawpoll.me/11928618

nyves: ah oui, celui de majore!

brusicor ⚗₂: La “G&#233;ographie humaine vs g&#233;ographie d&#233;terministe”

ElJj: Strawpoll est pratique, mais mal foutu

Didier MAZAL️: A voté! (pour les lanceurs spatiaux ^^) J’ai d’ailleurs un live Ariane 5 sur l’onglet à côté en ce moment même :p

brusicor ⚗₂: Le LaTeX, ça marche mieux que l’unicode

brusicor ⚗₂: Ouf, on a 2 votes pour un sujet !

Didier MAZAL️: oO

brusicor ⚗₂: (oO)²

brusicor ⚗₂: Soyez content qu’il n’ait pas ramené un Minitel !

Didier MAZAL️: Un candidat élu avec 7 voix exprimées, ça va faire tiquer ElJj ^^

Didier MAZAL️: Eh y’a un huitième votant qui égalise les lanceurs avec la gravité quantique

brusicor ⚗₂: Annonce : recherche bonne caméra pour enregistrement de candidature Famelab en janvier sur Paris !

nyves: c’est jusqu’à quand l’expo sur les proba?

NicoTupe: @nyves aout

brusicor ⚗₂: @nyves le 27 août pour être plus précis !

nyves: thanks, va falloir que je vienne sur Paris

puyo: https://pbs.twimg.com/media/C0OiN3pXgAEJD1d.jpg:large

Robin: merci Puyo !!!

puyo: ^^

nyves: excellent puyo

brusicor ⚗₂: Je vote pour le Palais, vu qu’on a eu le droit à un teasing de l’expo sur le hasard pendant des mois !

puyo: Rien ne remplace une bonne vieille urne !

Johan: http://www.nature.com/news/crispr-gene-editing-tested-in-a-person-for-the-first-time-1.20988

ElJj: La journée la plus chaude enregistrée, c’est de la triche, ça revient tous les ans.

brusicor ⚗₂: CRISPR Cas9, bring me a gene !

Didier MAZAL️: Me revoilà!

Aurelide: je vote pour les ondes gravitationnelles !

Didier MAZAL️: @brusicor ⚗₂ Je plussoie, le clip de Tim blais est absolument génial

Aurelide: <3

Didier MAZAL️: Ah joli le dessin du vote élecronique ^^

irene: 🙂

Aurelide: J’peux te prêter mon appareil photo/trépied/micro brusicor

brusicor ⚗₂: ♥ @Aurelide

nyves: putain, y en a qui cumul!!!!

Alan: @nyves = Yves Rongy sur Facebook ?

nyves: yes

puyo: Et le générique ?

puyo: Héhéhé

Aurelide: il est parfait ce commentaire dites donc

Alan: @nyves ah oky, enchanté 🙂

nyves: itou 🙂

ElJj: Pas facile de choisir

nyves: elle est belle celle la aussi!

brusicor ⚗₂: Je vote pour cette catégorie dans le PodcastScienceAward de la rubrique la plus gênante.

ElJj: Pas de critique des scouts ! J’en connais un vraiment super cool qui m’a obligé à changer mes a priori sur les scouts!

puyo: Hmmmm.. cela dit, comme la pollution n’a aucun impact (complot Chinois ?)

Didier MAZAL️: oO

brusicor ⚗₂: Spoiler : c’est parce que les tombes noires avaient une polarisation semblable à une mare

Didier MAZAL️: On peut aussi faire disparaître une douleur à l’épauve avec un coup de bâton sur le crâne ^^

Didier MAZAL️: épaule

brusicor ⚗₂: C’est le nom de l’étude en tout cas

brusicor ⚗₂: Le IgNobel de biologie de l’année dernière était bien aussi. ^^

nyves: c’est un legionnaire qui a fait l’etude sur la chevre?

Johan: @ElJj Claire t’aime pas du coup

Didier MAZAL️: MDR

Johan: Nop nop, ici Claire qui pirate le pc de johan >>> pardon aux scouts !!!

brusicor ⚗₂: Alors @irene , je refuse d’associer la sociologie à cette étude !

irene: 🙂

Johan: https://i.guim.co.uk/img/media/a16b88a476e192c45e1d5b453f87ac0e07021938/0_29_422_253/master/422.png?w=620&q=20&auto=format&usm=12&fit=max&dpr=2&s=803038f52857538affc0476e5216d24d

Johan: les pantalons de rat !

NicoTupe: <3

Johan: https://www.theguardian.com/science/2016/sep/22/ig-nobel-prizes-trousers-for-rats-and

Johan: la source

irene: J’adore, c

puyo: Ho !

brusicor ⚗₂: On veut les liens !

NicoTupe: http://boutintrain.com

brusicor ⚗₂: Parce que boutentrain.com, c’est une colonie de vacances au Quebec apparemment. ^^

nyves: y a meme des sites qui expliquent comment il faut faire passer la pillule sur les passages les “croustillants”

Didier MAZAL️: oO

brusicor ⚗₂: Oui, c’est très intéressant sociologiquement et historiquement

nyves: Alan va bientôt monter en chaire!

NicoTupe: 😀

Alan: lol :p

brusicor ⚗₂: Ca voudrait dire qu’on est écouté par des boubines ? :O

irene: boubines?

brusicor ⚗₂: Demande à @Alan ^^

Johan: https://i1.wp.com/boutintrain.com/wp-content/uploads/2016/11/2db75c31cf4070572bb26862330967b8.jpg?w=414&ssl=1

irene: aouch, c’est dur

Alan: @brusicor ⚗₂ on dit des Bourbines :p

nyves: ah, ben oui, s’il survit 1j ou 2, ca va!

Alan: Ça veut dire suisse-allemand

brusicor ⚗₂: Je manque pas d’R d’habitude ! ^^

nyves: where is Bily

nyves: ?

Didier MAZAL️: ++

puyo: Yeah !

nyves: oui, mais c’est bon, le foie gras

ElJj: Je te soutient Irène, le foie gras est une idée à la con.

ElJj: « Art. L. 654-27-1. – Le foie gras fait partie du patrimoine culturel et gastronomique protégé en France. On entend par foie gras, le foie d’un canard ou d’une oie spécialement engraissé par gavage. »

nyves: c’est pas fécondé les oeufs

brusicor ⚗₂: @Robin Alors, c’est compliqué ! C’est un végétal, mais ce n’est pas une plante !

ElJj: C’est beau la loi fançaise !

brusicor ⚗₂: https://www.2tout2rien.fr/wp-content/uploads/2016/06/Cette-limace-de-mer-en-forme-de-feuille-est-un-hybride-animal-vegetal-1.jpg

irene: Merci merci merci

Aurelide: J’ai filmé une petite limace comme ça 🙂

Aurelide: On la voyait aspirer des chloroplastes

Didier MAZAL️: Faut regarder la vidéo de Nozman “Ce n’est pas un végétal”. Ardu de différencier végétal et animal parfois

ElJj: Qui a eu l’idée de gaver une oie puis bouffer l’organe malade qui en résulte ?

Aurelide: Moi aussi !

brusicor ⚗₂: @Didier MAZAL️ Sa vidéo est mensongère, elle laisse penser que plante = végétal

nyves: bonnes fetes!

Didier MAZAL️: Ah?

brusicor ⚗₂: Du coup, la limace Elysia chlorotica est bien un animal

brusicor ⚗₂: Mais c’est un végétal.

Aurelide: ah bon ?

Aurelide: en quoi c’est un végétal ?

brusicor ⚗₂: C’est compliqué #biologie

Aurelide: Bwah, l’elysia ne fait qu’aspirer des chloroplastes

Aurelide: elle ne les fabrique pas elle meme, elle les stocke

Aurelide: Tiens, elle les choppe comme ça les chloroplastes : https://www.youtube.com/watch?v=epV9Y9pZ2Wc

Aurelide: (javais pas le meilleur appareil du monde, mais on voit bien qd meme vers 20 sec)

brusicor ⚗₂: Apparemment, il y aurait eu un transfert horizontal de 10% des gènes de la photosynthèse quand même

brusicor ⚗₂: Bonnes fêtes @irene !

nyves: salut tous le monde

nyves: joyeux noel et tout ca

puyo: Joyeuses fêtes !

brusicor ⚗₂: Mais euh ! On veut rester !

NicoTupe: Bises!!!!

toutour: salut à vous, bonnes fetes

NicoTupe: bon je remet

brusicor ⚗₂: Joyeuses fêtes quand même !

ElJj: Tchao !

Aurelide: Bonne soirée et bonnes fêtes 🙂

brusicor ⚗₂: Ah, merci @NicoTupe !

NicoTupe: Bises

brusicor ⚗₂: La chaîne YouTube a gagné un abonné !

Podcast Science 280 – Neurobiologie des plantes, avec François Bouteau

Elles bougent peu, n’ont pas de système nerveux et semblent dépourvues d’organes sensoriels et pourtant, de nombreux chercheurs pensent que les plantes sont capables de comportements complexes, voire qu’elles sont dotées d’intelligence. Alors? Est-ce que les plantes sont des légumes?

L’interview de la semaine

» Neurobiologie des plantes, avec François Bouteau
Retranscription à venir

Les images de la soirée

La quote de la semaine

Le quiz du mois

« le coca est si acide qu’on peut s’en servir pour récurer les toilettes. Info ou intox ? »
Dites nous ce que vous en pensez.

Plugs et liens évoqués

Préparez-vous bien en avance pour l’événement de médiation scientifique pour entamer 2017 sur les chapeaux de roues! Le WE du 21-22/01/17 aura lieu le tout premier festival Vidéosciences qui se tiendra au Carrefour Numérique de la Cité des Sciences et de l’Industrie, à Paris. Attendez-vous à un festival pas comme les autres, pour et par les vidéastes, car le programme de ce festival permettra de dévoiler l’envers du décor de ce que font les vidéastes. Au menu de ce festival qui sera gratuit d’entrée: des ateliers numériques ou créatifs pour la conception de vidéos, des tables rondes et des présentations qui vous feront découvrir les problématiques, les contraintes et les enjeux de la vidéo à tendance scientifique mais aussi plein d’animations pour découvrir le carrefour numérique et interagir avec vos vidéastes scientifiques préférés dans un cadre hors norme. Que vous soyez consommateur avide de vidéos scientifiques, vidéaste amateur ou professionnel, ce festival va vous ravir! Notez-bien les dates dans vos agendas: 21-22/01/2017 et on vous annoncera tout bientôt sur Podcast Science et l’internet mondial comment vous inscrire aux différents ateliers et conférences du Festival! Vous pourrez avoir aussi des informations en suivant le hashtag #fvs2017 sur twitter. A ne pas louper!

 

François Bouteau – http://www.lied-pieri.univ-paris-diderot.fr/spip.php?article71

Culture Biologique Numérique – http://bionum.univ-paris-diderot.fr/

L’Esprit des Plantes – https://vimeo.com/95534223

Interview de François Bouteau – https://www.youtube.com/watch?v=xu66ATA5LjU

Végétal sans végéter – http://ssaft.com/Blog/dotclear/?post/2016/09/21/Vegetal-sans-vegeter-SOS-Neurones

SciVlog Dr Nozman : https://www.youtube.com/watch?v=twO4UDz6Hlo

The First Symposium of Plant Neurobiology: http://ds9.botanik.uni-bonn.de/zellbio/AG-Baluska-Volkmann/plantneuro/

Stefano Mancuso: The roots of plant intelligence https://www.youtube.com/watch?v=AIfwFLDXFyQ

Les étonnantes découvertes de la « neurobiologie » végétale: http://www.linv.org/wp-content/uploads/2016/03/Le_Monde_2_Mars_2016.pdf

 

 

 

 

La Chatroom

Pascal METZ: Salut !

Taupo: yo

Pr. Lablouse: Bonsoir

Taupo: b’soir

Pr. Lablouse: du coup je découvre totalement

Pr. Lablouse: c’est toi qui interview alors 🙂

Pascal METZ: Et bien bienvenue à toi alors 🙂

Ludmilla: bonsoir!

Pr. Lablouse: bonsoir. En fait j’ai déjà lu un interview sur ce site 🙂

elfredo: Bonsoir a tous!

Pr. Lablouse: salut

nyves: bonsoir

Professeur Sims: yo

Pr. Lablouse: yep

Taupo: Notre invité est là

Taupo: et ça c’est une bonne nouvelle

Taupo: il a de la toux, et ça c’est moins bien

Sabine: Hello

Sabine: oui 🙂

Valery: Bonsoir

Sabine: on entend

Pascal METZ: le son est il bon?

Sabine: il y a un léger souffle j’ai l’impression

Pr. Lablouse: ils font leurs affaires, t’sais.

Pr. Lablouse: on a entendu le générique. 🙂

Ludmilla: le volume est assez bas il me semble

Stéphanie: si vous voulez augmenter faites le doucement sinon on va mourir 🙂

Inti: salut les gns

Inti: gens

Stéphanie: et coucou

Inti: ^_^

Pascal METZ: Salut

Taupo: Salut tout le monde

Stéphanie: cette réception de rockstar pour Inti ^^

Inti: je sens la pression

Inti: 🙂

Samuel: Hello tous ¨!

Professeur Sims: Hellow

Robin: Salut tout le monde

Pascal METZ: Salut Robin

Robin: J’espère de rejoindre la conversation, mais mon Skype merdoie

Pascal METZ: je t’ajoute ?

GPif: Bonsoir!!

GPif:

Samuel: Hey, merveille le bruit blanc a disparu ! =)

Pascal METZ: oui, je me suis muté

ElJj: B’soir

Samuel: Ahaha d’accord @Pascal METZ ^^ oups =)

Pascal METZ: par contre, si je me mute, pas de jingle…

Stéphanie: haaaaan cro bien 🙂

Pascal METZ: il n’y a pas de plante parasite?

Stéphanie: mépris pour les plantes, m’enfin ^^

Pascal METZ: c’est du beau

ElJj: 280 : nombre “star” (et je n’en dirais pas plus, j’ai plein de boulot, donc po le temps de faire une jolie iilistration)

Didier MAZAL️: Slt!

Pascal METZ: 🙁

Didier MAZAL️: On est déjà mercredi? (suis perdu lol ^^ )

Pascal METZ: Salut Didier

Stéphanie: mardi dans mon espace temps

Pascal METZ: non, les invités planifiés avant le changement n’ont pas été replanifié

GPif: C’est le nom d’un sandwich à McDo aussi

Didier MAZAL️: Heureusment j’ai vu passer le tweet de PS “live dans 3 minutes”

Robin: @Pascal METZ ayé, je suis là !!

Stéphanie: c’est tjs mardi sur le site non?

Robin: Nope, à part aujourd’hui, c’est mercredi maintenant

Stéphanie: Retrouvez-nous en LIVE ! Chaque mardi à 20h30 (CET) et réagissez sur le chat!

Stéphanie: c’est toujours mardi sur le site 🙂

Robin: Damned

Pascal METZ: arf, j’ai oublié de changer ca

Robin: Je ne sais toujours pas changer ce genre de choses…

Pascal METZ: moi non plus

nyves: c’est long a demarrer un minitel?

Pascal METZ: mais dans mon cas, ce n’est pas une excuse

Pascal METZ: @nyves ne m’en parle pas

Stéphanie: Dr Nozman il est docteur ?

Robin: @nyves grave, surtout pour lancer Skype

Professeur Sims: Nyves -> pas avec du star pilot

Didier MAZAL️: @Stéphanie Non, c’est juste un pseudo (pour l’instant?)

Stéphanie: ouki merci 🙂

Pr. Lablouse: il suit pas tous les cours ça va être chaud :p

nyves: @Professeur Sims 😉

Pr. Lablouse: c’est bien d’avoir quelqu’un qui pose les questions simples. 🙂

Stéphanie: c’est tellement bien la biologie végétale

Stéphanie: presqu’autant que la biochimie et la microbio

puyo: B’soir à tous ! (un peu de retard)

Stéphanie: et un puyo olé

Didier MAZAL️: bsr!

puyo: Héhéhé, un un, hop !

GPif: Yo @puyo

puyo: Hey @GPif

GPif: En même temps, neurobiologie des plantes, c’est hyper spécifique

Pr. Lablouse: c’était putaclic quoi

Taupo: http://www.coolriders.org/files/2015/01/1713767282.jpg

Stéphanie: le bout des raciiiiiines 🙂

GPif: @ps et du coup, a partir de quand on appel un cerveau un cerveau?

Stéphanie: http://images.slideplayer.fr/2/509392/slides/slide_7.jpg

GPif: Et on dort quand alors??

Stéphanie: en cours de sport

nyves: je dormais pas, c’etait y a .. longtemps

Taupo: http://passeport.univ-lille1.fr/site/biologie/scbio/Neurone/Neurone_web.publi/web/res/03PropriFig24.jpg

GPif: C’est les fameux signaux éléctrique qui saute à travers la myéline? J’ai bon?

Stéphanie: argl

Taupo: http://www2.cegep-ste-foy.qc.ca/profs/gbourbonnais/pascal/nya/botanique/imagesplantes/xylemephloeme.gif

GPif: tu t’étrangle @Stéphanie ? :p

Stéphanie: il a dit des tuyaux et des bords

Stéphanie: pauvres ptites plantounettes 🙂

Robin: oui bon ben ça va, j’essaye aussi de ne pas m’étrangler quand quelqu’un dit “chiffre” au lieu de “nombre”

Robin: et c’est dur

Robin: l’essentiel, c’est de se comprendre, non ?

Stéphanie: je sais je rigole 🙂

Robin: Je me doute

Stéphanie: oui tout à fait et tu fais ça bien !

Robin: 🙂

nyves: il y a le palmier a echasse qui se deplace, à priori

nyves: http://www.gralon.net/articles/maison-et-jardin/jardin/article-le-palmier-a-echasses—un-arbre-qui-marche-8368.htm

nyves: y a pas que Robin 😉

Stéphanie: du coup si tout est conscient qu’est-ce qu’on mange ?

Taupo: https://www.youtube.com/watch?v=BZUQQmcR5-g

Ludmilla: bonne question stéphanie!

nyves: @Stéphanie : y a certains hommes, on peut se dem

nyves: s’ils sont conscinet

nyves: deamnder

Taupo: https://www.youtube.com/watch?v=F3z_mdaQ5ac

Taupo: http://ssaft.com/Blog/dotclear/public/Windows-Live-Writer/diversit-eucaryote_8431/Mould_Tokyo_thumb.jpg

Pascal METZ: @nyves pas sur qu’ils soient comestibles…

Stéphanie: coucou Alaaaan 🙂

Mathieu Leocmach: Le physicien s’insurge : un système peut optimiser une situation sans qu’il y ait d’intelligence!

Pascal METZ: Sinon, ca y est, j’ai enfin trouvé comment changer ce mardi en mercredi

Pascal METZ: Salut @Alan (juste là 2 secondes)

Alan (juste là 2 secondes): Ma @Stéphanie <3 <3

Alan (juste là 2 secondes): Coucou tout le monde 🙂

Didier MAZAL️: Ah good 🙂

Alan (juste là 2 secondes): si même les plantes sont altruistes, où va le monde :p

Mathieu Leocmach: La balle n’a pas besoin d’intelligence pour rouler en bas de la pente

Pascal METZ: et là, apres avoir cherché pendant 1/2 heures et enfin trouvé, il y a @Alan (juste là 2 secondes) qui sait comment faire qui debarque…

Mathieu Leocmach: salut 🙂

GPif: @Alan (juste là 2 secondes) il en faut bien :p

Alan (juste là 2 secondes): gosh, cherché quoi ? @Pascal METZ

Stéphanie: mais comme ça tu as appris et Alan est fier de toi

GPif: (et salut au passagee :))

Pascal METZ: comment modifier le jour des live sur la home

Alan (juste là 2 secondes): @Stéphanie that’s the spirit :p

Stéphanie: Tu m’as tout appris

Alan (juste là 2 secondes): ach… Le pire c’est que ça fait deux semaines que ça me pollue la tête (au fait, est-ce qu’ils savent comment faire, toussa toussa)

Stéphanie: @Pascal METZ y’a plus qu’à enlever le teaser de Johan 🙂

Alan (juste là 2 secondes): bref, t’as trouvé ?

Pr. Lablouse: oui mais est-ce que la plante peut faire la différence entre ses cellules et les cellules d’une autre?

Pascal METZ: pour le coup, ca m’a permis de me rendre compte que wordpress avait planqué les custom field

Stéphanie: c’est fait tu peux dormir sur tes deux oreilles dictatoriales tu pouvais te fier à @Pascal METZ 🙂

Taupo: Lablouse, pose des questions en ajoutant @ps avant

Alan (juste là 2 secondes): I knew it

Pr. Lablouse: ah pardon

Pascal METZ: en fait on m’avait deja fait la remarque la semaine prochaine, mais j’avais zappé apres l’emission

Alan (juste là 2 secondes): @Pr. Lablouse c’est pas pour te faire la morale, hein… C’est juste que ça remonte dans le binz automatiquement du coup 🙂

Pascal METZ: du coup là, j’ai zappé la moitié de l’emission qui du reste a l’air passionnante

Alan (juste là 2 secondes): aw 🙁

Pascal METZ: pas grâve, je rattraperais ca en voiture

Alan (juste là 2 secondes): c’était donc un champ custom…

Pr. Lablouse: @ps je demandais, est-ce que la plante a les moyens de faire la différence entre ses cellules et celles d’une autre?

Pr. Lablouse: @Alan (juste là 2 secondes) oui oui pas de soucis, je suis pas habitué ^^

Alan (juste là 2 secondes): @Pascal METZ à l’occase, il faudrait qu’on refasse cette malheureuse home en bootstrap. Suis sûr que ça ne prendrait pas plus que 2-3 heures en plus, c’est dommage 🙁

Alan (juste là 2 secondes): note que maintenant que tu as compris la logique :p

Alan (juste là 2 secondes): @Pr. Lablouse ah ben welcome du coup 🙂

Pr. Lablouse: merci 🙂

Stéphanie: @Pascal METZ pour demain 16 heures :-*

Pascal METZ: la home en bootstrap et le reste du site sur wp ?

Alan (juste là 2 secondes): @Pascal METZ pour le reste du site, il y a des thèmes responsive, c’est un tout petit souci

Mathieu Leocmach: Pas forcément des réseaux, mais des systèmes complexes

Alan (juste là 2 secondes): par contre la home est toute custom

Pascal METZ: ca doit pas être bien sorcier

Alan (juste là 2 secondes): ouais, demain 16h. Faudra juste décider de quel jour est le point de départ :p

Alan (juste là 2 secondes): bon les loulous, j’ai fini de me brosser les dents. Je file. Gros bisous à tous, bonne soirée, et joyeuse noyelle si on ne se revoit pas

Mathieu Leocmach: Quelques règles simples perment de faire émerger des propriétés

Pascal METZ: par contre, je des talent esthetique pour le moins contestable

Pascal METZ: @Alan (juste là 2 secondes) pas pour les PSA?

Stéphanie: bisous Alan

Alan (juste là 2 secondes): @Pascal METZ le premier esthète qui gueule, tu l’embauches :p

Mathieu Leocmach: et si ses propriétés sont intéressantes pour la survit du système, elle sont sélectionnées

Alan (juste là 2 secondes): @Pascal METZ si si PSA powaaaa!

Pascal METZ: ah

Alan (juste là 2 secondes): allez zou, tschuss, biz !

Pascal METZ: 🙂

Stéphanie: (bisous au grand et au petit aussi)

Robin: salut salut

Pascal METZ: tchao

Alan (juste là 2 secondes): @Stéphanie ça roule, je leur transmets, merci 🙂

Alan (juste là 2 secondes): Tschuss 3615 @Robin , king of twitter 🙂

Robin: yeah !!

nyves: @Robin : se faire citer par France Culture!

Robin: Alors que la citation n’est même pas de moi 🙂

nyves: 😉

Pascal METZ: (mais en fait, en vrai, ce n’est pas de lui)

* Pascal METZ est en retard

nyves: on s’en fout, c’est classe qd même

Robin: Je suis le nouvel Einstein, toutes les citations sont de moi !!

Stéphanie: Robin > Albert

Robin: youhou !!

nyves: lol

Pascal METZ: en plus, la legende dit qu’Albert etait une buse en math

Robin: ouais, légende quand même

Robin: enfin disons que ça dépend sur quelle échelle

Pascal METZ: vala

Stéphanie: voilà…

Pr. Lablouse: @ps en somme le champignon constitue une sorte de pont entre les plantes?

Taupo: http://ssaft.com/Blog/dotclear/public/SOSNeurones/.plant2_full_m.jpg

Stéphanie: c’est passionnant

Pascal METZ: clair

Stéphanie: mais on bouffe quoi ?

Stéphanie: =x

Pascal METZ: il fait chiez taupo a ramener des invités tellement interessant qu’on ne pense plus a raconter nos conneries 😉

Stéphanie: 🙂

nyves: 🙂

Stéphanie: ça manque de Nico et ses bières

Pascal METZ: bon, quelqu’un veut un grog ?

Robin: grave

Robin: mais j’écoute

Pascal METZ: (je suis tres grog en cette saison)

Robin: pas le temps d’aller me le préparer

Pascal METZ: c’est mon problème

GPif: Attend, c’est quoi cette histoire de citation?

Didier MAZAL️: @ps un peu comme le béton qui éclate avec le gel?

Pascal METZ: https://twitter.com/lamethodeFC/status/806878806350778368

Pascal METZ: pour @GPif

nyves: ca me fait penser a ca, ces histoires de plantes: https://www.youtube.com/watch?v=1bT77XP52uw

nyves: les monstroplantes

Pr. Lablouse: @ps on va vite faire un parallèle avec les protéodies, qui, je crois, n’ont pas l’air de convaincre spécialement les scientifiques ^^

Pascal METZ: ayez, j’ai mon grog

Didier MAZAL️: @ps Le ratio de temps est quand même énorme entre le sol et l’ISS pour la Lune. Un peu plus de 24h/cycle au sol, à peine plus de 90 minutes dans l’ISS

Mathieu Leocmach: Moi je mange bien du yaourt ! 😀

nyves: les champignons, on a le droit?

Robin: tu veux couper le wifi aux arbres ?

Robin: Sans coeur !

Robin: 🙂

nyves: 😉

Pascal METZ: le manger je veux bien, mais couper le wifi, c’est inhumain

Stéphanie: faut virer fruitarien du coup mais ça devient lourd, enfin si on arrêtait déjà la maltraitance humaine, puis animale, on pensera à la dignité des plantes

Didier MAZAL️: Si les gens se mettent à manger des cailloux, ça va être compliqué pour leur métabolisme…

Pascal METZ: parait qu’il faut manger du fer 😉

puyo: https://pbs.twimg.com/media/CzlZA6tWQAAvCke.jpg:large

Robin: caillophage

Pascal METZ: /clap puyo !!!

puyo: ^^

GPif: @Pascal METZ Merci 🙂

GPif: Ouais @puyo !!

puyo: Héhéhé, fortune !

Stéphanie: allez zou

Stéphanie: bonne nuit les zens 🙂

Pascal METZ: @puyo par contre, je ne suis pas sûr du ping

Didier MAZAL️: Et même les cailloux, si y’a un tardigrade dedans, est-il moral de l’avaler?

Robin: Salut salut

Pascal METZ: bonne nuit @Stéphanie

GPif: Bn @Stéphanie

puyo: @Pascal METZ du ping ?

Pascal METZ: @Didier MAZAL️ et faut penser a virer le lichen

Pascal METZ: @puyo une notion de reseau pour mesurer le temps de reponse

Didier MAZAL️: @Pascal METZ Bien sûr, mais pas sans une solution de relogement

Pascal METZ: cela me parait naturel

nyves: DAL = droit au lichen?

puyo: @Pascal METZ ho, pardon, j’étais carrément sur autre chose, bien vu 😀

Pascal METZ: sinon stephanie est partie, mais le mangeage de cailloux peut causer des problèmes avec les troll

puyo: @Pascal METZ Je pense qu’il y aurait des jeux de mots avec le root aussi !

Pascal METZ: arf, je n’en vois pas, là

Pascal METZ: mais c’est sur qu’il y en a un

nyves: si on part sur les techno blague on est pas rendu

Pascal METZ: ben, sur le sujet, la chatroom a un certain passif

puyo: C’est une branche qui donne de l’inspiration

Pascal METZ: il paraitrait que la population de la chatroom aurait un indice de geekitude assez elevé…

Didier MAZAL️: @Pascal METZ Ah?

nyves: j’ai cru remarquer

Didier MAZAL️:

Pascal METZ: sisi

nyves: https://xkcd.com/835/

Didier MAZAL️:

nyves: ma préférée en tenmps que DBA

Inti: bouh ça a coupé??

Pascal METZ: lol

Pascal METZ: toujours ?

Pascal METZ: microcoupure ou plus longue ?

Inti: oh ben ça bouge pas

Pascal METZ: pour tout le monde ?

Inti: c’est censé bouger

nyves: ca fonctionne chez moi

Didier MAZAL️: L’image est fixe

Pascal METZ: @Inti l’image

Pascal METZ: twitter ne sait pas gerer les gif

Inti: 🙁

Inti: mais sur twitter ça bouge

Pascal METZ: oui, mais c’est une video

puyo: Yeah @Inti

GPif: Twitter te ment

Didier MAZAL️: Sur Twitter c’est ok

Pascal METZ: et on ne peux pas recuperer le GIF par l’API

Pascal METZ: (bande de salop*, en passant)

*Correction apportée selon la volonté du DictaTupe.

Inti: ah ptin twitter ce fourbe l’a converti en vidéo

Pr. Lablouse: @ps il y a une étude sur un organisme unicellulaire, Physarum polycephalum, capable d’apprentissage à court terme.

Pascal METZ: puyo passe pas imgur, je crois

Didier MAZAL️: Ca prend combien de temps de faire cette animation? C’est super bien fait

Pr. Lablouse: un truc cool, d’ailleurs

Taupo: c’est la myxomycète

Taupo: le myxocète

Inti: http://i.imgur.com/gyLe22g.gif

nyves: yes, merci inti

Pascal METZ: voilà 🙂

puyo: Ha !

GPif: Yeah joli @Inti

Ludmilla: question: ça remonte à quand la séparation de la lignée verte des autres êtres vivants?

GPif: @ps c’était un peu une question troll :p

GPif: @ps question: ça remonte à quand la séparation de la lignée verte des autres êtres vivants?

Pascal METZ: par contre, du coup, je frôle la crise d’epilepsie 😉

GPif: (je me permet :))

Inti: oh c’était pas long, j’ai fait ça à l’arrache depuis le moment où il parlait de mimosa pudica

Didier MAZAL️: Ca fait ambiance disco, c’est sympa

Mathieu Leocmach: @ps Il y a plein de phénomènes marrants qui arrivent à partir du moment où on met des particules mobiles (microalgues par exemple) en suspension. Par exemple certaines algues viennent nous aider à faire couler la suspension.

Pr. Lablouse: c’était au moment où vous parliez des transferts d’une plante à une autre, mais oui, ça corrèle avec l’immunité

nyves: @ps : donc une plante peut avoir un systeme de defense contre une autre plante ou un parasite?

Pascal METZ: hey, salut @Claire

Claire: Hello 🙂

Ludmilla: autre question, la plante qui danse? il y a un article qui parle d’imitation des insectes ailés, donc elle peut bouger ses feuilles spontanément, mais aussi suite à de la musique?,

Pascal METZ: c’est a cette heure ci qu’on arrive?

Claire: Mieux vaut tard que jamais…

Pascal METZ: 😉

Claire: Non ? 😉

Pascal METZ: mais si

Didier MAZAL️: @ps en fait Avatar avec ses plantes qui communiquent, c’est presque pas de la SF…

GPif: Hello @Claire

Pascal METZ: mais tu as loupé un interview passionnant

nyves: @Didier MAZAL️ j’y pensais depuis tout a l’heure

Pr. Lablouse: @ps protéodies -> lmusiques et sons déclenchant la production de certaines protéines des plantes.

Pr. Lablouse: (en gros ^^ )

Claire: Oui ça avait l’air top !

Claire: J’ai plus qu’à le réécouter la semaine prochaine 🙂

Pascal METZ: @Didier MAZAL️ ben si, c’est de la SF, ca se passe sur une autre planete

Claire: hello @GPif 🙂

Pr. Lablouse: enfin, je me suis pas assez penché sur le sujet, il semble que c’est considéré de l’ordre du bullshit.

ElJj: Joël Sternheimer se trouve être aussi un (très mauvais, amha) chanteur

Taupo: c’est le gars des machins de lune là?

Taupo: gallois kekchose?

ElJj: Sévissant sous le nom de Evariste, et dont le tube est “Connais tu l’animal qui inventa le calcul intégral” https://www.youtube.com/watch?v=JMOWumBQh7o

Pr. Lablouse: je serais pas totalement en train de passer pour un fayot là?

Pascal METZ: d’ailleurs j’en profite pour poser le debat suivant : StarWars, SF ou fantasy ?

puyo: Ho, je pensais justement à Evariste, héhé ! @ElJj

Taupo: evariste ok @ElJj

Didier MAZAL️: @ps manque de conneries sur le chat? En voilà une : est-ce que le paresseux, qui est vert, avec plein de bestioles qui nichent dessus, peut être considéré comme une plante verte? ^^

Pr. Lablouse: @Didier MAZAL️ haha ^^

Pr. Lablouse: @Didier MAZAL️ je pense qu’on peut le classer dans l’écosystème à part entière

GPif: @ElJj du coup, c’est quoi un nombre “star”, j’ai cherché, et rien trrouvé a part un lien avec la star academie

Ludmilla: pour l apprentissage il y a un autre article de Monica Gagliano qui vient de sortir, comme quoi la plantr apprend comme le chien de pavlov

Pascal METZ: @Didier MAZAL️ ben non, voyant, c’est un substrat voyont

Ludmilla: plusieurs semaines

Pascal METZ: a la rigueur un pot…

Didier MAZAL️: MDR

Didier MAZAL️: Pauvre bestiole :p

ElJj: @GPif J’ai volontairement mal traduit ;). 280 est un nombre octogonal, aussi appellé nombre étoilé

GPif: @ps j’ai spoilé la question à @Ludmilla

GPif: @ElJj Aaahh

Taupo: http://biochimej.univ-angers.fr/Page2/TexteTD/5TDBioCellL1/3EndosymbioseRepTD/8EndoPrimSecond.png

Pascal METZ: et là, on pointe sur le dossier sellosse

Taupo: voila

Pascal METZ: (non moins passionnant d’ailleurs)

Taupo: tout est lié

nyves: toutaf

Mathieu Leocmach: Je suis pas clair :p

Mathieu Leocmach: C’est pas grâve

Taupo: t’as qu’à venir nous parler de yahourt ici

Mathieu Leocmach: “This was more a comment than a question”

Didier MAZAL️: ^^

arvaot: @Pascal METZ uchronie

nyves: trop fort Taupo, il repond a mes questions avant que je les pose

Didier MAZAL️: Toute coincidence avec un jeu consistant à trouver le nom d’une image sur Twitter ce matin serait purement fortuite :p

nyves: oui, genial!

Mathieu Leocmach: @Taupo ca peut s’organiser

Taupo: ok

Pascal METZ: @arvaot je sais pas “il y a très longtemps dans une galaxie tres lointaine” => pas de lieux ni de temps commun

Taupo: @Mathieu Leocmach je t’envoie un message

Ludmilla: qui demande ça?????

Pascal METZ: @Ludmilla qui demande quoi?

arvaot: @Pascal METZ justement ; “réécriture de l’Histoire à partir de la modification d’un événement du passé.”

Mathieu Leocmach: @Taupo Attends la fin de l’émission, je ne m’enfuis pas 😀

Pascal METZ: le “galaxie tres lointaine” nous sort de ce cas

Pascal METZ: ce n’est plus une reecriture

Pascal METZ: juste un autre univers

Ludmilla: qui demande si les plantes sont vivantes! j allucine!

Didier MAZAL️: Et là, le dentiste “Et dans les dents, système nerveux ou pas? Héhé, ma fraise va trouver la réponse!”

nyves: @Didier MAZAL️ : C’est sans danger!

Pascal METZ: les PSA

arvaot: en version meta c’est avant Prometheus

GPif: Si le climatosceptique chez Trump, on peut dire que c’est une bonne vanne.

nyves: son futur gouvernement aussi

Claire: @Robin quoi ? Je suis pas nominée ? Ne pas pouvoir faire son dossier pour cause d’angine aigue et de manque de voix, ça suffit pas pour une nomination ? Flûte

Didier MAZAL️: Pour décaper les intestins c’est top le coca!

nyves: pour le mal de crane c’est bien

Didier MAZAL️: OMG cette blague ^^

nyves: 🙂

Pascal METZ: @claire petite joueuse

Pascal METZ: l’année derniere c’etait Irene avec la facture du deuxieme poignet de son fils en moins d’une semaine

GPif: Oui, je vote pour l’extinction de voix de @Claire pour un podcast science award, avec en bonus un suivie d’une semaine à l’autre de la dégradation 😀

Pascal METZ: pas mal

Claire: @GPif voilàààà, merci 🙂

Claire: une extinction de voix de presque 3 semaines ça se fete quand même

Pascal METZ: mais je crois que la meilleurs excuse est reservé à Johan

nyves: excellent

puyo: Yeah

nyves: trés interessant en tout cas

nyves: une de mes préféré l’arbre du vivant

Didier MAZAL️: En effet 🙂

Taupo: http://3.bp.blogspot.com/-AHaNEk6EUUg/VNtAKwhVyOI/AAAAAAAAHWY/5ddeE93YI1Y/s1600/vigne-cam%C3%A9l%C3%A9on.png

GPif: On peut faire un filme d’horreur avec ça

Pr. Lablouse: je vais filer, c’était très chouette, bravo.

Didier MAZAL️: ++!

puyo: Bonne soirée !

GPif: Tchuss!!!

nyves: encore une fois top

nyves: merci a tous

Taupo: Plop, je passe pour dire aurevoir!

nyves: merci Taupo

nyves: trop cool

Taupo: @Pascal METZ @Robin je sais pas ce qu’il faut faire dans les notes d’émission pour finir

Taupo: je transmettrai à François @nyves

Podcast Science 279 – Interview de Johan

Cette émission est dédiée à tous nos auditeurs qui veulent faire de la science leur sacerdoce.  C’est un chemin parfois difficile, mais remplis de satisfaction.  Que ce soit en recherche, quand finalement vous mettez le doigt sur LA solution ou  que ce soit le bonheur d’étancher votre soif de curiosité et de le faire partager.  Et puis la science c’est aussi un fil conducteur dans la vie, qui nous guide dans nos pensées et tous nos choix quotidiens.  Alors aujourd’hui nous avons le bonheur d’écouter Johan, qui vous expliquera son chemin, il est   chercheur et aussi en passant notre dictateur en titre…

Le dossier de la semaine

» L’interview de Johan par Irène
A venir

Les images de la soirée

La quote de la semaine

 

Il vaut mieux pomper d’arrache pied même s’il ne se passe rien que de risquer qu’il se passe quelque chose de pire en ne pompant pas.

Le quiz du mois

Depuis deux semaines, Alan a lancé un nouveau quiz !
« le coca est si acide qu’on peut s’en servir pour récurer les toilettes. Info ou intox ? »
Dites nous ce que vous en pensez.

Plugs et liens évoqués

La prochaine fois

Mardi 13 décembre
Quand on pense aux plantes, on se figure souvent des organismes quasi-inertes, à peine en mesure d’interagir avec leur environnement. C’est d’ailleurs pourquoi on utilise le terme “végéter” pour qualifier des personnes qui ne glandent rien. Notre invité pour cet épisode, François Bouteau, participe à la lutte contre ces idées reçues et va nous aider à réaliser l’étendue des capacités des plantes. François Bouteau est Maître de Conférences à l’université Paris Diderot et réalise ses travaux de recherches dans une équipe du Laboratoire Interdisciplinaire des Energies de Demain, s’attachant notamment à découvrir la manière dont les plantes perçoivent et s’adaptent aux stress environnementaux. Il nous aidera ainsi à faire le point sur l’état des connaissances scientifiques concernant le comportement des plantes, voire même, de leur intelligence.

 

 

La Chatroom

Pascal METZ: Salut @Nym
Nym: hello
Didier MAZAL️: Bonsoir!
Donovar: Bonjour
NicoTupe: Salut
Stéphanie: Coucou ! 🙂
NicoTupe: la patate?
Didier MAZAL️: Son 5/5
Pascal METZ: Salut
Stéphanie: La frite toujours 😡
Sabine: Hello
Stéphanie: impecc
NicoTupe: ca va le son?
NicoTupe: cool
Didier MAZAL️: Son 5/5 aussi
puyo: B’soir à tous !
puyo: Ah là là, j’ai raté deux épisodes
Robin: Tout va bien au moins ?
Pascal METZ: ben oui, tu nous as manqué
Robin: C’est clairement scandaleux
puyo: Oh, merci ! Non, rien de gênant, c’était de l’organisation et de l’imprévu
Robin: Je rappelais d’ailleurs tes émoluments la dernière fois
puyo: Mais tout revient en route !
Pascal METZ: @Robin tu ne viens pas ?
puyo: Héhéhéhé @Robin
Robin: et à ce prix là, on ne peut pas se permettre d’être absent
Robin: franchement
Robin: J’ariiiiiive !!!!
Stéphanie: et mettre ses dossiers en ligne hein ? 🙂
puyo: ^^
Stéphanie: c’est normal que j’entende juste Nico parler tout seul ?
Pascal METZ: tu ne nous entend pas ?
Sabine: pareil pour moi
Stéphanie: (parce que ça donne l’impression qu’il répond à quelqu’un)
Stéphanie: ah mais non
Stéphanie: j’entends que Nico
puyo: Ho, c’est comme pour les primaires alors, y’a un débat après ?
Didier MAZAL️: Son OK
Stéphanie: oui ça on l’entend
Stéphanie: mais Pascal (et Robin ?) pas
nyves: Bonsoir
Stéphanie: y’a eu ni jingle ni intro hé !
Robin: C’est Nico, c’est un barbare
Robin: On n’a même pas pu dire bonjour !
Stéphanie: on entend Johan rougir d’ici
puyo: Huhu oui
Robin: Carrément
puyo: Hoooo, la méthode de censure
Stéphanie: ouille le son devient dégueu un peu sur la fin de ses phrases non ?
NicoTupe: oui 🙁
puyo: C’est fait exprès sur les passages délicats ^^
nyves: c’est clair, le son est pas top
Sabine: y a un côté metallique
Didier MAZAL️: Ca larsen ^^
NicoTupe: hélas c’est le son de l’enregistrement
NicoTupe: on va voir si ça s’améliore…
Donovar: oula
Pascal METZ: c’est dur
Donovar: aie mince
Stéphanie: j’espère
puyo: Johan est un robot, en fait ! Bigre
Robin: ouep, franchement, c’est immonde
Donovar: haha
Robin: dommage, on entend mieux les questions !
Pascal METZ: bon pour le coup, je me faire un grog
Stéphanie: http://www.theoldrobots.com/images36/TalkRobot-4.JPG
puyo: ^0^
NicoTupe: j’ai aussi le son non renormalisé via levelator mais j’hésite…
Stéphanie: ça va au début les 2 deux premiers mots puis ça coupe
Stéphanie: on dirait qu’il s’avance/s’éloigne du micro
Pascal METZ: levellator fait des degats des fois
Donovar: ça peut vraiment etre pire?
Stéphanie: c’est un peu moins pire qu’au départ là
puyo: Hmm, c’est par vagues
Stéphanie: je retire ce que j’ai dit, c’est dégueu
Pascal METZ: @puyo par tsunami plutot
puyo: Huhuhu !
Stéphanie: AH
Sabine: pas crier victoire trop tôt
Stéphanie: ah ben non il se rééloigne :/
puyo: Il tourne, selon un axe à calculer
Stéphanie: c’est pas illogique
Stéphanie: telle la planète autour de son étoile
puyo: Héhé, oui !
Stéphanie: si on calcule la baisse d’intensité on va trouver son ellipse
puyo: 😀
Sabine: “assez” sélectif :p
Donovar: on dirait qu’il est dans un aquarium
puyo: à moins… que ce soit le micro qui tourne.
puyo: Mmmmmmmm
puyo: Ou les deux ?
Pascal METZ: en toutes logiques, les deux tournent
nyves: les deux tournent autour du barycentre du couple micro johan
puyo: Héhéhé
puyo: Pauvre tulipe 🙁
Sabine: c’est mignon ^^
Pascal METZ: ceci dit, comme johan est a priori plus massif que le micro, le micro tourne plus que lui
puyo: Ah, mais Irène tourne probablement aussi !
Robin: Aïe, de retour je constate que ça ne s’est pas franchement amélioré…
nyves: si si, y a du mieux
Pascal METZ: on s’habitue
Pascal METZ: c’est calme ce soir dites donc
Sabine: c’est pour mieux entendre, on se concentre 🙂
Nym: exactement :p
Donovar: perso j’ai compris le cake hein…
Pascal METZ: pas grave, it’s a lie 😉
Johan: Hello !
Johan: Désolé pour le son…
Pascal METZ: Salut Johan
Donovar: oh la star du soir.
Johan: on avait eu un gros problème pour l’enregistrement et c’était tout pourri. J’avais essayé de Denoiser avec mes petites compétences
Johan: mais ca laisse ce genre bruits desagreables
puyo: Hey hey, hello @Johan le son s’améliore, j’ai l’impression !
Sabine: :O
Johan: hey, mais c’est pas la meilleure version je crois…
Johan: bon on verra
Johan: Ca a été enregistré ya plus d’un an 🙂
Sabine: comme l’a dit Brusicor : “c’est pas sorcier”
puyo: HO !
Johan: par contre ya qq chose de pire que de s’entendre parler, c’est s’entendre parler de soi :p
puyo: C’est un classique, je crois !
brusicor ⚫₂: Ah, enfin !
brusicor ⚫₂: Bonsoir !
Johan: Salut
Johan: je vais vous mettre des photos de telescopes pour accompagner 🙂
puyo: Yeah !
brusicor ⚫₂: Quelle idée de faire des podcasts le mercredi…
brusicor ⚫₂: Surtout des qu’un @Robin s’amuse à mettre des cycles de conférences en même temps.
Johan: https://dl.dropboxusercontent.com/u/20665619/image_son_podcast/DSCF7242.JPG
Johan: Ca c’est palomar en californie
brusicor ⚫₂: Intéressant comme nom.
Johan: https://www.dropbox.com/s/jaruual6mxxqz7u/DSCF7757.JPG?dl=0
Johan: ca c’est gemini South au Chili
brusicor ⚫₂: – “Vous prendrez le plateau de fruits de mer ?”
Johan: https://dl.dropboxusercontent.com/u/20665619/image_son_podcast/DSCF7757.JPG
brusicor ⚫₂: – “Non merci, j’aime Palomar”
Johan: ahahahah 1
Johan: je la ressortirait
Donovar: :/
Johan: avec ton autorisation
Johan: en fait c’est pas gemini south c’est un autre pas loin
Johan: https://dl.dropboxusercontent.com/u/20665619/image_son_podcast/DSCF7763.JPG
Johan: ca c’est gemini south
nyves: tres sympas les photos
brusicor ⚫₂: Johan qui a oublié “C’est pas sorcier”
Johan: argh, c’est ce moment la :-/
Nym: ils lancent “l’esprit sorcier”, c’etait quoi le nom de base déjà ?
Johan: et apres je dis que j’ai jamais trouvé ca vraiment bien :-/
Johan: je vais me faire des amis tiens !
Nym: j’ai bcp regardé le bus magique aussi
Nym: c’est quoi le délire avec les vehicules et la science ?
brusicor ⚫₂: En voiture tout le monde !
Nym: tut tut
brusicor ⚫₂: J’adorai le Bus Magique, avec le truc génial à la fin qui est de revenir sur des questions et critiques éventuelles via une petite scène.
nyves: top le dessin
brusicor ⚫₂: Est-ce que j’ai bien entendu “les maths, c’est austère ?”
puyo: Merci merci
Johan: Merci Puyo !
puyo: @brusicor ⚫₂ non, non, c’était “os+tR” 😀
puyo: @Johan J’espère que tu t’y retrouves ! ^^
Johan: c’est parfait ! 🙂
puyo: Yeah !
Donovar: yeah vu hier!
brusicor ⚫₂: “Bonjour, je l’appelle @Johan, j’adore mon boulot car c’est à chaque fois un problème pour trouver des solutions, mais j’aime pas les énigmes et les casse-tête !”
Johan: hé j’ai pas le droit d’avoir des contradictions 🙂
puyo: C’est ton côté quantique !
Robin: Et c’est reparti !!
puyo: ENCORE !
Johan: mais c’est vrai que c’est bizarre, c’est pas le meme genre de trucs rigolo dans un rubiks cube que dans un probleme de recherche
nyves: c’est le jour de la marmotte
Robin: Youhou, deux pour le prix d’un !
Robin: Bis bis bis !!
Nym: \o/
puyo: Hourraaaaaaaa
Donovar: hummm
Johan: hahah
brusicor ⚫₂: Euh… C’est pas revenu au début ?
Johan: si
Donovar: c’est la version non censuré
puyo: Mais oui !
puyo: @Donovar héhéhéhé
Johan: vous n’en avait pas marre ?
Robin: C’était tellement bien, franchement, que ça vaut le coup de l’écouter deux fois 🙂
Johan: 🙂
Pascal METZ: tupe?
puyo: Je veux le bonus de fin !
nyves: c’est pour battre le record des 100 ans de la relativité
nyves: 4 fois en boucle
Pascal METZ: il s’est baré
Robin: Bonne idée, ça
Pascal METZ: @nyves 3 diffusion d’affilé !
Robin: Mais on pourrait carrément faire une émission de 4 minutes qu’on passe 60 fois
puyo: Y’a juste une phrase qui change !
NicoTupe: ouiii?
brusicor ⚫₂: Au fait, elle est bien ton expo @Robin, mais vous n’aviez plus de budget pour les nombres sur le triangle de Pascal ? ^^
Pascal METZ: en est en pleine 2eme diffusion
puyo: Nous sommes au deuxième passage
NicoTupe: cad?
puyo: Mais c’est bien
Pascal METZ: ben ca a finis puis recommencé
NicoTupe: ah ben bravo
Robin: @brusicor ⚫₂ : ouais ouais ouais, pas une question de budget, juste de temps
nyves: il faut trouver les 7 erreurs?
NicoTupe: le son est en double 😀
Nym: comme on a pas bien entendu la premiere fois :p
NicoTupe: bon ben cool
Pascal METZ: oui
NicoTupe: du coup j’essaie
Johan: je peux etre la pour des questions si vous voulez
NicoTupe: de reprendre
Johan: si Nico m’appelle
Robin: @brusicor ⚫₂ faut que ça soit imprimé en braille et tout prend du temps, alors…
Robin: bon, Nico, tu coupes le son ou bien ?
puyo: Ah mais oui @Johan
nyves: oui
puyo: Ce serait l’occasion de parler de l’actualité
puyo: depuis l’interview
puyo: Ouiiii Nico
puyo: On entend
puyo: Mais uniquement toi
Nym: non
Stéphanie: j’entends que Nico
nyves: itou
nyves: non
puyo: Non
Donovar: on entend personne d’autres
brusicor ⚫₂: @Robin Du coup, une dame me regardait bizarrement lorsque je tournais sur le côté les cubes en bois. “Mais si, ça fait une figure”
puyo: Hé nan
puyo: Le volume ?
puyo: Mmmmmm
puyo: Ayé !
nyves: yes!
Stéphanie: ui
puyo: C’est ok !
Nym: good
puyo: Tout roule
Stéphanie: ui nico
nyves: on entends tout le monde
Stéphanie: Vu que c’était il y a un an, depuis?
puyo: Attention, bruit de clavier
nyves: je confirme, j’aime bien chercher les problemes, mais j’aime pas le rubiks cube
Sabine: le rubiks, une fois que t’as l’algo dans la tête, tu réfléchis quasi plus pour le faire
Sabine: c’est comme ça que tu peux voir des concours de rapidité de résolution
brusicor ⚫₂: Moi, avant la prépa, mon kif était de résoudre les problèmes du cours, mais avec une méthode pas du tout attendue.
nyves: j’ai toujours trouvé que la physique en france c’etait des maths appliquées
nyves: à l’ecole
brusicor ⚫₂: Mais la physique, C’EST des maths appliquées. ^^
nyves: 😉
brusicor ⚫₂: Les maths et la physique, c’est la même chose, sauf que les concepts sont différents, mais les relations sont les mêmes.
brusicor ⚫₂: Est-ce que je suis le seul à vouloir faire un câlin à Robin ? #momentTouchant
nyves: c’est vraiment une emissions en double
puyo: Super symétrie party !
nyves: exactement
Stéphanie: moi j’aime les casse-têtes et les maths, je vais sortir discrètement du coup
brusicor ⚫₂: C’est ca que j’aime bien avec vos ateliers au Palais, c’est que vous passez au delà de ça.
brusicor ⚫₂: Mais le problème de maths qu’on réussit, c’est la même excitation quand tu as ta molécule que tu as dans ton tube a assai après l’avoir imaginé sur le papier. *_*
brusicor ⚫₂: Ayant une formation conjointe ENS-université, je peux vous dire qu’on voit la différence entre les deux environnements. ^^
Johan: @brusicor ⚫₂ J’aime bien
Jimmy: @brusicor ⚫₂ intérressant, qu’elle ENS ? 🙂
brusicor ⚫₂: Cachan. J’y suis encore d’ailleurs.
Jimmy: Ah ok, c’est Paris Saclay maintenant non ?
nyves: ah, Cachan, quelle belle ville 🙂
Jimmy: Perso je suis à ENS Rennes et j’ai aussi remarquer la différence en arrivant ^^’
brusicor ⚫₂: C’est ça. Ma formation était mi-ENS cachan, mi Paris Sud
Johan: moi aussi j;ai vu la marche ecole d’ingé/Master 2
Johan: mais ct le master de toulouse, je pense que le Master d’astro de paris était plus dur
nyves: c’est recent cette histoire de boursier, non?
brusicor ⚫₂: Après, il y a le Magistère de Physique Fondamentale à Paris Sud, c’est université mais bien costaud comme il faut
brusicor ⚫₂: Instant pub d’ailleurs, on a une conférence de Sébastien Carassou sur le campus Paris-Sud demain !
nyves: meme le pitch est en double ce soir
Johan: ahaha
brusicor ⚫₂: ‪ https://twitter.com/brusicor02/status/806186443865362432/photo/1‬
brusicor ⚫₂: https://pbs.twimg.com/media/Cy8bHovWQAEYdJQ.jpg
nyves: est ce que ca marche avec le breizh cola?
brusicor ⚫₂: Voilà, s’il y a des curieux parisiens.
Johan: http://1.bp.blogspot.com/-fnq0A6WqKeQ/VTYAppaoxUI/AAAAAAABAY0/M5mHSr0Md80/s1600/Pomper.jpg
puyo: Tout est dit
nyves: il va etre diffusé dans 6 mois celui la 🙂
Johan: ca va etre la fete a monter oui :p
brusicor ⚫₂: L’émission en kit
Johan: m’en fout c’est Nico !
Robin: ooooooh oui !!!
Johan: 🙂
puyo: C’était chouette !
brusicor ⚫₂: Donc Johan a accouché depuis le temps ?
Donovar: bon super premier live que je viens écouter, c’était cool.
nyves: salut
Donovar: ^^ oui pas grave
nyves: bonne soirée a tous
puyo: Bonne soirée itou
irene: Ciao!
Donovar: yes allez bybye
brusicor ⚫₂: Du coup, bonne soirée à tous !
Nym: bye 🙂
Johan: c’est mardi la semaine prochaine !!!

Podcast Science 278 – Les machines moléculaires

Le prix Nobel de chimie de cette année a été attribué au Français Jean-Pierre Sauvage à l’Ecossais Sir James Fraser Stoddart, et au Néerlandais Bernard Lucas Feringa pour leurs travaux sur la conception et la synthèse de machines moléculaires.

Dans ce podcast bien rodé, Claire et Irène vont  voir un peu ce que sont ces machines moléculaires: qu’est ce que c’est, comment ça “marche”, à quoi ça sert, et l’impact de ces connaissances.  Notre tandem parfait, cette machine complexe et sophistiquée formée par Claire et Irène, va vous montrer que  les machines moléculaires sont bien des machines biologiques, mais que ce sont les chimistes (un peu les physiciens aussi) qui ont permis de mieux les comprendre pour les reproduire et les utiliser en médecine.

Nous sommes le mardi 29 Novembre de l’an 2016, bienvenue sur Podcast Science pour notre épisode 278.

Le dossier de la semaine

»Les machines moléculaires par Irène et Claire

Les images de la soirée

La quote de la semaine

Richard Feynman  : “Biology is not simply writing information; it is doing something about it. A biological system can be exceedingly small. Many of the cells are very tiny, but they are very active; they manufacture various substances; they walk around; they wiggle; and they do all kinds of marvelous things – all on a very small scale. Also, they store information. Consider the possibility that we too can make a thing very small which does what we want – that we can manufacture an object that maneuvers at that level!” Extrait de son discours de 1959

“L’univers est une machine à faire de la conscience.”  Hubert Reeves (perso je comprends rien à celle-là, mais bon c’est pas grave!)

Le quiz du mois

Depuis la semaine dernière, Alan a lancé un nouveau quiz !
« le coca est si acide qu’on peut s’en servir pour récurer les toilettes. Info ou intox ? »
Dites nous ce que vous en pensez.

Plugs

1- Alan est très fier d’annoncer le lancement de la nouvelle formule de « Shots of Science », le fabuleux projet de  Stéphane Debove (l’actuel président du café des sciences). La nouvelle version de Shots of science a été réalisée en partenariat avec Big Bang Science. Trois fois par jour, retrouvez une info scientifique au format (très) court, qui fait la part belle à l’image. Chaque shot a été soigneusement vérifié par l’équipe et renvoie à des sources fiables où vous trouverez de quoi approfondir le sujet.

Pour le moment, les shots sont disponibles en français et en anglais. Et d’autres langues seront ajoutées très bientôt.

Les utilisateurs peuvent faire connaître leur opinion sur les histoires avec un petit pouce vert ou rouge. Alors, si vous êtes amateurs de science, curieux, ou que vous avez tout simplement envie de soutenir le projet, filez de ce pas sur :

» le site web http://shotsofscience.com/

» facebook https://www.facebook.com/shotsofscience/

» twitter https://twitter.com/shotsofscience

» instagram https://www.instagram.com/shots_of_science/

Abonnez-vous partout et invitez vos amis à vous abonner. Alan indique encore que certains de ses amis pas du tout intéressés par la science lui avaient fait remarquer que les séduire avec des émissions qui durent 60-90 minutes était peut-être un peu beaucoup leur demander. C’est pas faux. Avec Shots of Science, ils n’ont même plus cette excuse… Ils vont servir la science et ça sera leur joie !

2- Le nouveau projet d’Aurélie Froger (du blog “Les poissons n’existent pas” http://fish-dont-exist.blogspot.com)

Ça s’appelle “Les patates douces” et c’est de la vulgarisation pour les enfants en vidéo.

 

La prochaine fois

Mercredi 7 décembre – L’interview de Johan

vignette-johanAlors, la semaine prochaine, une émission à  ne surtout pas rater, aucune excuse.  Vous avez l’impression de ne pas le connaître, vous vous demandez d’où il sort, vous vous demandez ce qu’il a fichu toute sa vie, et encore maintenant?  Et bien, voilà enfin les réponses à toutes vos questions. La semaine nous allons entendre un interview de Johan, oui, notre Johan, le dictateur en titre….  Plus sérieusement, on s’est dit que ce serait bien de promouvoir aussi la science en racontant l’épopée de nos jeunes chercheurs, et Johan en est un bon exemple.  Un bon cru du système scolaire français public, qui s’est hissé au plus haut à la sueur de son front, enfin, plutôt en se torturant les méninges et qui est maintenant en post doc aux US, dans un labo d’astrophysique.  Alors, si vous êtes étudiant(e) en science et que vous vous posez des questions sur votre avenir, cette émission pourra vous intéresser.  Pour les autres, et bien venez quand même, c’est toujours bon d’écouter les gens qui aiment partager leur passion.

La Chatroom

Robin: Y en a qui ont oublié qu’on avait changé de soir, c’est ça ?

Didier MAZAL️: Bonsoir! Pour ma part, j’ai bien noté la nouvelle date 🙂

GPif: Bonsoir 🙂

Jimmy: Bonsoir 🙂

Johan: Bonjour

nyves: bonsoir

nyves:

Johan: Trialll

NOiD: Bonsoir !

irene: On arrive bientôt! On a un souci de logiciel

Martin: bonsoir

irene: promis Pascal fait tout son possible

GPif: Ralala, ces logiciles, ils ne veulent jamais colaborer ;p

nyves: il faut tenter l’immolationde poulet sur le serveur

irene: on fait comment pour immoler des poulets sur un serveur?

nyves: facon vaudou 🙂

nyves: j’ai toujours révé d’essayer ca pour certains bugs

GPif: Il faut overclocker le cpu avant et enlever le ventilo

NOiD: On est pas les seuls à avoir des soucis la dernière tronche en live s’est terminée sur discord xD

Didier MAZAL️: @GPif Même pas, les CPU modernes ont une sécurité thermique 🙁

Johan: Bon on a un problème technique

Johan: on arrive

Johan: pardon 🙂

GPif: C’est une panne de signalisation

irene: comme il assure Pascal!!!

irene: vous nous entendez/

irene: ?

Didier MAZAL️: J’entends du son

NOiD: ca y est

NOiD: sur le flux mp3 seulement, pas sur la page live

Didier MAZAL️: Son 3/5

Didier MAZAL️: (qualité)

Didier MAZAL️: 4/5

NOiD: ok son 5/5 sur les 2

Didier MAZAL️: Son propre maintenant, quelques bruits de souffle

NOiD: oui y’a un bruit de fourchette xD

Didier MAZAL️: +1 pour le bruit de fourchette (bon app au mangeur!)

elfredo: Bonsoir a tous!

NOiD: Au contraire si on entend bien le fond c’est que le son est propre 🙂

NOiD: faut juste diminiuer ^^

Stéphanie: yup

nyves: yes

Didier MAZAL️: Jingle OK

NOiD: ok pour le generique

Martin: oui

elfredo: oui

GPif: Ah oui, y a du son!

nyves: merci Pascal 🙂

Didier MAZAL️: Y’a un délai de transmission des questions, puis un délai similaire pour la réponse écrite ^^

GPif: On entend le jingle nous

Stéphanie: nous on l’a entendu

Jimmy: Je n’entend rien là.

GPif: Si si, on entend

nyves: perso j’entends

Jimmy: J’ai entendu un truc tout à l’heure mais là maintenat il y à du son ?

nyves: yep

GPif: Recharge la page

Jimmy: Zut, je recharge alors

Stéphanie: qui est-ce qui ne s’est pas mis en ne pas déranger ?

Jimmy: Ah c’est bon

Pascal METZ: c’est moi…

GPif: @Claire toujours pas retrouvé la voix? :p

GPif: A pu de son?

Stéphanie: j’ai perdu le son

Didier MAZAL️: Perte de son

nyves: pkus rien

Stéphanie: ça a fait pouic et fini

NOiD: idem

GPif: Y a eu comme un raccrochage

Robin: Yep, Skype a planté 🙂

Didier MAZAL️: Ca revient

GPif: Yep, on enetend

NOiD: ok c’est bon

Robin: pouic pouic

Stéphanie: nous aussi

nyves: on entends irene

Claire: @GPif et non, la semaine dernière la voix était “cassée”, mtn elle est “plus là”….

Claire: Désolé on récupère tout le monde sur skype et on continue

Didier MAZAL️: ^^

Robin: c’est ptêt moi qui ait fait planter, mon skype a planté

GPif: @Claire Erf :/

Didier MAZAL️: M’a pas l’air très stable de Skype, c’est souvent qu’il plante

Pascal METZ: non, un probleme de chat…

nyves: un ch

nyves: at d’internet?

Pascal METZ: de chaton plus précsisement

Pascal METZ: c’est drole, les cables qui pendent

Didier MAZAL️: Les chatons et les câbles <3

nyves: 🙂

Claire: 🙂

Robin: ouf, ça ne vient donc pas de chez moi !

Pascal METZ: @nyves tu as perdu un o, ou tu es un autre yves?

nyves: je suis un autre yves

nyves: 🙂

Pascal METZ: https://www.youtube.com/watch?v=zQocsLRm7_A

Pascal METZ: https://www.youtube.com/watch?v=0B-NYEJtdkw

GPif: @ps du coup, quel est la part de chimie et la part de méchanique?

Didier MAZAL️: Un moteur électrique miniature en gros. C’est fou ça… oO

nyves: impressionant

Johan: pitiain ya du monde ce soir

Johan: alors qu’on vient de changer de jour 🙂

Pascal METZ: un parle chimie et brusicor n’est pas là…

Johan: et en plus on parle vraiment du dossier

Didier MAZAL️: 19 seulement, y’a eu des soirées à 50

Johan: ouais quand ya un youtuber qui vient 🙂

nyves: j’ai vu une video cet aprem avec dirty biology portant un t shirt podcast science

Pascal METZ: 100 pour Science etonnante

Pascal METZ: et 250 pour bruce

Didier MAZAL️: 250!

Didier MAZAL️: David Louapre je me souviens oui.

Pascal METZ: ouais, mais la chatroom n’a pas apprecié

Pascal METZ: elle a passé sa soirée a planter

GPif: N’en parlez pas à @Pascal METZ il en a encore des crises d’angoisse :p

Pascal METZ: ouais: cauchemard, toussa

Pascal METZ: si je ne m’abuse, c’était d’ailleurs la premiere de @Stéphanie

Johan: @nyves c’est laquel de video ?

nyves: @johan : j’en regarde trop faut que je retrouve 😉

Johan: Oui @Stéphanie est une grande fan d’e-penser 🙂

Stéphanie: était

Stéphanie: mais oui c’était ma première écoute du podcast 🙂

Claire: c’est marrant moi je l’ai rencontré vendredi Bruce d’e-penser, je l’ai pas bcp aimé…

nyves: @Johan de memoire les 10 mots les plus compliqués, de code MU

GPif: Ah, mais c’est comme un vélo!!

Pascal METZ: souffelweyersheim?

nyves: yes

elfredo: On en trouve dans les treuils, les horloges, les cliquets,…

Pascal METZ: @Claire j’ai l’impression qu’il a un peu pris le melon…

GPif: Mr Rochet, l’inventeur d’un truc plus que milénar:p

Stéphanie: @Pascal METZ totalement

Didier MAZAL️: Les stores vénitiens ce sont deux roues à la surface rugueuse, dont l’une est mobile. Le ficelle passe entre les deux et la friction resserre les deux roues

Stéphanie: En plus d’être devenu pédant il ne corrige plus ses erreurs et il tient des propos sexistes, que du bonheur

nyves: @pascal : oui ca se sent bien, même dans ses video/interviews

Didier MAZAL️: Les roues à rochet on les trouve dans les sangles à cliquet 🙂

elfredo: Exact , c’est une roue libre

Pascal METZ: j’imagine dans les clé a cliquet aussi

Pascal METZ: enfin dans tous les truc a cliquets…

GPif: Dès que ça fait click click, et que ça tourne, il doit y avoir ça

Didier MAZAL️: @Pascal METZ oui aussi

Claire: @Pascal METZ exactement, il disait par moment des choses justes, en accord avec mon point de vue sur la vulgarisation et sur le rôle et la posture des youtubers, mais il avait l’air tellement fier de lui que… ba non. J’étais d’accord mais j’ai pas aimé l’écouter

Johan: il a fait une grosse erreur en cosmo il ya qq mois

Johan: une erreur filée sur 3 épisodes

Arnaud: Et pour la cassette de vélo 😀 click click click

Pascal METZ: @Johan quel erreur?

Johan: je l’ai corrigé 2 fois, la derniere fois je me suis deconnecté

Claire: @Robin : je te lis un sms de Arnaud que je viens de recevoir ?

Pascal METZ: @Claire a voix haute ? 😉

Robin: en privé peut-être ?

Claire: “Robin m’écrit des mails et parle en même temps, il a beaucoup trop de talent”

Robin: ça veut dire qu’il nous écoute…

Johan: @Pascal METZ c’est un peu technique, mais il a confondu une homogénéité locale et globale de l’univers

Robin: @Arnaud , c’est toi ?

Claire: pourquoi privé ? J’ai aucun respect pour le privé quand il t’envoie des fleurs 🙂

Arnaud: @Robin @claire Love you

Johan: @Pascal METZ dans ces épisodes sur la conservation du moment de rotation/translation

Claire: ah je pense que c’est lui oui 🙂

Robin: Je ne sais pas, il est pas bon en anglais…

Johan: @Robin hehe

Claire: ahaha 🙂

Johan: https://dl.dropboxusercontent.com/u/20665619/image_son_podcast/Screen%20Shot%202016-11-30%20at%203.16.30%20PM.png

Johan: Merci @nyves

nyves: 😉

Johan: 400’000 vues tout de meme, si ca nous rapporte pas qq personnes ca serait con 🙂

Pascal METZ: http://www.asylumresearch.com/Gallery/BioScience/Nucleic/Nucleic3.shtml

Johan: cancer-fighting robot !

Johan: AAAAHHHHH

Johan: 🙂

Pascal METZ: http://www.asylumresearch.com/Gallery/BioScience/Nucleic/DNATriangles!.jpg

nyves: bon nom pour un groupe de metal

Johan: ahah ouais

Martin: ça me rappel il était une fois la vie tout ça

Johan: salut Sabine

GPif: Perso, je veux savoir s’ils se sont amusé à dessiné des trucs avec l’adn.

Pascal METZ: http://harvardmagazine.com/2012/09/cancer-fighting-robots

Robin: je pense qu’il y a des artistes qui y ont déjà pensé

Pascal METZ: https://www.youtube.com/watch?v=I2WFF3Gy4a0

Robin: 🙂

Sabine: Hello 🙂

Johan: claiiiiiire !

Johan: Claire claire claire !!

Pascal METZ: Claire!

GPif: Sauf que voila, la vive voix :p…

Didier MAZAL️: Pauvre Claire :'(

Arnaud: Pourtant Ludo l’avait prévenue… 😛

Claire: IRENE t’es la meilleure coeur coeur Love Love <3

Claire: @Arnaud prévenue de quoi ?

Claire: aaaaah RICHARD <3

Arnaud: @Claire fallait aller voir le médecin plus tôt!!! (j’ai eu sa version des faits hier midi)

Claire: @irene tu lis l’anglais bcp mieux que moi, c’est parfait

GPif: C’est le fameux point @Robin le point sur l’infiniment

Didier MAZAL️: En même temps, “petit”, “très petit”… Tout est relatif

Arnaud: @robin demande moi, je traduirai

Claire: pourquoi ma partie du dossier part en live même quand c’est pas moi qui le fait ?!

GPif: Attend, rassur toi, on parle pas encore de bière 😀

Pascal METZ: @Robin tiens , dans un peu moins d’un an, on fait l’episode 314…

Robin: raaaah, va falloir reparler de pi !

Claire: 🙂

Didier MAZAL️: @Pascal METZ Faudra inviter un matheux pour le #314 🙂

Pascal METZ: y a pas le choix

Robin: L’occasion de parler de Tau, son grand concurrent

nyves: @Robin : je suis en train de lire un livre sur l’infini

Pascal METZ: par contre, l’episode 628, ce n’est pas tout de suite

Robin: non mais bon, on prend de l’avance

nyves: “de l’infini” de Luminet et Lachieze-Rey

Johan: il est pas en livre audio ?

nyves: tres sympa

nyves: pas regardé

Robin: @nyves ben oui mais Luminet, il nous avait bien dit que c’était un gros problème pour eux quand l’infini arrive

Claire: @Robin des noeuds des noeuds

Robin: mais qu’il arraive toujours

Robin: DES NOEUDS !!!

Robin: Mon épisode où j’ai largué le plus de monde ! 🙁

Didier MAZAL️: @ps : ces longues chaînes, ce sont des polymères?

Johan: @nyves https://www.devivevoix.com/livre-audio/linfini-jean-pierre-luminet/

Claire: @Didier MAZAL️ nop, car il n’y a pas répétition du même motif

Didier MAZAL️: Merci @Claire 🙂

nyves: @johan : ca ressemble a ca

Didier MAZAL️: MDR

nyves: peut etre une version differente

Claire: @Pascal METZ t’es le plus fort ! 🙂

Pascal METZ: \o/

Claire: @Robin oui avec le schéma c’est très CLAIRE

nyves: @johan : https://www.amazon.fr/linfini-Myst%C3%A8res-limites-lUnivers/dp/2100486748

Robin: mouarf !

Robin: Moi qui me plaignait avec mon nom de famille, en fait c’est rien à côté de toi !

Robin: Mais quand je pense à ma fille…

Johan: Woah ! Ca me laisse sans voix !

Robin: C’est nul

Robin: honteux

Robin: 🙂

GPif: C’est une sorte d’outil en fait

Claire: oui c’était top Irène

nyves: c’est de la catalyse?

Johan: Irene parle et @Claire lui montre la voie 🙂

Claire: l’ion cuivre permet de les “préconformer” de façon optimal pour la réaction

Claire: @nyves nop ce n’est pas un catalyseur, il n’accèlère pas, il favorise une conormatio

Claire: conformation

nyves: ok, thanks

Pascal METZ: en fait, c’est un moule

Didier MAZAL️: C’est comme les chaînes de bateau : on met deux moitiés de maiilon puis on soude. Juste faut le faire à l’échelle de quelques atomes. C’est ouf ce qu’on arrive à faire dans nos labos ^^

Johan: Oui @Claire , je vois…

GPif: Et du coup, ça fait une sorte de maillon de chaine?

Claire: @GPif exactement

GPif: C’est ouf

Didier MAZAL️: Visuellement c’est exactement ça

Claire: sur le schéma c’est un 2 caténane, mais on peut ajouter d’autres molécules et faire des 3 caténanes par exemple, avec un anneau en plus

Pascal METZ: 240 et 241

Johan: http://www.livemint.com/rf/Image-621×414/LiveMint/Period2/2016/10/06/Photos/Processed/NobelChemistry-U10141249868z5H–621×414@LiveMint.jpg

Robin: c’est la drogue ou tu es un mutant @Pascal METZ ?

Didier MAZAL️: Après le moteur (rotatif) voilà le vérin oO

Pascal METZ: google est trop fort

Didier MAZAL️: (linéaire)

Claire: @irene nop il y a eu collaboration sur certains projets

GPif: Mais y a une “force” et un mouvement spontané ou c’est juste comme une pièce méchanique?

Claire: @GPif je pense que la suite du dossier répond à la question

GPif: ok, pas de spoil alors:p

Johan: ” L’équipe de Stoddart réussit à faire coulisser de façon contrôlée l’anneau pauvres en électrons entre les deux régions riches en électrons de l’axe de leur rotaxane via un cycle d’oxydation/réduction” c’est un sexto pour chimistes ? :p

Claire: @Robin tu parles de la bouteille bleue au palais ?

Pascal METZ: @Johan 😀

Claire: c’est de l’oxyde réduction si si

nyves: @ johan : lol

Claire: bien joué Robin 🙂

Claire: @Johan GRAOUUUU

Claire: @Johan franchement j’aurai cru que quelqu’un tilterai plutôt au moment de cette histoire d’anneau qui s’enfile…

Didier MAZAL️: @ps au lycée les cours de chimie je me souviens surtout des deux produits transparents qui deviennent bleu quand on les mélange

GPif: Mais c’est pas notre genre (… merde comment je suiis passé à coté…)

Johan: @Claire ca m’a pas fait tilter sur le moment, c’est le coulisser qui m’a fait rire 🙂

nyves: je suis trop nouveau ici, j’ai pas osé

Claire: @GPif du coup ça répondait à ta question ? ce qui initie le mouvement ce sont des réactions d’oxydo réduction et des inégalités dans la répartition des charges dans la structure

Sabine: Anneau qui s’enfile… Frodo ?

Johan: hihi 🙂

GPif: @Claire, j’ai compris, j’arrive pas encore a voir comment on le “controle” mais je vois mieux

Claire: PASCAL PAAAAAAAARLE

GPif: Stockage de mémoire, pour bénéficier de la capacité à se réparer

Robin: yeah !!!!

GPif: C’est pour du stockage de mémoire à froid

Martin: @ps ça ressemble beaucoup a des pièces mécanique, mais je pense que ça ne dois pas être soumis aux mêmes contraintes comme le frottement, est ce que ces machines peuvent “tomber en panne” ?

Didier MAZAL️: Jurassic Park ^^

Pascal METZ: ouais, je parle, MOI 😉

Robin: je savais bien que tu craquerais un jour 🙂

Johan: @Martin Serieusement, contraintes de frottement, “tomber en panne” ?

Claire: EN CHIMIE IL COPIE IRENE IL COPIE

Robin: à quand un dossier ?!

Pascal METZ: JAMAIS !!!

Pascal METZ: je ne sais par articuler….

Pascal METZ: déja que Alan m’a tendu des pièges

Johan: @Claire tu as la reponse pour @Martin

Johan: ?

Martin: @johan désolé je me suis très mal exprimé, en gros est ce qu’elle s’uses ?

Claire: @Johan je l’ai mis dans le fil conducteur, je pensais qu’Irène y répondrait à la fin car elle a peut-être des trucs en plus que ma réponse

Johan: non pas de soucis @Martin je me moquais 🙂

Johan: on y repondra a la fin

Didier MAZAL️: L’usure c’est physiquement un arrachement des atomes/molécules à la surface de la pièce. Là vu le nombre d’atomes en jeu, si on en arrache un on détruit la machine pour de bon

Pascal METZ: elle hoche la tête

Pascal METZ: (claire)

GPif: @ps du coup, pour déclencher un méchanisme, c’est quoi les stimulies possibles, la lumière, le ph, l’electricité, la radiation?

Claire: @Pascal METZ je hoche la tête pour Johan qui vérifie mon chiffre @Johan

Pascal METZ: Pour le coup, l’image est en avance sur le programme

Claire: @Robin les roues ne sont pas toujours sphériques, il y a plusieurs équipes et pleins de formes de roues différentes

Claire: @Martin désolé dur de suivre le rythme de question, du coup pour cette histoire de panne,

nyves: c’est moins facile les roues carrées

Didier MAZAL️: Les Mythbusters ont testé les roues carrées, en effet c’est pas top

GPif: @ps on parle que de chimie ‘orga’ ou on peut utiliser des atomes plus exotiques?

Claire: d’après moi pas de “panne” au sens premier du terme, il faut voir comment tu actives ton mouvement. Et hop on répond en meme temps à la question de @GPif

Claire: le stimuli ça peut être photochimique (UV), thermique, le pH, électrochimique etc

Johan: https://dl.dropboxusercontent.com/u/20665619/Screen%20Shot%202016-11-30%20at%203.53.23%20PM.png

Didier MAZAL️: @ps de mémoire ça se passe à Toulouse

Johan: oui on tourne bien a 107 tour par seconde

GPif: @Claire et du coup on peut s’amuser à combiner. Une action par la lumière, une par l’éléctricité, etc …

Claire: après en fonction de la source d’activation, tu peux avoir une usure de la molécule plus ou moins rapide

Onyves: Hello, Alan est par là ?

Pascal METZ: Salut @Onyves

Pascal METZ: non

Pascal METZ: pas ce soir

Pascal METZ: @nyves la version avec “O” est arrivé 😉

nyves: j’ai vu ca 🙂

Onyves: huhuhu

Claire: ROBIN LIS LA SUUUUUITE

Pascal METZ: @Onyves Alan t’a fait le retour de la semaine derniere?

Claire: C’est un peu stressant comme exercice de se faire lire par d’autres ^^

Robin: 🙂

Robin: du vrai travail d’équipe

nyves: @ps : a cette echelle, est ce qu’on a des effets quantiques?

Onyves: Oui, je lui ai répondu, le pv doit être retravaillé selon le model envoyé

GPif: @ps mais du coup à cette échelle, on doit voire apparaitre des problématique lié à la méchanique quantique?

Martin: si si

Martin: j’ai compris 🙂

Onyves: Sans cela je ne peux ouvrir un compte ;(

Claire: Vous êtes trop rapide pour les questions,

Pascal METZ: Je me disais que 2-3 points devaient etre borderline…

Sabine: @ps c’est quoi l’utilisation la plus “concrète” qu’on ait de ces machines jusqu’à présent (à part une courses ^^)

Claire: @irene des polymères de sucres c’est même top

Onyves: Oui et non, mais le pv doit avoir des votes très clairs.

GPif: @Cliare désolé :p

Claire: il y en a des cycliques qu’on appelle des cyclodextrines et qui servent à piéger les molécules volatiles comme des arômes

Claire: (pour que le chewing gum dure plus longtemps par exemple)

Pascal METZ: genre nominatif. A l’unanimité ne suffit peut etre pas… (Je me renseigne pour la suite 😉 )

Claire: @GPif en fait on parle même pas de chimie orga en fait, c’est de la chimie supramoléculaire :

Claire: un super domaine de chimie 🙂

Onyves: Genre l’AG nomme M. X et M. Y pour les signatures du compte

GPif: @Claire ok merci 🙂

Didier MAZAL️: @ps Le résultat n’est pas utile, par contre la méthode développée pour le faire pourrai l’être pour un tas de choses

Claire: @GPif et ça a donné lieu aussi à un nouveau domaine de chimie qui s’appelle la chimie topologique

Onyves: Et signer en original par le Président et le secrétaire

Claire: les “noeuds” en chimie

nyves: J’avais entendu une interview de sauvage, il etait tres sur la rcherche fondamentale, a priori

Onyves: Bien sûr en plusieurs exemplaires 🙂

Claire: j’ai répondu à tout ?

Didier MAZAL️: @ps ce sera mercredi?

Onyves: Bah je relance Alan par sms, bonne soirée à tous !

GPif: @Claire pour moi oui

Claire: 🙂

Pascal METZ: @Onyves j’ai envoyé un mail a Alan pour lui proposer de prendre le relai

Didier MAZAL️: @ps faudra changer le texte sur le site web (qui indique “tous les mardis” encore)

Pascal METZ: (d’autant que je vais devoir signer…)

GPif: A part de savoir si on a déjà dessiné des trucs rigolot avec ça

GPif: 😀

Onyves: Alors contact moi en direct @onyves

Claire: @GPif ah oui ^^,ça j’en sais rien… ils sont trop occupés à faire des courses de voitures je crois ^^

Onyves: ++

Pascal METZ: @Onyves ok a+

GPif: @Claire 😀

Claire: ça et les prix (argents) qui ont étés proposés …

Claire: non pas que les chercheurs soient vénales non non non…

Claire: non non pas pour la course de voitures

Pascal METZ: pas une machine mais : https://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=1&cad=rja&uact=8&ved=0ahUKEwjwvqagstHQAhVDuRoKHToXDAoQyCkIHzAA&url=https%3A%2F%2Fwww.youtube.com%2Fwatch%3Fv%3DoSCX78-8-q0&usg=AFQjCNG8WN92qCon-PqdQLyX_3xyLugCfQ&sig2=rdbnDYJVsNr2H4NpIApjRw

Claire: c’est Feynman qui donnait des primes pour les challenges en 1959

GPif: Alors de mémoire il dit ça en partant du principe que nous somme des poussière d’étoile qui cherche à comprendre les étoile, d’ou l’univers créé de la conscience

Sabine: @Robin Elle était top la conf du Palais de la découverte ce soir. Aurélien Barrau peut être un bon invité pour le podcast. Moi j’dis ça, j’dis rien…

Pascal METZ: arf, je n’etais pas prets

Pascal METZ: @Sabine j’ai un peu du mal avec Aurelien Barreau…

Pascal METZ: je trouve qu’il a tendance à trop faire dans le mélange de genre

Sabine: @Pascal METZ trop partir sur divers sujets ?

Pascal METZ: non plutôt faire des ponts forcés entre philosophies et science

Pascal METZ: trop forcé des fois

GPif: Y a des nocturnes au palais de la découverte?

Sabine: ha oui, c’est peut être plus facile pour raccrocher les gens sur quelque chose qui leur parle plus (+)

Pascal METZ: oui, mais ca dessert le propos

Claire: @GPif bientôt une, pour les 80 ans… 🙂

Sabine: c’était une conf d’1h là, avec 30min de questions, donc j’ai pas eu l’occasion de trop voir. mais je l’ai trouvé très intelligible, sur le petit laps de temps qu’il avait en tout cas

Sabine: je vais regarder quelques vidéos pour me faire une meilleure idée 😉

Pascal METZ: oups

Didier MAZAL️: @ps pensez à mettre à jour le jour sur le site web 😉

GPif: @Pascal METZ la versin remix

Pascal METZ: Oui, je regarde

nyves: tres interessant

Pascal METZ: mais j’avais du mal a suivre et a trouver cocmment faire

GPif: Yep, super dossier!

NOiD: ^^ Bravo @irene et @Claire \o/

nyves: si y avait qu’une rustine …

NOiD: 😀 C’est plus facile pour moi merci ^^

Claire: @NOiD en plus c’est tellement beau toutes ces molécules <3

NOiD: Oui c’est très graphique j’adore !

Inti: moi j’écoutais mais trop occupé pour dessiner 😛

Didier MAZAL️: MDR

nyves: merci a tous

NOiD: xDDD

nyves: bonne soirée

Inti: c’était super intéressant cela dit

Inti: chapeau les petits doritos moléculaires 😀

NOiD: Salut à tous !

GPif: Tschuss tout le monde

Didier MAZAL️: BN à tousd

Didier MAZAL️: tous

Claire: Cool, voilà qui me motive pour faire un autre dossier de chimie bientôt 🙂

Claire: QUAND MA VOIX REVIENT (bordel)

Claire: Sinon, bonne soirée à tous 🙂

 


Informatique et éthique : retranscription de l’interview de Gilles Dowek et Serge Abiteboul

 

 

Retranscription de l’épisode 266 de Podcast Science. Un immense merci à Sabine Piquard et à Léa Vitrac pour l’énorme boulot que ça a représenté !

Nicolas: Informatique, travail, intelligence artificielle. Ce soir, on reçoit 2 invités de marque pour aborder tous ces sujets et essayer d’imaginer ce que peut être notre avenir, rien que ça. Vous êtes dans Podcast Science et c’est l’épisode 266, bienvenue.

(Générique)

N : Donc bonsoir à tous, petit tour de table physique, pour une fois on est tous présent au même endroit et il n’y a personne sur l’Internet mondial, ou du moins on va faire parler personne parce qu’on est pas capable de les écouter. Donc autour de la table, d’abord,  les habitués : on a Robin, salut Robin.

Robin : Salut.

N : Et après, on a, non pas 2 invités finalement mais 3 invités. On a d’abord Gilles Dowek, bonjour Gilles.

Gilles Dowek : Bonjour.

N : On discutera un peu de ce qu’ils font chacun tout à l’heure. On a Serge Abitboul, j’espère que je l’ai bien prononcé.

Serge Abitboul : Bonjour, oui très bien prononcé pour une fois.

Serge Abiteboul

N : Et Laure du Palais de la découverte dont je ne sais pas pourquoi elle est là, elle posera peut être des questions, pour pas l’intimider, mais [rires] pour participer, pour éventuellement poser des questions et peut être plus, qui sait… Ce soir, un sujet très vaste. Nous sommes avec deux spécialistes de l’informatique. Je vais les laisser parler très rapidement pour qu’ils nous expliquent en quoi consiste leur métier et leur quotidien parce que je pense qu’ils l’expliqueront mieux que moi. Nous allons essayer d’imaginer ce qu’est l’avenir de l’informatique, l’informatique aujourd’hui, le travail… Et comme ça s’annonce être une émission longue et dense, je propose de commencer tout de suite et que vous commenciez par nous raconter tous les deux ce que vous faites dans la vie.

Gilles Dowek

Serge Abitboul: Qu’est-ce que je fais dans la vie ? Alors dans la vie, je suis chercheur en informatique à l’INRIA, qui est un centre en recherche informatique du gouvernement, et prof à l’ENS Cachan. Je vais commencer par prof, parce que c’est plus facile à expliquer. J’ai des élèves qui sont très sympas, très studieux, des élèves parfaits, saufs quelques glandeux bien sûr mais ça c’est normal. Et donc j’essaie de leur transmettre ce que je connais de l’informatique dans des cours, ou éventuellement pour les doctorants dans des travaux de recherches.  A part ça, je suis chercheur. Alors là on est dans le dur, c’est compliqué à expliquer et je ne sais pas très bien le faire. Je prends des sujets qui ont trait, dans mon cas, au logiciel. J’essaie de comprendre comment faire de meilleurs logiciels, des logiciels un peu nouveaux, un peu révolutionnaires. Le mieux c’est peut-être de prendre un exemple. En ce moment donc, on travaille avec des étudiants à essayer de récupérer toutes les données d’une personne (les données de votre téléphone, les données de vos déplacements, les données bancaires) puis de les intégrer, de trouver des liens entre, par exemple, le mail que vous avez reçu hier et votre déplacement aujourd’hui. Donc c’est un peu d’intelligence artificielle, et beaucoup de bases de connaissances et de bases de données. On essaie de démontrer des choses, de faire des logiciels.  Je reconnais que j’ai très mal expliqué, mais c’est parce que je ne sais pas le faire. Ca fait des années que je fais ça, et j’aime mieux expliquer prof parce que ça, tout le monde comprend.

N: C’est vraiment de la programmation ou ce sont des démonstrations ? Est-ce que c’est de l’informatique sur un tableau noir ?

SA : L’informatique c’est rarement au tableau noir, ça se marie mal avec le terme « tableau noir ».On a de nouvelles idées, qui peuvent se concrétiser par des théorèmes mathématiques, parfois par des logiciels qu’on va essayer, développer, pour lesquels on va faire des démonstrateurs, des prototypes. Ça peut aller (et ça m’est arrivé une fois dans ma carrière) d’aller jusqu’à créer une boîte et vendre le logiciel. Mais en général je m’arrête avant parce que je suis un peu fainéant. Mais on peut aller jusqu’à faire des démonstrateurs, tout à fait. L’informatique c’est quand même aussi une technique, il faut être un peu dans le concret, c’est rarement que du tableau noir.

N: D’accord. Et Gilles ?

Gilles Dowek: Alors comme les Dupond et Dupont, je suis aussi chercheur à l’INRIA, et je suis aussi enseignant à l’ENS Cachan. En revanche nos activités de recherche sont assez différentes. Serge a expliqué qu’il s’intéressait beaucoup aux données, aux bases de données et au web. Moi ce qui m’intéresse c’est le développement de logiciels, et en particulier comment développer des logiciels sans bug. Les bugs sont parfois des choses qui sont peu embêtantes. Souvent quand un logiciel bug, il suffit de le relancer et tout va bien. Mais il y a trois domaines dans lesquels les bugs posent des problèmes beaucoup plus embêtants : les transports, la santé et l’énergie. Quand il y a un bug dans une centrale nucléaire et que du combustible est répandu, quand un avion s’écrase parce qu’il y avait un bug dans un pilote automatique ou quand un robot chirurgien doit opérer une personne et qu’au lieu de lui couper la jambe droite, il lui coupe la jambe gauche, ce sont des bugs qui sont vraiment très embêtants, et qui peuvent entraîner des dizaines voire des centaines de morts. Il y a des techniques que nous essayons de développer pour programmer sans bug. Disons que ça, c’est l’aspect concret de mon travail de recherche. Du côté plus abstrait et plus conceptuel, ce qui m’intéresse c’est la manière dont l’informatique a transformé la notion de langage. Alors le langage de programmation bien entendu, mais également le langage logique puisque cette question de bugs est très lié à la logique. On n’avait pas inventé beaucoup de langages jusqu’au début du 20eme siècle, et avec l’explosion de l’informatique il y a eu une explosion du nombre de langages qu’on a inventés. Une partie de mon travail de recherche concerne cette notion ancienne mais renouvelée par l’informatique, la notion de langage.

N: Quand tu dis ancienne, je n’ai pas l’impression qu’il y ait beaucoup de langages qui se créent qui ne soient pas des langages informatiques. Je me trompe ?

GD : Alors si malgré tout. Par exemple quand un compositeur écrit une pièce et qu’ensuite un interprète, un instrumentiste la joue, eh bien une communication s’établit entre le compositeur et l’instrumentiste, même si le compositeur est mort depuis 300 ou 400 ans. On sait qu’on ne peut pas écrire une pièce de musique en disant : « il faudrait jouer un do, ensuite il faudrait jouer un ré, ensuite un mi ». On a besoin d’un langage particulier pour ça. Et donc au XIIIème siècle, on a commencé à inventer le langage que nous connaissons aujourd’hui et qui consiste en une portée formée de 5 traits, une clé, des altérations etc… C’est un exemple de langage qui a existé longtemps avant l’informatique. Et puis de la même manière, le langage de l’algèbre est apparu au XVIème siècle avec les x et les y. Ils sont assez caractéristiques. Quand on ouvre un livre de mathématiques, un livre d’algèbre surtout, la première chose qu’on voit c’est qu’il y a des équations avec des inconnues dedans. Ça c’est un langage qui est apparu au XVIème siècle. Alors ce sont deux exemples, mais avec l’informatique effectivement on est passé de quelques langages, peut-être quelques dizaines, à plusieurs milliers. Ça nous amène à nous poser des questions sur la notion de langage en général. Qu’est-ce qui distingue par exemple un langage de programmation d’un autre langage ? Est-ce que tous les langages sont des langages de programmation ? Voilà, c’est ce genre de questions qui nous occupent toute la journée.

N: D’accord, on voit un peu mieux, et j’espère qu’on verra encore plus précisément par la suite. Juste sur les langages on va faire un petit lien alors il y a beaucoup de dossiers de Podcast Science où on a déjà parlé un peu d’algorithme, entre autre l’épisode 82, ça nous rajeunit pas, où on a parlé des algorithmes de manière très générale et on a dit qu’à partir du moment où on pouvait programmer une machine de Turing, tous les langages étaient équivalents. Mais malgré tout les informaticiens aiment bien avoir des langages différents,  ce qu’on a pas trop abordé. Alors je ne sais pas si l’un de vous deux veut parler justement de pourquoi il y a des langages différents alors que c’est pour faire la même chose finalement.

Ted Codd

SA : Il y a deux choses dans un langage, la première chose c’est : “qu’est-ce que vous pouvez exprimer, qu’est-ce que vous pouvez dire, quelles sont les commandes que vous pouvez faire, quels sont les programmes ou les algorithmes que vous pouvez décrire”, c’est une première chose. Il y a un deuxième chose qui est très importante aussi, c’est quelle est la complexité, quelle est la difficulté pour un être humain, ou quelle est la facilité, c’est plutôt ça qu’on vise, pour exprimer cette question, pour écrire votre algorithme. Alors évidemment ce qu’on a fait beaucoup c’est essayer de trouver des langages, qui d’une certaine façon, permettaient d’exprimer les choses de façon beaucoup plus simple. Alors je vais prendre un exemple dans le traitement de données parce que c’est le sujet que je connais le mieux. Dans les années 60-70, on avait déjà des bases de données et puis on allait chercher des données dedans, il fallait être un espèce de gourou et puis écrire des codes qui étaient très compliqués. Alors quand vous écrivez un code très compliqué, ça vous prend beaucoup de temps, il faut être très compétent, vous pouvez faire pleins d’erreurs, les fameuses bugs dont parlait Gilles. Mais par contre les gens faisaient ça pendant des journées et des journées, vous aviez des bataillons de personnes en train d’écrire des programmes très compliqués pour aller chercher des données. Et puis y a un type qui s’appelait Ted Codd qui a proposé d’utiliser un langage qui était beaucoup plus simple, on dit déclaratif, qui vous permettait de décrire ce que vous vouliez plutôt que d’écrire toutes les étapes des détails de calcul. Et à partir de là, on a gagné énormément, de pleins de façons différentes. La principale étant la productivité d’un programmeur. C’est-à-dire qu’au lieu de mettre une semaine à écrire une petite requête dont avait besoin pour le travail, on faisait ça en un quart d’heure. On a gagné aussi en niveau de compétences qui était exigé de ces gens là : à peu près n’importe qui était capable d’écrire une de ces requêtes alors que le même programme dans les langages des années 60-70, c’était des galères. Du coup on a fait moins d’erreurs etc. Donc il y a une question de “c’est la même chose” en fait à l’arrivée la machine va calculer exactement la même chose. Mais on s’est mis dans un langage, on appelle ça des langages de plus haut niveau, et qui sont plus près d’un être humain et c’est ça qui fait toute la différence. Si vous regardez bien le langage c’est quoi ? C’est de la médiation. Alors Laure devrait bien écouter parce que c’est de la médiation ton travail. Donc c’est de la médiation entre un être humain et puis une machine et des disques, un processeur etc. Le langage c’est qui va nous permettre de commander la machine, de commander les disques, de commander les réseaux partout dans le monde. Et essentiellement ce qu’on voudrait c’est un langage qui soit beaucoup plus proche de l’humain et puis c’est l’ordinateur qui va traduire ça. On parle alors de compilation qui va traduire ça dans des suites d’instructions dégueulasses, des instructions que vous avez pas envie de lire et qui vont être réalisées par la machine.

GD : Oui alors ce que Serge vient d’illustrer c’est un point qu’on essaye de développer dans le livre qu’on est en train d’essayer d’écrire ensemble, enfin je pense qu’on va l’écrire mais il faudrait qu’on le termine un jour, qui est le fait qu’en informatique, une chose importante c’est de voir le même phénomène, le même objet, avec des degrés d’abstractions très divers. Donc effectivement, quand on dit “tous les langages sont équivalents” parce qu’ils sont tous équivalents au langage des machines de Turing, c’est quelque chose qui est vrai. Mais par exemple, il y a une manière de voir les problèmes où on se dit qu’écrire un programme de dix lignes et écrire un programme d’un million de lignes c’est exactement pareil, l’important c’est qu’il existe un programme qui résolve un certain problème. Et donc ça c’est une manière de voir les choses qui est importante, qui a toute sa légitimité, mais qui n’est pas la seule. Il y a un autre moment où on doit penser à un autre niveau, où on pense les choses de manière un peu plus concrètes et où on se dit effectivement si on peut développer quelque chose en cinq minutes, c’est mieux que le développer en une semaine. Non pas tant qu’on est réticent à utiliser une semaine pour développer un programme, mais c’est que si on peut développer en cinq minutes ce qu’on pouvait développer avant en une semaine, ça veut dire qu’on va pouvoir développer en une semaine des choses beaucoup plus intéressantes que ce qu’on était capable de faire avant. Donc c’est une des particularités, des difficultés un peu d’entrer dans la manière dont pensent les informaticiens  dans ce qu’on appelle la pensée informatique, c’est qu’il faut savoir comme ça de temps en temps de changer de point de vue. Et il y a des moments où une ligne, un million de lignes, c’est pareil, et il y a des moments où c’est très différent.

N: Alors justement on parlait de comment pensaient les informaticiens, en effet dans Podcast Science pour une fois on a pas lu le livre des invités avant qu’ils viennent parce qu’il n’est pas encore sorti, et on vous préviendra quand il sera sorti, il y a un passage qui est sur comment pensent les informaticiens. C’est un peu pour ça que je vous avais posé cette question de langage parce que quelque chose qui est peut être méconnu, surtout parce qu’on a un peu cette idée de quel langage vous savez parler quand on programme, en fait les informaticiens ont tendance à choisir leur langage en fonction de ce qu’ils ont à faire. Alors qu’on choisit pas vraiment sa langue en fonction de ce qu’on a à dire.

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Dessin de Puyo

GD : Oui tout à fait. Alors quand on est polyglotte, on peut parler deux langues étrangères, on peut parler douze langues étrangères, mais apprendre une langue est quelque chose de difficile. En revanche quand on est informaticien, la question n’est pas de savoir si on connaît un langage ou deux langages ou dix langages. La vraie question c’est qu’il faut être capable de penser dans plusieurs langages différents, de passer d’un langage à l’autre, de traduire d’un langage vers un autre. Donc en fait les langages en informatique jouent un rôle assez différent des langues vernaculaires. C’est pas vraiment la même chose. Il y a des points communs bien sur, c’est des outils qui servent à s’exprimer, il y a des mots, on forme des phrases avec ça. Mais par exemple dans un langage informatique, il y a en général beaucoup moins de mots que dans une langue, la grammaire est beaucoup plus simple et donc du coup c’est beaucoup plus facile à apprendre. En revanche être informaticien, ça veut dire non pas connaitre Python, Java etc, mais ça veut dire avoir les capacités d’apprendre un nouveau langage, que ça soit un langage de programmation ou un langage de spécifications, un langage de requêtes, ça fait partie un petit peu de la vie quotidienne d’apprendre de nouveaux langages.

N: Alors on parlait de médiation à l’instant, on s’est dit que c’était assez important en vous recevant, d’avoir une bonne partie vulgarisation, éducation, médiation. Alors je ne sais pas quel terme on va utiliser, il y a un peu tous les goûts et c’est le grand débat ici de savoir quel terme utiliser. Vous êtes un peu connus tous les deux sur le fait d’essayer de vulgariser, d’expliquer l’informatique. Pourquoi c’est important ? Pourquoi on a besoin d’expliquer l’informatique de nos jours ?

SA : Je pense qu’on pourrait parler tous les deux pendant trois heures là-dessus, parce que là t’es tombé sur notre dada. Alors, en disant ça un peu rapidement, j’ai l’impression d’avoir répété ça des dizaines de fois, c’est un peu fatiguant. L’éducation qu’on a eu quand on est allé à l’école, et l’éducation qu’on offre en ce moment encore en grande partie à l’école, c’est une éducation qui était faite pour expliquer en gros le monde au début du XXème siècle. Grosso modo, on explique la physique qui permet d’expliquer ce monde là, la chimie, tout ça, la biologie, c’était la première moitié du XXème. Or il y a un truc qui est arrivé, que tout le monde a pu remarquer, c’est qu’est arrivé l’informatique, est arrivé le monde numérique, qui a changé complètement la donne. Donc pour comprendre le monde dans lequel on vit aujourd’hui, il faut comprendre des trucs du genre “comment fonctionne mon téléphone, qu’est ce que c’est que le cloud”, peut être “comment fonctionne un vote électronique”. Il y a pleins de questions nouvelles qu’il est impossible de comprendre avec la physique, la biologie, la chimie qu’on a appris à l’école. Donc on a une population qui vit dans un monde qui ne correspond pas à ce qu’elle a appris à l’école et c’est quand même un peu catastrophique. D’où notre intérêt tous les deux en tant qu’informaticiens, pour d’une part, que l’enseignement de l’informatique rentre dans l’école, rentre à l’école primaire, rentre au collège, rentre au lycée, ce qui est en train de se faire heureusement , mais ça prend du temps, mais bon c’est important. Mais je pense aussi, on ne va pas passer en profits et pertes toutes les personnes qui sont sorties de l’école déjà puisque c’est quand même une majorité des gens. Et pour ces gens là, la façon de se remettre à niveau, c’est d’essayer de comprendre un peu ce qu’il se passe, de suivre des podcast scientifiques, d’aller lire des bouquins, de se former, d’apprendre à programmer. Il y a Obama qui nous expliquait que tout le monde pouvait apprendre à programmer, les gosses, les personnes âgées, tout le monde pouvait apprendre à programmer.

GD : Et même, sans avoir écrit une ligne de code.

N: Là on a une réaction dans la chatroom qui dit : “encore faut-il être curieux, tout le monde n’est pas curieux de savoir comment fonctionne le monde qui l’entoure”

du code (Photo par Denis Belyaevskiy/iStock/Thinkstock)

SA : C’est plus qu’être curieux, c’est être capable de maîtriser le monde qui t’entoure. C’est vrai que moi, je me pose la question toujours, est ce que j’ai envie de savoir comment fonctionne mon téléphone, mécaniquement, électroniquement. Tout ça je m’en fous un peu. Par contre, être capable de changer un peu le site web que j’édite pour écrire, je ne sais pas, trois lignes de php/MySQL parce qu’il y a un truc que j’aimerais bien qu’il fasse et qu’il ne fait pas, ben moi je pense qu’il y a des choses comme ça qui sont importantes pour ne pas être juste esclave du monde dans lequel on est.

GD : Alors je crois que c’est tout à fait vrai, il est tout à fait possible de traverser la vie sans rencontrer la connaissance, sans rencontrer la beauté, sans rencontrer l’amour. Bon c’est un choix de vie je veux dire, chacun fait ce qu’il veut et si des gens n’ont pas envie d’apprendre des choses, qu’ils n’ont pas de curiosité vers le monde qui les entoure, bon c’est eux que ça regarde. Moi je peux juste leur dire que s’ils font un petit effort de curiosité, ils vont sans doute beaucoup plus s’amuser. Mais bon après chacun est libre, on est pas là pour porter des jugements sur la manière dont vivent les gens.

N: Je pense que ça rejoint, au-delà de juste pas forcément être curieux, je pense que ça rejoint ce que disait Serge à l’instant : c’est autant comprendre exactement le fonctionnement électronique d’un téléphone ça paraît pas très important pour tout le monde ici, autant apprendre à programmer, là on a passé la barrière de l’important donc il doit y avoir un truc en plus.

GD : Oui, on est quand même obligé de dire que le développement de l’informatique, le développement des algorithmes mais également le développement des ordinateurs etc. change pas mal de choses. Ça change pas juste la manière dont on achète un ticket de métro, ou juste la manière dont on envoie une carte postale. Ça change vraiment notre rapport à ce qu’est le travail.  Par exemple, même la notion d’ami et la notion d’ami a changé. Alors la notion d’amis a tout le temps changé au cours de l’histoire, le mot ami a pris beaucoup de significations au cours de l’histoire mais c’est vrai que les réseaux sociaux en récupérant ce mot “ami” lui ont donné une nouvelle signification. On voit bien qu’aujourd’hui les institutions qui nous gouvernent, enfin que l’on gouverne plus exactement, sont en certaine partie obsolètes et c’est aussi beaucoup lié au fait que les gens échangent beaucoup plus d’informations entre eux qu’avant. La notion de propriété a changé également. La question de qu’est ce que c’est l’intelligence est également renouvelée. Donc il est un petit peu réducteur de dire “apprendre l’informatique”, “apprendre à programmer”, c’est juste savoir comment fonctionne un grille-pain ou comment fonctionne un moulin à café. Cela dit quand on commence à s’y intéresser, comment fonctionne un moulin à café, comment fonctionne un grille-pain, ça peut être aussi passionnant. Je crois qu’il faut à la fois dire qu’il y a vraiment des questions fondamentales qui se posent, des questions qui interrogent notre humanité vraiment et que ça, ça devrait intéresser beaucoup de gens, pas nécessairement tout le monde, mais au moins beaucoup de gens. Mais également, il y a un petit dédain, on entend que c’est pas très important de savoir comment fonctionne un grille-pain, mais si c’est passionnant.

N: Du coup, on va enchainer justement sur cet intérêt et parler un peu du travail parce qu’on entend beaucoup de choses là-dessus, souvent d’inspiration très américaine, très Silicon Valley. Donc j’image que vous allez avoir des choses un peu différentes à raconter sur le sujet. En particulier, il y a de plus en plus de types qui disent : “les algorithmes vont tous nous mettre au chômage”. Qu’est-ce qu’il en est ? Est-ce que c’est un peu plus modéré ?

GD : Alors les algorithmes vont tous nous mettre au chômage, et c’est tant mieux.

N: Et c’est tant mieux.

GD : Il faut quand même se souvenir que le travail n’est pas un but dans l’existence et que passer des heures, des mois, des années à pousser des wagonnets au fond de la mine, n’est pas un objectif que l’humanité devrait se fixer. Ce qui est important c’est que tout le monde puisse profiter des biens, des services, de la richesse qu’on est capable de créer. Et on vit dans un monde dans lequel, par le passé, pour créer cette richesse, il y avait besoin de beaucoup de gens qui travaillaient et donc c’était un petit peu en fonction du travail qu’ils faisaient qu’on leur donnait un salaire qui leur permettait d’accéder à ces richesses. On a de bonnes raisons de penser que le monde dans lequel on vit, et surtout le monde vers lequel on va, ne fonctionnera comme ça. En caricaturant, parce que ça va pas arriver en une minute et ça va sans doute pas arriver complètement, on pourrait imaginer un monde dans lequel, et bien, les êtres humains se reposent, les êtres humains auront des activités intéressantes, auront des activités réjouissantes et dans lequel les machines fabriquent des objets. Alors quand je dis “les machines fabriquent des objets”, c’est pas uniquement “les machines fabriquent des boîtes de conserve” ou “fabriquent des objets manufacturés” ou “fabriquent des fers à repasser” parce que ça c’est déjà le cas, mais c’est également des machines remplacent des métiers qu’on imaginait pas remplaçable par des machines. Le métier de chercheur par exemple, il est grandement transformé par le fait qu’on a des ordinateurs qui font des calculs à notre place. Le métier d’avocat, le métier d’enseignant, le métier de médecin, tout ça sont des métiers qui ne seront pas remplacés par des ordinateurs, mais où il y aura moins besoin de médecins parce que les ordinateurs vont pouvoir faire une partie du travail des médecins, comme par exemple interpréter des radios ou trouver des diagnostics, ou proposer des diagnostics, ou même faire certains examens médicaux qui peuvent être faits par exemple avec de l’imagerie médicale. Donc on va aller vers un monde où il y aura moins besoin de travail, mais où il y aura toujours autant de richesses et la vraie question qui se pose à nous, c’est comment partager ces richesses. C’est pas comment donner un travail à tout le monde de manière à ce que tout le monde ait accès aux richesses, c’est “ces richesses sont là, comment est ce qu’on fait pour les partager”. Alors par le passé on avait un moyen qui consistait à donner un emploi à chacun. On voit que ça marche plus et il va falloir à l’avenir, trouver d’autres moyens de partager les richesses. Alors comment, j’en ai aucune idée.

N: Ok. Je sais pas si Serge…

SA : Non, je partage complètement ce point de vue. Alors peut-être en essayant d’affiner un peu, je pense qu’il faut dissocier dans le travail, le travail répétitif, pénible, inintéressant qui était jusqu’à maintenant indispensable pour que les gens aient de quoi manger, s’habiller etc. et des travaux qui sont des travaux valorisants, par exemple je ne sais pas moi, enseigner, pour moi, c’est un boulot, c’est mon boulot, mais en même temps, je pense que si j’ai rien d’autre à faire, je le ferais quand même , même pas payé, si j’avais des ressources illimitées. Donc il y a des choses qui sont intéressantes, écrire des romans, faire de la musique, s’occuper peut-être des personnes âgées, avoir des contacts avec les personnes âgées etc, tout ça, c’est des choses qui peuvent être plus valorisantes et qui sont aussi du travail. Par contre le travail juste pour avoir à manger, et pour pouvoir se nourrir etc, ça me gêne pas du tout que ça soit des machines qui le fassent à ma place, je trouve que c’est une grande avancée. Et comme l’a souligné Gilles, le vrai problème c’est, pour insister complètement sur ce qui est expliqué car c’est, je pense, vraiment très important, quand vous remplacez les mille ouvriers d’une usine par des robots, c’est vachement bien, les mille ouvriers ne se plaignent pas de ne plus avoir de travail, ils se plaignent de ne plus avoir de salaire. Donc la question c’est pas ça, la question c’est que la richesse qui sort de l’usine, est-ce qu’on doit la partager avec les gens qui faisaient les robots jusque-là, qui faisaient les machines jusque-là ou est ce qu’on doit la garder juste à quelques propriétaires qui se les accaparent. Et c’est exactement ça le sujet, comme a dit Gilles.

N: Je comprend et je pense en effet que c’est un sujet qui est extrêmement important. Alors on va avoir du mal à rentrer dans les idées politiques surtout que Gilles nous a admis qu’il n’avait pas de solution politique au problème. Par contre je veux juste revenir un tout petit sur  le côté “tous les algorithmes vont nous remplacer” puisque j’ai l’impression, alors peut être que je regarde pas assez loin, qu’il y a deux types de métiers aujourd’hui qui ne sont pas encore en voie de remplacement. Il y a le métier de concepteur d’algorithmes qui a l’air d’être pas tout à fait remplacé tout de suite et même dans ces idées où les machines commencent à faire de plus en plus de choses, j’ai l’impression qu’il y a aura toujours besoin de gens pour les concevoir. Et le deuxième métier c’est que dans toute une partie du machine-learning, de toutes ces choses qui fonctionnent très bien aujourd’hui, il y a des humains qui font des tâches pour le coup très peu valorisantes qui sont des tâches que ne savent pas faire les machines de décrire une image qui finalement est au bout de l’algorithme, qui n’a pas réussi à être décrite. Toutes ces mines d’humains, je ne sais plus comment on appelle ça, ces fermes d’humains qui font du travail payé à la seconde un peu répétitif…

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Dessin de Puyo

GD : Alors il est vrai que quand on essaye de penser un peu globalement, on a tendance à caricaturer. Donc quand je disais “on va tous être remplacés par des algorithmes”, “on va tous être remplacés pour des robots”, bien entendu, j’essayais de forcer un peu le trait mais parce qu’il me semble que c’est plus intéressant d’essayer de réfléchir dans cette caricature là que dans la caricature où les humains vont jamais être remplacés par des robots et où on va toujours garder une suprématie, et nous serons toujours ceux qui seront au fond de la mine à pousser des wagonnets. Donc bien entendu, je caricature un peu. Alors les deux exemples sont intéressants parce que, par exemple “concepteur d’algorithme” : il est vrai que c’est des êtres humains qui aujourd’hui écrivent des programmes. Mais est-ce que c’est complètement vrai ? Par exemple quand on écrit un programme, on est souvent aidé par une machine. Par exemple, comme le soulignait Serge tout à l’heure, on écrit un programme dans un langage de haut niveau et puis, c’est un compilateur, c’est-à-dire un algorithme, qui traduit le programme de ce langage de haut niveau vers un langage qui est exécutable par la machine. Et on s’aperçoit que là où il fallait une semaine avant, il faut, mettons, une journée. Donc ça veut dire que 80% du travail est désormais pris par une machine. Donc fort heureusement, il y a besoin d’un grand nombre de concepteurs d’algorithmes si bien que peu d’entres nous sont au chômage aujourd’hui. Mais on s’aperçoit que même là où on a l’impression que des algorithmes vont pas être complètement autonomes et écrire d’autres algorithmes, il y a besoin d’un peu d’intelligence humaine, et c’est vrai. Mais même là, on est quand même très aidé par les ordinateurs. Après, il est vrai aussi que développer des systèmes informatiques, induit aussi, comme d’autres travaux, des tâches répétitives. Donc il y a effectivement aussi des gens qui font des tâches répétitives parce que pour concevoir des algorithmes, il y a des parties intéressantes et puis des parties qui sont un peu plus répétitives. D’ailleurs Serge disait qu’il adorait enseigner, moi j’adore enseigner aussi, mais il y a un aspect très répétitif dans l’enseignement c’est corriger les copies. Et le jour où une machine pourra le faire, je ne crois pas que je me plaindrais de perdre cet aspect là de l’enseignement. Et donc oui, il faut penser secteur par secteur, il faut nuancer, il faut faire une définition beaucoup plus précise. Mais la vraie question moi me semble quand même celle-ci qui est : on va avoir besoin de moins de monde, alors ne disons plus “de plus personne”, pour produire plus de richesses, et comment est-ce qu’on répartit ces richesses. Et quand je disais “j’ai pas de solution”, c’est pas que je ne pense pas qu’il n’y ait pas de solution, c’est qu’il me semble que c’est pas uniquement aux informaticiens de proposer des solutions. C’est un problème politique dont doit se saisir non pas les politiques mais l’ensemble de la population. Et moi, il me semble, que c’est la vraie question sur laquelle on devrait voter. On va voter l’année prochaine pour élire un président de la république, moi j’aimerais que les candidats me disent dans leur programme quel projet ils ont pour répartir des richesses qui sont créées par des machines. Je leur poserais même cette question : “si on trouvait demain une corne d’abondance dans la forêt et que cette corne d’abondance nous donnait toutes les richesses qu’on voulait, aussi bien les fruits les plus savoureux, que les machines les plus sophistiquées, que même les services les mieux faits, et bien à qui reviendrait le bénéfice de la vente de ces objets. D’abord est-ce que ces objets devraient être vendus, est-ce qu’ils doivent avoir un prix, est-ce qu’ils doivent être gratuits ? A supposer qu’ils soient vendus, est-ce que c’est la personne qui a trouvé la corne d’abondance dans la forêt qui doit avoir tous les revenus de cette corne d’abondance par exemple ?”. Ça ne me paraît pas être une solution possible. Est c’est ce genre de problème politique qui aujourd’hui se pose à nous et une des raisons pour lesquelles on a eu l’idée d’écrire ce livre, c’est qu’on trouvait que ces problèmes étaient un tout petit peu absents du débat politique, alors qu’ils sont vraiment au centre des questions politiques du XXIème siècle.

SA : Je ne peux pas être plus d’accord avec ça, c’est pour ça qu’on écrit le bouquin. Pour pousser un peu les problèmes, parce que c’est peut être pas quelques chose qui se posera à nous comme question demain matin, c’est peut être plus loin, la question de Gilles : “qu’est ce qu’on fait demain matin avec les richesses qu’on construit”. Elle est pertinente pour demain matin. A plus long terme, moi j’aurais tendance à dire “est-ce que des ordinateurs pourront faire n’importe quel travail d’humain ?”. Moi j’aurais tendance à dire : j’ai l’impression que oui. Parce que si on regarde l’évolution de notre domaine, on a quoi comme recul, on a pas beaucoup de recul, on a moins de cent ans. En moins de cent ans, si on compare ce qu’on savait faire comme machine, et ce qu’on savait comme algorithme et comme programmation et ce qu’on sait aujourd’hui, les progrès sont carrément époustouflants. Alors si on essaye de faire une vague interpolation, on voit pas très bien quels sont les problèmes qui vont nous résister. Je ne dis pas qu’on aura des algorithmes qui seront capables de décrire, de résoudre des problèmes par eux-mêmes, dans 20 ans, dans 30 ans, encore que déjà ils le font sur des problèmes simples, mais pour des problèmes complexes dans 100 ans dans 200 ans, je ne vois pas pourquoi ça ne serait pas possible. Après, si on se projette très loin vers le futur comme ça, et peut être même à plus court terme, on a peut être d’autres questions, mais qui sont des questions qui sont moins urgentes, qui sont “et cette population qui n’aura plus de travail, comment on la motive, qu’est ce qu’on va lui faire faire”. Donc c’est un thème de science-fiction, c’est un thème qui peut se poser. C’est à dire que même d’une certaine façon, ce qui se pose aujourd’hui, c’est à dire que vous avez une société qui devient du jour au lendemain très altruiste et qui donne à tout le monde un salaire de base pour partager les richesses, est-ce que les gens ont besoin d’un rôle social qui serait “ils servent à quelque chose”, “ils font quelque chose”, donc là c’est aussi des questions sur lesquelles on peut réfléchir mais je pense que la vraie question au départ c’est “comment on fait demain matin pour partager les richesses”.

R : Je sais pas si vous en avez parlé, il y a une fois on s’était amusé pendant le podcast à réfléchir à quels types de métiers pouvaient résister à un ordinateur, et en toute humilité, on s’était dit que la vulgarisation était un truc compliqué à faire faire par un ordinateur. Parce que ça repose notamment sur des analogies, sur des choses qui sont typiquement comment on passe d’humain à humain.

SA : Je suis pas certain, il y a des tas de travaux aujourd’hui sur la modélisation de la compréhension humaine et donc il y a des gens qui travaillent sur “qu’est ce que peut comprendre un être humain”. Alors pour l’instant c’est balbutiant, on sait pas faire grand chose, mais encore une fois on va tellement vite que, même ça, j’ai peur…

R: Ca allait pour moi avec l’autre question qui est “comment on occupe les gens” parce qu’a priori, il y a une occupation naturelle qui est de partager des savoirs, de partager des connaissances, enfin pleins de choses, faire comprendre un certain nombre de trucs. Cela dit, si ça fait tout seul..

GD : Ce qui est intéressant dans cette remarque, c’est que si moi il faut que je trouve un métier qui ne sera jamais remplacé par les ordinateurs, j’ai tendance à penser au métier d’informaticien. En revanche, quand on pose la même question à Robin, il pense que c’est le métier de médiateur… (rires)

SA : Les coiffeurs pensent que c’est les coiffeurs

GD : et quand on pose la question à mon coiffeur, il me dit que jamais une machine pourra coiffer quelqu’un. Je pense qu’il y a un tout petit peu un biais personnel dans la manière dont Robin pose la question. Et effectivement, c’est quelque chose qui est pas facile, ni pour nous, ni pour les coiffeurs, ni pour les médiateurs de se dire, finalement, je peux être remplacé par une machine. C’est vrai que c’est quelque chose qu’on a un peu de mal à admettre et sur lequel on fait tous un peu de résistance. Je pense que Serge avait d’ailleurs dit que le métier d’enseignant était difficile à remplacer par un ordinateur. Mais cela dit, il faut bien voir que les gens qui nous expliquaient il y a 20 ans que, je ne sais pas, que le métier par exemple de dessinateur projeteur dans un cabinet d’architectes pourrait jamais être remplacé par un logiciel, aujourd’hui on est bien obligé de reconnaître que la plupart des bâtiments sont fabriqués avec des logiciels. Alors avec un architecte, mais des logiciels. Et que le métier de projeteur, il y a toujours besoin de quelques uns mais il y a quand même beaucoup moins de projeteurs qu’il y avait par le passé. Donc il faut résister à cette forme narcissique qui consiste à penser que son seul travail, son métier, sera le seul qui survivra. Je crois qu’on va tous y passer. On est tous logé à la même enseigne. “Comment occuper ses journées”, c’est une vraie question. Par exemple, il y a une chose qui m’inquiète beaucoup, c’est qu’on passe beaucoup plus de temps à consommer de la fiction. Là avant la fiction, on y accédait principalement par la lecture d’un livre. Maintenant, à partir du XXème siècle disons, on y a aussi accédé par la consommation de films, par le fait de voir un film. Aujourd’hui la fiction vient beaucoup plus à nous par des vidéos, par de très très longues séries. Un de mes amis qui a pourtant pas un très grand nombre d’années, me disait qu’il avait calculé qu’il avait passé en continu 7 mois à regarder des séries à la télé. 7 mois c’est une partie non négligeable de sa vie. Et puis on voit qu’il y a des livres interminables. Moi j’arrive pas à terminer “Harry Potter”, j’ai pas le temps. Mais je m’aperçois qu’il y a plein de gens qui ont réussi à lire les 3600 pages d'”Harry Potter”.

N : Et encore, il y a moins de pages que “Game of Throne” je crois. (rires)

GD : Voilà et donc, on se dit, on a trouvé la solution : au lieu de vivre, les gens vont écouter des histoires.

SA : Ils vivent par procuration.

GD : Voilà ils vivent par procuration, et ça je me dis, c’est pas forcément quelque chose de terrible. Ca serait peut être mieux qu’eux-même vivent les choses. Et puis si, plus personne ne vit rien, de quoi va parler la fiction. C’est aussi un problème. Donc c’est vraiment des questions passionnantes de savoir “à quoi allons nous passer nos journées quand nous serons un peu libérés du travail”. Ca veut pas dire qu’on ne va plus travailler. Mais supposons qu’on travaille 4 heures par jour par exemple, à quoi allons nous passer les 20 heures qui restent ? C’est une vraie question à laquelle j’ai pas plus de réponse qu’à la..

R : A l’art, à la création

GD : Oui mais la création, il faut bien, si on pense à l’art comme l’art de raconter des histoires, c’est pas uniquement ça, mais en même temps on ne va pas non plus passer nos journées à courir d’une galerie à une autre, pour voir de la peinture ou de la sculpture par exemple.

SA : Je connais des gens qui font ça.

GD : Bon ok, on va pas tous faire ça.

N : En fait sur l’art de raconter des histoires ça rebondit sur la remarque que je voulais faire sur le début de l’intervention de Robin qui ne se voit pas remplacé. Je pense que ce que disait Robin allait un tout petit peu plus loin parce que quand on avait abordé le sujet, c’était même moi qui avait abordé le sujet et je n’avais pas dit tout de suite “je ne pourrais pas être remplacé”, mais j’avais l’impression au fil de mes lectures c’est qu’il y aurait toujours besoin d’un humain dans la chaîne pour un rôle qui est finalement assez futile mais qui est : “on aurait une machine, par exemple pour le médecin, totalement automatique qui fait le diagnostic mais il y aurait un humain pour juste dire ‘monsieur vous avez un cancer’ “. Parce qu’il y a besoin du contact humain, parce qu’il y a besoin de tout un contact physique etc. Alors on peut aller très loin en se disant “on va construire un robot qui va reproduire physiquement un humain” mais ça a peu d’intérêt par rapport à mettre un humain pour juste transmettre le message. Et ça rejoint un peu l’idée de dire, il y a d’autres personnes qui disent que toute la partie story-telling qui finalement est juste “raconter des choses à des humains par des humains” sera sans doute encore faite par des humains parce qu’en fait ça a peu d’intérêt à être fait par des machines.

GD : Alors il est possible, au lieux de passer des centaines d’heures à soigner un patient, peut-être on a juste besoin d’un médecin, une minute, pour lui annoncer ce type de nouvelle. En tout cas moi je ne suis pas prêt à recevoir un mail qui dit que j’ai un cancer ou non. Donc c’est sur. Cela dit, est-ce que le contact humain est toujours aussi intéressant que dans ce cas là. Par exemple, il y a beaucoup de gens, il y a quelques années, qui trouvaient rébarbatifs d’utiliser une machine pour acheter un ticket de métro. Ils trouvaient que c’était mieux de discuter avec un agent de la RATP qui leur vendait un ticket de métro. Alors en fait quand on voit le type de contact humain qu’on a avec un agent de la RATP qui en général est derrière une vitre, moi c’est le genre de contact dont je peux me passer. Et surtout si je pense à la vie de cette personne qui passe essentiellement 8 heures par jour enfermée dans une cage à donner des tickets de métro, je me dis “si cette personne peut être remplacée par une machine, à la fois c’est mieux pour elle, et puis même c’est presque mieux pour moi”. C’est cette espèce de fausse interaction humaine, ou même l’interaction qu’on peut avoir avec un caissier ou une caissière au supermarché, c’est vrai que ça met un peu d’humanité, mais pas énormément d’humanité. En revanche, ce qui est vrai, c’est qu’il faut réfléchir au peu de contact qu’on a avec des personnes, à comment rendre ces contact de qualité. Pour beaucoup de contacts qu’on a dans un échange commercial, sont finalement des contacts assez pauvres. Par exemple, je préfère de loin envoyer un mail à une administration que passer 3 heures au téléphone à expliquer 30 fois mon problème à 30 personnes différentes parce que j’ai pas encore trouvé la bonne personne. Je me dis, au moins, si mon mail doit être forwardé, si on doit le faire suivre 30 fois, au moins je n’aurais pas à la retaper. Cette interaction au téléphone avec des administrations, elle est horrible. Si on peut la supprimer, même si on pense que c’est un contact humain donc on se dit que c’est bien a priori. En fait non, c’est bien que ce type d’interaction soit supprimé pour être remplacé par des choses plus riches.

N : Serge, tu as peut être un avis là-dessus, vu qu’en parallèle d’être informaticien, tu es romancier. Donc le fait de raconter des histoires à d’autres humains, est-ce que c’est comme le métier d’enseignant, ça ne sera jamais remplacé par des machines ?

SA : C’est une bonne question parce que là-dedans, il y a deux métiers en fait. Il y a deux actions. Il y a l’action d’écrire un roman. Et il y a l’action de le lire. Et donc si on se projette vraiment dans “où va l’avenir” et qu’on arrive à voir des machines capables d’écrire des romans qui soient, à la limite même de meilleure qualité, plus passionnants, plus intéressants, plus tout (meilleur entre guillemets parce ce que c’est compliqué d’arriver à classifier meilleur, mais meilleur que ce que ferait un écrivain) et bien premièrement, ça n’empêcherait pas le plaisir que moi je trouve à écrire. Le premier plaisir que j’ai c’est d’abord d’écrire et de me faire lire par des amis. En dehors de ça, ce truc là à mon avis, c’est pas quelques chose qui est négociable, c’est-à-dire qu’une personne peut toujours trouver du plaisir à écrire même s’il y a plein d’ordinateurs qui le font mieux qu’elle. Et j’ose espérer que mes amis ont plus de plaisir à lire ce que j’ai écrit que lire ce qu’a écrit un ordinateur. Donc de ce point de vue là, cette partie là, j’y crois un peu. Alors après, la question de savoir si un jour un ordinateur sera capable d’écrire mieux qu’un humain, je n’en sais rien. Je pense que c’est pas demain matin, quand on voit les difficultés qu’on a avec Google Translate ou des choses comme ça, qui ont fait énormément de progrès, mais on est encore assez loin. Des ordinateurs qui écrivent des textes, il y en a. Il y a des programmes qui arrivent à écrire des textes, c’est assez pathétique. Il y a des domaines où l’on se débrouille beaucoup mieux.

N : Ca permet d’être publié parfois par contre.

SA : Oui ça permet d’être publié.

N : D’être publié scientifiquement, je crois qu’il y a des ordinateurs qui ont réussi à faire des publications scientifiques.

SA : Non ça, c’est parce que le reviewing a pas fait son travail.

GD : Les mauvaises publications scientifiques, il y en a qui sont écrites par des ordinateurs mais aussi par des êtres humains. (rires)

SA : Là je pars du principe que j’écris des romans intéressants et que mes compétiteurs sont des ordinateurs qui écrivent aussi des romans intéressants.

Machine a écrire

GD : Cela dit, moi je vais vous révéler une chose, c’est qu’en fait les romans de Serge sont écrits par une machine. Alors pas entièrement mais, la manière dont Serge écrit, il écrit avec un traitement de texte, est grandement transformée par le fait qu’il écrive avec un traitement de texte. Il s’avère que je suis suffisamment vieux pour avoir écrit un texte à la machine à écrire. Et quand vous vous trompiez à la machine à écrire, il y avait une petit peinture blanche qu’on mettait sur le texte faux et il fallait attendre qu’elle sèche et on pouvait retaper dessus. Mais on ne pouvait pas le faire plus de deux fois ou trois fois. Et donc il faut penser que même Flaubert qui ré-écrivait énormément (il écrivait 8 ou 10 diversions du même texte, où il y avait des petits bouts, des flèches qui lui permettaient de rajouter un morceau de phrase etc. ) et bien le processus même d’écrire a été grandement transformé par les traitements de texte. Simplement par le fait qu’on peut essayer, on peut transformer le texte à l’infini, et d’ailleurs c’est pour cela des fois qu’on arrive pas à finir ce qu’on écrit, mais on peut écrire peut être 100 fois la même chose, simplement en déplaçant un adjectif, en se disant “non il est mieux là, non il est mieux là, non il est mieux là…” et finalement je le supprime.

N : Des proposition de synonymes, des meilleures formules…

SA : Il y a aussi autre chose. Quand on écrit, on écrit avec derrière soi, le web. Et ça, ça a changé complètement l’écriture et j’ai l’impression de temps en temps sur certains romans que je lis, de lire des passages de Wikipedia. Et j’imagine que c’est très tentant pour un écrivain. Vous êtes en train de raconter, je ne sais pas, vous allez vous balader du côté du métro Crimée et par exemple, et vous n’y connaissez pas grand chose. Donc vous allez sur Wikipedia, ou sur le Web, ou sur n’importe quoi, et puis vous allez trouver des tas de textes qui vont raconter des troquets sympathiques à côté du métro Crimée. Sur certains textes, j’ai l’impression de lire du Wikipedia. Je ne sais pas si c’est une fausse impression, mais des fois on a l’impression que c’est quand même très copié/collé.

GD : Wikipedia nous donne à tous, le bonheur d’être érudit. Alors souvent d’une fausse érudition puisqu’on citait Flaubert, c’est souvent une érudition à la Bouvard et Pécuchet. J’avais fait une conf à Rouen une fois où j’avais commencé d’une manière très très érudite en discutant une phrase de Montaigne que tout le monde cite, mais que tout le monde cite mal, et j’avais essayé de donner la bonne citation de Montaigne. J’avais dit exactement d’où ça sortait dans les essais et dans quelle édition etc. Et une demi-heure après, au cours de la conf, j’avais essayé de poser la question à mon auditoire, je leur avais dit : “mais à votre avis, d’où me vient mon érudition sur Montaigne ? Est-ce que vous pensez réellement que j’ai passé 20 ans de ma vie dans une bibliothèque à comparer différentes éditions de Montaigne, et les brouillons de ceci et de cela”. Et j’ai dit : “mais bien sûr que non, j’ai juste trouvé ça dans Wikipedia une demi-heure avant de préparer l’exposé”. Et ça, c’est très différent. J’aurais fait le même exposé il y a 50 ans, allez retrouver une citation dans les 800 pages des essais de Montaigne, je crois que ça m’aurait un peu fatigué. J’aurais abandonné tout de suite. Alors que là, juste en tapant la citation que je connaissais par coeur, je suis tombée sur le texte de Montaigne et je me suis aperçu que la citation était mauvaise, qu’elle était pas exacte, et qu’il y a une forme d’érudition que je retrouve dans beaucoup de textes que je lis. C’est à dire, tout d’un coup, par exemple mes amis qui travaillent sur le logiciel libre, sont devenus incollables sur l’histoire du droit d’auteur, de Beaumarchais etc. Bon je sais un peu d’où leur vient leur érudition.

N : Et j’ajouterais même que c’est aussi quelque chose qui a révolutionné il y a quelques années un peu plus le monde de la recherche. Moi je sais que j’ai fait une thèse après la création de Google Scholar, je n’imagine même pas comment on faisait avant en fait. Google Scholar, c’est Google pour les scientifiques, c’est pour chercher des publications, on peut chercher par auteur, on voit le nombre de citations etc., on peut télécharger les publications.

SA : Toi t’es matheux, mais moi je vois par exemple en histoire, la façon dont ça change est énorme. C’est à dire qu’il y a 50 ans, un historien, son fond de commerce, c’était de prendre sa valise et d’aller étudier un fond bibliothécaire à New York, à Rome, n’importe où. C’était ça son travail. Donc il allait et il désossait des fonds bibliothécaires et il écrivait  son petit truc. Maintenant c’est déjà relativement standard, il y a énormément de documents qui sont de matière première, de matière brute, qui sont disponibles sur Internet. Et dans 50 ans grosso modo, tout sera disponible, pratiquement numérisé. Et donc le métier va changer. C’est à dire qu’on pourra faire ce genre de recherches sans quitter son bureau.

N : Ne serait-ce que pour chercher du texte dans un livre. Parce qu’en fait c’est un enfer quand on retombe sur un livre papier qui n’est pas numérisé d’aller chercher un texte, on a plus l’habitude. Je vais revenir du coup sur le gros du débat du sujet, c’était la politique. Je vais faire un tout petit peu l’avocat du diable. Tu disais tout à l’heure que c’était un sujet qui n’était pas très débattu. Moi j’ai plutôt l’impression que le choix, il est déjà fait par certaines entreprises qui en fait ont décidé que la répartition des richesses, c’était à sens unique. Et en fait ce choix politique il est fait aujourd’hui dans la plupart des technologies qu’on utilise. Et j’ai l’impression de manière consciente.

GD : Alors c’est vrai que les inégalités ont beaucoup augmenté du fait de l’automatisation d’un certain nombre de tâches et on voit que les propriétaires des entreprises, je ne sais pas on peut citer Google, Apple, Facebook et Amazon si on veut, mais également d’autres entreprises comme Uber, Airb’n’b etc.

N : De toute façon, toute l’économie numérique aujourd’hui fonctionne sur ce même modèle.

GD : Oui mais on s’aperçoit qu’il y a des fortunes énormes qui sont construites. Donc ça veut dire qu’effectivement aujourd’hui, une grande partie de la richesses qui est créée par des machines, elle est accaparée par un petit nombre de gens qui sont en général des gens de talent. Mais leur talent ne justifie pas qu’ils soient aussi riches. Leur talent pourrait justifier qu’ils soient un peu plus riches peut être, mais certainement pas qu’ils soient 10 000 fois, 100 000 fois, 1 million de fois plus riche qu’un ouvrier ou qu’un chercheur. Et alors il faut se poser la question : pourquoi. Est-ce que c’est vraiment un choix pérenne qu’on a fait pour l’avenir, ou est-ce que c’est juste parce qu’on pense aujourd’hui avec des technologies du XXIème siècle, mais des systèmes politiques, des valeurs qui sont celles du XXème siècle. Donc par exemple, j’ai fait une fois une intervention, non pas à Rouen cette fois-ci mais à Caen, vous voyez que je voyage beaucoup, devant des lycéens et le thème de la conférence c’était le téléchargement légal et illégal. J’ai commencé par leur poser la question : “est ce que vous trouvez normal que Johnny, Maître Gims et Mylène Farmer (je suis désolé c’était les 3 qui  avaient eu le revenu le plus important à la Sacem cette année-là, c’était, il y a quelques années), est-ce que vous trouvez qu’il soit normal qu’ils soient aussi riches ? Est-ce qu’il est normal qu’ils gagnent des millions d’euros alors que certains musiciens, peut être moins talentueux, vivent avec quelques milliers d’euros par an”. J’ai posé cette question aux lycéens. Moi je m’attendais un petit peu à des lycéens idéalistes qui allaient  me répondre que non, qu’il faudrait que tout le monde gagne la même somme d’argent, ou je ne sais quoi. Mais pas du tout, pas du tout. Ils m’ont dit : “mais c’est incroyable, Maître Gims, il a un tel talent que c’est normal qu’il gagne 1000 fois ou 100 000 fois ce que gagne un musicien ordinaire”. Alors c’est pas des vieux qui ont vécu au XXème siècle principalement, c’était des jeunes qui étaient nés dans les années 2000. On voit que ces valeurs qui sont les nôtres, sont encore celles que quelqu’un qui a beaucoup de talent, il est normal qu’il ait un écart de salaire gigantesque avec le reste du monde. Cette idée, à mon avis, va au cours du XXIème siècle, un petit peu être relativisée. On s’aperçoit que pour les patrons, elle est déjà relativisée. C’est à dire on commence à se poser la question, quel est le salaire d’un patron comparé à un employé de son entreprise. C’est une bonne question mais il faut bien voir que les patrons sont des pauvres comparés aux footballeurs et aux chanteurs. Aujourd’hui on ne remet pas en cause les salaires des grands sportifs et des grands artistes et également des grands découvreurs, des grands ingénieurs, des grands innovateurs, mais je pense que cette question, on ne pourra pas y échapper au XXIème siècle. Ou alors on va aller vers un monde tellement inégalitaire qui risque d’il y avoir, je ne sais pas, des violences physiques, des révolutions. Une fois on avait demandé à Picasso pourquoi il était au parti communiste. Il avait répondu : “parce que je suis millionnaire et je veux le rester”. Je crois qu’un jour les Picasso, et les Johnny, vont devoir comprendre que le monde dans lequel on vit, ne peut pas fonctionner comme ça. Ils étaient un tout petit nombre au XXème siècle, mais il va nécessairement y avoir une re-définition de ça. On vit encore dans le monde du XXème siècle du point de vue politique et du point de vue des valeurs.

N : Et avant que ça vienne de la politique, est-ce que c’est pas aussi raisonner comme au XXème siècle finalement. Parce que si on prend un exemple qui est très contemporain, le bitcoin, ça marquait un peu une étape où justement on a mis en dur dans un code source, des idéologies politiques, dont une idée d’anti-inflation dans un code source. Du coup est-ce qu’on a vraiment besoin d’attendre de la politique ou c’est pas par des individus ici et là, et par l’utilisation de leurs logiciels qu’on va réussir à modifier cette répartition et ce système.

SA : Je pense que la situation est complexe et on va prendre un exemple très concret qui est les grandes plateformes du web qui, aujourd’hui, accaparent une partie de la richesse mondiale considérable et qui d’une certaine façon, se comportent un peu en oligopole parce qu’ils disposent des données que personne d’autre n’a, dont dispose personne d’autre, des moyens de calcul, de tout ça, et d’une certaine façon, de fait aujourd’hui, ils biaisent complètement toute concurrence commerciale. En tout cas à terme, la concurrence commerciale n’existe plus, et il y a aura quelques grandes oligopoles comme ça qui vont se partager tout le futur du Web avec tout ce que ça veut dire parce que c’est pas juste un truc d’informaticien le Web. Aujourd’hui le Web c’est là que vous choisissez votre hôtel, vous prenez votre transport, vous achetez vos bouquins etc. C’est tout ça, c’est tout le commerce qui est en jeux.

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Dessin de Inti

N : Mais personne n’est forcé d’utiliser Google, pour les citer, pour chercher son hôtel

SA : C’est plus complètement clair. C’est à dire que d’abord ils sont quand même très professionnels, ils offrent un service. Prenons Booking, ils vous offrent un service qui est incomparable et vous avez besoin d’un hôtel, vous avez soit le choix de vous emmerder pendant une demi-heure sur le Web, soit vous allez sur Booking, vous allez avoir à peu près accès à tous les hôtels qui sont dans l’endroit où vous allez, vous allez avoir des commentaires, tout ça est vachement pratique, il y a juste à cliquer, tout est bien etc. Donc il y a aussi le côté pratique et le côté informatif, ça rend un service. Les gens vont pas là-dessus juste parce qu’ils aiment pas les hôtels, ils vont là-dessus parce que c’est plus pratique que d’aller regarder dans tous les hôtels. Et on retrouve ça, on peut décliner. Donc la question maintenant c’est : “est-ce qu’on peut sortir de ce modèle là”. C’est un modèle, qui est un modèle d’une certaine façon de réseaux, où “plus vous avez de puissance, plus vous accaparez de clients; plus vous avez de clients, plus vous avez de puissance” etc. D’une certaine façon,est-ce qu’on a une chance de sortir de ce modèle là. La réponse est : surement mais la solution sera pas triviale d’accord. Première chose : est ce qu’on a besoin des gouvernements ? Je pense que oui, on a besoin des gouvernements. Si aujourd’hui, ces boites-là, par exemple, ne paient quasiment pas d’impôt en France, c’est pas moi qui décide des impôts. Demandez à tous les gens autour de vous, est ce que c’est normal que, je sais pas, Google, Amazon et Facebook ensembles en France payent moins d’impôt que Yellow Pages, les Pages Jaunes, les gens vont dire “non, c’est complètement débile”. Mais bon c’est pas vous qui décidez des impôts. C’est un truc qui doit être fait par les gouvernements. Donc ça c’est quelque chose qui doit être fondamentalement des choix politiques et des choix qui peuvent être faits que par les gouvernements et pas vous, c’est pas vous qui décidez des impôts. A la limite, même pas les gouvernements français, là on parle de l’Europe.

N : C’est ce qui allait me faire réagir : ce qu’on appelle “gouvernement” aujourd’hui sont très liés aux états qui sont des notions qui sont très liées à une position géographique. Ce qui est un réel non-sens par rapport à tous ces acteurs dont on parle.

SA : C’est un non-sens, mais c’est aujourd’hui, le degré dans lequel les impôts sont perçus, et les dépenses qui correspondent aux impôts sont réalisées. Donc on ne peut pas dire “non, je suis désolé, ces grosses boites sont internationales donc elles ne paieront pas d’impôt en France” parce que c’est en France qu’il faut payer les hôpitaux et les écoles et l’armée.

N : Alors justement ça me fait rebondir : est-ce que la description tout à l’heure de ce service de qualité etc, ça fait beaucoup penser à une description du service public finalement. Est-ce qu’un rôle de moteur de recherche, c’est pas un rôle de service public plutôt que d’une entreprise privée ?

GD : Alors Serge a évoqué un point qui est important, c’est celui d’un principe qu’en informatique, on appelle “le vainqueur remporte toute la mise”. Vous savez certainement, parce que vous l’avez vécu, que quand on est 8 à manger une pizza, on a moins de pizza que quand on est 4 à manger une pizza. Donc plus on est à manger la pizza, moins il y a de pizza. En informatique les choses marchent exactement selon le principe inverse. Plus vous êtes sur un réseau social, mieux c’est. C’est-à-dire, si vous faites un réseau social et vous êtes 4, ben c’est moins bien que si vous faites un réseau social et que vous êtes 8. Vous allez pouvoir échanger avec plus de personnes. Par exemple, la valeur d’un opérateur de téléphonie mobile, c’est-à-dire principalement d’un carnet d’abonnés, et bien elle ne croit pas linéairement avec le nombre d’abonnés, elle croît plus vite parce que, chaque abonné a un meilleur service plus il y a d’abonnés. Donc ça, ça veut dire que le mécanisme qu’on connaissait pour réguler l’économie de la pizza, qui était la concurrence, qui était de dire : “comme la pizza est un bien à partager, et bien, le mécanisme de la concurrence va faire qu’il y aura plusieurs pizzerias, et c’est la meilleure pizzeria qui va vendre plus de pizzas mais les autres vont quand même avoir une part de marché etc.”. Ce système de la concurrence il aboutit dans le cas des objets informatiques, à un monopole. C’est-à-dire, vous pouvez trouver aujourd’hui que le réseau Internet est mauvais, vous pouvez décider de faire un réseau parallèle, vous pouvez commencer à déployer de la fibre optique à travers Paris, sous l’océan etc., vous n’arriverez pas à dépasser Internet parce qu’Internet a déjà beaucoup d’ordinateurs qui sont connectés et donc Internet aura toujours une valeur supérieure à la votre. Donc on s’aperçoit que toute notre manière de penser l’économie en gros depuis le Moyen-Âge, qui était fondée sur la concurrence, et bien là, ne fonctionne plus tout à fait. Donc ça veut dire que nécessairement, il va y avoir d’autres idées, d’autres systèmes politiques, d’autres valeurs qui vont apparaître. Et encore une fois, je ne sais pas exactement par quel processus, et je ne sais pas exactement quelles valeurs vont émerger, c’est pas forcément des valeurs qui seront meilleures que celles qu’on a aujourd’hui, mais il y a vraiment un changement dans la nature même des objets économiques, dans la nature même des biens qui fait que les choses ne pourront pas rester dans l’état dans lequel on les connaît aujourd’hui. Juste un petit calcul que j’ai fait pour vous sur le rôle des états. Parce que quand je parlais de la sphère politique, je ne pensais pas uniquement au gouvernement d’un état particulier. Il y a une légende urbaine, je ne sais pas si c’est vrai ou si c’est faux mais ça n’est pas très grave, on a découpé en décembre 1789 le royaume de France à l’époque en départements. Il y a plus ou moins une légende qui veut qu’on ait choisi la taille des départements de manière à ce que de n’importe quel point on puisse faire l’aller/retour au chef-lieux, à cheval, en moins d’une journée. En fait il semble que ça soit plutôt faux, mais disons c’est pas grave, en fait la taille des départements correspond à peu près à ça. C’est-à-dire vous êtes en général à 50 kilomètres du chef-lieux, ou à 60, ou quelques chose comme ça. Bon pourquoi le cheval ? Parce que le cheval était le meilleur moyen, le moyen le plus rapide, à la fin du XVIIIème siècle, pour transporter un bit d’information d’un point A à un point B. Le bit d’information vous le mettiez sur le dos d’un cheval, ça pouvait être, ou bien, une pièce de monnaie, ou bien une lettre, ou bien même un messager qui allait répéter le message une fois arrivé au chef-lieux. Et puis vous lanciez le cheval au galop qui allait à 20 kilomètres-heure, et c’était bien comme ça. Aujourd’hui, le moyen  le plus rapide pour envoyer un bit d’information d’un point à un autre, c’est la fibre optique et donc le photon dans la fibre optique va un peu moins vite que dans le vide, il va seulement à 200 000 kilomètres par seconde. Et donc si on découpait aujourd’hui les départements selon le même algorithme que celui qu’on employait à la fin du XVIIIème siècle, et bien on s’apercevrait que le département dans lequel on vit ici, et je pense que ça concerne beaucoup des auditeurs, le calcul sera peu différent, il irait jusqu’à la planète Uranus. La Planète Uranus serait dans notre département, mais la planète Neptune serait dans la même région mais dans le département voisin. Donc ça veut dire que la taille des départements est quelque chose de tout à fait ridicule aujourd’hui. Toute l’idée politique qu’on avait eu au XXème que c’était bien de décentraliser, finalement, ça sert surtout à dupliquer d’une mairie d’arrondissement à l’autre des services qui font la même chose et qui ne se parlent pas. Ca veut dire qu’il y aura aussi nécessairement des émergences de pouvoirs mondiaux, par exemple il y a un pouvoir qui est faible, qui n’est pas très important, qui est celui de donner des noms de domaine sur le Web

N : Ils ne font pas parti aussi des gros qui ont un peu tous les pouvoirs très centralisés ?

GD : En tout cas, c’est une administration mondiale. C’est-à-dire, on ne peut pas imaginer que chaque pays distribue des adresses IP et des noms de domaine indépendamment des autres. Bon alors distribuer des adresses IP, des noms de domaine, c’est un peu sensible, c’est pas non plus un grand pouvoir, donc on est pas dans une entreprise qui accapare un pouvoir énorme mais on ne peut pas imaginer cette entreprise au niveau de l’Union Européenne avec ou sans Royaume-Uni, qui ne change rien à l’ordre de grandeur de l’Union Européenne car c’est un trop petit pays.

N : Mais alors justement sur cette logique de bit et de la taille jusqu’à Uranus… Autant on a le département et le département d’à côté où on devrait même plus parler du département d’à côté, on est tous dans le même département. Mais on a quand même une différence : c’est qu’on va avoir des communautés assez disjointes qui sont sur la même zone géographique. Ça rejoint ce que je faisais remarquer tout à l’heure où finalement, la géographie est peut être plus le moyen de regrouper les individus pour créer un gouvernement ou des règles.

SA : C’est vrai et c’est pour ça qu’il faut pas s’arrêter non plus aux gouvernements parce que ça n’est pas la bonne mesure et je pense qu’il faut les contre-pouvoirs de ces grandes entreprises du Web. Bon évidement j’ai commencé par dire les gouvernements parce que là c’est ce qui peut décider à court-terme. Mais les vrais contre-pouvoirs à mon avis se situent ailleurs. C’est dans un registre qui est un registre beaucoup plus politique au sens qu’il ne connaît pas forcément non plus de frontière d’état. Par exemple il y a une économie qui est ancienne, qui est pas quelque chose de nouveau et qui marche particulièrement bien en France et qui s’appelle l’économie sociale et solidaire. C’est une vieille idée, c’est l’idée qu’on est dans une collectivité avec des gens qui ont à peu près des besoins et des envies qu’ils vont partager et qu’ils vont mettre ensemble des ressources. Donc une alternative crédible à ce genre d’organisations, l’organisation actuelle qui est une organisation d’oligopole avec des sociétés qui font leur boulot (je veux dire moi j’ai rien contre le fait qu’on leur a mis un cadre dans lequel elles font de l’argent et dans ce cadre là, elles vendent des bons services et tout le monde est content et on les achète etc.) et bien si on veut s’organiser autrement, il y a d’autres façons de s’organiser. Il y a des résultats qui sont des résultats tangibles. On a vu par exemple des collectivités développer des logiciels libres. Internet aujourd’hui fonctionne majoritairement sur des logiciels libres, pas des trucs qui ont été développés par IBM ou Microsoft, par des logiciels qui ont été développés par la communauté des logiciels libres. On voit Wikipedia. Donc il y a des possibilités de s’organiser autrement. Alors évidemment c’est des espaces de liberté qu’il faut que les gens arrivent à acquérir mais il y a absolument aucune raison. C’est tout à fait possible qu’un état se mette à développer son propre moteur de recherche et puis son propre réseau social etc.

N : Il y a les chinois qui ont essayé plusieurs fois, même en France

SA : En France ça marchait plus ou moins bien, mais il y a les pays qui y sont arrivés. Il y a Baidu en Chine, en Russie aussi donc je suis pas certain que je serais plus confiant dans un moteur de recherche d’état comme Baidu que dans un moteur de recherche commercial comme Google, pour balancer les vrais noms. Par contre ce que je pense c’est que dans les zones de liberté qu’on veut conquérir, on peut le faire, mais il faut que les internautes, les associations se prennent un peu en charge. Et c’est possible.

GD : J’étais assez surpris dans une visite en Amérique Latine. Je discutais avec des informaticiens des données qui appartiennent aux élèves. Donc quand on fait de l’enseignement en ligne, les élèves laissent énormément de traces de leur présence, de leurs devoirs, de leurs notes, de leur assiduité, de leurs questions. Et donc j’insistais sur le fait qu’en France on était très sensible au fait que ces données ne soient pas gérées par des entreprises comme Amazon qui est un hébergeur de Cloud, un hébergeur d’espace de stockage extrêmement efficace etc.

N : Qui possède quasiment une majorité d’Internet aujourd’hui

GD : Tout à fait, donc je leur ai expliqué qu’on avait décidé en France que ces données devaient être sur un ordinateur qui appartenait à l’état et qui était situé sur le territoire de manière à éviter que ces données soient vendues. Et donc il y a un commerce potentiellement très lucratif à vendre des CV de gens qui sont directement issus de leur interaction en ligne. Donc on était très opposé à ça en France et on a développé par exemple dans la plateforme France Université Numérique,

Logo de France Université Numérique

cette idée de la souveraineté des données, que ces données sont trop sensibles pour être n’importe où. Et en fait j’étais très étonné, enfin pas c’est pas si étonnant quand on y réfléchit mais j’étais juste bête, et donc j’ai été très surpris du fait que mes collègues sud-américains, eux, l’idée de donner des données à l’état leur semblait monstrueuse. Ils disaient : “mais bien entendu il faut que ça soit des entreprises privées qui gardent ces données parce que l’état va utiliser ces données ensuite. Imaginez qu’il y a une dictature en France et l’état récupère ces données à ce moment là, l’état va savoir ou vous habitez, l’état va savoir…”. Donc cette idée qu’on a en Europe que l’état est le gentil et l’entreprise, c’est le méchant, et bien en Amérique Latine, ils pensent que l’entreprise c’est les méchants et que l’état c’est les très méchants. (rires)

R : Ils ont pas tout à fait la même histoire.

GD : Ils ont pas tout à fait la même histoire effectivement ça s’explique très bien par leur histoire. Mais cette manière qu’on a de penser, c’était très intéressant de voir que les sud-américains ne comprenaient rien de ce qu’on racontait. Ils disaient exactement l’inverse.

N : Il me semble qu’en France il y a quand même aussi des restrictions là-dessus. Je sais qu’il y a eu tout un débat sur une carte d’identité numérique, en gros ce que fait Facebook, ou Twitter Connect aujourd’hui qui devrait être un rôle de carte d’identité public. Il y a beaucoup de gens aujourd’hui qui se disent : “en effet c’est pas bien que ça soit Facebook” mais ça serait pas fou non plus que ça soit le gouvernement même en France.

SA : Il y a des pays, je crois le Danemark par exemple, où on donne systématiquement aux citoyens une identité numérique et un lieu de stockage officiel, public, protégé dans lequel ils peuvent mettre leurs pièces d’identité etc. Si vous avez suffisamment confiance dans l’état, c’est le meilleur endroit où vous pouvez le mettre.

N : Moi ça me parait pas délirant comme idée. Pour en revenir sur les histoires de gouvernements, on parlait tout à l’heure de l’ICANN qui gère les noms de domaine etc. Un des premiers exemples aussi de collaboration mondiale dont on a parlé il y a quelques semaines, enfin premier exemple je crois qu’il est venu après l’ICANN, c’est le Web aussi qui est une collaboration mondiale. Le Web a une particularité supplémentaire, et c’est pour ça que je voulais y venir, c’est qu’il n’a pas de chef non plus. C’est même une des premières défaites d’un Minitel qui avait un grand chef et qui n’a pas réussi à survivre par rapport à un Web qui lui avait pas de chef et était décentralisé. Et avec tout ce qui est économie du partage etc, si on passe sous silence que pour l’instant la plupart des économies de partage ont des grosses sociétés derrière qui prennent tout l’argent sur le côté, et c’est pas très dur d’imaginer donc ça va sans doute arriver un jour qu’il y ait des économies de logiciels libres qui gèrent le partage et qui en fait prennent pas vraiment de sous à côté. Est-ce que c’est pas aussi des gouvernements en fait, sans gouvernant qui vont devoir émerger pour répondre aussi à ces aspects de réseaux où on est de plus en plus connecté dans une forme de graphe sans vraiment avoir de pyramide avec une tête. Je ne sais pas si ça vous fait réagir ou pas.

SA : Je suis pas certain de comprendre mais c’est un peu compliqué. La question c’est que les phénomènes de réseaux dont on a déjà parlé et que Gilles a expliqué, font que “rich gets richer”. C’est-à-dire que plus tu es gros et plus tu deviens incontournable et plus tu as un rôle d’attraction etc. Donc la question c’est d’arriver à faire que ces associations, ces groupements qui possèdent tout le pouvoir, se comportent de façon humaine, se comportent de façon correcte si on veut, et ne soient pas uniquement des prédateurs. C’est un peu ça. Quand tu es dans une position comme un moteur de recherche dominant, pour pas donner de nom, et que tu lances un nouveau service, tu peux éliminer la compétition en t’arrangeant pour que la compétition de ton nouveau service n’apparaisse pas dans la première page du moteur de recherche. Donc c’est une distorsion de concurrence comme on en a rarement eu, mais c’est pas nouveau, on en a déjà eu. Mais c’est une distorsion de concurrence qui correspond en fait à tuer deux grandes idées. Premièrement, l’égalité des chances, la liberté du commerce d’une certaine façon, disparaît. Et, deuxièmement, ta liberté en tant que personne de choisir ce que tu veux et l’information que tu veux avoir, les produits que tu veux avoir etc disparaît aussi. Ça, il faut bien voir que c’est la chose qu’on vit en ce moment. Et on vit ça avec le Web et quand on transpose ça aux places de marché pour les téléphones, Apple store etc., ça devient encore pire. Parce qu’encore, sur le Web, n’importe qui peut aller, c’est encore un espace relativement libre. C’est déjà un peu discutable puisque la plupart des gens y accèdent maintenant à partir des moteurs de recherches, ou à partir des réseaux sociaux donc ils ont une vision complètement distordue de l’espace puisque la vision de l’espace que tu as, c’est essentiellement la classification que tu as dans le moteur de recherche ou ce qu’on te propose dans ton réseau social. Il faut voir qu’énormément de jeunes n’accèdent le Web plus que par Facebook. Et que pour beaucoup de gens, je vais pas balancer des noms, mais il y a des gens pour qui aller sur le Web c’est aller sur Google. Ils ne voient pas la différence. Si tu veux, là on est en train de parler d’une distorsion totale de l’espace qu’on te propose. Et alors quand tu passes après à ce machin là qui est un téléphone portable, c’est encore pire. Parce que si tu ne plais pas à Apple Store, tu n’es juste pas dedans. C’est ce genre de choses dont on parle, et la question c’est : “est-ce que les internautes, est-ce que les associations, est-ce que les mouvements comme le logiciel libre, est-ce que l’économie sociale et solidaire, est-ce que toute cette partie de la société qui a énormément de dynamisme, de créativité etc, est-ce qu’elle peut arriver à faire quelque chose pour contrebalancer cet énorme pouvoir qui d’une certaine façon est comme une espèce de vague de fond qui, si on ne fait pas attention, si on ne fait rien, fera qu’on va arriver dans une monde dans lequel l’information sera contrôlée par quelques entreprises.

GD : Alors je vais essayer d’être un peu plus optimiste.

SA : Je suis pas pessimiste, je crois fortement qu’il y a un énorme pouvoir des associations et des gens, si tu veux. Le pouvoir, je ne sais plus qui l’a dit tout à l’heure, c’est “tu peux partir”. C’est à dire que quand Instagram a mis des règles à la con, les gens sont partis par milliers, et Instagram a reculé. Donc je pense qu’il y a un pouvoir considérable. Il faut prendre en compte ce pouvoir.

R : Et puis des expériences comme Wikipedia

Logo Wikipedia

SA : Wikipedia, les logiciels libres..

R : Rendent hyper optimiste

SA : Je suis pas du tout pessimiste mais je pense qu’il faut agir.

GD : D’accord, c’était juste pour trouver une transition que j’avais dit ça. (rires) Donc j’ai fait un petit calcul pour vous. Je me suis demandé un jour pourquoi on élisait des présidents de la république, et comment on les élisait. D’abord, il faut savoir que ça n’a pas toujours existé. Avant il y avait des rois, il y avait des dictateurs.

N : A priori, depuis que c’est démocratique, l’élection en deux tours majoritaires, ça a l’air d’être assez vieux. On avait cherché à un époque mais..

GD : Les idées datent du XVIIIème siècle en gros. Et donc je me suis demandé pourquoi est-ce que l’administration, notre pays, fonctionnait comme ça. Alors il y a plusieurs raisons. Il y a la première, c’est que ceux qui ont mis en place ce système, donc ceux qui l’ont imaginé, ceux qui l’ont mis en place, Montesquieu, Sieyès, vous voyez toute mon érudition et vous devez savoir d’où elle vient…

SA : Ce mec là est informaticien, je le précise. (rires)

GD : Ces gens là avaient un sentiment très anti-démocratique. Ils n’appelaient pas ça une démocratie représentative, ils appelaient ça un régime représentatif et ils l’opposaient à la démocratie qui est ce qu’on appelle plus ou moins aujourd’hui la démocratie directe. Mais ce régime représentatif il a quand même un intérêt, c’est que si vous élisez, mettons tous les cinq ans, un président de la république parmi 32 candidats, alors j’ai juste pris 32 parce que ça simplifie les calculs.

N : C’est la somme minimum des candidats à la primaire de gauche et à la primaire de droite, je crois. (rires)

GD : Ca doit être quelque chose comme ça. Donc c’est un peu gros mais ça ne va pas changer les ordres de grandeur, vous pouvez prendre 20, vous pouvez prendre 10, c’est pareil. Donc en gros, 32, c’est 2 à la puissance 5 , et ça veut dire que vous transmettez au moment où vous mettez votre bulletin dans l’urne, 5 bits d’information. Donc si vous transmettez 5 bits d’information tous les 5 ans, et bien vous faite une petite division, vous vous apercevez que vous avez un débit d’information qui est de 1 bit par an. Alors en général, les informaticiens ne comptent pas les débits d’information en bit par an, ils le comptent en bit par seconde. Donc j’ai fait le calcul à nouveau, et en bit par seconde, ça fait à peu près 10^-7 bits par seconde, c’est à dire un 10 000 000ème de bit à chaque seconde). Juste pour avoir un ordre de grandeur, si vous avez chez vous une box, elle transmet de l’information, un milliard de milliard fois plus vite. Donc le début d’information de la démocratie représentative, il est de l’ordre de un milliardième de milliardième de ce que vous pouvez faire avec une box qui coute 19 euros. Donc c’est une vrai particularité des régimes représentatifs, c’est d’avoir des débits d’information d’un niveau qu’on a rarement vu dans l’histoire, que d’avoir des choses qui ont un débit aussi faible. Et donc on peut se demander pourquoi. Et la réponse c’est aussi qu’on a imaginé ces choses au XVIIIème siècle, un petit peu avant au Royaume-Uni. Mais quand on a imaginé ces choses, et bien organiser une élection générale au niveau de l’état tous les 5 ans, c’était déjà beaucoup de logistique, beaucoup d’organisation, et donc le prix, le coût du débit d’information était très élevé et donc on était obligé d’utiliser des débits aussi faibles. Moi je crois qu’on peut imaginer d’aller un peu au-delà de ces 10^-7 bit par seconde et ça, ça veut dire qu’on a une très grande liberté d’imaginer des institutions différentes. Au départ on a pas juste le choix entre faire comme les français qui élisent un président tous les 5 ans, et les suisses qui votent directement…

SA : ou les anglais qui font un référendum.

GD : …il y a une extrêmement grande diversité des solutions politiques qu’on peut imaginer une fois qu’on un débit d’information un peu plus grand. Et parmi les questions qu’on peut se poser, c’est quel est le rôle des personnes. On parlait de tous les métiers qui peuvent être remplacés par les ordinateurs et par des algorithmes, est-ce qu’on pourrait pas imaginer que le métier de représentant du peuple soit lui même remplacé par un algorithme. Je le propose pas exactement pour demain. Je pense que juste remplacer le maire d’une ville par un algorithme auquel les administrés pourraient envoyer des mails et puis qui ensuite prendrait la meilleure décision pour la ville, n’est pas un système qu’on peut imaginer pour demain. Mais ça veut dire que là aussi le maire d’une ville, le maire d’une petite ville, va pouvoir brasser une beaucoup plus grosse quantité d’information et va pouvoir recevoir beaucoup plus d’information de la part de ses concitoyens.

SA : Si je peux me permettre de t’interrompre, j’ai aussi un point de vue qui est assez important au niveau du fonctionnement de la ville. C’est pas juste le maire de la ville, c’est aussi le citoyen. Le citoyen de la ville, il y a 40 ans, avait énormément de difficulté à savoir ce qui se passait. C’est à dire que, qu’est ce qu’il fallait faire, il fallait qu’il essaie d’assister au conseil municipal, en général c’était compliqué, qu’il aille lire les comptes-rendus de conseils municipaux, c’est compliqué. Dans les villes bien gérées maintenant, le conseil municipal est en ligne, et il y a énormément d’open data qui font que le citoyen de base a une visibilité. Alors je dis pas tout le monde parce que les gens ils ont des gosses, ils ont des trucs à faire, je vise personne, c’est compliqué. Ils ont pas tous le temps de passer leurs soirées à éplucher les comptes de la mairie, mais il y en a qui peuvent le faire, et il y en a qui le font. Je te repasse la parole Gilles, mais juste ce point de vue là, c’est que peut être dans le cadre d’une meilleure démocratie, un des points importants c’est que le citoyen est beaucoup mieux informé. Et quand on regarde, par exemple, les printemps arabes même si ça s’est pas bien passé, ça a pas toujours été hyper idéal, l’effet majeur des nouvelles technologies dans les printemps arabes, est le fait que les citoyens étaient au courant de ce qui se passait, ce qui n’était pas le cas avant. Gilles, vas-y.

GD : J’ai à peu près terminé en fait.

N : Vous dites beaucoup de choses donc je vais juste essayer de rebondir. Je pense que dans les choses extrêmement intéressantes, c’était justement par rapport au système de vote. On a abandonné relativement rapidement la démocratie où on invitait tout le monde et puis où on disait “votez”. Et on est à une époque où on peut se permettre de  refaire de ça, de refaire participer tout le monde. Ca rejoint l’idée de dire “on est tous informé, on est capable de faire participer tout le monde”. Et l’autre aspect où il me semble qu’on a des solutions, je vais vers de l’optimisme aussi parce que le Web que je connais..

GD : Faut arrêter de traumatiser les gens avec des mauvaises idées. (rires)

N : le Web qui est un peu attaqué par ces plateformes entre autre mobiles, c’est un Web qui a un peu été pensé bordélique. Et je me demande si dans ce bordel, on a pas moyen de construire des choses qui sont aussi beaucoup plus efficaces. Quand je dis bordélique, c’est qu’une page web aujourd’hui, elle fait appel à 50 pages Web, services et Cie, à droite, à gauche, qui peuvent être indépendamment modifiés. Alors aujourd’hui, en effet, le Web c’est des entreprises, centralisées souvent, mais pas que, il y a aussi des logiciels libres etc. Et j’ai l’impression que dans cette décentralisation avec en plus la possibilité de participation de masse, on peut construire des choses qui seront beaucoup plus dures à expliquer comme aujourd’hui des algorithmes de machine learning sont extrêmement compliqués à détailler étape par étape, mais qui l’un dans l’autre, fonctionnent mieux. Parce qu’ils ont leur fonctionnement plus organique.

SA : C’est sympa, j’ai pas compris la question.

N : Ha pardon. (rires)

SA : Faut que je réponde quelque chose d’intelligent, j’ai l’habitude, je suis prof.

N : En gros, l’idée derrière si j’essaye de simplifier, j’ai pas autant de talent que vous là-dessus, c’est de se dire : est-ce qu’en construisant quelque chose de plus organique, c’est-à-dire où il y a beaucoup d’individus qui sont tous actifs, et où les données sont décentralisées, les logiciels sont un peu décentralisés, on peut pas construire quelque chose de finalement plus efficace, plus durable.

SA : Alors oui, maintenant j’ai compris. Tout à fait, d’ailleurs c’est ça qu’est l’idée du Web. C’est l’idée d’Internet au départ, faut revenir un peu en arrière.

N : C’est ce qu’on a rappelé il y a deux semaines, il y avait une notion d’édition à la base où chacun pouvait éditer ce qu’il partageait.

R : On a déjà fait une émission sur la différence entre Internet et le Web.

SA : C’est très bien donc les gens ont bien compris qu’au départ c’était un réseau de machines complètement indépendantes, et que c’est pour ça que ça fonctionnait, c’était une indépendance et la distribution des machines. Et dessus on a fait un réseau de contenus complètement indépendant et c’est ça qui a fonctionné et c’est ça qui a donné la richesse du Web d’une certaine façon. Il n’y a pas d’autorité, tout est décentralisé, tout est distribué, chacun est indépendant. Si on regarde du point de vue d’une démocratie, si on veut essayer de faire un parallèle un peu osé, c’est un peu la même chose. C’est-à-dire qu’on veut après passer au niveau des personnes mais on est aux machines, aux contenus. Maintenant on passe aux personnes, aux réseaux sociaux. Un réseau social c’est quoi ? C’est un groupe de personnes sans chef qui s’auto-organise, qui s’auto-informe, qui s’auto-construit. Alors ça, ça marche bien d’une certaine façon parce qu’on retrouve la puissance de la distribution, la puissance du parallélisme. On peut démontrer même formellement, donner des théorèmes pour montrer pourquoi ça marche mieux. Mais mis à part ça, d’un point de vue organisation humaine, c’est très riche. Par contre, quand on veut organiser la cité, il y a besoin quand même d’une certaine structuration. C’est pour ça que moi je crois beaucoup en toute la phase où les gens s’informent, les gens discutent, les gens créent, les gens co-construisent, co-produisent des idées etc. Mais il y a un moment donné où il faut quand même faire des choix et les choix doivent être politiques. Mais un choix politique avec des personnes mieux informées, c’est un meilleur choix politique qu’un choix politique avec des personnes comme c’est par exemple au parlement français votant la loi de renseignement sans rien comprendre du tout à ce qu’il y avait dedans.

GD : Un bon exemple d’apport de la structuration dans un espace plutôt anarchique, c’est les encyclopédies en ligne. C’est-à-dire si demain vous voulez partager des connaissances, je ne sais pas, sur l’algorithme d’unification, vous pouvez faire une page Web et la mettre sur sur votre site et personne ne va jamais la regarder. En revanche si vous essayez d’aller expliquer l’algorithme d’unification dans Wikipedia par exemple, ou dans une autre encyclopédie en ligne, mais là aussi, on s’aperçoit qu’il y a des situations un peu de monopoles qui s’installent, et bien vous avez une audience qui est bien sûr beaucoup plus importante puisque beaucoup de gens vont aller chercher des informations là-dedans. Donc effectivement, au départ, mais je pensais que Serge allait expliquer ça au départ, les bases de données avec des données extrêmement structurées et puis petit à petit, le Web a remplacé ça par des données moins structurées mais on s’aperçoit qu’il y a des efforts émergents, qui émergent de communautés qui elles-mêmes ne sont pas soumises à un dictateur, mais de communautés auto-organisées émergent souvent des données très structurées. Je veux dire, il n’y a rien de plus structuré que Wikipedia.

R : Bon ce qui est bien, c’est que vous avez répondu à une des questions, parce que je ne sais pas si on vous avait dit, mais les gens dans la chatroom ont le droit de poser des questions. Et donc ils posent des question et l’une d’elles était effectivement : “pourrait-on envisager une politique assistée par ordinateur”. Alors je sais pas si c’est vraiment assisté par ordinateur là ce qu’on dit puisque c’est plus informé finalement, c’est une politique mieux informée d’un côté comme de l’autre. Du coup comme on en est sur la politique, je me dis, cette question, c’est peut-être le moment de la poser : est-ce qu’il y aurait d’autres moments à être assisté par ordinateur pour faire des choix politiques.

Antoinette Rouvroy

SA : Alors il y a Antoinette Rouvroy qui est une philosophe que j’admire beaucoup qui pose ce genre de questions, sur une gouvernance par les algorithmes. Et elle pose en particulier la question suivante, alors c’est pas de la politique mais c’est très, très proche, c’est du droit :  les remises de peines. Vous avez des gens qui ont été condamnés, ils ont fait leur temps de prison. Enfin, ils ont pas fait leur temps de prison. Ils ont été condamnés à 5 ans de prison, ils ont fait 2 ans et demis. Et typiquement maintenant au bout de 2 ans et demi, on dit : “peut-être qu’on pourrait les libérer”. Alors là il faut peser, est-ce qu’il y a un risque de récidive etc. Et la question c’est : est-ce que vous confieriez cette tâche là à un algorithme. Et c’est une bonne question, est-ce qu’on ferait ce genre de chose. Première réaction, c’est si j’ai un algorithme qui se trompe moins ou que je peux mesurer comme étant meilleur qu’un juge ? Parce que les juges, encore une fois, il y a pleins de problèmes avec les juges. En particulier, on a montré aux Etats-Unis que suivant l’heure de la digestion, par exemple..

(rire)

SA : Non mais c’est vrai, c’est des êtres humains et s’ils viennent de manger, ils n’ont pas les mêmes réactions, c’est normal. Un ordinateur au moins il donnera le même résultat à 2h de l’après-midi qu’à 4h de l’après-midi. C’est con mais..

N : On est en train de vivre ça même sans aller sur la politique, on est en train de vivre ça avec les voitures autonomes où le grand débat du moment c’est une voiture qui a le choix entre écraser 5 passants ou suicider le passager, qu’est-ce qu’elle doit faire. Et si l’algorithme décide, forcément le choix sera mauvais. Si c’est l’humain qui fait au mieux et qui réagit en fait instinctivement sans trop savoir ce qu’il fait, on préfère.

SA : On pourra parler de ça. C’est un autre problème qui est très intéressant. Mais revenons à notre juge. Donc supposons qu’on ait un juge qui fasse moins d’erreur… ou un ordinateur qui fasse plutôt un meilleur score alors suivant une mesure, la mesure que vous voulez, précise et tout, est-ce que vous seriez content de déléguer ce travail extrêmement humain qui est une décision de justice de libérer ou non une personne, à un ordinateur. Alors moi j’ai essayé de m’en tirer en disant à Antoinette Rouvroy : “on va pas faire comme ça, on va faire des juges qui seront aidés par l’ordinateur”. Et elle a complètement écarté, à juste titre, ma proposition en disant : “mais non parce qu’un humain qui serait aidé par un ordinateur va laisser complètement l’ordinateur décider. C’est-à-dire que si l’ordinateur dit ‘je le libère pas’, il n’y a aucun humain qui va oser le faire parce que ça serait prendre un risque considérable, s’il y a une récidive, il sera responsable. Donc l’humain va se protéger complètement en disant : “je suis ce que fait l’ordinateur”. Donc voilà, c’est des questions comme ça qui vont se poser avec l’intelligence artificielle. Est-ce qu’on est d’accord pour laisser une responsabilité aussi importante à un ordinateur qui n’aura pas peut être l’empathie que pourrait avoir un juge, mais qui d’un autre côté se tromperait pas, ne serait pas influencé par sa digestion, est-ce qu’on le laisserait choisir ou pas.

GD : J’avais été assez surpris, assez choqué même, il y a quelques années quand j’avais assisté à un débat sur le meilleur moyen d’avoir la paix sociale, de ne pas avoir de délinquance, bien sûr dans les banlieues puisque c’est toujours là qu’il y a de la délinquance [d’un ton ironique]. Et le débat opposait deux personnes, l’une favorable à plus de prévention, l’autre favorable à plus de répression et chacun disait : “la prévention on sait que ça marche” et l’autre disait : “ben non, on sait que ça ne marche pas”. Puis en fait ce qui marchait c’était la répression, et puis la répression on sait que ça ne marche pas, etc. J’étais assez étonné parce que personne, a aucun moment, n’avait dit : “ben voilà, on a fait une expérience avec un groupe témoin, un groupe sur lequel on a fait de la répression, un groupe sur lequel on a fait de la prévention, et puis on a mesuré le nombre d’actes de délinquance et on a remarqué que, statistiquement, il y avait un groupe qui était plus délinquant que l’autre et donc on est arrivé à une conclusion scientifique sur ce sujet et là on imagine que les 2 protagonistes, les 2 débattants auraient du dire, enfin surtout l’un des deux : “je suis contraint de m’incliner devant des faits”. Et il y a énormément de décisions politiques qui sont prises comme ça. C’est-à-dire, vous voulez ouvrir un magasin le dimanche, vous voulez fermer la gare, vous voulez mettre un bus, vous voulez fermer une crèche, ouvrir une école etc. Il y a des gens qui ont des opinions qui sont : est-ce que ça va être comme-ci, est-ce que ça va être comme ça. Et finalement on prend la décision sans vraiment savoir quel va être l’impact. Et en général, l’impact on le mesure après, mais comme on ne sait pas ce qui se serait passé si on avait pris la décision inverse, on peut juste comparer le réel au virtuel. Et il me semble que dans la notion de politique assistée par ordinateur, il y a cette idée de possibilité de modéliser des phénomènes sociaux. Par exemple, les géographes ont pleins de modèles qui posent la question : qu’est-ce qui se passe si on met une gare, qu’est-ce qui se passe si on met un aéroport, est-ce que la population va croître, est-ce que la population va décroître, etc. Et en gros, leurs modèles se trompent. Donc aujourd’hui, on est encore dans le balbutiement, il y a de temps en temps des résultats qui sont surprenants. On arrive à comprendre des phénomènes urbains. Mais pour la plupart on est encore aux balbutiements de ce type de modélisations des phénomènes sociaux. Mais supposons qu’on fasse des progrès, il n’y a pas de raison qu’on en fasse pas, avec plus d’expériences et en comprenant mieux les modèles, il est possible que demain on sache répondre à la question : si on met une gare, si on ferme une ligne de train, si on ouvre une ligne de bus, voilà les effets que ça va avoir sur le paysage, la population etc. Et là si on est capable de le faire, à ce moment là, la décision politique pourra être beaucoup plus informée et elle devra être beaucoup moins sujette à l’opinion et beaucoup plus sujette à la connaissance. Et ça, je crois qu’il y a une possibilité ici d’une vraie évolution du politique parce que la décision qui est prise, qu’elle soit prise d’ailleurs par un élu, qu’elle soit prise par une assemblée de citoyens ou quoi, elle est quand même aujourd’hui très peu fondée sur les faits et très peu fondée sur des anticipations, et ces anticipations, si on a un jour des modèles informatiques qui permettent de modéliser ces phénomènes, les décisions pourront être beaucoup plus informées. Donc ça je pense que c’est une dimension importante de cette idée de politique assistée par ordinateur.

SA : Et tu as peut être raison dans le sens où le fait de déjà poser la question… C’est ça qui est intéressant, si on commence à poser la question en disant : est-ce que le choix d’un ordinateur sera aussi bon que le choix d’un être humain, ça demande déjà à formaliser la question. En particulier ça demande à poser déjà la question : ça veut dire quoi “meilleur”. C’est pas du tout évident de savoir si c’est meilleur.  Est-ce qu’on veut minimiser le nombre de récidives, est-ce qu’on compte 10 pour une récidive et .. parce que si on veut vraiment minimiser les récidives, il suffit de garder tout le monde en taule. Ca, ça marche bien, et il y a des gens qui proposent ça d’ailleurs. Donc la question c’est d’arriver à formaliser une fonction de coût. A partir du moment où on a formalisé une fonction de coût, on est déjà sur ce que tu dis, c’est-à-dire d’essayer de formaliser, de mieux étudier les phénomènes sociaux.

N : Formaliser une question de coût, c’est formaliser ce qui est bien et ce qui est pas bien.

SA : Oui je ne sais pas. C’est par exemple dire : s’il y a une récidive, je compte que j’ai perdu 10 points et si j’ai mis quelqu’un en liberté qui n’a pas fait de récidive, j’ai gagné 1 point. C’est complètement stupide mais au moins je peux comparer les deux risques sinon encore une fois, si je fais ça de façon naïve, la solution simple c’est de garder tout le monde en taule, y compris ceux qui n’ont rien fait.

N : Cette idéologie de politique selon la connaissance et en vérifiant ce qu’on propose, elle est beaucoup critiquée justement pour ça. C’est-à-dire que souvient il y a des débats politiques qui se portent plus sur les questions que sur les méthodes. Là récemment, ce fait de modélisation, il me semble qu’il y a des modélisations qui ont été faites sur la loi du travail, par exemple en France. Sauf qu’une des questions la loi du travail dans ses critiques, c’est : “est-ce que le but c’est de créer plus d’emplois ou est-ce que c’est de ne pas créer plus d’emplois précaires, quitte à laisser des gens au chômage”. Et en fait, c’est dans la question qu’est toute la problématique.

GD : Comme disait Serge, le fait qu’on pose la question est déjà un progrès.

SA : Le fait de formaliser le problème, c’est une question, tu as raison. C’est pas aussi évident que ça de répondre quelle est la bonne mesure. Moi je travaille en ce moment sur l’équité des algorithmes de mesure, ces fameux algorithmes de big-data, est-ce qu’ils sont justes ou pas. Quand tu essayes de mesurer l’équité, ça dépend ce que ça veut dire, ça dépend ce que tu veux dire. Est-ce que c’est juste de donner une bourse à un étudiant d’une minorité pour ré-équilibrer le nombre de personnes de cette minorité qui aura accès aux études. C’est juste d’un point de vue du groupe, mais c’est injuste d’un point de vue individuel. La notion même de choisir une politique, de choisir la définition d’équité, c’est déjà un problème politique.

R : Je me permet juste parce qu’il y a quelqu’un dans la chat-room qui pose la question à propos de l’économie, qui disait : “on laisse bien les algos gérer l’économie”. Je sais pas si c’est pas un peu exagéré de dire ça comme ça mais disons que l’économie a en tout cas une réputation de scientificité un tout petit peu plus élevée que la sociologie. Est-ce que c’est justifié ou pas, c’est une énorme question, je pense qu’on va recevoir bientôt quelqu’un sur l’économie qui pourra nous dire ce qu’il en pense. Il y a des gens qui prétendent que les économistes sont d’accords sur certains points, j’ai des gros doutes mais en tout cas sur l’économie, je sais pas si vous avez une position différente sur le fait de se faire assister effectivement par des modèles, est-ce qu’il y a des modèles qui semble suffisamment robustes, enfin après c’est pas votre boulot non plus mais..

GD : Disons, on peut critiquer les modèles tels qu’ils sont aujourd’hui, tels qu’ils seront demain. Là-dessus ça serait compliqué, il faudrait prendre des exemples, il y a des modèles qui marchent bien et des modèles qui marchent pas puis il y a des modèles qui expliquent pourquoi il y a des prévisions qui sont impossibles et ça, c’est aussi intéressant. Sur la question même du modèle, le fait qu’on cherche à modéliser est en soi bien et on comprend aussi, comme ça, certaines limitations des modèles. Par exemple, avant qu’on ait des modèles algorithmiques, on essayait de construire des théories qui expliquaient le monde. Par exemple Newton propose 3 équations qui expliquent les lois de Newton, qui expliquent la mécanique. Et ensuite, il y a une chose importante, c’est d’être capable de confronter les résultats de la théorie de Newton à des observations qu’on fait sur des éclipses, sur des pommes qui tombent des arbres etc. Et quand les observations et la théorie divergent, on se dit qu’il y a un problème avec la théorie et qu’il faut l’abandonner ou la changer de fond en comble. Avec les modèles algorithmiques, on a une possibilité d’avoir des théories beaucoup plus complexes. C’est-à-dire là où la théorie de Newton tenait en 3 lignes, enfin en 3 équations, on peut écrire aujourd’hui des modèles de phénomènes sociaux, des modèles de pleins de phénomènes, des phénomènes physiques aussi, qui sont extrêmement complexes et qui, du fait de leur complexité, dépendent de beaucoup de paramètres. Assez souvent, quand il y a un modèle qui ne correspond pas à la réalité, on se dit “mais il suffisait un peu de changer un paramètre” et hop, du coup ça correspond à la réalité. Ça veut dire

Karl Popper (Wikipedia)

que cette vision qu’on avait un petit peu simple dans la lignée de Karl Popper de : “il y a une théorie, il y a des faits, il faut les comparer puis les faits peuvent réfuter la théorie”, on s’aperçoit qu’on a besoin aujourd’hui d’un nouveau Karl Popper. On a besoin aujourd’hui de penser la confrontation de faits qu’on observe avec des théories très complexes. Et l’économie me semble avoir tout à y gagner d’avoir des modèles plus complexes que les modèles qu’elle a aujourd’hui même s’il y a certains phénomènes qui sont simples, on peut les modéliser par des modèles simples. Mais il y a des modèles complexes, il y a beaucoup d’agents économiques par exemple, et qui méritent d’avoir des modèles complexes mais avec cette question de comment est-ce qu’on confronte un modèle complexe à la réalité et comment est-ce qu’on évite d’avoir suffisamment de paramètres pour qu’en changeant un paramètre, on arrive toujours à tout expliquer. Ça c’est une vraie question sur laquelle on a très peu de réponse aujourd’hui. C’est une question qui émerge en fait à peine aujourd’hui de l’analyse de la scientificité de ces modèles.

N : Qui plus est, une question, si je rebondis sur ce que disais Serge tout à l’heure, aujourd’hui il y a Google qui est soupçonné plutôt par Drumpf de promouvoir la campagne d’Hillary Clinton dans ses résultats. Ce sont des choses qui sont très dures à mesurer justement, de faire du reverse-engineering sur les algorithmes et d’essayer de voir des orientations de l’algorithme.

SA : C’est pas si compliqué. Ça dépend de quel algorithme. Il y a certains algorithmes, c’est compliqué de savoir ce qu’ils font, et de les mesurer. Dans les algorithmes de type “moteur de recherche”, parce que là c’est ce qu’accuse Drumpf, c’est finalement beaucoup plus simple parce qu’on a des quantités de données considérables et donc les statistiques permettent de le faire. Quand par exemple, la communauté Européenne s’est inquiétée de vérifier que le moteur de recherche Google biaisait les résultats en faveur de ses services par rapport à d’autres services, ça a pas été si compliqué que ça de le vérifier. C’est pas si difficile. Et d’une certaine façon, c’était un peu le secret de polichinelle, il y avait pleins de gens qui l’avaient mesuré. La question c’est : l’autorité pour faire ça. Moi personnellement, j’étais un grand fan de Google. J’ai des copains chez Google qui m’expliquait la théorie du mur : chez Google il y a un mur qui partage le moteur de recherche de toutes les autres activité de l’entreprise, et le moteur de recherche ne dépend pas des autres activités de l’entreprise. Et moi, c’est des potes, je les croyais, je suis naïf, je les ai cru. Et puis j’ai rencontré régulièrement des mecs qui me disaient : “non mais ça va pas, t’es complètement idiot, moi j’ai vu, moi je faisais un commerce comparatif sur Internet en Angleterre et le jour où Google a sorti le sien, mes pages sont passées du haut de la 1ere page au bas de la 1ère page, puis à la 2ème, puis à la 3ème. En 3 semaines j’avais disparu et j’ai fermé ma boite.”. Donc voilà, c’était un secret de polichinelle d’une certaine façon dans le sens où il y avait pleins de gens qui l’avaient vu. Quand vous avez une start-up et que vous regardez votre concurrent et que vous voyez votre page descendre dans le moteur de recherche et votre produit diminuer, vous le savez. Mais la question, c’était pas ça. La question c’est : est-ce qu’il y a une autorité qui est capable de dire que “c’est vrai”, de mesurer que c’est vrai. Donc statistiquement c’est mesurable parce qu’on est dans des grands chiffres, on est dans des grandes mesures. Le problèmes c’est pas la mesure, le problème c’est l’organisme responsable, l’organisme qui a une autorité pour mesurer ça. Et ça d’une certaine façon, il n’y en a pas.

N : Alors c’est parfait parce que ça va nous permettre de re-boucler sur le début, sur l’éducation, avant d’en arriver à une conclusion un peu “intelligence artificielle”. Du coup une autorité comme ça, il faudrait en fait qu’elle soit éduquée. Un des problèmes de créer ce genre d’autorité, c’est de réussir à faire comprendre ce qu’elle va faire et ensuite de la former de manière à ce qu’il y ait suffisamment de spécialistes à l’intérieur mais qui soient aussi capables d’être en lien avec le peuple, avec les autorités politiques pour faire comprendre. Et un autre élément, c’était plus là où était l’objet de ma question, je vais essayer de me raccourcir sinon Serge, à chaque fois, je pose des questions qui n’ont pas de point d’interrogation donc c’est pas un bon signe. Donc oui, l’autre élément que je trouve intéressant sur tout ce qui est dit là sur le fait de passer à la dernière page, c’est qu’aujourd’hui quand on est une grosse entreprise comme Facebook, comme un Google, ça peut être une personne derrière son ordinateur qui a accès au code source, qui peut, d’un choix volontaire ou non, en modifiant du code, avoir un impact politique, social, énorme. Volontaire ou non, c’est là où j’insistais. Est-ce que c’est le rôle des informaticiens, des développeurs, d’avoir ce rôle-là, politique, social, cet impact-là ? Oui, non ? Est-ce que ça doit le devenir ?

SA : Non mais c’est pas des informaticiens chez Amazon, chez Google, qui décident ça. C’est pas des informaticiens du tout. C’est des gens de marketing, c’est des gens de business, c’est pas des informaticiens. Les informaticiens, ils font ce qu’on leur dit de faire. C’est pas eux qui décident de la politique marketing de la boite. Donc c’est pas ça. La question primordiale c’est : qui a le pouvoir de vérifier, de contrôler. Ces grandes entreprises ont un pouvoir considérable. Et avec ce pouvoir considérable, doit arriver des responsabilités aussi importantes. Donc ils ont le pouvoir de déstabiliser les marchés, de fermer des boites, d’en créer d’autres etc.. Ils ont un pouvoir absolument considérable. Et donc légalement, ça parait raisonnable qu’ils aient aussi des responsabilités. La question c’est : comment leur imposer. Ca peut être, je sais pas moi, “Que Choisir”, je comprend pas pourquoi “Que Choisir” a pas un système de mesure de ce genre d’audience.

GD : Il y a une question qui est surprenante, c’est que Fox News par exemple, favorise beaucoup Drumpf par rapport à Clinton, mais personne n’a l’air de s’en plaindre parce que c’est un média d’opinions, un médium d’opinions et donc on considère assez normal que ça soit un médium partisan. Et on a l’impression en parlant de Google qu’on parle d’un service public. C’est-à-dire autant on admet qu’un journal ou une chaîne de télé puisse favoriser un candidat, autant on admettrait pas qu’un service public, comme par exemple le président d’un bureau de vote favorise un candidat plutôt qu’un autre. Il y a une neutralité qui est imposé aux services publics alors que les personnes privées, les entreprises, peuvent, pourraient en théorie, avoir des opinions politiques et favoriser un candidat plutôt qu’un autre. Mais là, on a l’impression que dans le cas de Google, c’est un problème et ça, ça veut dire qu’on ne pense plus tout à fait à Google comme à une entreprise privée qui peut avoir ses opinions et ses amis et ses ennemis mais comme un service public. Ca c’est quelque chose d’intéressant parce que c’est pas du tout un service public. Donc peut être quand une entreprise a suffisamment de pouvoir, a trop de pouvoir peut être, à ce moment là, il lui incombe des responsabilités que naguère on imaginait incomber aux services publics uniquement. Mais est-ce que Fow News n’a pas beaucoup de pouvoir aussi, c’est une question qu’on peut se poser.

R : Je vais continuer à ne pas être humble et parler de moi-même en bien mais ça me fait beaucoup penser à quelque chose, un état d’esprit qu’il y a à “Science et Vie Junior”. Je participe, je collabore à “Science et Vie Junior” et c’est assez amusant parce que “Science et Vie Junior” a une position relativement monopolistique sur la vulgarisation des sciences pour les ados. Globalement il y a quelques concurrents mais si on pense à un truc pour ado, c’est “Science et Vie Junior”. Et c’est assez amusant de voir qu’il y a cette politique là, il y a cette réflexion là. Le rédac’ chef, j’en ai déjà discuté avec lui, les maths sont évidemment pas la discipline qu’on a envie de mettre en avant parce que c’est  évidemment pas ce qui fait venir le plus de monde. Mais il considère qu’il faut en mettre, et c’est aussi tout intérêt bien calculé. Il faut que tous les gens puissent y trouver leur compte et dans “tous les gens”, il y a des gens qui sont intéressés par les maths. Ca m’y fait énormément penser ce que tu dis parce qu’à partir du moment où t’as une position de monopole, il faut te préoccuper de tout le monde. Et donc t’es d’une certaine manière contraint à adopter une politique presque de service public. Je dis pas que c’est un service public mais c’est quelque chose qui a à voir avec ça. C’est-à-dire que t’es obligé de donner des choses qui intéressent tout le monde.

SA : C’est une question que tu peux poser. La notion de moteur de recherche ,à partir du moment où le moteur de recherche en Europe est utilisé par plus de 90% de la population, est utilisé comme moyen d’accéder à toutes les connaissances, toutes les structures et tous les produits du Web, tu peux te poser la question de savoir. Evidement, c’est pas forcé que ça soit un service public mais est-ce qu’il ne devrait pas avoir des obligations du style service public.

N : Et comment on fait, alors là ça va être la question “avocat du diable”, pour faire cohabiter cette logique là, cette logique de service public, d’objectivité, avec la logique de personnalisation des résultats de recherche.

SA : C’est extrêmement compliqué. Et d’ailleurs c’est quand même très simple, si la fameuse neutralité dont on se pose des questions sur le moteur de recherche, quand tu es sur ton téléphone, elle n’existe plus. Il faut être conscient que quand tu utilises ton  moteur de recherche du téléphone, il n’y a plus de neutralité parce que essentiellement on considère que tu es localisé quelque part, que quand tu cherches quelque chose, tu cherches quelque chose dans ton environnement donc on recherche plus du tout neutre, on essaye de complètement personnaliser ça à ton environnement. C’est compliqué mais essentiellement c’est un ménage à 3. Il y a le monde avec toutes les structures qu’il offre, il y a l’individu avec ce qu’il cherche, ses besoins et il y a la boite, c’est-à-dire le moteur de recherche en tant qu’entité commerciale qui vend des trucs. Et bien il faut faire disparaître un des trois. C’est-à-dire qu’il faut que la décision soit basée uniquement sur ce que tu es toi, ce qui t’intéresse toi et ce que le monde offre. C’est ça qui t’intéresse. Quand tu cherches un produit, tu veux le produit qui te plait le plus, tu ne veux pas le produit sur lequel Google fait un maximum de profits. Alors la question, évidemment, c’est la question du fait que ce service est un service gratuit. Et c’est là qu’on est un peu dans l’aberration. C’est-à-dire que si le service est gratuit, il faut évidemment que Google fasse des profits dessus, d’accord. Donc s’il faut qu’il fasse des profits, la façon de faire des profits c’est de pousser ses propres produits. Il faut arriver à séparer et c’est pour ça que c’est compliqué dans l’esprit d’une entreprise. Je comprend bien que les gens de Google ait du mal parce qu’eux, c’est une boîte commerciale, il faut qu’ils fassent leurs profits et donc il faut qu’ils arrivent à séparer les profits qu’ils peuvent faire en balançant de la pub de façon neutre et les profits qu’ils peuvent faire en favorisant leurs propres services. C’est compliqué. Moi je ne leur jette pas la pierre. C’est pas à eux de faire le ménage. C’est aux états et à nous de faire le ménage.

N : Alors je vous propose de passer à l’intelligence artificielle, sinon on va jamais finir cette soirée. (rires) Surtout que je pense qu’on a des gros sujets là. On a que deux questions sur l’intelligence artificielle mais je pense qu’elles vont prendre du temps, je ne sais pas pourquoi. La première c’est au sujet du test de Turing au sens très large. Quand on fait l’épisode sur le deep-learning qui a ouvert la saison, donc on est content de la fermer justement en parlant de ça, on s’est rendu compte que le test de Turing, c’est un peu ce marronnier qu’on ramène, qui commençait à dire : “il faut qu’un ordinateur puisse berner un humain pour qu’il soit intelligent”. Puis quand il a réussi à berner un humain, on s’est rendu compte qu’il avait quand même l’air sacrément con en bernant un humain. Donc on s’est dit : il faut qu’il gagne aux échecs. Il a gagné aux échecs, il avait encore l’air bête. Il fallait qu’il puisse cuisiner, il a pu cuisiner, il avait encore l’air bête. Là il vient de gagner au go, il a pas encore l’air super malin-malin. Du coup, de plus en plus, des gens commencent à dire : “bon en fait la limite, au fur et à mesure qu’on va leur demander de faire des choses, ils vont y arriver”. La limite, on a l’impression, c’est qu’ils ne vont jamais d’eux-même, décider de faire des choses. Alors est-ce que c’est ça le vrai test de Turing de l’intelligence artificiel ou pas.

GD : Alors je vais commencer par la notion de masse et de poids.(rires) Donc quand on a une activité scientifique, quand on construit une théorie scientifique, on est obligé d’utiliser des mots que tout le monde utilise, comme des mots de “masse” et de “poids” qui existaient avant que les physiciens les utilisent. Donc on est amené cependant à leur donner des sens un peu précis et par exemple à distinguer la notion de masse et de poids. Puis il y a d’autres notions comme la notion de phlogistique qui disparaît, et puis il y a d’autres notions, comme la notion de quark qui apparaît, on trouve pas de mot, on avait pas de notion similaire avant. Et donc je suis toujours un petit peu embêté quand je vois des personnes discuter de l’intelligence et de la conscience des ordinateurs. J’ai un peu tendance à leur demander : “mais comment est-ce qu’on définit l’intelligence, et comment est-ce qu’on définit la conscience”. Et je suis doublement embêté quand je vois des collègues informaticiens qui ont l’air de considérer que tout le monde sait ce qu’est la conscience et que tout le monde sait ce qu’est l’intelligence. Et je crois que les travaux qui ont été cités sur le fait de jouer aux échecs, au go, de faire la cuisine, de traduire un texte, de berner un humain etc., nous montre que l’intelligence ou la conscience sont des concepts qui sont extrêmement flous et qui ont beaucoup de significations différentes et qu’il  importe de démêler. Donc on peut dire que l’intelligence, c’est de jouer au go, et donc dans ce cas là, les ordinateurs sont plus intelligents que nous. On peut dire que l’intelligence, c’est de berner un humain. Et je crois que c’est pas tellement ça en fait la chose importante dans le test de Turing. Le point sur lequel Turing veut insister, il me semble, si j’ai bien compris l’article, c’est sur le fait qu’il y a une chose qu’on entend de temps en temps qui consiste à dire : “oui l’ordinateur fait semblant de jouer au Go, il fait semblant par

Un jeu de Go

exemple, d’avoir des émotions, fait semblant d’être fâché, fait semblant d’être amoureux etc., mais en fait, il l’est pas vraiment”. Et donc il y a cette idée qu’on peut faire semblant d’être intelligent et en fait on ne l’est pas vraiment parce qu’on simule. “Simule” dans tous les sens du terme, au sens de la simulation informatique mais aussi au sens de faire semblant. Le point sur lequel Turing veut attirer notre attention, c’est le fait qu’il n’y a pas vraiment de différence entre “être intelligent” et “avoir l’air intelligent”. Si on est capable de simuler l’intelligence, si on a un objet qui soit humain ou pas humain, qui a un comportement que de l’extérieur on juge intelligent, on a toutes les raisons de penser qu’il est intelligent. Et il y a un point de vue un peu matérialiste ici qu’il est important de comprendre dans le point de vue de Turing. On peut dire “oui mais en fait, c’est que des 0 et des 1 à l’intérieur de l’ordinateur, donc c’est pas vraiment de l’intelligence”. Mais là Turing ne dit pas ça, mais aujourd’hui on pourrait le dire d’avantage, c’est de dire : “oui mais dans mes neurones, c’est que de la dopamine et des influx électriques”. Et pourtant on fait semblant d’être intelligent, on arrive à simuler l’intelligence. Ben c’est ça être intelligent. Donc voilà une autre définition possible de ce qu’est l’intelligence. La conscience par exemple, si on prend la notion de Freud de conscience qui est la même notion que celle de Leibniz, c’est qu’on a une sensation consciente quand on a perçu quelque chose, une sensation ou disons un désir. Un désir est conscient quand on sait qu’on a ce désir. Et une perception est consciente quand on sait qu’on a cette perception. Mais on a aussi des perceptions inconscientes dont on ne sait pas qu’elles existent. Donc voilà une acception particulière du mot “conscient”. Et si on prend cette acception là, et bien les ordinateurs sont conscients. Je veux dire, il y a des ordinateurs qui sont capables de nous expliquer comment ils sont arrivés au résultat que 2 et 2 font 4 et donc ils nous expliquent qu’ils sont conscients du fait qu’ils ont fait un calcul. Ils sont capables de nous donner la trace du calcul, de nous donner la manière dont ils sont parvenus au résultat. Et puis des fois ils ne le sont pas. Exactement comme le cerveau, on peut plus ou moins comprendre pourquoi chacun des actes ne peut pas être conscient. Pourquoi il y a forcément un petit nombre, un certain nombre d’actes qui sont inconscients. Donc je crois qu’on ne peut pas discuter de cette question de l’intelligence, ni de la conscience sans commencer par préciser ce qu’on entend par là. Et plus on fait de recherches en intelligence artificielle, moins le mot conscience ou le mot intelligence est clair, et plus on est amené à le découper en plusieurs petites notions. Et sur chacune de ces notions, on progresse et c’est très bien. Mais peut être, l’intelligence, est-elle le phlogistique du XXIème siècle, c’est la notion dont on va devoir apprendre à se débarrasser si on veut penser clairement ces questions.

N : Et la notion de libre arbitre ?

SA : Alors je suis arrivé à la notion de libre arbitre à la fin parce que j’ai aucune réponse là-dessus. Mais par contre je vais rebondir sur un certain nombre de points. En particulier en revenir à ta question sur l’intention. Gilles a tourné un peu autour quand même. Alors premièrement, le test de Turing, c’est un test, avec tout le respect que je dois à Turing, qui est juste un test d’escroquerie. C’est comment un ordinateur peut escroquer un humain en lui faisant croire qu’il est humain. Donc on évacue ça. C’était, avec tout le respect que je dois à Turing, il y a très longtemps. On a fait beaucoup plus sur la réflexion autour de l’intelligence artificielle depuis Turing. En particulier, ce qui a beaucoup évolué depuis Turing, c’est l’idée qu’il n’y a pas une forme d’intelligence. C’est-à-dire qu’on peut dire : “reconnaître des chats, des chiens”, c’est une truc très compliqué et il y a des techniques pour faire ça. Jouer au jeu de go, c’est intelligent, et il y a des techniques pour faire ça. Donc quand on s’aperçoit, même d’un point de vue technique, les techniques qu’on développe, les techniques d’intelligence artificielle, c’est pas un algorithme, c’est tout une batterie de techniques qu’on a développé. Et d’une certaine façon, un être humain qui fait son apprentissage, on retombe sur le machine-learning et l’apprentissage. Un être humain apprend pleins de choses. Il apprend pas juste une tâche, il apprend pleins de machins. Je crois que tu utilisais la notion de découpage, en fait c’est ça qui est important. Dans la technique aussi il y a ce découpage. Il y a pas une solution à l’intelligence. Il y a toute une gamme de problèmes en fait. Et c’est ça l’informatique. L’informatique, si on vous donne un problème, vous trouvez une solution. Il y a toute une gamme de problèmes intelligents qu’on va apprendre à résoudre et sur lesquels on fait des progrès : la traduction, la reconnaissance de formes, le contrôle d’une bagnole etc. Tous ces trucs là, on apprend ça quand on est un être humain au cours de son adolescence et on continue plus tard. Une machine c’est pareil. Voilà, j’ai parlé du test de Turing, j’ai parlé du découpage. Je pense qu’on parle beaucoup trop de conscience. Il y a quelque chose qui, en tout cas moi, m’intéresse énormément, c’est l’inconscience, l’inconscient. Et en fait quand t’as parlé de Freud, Freud s’intéresse énormément à l’inconscient. Et d’une certaine façon, t’as l’air d’être très passionné par le machine-learning, mais le machine-learning c’est beaucoup de l’inconscient. Le machine-learning n’essaye pas de comprendre les achats que tu fais sur Internet de façon consciente. T’as fait pleins d’achats sur Internet, il s’aperçoit que t’achètes plutôt ça, ça et ça. Ça n’a rien de conscient, c’est à partir de tous les signaux que tu donnes, essayer de déterminer l’inconscient. Et donc d’une certaine façon, le machine-learning s’intéresse beaucoup plus à l’inconscient qu’au conscient. D’une certaine façon, les ordinateurs ont aussi appris à parler d’inconscient. Alors après on en arrive au sujet de départ qui était : est-ce qu’ils ont des intentions. Est-ce que les gens ont beaucoup d’intentions ? C’est pas si évident que ça comme réponse. Essentiellement, moi je vois : on m’a mis là, j’ai appris à aller à l’école, on m’a dit “ha bah t’es bon en maths, t’as qu’à aller en prépa”, je suis allé en prépa et j’ai fait toute ma petite vie. J’ai un boulot parce qu’il faut avoir un boulot et faut bouffer etc. Donc les intentions sont quand même pas si claires que ça d’accord. Est-ce que c’est l’intention qui distinguerait le fait qu’une machine serait intelligence, à partir du moment où elle a une intention ? Il faudrait d’abord me démontrer que la majorité des gens ont énormément d’intentions, c’est pas si clair que ça. Et je sais plus quelle était ta dernière question.

N : Je crois que c’était ça. Sur l’intention, la seule chose qu’on peut dire aujourd’hui, c’est qu’aujourd’hui c’est les humains qui demandent aux machines de faire des choses. A priori, quoi qu’en disant ça, je me rend compte que sur Internet, il y a souvent l’inverse qui arrive où il y a des machines qui nous demandent de remplir des choses.

R : Finalement la conclusion serait que pour arriver à faire une intelligence artificielle, appelons ça malgré tout comme ça, ça serait de réussir à faire un ordinateur qui est capable de faire des choses très irrationnelles. Quand tu dis “conscient, savoir ce qu’on veut etc”, je suis complètement d’accord et finalement ce qui caractérise peut être plus l’être humain c’est de faire des trucs auxquels on s’attend pas nécessairement mais pas n’importe quoi pour autant.

SA : Alors dans l’algorithmique, l’utilisation de non déterminisme, de l’aléatoire, c’est extrêmement puissant. C’est-à-dire qu’il y a énormément de problèmes qu’on ne sait résoudre qu’avec des algorithmes probabilistes. On ne sait pas les résoudre de façon déterministe. Donc c’est quelque chose qu’on utilise de façon très régulière. Après, il y a quelque chose qui est plus intéressant, c’est la différence qu’il pourrait y avoir entre  cet espèce de non déterminisme et la sérendipité par exemple. Ça moi c’est un sujet qui m’intéresse. J’aimerais bien comprendre un peu ce que c’est. C’est pas du hasard, c’est peut être lié à l’intuition mathématique. Comment on caractériserait l’intuition mathématique ? Mais je suis sur que Gilles va nous expliquer qu’un ordinateur pourrait simuler de l’intuition mathématique aussi.

N : Et aussi, pour rebondir sur les solutions politiques très logiques et technocratiques, le fait aussi qu’un humain a aucun problème à vivre avec des choses qui sont totalement incohérentes, illogiques, à commencer par “liberté, égalité, fraternité” par exemple. (rires)

GD : Il y a même pas besoin de mettre “fraternité”, déjà “liberté, égalité”… (rires) Il y a déjà une contradiction. Sur la notion d’intention, c’est à nouveau une notion dont on peut se poser la question : “qu’est-ce que ça veut dire”. Apparemment tout le monde autour de cette table sait ce que c’est que l’intention sauf moi.(rires)

SA : Non je te rejoins dans ton ignorance.

Gertrude Elizabeth Margaret Anscombe (Wikipedia)

GD : Et donc, il y a une philosophe anglaise qui s’appelle Elizabeth Anscombe qui a essayé de comprendre ce qu’était l’intention et ce qu’elle nous propose, c’est de dire qu’on peut parler d’intention quand on a deux descriptions d’un même geste. Elle prend un exemple, elle dit : “il y a un geste qui consiste à empoisonner quelqu’un, et puis il y a un geste qui consiste, (alors c’est le même geste mais qu’on décrit d’une autre manière) qui consiste à ouvrir une petite fiole et verser dans son whisky, un liquide qui été précédemment contenu dans la fiole puis refermer la fiole et lui tendre son whisky avec un air innocent”. En fait, c’est deux fois le même acte qu’on a décrit, mais on l’a décrit avec des niveaux ou des degrés de précision différents. Et elle pose la question :  “quelle est l’intention de verser un liquide dans le verre de whisky d’une personne ?”. Et bien elle dit : “l’intention c’est de l’empoisonner”. Donc elle arrive à cette conclusion : quand on dit qu’une certaine action est une intention d’une autre action, c’est que c’est deux fois la même action mais qu’on les a décrites de manière différente et la manière la plus abstraite est considérée comme l’intention de la manière la plus concrète. Après, on peut itérer ça et dire : “voilà il y a un geste qui consiste à contracter les muscles du doigt, pencher le poignet vers la gauche etc”. Et quelle est l’intention de ça ? C’est de verser un liquide dans le verre de whisky. Et quelle est l’intention de ça ? C’est d’empoisonner cette personne. Donc on peut avoir comme ça des dizaines d’enchaînements. Si on prend cette notion d’intention, on s’aperçoit que les ordinateurs ont beaucoup plus d’intentions que nous. Par exemple, quand on prend un même programme qui peut être décrit de deux manières différentes : on peut le décrire dans un langage de programmation habituel mais ensuite on va le traduire dans un langage de plus bas niveau où une instruction du langage de haut niveau va correspondre à plusieurs instructions du langage de bas niveau. Mettons par exemple que dans le langage de haut niveau, on ait écrit “x == 1” et dans le langage de bas niveau, ça se traduit par, je sais pas quoi : “load immediat1; push pop; blablabla“. Et on peut dire “quelle est l’intention qu’il y a derrière chacune de ces instructions du langage de bas niveau ?” Et la réponse c’est : ce qu’on veut faire, c’est faire “x == 1“. C’est l’instruction qui se trouve dans le langage de haut niveau. Beaucoup plus que les humains, les ordis ont l’habitude de décrire les processus informatiques à différents niveaux  et donc, on peut leur prêter des intentions.

SA : Je sais pas, je vais me permettre d’interpréter ta questions. C’est pas ce que je veux dire. Ce que moi j’ai compris comme intention, c’est la chose suivante : moi j’ai une vision politique qui est que j’aimerais bien, c’est mon intention et si je devais faire des actions et si j’avais les moyens, je le ferais, j’aimerais bien que les gens aient à peu près tous de quoi manger. Donc j’ai une espèce de vision. Il y a d’autres gens qui pourrait avoir une autre vision qui est d’un autre être humain, qui va être comme vision : “je veux devenir la personne la plus riche du monde, je voudrais accaparer toutes les richesses, je voudrais devenir Bill Gates mais pas filer la moitié de mes thunes aux pauvres”. Donc ça, c’est une intention, Bill Gates c’est une intention qui est de dire, je vais interpréter Bill Gates : “je vais devenir très riche et quand je serais très riche, avec mon épouse, on va distribuer toute notre fortune aux pauvres”. Tu vois ça c’est des intentions. C’est-à-dire qu’il y a un but, quelque chose qui fait qu’on agit. La question que j’ai compris moi, c’est : quand j’ai écrit un algorithme, c’est un être humain qui lui a dit : “tu fais ça”. C’est-à-dire que quand on a fait du trading, l’humain sait peut être pas à quoi servait le trading mais il a dit : “le trading, c’est qu’il faut que tu échanges des actions le plus vite possible pour faire que mon portefeuille devienne le plus gros. Puis après l’algorithme s’est débrouillé puis ça a fait un crash. Donc le résultat c’était le crash mais l’intention, c’était l’intention d’un humain qui était de devenir le plus riche possible. Et la question qu’on peut se poser, c’est : “est-ce qu’un algorithme peut avoir une intention qui serait humaniste, qui serait de devenir le plus riche du monde ?”. Je sais pas.

GD : Alors humaniste, peut-être pas, mais devenir le plus riche du monde, oui.

SA : Mais ça serait un humain qui lui aurait donné ? Ou est-ce qu’on pourrait imaginer qu’il le trouve lui-même ?

GD : Alors ce qui est vrai, c’est que l’ordinateur peut pas jouir de sa fortune. Il peut juste la donner à un humain. Donc forcément, il peut pas avoir comme but de s’enrichir lui-même en tant qu’ordinateur ou en tant qu’algorithme. En revanche on pourrait dire que si la notion d’intention, c’est la notion de but, on pourrait dire qu’un ordinateur qui fait une multiplication a une intention qui est de trouver le produit de deux nombres.

SA : Mais que lui a donné un humain ou un autre ordinateur.

R : Je trouve qu’on en arrive à la question qui est aussi dans ce qu’on avait réfléchi à ce qu’un ordinateur potentiellement ne pourrait jamais faire, c’était : se poser une question, se poser un objectif, une question qui nous paraisse intéressante.

SA : T’as des algorithmes de flux de données où la question c’est de trouver quelque chose d’intéressant.

R : Oui mais c’est pas non plus se fixer un objectif. Alors attention c’est à mon tour mais c’est pas Wikipedia c’est parce que j’ai lu tout Poincaré (j’aime beaucoup citer Poincaré) qui fait bien la distinction entre la logique et les maths en disant : “la logique c’est qu’un enchaînement de tautologies, les mathématiques, il y a un discours derrière”. Il y a un sens, une intuition, des objectifs, et c’est bien ça qui distingue les mathématiques de la logique. Et je trouve que de la même façon, il y a une distinction à faire entre l’algorithme pur et puis effectivement son intention, ce qu’une personne a voulu, le but qu’on s’est fixé, la question qu’on s’est posée et où là ,est-ce que vraiment effectivement c’est propre à l’algorithme ou c’est l’humain qu’il y a derrière.

GD : Et on pourrait penser que les intentions très altruistes que Serge nous a décrites comme étant les siennes, c’est pour lui peut être une condition de survie parce que dans le milieu dans lequel il vit, s’il disait le contraire, il serait lynché ou c’est peut être juste une question de sélection naturelle qui a fait que ce type d’idées a survécu. C’est vrai Serge, quelle est la raison de ton intention humaniste ? (rires)

SA : Tu as complètement raison. On pourrait imaginer des algorithmes d’apprentissage qui évolueraient en fonction de leur environnement et qui finiraient par avoir des intentions qui seraient pas prévues, qui n’auraient pas été imaginées par leur concepteur. Ce qu’on vient d’arriver à faire, c’est quoi ? On vient d’arriver à faire exploser la seule raison qui nous semblait distinguer un algorithme d’un être humain. On est mal barré là. (rires)

N : Moi j’en étais même pas à l’idée de vision mais en effet, c’est extrêmement intéressant. Moi finalement sur l’intention, le truc qui s’en rapproche un peu plus, c’est ce qui différencie par exemple les algorithmes qui ont battu les humains aux échecs des algorithmes d’aujourd’hui de deep-learning en traitement d’image où il y en a un c’est de la brute force, donc c’est là où on se dit : il est un peu bêbête, il calcule vite mais il est un peu bêbête dans son coin, ou sur ces algorithmes dont on a parlé justement dans cet épisode sur le deep-learning, on lui donne un système de pensée et lui-même va se dire, alors bien sûr il le dit pas comme ça mais : “ok je vais aller me construire un détecteur d’oeil, un détecteur de contour, un détecteur de ceci… et je vais les combiner pour dire que quand j’ai deux yeux et un long cou, c’est une girafe”. Ce qui est assez amusant et c’est un peu ma dernière question, on est obligé maintenant de faire du reverse-engineering pour comprendre ce que font certains algorithmes de machine-learning. Finalement lui-même, il va aller construire ces manières de raisonner pour aller résoudre un problème donc il va aller mettre un peu plus d’intention personnelle, entre guillemet, qu’un algorithme déterministe au sens strict.

Sans titreSA : Alors je serais un petit peu plus modéré sur ce qu’on sait faire aujourd’hui. C’est-à-dire qu’aujourd’hui, ce qu’on sait faire, c’est décrire tout un ensemble de possibilités, de choix, de stratégie et de laisser l’algorithme les essayer toutes, faire pleins d’essaies, et à partir de ça, de choisir celle qui marche. Donc c’est beaucoup moins créatif que ce qu’on peut croire. Il y a un exemple que j’adore qui est un robot qu’on entraîne en coupant une patte et qui apprend à marcher avec 4 pattes, avec 3 pattes, etc. C’est génial mais d’une certaine façon, on lui a donné avant toutes les stratégies possibles et imaginables et il les a analysées. Mais encore une fois, on fait des progrès considérables et on peut imaginer que dans les années qui viennent, je ne veux pas donner de date, je ne suis pas futurologue, on saura créer et éventuellement même imaginer de nouvelles stratégies. Mais c’est plus compliqué d’imaginer de nouvelles stratégies plutôt que d’essayer. Alors il y avait ce que t’avais dit au départ, c’est le truc de l’algorithme bestial qui joue aux échecs, d’essayer tout le plus vite possible, en étant quand même un peu plus intelligent que ce que tu dis puisqu’il coupait des branches, mais quand même, il essayait pleins de choses. Après, il y a les algorithmes un peu plus intelligents qui essayent des stratégies qui font des jeux et qui peuvent, dans un cadre assez limité qu’on leur a appris, trouver des nouveaux trucs. Ca nous a bluffé sur le go, c’est-à-dire qu’à un moment donné, la machine a fait un mouvement qu’aucun humain n’avait fait avant.

N : Et sur le go, ce qui est épatant si je ne me trompe pas, c’est qu’en plus, c’est un algorithme qui en fait regardait le jeu, entre guillemets, de manière globale, un peu comme une image, il regardait la configuration du jeu.

SA : C’est moins important. Ce qui est vraiment important c’est qu’il a essayé des stratégies avant même qu’elles aient été jouées. C’était un peu plus original. Mais encore une fois, c’était des stratégies qu’on lui avait apprise. Donc c’est quand même limité. On peut imaginer du machine-learning de plus en plus avancé où la machine véritablement inventera une nouvelle stratégie.

GD : Sur ces algorithmes multi-couches, on peut se poser la question : comment est-ce que notre oeil et notre cerveau font pour repérer des lignes droites ?. Parce que quand on voit un paysage ou qu’on voit un objet, s’il y a une ligne droite, on la repère tout de suite. En fait, il s’avère que juste derrière la rétine, dans les premières couches de traitement de l’image ou du signal par le cerveau, il y a un algorithme qui cherche à repérer les lignes droites et qui ensuite transmet à la couche d’au-dessus, une information relativement abstraite qui au lieu de dire : “voilà, telle cellule de la rétine a été impressionnée par un photon”, de dire “ben voilà, là il y a une ligne droite”. Et donc par exemple, quand on repère un carré, ben il y a une première étape qui est faite par un certain réseau de neurones dans le cerveau qui est de repérer les 4 segments. Ensuite, il y a un deuxième algorithme, une deuxième couche de neurones dans le cerveau, qui dit : “s’il y a 4 segments et qu’ils se touchent, c’est sans doute un carré à supposer qu’ils soient de même longueur et orthogonaux”. Dans les algorithmes de deep-learning, c’est-à-dire les algorithmes d’apprentissage multi-couches, on retrouve quelque chose qui est imité de ce qu’on sait depuis longtemps sur le cerveau : il y a plusieurs couches d’analyse et une image passe par plusieurs descriptions en passant d’une couche de réseaux de neurones à un autre. Mais je ne dirais pas pour autant qu’on a eu l’idée de repérer d’abord les droites dans l’image pour ensuite employer cette information. Il se peut que l’évolution ait doté la moitié des hommes de la faculté de repérer des lignes droites et l’autre moitié de repérer des lemniscates de Bernoulli, mais il s’avère

Une lemniscate de Bernoulli

juste que dans l’environnement dans lequel ils vivaient, repérer des lignes droites était un peu plus utiles que repérer des lemniscates de Bernoulli, si bien que l’évolution, la sélection naturelle, n’a gardé que les premiers. Le fait que dans les algorithmes de machine-learning, l’algorithme invente la notion de droite, c’est pas parce qu’il a l’intention ou l’idée que les droites c’est bien ou c’est plus intéressant que les lemniscates de Bernoulli. C’est juste que c’est plus efficace pour arriver au but qu’il cherche à avoir, à réaliser. Donc je ne verrais pas ici une invention de l’algorithme. Il y a vraiment une adaptation de l’algorithme à reconnaître certaines formes donc le cou de la girafe puis de se dire s’il y a un cou, 4 pattes et 2 oreilles, ça doit être une girafe, bien qu’il ait d’autres animaux qui ressemblent à ça aussi. C’est plus quelque chose d’assez opérationnel : le fait de repérer le long cou d’une girafe, si le but c’est de repérer une girafe, on va s’apercevoir au fur et à mesure du calcul, de l’apprentissage, que c’est une bonne idée de repérer quelque chose qui ressemble à un cou.

SA : Mais quelle différence tu fais avec un algorithme évolutionniste par exemple. On essaye pleins de méthodes et qu’il y a celles qui réussissent et celles qui ne réussissent pas et petit à petit, on empile, on empile et on a fait pleins d’essaies et puis finalement l’évolution fait qu’il y en a un qui marche bien. Pourquoi tu reconnais pas ça comme une création, une invention. On a essayé pleins de trucs, il y en a qui ont merdé, il y en a qui ont réussi. C’est ça aussi l’invention. C’est essayer des choses et puis il y en a qui marchent.

GD : Tout à fait, sauf que c’est une invention qui est inconsciente, c’est-à-dire..

SA : C’est pas conscient oui.

GD : … jusqu’à ce qu’il y ait une imagerie médicale qui t’a appris que ton cerveau fonctionnait comme ça, tu ne le savais pas.

SA : Mais il l’a quand même inventé inconsciemment

GD : Tout à fait.

N : Bon ben du coup, je vais arriver sur la toute fin…

R : Non mais il y a vraiment une similarité entre l’apprentissage par algorithme et l’apprentissage humain, là-dessus, il y a clairement un truc. J’ai un exemple chez moi que vous avez vu, de comment elle se rend compte qu’une image est un chien et pas un chat. Enfin je comprend toujours pas comment elle fait mais…

SA : Elle est extrêmement en avance sur ce qu’on sait faire au point de vue algorithmique. La petite qu’on a vu tout à l’heure qui est extrêmement mignonne, elle a été capable, ou elle va être capable de reconnaître un chat d’un chien avec un nombre d’exemples très faibles alors que les algorithmes qu’on connaît aujourd’hui ont besoin d’un nombre massif d’exemples de chats et de chiens, de contre-exemples de machins pour arriver à le faire.

R : Mine de rien, la démarche est la même.

SA : J’en sais rien si elle est la même. Tout ce que je sais, c’est que le résultat est le même et que le sien est beaucoup plus efficace.

N : Il y a une notion qui est très peu utilisée justement dans ces algorithmes, c’est qu’ils n’utilisent que de l’image. Boson, elle a de l’odorat, elle a du toucher, elle a énormément d’autres informations.. Elle a de la 3D.. qui vont lui dire “ça c’est sans doute plus un chat”.

GD : Je sais pas si c’est que ça. Je pense qu’on est un peu obnubilé parce qu’on a appelé ça un réseau neuronal, on pense que c’est comme les neurones. On en sait rien. Moi mon avis, les réseaux neuronaux, avec tout le respect que je dois sur toute la recherche, sont très en retard de ce qu’elle est capable de faire pour reconnaître un chat d’un chien.

N : Ca, on en avait parlé au tout début de la saison justement , ça va me faire boucler parce que la dernière question, c’est exactement sur ça. Moi j’avais essayé de me renseigner auprès de chercheurs en neurosciences, ils m’ont dit : “non mais ça c’est de la rigolade. Maintenant on est très très loin de ce genre de modèles. Alors ils sont pas stupides, mais tout ce qu’on sait sur le cerveau est beaucoup, beaucoup plus complexe que ces réseaux là”.

SA : La quantité d’informations que t’échanges entre ton oeil et ton cerveau est presque du même ordre de grandeur que ce qui transite sur Internet donc on est en avance vachement. Mais il y a quand même beaucoup plus d’informations au niveau du cerveau.

N : Justement sur cet épisode de début de saison où on avait essayé de balayer le deep-learning en particulier, le machine-learning plus en général : je suis très content de recevoir des gens informaticiens mais finalement pas mal mathématiciens aussi parce que la réalisation finale, c’est une vraie différence entre ce qui est fait en machine-learning et ce qu’on peut faire dans le reste des sciences. En machine-learning, c’était ce qui m’avait même amusé sur un article de Google qui parlait de son algorithme de machine-learning, c’était qu’ils faisaient du reverse-engineering sur leur algorithme. C’est-à-dire que finalement on a des algos qui de plus en plus sont très bons à résoudre, mais on ne comprend pas. On en discutait il y a un an, un an et demi avec Nicolas Gizen sur la mécanique quantique où ils ont des équations qui marchent mais ils ont besoin d’une explication, et aujourd’hui j’ai l’impression qu’on va dans un monde où on va avoir de plus en plus de choses résolues mais de moins en moins de choses qu’on comprend. C’est grave ? Pas grave ? Pour les informaticiens-mathématiciens que vous êtes ?

SA : C’est à peu près le cas dans n’importe quel gros système informatique. Quand un gros système informatique avec des millions de lignes de code et de l’asynchronisme et des trucs comme ça, au bout d’un certain temps, tu n’arrives plus à vérifier tout ce qu’il fait. La combinatoire est telle que tu ne peux pas faire un raisonnement complet de tout ce qui se passe. Donc tu finis par prendre ça comme une boîte noire et étudier ça comme un phénomène physique. C’est un phénomène qui est d’une certaine façon, au-delà de ta compréhension. Mais encore une fois, sur le machine-learning, c’est un petit peu différent parce qu’il y a des travaux pour essayer de donner un peu plus d’explications. Il y a des gens qui bossent là-dessus. Essentiellement il faut arriver à expliquer ce qui se passe dans l’univers. Sur le deep-learning, sur différentes couches, c’est compliqué mais c’est pas rédhibitoire. C’est juste que c’est un domaine qu’on ne sait pas encore faire.

GD : Alors bizarrement, cette différence entre prédire et expliquer, est venue, il me semble, d’abord en mathématiques. Donc dès les années 70, on a utilisé des ordinateurs pour résoudre des problèmes mathématiques. Par exemple c’est le théorème des 4 couleurs qui a été résolu en 76 et la démonstration du théorème des 4 couleurs, c’est une démonstration par cas. C’est-à-dire, on a l’habitude de faire des démonstrations par cas, par exemple pour montrer que le carré d’un réel est toujours positif : on fait deux cas. Il y a le cas où le réel est positif et le cas où le réel est négatif, et dans les deux cas, le carré est positif. Donc on sait que dans tous les cas, c’est positif. Alors c’était la même démonstration qui était faite par un ordinateur mais au lieu d’avoir 2 cas, il y avait 1500 cas. Et dans chacun des 1500 cas, ça se divisait à nouveau en plusieurs milliers de cas. Il y a ici quelque chose qui va contre l’esprit scientifique puisqu’on s’est rendu compte que dans ces 1500 cas, la réponse était toujours la même et on a dit : “on est content, on sait maintenant que le théorème des 4 couleurs est vrai pour cette raison”.

SA : Ca veut dire que si tu prends n’importe quelle carte planaire, tu peux colorier la carte avec 4 couleurs en étant sur que 2 régions qui se touchent n’aient pas la même couleur.

GD : Oui ça c’était l’énoncé du théorème mais c’était plus la méthode qui m’intéressait…

SA : Je pense que c’était intéressant d’expliquer ce dont tu parles…

R : Oui parce que tous les auditeurs ne connaissent peut être pas…

GD : …oui tout à fait, tout à fait, les auditeurs peuvent regarder dans Wikipedia, c’est bien expliqué. (rires) Pourquoi ça allait contre l’esprit scientifique ? Parce que si on prend un dé et qu’on le lance 1500 fois, et que 1500 fois, il n’arrive jamais que la face 7 sorte, ben on va se dire qu’il y a peut être une raison, je veux dire, c’est la base même de la démarche scientifique de se dire qu’il y a une raison et qu’il faut la chercher. Peut être qu’il n’y a pas de face 7 sur le dé, c’est une bonne explication. Mais là on est complètement à l’inverse, on dit : “très bien, ça a marché 1500 fois, on a pas à chercher de raison pour laquelle ça a marché, il n’y a forcément une raison unique pour laquelle ça a marché, on est content de savoir que le théorème est vrai”. Au moment où cette démonstration est apparue, il y a eu un certain nombre de critiques qui ont dit : “c’est pas une vraie démonstration parce qu’elle nous dit que toute carte planaire est coloriable avec 4 couleurs mais elle ne nous dit pas pourquoi”. Et il y a ici une idée bizarre qui est apparue. Moi on m’avait appris à l’école qu’une démonstration ça servait à savoir que quelque chose était vrai et là tout d’un coup, on chargeait la démonstration d’une nouvelle fonction qui était de nous expliquer pourquoi. Et en fait, rétrospectivement, on s’aperçoit qu’avant le théorème des 4 couleurs, à peu près toutes les démonstrations  nous expliquaient pourquoi quelque chose était vrai en même temps qu’elles nous expliquaient qu’elle était vrai. Et là on s’est aperçu que c’était pas du tout la même chose. C’est-à-dire qu’il y a des cas où on sait que c’est vrai mais on ne sait pas pourquoi. Et à cette époque, on a dit : “bon c’est pas grave, bientôt on saura pourquoi, on va finir par trouver une autre démonstration”. Et puis là ça fait quand même bientôt 40 ans, non ça fait exactement 40 ans, et on a toujours pas trouvé d’explication. Et on peut se dire que peut être il n’y a pas d’explication. Il y a

Gödel et Einstein

même un théorème qui s’appelle le théorème de Gödel, qui nous apprend qu’il existe des énoncés extrêmement courts qui ont des démonstrations extrêmement longues. Enfin des énoncés pas forcément extrêmement courts mais la démonstration est très longue par rapport à la taille de l’énoncé. Et donc ce type de démonstration, il n’y a pas de raison de penser qu’il y a aussi une autre démonstration qui est plus explicative. Et alors ça, c’est une vrai prise de conscience du fait qu’il y a des démonstrations qui expliquent que, il y a des démonstrations qui expliquent pourquoi, enfin qui disent que et d’autres qui disent pourquoi. Et il y a aucune raison de penser que les secondes seules sont des démonstrations. Une fois qu’on avait pris conscience de ça, on s’est aperçu que c’était très présent dans de très nombreuses situations. Par exemple quand on calcule le temps qu’il va faire demain, pour prédire la météo, on utilise des centaines, des milliers de mesures de pressions, de températures etc, on vous dit que demain il va faire 17°C, et personne ne dit : “bon ok on sait qu’il va faire 17°C mais pourquoi est-ce qu’il va faire 17°C et non 16°C”. Bon en général on ne pose pas cette question. Bien entendu, comme tout le monde, ce que nous aimons, c’est comprendre pourquoi. Et on peut dire : “à quoi bon cette démonstration du théorème des 4 couleurs qui nous explique que quelque chose est vrai, qui nous dit que quelque chose est vrai sans nous expliquer pourquoi”. Cela dit, beaucoup de médicaments sont dans ce cas là aujourd’hui. On peut se dire que finalement, le rôle d’un biologiste, d’un pharmacien, d’un médecin qui fabriquent un médicament, c’est pas seulement d’essayer de comprendre pourquoi son patient est malade et pourquoi le médicament agit mais que si on sait que le médicament agit et on ne sait pas pourquoi, peut être c’est déjà pas si mal, au moins du point de vue du malade, ça peut être assez utile quand même.

SA : Oui mais il y a quand même des limites à ça. En particulier si on reprend déjà le théorème des 4 couleurs, quand ça a été fait dans les années 80, fin des années 70 je ne sais plus, moi j’ai connu des mathématiciens qui disaient : “je n’y crois pas. Alors, je n’y crois pas, pourquoi ? Peut être que dans votre connerie de programme il y a une erreur, moi je ne sais pas”. Et donc il y a une première question qui est pas seulement le résultat, mais la confiance qu’on peut avoir dans le résultat. Qui n’est pas quelque chose de nouveau dans les résultats mathématiques, même avant aussi, même avec des preuves, il y a toujours eu des questions de confiance, de théorèmes faux etc. C’est pas nouveaux.

N : Il y a des théorèmes qui sont tellement longs à re-démontrer ou à vérifier..

Georges Gonthier

SA : Voilà, qu’il y a des erreurs qui restent. Mais là en l’occurence, c’était presque méthodologique. Moi j’ai des mathématiciens qui me disaient : “je ne crois pas dans un algorithme, dans un théorème qui a été démontré par un ordinateur”. Et ça a beaucoup évolué, bien plus tard, quand Georges Gonthier et son équipe sont arrivés à avoir une preuve qui puisse être vérifiée par un autre ordinateur. On sophistique un peu la démonstration. Donc je pense que de la même façon qu’il y a ça, il y a une question de confiance qu’on peut avoir dans ces résultats là. Donc pour le climat, c’est extrêmement vrai. Il y a plusieurs modèles pour calculer le climat. Ils ne sont pas tous d’accords entre eux. Ils sont à peu près tous d’accords, enfin pas à peu près, ils sont tous d’accords pour dire qu’il va y avoir un réchauffement climatique dans les années à venir, mais ils sont pas d’accords pour dire exactement le même truc. Sur la température de demain, ce qu’a dit Gilles, à la limite, d’une certaine façon, la meilleure confiance qu’on ait, c’est que plusieurs modèles mathématiques du climat donnent le même résultat. C’est quand même assez faible, on est pas dans des choses qui sont très mathématiquement prouvées. On a des modèles mathématiques approchés et ils disent tous que demain il va faire 17°C et d’ailleurs, il y a des fois, vous regardez Météo France et Yahoo Météo, ils ne donnent pas le même résultat. Donc il y a encore des divergences. Après ça, on peut se poser la question, d’une certaine façon, des informations sur lesquelles on base toute notre vie, sur lesquelles savoir si on a confiance ou pas dans les résultats. Et quand on parle de machine-learning, le fait qu’ils n’expliquent pas, il y a des cas ou ça n’est pas grave. Si le machine-learning fait un gros calcul pour me dire : “tu devrais regarder le prochain film de Woody Allen, tu vas vachement bien aimer”, je prend pas un risque considérable, au pire, je vais voir un navet et puis dans le meilleur des cas, ce qui est très probable, je vais voir un film qui me plait bien. Donc c’est pas grave. Mais il y a des cas où le fait qu’il n’y ait pas d’explication peut être relativement rédhibitoire parce que ces machines là, on est pas complètement certain du résultat.

R : Même si c’est pas nouveaux.

SA : Même si c’est pas nouveaux.

R : C’est pas que les machines, c’est les statistiques..

SA : Dans les statistiques, très souvent le problème, c’est les données de base qui peuvent être fausses.

GD : Je ferais une petite différence entre ces deux questions. Alors les deux sont vraies. Avec des preuves faites par ordinateur, je pense à la preuve originale du théorème des 4 couleurs, celle de 76, il est vrai qu’on perd deux choses à la fois : on perd à la fois l’explication et on perd à la fois la certitude.

SA : Qu’on avait pas avant parce qu’il y a toujours eu des preuves fausses.

GD : Oui ok, mais disons…

SA : Une preuve mathématique c’est vraiment quelque chose de complètement social. Une preuve mathématique est prouvée du point de vue social à partir du moment où un certain nombre de mathématiciens disent que c’est vrai.

GD : On est d’accord, mais cependant, ils le disent au nom d’un critère extérieur et quand on a une preuve qui est faite sur du papier, on peut relire la preuve soi-même, on peut chercher une erreur. Alors que pour une preuve qui était faite par un ordinateur, qui était à l’époque un des ordinateurs les plus puissants du monde, et que tout le monde n’avait pas dans sa cuisine, c’était beaucoup plus difficile de la refaire.

N : Alors on peut relire l’algorithme.

SA : Non tu pouvais pas, c’est trop gros. Mais maintenant tu peux demander à un autre algorithme de vérifier.

GD : Voilà. Mais c’est deux choses qui sont quand même un tout petit peu différentes. C’est-à-dire que la perte de l’explication et la perte de la confiance sont des choses qui sont pas forcément corrélées.

SA : Alors l’explication pour toi, c’est une question de taille ? Si c’est petit c’est une explication, si c’est gros, c’est plus une explication ?

GD : Non, pas pour moi. J’ai remarqué empiriquement que quand il y a eu des grosses preuves, les gens trouvaient qu’elles étaient moins explicatives.

SA : Donc c’est vraiment une question de taille. Pas pour toi, j’enlève le “pour toi”. [rires]

GD : Il semble que la taille joue un grand rôle dans le caractère explicatif ou non d’une démonstration. Cela dit, il y a des contre-exemples.

R : Pour une preuve mathématique, c’est clair qu’il y a un côté intuition, est-ce qu’on comprend pourquoi ça va passer. Pourquoi ça a de bonnes raisons de l’être, et puis après d’une certaine manière, on peut faire confiance à l’aspect technique, se dire que quelqu’un s’est pris la tête à vérifier tous les aspects techniques. Mais il y a un sens à passer par là, il y a un sens à essayer comme ça. La plupart des mathématiciens qui lisent des preuves, qui relisent des publications d’autres, disent à chaque fois : “en fait, en gros, je regarde l’énoncé, je regarde juste ce qui a été prouvé, soit-disant, je regarde comment moi je l’aurais prouvé, et puis après si ça passe effectivement par là, je regarde les détails techniques”.

SA : C’est complètement social. Et c’est pour ça que les ordinateurs mettent une différence importante, c’est que les ordinateurs peuvent sortir du phénomène social. C’est-à-dire qu’ils peuvent faire une preuve formelle qui soit vérifiée.

R : Mais qui pour le coup, ne soit pas du tout intuitive pour un être humain.

SA : Non ça sera vérifié par un ordinateur.

R : On est sur des preuves qui fonctionnent pas de la même façon. J’en reviens encore à Poincaré parce que j’adore citer Poincaré, qui dit voilà…

SA : Poincaré qui a fait des erreurs aussi.

R : Qui a fait des erreurs comme tout le monde, mais qui sait surprendre de faire des erreurs en disant : “c’est de la logique, on devrait pas faire d’erreur, et si c’est des tautologie, on devrait pas faire d’erreur”. Et qui dit : “si on se dit qu’une démonstration, c’est juste un enchaînement de raisonnements logiques purs, c’est comme un biologiste qui regarde cellule par cellule un éléphant et qui dit qu’il sait ce que c’est qu’un éléphant”. Je trouve que c’est complètement ça. C’est-à-dire que c’est une autre façon de regarder les choses qui fait qu’on a l’impression d’avoir compris. C’est pas les détails de l’algorithme, de comment il est fait.

SA : Alors là t’es en train de dire autre chose. C’est-à-dire qu’une preuve, c’est pas uniquement un phénomène social qui fait que quelqu’un va aller la vérifier et dire qu’il est d’accord, donc valider la preuve. C’est que c’est quelqu’un qui va s’en servir pour apprendre.

R : Pour coller ça à d’autres choses, faire des analogies.

SA : Le but c’est pas uniquement de dire : “c’est juste, c’est pas juste”. Le but c’est dire : “j’ai compris et je suis devenu plus intelligent parce que j’ai compris cette preuve”.

R : Oui, ça s’agrège à quelque chose d’autre.

SA : Mais c’est ça aussi la preuve.

GD : Si on revient à l’éléphant, il est vrai qu’il y a diverses manières de regarder un éléphant. Il y en a une qui est de regarder cellule par cellule effectivement, on comprend pas bien  la structure de l’éléphant. Et puis il y en a une autre qui est de regarder à un plus haut niveau, et puis on s’aperçoit que l’éléphant a 4 pattes, un cou et 2 oreilles, comme les girafes. Mais qu’est ce qui se passe si on a un ensemble de cellules qu’on peut regarder une par une mais qui n’a pas de forme ? Ni la forme d’un éléphant, ni la forme d’une girafe ? Ca peut arriver. Tous les amas de cellules ne sont pas ultimement structurés en un éléphant ou une girafe. La science, jusqu’à ce qu’on ait des outils de calcul qui permettaient d’appréhender des systèmes aussi complexes, avait tendance à dire : “c’est pas des systèmes intéressants. Ce qui est intéressant, c’est les éléphants, c’est les girafes, c’est pas les amas de cellules”. Mais peut être que les amas de cellules qu’on a négligés et qui ne sont pas structurés, on peut essayer d’en dire quelque chose. Et le calcul du temps qu’il fera demain, c’est typiquement ça. On ne peut pas expliquer pourquoi il va faire 17°C demain plutôt que 16°C par le fait que 17 est impair et 16 est pair. Il n’y a pas de propriété comme ça de la température de demain. C’est quelque chose qui est le produit, l’agrégation de tout un tas de phénomènes et peut être qu’il faut qu’on apprenne à vivre avec ça. Et c’est peut être ça aussi la transformation que l’informatique apporte sur les sciences : c’est de nous apprendre à vivre avec des théories complexes qu’on comprend pas mais qu’on arrive, parce qu’on des outils, à manipuler, on arrive à faire des prédictions.

SA : Je suis pas certain que je les comprenne pas. C’est-à-dire que si tu prends justement le climat, ça veut dire quoi ? Ca veut dire que le gens partent de modèles physiques plus ou moins détaillés, et à partir de ces modèles physiques plus ou moins détaillés, ils font des simulations à partir de positions de départ, positions initiales, ils font des simulations et ils regardent si ça marche. Après, évidemment, ils vont tuner leur système et d’une certain façon, la seule chose qu’on comprend pas très bien c’est ce tuning. C’est-à-dire dire : “j’ai mis tel paramètre à tant et tel paramètre à tant et à l’arrivée je m’aperçois que ça explique mieux le climat”. D’une certaine façon, il y a une explication. L’explication, c’est de dire : “j’ai décrit un système physique du mieux que j’ai pu et j’ai tuné les paramètres de façon à ce que ça représente le mieux possible le truc”. Alors si tu veux, c’est pas une explication aussi propre que ce qu’on faisait dans le temps, mais c’est aussi une explication.

GD : C’est une nouvelle forme d’explication.

SA : C’est une nouvelle forme d’explication, c’est ça.

N : Ok. Alors juste pour faire une synthèse. Alors j’achète pas mal la métaphore avec la biologie où c’est vrai que finalement en médecine, on a énormément, même une majorité je pense, de traitements qu’on prend pour efficaces et qu’on ne comprend pas. Du coup est-ce qu’on ne va pas aller vers construire une physique informatique où l’enjeu sera d’essayer de comprendre ces boîtes noires et de les modéliser de manière peut être plus simples.

GD : Alors il est possible qu’on aille vers une physique qu’on comprend de moins en moins. Et en fait les physiciens, de ce point de vue là, nous ont pas mal devancés au XXème siècle, en nous donnant des théories prédictives mais assez difficiles à comprendre. Bon, elles sont comme ça. Il y a une vraie question qui est : est-ce qu’on va continuer à aller dans cette direction et alors là, l’informatique pourrait nous aider. C’est-à-dire elle pourrait nous aider à faire des prédictions à partir de théories de plus en complexes et de moins en moins compréhensibles. C’est une voie qui mérite d’être explorée. C’est pas la voie qui nous semble la plus attrayante mais c’est peut être la voie qui va nous permettre de prédire certains phénomènes.

N: C’est peut être pas la plus attrayante mais c’est sans doute une des plus efficace.

GD : Mais c’est peut être une voie qui peut être très efficace. Et quand il y a des objectifs concrets comme par exemple, soigner un malade, on peut pas tellement la rejeter. Alors il y a aussi d’autres liens entre informatique et physique qui est que l’informatique nous aide aussi, par ses concepts cette fois-ci et pas tant par ses outils, à repenser certaines notions physiques d’une manière un peu différente. En particulier, une des notions essentielles en informatique, la notion d’information. On s’aperçoit aujourd’hui rétrospectivement que l’information est une notion physique. Si on remonte aux travaux de Boltzmann, de Brillouin, de Landauer, de Bennett, de physiciens plus récents comme Bekenstein par exemple, on s’aperçoit qu’il y a une lente émergence de la notion d’information en physique au cours de la fin du XIXème siècle et du XXème siècle. Et donc une question c’est : est-ce que là on a pas, avec l’émergence de cette notion d’information, une explication de phénomènes physiques qu’on arrivait pas à expliquer avec les notions de poids et de masse à une époque où on ne donnait pas une signification physique à la notion d’information. Donc ça c’est des questions qui sont très ouvertes. On ne sait pas du tout si prendre en compte la notion d’information en physique va nous permettre de mieux comprendre la physique ou pas, mais c’est une autre piste qui mérite d’être explorée. Ce qui est intéressant c’est que les 2 pistes vont complètement à l’inverse l’une de l’autre. Il y en a une qui nous dit : “c’est pas grave si on comprend moins parce qu’on a des ordinateurs”. Et il y en a une qui nous dit : “peut être les ordinateurs, et en particulier les concepts d’information qui vont avec, vont nous aider à mieux comprendre les phénomènes physiques”.

N : C’est très intéressant. Ca fait quand même un peu trembler parfois, comme disait Serge. Parce que là je suis sur un site à titre anecdotique, je ne sais pas si vous connaissez : “spurious correlation“, qui est le meilleur exemple pour dire que corrélation n’est pas causalité. Et sauf que dans un monde  où on a des algorithmes de plus en plus intelligents, mais où on comprend de moins en moins, on pourra nous dire : “ha, il y a de grandes chances que vous vous suicidiez parce que les Etats-Unis ont dépensé plus en science cette année”. Parce qu’on peut quand même prédire, malgré le fait qu’on ne comprend pas pourquoi. Donc c’est là où je rejoins les aspects un peu effrayants parfois de prévisions qu’on ne comprend pas du tout.

SA : Je pense pas que ça soit effrayant. Je pense juste que c’est aussi effrayant que le fait que t’aies un inconscient. T’as appris à vivre avec et ça t’empêche pas de vivre.

R : Faut pas éliminer le fait que potentiellement, ça peut aussi faire émerger, comme pour les vidéos où des machines finissent par faire émerger des concepts, que ça puisse faire émerger des concepts que nous même aurions eu du mal à trouver, et qui nous simplifient la description du monde. Enfin, en étant très très optimiste.

GD : Oui, le concept d’information est possiblement un exemple.

N : Ok, ben je crois qu’on est au bout. On a posé un peu toutes les questions de nos auditeurs. Donc on va passer juste au pitch. Ha ! La citation, j’en ai une de secours si jamais vous n’avez pas de citation. Je suis sur que vous allez avoir une citation, au moins avec toutes ces ballades dans Wikipedia (rires), vous devez bien avoir une citation sous la main.

SA : Je l’ai oublié, je ne la retrouve plus.

GD : Moi j’ai une citation que Queneau attribue à Turing. Donc je fais confiance à Queneau, je pense que c’est une citation de Turing mais en fait je n’en sais rien, je l’ai lu dans Queneau. Et donc Queneau fait dire à Turing : “seul un ordinateur peut apprécier un poème écrit par un autre ordinateur”. (rires)

R : C’est pas forcément vrai du coup.

GD : C’est ce que dit Queneau de ce que dit Turing.

R : Ouai mais Queneau c’était il y a .. !

N : Je te laisse pitcher la semaine prochaine et peut être que Serge en aura une autre parce que je crois..

R : Alors je pitch la semaine prochaine puisque finalement, il y a une émission la semaine prochaine. Alors attendez, en direct, je cherche.. Donc nous devions ne pas avoir d’émission la semaine prochaine. Il se trouve que, au dernier moment, le même invité de dernier moment que la semaine dernière, que l’année dernière pardon, Jean-Philippe Uzan, va revenir nous parler. Donc c’est lui qui est le détenteur de l’émission la plus longue puisqu’il a fait 3h30, 3h pardon, il a fait 3h.

N : Ca ne sera pas battu cette fois-ci.

R : Donc c’est visiblement pas aujourd’hui qu’on battra mais bon, c’est pas faut de bonne volonté des participants. Je crois qu’on est tous un peu épuisé, il fait chaud tout ça. Et ils sont deux, je pense que c’est plus difficile de battre le record à 2 bizarrement. Parce que lui, comme il était tout seul, bien rodé, il se relançait tout seul et il savait exactement tout ce qu’il voulait raconter. Bref. Donc il me dit qu’il viendra la semaine prochaine et que ça sera plus léger que la dernière fois. Donc je ne sais pas si ça veut dire que ça sera plus court, mais ça sera plus léger. Et donc il a dit que le thème serait : “musique, maths, physique, astrophysique, etc., j’amènerais de la musique avec un opéra”. Je ne sais pas exactement de quoi il va parler. Je sais que je l’ai entendu là-dessus une fois : il a fait une intervention à France Culture où il y avait toutes les chroniques qui étaient tenues par des scientifiques et lui avait tenu la chronique musicale des scientifiques. Il avait parlé effectivement de signaux qui étaient enregistrés qui venaient du fond diffus de l’univers ou des choses comme ça, qu’on transforme en musique et que ça l’intéressait beaucoup et qu’il parlait de choses comme ça. J’espère que je dis pas trop de bêtises, de toute façon il sera là la semaine prochaine pour me corriger. Donc la semaine prochaine, Jean-Philippe Uzan, pour une nouvelle émission qui sera peut être moins téléchargée que la précédente parce que le titre sera peut être un peu moins vendeur, mais quand même, ça devrait être aussi passionnant que la précédente sur “musique, maths, physique, astrophysique, etc.”.

N : On a une autre citation ou ?

SA : Non je ne l’ai pas retrouvé complètement mais je vais essayer quand même de la sortir. C’est une citation de T.S. Eliot. Donc moi je travaille sur l’information et les données et en fait, on s’aperçoit qu’il y a énormément de travail dans tous ces systèmes pour aller récupérer des données et trouver de l’information, construire de plus en plus de connaissances et T.S. Eliot parle de cette information et de ces connaissances et finit par dire : “but where is the wisdom”. Et c’est un peu dans tous ces systèmes là, il y a beaucoup d’information, de données, mais il y’a pas beaucoup de “wisdom”, de sagesse.

N : Ok. Très bonne conclusion à l’épisode. Merci beaucoup d’être venus, on était ravis. Il y aurait encore à en discuter pendant des heures mais déjà on va être impatients de lire le livre.

R : Vous pourriez revenir sur n’importe quel sujet, pendant à peu près le même temps, j’ai l’impression, si vous êtes d’accord..

SA : Sur l’éducation, je suis sur qu’on a envie de parler d’éducation.

R : Ha bah avec grand, grand plaisir.

N : On est impatient de lire le livre. Du coup on ne dit pas de date de sortie pour l’instant parce qu’on ne sait pas. Mais il y en aura un et on vous tiendra au courant dans Podcast Science. C’est ça, on en a parlé avant tout le monde ! Comment conclure cette émission ? Ben on peut dire déjà que vous allez perdre votre travail, vous allez être remplacé par une machine.

R : Mais c’est pas grave !

N : Que le monde va aller mieux parce qu’il y aura des algorithmes qui vont prévoir des choses mais on comprendra pas tout mais c’est pas grave. Et quoi d’autre ? Mais on aura plus de temps pour regarder des séries.

R : On aura plus qu’à boire des bières et regarder des séries, discuter entre potes, c’est pas mal.

N : Pour une conclusion à peine exagérée. Et sur ce, on se retrouve la semaine prochaine avec Jean-Philippe Uzan pour parler de pleins de choses encore avec une émission, pour sur, passionnante. Et puis d’ici là, que servir la science soit votre joie.

Les sciences participatives

Dossier écrit de l’épisode 277 de Podcast Science.

Vous voulez faire de la science mais vous n’avez pas de matériel ni de connaissances particulières ? Votre rêve est d’avoir votre nom sur une publication scientifique, mais vous n’avez pas le bac ? Vous voulez servir la science dans la joie, mais votre chaîne youtube sur l’observation des espèces de chenilles de la région rouennaise ne parvient pas à décoller ? La science participative est pour vous !

La science participative, qu’est ce que c’est ?

On appelle “science participative” ou “science citoyenne” des programmes de recherche impliquant des acteurs qui ne sont pas strictement dans le monde académique. Ça peut être des amateurs qui n’y connaissent rien ou des amateurs qui s’y connaissent beaucoup mais dont ce n’est pas le travail par exemple. On peut aussi penser à des chercheurs retraités par exemple.

Déjà, une mise au point, je n’aime pas trop le terme “sciences citoyennes”. D’une part parce que je trouve que ça fait vachement moderne comme désignation pour un truc qui existe depuis assez longtemps comme on va le voir. Et puis surtout, il y a un autre sens aux sciences citoyennes, qui renvoie au fait que la science peut être décidée par les citoyens. D’ailleurs quand on tape “sciences citoyennes” sur google le premier lien est celui d’une association qui se donne pour objectif entre autres “de promouvoir l’élaboration démocratique des choix scientifiques et techniques. Nous favoriserons la mise en débat public des politiques publiques en matière de recherche, de technologie et d’organisation de l’expertise. ” Et alors là je ne suis pas du tout du tout d’accord. Autant je suis complètement à fond pour informer les citoyens de ce qui se fait en science, c’est même ce que je fais à cet instant, et je pense que l’utilisation des choix technologiques dans la société, comme le nucléaire civil par exemple, doivent passer par des votes autant que possible. Autant penser que les décision scientifiques doivent être démocratiques est une incompréhension complète de ce qu’est la science. Parce que la science n’est pas une démocratie, ce n’est pas le plus grand nombre qui a raison. Et même fatalement, le plus grand nombre sera forcément amené à avoir tort, périodiquement. Et les états et les citoyens doivent se battre au contraire contre les tentatives d’ingérence dans la recherche scientifique. Alors forcément si vous êtes anti-nucléaire, vous avez envie de crier aux chercheurs de ne plus chercher sur la fusion et je comprends votre envie. Mais je vis dans un pays (les États-Unis) où l’ancien président Georges W. Bush a déclaré en 2005 que le créationnisme et l’évolution “méritaient tous les deux d’être correctement enseignés en classe”, donc il faut se méfier quand les élus et les citoyens décident de ce que devrait être la science.

Bref méfions nous quand nous entendons science citoyenne, la pente est glissante et je le répète, la science n’est pas une démocratie (voir cet article sur le sujet). Mais je digresse, donc on va parler de science participative plutôt.

Un peu d’histoire et l’astronomie amateur

En fait ce genre de choses existe depuis longtemps dans certains domaines. L’exemple que l’on donne souvent,  c’est celui de la fondation Audubon qui a initié au début du XXième siècle le Christmas bird count qui était le comptage des oiseaux avant Noël. Les ornithologues amateurs pouvaient alors envoyer leurs comptes et ça permettait d’estimer les populations d’oiseaux à travers les États-Unis. Il existe aussi depuis longtemps la même chose pour les papillons.

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Percival Lowell observant Venus depuis son observatoire

Un autre exemple de science participative pour moi et que l’on cite moins est l’astronomie amateur. En effet, depuis les années 70, on peut se procurer des télescopes, dont les prix ont été en décroissant, ce qui permet à de plus en plus de gens d’aller observer les étoiles. Beaucoup de gens fabriquent aussi leurs propres télescopes depuis à peu près la même période. Si la plupart des gens qui pratiquent l’astronomie amateur le font par plaisir personnel uniquement, certains que l’on pourra qualifier de semi-professionnels participent activement à des découvertes. Et les astronomes amateurs sont des mecs vraiment passionnés, certains font sans doute plus d’astronomie que moi et ne sont pas payés pour cela.

Par exemple Percival Lowell, dont on a beaucoup parlé le mois dernier pour ses observations de Mars, était un astronome amateur, au sens où issu d’une famille aisée, il avait commencé par faire fortune dans le commerce de tissus avant de se mettre à l’astronomie en amateur. Avec sa fortune personnelle, il s’est fait construire un télescope en Arizona en 1894 avec lequel il observa Mars pendant le reste de sa vie. Bon mais là c’est un peu particulier car il avait des moyens énormes aussi.

Un peu plus proche de nous dans le temps et le milieu social, sans doute une des plus célèbres des comètes, la comète Hale-Bopp, a été découverte indépendamment en 1995 par Alan Hale et Thomas Bopp et le second était un amateur. Il travaillait dans une usine de matériaux de construction et il a dit que c’était la première comète qu’il observait. D’ailleurs ce n’était même pas son télescope. Après avoir vérifié qu’il ne devait y avoir aucun objet étendu dans cette région du ciel, il a prévenu le Bureau central des télégrammes astronomiques, association sous l’auspice de l’union astronomique internationale et qui gèrent les découvertes de satellites, comètes, astéroïdes, etc. Beaucoup d’astéroïdes ont ainsi été découverts par des astronomes amateurs, et certains y passent leurs nuits, juste pour la gloire.

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L’impact de Wesley de 2009, photographié par le satellite Hubble (NASA/ESA, STScI and the Jupiter impact team)

Enfin, en 2009, un programmeur informatique et astronome amateur australien du nom de Anthony Wesley a découvert une tache noire sur Jupiter. Il s’est avéré qu’il s’agissait d’un impacteur (tout objet percutant un astre) de plusieurs centaines de mètres de large s’écrasant sur Jupiter, ce qui a été immédiatement confirmé par plusieurs astronomes professionnels et le télescope Hubble s’est même tourné pour observer la tache ainsi produite. Le mec a tout de même pas mal de chance, parce qu’il a aussi observé un autre impacteur sur Jupiter en 2010. Je vous ai mis un gif animé d’un autre amateur qui a aussi observé ce second événement, aux Philippines, appelé Christopher Go. L’impact est sur la droite.

ps277_5Jupiterimpact_chrisgo.theora.gif
Un impact sur Jupiter en 2010 (vidéo de Christopher Go)

Et on rentre en fait dans ce qui fait le cœur de la science participative. Il s’agit de choses que les scientifiques n’ont pas les moyens financiers (ou pas le temps, ce qui revient au même) de faire eux-même. Ainsi, si on assigne un astronome avec un télescope à l’observation continue de Jupiter, on n’aurait sans doute pas besoin de gens comme Anthony Wesley. Mais la justification scientifique n’est pas suffisante pour justifier une observation en continu. Mais on est bien content d’avoir quelqu’un qui observe s’il arrive quelque chose. A vrai dire il faudrait même plusieurs personnes réparties sur toute la Terre pour couvrir ce genre d’événements.

Un projet absolument trop bien d’ailleurs sur le sujet a été lancé par des chercheurs de la Carnegie Melon University aux Etats-Unis. Plutôt que d’attendre de demander aux astronomes amateurs qui ne sont pas forcément des spécialistes d’astrophysique de dire eux-même s’ils ont trouvé un phénomène intéressant, on va aller leur piquer leurs données directement. Les chercheurs ont été sur les banques d’images en ligne de Flickr, Bing, et Google, en cherchant tout simplement le nom de la galaxie qui les intéressait, “NGC 5907”. En utilisant ensuite un site appelé astrometry.net, ils peuvent automatiquement situer les objets sur le ciel et les orienter. Bref de la science avec google image.

Il y a aussi le projet Panoptes, lancé entre autres par un collègue pour observer des transits de planètes. Les transits, c’est la manière dont on a détecté le plus de planètes à ce jour. On observe pendant longtemps une étoile et si on voit une baisse de luminosité récurrente, c’est qu’il y a peut-être une planète qui passe entre l’étoile et nous. Mais le transit peut être extrêmement court (quelques minutes), et avec des périodes relativement longues : plusieurs jours pour les planètes les plus proches, plusieurs mois pour les planètes les plus éloignées détectables par cette technique. Pour le moment, le meilleur chasseur d’exoplanètes au monde est un satellite qui s’appelle Kepler, et il regarde en continu environ 100’000 étoiles. Le problème de faire ce genre de mesures depuis la Terre, c’est que vous ne pouvez pas trop observer le même endroit en continu à cause de la rotation de la Terre. Et si le transit intervient pendant la journée, et bien c’est foutu. Il faut donc beaucoup beaucoup d’observateurs qui mesurent précisément le flux de l’étoile. Le projet panoptes vise à concevoir des petits télescopes totalement automatisés et à bas coût qui permettent de détecter des transits. En en mettant partout sur la planète et s’ils s’allument dès que le ciel est clair, ils pourraient permettre d’imager en permanence un grand nombre d’étoiles. En utilisant des logiciels dédiés, un réseau international permettrait de rapatrier les données d’identifier l’angle de prise de vue et les étoiles dans le champ.

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Bon bas coût, c’est tout de même environ 4500 dollars donc les cibles sont plutôt les universités ou les instituts de recherche. Mais je trouve ça pas mal que l’on puisse faire ce genre de science avec deux appareils photos Nikon à 400 dollars pièces. Et en plus le truc fini ressemble au robot de wall-E avec des petits yeux tristes.

Mais l’astronomie amateur est un peu particulière, car on a tout de même besoin de matériel que tout le monde n’a pas. Au passage, si vous voulez vous offrir un télescope, c’est vraiment pas trop cher maintenant. Pour le prix d’une télé d’entrée de gamme, vous pouvez vous offrir un télescope qui permet de résoudre Mars, Jupiter, et d’observer sans problème les anneaux de Saturne et même les séparations de ses anneaux (appelée division de Cassini).

Entre amateur débutant, professionnel de l’agriculture et passionnés de biodiversité

Il y a toute une branche des sciences participatives qui n’est pas de l’astronomie amateur mais qui vous oblige tout de même à sortir de chez vous, c’est l’observation de la biodiversité. Et pour moi c’est un peu comme l’astronomie amateur, même si ça demande souvent beaucoup moins de matos, au sens où on parle quand même de gens suffisamment passionnés pour sortir de chez eux et braver le froid alors qu’il y a Hannounah à la télé. Mais il a aussi l’énorme avantage de faire participer les gens à la recherche scientifique et de créer du lien entre les chercheurs et les citoyens, ce qui est un des objectifs premiers de la science participative.

Alors sur l’observation de la biodiversité, il y a foule, mais je vais vous donner ceux dont on m’a parlé quand j’ai demandé de me donner des projets, parce que je les trouve représentatifs de ce que l’on peut faire. Je mettrai une liste plus complète dans les notes.

Déjà, une bonne façon d’avoir des informations précises, c’est de demander aux professionnels, donc les agriculteurs. Il existe un projet qui s’appelait AgrInnov, et qui est en train d’évoluer vers un autre projet plus grand appelé REVA, pour Réseau d’expérimentation et de veille agricole. L’idée est simple, il s’agit d’évaluer l’impact écologique des exploitations agricoles en posant la question aux agriculteurs eux-mêmes. Le travail du chercheur dans un premier temps, c’est d’identifier des indicateurs robustes et sensibles aux pratiques agricoles. Ça peut être des champignons, des lombrics, ou des nématodes. Ensuite, on va former les agriculteurs participants à prendre les mesures, en gros de pelleter ou de prendre des sachets et de les envoyer vers les labos participants, à intervalle régulier. Enfin les chercheurs vont analyser les résultats qui leur parviennent de toute la France.

Ça, c’est de la grosse artillerie pour le coup. A l’autre coté du spectre, vous avez le projet birdlab. Là, vous allez construire deux mangeoires à oiseaux l’une à côté de l’autre dans votre jardin ou sur votre balcon. Ensuite, vous téléchargez l’application sur votre téléphone et après un petit jeu d’entrainement pour reconnaitre les oiseaux, vous pouvez vous lancer. C’est fait spécifiquement pour analyser les comportements alimentaires des oiseaux en hiver, de mi-Novembre à fin Mars, donc ça vient de commencer. Les chercheurs du Muséum d’histoire Naturelle cherchent à répondre à des questions bêtes comme: quels sont les comportements des oiseaux à mangeoire ? Un oiseau préfère-t-il se nourrir là où d’autres congénères sont déjà présents ou préfère-t-il s’isoler ? Existe-t-il des comportements de compétition ou de coopération entre individus ou entre espèces ? La façon de reporter ces comportements est ludique, vous faites bouger le chardonneret élégant ou l’étourneau sansonnet d’une mangeoire à l’autre avec votre doigt.

Maintenant que les smartphones deviennent de plus en plus présents, il existe plusieurs applications qui permettent de faire de la science participative. Par définition localisés, ces applications de sciences participatives sont pour le moment plutôt américaines, mais commencent à s’étendre en France.  

Cette expérience fait partie du réseau vigie-Nature du Muséum d’histoire Naturelle. Vigie Nature, c’est vraiment le gros programme de science participative français faisant appel à tous le monde, des débutants complets aux agriculteurs. Au départ initié pour suivre les oiseaux, seulement, il héberge plusieurs autres programmes pour observer les papillons, chauves-souris, escargots, insectes pollinisateurs, libellules, plantes sauvages des villes, etc.. Ces projets sont essentiels en fait pour mesurer l’impact de l’activité humaine sur plusieurs de ces espèces que l’on a l’habitude de voir et qui nous sont assez familières. Le projet s’est d’ailleurs développé en Vigie-Mer, Vigie-Ciel, Vigie-Nature École, et je vous encourage à aller voir tout ça.

Il y aussi le projet au nom très chouette d’Observatoire des Vers Luisants et des Lucioles. La participation est super simple, il suffit, si vous êtes en France, en Italie ou en Espagne, de renseigner un formulaire d’une page, pour dire quand était la dernière fois que vous avez vu un vers luisant et combien (cela dit ils n’ont pas l’air fermés d’esprit, vous pouvez sans doute leur envoyer un mail si vous êtes belge ou suisse). En fait, même si vous avez un jardin sans vers luisant, vous pouvez quand même remplir le formulaire, car il est “important de disposer d’un nombre suffisant de jardins sans ver luisant pour comparer”. Bon par contre, évitez le trollage gratuit, n’allez bien évidement pas leur dire que vous n’avez pas vu de vers luisant si vous n’avez pas de jardin.

Bref, j’aime bien ce genre de d’initiatives. Ça permet à des chercheurs d’avoir un nombre incroyable de mesures sans avoir à bouger et avec très peu de moyens. Par exemple, voila la carte des résultats des chercheurs de l’observatoire des vers luisants, à partir de 4824 participations couvrant 3502 communes

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Alors bien évidement, c’est super partiel car la plupart des codes postaux n’ont sans doute qu’une ou deux réponses. Et les chercheurs disent bien qu’ils vont avoir besoins de plusieurs années de données pour avoir une cartographie qui soit suffisamment robuste pour être publiée. Mais bon c’est un truc totalement impossible sans sciences participatives. Et cet engagement dans ce genre de projet est aussi une chose qui vous permet de prendre conscience plus profondément de votre environnement. En faisant attention à la faune et la flore qui vous entoure et en constatant son évolution, vous pouvez non seulement en tirer une riche expérience personnelle, mais qui indépendamment n’a aucune valeur scientifique, mais aussi participer à enrichir une base de données qui elle va permettre de mettre en évidence des phénomènes scientifiques plus profonds. Bref les sciences participatives, c’est un engagement dans les sciences et une prise de conscience de faune et de la flore, et rien que pour cela c’est bien.

Passons à ce que vous pouvez faire si vous n’avez pas de télescope chez vous, vous n’êtes pas agriculteur et puis d’abord vous n’aimez ni la nature, ni Hannounah. Et puis vous n’avez pas envie de vous geler les miches toutes les nuits pour compter les lucioles. Et puis vous n’avez pas de jardin et vous vivez dans une cave. Bref, vous avez un ordi, une connexion internet, et un canap’ mais vous voulez servir la science dans la joie.

La recherche passive avec les projets de puissance informatique partagée

Vous vous souvenez de Bopp qui a envoyé sa découverte de comète. Le directeur du Bureau central des télégrammes astronomiques, Brian G. Marsden s’est moqué de lui car il a pris le nom très au sérieux et il a vraiment envoyé un télégramme au bureau. En 1995. Et le directeur a dit de lui: “Personne ne nous envoie plus de télégrammes maintenant. Je veux dire, le temps que le télégramme arrive, Alan Hale avait déjà envoyé 3 emails avec des mises à jour des coordonnées” de la comète. Et avec cette superbe transition, on voit évidement qu’internet a révolutionné aussi les sciences participatives par la vitesse de transmissions des données qu’il permet, sans même parfois que le scientifique amateur ne comprenne le sens des données qui transitent par sa machine.

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Les premiers usages d’utilisation passive de votre ordinateur pour la recherche, c’est à la fin des années 90. L’idée est simple, on installe un petit logiciel sur votre ordi, qui reste en veille quand vous vous servez de votre puissance de calcul. Au moment où vous arrêtez de vous en servir, par exemple quand il se met en veille, il se met en marche et commence à télécharger un petit bout du problème envoyé par l’institut de recherche, et il mouline alors, avant de renvoyer le résultat de son calcul à l’institut. Ça marche très bien si vous avez plein plein plein de petits problèmes très bien parallélisables, au sens où vous n’avez pas besoin du résultat de l’un pour avancer sur l’autre. Le premier programme de ce type est le GIMPS. Alors GIMPS, c’est Great Internet Mersenne Prime Search : la grande recherche internet des nombres premiers de Mersenne. Un nombre premier de Mersenne est un nombre premier qui s’écrit sous la forme 2p – 1. Par exemple 3 est un nombre premier de Mersenne car il est égal à 22 – 1. Tous les nombres qui s’écrivent sous cette forme ne sont pas premiers. Par exemple, 24 – 1 = 15, qui n’est pas premier. Il se trouve qu’il y a un test très efficace pour prouver qu’un nombre de la forme 2p – 1 est premier, appelé test de primalité de Lucas–Lehmer. Et du coup, c’est un bon moyen de trouver des nombres premiers très, très grands. Bon, c’est un test efficace, en comparaison de la méthode habituelle qui est de tester un par un tous les diviseurs premiers, mais c’est tout de même difficile, et ce qui explique qu’ils ont besoin de votre puissance de calcul. Les 14 plus grands nombres premiers découverts l’ont été par le programme GIMPS. Depuis Janvier 2016, le plus grand nombre premier connu est donc : 274’207’281 – 1.

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Radiotélescope d’Arecibo

La grande star de ce genre de problème, c’est bien sûr SETI@home. Alors SETI, pour ceux qui n’ont pas vu Contact, c’est le programme Search for extraterrestrial intelligence. En particulier, SETI@home utilise le même genre de programme très massivement parallélisable pour analyser les résultats du télescope en ondes radio d’Aracibo, à Porto Rico. Bon alors effectivement, à ce jour, et contrairement à ce que dit Contact, SETI@home n’a rien trouvé. Mais il y a eu quelques candidats intéressants (qui n’ont pas été rejetés comme étant du bruit ou un phénomène astrophysique connu), qui sont encore surveillés à ce jour. Mais il a par contre montré que cette méthode d’utilisation des ordinateurs privés est encore valide et le programme SETI a ainsi pendant longtemps profité d’une puissance de calcul comparable aux plus grands ordinateurs du monde. Ainsi, encore aujourd’hui, le site de SETI@home indique toujours un nombre moyen d’opérations par seconde de 629 TeraFLOPS (600 10^12 opérations par seconde), une puissance comparable aux ordinateurs du top 250 mondial.

Bon mais vous avez envie d’un peu plus que de faire travailler votre ordinateur tout seul, vous voulez activement participer à la science depuis votre ordi.

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Judie Foster, participant au programme SETI dans le film Contact. Non, plus personne n’écoute les ondes radios avec un casque pour trouver des signaux ET: c’est vachement plus simple en voyant un signal sur un écran.

Les projets de sciences participatives actives (mais sans trop sortir de chez soi)

Bon alors il y en a des millions et je vais essayer de vous donner des exemples intéressants sans tomber dans le catalogue un peu ennuyant. Les exemples que je vais vous donner son plutôt dans le domaine de l’astronomie, parce que c’est moi qui fait le dossier et puis voilà. Le site que j’aime beaucoup sur la question, c’est zooniverse. C’est parti d’un projet appelé galaxie Zoo qui devait classer des galaxies. Alors pour comprendre en quoi c’est important je vais devoir vous parler de classification des galaxies. Et en plus ça permet de voir des jolies photos. Et comme il y a des jolies photos, ça va encourager les gens à aller les voir sur notre chaine youtube !

Il y a donc 3 types de galaxies, les elliptiques, les spirales, et les irrégulières.

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Galaxie elliptique ESO325-G004. Crédits: NASA, ESA, and The Hubble Heritage Team (STScI/AURA); J. Blakeslee (Washington State University)

Les elliptiques sont des sortes de halos qui ne contiennent que peu de structures particulières. Il peut y avoir des exceptions, mais le mouvement des étoiles est aléatoire contrairement aux galaxies spirales où l’ensemble des étoiles est en rotation.

Elles contiennent une faible proportion de matière et de gaz interstellaire et par conséquent, peu de nouvelles étoiles peuvent s’y former. Du coup, elles sont plutôt constituées d’étoiles vieilles. Ce sont les plus grandes galaxies et on pense que beaucoup se sont formées à la suite d’interactions de galaxies qui ont fini par fusionner.

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La galaxie spirale NGC 4414 (NASA, STScI, ESA)

On passe ensuite aux galaxies spirales qui sont les plus emblématiques et qui contiennent le plus de de gaz et donc un taux d’étoiles jeunes plus important. Elles se séparent en deux catégories, les barrées et les pas barrées. Les spirales pas barrées sont assez rares et le plus souvent, une barre se forme au milieu, peut-être due à des effets de marées dus à d’autres galaxies. On pense que notre galaxie est une spirale barrée, mais c’est beaucoup plus facile à voir sur les galaxies dans lesquelles on n’est pas, du coup ce n’est pas encore tout à fait sûr.

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La galaxie spirale barrée NGC 1300. Credits : Pat Knezek (WIYN), NASA, ESA, and The Hubble Heritage Team (STScI/AURA)

Enfin, il y a les galaxies qui ne rentrent pas dans cette classification et qu’on appelle les galaxies irrégulières, souvent issues d’interactions entre galaxies. Ainsi on a trouvé des galaxies annulaires, dont on pense qu’elles se sont formées lorsque d’autres galaxies plus petites les ont traversées (comme l’objet de Hoag). Comme je l’ai déjà dit dans mon épisode sur les distances dans l’univers (cosmographie), ce genre de collisions résulte rarement en collision d’étoiles car les distances entre les étoiles sont énormes en comparaison de la taille des étoiles. Mais cependant, une telle interaction peut créer des effets gravitationnels qui se propagent pour former ces anneaux.

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La galaxie annulaire appelée objet de Hoag (ESA/NASA/STScI)

L’astronome américain Hubble, qui découvrit l’existence des galaxies dans les années 20, pensait que ces différents types de galaxies étaient différents stades d’évolution de ces galaxies, mais on sait maintenant que ce n’est pas vrai. L’astronome franco-américain De Vaucouleurs complète la classification en ajoutant des étapes intermédiaires et au final c’est assez compliqué comme vous pouvez le voir dans la chatroom. Je le répète, ce n’est pas un diagramme d’évolution, on ne passe pas de l’une à l’autre avec le temps mais ça permet de classifier.

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Diagramme de morphologie des galaxies de Hubble/de Vaucouleurs

Comme vous l’imaginez, arriver à classer des galaxies avec autant de détails, c’est compliqué. Et vous avez surement remarqué qu’il y avait beaucoup de “on pense” et de “sans doute” dans ma description: il y a encore beaucoup à apprendre pour comprendre comment les galaxies se forment et évoluent. Pour le classement, vous allez donc demander l’aide des internautes.

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C’est vraiment drôle et pas compliqué, vous avez 4 questions par galaxie et ça permet de vraiment abattre du boulot. J’ai mis deux images que j’ai obtenu en 3 minutes sur le jeu et il n’est vraiment pas difficile de voir que l’une a des structures visibles et que la seconde pas trop. Il y a eu 53 publications en tout et 5 rien que cette année issues des données de Galaxy Zoo. L’une des dernières contient une ré-analyse des images d’un des instruments de Hubble (ACS), qui porte sur 120’000 galaxies. Ils donnent quelques résultats, mais ils offrent surtout au reste de la communauté une énorme base de données avec 119 849 galaxies classées par type.

Suite au succès de Galaxie Zoo, il y a eu pas mal de jeux sur le même principe, dont beaucoup dans le domaine de l’astronomie que vous pouvez retrouver sur Zooniverse.org. Vous pouvez ainsi aider à cartographier la galaxie avec the Milky Way project. Vous pouvez chercher des ondes gravitationnelles avec Gravity Spy. Je voulais aussi vous parler de Disk detective, qui est tenu par des collègues à moi. L’idée est d’arriver à identifier des disques de débris dans une énorme base de données issue du satellite WISE qui cartographie le ciel entier en infrarouge. Il s’agit de trouver dans ces données, dont un bon paquet n’ont jamais été observées, des étoiles autour desquelles tourne un disque de poussières. En arrivant à imager plein de disques de poussières, on sera à terme capable de comprendre la formation et l’évolution des systèmes planétaires. Le système est le même que les galaxies en un peu plus simple. Cette année ils ont publiés deux disques inédits (ici et là) et chaque papier incluait une dizaine de contributeurs de disk detective parmi les plus engagés.

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Une des publications issues de Disk Detective inclu des amateurs qui ont aidés à découvrir le disque

Sur le même site, Zooniverse il y a de la retranscription de lettres manuscrites (de contemporains de Shakespeare aux soldats anglais ou néo-zélandais de la première guerre mondiale), travail toujours compliqué par ordinateur. Vous pouvez observer des pingouins (penguins watch) ou des vidéos de chimpanzés (Chimp and see), chercher des algues dans des images satellites (Floating forest), travailler sur des données de l’accélérateur de particules LHC (Higgs hunter), ou classer des cyclones (Cyclone center) et des dizaines que je n’ai pas eu le temps d’essayer.

Bon, il y a sans doute des centaines de manips dont je n’ai pas parlé. 

“[…] si je communique à mes hommes l’amour de la marche sur la mer, et que chacun d’eux soit ainsi en pente à cause d’un poids dans le cœur, alors tu les verras bientôt se diversifier selon leurs mille qualités particulières. Celui-là tissera des toiles, l’autre dans la forêt par l’éclair de sa hache couchera l’arbre. L’autre, encore, forgera des clous, et il en sera quelque part qui observeront les étoiles afin d’apprendre à gouverner. Et tous cependant ne seront qu’un. Créer le navire ce n’est point tisser les toiles, forger les clous, lire les astres, mais bien donner le goût de la mer qui est un, et à la lumière duquel il n’est plus rien qui soit contradictoire mais communauté dans l’amour.”

Citadelle, Antoine de Saint-Exupery

 

Sources vers les plus gros sites de projets de science participative. Si vous en trouvez un vraiment bien qui n’est pas là, n’hésitez pas à me le mettre dans les commentaires, je le mettrai ici

Les grosses plateformes

  • Zooniverse : Bon celui là j’en ai pas mal parlé. C’est beaucoup d’astronomie mais pas que 
  • Scistarter.com : Un énorme agrégateur de projets plutôt américains, qui inclu des “jeux” à la Zooniverse sans sortir de chez soi et des projets à la Vigie Nature où l’on part explorer les environs
  • BOINQ : c’est la grande plateforme issue des projets GIMPS et Seti@home qui permet de gérer des projets de calcul massivement parallélisés sur la base du volontariat. Maintenant vous téléchargez un seul logiciel, boinq et vous pouvez laisser votre ordi aider plein de projets.

Pour ceux qui veulent aller observer la Nature:

  • En France : Vigie-Nature : Le site du muséum d’histoire naturelle de Paris qui contient beaucoup de projets un peu partout. A noter, Vigie-Ciel veut créer des réseaux de volontaires chercheurs de météorites. Vigie-Nature devrait évoluer vers un projet plus grand appelé 65 millions d’observateurs, mais ce n’est pas encore tout de suite je crois.
  • En France encore: PartiCiTaE est le réseau “Participation Citadine à l’observation de l’Environnement”.
  • Au Quebec :  j’ai trouvé des oiseaux, des reptiles et amphibiens et Attention Nature qui regroupe plein de trucs
  • En Belgique : j’ai trouvé une association d’observation de la Nature appelée Natagora
  • En Suisse : un site appelé tous citoyens qui fait recense pas mal de projets

En vrac:

Les jeux pour aider le développement de l’intelligence artificielle (voir notre dossier sur le deep learning):

  • Le jeu de google (Quick, Draw !) où l’algorithme essaie de deviner ce que vous dessinez. L’idée, c’est d’apprendre à Google à mieux classer des images. C’est drôle et addictif, mais bon vous savez que vous apprenez à Google à devenir Skynet alors bon…
  • Un jeu de l’INRIA où vous identifiez les fonctions des différents mots d’une phrase pour aider des ordinateurs à le faire tout seul.

 

Podcast Science 277 – Les sciences participatives

Vous voulez faire de la science mais vous n’avez pas de matériel et encore moins de connaissances particulières ? Votre rêve c’est d’avoir votre nom sur une publication scientifique, mais vous n’avez pas le bac ? Vous voulez servir la science dans la joie, mais votre chaine youtube sur l’observation des espèces de chenilles de la région rouennaise ne parvient pas à décoller ? La science participative est pour vous !

Le dossier de la semaine

»Les sciences participatives, par Johan
Dossier écrit

Les images de la soirée

La quote de la semaine

“[…] si je communique à mes hommes l’amour de la marche sur la mer, et que chacun d’eux soit ainsi en pente à cause d’un poids dans le cœur, alors tu les verras bientôt se diversifier selon leurs mille qualités particulières. Celui-là tissera des toiles, l’autre dans la forêt par l’éclair de sa hache couchera l’arbre. L’autre, encore, forgera des clous, et il en sera quelque part qui observeront les étoiles afin d’apprendre à gouverner. Et tous cependant ne seront qu’un. Créer le navire ce n’est point tisser les toiles, forger les clous, lire les astres, mais bien donner le goût de la mer qui est un, et à la lumière duquel il n’est plus rien qui soit contradictoire mais communauté dans l’amour.”
Citadelle, Antoine de Saint Exupery

Le quiz du mois

Depuis la semaine dernière, Alan a lancé un nouveau quiz !
« le coca est si acide qu’on peut s’en servir pour récurer les toilettes. Info ou intox ? »
Dites nous ce que vous en pensez.

 

La prochaine fois

Mercredi 30 novembre – Les machines moléculaires
Le prix Nobel de chimie de cette année a été attribué à 3 chimistes : Sauvage, Stoddart et Feringa, pour leurs travaux sur la conception et la synthèse de machines moléculaires. Des machines moléculaires ? Kesaco ? C’est nouveau ? Dans ce dossier, Irène et Claire vont tenter de répondre à ces questions ! Accrochez-vous, nous retournons dans le monde des nanotechnologies, et ça va parler machines, molécules, chimie, biologie, médecine, et même course automobile !

La Chatroom

Claire: Hello Pascal 🙂

Pascal METZ: Salut

Didier MAZAL️: Bonsoir!

Claire: hello 🙂

Ludmilla: bonsoir

ElJj: B’soir !

Randy: Bonsoir

Inti: bonsoir les gens

Johan: Bonsoir tout le monde !

Johan: Tu va aimer le dossier de ce soir Inti 🙂

NOiD: Bonsoir 😀

Johan: salut

Samuel: Bonsoir, bonsoir, bonsoir!

Johan: dis je suis jaloux @NOiD tu viens d’arriver et tu as deja rencontrer tout le monde

Johan: 🙂

NOiD: @Johan Haha presque

NOiD: c’est facile en même temps quand t’es parigot :-p

Pascal METZ: moi, je n’ai toujours pas vu tout le monde

Jimmy: Bonsoir

ElJj: 277 : nombre de vaches de Narayana après 17 ans. (Illustration sonore : https://www.youtube.com/watch?v=AoMpPHnJCQE)

Aurelide : Bonsoir

NOiD: @ElJj Justement je regardait cette explication

NOiD: Bien fichu

Claire: @Johan non non il a pas vu tout le monde… pas les malades

Robin: @ElJj Je ne connais pas, mais ça fait rêver

Robin: Au fait, merci, hein, top ta vidéo !

NOiD: @Claire On va remettre ça pour les malades 😉

Pascal METZ: Par contre, ceux que j’ai vu, c’etait au Cern

Robin: J’ai montré à un échantillon représentatif de public non matheux (de une personne) qui a bien apprécié 🙂

Pascal METZ: du coup, j’ai visité l’experience Alice avec Johan, David Loureiro, Billy et Florence Porcel 🙂

ElJj: @Robin ça fait une proportion de satisfaction de 100%, c’est loin d’être négligeable !

Johan: désolé pour le retaaaard !

GPif: Bonsoir!!

Aurélide Froger: Hello

NOiD: Bonsoir @Gpif @Aurélide Froger !

Didier MAZAL️: bonsoir tlm!

Johan: Désolé on a des problémes de son

NOiD: Salut @Didier MAZAL️ ^^

Johan: Nico répare !

Johan: https://dl.dropboxusercontent.com/u/20665619/image_son_podcast/science_participative/1imsmartphone.jpg

Didier MAZAL️: @ElJj j’ai dû F5 j’ai perdu le lien du 277

elfredo: Bonsoir a tous!

Didier MAZAL️: ayé le son arrive!

GPif: Yep on vous entend

Didier MAZAL️: (pour l’instant un seul participant)

Didier MAZAL️: Ah ça y est ça arrive 🙂

GPif: On entend @Johan et @Pascal METZ

Ashe: Bonsoir, oui j’entends

Aurélide Froger: Pas moi

NOiD: Pas de son ici

NOiD: Sur le flux par contre oui ya du son

Randy: Ok pour moi

GPif: C’est pas du a un flash pas à jour?

Aurélide Froger: Après refresh, j’entends !

NOiD: non

NOiD: firefox

NOiD: 🙂

crazysmiler: ça fonctionne avec firefox chez moi.

GPif: Je suis sur firefox aussi, et ça passe chez moi

GPif: +1 pour le html 5 :p

Didier MAZAL️: Firefox aussi pour moi

NOiD: bizarre mais ok je vous entends sur le flux

GPif: On entend le Jingle

Aurélide Froger: oui j’entend

Johan: aaaaaahhhhh !

Johan: 🙂

NOiD: oui

NOiD: et ya de nouveau du son sur la page

NOiD: xD

GPif: 😀

NOiD: l’informatique c’est genial :-p

GPif: Le premier podcast en langue des signes

NOiD: ^^

Jimmy: Je crois que qu’il est bien parti pour être nommée le podcast de la poisse, celui-là ^^

Didier MAZAL️: @GPif MDR un podcast audio en langage des signes ^^

GPif: Un peu fort les Jingles

Ludmilla: wow!

Aurélide Froger: oui grave

Didier MAZAL️: +1 y’a facile 20 dB de + que les voix

Randy: Drop the Bass

NOiD: Le gros son ce soir xD

GPif: On a eu un remix du jingle avec les rires d’ @irene

GPif: 🙂

Pascal METZ: oups, désolé pour le volume

Pascal METZ: oui, il est dans la boite celui là

NOiD: Haha bien 😀

Randy: Quoi !? Faire confiance a la populace qui vote trump ? (humour)

irene: exactement! Vive le roi

Inti: on soumet le consensus scientifique au vote?

pig_noise: Salut, top g rien loupé alors

Robin: le mode de vote, surtout

GPif: @irene t’es obligé de dire ça pour garder la nationalité? :p

NOiD: @ps Donc la différence entre consensus scientifique et choix démocratique tiens au nombre de gens qualifiés impliqués dans la décision ?

Didier MAZAL️: Bush niveau sciences aussi… A part la science d ela guerre :/

irene: @gpif: je lutte!

Randy: Comme cobayes ? ^^

Randy: Les astronomes amateurs sont riches en même temps

GPif: Ca me rassure, moi qui ai faillie faire un phd, j’ai esquivé une balle :p

NOiD: @ps On peut voir la science comme une démocratie citoyenne, les scientifiques sont les représentants des citoyens et determinent par vote/consensus ce qui est@ps On peut voir la science comme une démocratie citoyenne, les scientifiques sont les représentants des citoyens et déterminent par vote/consensus ce qui est vraisemblable. vraisemblable.

NOiD: Oops pardon doublon

Didier MAZAL️: @ps La plateforme Boinc me semble être un bon exemple de science participative, par des gens qui ne sont absolument pas scientifiques.

NOiD: @ps Je recommence : On peut voir la science comme une démocratie citoyenne, les scientifiques sont les représentants des citoyens et déterminent par vote/consensus ce qui est vraisemblable.

Didier MAZAL️: @ps elle est visible oui

Jimmy: @ps C’est quoi un impacteur ?

Didier MAZAL️: @Jimmy : un astéroïde qui s’écrase 🙂

Didier MAZAL️: (ou tout autre corps céleste)

GPif: Plus de son

Inti: c’est pas par vote qu’on décide ce qui est vraisemblable mais par l’observation des faits

Jimmy: @Didier MAZAL️ Okey merci

GPif: Un truc cool des astronome amateur

Inti: c’est une observation consistante des mêmes faits qui fait le consensus

Randy: @ps Peut-on considérer la médecine comme de la science participative, avec les milliards de cobayes disposés à tester l’effets de certains médicaments sur le corps humain ?

GPif: On va décrété par referundum que 2+2 =5

Didier MAZAL️: câble = daube

Didier MAZAL️: ^^

Didier MAZAL️: Tous ceux que je connais chez un opérateur câble se ^plaignent des pb de connexion

NicoTupe: Je viens d’arriver, on est sur le caca c’est ca? j’ai entendu “transit”

Didier MAZAL️: @NicoTupe MDR

irene: hahahaha!

NOiD: @Inti On peut voir ce consensus comme une forme de vote

NicoTupe: \kick @nicotupe

GPif: C’est ça, ça doit être le stress des exams

Didier MAZAL️: 4500$ c’est pas cher en effet

Inti: aww

NOiD: ^^

Didier MAZAL️: On dirai le robot nettoyeur de disney

NOiD: Pas cher oui c’est relatif xD

GPif: Eeeeeeeevvvvve

NOiD: waaallleeeeee

Inti: @NOiD si on considère que les citoyens ce sont les faits observés alors oui

Dalek: EXTERMINATE les gens

Claire: @Didier MAZAL️ le robot Mo ? 🙂

Inti: les chercheurs c’est ceux qui comptent les votes ^^

Didier MAZAL️: Relativement au matériel habituellement utilisé pour l’observation astro bien entendu 🙂

Randy: Ouais enfin faut compter quand même dans les 1000€ pour avoir un truc détaillé quand même.

Didier MAZAL️: @Claire non, wall-e

GPif: Empécher les gens de regarder Hannouna, c’est déjà faire progrésser la science

Aurélide Froger: #VigieNature

Dalek: pas la sociologie

irene: Hannouna?

Claire: @Didier MAZAL️ un mix entre Mo et Wall E 🙂

GPif: Je crois qu’avec une pair du jummelle tu vois déjà plein de truc

GPif: @irene c’est le trump de la télé française

Claire: @irene Hanna passe pas en californie ? Tu manques RIEN

NOiD: @Inti Je pensait plutôt au cas ou on observe pas directement des faits mais de fortes corrélations par exemple

irene: Oh zut, je connais pas.

Claire: @irene saleté de correcteur.

Randy: La belle saturne là ça coûte 2.5 milliards ^^

NOiD: C’est sur en science dur c’est moins souvent le cas

Pascal METZ: Cool, une mangeoir par chat

Pascal METZ: ils seront content

Didier MAZAL️: @GPif je suis d’accord. Le peu que j’ai vu de cet étron télévisuel m’a brûlé les neurones

Dalek: mince je vais devoir choisir entre un telescope ou une etoile noire

NOiD: Faut pas empêcher les gens de regarder hannouna, il faut leur en rendre la vue insupportable également 😀

Pascal METZ: pfff depuis quand un @Dalek a besoin d’une etoile noire ?

Dalek: @Pascal METZ le gouter de control pour les chats

Dalek: C’est pour ca que je vais acheter un telescope a 2.5Mds

Randy: PlantNet est francais je crois. C’est une base pour identifier des plantes grâce à une photo.

Aurélide Froger: Pas sur les abeilles mais insectes pollinisateurs avec le Spipoll

Claire: @irene les vers luisants et les lucioles c’est romantique Irène ?

Claire: 🙂

Dalek: abeilles C [insectes pollinisateurs]

Claire: @irene Faut que je t’envoie le lien d’une pub…

Claire: Une pub avec un certain Michel…

irene: @claire: oui c’est romantique non?

Dalek: des vers luisants septique

Aurélide Froger: Oui mais vu la diversité des pollinisateurs, dommage de s’attarder uniquement aux abeilles 🙂

Dalek: oui !

pig_noise: aussi protocole moutarde pour compter les lombrics

Dalek: #verstesou?

Aurélide Froger: (Hello Asma, tu viens parler de vigie ciel ? 🙂 )

Didier MAZAL️: Ceci dit ça réduirai le taux de chômage ^^

Asma: https://m.facebook.com/VigieCiel/ 🙂

Dalek: On transforme pole emploi en observatoire de la bio diversite

Aurélide Froger: ça me va !

GPif: le clash west coast et east coast

irene: c’est mal payé…

Asma: Prog en construction , l’objectif : surveiller les météores dans le ciel, chercher des météorites et identifier des cratères d’impact !

Dalek: “je sers la science et je fais mon cv”

Aurélide Froger: Les herbonautes ?

Randy: On peut aussi tout simplement mettre a disposition son CPU ou GPU de son ordinateur pour les calculateurs.

irene: @gpif: few, la côte ouest est nettement mieux, on vote pas pour Drumpf par ex!

Claire: @irene je t’ai mis un lien sur le skype

irene: cool

Didier MAZAL️: @ps c’est ce que j’ai indiqué au début avec Boinc

Randy: Oups désolé j’ai spoilé :/

irene: @Claire:J’irai voir après

Pascal METZ: Je ne veux pas balancer, mais j’ai un mail qui prouve le contraire

Jimmy: @ps Pour votre nouvelle veille d’ordinateur : http://lhcathome.web.cern.ch/ aidez le LHC dans ces calculs 🙂

Dalek: le programme qui cherche les nombres premiers mais en fait qui fait du bitcoin mining

ElJj: https://pbs.twimg.com/media/Cx5J3n5WgAEqTD7.jpg

ElJj: (Parce que 277 est un nombre premier)

NicoTupe: Hey @ElJj super ta vidéo anniversaire 🙂

ElJj: (Et paf, je suis à-propos)

pig_noise: @gafam: on fait déjà tous de la science participative lucrative pour eux

NicoTupe: (et ton bouquin, toujours pas lu mais il est dans ma bibliothèque <3)

Didier MAZAL️: Merci @ElJj 🙂

ElJj: @NicoTupe Merci ²

Randy: Malin le coup du minage bitcoin dans ton dos

Pascal METZ: @NicoTupe tu peux le lire, il est dispo en ebook?

NicoTupe: non

NicoTupe: pas encore

NicoTupe: c’est bien le pb 🙂

NicoTupe: @ElJj j’ai feuilleté rapidement et je me demandais, ya de l’inédit?

Pascal METZ: @ElJj si tu veux un super argument pour ton editeur, celui de Micmath est dispo en ebook

ElJj: @NicoTupe Ya de l’inédit par petites touches

Pascal METZ: et il est au top des ventes Amazon

NicoTupe: par contre il a un mauvais commentaire

ElJj: Mais c’est Mickael launay, ça aide !

NicoTupe: auditeurs, allez mettre des bonnes notes !!!

Dalek: je peux faire un programme pour trouver le plus petit premier positif

Pascal METZ: non non , je suis sur que ce n’est que parce qu’il est dipso en ebook 😉

NicoTupe: Le bouquin de mickael est sympa aussi

Dalek: mais j’ai besoin de vos pc

NOiD: @Dalek mdr

NicoTupe: @Pascal METZ j’ai déjà ralé au pres de l’éditeur. Belin y sont sensibles, ils ont juste du retard sur le domaine

Didier MAZAL️: @ElJj Pour l’urinoir, j’ai tenté de calculer le meilleur possible la dernière fois… Et finalement, après avoir échoué j’ai opté pour le wc “caca” avec la porte et les cloisons ^^

Pascal METZ: @Didier MAZAL️ mais il ne faut pas avoir de pb avec l’hygiene dans ce cas là

GPif: Après quand tu regarde la technique de Monté Carlo utilisé pour déterminé Pi avec des systèmes distribué, tu te dit qu’il y a plus performant

Didier MAZAL️: ^^

GPif: C’est un problème NP complet 🙂

Didier MAZAL️: http://setiathome.free.fr/information/screensaver/images/screen_sm-2.02.gif

Didier MAZAL️: J’avais cet écran de veille il y a 20 ans ^^

NicoTupe: oh seti….

Didier MAZAL️: Le graphique montait les niveaux de puissance des signaux selon la fréquence et dans le temps.

Didier MAZAL️: Ce qu’on cherchait, c’était des pics de puissance avec des variations régulières, signe d’un signal artificiel

Robin: @ElJj y a pas de taureau dans ton troupeau ?

Robin: C’est louche !

Didier MAZAL️: @ps aujourd’hui SETI tourne en ligne de commande via la plateforme Boinc 😉

Pascal METZ: est ce qu’on peux mettre seti@home sur AWS ?

Dalek: pour aider la science, le mieux serait de pousser les politiques a avoir un vrai programme scientifique; parceque avec trump, seti@home …

ElJj: @Robin C’est soit ça, soit des générations de consanguins comme chez Fibonacci

Aurélide Froger: https://www.zooniverse.org/ pour le lien

Robin: Ben ça dépend du nombre de taureaux qui passent de temps en temps..

Didier MAZAL️: @Pascal METZ A priori oui 😉

Robin: et puis on a encore des animaux qui ne meurent pas

ElJj: Une vache vit entre 18 et 22 ans; le problème demandant ce qu’il se passe après 17 ans, le problème est parfaitement cohérent !

Robin: Ah, je ne dis plus rien

Pascal METZ: @eljj sauf si on les mange

ElJj: L’astronome Art Hoag est dans la chatroom ? Je pensais qu’il était mort en 1999.

irene: C’est ce que j’ai compris aussi

Robin: Merci @ElJj je cherchais l’orthographe

Robin: 🙂

NicoTupe: Oh un diagrame d’évolution

NicoTupe: #troll

Robin: Et en plus y a des vieilles barrées, c’est vraiment le bordel ce dossier

GPif: “On a des jeune barré et des vieilles éliptiques” c’est pareil pour les galaxies

NOiD: C’est assez ludique ce truc, en plus on voit de belles images !

GPif: Disons que pour faire du machine learning, vaux mieux avoir des données d’enrtaineemnt, j’imagine que le projet sert surtout à ça.

irene: Une vieille élliptique… je me demande à quoi ça ressemble

Pascal METZ: tiens au fait, Je crois qu’il n’a pas parlé de foldit.

irene: Ha oui, foldit c’est un gros succès je crois

Pascal METZ: vas y, defend les biologistes 😉

Dalek: TRAITRE

Asma: Radiometeorzoo pour détecter les météores grâce à leurs échos ..

irene: Absolument, we are the best

irene: Et si t’es pas d’accord c’est parce que tu es jaloux

Dalek: C’est vrai qu’on a besoin de zoo

NOiD: @ps lesquelles de ces experiences participatives sont accessibles (facilement) sur mobile/tablette, avec une app dediée par exemple ?

Aurélide Froger: Mais non, c’est carrément cool de participer à ce genre de programme !

Didier MAZAL️: @ps ça permet de s’occuper dans le train par exemple 🙂

Didier MAZAL️: classer des galaxies n’est pas plus chiant que d’empiler des bonbons sur un jeu débile avec son smartphone ^^

Asma: Les sciences participatives c’est pas du travail à la chaîne c’est un double bénéfice chercheur participant à condition d’offrir au participant la possibilité de “monter en capacité ” empowerment !

Dalek: Les pokemon c’est de la biologie

GPif: Oula @Claire faut arréter les concert de Metallica 😀

Asma: Ça me fait penser à la vidéo de Léo Grasset sur Pokémon go et les sciences participatives

Dalek: taylor switf il parait

irene: Vive la biologie!

GPif: Est ce que les pokemon sont des mamifère, des marsupio ou des oiseaux

GPif: ?

irene: Ce sont des Pokemons, inclassables.

NOiD: Sur android y’a Zoo Universe et Folding@home par exemple

Asma: Bonjour Eric 🙂

Didier MAZAL️: @ps j’ai entendu parler il y a longtemps d’un projet de numérisation de vieux livres en utilisant les Captcha des sites web. Le principe : montrer un mot numérisé du livre à l’utilisateur qui doit s’identifier. Ca permet de montrer qu’il n’est pas un robot, et en même temps ça numérise le mot en question.

Éric38fr: Bonsoir tout le monde, bonsoir et bises à chère Asma

Aurélide Froger: Perso, j’ai participé à des programmes de zooniverse sur les animaux de la savane. Etant à paris, je trouve ça cool de pouvoir voir ce genre de photos et d’aider la recherche. Idem pour identifier les baleines etc. Ca dépend aussi de ses préférences perso 🙂

Robin: @Didier MAZAL️ c’est bon, ça !!

Pascal METZ: @Didier MAZAL️ mais sans connaitre la bonne reponse, comment tu sais si c’est un robot?

Asma: Et on apprend toujours des choses parce que dans la plupart des prog les chercheurs et animateurs mettent en place des outils pour permettre au participant de se former , partager une expérience avec d’autres participants qui ont les mêmes intérêts

GPif: @Didier MAZAL️ en vrai dans les capcha, seul la première partie est vérifié, la seconde c’est pour tagger, tu pourra faire le test et mettre n’importe quoi en deuxième partie, tu verra, ça passe

Didier MAZAL️: @Pascal METZ Il y a deux mots à taper, un déjà connu, l’autre qui ne l’est pas. L’utilisateur ne sait pas lequel des deux sert pour l’anti-robot

Pascal METZ: comme google avec les adresse de google maps

Asma: Il y a des outils qui

Randy: Didier MAZAL️ Google a développé re-captha pour ses voitures autonomes et la reconnaissance de panneaux de signalisation.

GPif: J’ai un pote qui a passer 5 ans à scanner des oreille interne 😀

Wawa: 5ans, c’est une these du coup.

Asma : Il y a des motivations différentes (participer à la recherche, partager avec d’autres amateurs, apprendre …)

Jimmy: @Asma passer le temps au toilette avec diskdetective, ça compte ? #troll

Asma : Chacun son truc 🙂

Pascal METZ: mecanical turk

Éric38fr: Les cratchas ne sont pas de la science participative, c’est de l’exploitation de l’intelligence humaine en batterie. Dans Zooniverse, il y a de la reconnaissance de mznuscrits, et ca ne fait pas progresser le portefeuille de Gueugueul, juste la connaissance.

Jimmy: ^^

pig_noise: @voir : on peut aider le professeur thibault a écouter la mouche qui pète ?

GPif: @Wawa c’est post doc, mais oui, c’est un chercheur 🙂

Randy: Science participative non consentie alors ^^

Éric38fr: La collecte de bonnes données passe par une énorme dose d’abnégation. Une mesure, plusieurs fois recommencée, non pas pour en faire la moyenne, mais pour obtenir une s’erie homog’ene. Les métadatas sont aussi importantes que les résultats, ils gagent de la qualité

NOiD: @ps Oui je suis d’accord le parallèle a ses limites 😀

Inti: le lyssenkisme c’était un peu de la “science citoyenne” poussé à son paroxysme? 😛

Didier MAZAL️: @ps on peut choisir ses projets avec Boinc, et il utilise les ressources dispo

NOiD: En fait je ne peut pas m’empecher de voir la science comme un organe citoyen !

Aurélide Froger: Juste comme ça, pour ceux qui sont intéressés par les sciences participatives qui touchent à la biodiversité, le blog de Vigie Nature est vraiment chouette. http://vigienature.mnhn.fr/blog

Éric38fr: Le Higgs, il s’est fait attendre un demi-siecle, en gros. Avec beaucoup de gens, pas juste une. 5 ans d’acquisition, ca se concoit vite quand on veut allier r’esultat discriminant et quzlité de la discrimination : etre conclusif ! En sci.participative, ca me semble important de faire comprendre aux gens que ce n’est pas juste un jeu, mais qu’il y a un réel enjeu. efficacité doit d’zbord rimer avec qualité, pas avec quantité.

Didier MAZAL️: @ps oui Boinc est énormément utilisé. Il y a même des “concours” à l’échelle internationale régulièrement, avec des équipes qui tentent de faire un max de calculs dans une période donnée

Éric38fr: Atggl : le participatif non consenti est une antonymie, ou je me trompe. Donc une forfaiture (sens exact?~). Science ou autre.

Asma : http://institut.inra.fr/Partenaires/Sciences-et-societe/Toutes-les-actualites/rapport-Houllier-Sciences-Participatives-Najat-Vallaud-Belkacem

Asma : Pardon jai poste trop vite, le rapport Houllier sur les sci part

Randy: Acheter un serveur pour un service qui vise à ne pas utiliser de serveurs xD

Dalek: @ps est-ce que si on est scientifique on peut participer a autre chose que la science? please ?

GPif: Je suis curieux de voir le besoin d’un calculateur à 100k€

Aurélide Froger: birdlab

Asma: sauvage de ma

Asma: Rue

Pascal METZ: @NOiD en fait, tu prononce ton pseudo comment ?

Asma: S

Asma: sisi!!! Sauvage de ma rue

NOiD: @Pascal METZ ils ont bien prononcé ça va 😀

NOiD: Folding@home

NOiD: Et Galaxy Zoo

NOiD: https://play.google.com/store/apps/details?id=com.murrayc.galaxyzoo.app&hl=fr

Dalek: mdr j’ai lancer un debat candy crush

NOiD: https://play.google.com/store/apps/details?id=com.sonymobile.androidapp.gridcomputing&hl=fr

Randy: espionnage participatif ?

Didier MAZAL️: 2048 je l’ai plié au quatrième essai ^^

NOiD: @ps 2048 c’est un time killer pas de la science 🙂

Aurélide Froger: L’app birdlab : https://play.google.com/store/apps/details?id=com.vigienature.birdlab et l’app Sauvages de ma rue : https://play.google.com/store/apps/details?id=eu.NaturalSolutions.SauvagesDeMaRue

Éric38fr: Un point qui me semblr important en sci.participative est le retour pour le participant. Je lpense que c’est d’abord et avant tout un gain de CULTURE (et je ne distingue pas culture de ladite “culture scientifique”)

Asma: En 2017 un nouveau portail des sci part va

Asma: Va etre lancé, suivez le projet 65 millions d’observateurs

NOiD: oui y’a du retard j’ai vu xD

Randy: Le mercredi c’est la tronche en live 🙁

NicoTupe: arf

Pascal METZ: @Randy oui, ils etaient le mardi

NicoTupe: j’avais pas tilté qu’ils avaient changé de date

NicoTupe: bon tout de façon concrêtement tous les jours ya quelque chose…

Pascal METZ: mais du coup on les veux continuer a les concurencer

Pascal METZ: et donc on deplace

NOiD: Haha les fourbes

NOiD: ^^

Éric38fr: A’ l’echelle des enjeux, evolution biologique, géologie ou astronomique, on n’est pas à 6 mois près… Si ?

Dalek: demain on auront la lecture de la bible en version extended unrated

Éric38fr: Surtout avec 65 Mveaux à mettre en li^Z^UbzzzbbZzzZoups

Didier MAZAL️: La Bible avec les scènes coupées? ^^

Éric38fr: C’est le correcteur ostrograve qui beugue, scuzes

Didier MAZAL️: Le coca c’est pour nettoyer les intestins :p

Asma : Quelles

Asma : Dates les

Asma : Podcast sur hasard?

Didier MAZAL️: @ps pourquoi pas un podcast en live avec Thomas Pesquet qui joue aux dés dans la station? ^^

Robin: @asma : pfiou, ça date !

pig_noise: coca o wc C est ca la science participative après on publie

Asma : @Robin merci 🙂

Robin: le chaos, je crois que ça a quelque chose comme 2 ans

Robin: et le hasard un an de plus

Didier MAZAL️: Non pas de jingle

Aurélide Froger: nop

Didier MAZAL️: Le voilà

Aurélide Froger: ouais là

Aurélide Froger: oui

Asma : Merci et à la prochaine!! Super la musique du générique

Éric38fr: D’esolé pour l’emballement, j’ai dû rater qlqs echnanges. Pas facile sur un pitit’ écran de tablette mini. Trop habitué au chau plein écran…

NOiD: Bonne soiré à tous 😉

Didier MAZAL️: Plus de son

GPif: Erf, on manque le croustillant, Tchuss 🙂

Éric38fr: Dieu ne joue pas aux dés, qu.il disait, l’Autre

Aurélide Froger: Bonne soirée !

Robin: @asma : janvier 2013

Éric38fr: Ni-night éveuribodis

ElJj: tcho

pig_noise: bye à mercredi

Éric38fr: Mercredi, c’est dans moins de deux heures, c’est ça ?

pig_noise: ça dépend ou tu es !

Johan: Salut tout le monde

Pascal METZ: Salut a tous