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Le rythme dans la peau

(Article publié simultanément sur l’excellent blog de son excellent auteur Pierre Kerner: http://ssaft.com/ )

Dossier présenté par Taupo dans l’épisode 154.

Chronobiologie 1/2 | Chronobiologie 2/2


 

Tout bon musicien vous le dira, l’univers est fait de rythmes, que ce soient les pulsations périodiques d’étoiles à neutrons, les mouvements relatifs des astres, les dégradations nucléaires des isotopes ou encore les rotations abstraites qu’effectuent les particules… L’univers semble générer des rythmes dès qu’il peut… Et le vivant n’échappe pas à la règle! Les cellules se divisent périodiquement, les organes fonctionnent périodiquement et même la reproduction a ses périodes.

Tout bon musicien vous confiera aussi qu’un bon orchestre joue au même rythme. La clé c’est que les musiciens suivent les instructions d’un chef d’orchestre pour se mettre au même tempo. Mais comment ça marche pour le vivant? Est-ce que nos rythmes sont menés par un chef d’orchestre? Comment nous synchronisons-nous?

Jour
Avant de nous pencher sur les rythmes du vivant, demandons-nous quels sont les rythmes qui sont les plus susceptibles d’influencer les organismes. Sachant que la source d’énergie la plus abondante et quasi inépuisable de notre planète est la lumière du soleil, on comprend qu’il s’agisse d’un facteur environnemental ultra important pour les être vivants. Or, le phénomène rythmique qui est le plus évident sur notre planète, c’est l’alternance de lumière. Pas étonnant que ça en fascine certains:

En déplaise à Jacquouille, l’alternance Jour/Nuit n’est pas le fait d’un interrupteur céleste. Le fait est que notre planète tourne sur elle-même et que sa période de rotation, tenez-vous bien, dure grosso-modo un jour (86400 secondes pour être un chouïa plus précis). Durant cette période, un point du globe est successivement exposé à la lumière du soleil puis aux ténèbres insondables qui se trouvent à l’opposé. Voici une animation d’un jour tiré de véritables images acquises par le module MODIS du satellite TERRA qui survole la Terre à 700km d’altitude:

 

 

L’alternance jour/nuit constitue donc un rythme géophysique qu’on appelle le rythme nycthéméral quand on a été bien élevé. Nycthéméral, ça vient du grec nukthêmeron, mot composé à partir de nux, nuktos, « nuit », et hêmera, « jour ». Si vous voulez donc avoir la classe, au lieu de parler d’un jour, parlez d’un nycthémère, ça fait plus chic! Par contre, articulez bien et évitez cette expression en face de personnages hostiles, ça pourrait prêter à confusion…

Le rythme nycthéméral n’est pas le seul cycle solaire perçu sur notre planète. Sous la plupart des latitudes terrestres, il existe un rythme astronomique plus long, correspondant à une variation lumineuse étalée sur une période d’environ 365,25 jours: les saisons. Voici une illustration particulièrement frappante de ce phénomène: il s’agit de 4 photos de notre planète prises par un satellite géostationnaire (Meteosat-9) à 6h12 à 4 moments clés de l’année, le 21 décembre (solstice d’hiver), le 20 mars (équinoxe de printemps), le 21 juin (solstice d’été) et le 20 septembre (équinoxe d’automne). Sur ces photos, on voit très bien le terminateur, cette ligne qui sépare la face éclairée de la planète de la face non éclairée. On s’aperçoit que l’angle du terminateur varie au cours d’une année:

4 moments dans l’année, les solstices (le point de l'orbite où l'inclinaison est maximale vers le soleil ou dans la direction opposée) et les équinoxes (lorsque la direction de l'inclinaison de l'axe et la direction au Soleil sont perpendiculaires).
La vidéo suivante nous montre le phénomène sur une année complète, mais en accéléré:

En guise d’écran de veille, c’est plutôt sympa!

D’ailleurs, au passage, est-ce que vous savez pourquoi on a des saisons sur la Terre? Moi, étant petit, j’étais persuadé que c’était dû au fait que notre Terre gravite chaque année autour du Soleil selon une orbite elliptique, avec un moment de l’année où la terre se trouve près du Soleil et un autre où elle est plus éloignée, une distance variable par rapport au Soleil qu’on nomme excentricité orbitale quand on est ingénieur à la NASA. Cependant, si c’était le cas, nous aurions des saisons identiques aux deux hémisphères, Nord et Sud. Le fait est que lorsque l’hémisphère Nord se trouve en période hivernale, l’autre hémisphère a la chance de profiter de l’été. Ma confusion enfantine vient d’une part du fait que dans les nombreuses illustrations de l’orbite terrestre de mes bouquins de cours, l’ellipse y était très fortement marquée. Or, l’orbite terrestre autour du soleil est en réalité quasi circulaire et n’a donc qu’un effet minime sur notre climat. Bon alors? C’est quoi l’origine des 4 saisons (s’impatientent Vivaldi et le Pizzaïolo)? Et bien c’est l’inclinaison de l’axe nord-sud de rotation de la Terre par rapport au plan de son orbite autour du Soleil (23.5°). Étant penchée, notre Terre présente toujours un pôle vers les soleil. Quand c’est l’été dans l’hémisphère Nord, c’est que la Terre est penchée de façon à présenter le pôle Nord vers le soleil. Les rayons que cet hémisphère reçoit sont quasi-perpendiculaires, donc moins dispersés dans l’atmosphère. 6 mois plus tard, l’inclinaison n’a pas changé et le pôle nord se trouve à l’opposé. Les rayons du soleil que reçoit l’hémisphère nord sont plus obliques, plus dispersés dans l’atmosphère, il fait plus froid, les gens sont gronchons, c’est la merde: c’est l’hiver!
On résume ça avec 2 vidéos bien faites par le MIT:

 

Bref, trêves de considérations astronomiques: vous comprenez maintenant qu’il existe des rythmes lumineux géophysiques pouvant influencer les organismes vivants. L’aspect le plus important de ces rythmes, c’est qu’ils sont hautement prévisibles, tellement prévisibles qu’on est capable de savoir à quelle heure s’est levé le soleil il y a 2000 ans et de construire des éphémérides pour les siècles à venir. Ces fluctuations lumineuses annoncent, en plus, des fluctuations climatiques. Les organismes possédant des moyens d’anticiper ces fluctuations ont un avantage non-négligeable pour survivre et on peut facilement s’imaginer qu’au cours de l’évolution, nombreuses sont les lignées qui ont acquis des systèmes permettant de prédire ces rythmes. Mais bon, c’est bien beau d’imaginer ce que peut faire l’évolution, mais c’est une autre paire de manche que de véritablement identifier les rythmes du vivant qui sont à l’écoute des rythmes astronomiques. Pour se faciliter la tâche, les premiers scientifiques à s’intéresser au sujet ont tenté de chercher les rythmes qui correspondent grosso-modo aux rythmes solaires. Exit donc les pulsations du cœur, le nombre de fois qu’on fait pipi, qu’on cligne des yeux, etc… Si on s’intéresse aux fluctuations nycthémérales, ce qu’on cherche, ce sont des biorythmes circadiens, c’est à dire d’environ un jour (circadien vient du latin circa, « environ », et diem, « jour »). Si on s’intéresse maintenant aux fluctuations saisonnières, on se mettra à la chasse des biorythmes circannuels.

Les premières observations de biorythmes circadiens remontent à l’antiquité! Par exemple, le philosophe grec Théophraste rapporte dans son Histoire des plantes qu’Androsthène de Thasos, capitaine d’un navire sous Alexandre le Grand, avait observé sur l’île de Tylos (aujourd’hui connu sous le nom de Bahrein) un arbre « dont les indigènes disaient qu’il dormait ». Il s’avèrera qu’il s’agit du Tamarinier dont les feuilles se ferment en effet chaque nuit et s’ouvre chaque matin:

 

Ce genre de mouvement qu’effectuent les plantes en fonction du soleil s’appelle l’héliotropisme (Du grec ancien ????? hélios « soleil » et t??p?? tropos « direction ») ou phototropisme (Du grec ancien f?t?? photos « lumière »). Bien sûr, il n’y a pas que le Tamarinier qui soit capable d’héliotropisme: on pense tous spontanément au tournesol, ou à l’héliotrope chez qui le nom même de l’espèce correspond au phénomène. Mais en fait il y a un nombre incalculable de plantes à fleurs chez qui les pétales s’ouvrent et se ferment en fonction de la lumière. D’ailleurs toutes ne s’ouvrent pas au même moment, ce qui a donné l’idée à Carl von Linné, en 1751, de concevoir une horloge florale. Le célèbre naturaliste suédois avait en effet noté que les plantes à fleurs pouvaient être triées en 3 groupes en fonction de leur comportement: les plantes météoriques dont les fleurs s’ouvrent et se ferment en fonction des conditions climatiques, les plantes tropiques qui s’ouvrent et se ferment en fonction de la longueur du jour et enfin, celles qui nous intéressent aujourd’hui, les Equinoxiales qui s’ouvrent à heure fixe de la journée quelque soit la saison et sans tenir compte des conditions météorologiques. Sans avoir jamais pris le temps de planter son invention, Carl von Linné avait tout de même réalisé de nombreuses observations permettant, théoriquement, de construire une horloge florale dont les quadrants seraient constitués de diverses plantes dont les fleurs s’ouvriraient à des périodes différentes de la journée.

Horloge Florale

Horloge Florale
Mais cette expérience peut nous laisser perplexe quand même: comment ces plantes font-elles pour savoir l’heure de la journée si elles ne se laissent ni influencer par la météo, ni par la longueur d’exposition au soleil? C’est comme si la plante possédait un système interne permettant de lui indiquer l’heure du jour: un mécanisme endogène…

Jean-Jacques d’Ortous de MairanMimosa pudica

Le premier à avoir cherché à caractériser ce mécanisme endogène est un astronome français,  Jean-Jacques d’Ortous de Mairan, qui, en 1729,  a pris des plants de Mimosa pudica, capable de phototropisme, et les a enfermés dans sa cave.

 

De Mairan a alors observé que le comportement des feuilles de la plante, s’ouvrant le matin et se refermant le soir, continuait même dans l’obscurité totale! Vu que de Mairan était astronome et qu’il avait d’autres chats à fouetter cette année qui était riche en évènements astronomiques à étudier, on a que très peu de détails sur son protocole, dont il a confié le rapport à l’Académie Royale des Sciences, à son ami Jean Marchant.

 

Heureusement, de nombreux botanistes (Johann Gottfried Zinn, Henri Louis Duhamel du Monceau, Alphonse Louis Pierre Pyrame de Candolle) ont reproduit l’expérience avec des protocoles très rigoureux, à températures et humidités constantes, sans possibilité de fuite de lumière, et ont confirmé le résultat de de Mairan.

Cependant, rendons à l’astronomie et à la marine ce qu’il leur revient: sans Androsthène de Thasos et Jean-Jacques d’Ortous de Mairan, nous n’aurions pas eu de chronobiologie de sitôt, la chronobiologie étant la discipline scientifique étudiant l’organisation temporelle des êtres vivants.

Les premières expériences de chronobiologie se penchaient donc sur les rythmes endogènes des plantes, sans influences externes (tout ce qui pourrait leur donner une notion de temps). On appelle ces protocoles des expériences de libre-cours où l’on place une plante en obscurité ou en lumière constante. Au-delà de l’existence d’un rythme endogène, ce qui a surpris ces premiers chronobiologistes, c’est que ces rythmes n’aient pas une période exactement égale à 24h (24h et des poussières dans l’obscurité et 25,5 heures en luminosité constante chez Mimosa pudica).

Au début, nombreux étaient ceux qui pensaient qu’il s’agissait là d’une spécificité des plantes, mais la curiosité scientifique prend souvent le pas et des chercheurs ont voulu savoir si l’on pouvait mettre en évidence de tels rythmes endogènes chez d’autres organismes. Le hic, c’est qu’autant dans l’obscurité, venir observer à intervalles régulier l’activité d’une plante est chose aisée, autant enregistrer l’activité d’un animal, c’est un poil plus complexe. Si complexe qu’il faudra attendre le XXe siècle pour que de véritables études de chronobiologie soient menées sur des rats à l’aide d’une invention particulièrement ingénieuse: la roue actographique. Le nom de l’invention est bien plus complexe que ce dont il s’agit réellement! C’est simplement une roue pour rongeur reliée à un stylet placé sur un rouleau de papier qui se déroule à rythme fixe. Le stylet s’agite dès que la roue fait un tour et marque le papier de petits zigouigouis d’encre:

Principe de la roue actographique
C’est finalement exactement le même système que les anciens cardiographes ou sismographes, sauf que les vibrations sont générées ici par les tours que la roue effectue, à chaque fois que le rongeur l’utilise. Bon, bien sûr, il faut que le rongeur ait envie d’utiliser la roue… Mais en fait, c’est très très souvent le cas et on peut corréler facilement l’activité motrice de l’animal avec les tours de roue:

hamster-wheel
La roue ne s’arrête donc que quand l’animal va manger, faire ses besoins ou dormir. Et ces arrêts sont visualisables graphiquement, dans ce qu’on appelle un actogramme. Quand le rongeur est actif, y’a plein de p’tits traits qui forment une sorte de bande continue noire, interrompue de temps en temps par des pauses, représentées par une ligne droite. Quand le rongeur pionce, on voit une longue ligne droite. Quand on place notre animal d’intérêt dans ce dispositif expérimental dans des conditions d’illumination standard (genre 12h de lumière et 12h d’obscurité), on s’aperçoit que l’activité de l’animal suit grosso-modo le régime lumineux. Quand y’a de la lumière, le style s’agite, quand y’a extinction des feux, c’est fini tournez-manège.

C’est donc un protocole expérimental pour vérifier si ces espèces possèdent des rythmes endogènes influençant leur activité locomotrice. Pour tester nos cobayes, il suffit de jouer les gros bâtards et de les placer en situation de libre cours, c’est à dire en lumière ou obscurité constante. C’est comme cela qu’on s’est aperçu que ces rythmes d’activité suivaient bel et bien une périodicité d’environ un jour (circadienne donc). Chez les rats, l’étude date de 1922 et a mis en évidence une période d’activité circadienne de 24h12 en obscurité permanente. Sur l’actogramme de ces rats, on voit que ce petit décalage de 12 minutes va entraîner, au bout d’un certain temps, un décalage complet de la bestiole par rapport au véritable rythme nycthéméral.

Exemple d'actogramme

Certainement jaloux de pouvoir torturer de pauvres bêtes, d’autres équipes de chercheurs ont mis en évidence des périodicités circadiennes d’activité chez plein d’autres bestioles, des écureuils volants, des visons, des cailles…

Voici un exemple avec un écureuil volant:

l’écureuil volant (Glaucomys volans)

 

Actogramme pour Glaucomys volans
Et un exemple avec un Vison:

Vison

Actogramme d'un VisonCes études ont permis cependant de révéler que ces périodicité n’étaient pas systématiquement identiques et pouvaient, encore une fois, varier selon les conditions de libre-cours (obscurité ou lumière constante), selon les espèces et même selon les individus. Cependant, la période était toujours proche de 24h. Le caractère endogène de ces rythmes circadiens semblaient particulièrement bien prouvé. La sortie des expériences en libre-cours donnait aussi une information particulièrement intéressante aux chercheurs. En rétablissant un cycle de lumière/obscurité, les animaux retrouvent progressivement un rythme calqué sur le régime lumineux imposé. On peut aussi établir des résultats similaires (mais de moindre importance) en imposant des variations de températures, des variations des intervalles d’accès à la nourriture, des variations d’humidités, etc. Ça veut dire que même si la plupart des organismes vivants possèdent des rythmes endogènes approximativement égaux à 24h, ceux-ci sont ramenés à la véritable rythmicité géophysique via des facteurs environnementaux: on appelle ces facteurs des synchroniseurs (ou zeitgebers… Parce que visiblement c’était chic de leur donner un nom allemand à une certaine époque…) Les synchroniseurs agissent donc en entraînant le rythme endogène vers un rythme nycthéméral. La bouffe, la lumière, la température, l’humidité sont des “zeitgebers”. Et pour faire poétique, on peut dire : pas de nycthémère sans lumière.

Pour formaliser ces différentes découvertes, un modèle théorique fut bâti, celui de l’oscillateur central. Dans ce modèle, le rythme endogène d’un organisme est dicté par un oscillateur central autonome. La période de ces oscillations est approximativement égale à 24h. Mais ces oscillations peuvent être influencées par des zeitgebers externes (lumière, température, humidité, etc.) Ceux-ci entraînent l’oscillateur central pour coller aux variations géophysiques. L’oscillateur central permet d’influer diverses fonctions physiologiques via des oscillateurs secondaires (ou esclaves). Quand l’oscillateur central est entraîné, les rythmes physiologiques collent aux conditions externes, mais quand l’organisme se trouve en libre cours, les rythmes se mettent à suivre les oscillations non-perturbées de l’oscillateur central (avec une période différente de 24h). Comme d’habitude, un bon schéma vaut mieux qu’un long discours:

Modèle de l'oscillateur central

Et puis, un chercheur, Colin Pittendrigh, a compilé en 1960 une liste de 16 observations empiriques concernant les rythmes circadiens dont voici un échantillon:

– Les rythmes circadiens ont une période approchant le rythme nycthéméral de la rotation de la terre.

– Les rythmes circadiens sont ubiquitaires dans le vivant.

– Les rythmes circadiens sont endogènes, autonomes et innés

– Les rythmes circadiens, bien que sensibles à la température, n’y varient pas de manière linéaire (il y a compensation thermique)

– Les rythmes circadiens sont entrainés par des zeitgebers environnementaux

C’est une liste particulièrement intéressante parce qu’elle est pour l’instant à l’épreuve du temps, bien que de nombreux chercheurs s’échinent à briser l’une ou l’autre règle empirique.

À partir de la découverte des rythmes endogènes et des concepts de synchroniseurs, les recherches en chronobiologie animale sont parties dans différentes directions.
Certains physiologistes voulaient par exemple découvrir où se trouvait ce fameux oscillateur central. Le protocole est on ne peut plus simple: tu bousilles un organe et tu vois si le cycle est maintenu en libre cours. Si tu peux, après lésion, greffer un organe provenant d’un animal sain et observer si le rythme varie, c’est bonnard! Bien sûr, je caricature et simplifie la grande variété de protocoles mis en place pour identifier ces organes… Ces organes, on les appellera les organes ou système pacemakers (ce qui signifie en anglais ‘faiseur d’allure’ et non ce que j’eus cru étant petit ‘faiseur de paix’… ce qui avait toutefois un sens d’un point de vue médical…) Par exemple, si vous réalisez chez un moineau une ablation d’une petite glande du cerveau qui se nomme la glande pinéale (appelée aussi épiphyse) et que vous placez le piaf dans des conditions de libre cours, son activité locomotrice devient totalement arythmique: on est incapable de retrouver une période d’activité claire comme on peut en observer chez un moineau normal: en gros, il fait n’importe quoi, se couche à pas d’heure, un moineau-ado quoi!

Emplacement de la glande pinéale chez les oiseaux

Chez les mammifères, l’organe qui, lésé, entraîne l’arythmie, porte un nom à coucher dehors: ce sont les noyaux suprachiasmatiques (NSC en français), deux petites boules de 10000 neurones chacune et située dans l’hypothalamus.

Emplacement des Noyaux Suprachiasmatiques chez l'humain
Cette fois-ci vous chopez un hamster, vous réalisez une ablation de ses NSC, et, en obscurité ou lumière constante, le hamster fera rouler sa roue n’importe quand… Mieux: maintenant, chopez un deuxième hamster (un fœtus, c’est plus pratique), prélevez ses NSC et greffez-les à celui à qui vous les aviez ôtées: comme par magie, le hamster greffé retrouve un rythme endogène. Encore plus magique: ce rythme endogène correspond à celui qui était exercé chez le donneur et non le receveur!

Expérience d'ablation des NSC chez les Hamsters
Chez d’autres bestioles, les pacemakers ont été trouvés encore ailleurs: dans les lobes optiques des insectes ou encore dans les yeux des mollusques. Le fait que ces structures soient composées de cellules photoréceptrices semblait idéal pour réguler le rythme endogène. Du coup des chercheurs se sont demandé comment les pacemakers des vertébrés étaient connectés avec des structures photoréceptrices. C’est là que l’histoire devient franchement chelou, car on a trouvé des photorécepteurs dans la plupart de ces structures qui sont parfois logées bien profondément dans le cerveau. Prenez la glande pinéale par exemple: non seulement elle est bardée de cellules photoréceptrices chez presque tous les vertébrés (sauf chez les mammifères à ce qu’on sache), mais chez la plupart des espèces de vertébrés, on la trouve associée avec un organe entier photorécepteur. Chez la plupart des poissons et chez les lamproies on parle d’organe parapinéal, chez les amphibiens on parle d’organe frontal et chez la plupart des lézards, on cause d’organe pariétal.

Organes parapinéaux, frontaux et pariétaux de divers vertébrés

Mais quand je dis organe photorécepteur, faut carrément comprendre une structure capable de capter la lumière, de transmettre ce signal à des neurones qui vont relayer le message au reste du cerveau. Moi quand j’entends cette description, ça me fait penser à un œil. Ben, c’est exactement ça en fait: la plupart de ces animaux possèdent un 3ème œil.

Organe parapinéal chez le Thon
Organe Frontal des amphibiens
Organe pariétal chez Anolis carolinensis
Alors certes, dans la majorité des cas, il n’a pas la tronche d’un véritable œil (notamment parce qu’il s’agit d’une structure qui régresse au cours du développement), mais si vous prenez un lézard Sphénodontien, la ressemblance reste assez frappante: l’organe pariétal, ou devrais-je dire l’œil pariétal, possède un cristallin, une cornée, une rétine à photorécepteurs de type bâtonnet…

image
Bref, c’est un œil en haut du crâne et puis voilà quoi! Vu que cette structure semble partagée largement parmi les lignées des vertébrés et qu’on retrouve l’orbite d’un troisième œil dans la plupart des crânes des premiers crâniates (les vertébrés possédant une boite crânienne), il semblerait que l’évolution, se foutant bien de notre gueule, ait supprimé l’option œil sur le capot à la livraison des mammifères.

Foramen parietal chez Plioplatecarpus
Qu’à cela ne tienne: on a nos NSC, nous! Ben, en fait, tous les vertébrés ont des NSC aussi, bardés de photorécepteurs chez les poissons par exemple. De récentes études ont même montré que les SNC des têtards de poissons, bien que logés au milieu du cerveau, étaient sensibles à la lumière et contrôlaient des comportements phototactiques (c’est à dire qu’ils se mettent à nageouiller en absence de lumière).

Photokinèse chez la larve de zebrafish
A partir du moment où les centres pacemaker de ces organismes commençaient à être décrits anatomiquement, certains chercheurs se sont mis en chasse de leur fonctionnement. Paradoxalement, l’un des facteurs prédominants du fonctionnement de la glande pinéale, la mélatonine, avait été découverte bien plus tôt par des chercheurs qui voulaient trouver un moyen d’éclaircir la peau… En effet, en 1917, Carey Pratt McCord et Floyd P. Allen découvrent que des extraits de glande pinéale de vache éclaircissent la peau de têtards. En 1958, suivant ces expériences, Aaron B. Lerner décide de découvrir l’agent éclaircissant pour traiter des maladies dermatologiques et il est le premier à isoler cette hormone qu’il appelle mélatonine (méla: de mélanine, tonine: de sérotonine). Cette hormone n’a en fait aucune action sur la pigmentation et on s’apercevra plus tard que l’accumulation des pigments chez les amphibiens suit en réalité un rythme circadien contrôlé par la mélatonine… Cette variation circadienne de la pigmentation est un phénomène qu’on retrouve chez pas mal de bestioles, que ce soit chez les poissons…

Variation circadienne de la pigmentationdes poissons zèbresVariation circadienne de la pigmentationdes poissons zèbres

… ou encore chez des crustacés marins…

Eurydice pulchraEurydice pulchraRythme circadien de la pigmentation chez Eurydice pulchra
La glande pinéale est donc responsable de la synthèse de la mélatonine mais cette sécrétion n’est pas continue, elle est uniquement nocturne et suit donc un rythme circadien. On peut d’ailleurs observer le rythme circadien de la production de mélatonine même si on isole la glande pinéale du reste de l’organisme. Très pratique quand on veut en apprendre plus sur les mécanismes à l’origine de l’horloge circadienne. Pendant quelques temps, c’était la direction privilégiée des recherches en chronobiologie et la mélatonine semblait être la molécule miracle à l’origine de tous les rythmes… Mais à son habitude, la génétique a foutu le souk…

Phaseolus coccineus
Tout commence par les travaux d’un botaniste, Erwin BünningErwin Bünning, qui s’amuse à croiser des plants d’haricots d’Espagne possédant des périodes de rythmes endogènes différents. En effet, dans la même espèce, certains individus présentaient des mouvements de feuilles héliotropiques avec une période de 23 heures, et d’autres de 26h. Bünning se demandait si cela était dû à des caractéristiques génétiques simples et à commencé à établir des lignées de haricots à période stable en les autopollinisant (pratique!). Une fois les lignées établies, il a commencé à les croiser et remarqué que la période des haricots croisés correspondait à la moyenne des périodes des parents: la chasse aux gènes circadiens était ouverte!

Tout bon généticien vous le dira, le moyen le plus facile de trouver la fonction d’un gène, c’est de trouver des mutants pour ce gène. Ceux-ci ont été découverts dans les années 70, chez un champignon (Neurospora crassa) et des mouches du vinaigres (Drosophila melanogaster). Chez la drosophile, ce furent 3 mutants pour le prix d’un: les mutants exhibaient 3 types de perturbations circadiennes à deux niveaux physiologique: le moment de l’éclosion, et l’activité locomotrice. Une souche mutante était arythmique, une autre avec une période de 19 heures et la 3e avec une période de 28 heures. Et pourtant, il s’agissait de 3 mutations d’un même gène, qui fut appelé period. Chez le champignon, le gène isolé fut appelé Frequency… Les biologistes sont parfois hyper imaginatifs… Chez les mammifères, la quête fut plus longue et il faudra attendre 1988 pour qu’un hamster mutant à l’horloge circadienne cassée soit caractérisé. Le gène sous-jacent fut nommé Tau… Tau comme le symbole de la période, l’inverse de la fréquence, bref, le running-gag de chronobiologiste le plus long du monde… Avec les avancées technologiques en matière de biologie moléculaire, le réseau génétique circadien fut disséqué assez rapidement. Très vite, on se rendit compte, chez les animaux en tout cas, que la plupart des gènes circadiens étaient homologues entre les différentes lignées, c’est à dire hérité d’un ancêtre commun d’entre la mouche, l’humain, le rat, les mollusques, les vers marins, etc.

Conservation des réseaux génétiques circadiens entre la drosophile et la souris
Eh ouais, ça veut bien dire que nous aussi on a des gènes circadiens et d’ailleurs, chez certaines familles, il existe des syndromes héréditaires de décalage de phase de sommeil: de véritables mutants du cycle circadien (ils n’ont pas été embauchés par le Pr. Xavier par contre…)
Très vite, les chronobiologistes moléculaires ont découvert que ces gènes circadiens avaient une activité cyclique: ces gènes sont transcrits en ARN, mais la transcription n’est pas continue au fil du temps et fluctue. Et ces fluctuations, vous l’aurez deviné, ont une période proche de grosso-modo 24h…

Variation de l'expression de gènes circadiens chez la drosophile

 

Du coup, certains ont commencé à construire des modèles pour expliquer cette activité cyclique. Le modèle le plus simple est appelé boucle auto-régulatrice négative de la transcription/traduction (oui, c’est paradoxal d’être le modèle le plus simple quand on porte un nom pareil…) Le modèle s’applique chez les eucaryotes (les organismes dont les cellules portent un noyau) et part de la transcription d’un gène circadien, successivement traduit en protéine. Seulement la protéine a pour action de perturber la transcription de son gène d’origine. La transcription est donc progressivement inhibée, mais la protéine, qui a une durée de vie limitée commence à se dégrader, levant l’inhibition et entrainant le début d’un nouveau cycle:

boucle auto-régulatrice négative de la transcription/traduction

 

Bien sûr ce modèle est über simple et de nombreux labos travaillent d’arrache-gène pour obtenir un modèle qui colle le mieux à la réalité. Cette approche génétique, je vous l’avais confié, avait foutu le souk dans le travail précédent des physiologistes. Pourquoi? Et bien parce qu’on retrouve l’expression cyclique des gènes circadiens dans presque toutes les cellules du corps. Certes, il y a des endroits privilégiés, comme nos fameux oscillateurs centraux, mais la présence de mini-horloges cellulaires partout a quand même sérieusement réfréné les ardeurs des physiologistes. Et puis, d’autre part, de nombreux organismes unicellulaires semblent utiliser ce système sans besoin de grand complexe de neurones et d’hormones pour pouvoir suivre les rythmes des journées. On peut même observer des rythmes circadiens chez des lignées de cellules humaines, cultivées en laboratoire!

Mais bon, Karma’s a bitch: les partisans du tout génétique allaient vite fait se prendre une belle mandale dans la gueule. En effet, parallèlement à la course aux gènes circadiens, certains chercheurs claironnaient haut et fort des résultats allant complètement à l’encontre du modèle de la boucle auto-régulatrice négative de la transcription/traduction. Par exemple, certaines équipes ont mis en évidence des rythmes circadiens de diverses fonctions cellulaires… de globules rouges humains. Sachant que les globules rouges n’ont pas de noyau, donc pas d’ADN, donc pas de matériel génétique… Ça la fout un peu mal pour le modèle. Et puis rapidement, on a trouvé des systèmes circadiens chez des organismes procaryotes (sans noyau). Certes, ces organismes possèdent un matériel génétique, mais si on bloque, avec des produits chimiques, la transcription et la traduction, les fonctions circadiennes continuent quand même. Chez un de ces procaryote, la cyanobactérie Synechococcus elongatus, le système circadien non-génétique a été disséqué et implique 3 protéines (KaiA, KaiB et KaiC) et une source d’énergie chimique (le fameux Adénosine Tri Phosphate ou ATP).

Horloge moléculaire chez Synechococcus elongatus

Mieux encore, ces chercheurs, en isolant ces 3 protéines à partir de la cyanobactérie, ont réussi à reproduire un cycle circadien dans un tube à essai. Tout ce qu’il suffit de faire, c’est de rajouter de l’ATP en abondance dans la solution!

Qu’est-ce que ça implique sur les rythmes circadiens chez les cyanobactéries, chez les champignons, les plantes, les animaux? Ben franchement on est encore loin de tout comprendre. Ce que ces résultats suggèrent, c’est que l’on possède des horloges circadiennes de différents âges. Certaines sont très vieilles, comme cette horloge moléculaire qu’on retrouve dans les cyanobactéries et qui peut être est la même agissant dans nos globules rouges. D’autres sont juste un poil moins anciennes et se retrouvent dans toutes nos cellules, et puis d’autres ont accompagnées l’émergence des organismes à plusieurs cellules. A travers la quête de nos horloges biologiques, on se retrouve à creuser les strates de notre histoire évolutive, mettant une énième fois en évidence le fait que tous les êtres vivants sont liés par des liens de parenté. Mais ici, en toile de fond, une dimension nouvelle se dégage. Ce rythme latent, ce rythme qu’on cherche dans tout ce qui vit, c’est le rythme des milles milliards de levers et couchers de soleil qui se sont succédés à la surface de notre planète. Cette quête du rythme, c’est l’une des rares occasions que la biologie peut trouver pour toucher du doigt les rythmes de notre immense univers.

Liens:
Article Bibnum sur De Mairan

Références:
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Dans le cerveau

Dossier présenté par Clara Moreau dans l’épisode #152.

Avec les avancées techniques, nous avons vu s’accroitre ces dernières années les méthodes de visualisation cérébrale ce qui nous permet de comprendre de mieux en mieux cette tête si complexe…Mais concrètement on fait comment ?

Pour commencer, le truc classique que tout le monde connait : l’IRM. Donc c’est quoi ? (à part une grosse machine blanche en tube qui fait plein de bruit et vous sort une jolie photo de votre cerveau). Alors, 2 minutes d’explication de physique (mais pas plus car ce n’est pas ma spécialité) : cela signifie Imagerie par Résonance Magnétique et c’est basé sur des modifications magnétiques des atomes de votre cerveau.

IRM clara2 9-4-13

 

L’image IRM est ainsi obtenue en localisant les molécules d’eau contenues dans les tissus biologiques. Pour vous l’expliquer en 3 étapes :

  • En temps normal, les éléments hydrogène sont orientés aléatoirement.
  • Quand on les soumet à un champ magnétique intense, donc ici le gros tube (aimant supraconducteur), leur moment magnétique s’alignent et sont mis en oscillation.
  • Puis pendant la phase nommée de « relaxation », ils libèrent leur énergie (signal électromagnétique mesurable), et c’est dépendant de la densité des tissus.

Cela permet de visualiser avec une grande précision spatiale le cerveau et en particulier de contraster la matière grise de la matière blanche, et c’est ce qui va être utilisé dans la détection de tumeur par exemple. Il s’agit d’un IRM anatomique, c’est-à-dire que l’on veut juste voir s’il y a un problème du style dégénérescence (dans Alzheimer par exemple : atrophie temporale médiale) – mal formation ou autre : on veut rentrer dans la boite crânienne sans l’ouvrir. La recherche actuelle utilise cependant significativement plus de l’IRM fonctionnel, machine permettant de voir le cerveau en action : de visualiser des activations de régions cérébrales pendant une tâche.

Du coup on peut prendre l’exemple d’une étude de neurosciences cognitives sur la prise de conscience…thème épineux. On va ici avoir besoin de l’IRM fonctionnel pour étudier une propagation des aires sensorielles au cortex fronto-pariétal (ce n’est bien sûr pas aussi simple, je vous introduis juste les choses pour le moment).

Pour l’étudier il faut commencer par se questionner sur le paradigme à utiliser : « comment différencier un traitement conscient d’un traitement non-conscient ? ». L’un des plus couramment employé est le Masquage subliminal. Pour vous en donner un exemple concret de l’ensemble:

Vous êtes couché dans le tube, avec un casque pour le bruit (l’IRM est très bruyant, l’ensemble du dispositif se trouve dans une chambre blindée), des coussins pour que vous ne bougiez pas d’un millimètre, et surtout rien de magnétique sur vous (attention aux dents en plomb ou aux tatouages). Vous êtes de plus relié via des écouteurs aux expérimentateurs (qui sont en dehors de la pièce) et vous avez dans une main une pompe si jamais v657px-MRI-Philipsous avez un problème grave. Et selon le type d’étude vous avez dans l’autre main un boiter avec des boutons pour répondre aux questions posées (car le réseau du langage bruite le signal cérébral, on essaye d’éviter toutes les activations autres que l’objet de notre étude : c’est également pour cela que tout ce qui est moteur est au maximum censuré, jusqu’aux clignements, seule est tolérée la pression des doigts qui répondent).

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Bon ! Donc voilà, vous êtes bien installé dans la machine, l’expérience va pouvoir commencer. Il faut que le chercheur ait codé une expérience, cette dernière va vous être projetée devant vos yeux via un écran d’ordinateur (en fait un système de miroir qui vous montre l’écran de l’ordi, ce dernier étant derrière vous, protégé). Donc, dans notre étude sur la conscience vous allez typiquement avoir un défilement d’écrans: écran 1 = point de fixation pour centrer votre attention ; écran 2 = blanc très court ; écran 3 : stimulus « amorce » plus ou moins subliminal, c’est-à-dire un stimulus qui va influencer ou pas (selon s’il est perçu consciemment), la réponse que vous allez fournir à l’écran d’après : exemple avec un visage en colère. Donc pour cela l’expérimentateur fait varier le temps de présentation et le type de stimulus ; écran 4=blanc très court ; écran 5= stimulus « cible », celui-ci étant présenté plus longuement : visage neutre, sur lequel vous avez une tâche à faire : juger son expression émotionnelle. Vous enchainez ainsi des blocs d’essais avec des pauses par exemple toutes les 20 minutes (où on vous parle, vous avez le droit de cligner et de bouger un tout petit peu les jambes). Puis l’expérience se termine par un IRM anatomique (c’est la même machine) pour établir un modèle de votre tête et recaler les données d’activation enregistrées (car si on se cale sur des normes standards on aura forcement des décalages). Donc là vous fermez les yeux et vous attendez qu’on vienne vous libérer.

Donc tout ça c’était pour vous décrire concrètement une situation d’étude de neurosciences cognitives en IRMf, mais qu’est ce que cette machine enregistre ?

Et bien il s’agit du signal BOLD ou plutôt Blood Oxygenation Level Dependant. Le principe est relativement simple : le cerveau pour fonctionner a besoin d’oxygène, et lorsque qu’il réalise une tâche, les régions concernées s’activent et nécessitent un afflux de dioxygène (02), alors véhiculé par le sang (= l’oxyhémoglobine). Ce traceur endogène est dit « diamagnétique », c’est à dire qu’il ne génère pas de modification du champ magnétique local. Quand il arrive à la zone concernée (donc de base l’aire visuelle ici puisque vous regardez l’écran), il libère le carburant demandé (l’O2) et se nomme la « désoxyhémoglobine ». Elle a la propriété d’être paramagnétique, et c’est ce qui est mesuré par la machine.

Dans notre expérience, que trouve-t-on ? Les signatures de la conscience sont à l’heure actuelle toujours en discussion (débat autour de « comment vraiment la mesurer ») mais ce qui fait relativement consensus nous dit :

  • Une activation princeps dans l’aire sensorielle correspondante, donc ici c’est de la vision : activation du cortex visuel primaire V1, qui se trouve en arrière du cerveau.
  • Un traitement de capacité limitée et sériel.
  • Il y a un réseau sous-cortical (avec l’amygdale par exemple) qui permet de traiter les informations de manière inconsciente.
  • versus une propagation de l’activation en fronto-pariétal : signature de la conscience, vous avez perçu l’amorce. Elle nécessite une connectivité longue distance avec des nœuds centraux, et un couplage de l’activité de régions éloignées, mais ce dernier point s’étudie plus avec des techniques ayant une meilleure fiabilité temporelle de mesure.

En effet, l’IRMf est une technique formidable mais il faut avouer qu’elle a des points faibles, en particulier pour ce qui est de la résolution temporelle (1 à 6 s). Ce qui est donc fréquemment fait est une étude en EEG ou MEG en complémentarité (électroencéphalographie – magnétoencéphalographie), ces 2 techniques ayant une très bonne résolution temporelle (1ms) mais une faible résolution spatiale (supérieur à 6mm, l’IRM en ayant une de 3 mm).

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Pour vous parler un peu de l’EEG, il s’agit d’une technique beaucoup moins couteuse, beaucoup plus précise au niveau temporel, bien moins encombrante, mais elle a du mal à enregistrer des signaux profonds sous-corticaux. Pour vous expliquer un peu son principe de fonctionnement, il faut avoir bien compris le fait que le cerveau fonctionne complémentairement via 2 moyens : moléculaire (la communication synaptique via les neurotransmetteurs, c’est à ce niveau que les drogues agissent) ; et électrique (propagation via potentiel d’action le long des axones, ou plutôt les bras des neurones). L’eeg mesure ce 2nd point par l’intermédiaire de capteurs (électrodes de surface posées sur le cuir chevelu) qui enregistrent des potentiels électriques avec un ordre de grandeur de quelques microvolts. Il est dès lors très sensible aux artefacts musculaires comme une nouvelle fois les clignements des yeux qui font perdre de nombreux essais bruités…(il arrive même qu’il chope le rythme cardiaque).

 

Mais l’eeg manque encore de précision et reste à un niveau très cortical (sauf si on utilise l’électrocorticographie) donc si on en a les moyens financiers, on se tourne vers la MEG (ou plutôt la magnétoencéphalographie). Il s’agit d’un dispositif composé d’environ 250 capteurs supraconducteurs qui captent un champ magnétique induit par les courants extrêmement faibles générés par les neurones (de l’ordre de 10-13 Tesla). Pour schématiser vous êtes dans une chambre blindée avec une immense chasse d’eau remplie d’hélium au dessus de votre tête et vous devez bosser tranquillement sur la tâche pendant une heure.

Ces approches temporelles peuvent ainsi nous apporter des données précieuses supplémentaires et complémentaires à l’IRMf, à savoir ici, le fait que la conscience est :

  • un phénomène abrupte en « tout ou rien », et non un continuum,
  • tardif (traitement automatique, besoin d’atteindre le niveau frontal pour vraiment être conscience)

Sinon il y a un autre truc dont vous avez peut-être du entendre parler car ça fait souvent réagir… : les opérations à crâne ouvert avec le patient éveillé. Donc concrètement qu’est-ce que c’est et comment ça se passe ? Il s’agit d’une opération type d’ablation de tumeur et du coup le neurochirurgien veut s’assurer en live que l’endroit où il est correspond bien à ce qu’il avait prévu pour minimiser les séquelles que l’on attend habituellement et frénétiquement de constater en post-op. Concrètement on anesthésie et endort le patient pour lui ouvrir le cerveau. Une fois tout bien en place (les enveloppes méningées retirées, les électrodes implantées), on réveille le patient avec le maximum de « caches » autour de lui pour ne pas l’effrayer (il a été mis au courant avant bien sûr) et une jolie infirmière devant lui est censée lui faire faire les tâches demandées par le neurochirurgien. Cela se nomme la TDCS, ou Transcranial Direct-Current Stimulation. Pour vous donner des exemples, on retrouve fréquemment : du calcul (tester la capacité d’abstraction et de manipulation d’entités diffuses) si on touche à l’avant du cerveau donc le préfrontal; si on touche au cortex moteur on peut lui faire  bouger les doigts; si on est dans le temporal et par exemple la zone de reconnaissance (gyrus fusiforme) on peut lui demander de nommer des visages connus via présentations de photos ; ou encore tout basiquement le faire parler si on est dans la zone du langage (aire de Broca) . Bref, on veut s’assurer que l’opération n’altère pas les capacités cognitives du patient.

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Comme vous pouvez vous en doutez, les chercheurs en neurosciences s’incrustent au maximum dans ce type d’opération (via accord du patient) pour enregistrer l’activité électrique d’une zone pendant une tâche définie au préalable. Alors comment ça se passe : ces chercheurs ont par exemple un temps accordé de 10 minutes (défini auparavant, selon l’opération, sa gravité, l’accord du patient) pour faire faire des tâches à crane ouvert avec enregistrement via électrodes implantées dans telle structure cérébrale selon l’étude qu’ils mènent. En 2005, des chercheurs américains ont par exemple enregistré l’activité de neurones dans l’hippocampe, et ont présenté des visages connus au patient éveillé. Ils ont alors montré que certains neurones ne répondaient (= ne déchargeaient) qu’à Jennifer Aniston. Cette même équipe a également essayé avec un portrait de l’actrice : ça a marché ; avec le nom écrit de l’actrice : ça a également marché. Avant l’expérience on leur demande quand même leur personnage, lieu, plat, et al, préférés, sinon on n’y arrivera jamais. Bref, les références de l’étude seront mises sur le site (notion de neurone grand-mère).

Donc je viens de vous décrire une technique d’électrophysiologie, fréquemment faite chez l’animal d’ailleurs (beaucoup moins contraignant que chez l’humain comme vous vous en doutez). D’ailleurs maintenant il y a pas mal de souris de labo qui sont en bluetooth, c’est-à-dire qu’on leur implante des électrodes dans les zones que l’on veut étudier lorsqu’elles sont anesthésiées, on les fixe et on referme leur cerveau (je ne vous l’ai pas dit toute à l’heure mais l’intérieur du cerveau n’a pas de récepteur sensoriel, pas d’arrivée de fibres nociceptives, donc on ne sent rien lorsqu’on nous trifouille la tête, on anesthésie uniquement pour ouvrir). Du coup nos petites souris ont des chapeaux de clown sur la tête (en gros les bouts des électrodes qui dépassent sont liés via une sorte de pâte pour ne pas qu’elles s’accrochent dans leur cage, ce qui donne cet aspect de chapeau). On peut leur faire faire des tâches, elles restent implantées comme ça aussi longtemps que nécessaire (quand tout est fini, on vérifie quand même post-mortem qu’il n’y a pas eu d’infection et que l’électrode était à l’endroit exact, dans la bonne structure à étudier).

Et sinon ce qui se fait également chez l’homme dans ce domaine est la Deep Brain Stimulation (stimulation intracrânienne profonde) qui permet pour les maladies pharmaco-résistantes (telle l’épilepsie et Parkinson) une tentative de traitement. Donc en fait, on fait comme nos souris en bluetooth chez l’humain, on implante des électrodes avec des boîtiers (intracrâniens) pour que les patients s’envoient eux-mêmes leur décharge. Pour vous donner un exemple, cela est utilisé dans l’épilepsie avec des stimulations de 100 à 200 Hz de structures thalamiques (profond), ce qui a produit une réduction significative de la fréquence des crises (on cible les foyers épileptogènes).

Pour finir, a été mis au point récemment à Stanford l’approche via optogénétique (optique-génétique) c’est à dire une stimulation via la lumière ! Comment est-ce possible ? Cette méthode se base sur une protéine qui s’active via la lumière bleue (en l’occurrence la channelrhodopsine). On modifie génétiquement tel type de neurone (pyramidale, interneurones, etc.) pour qu’il exprime cette protéine, et on introduit une fibre optique dans la zone à stimuler. Dès lors on cible exactement notre population de neurones et on envoie, non pas de l’électricité, mais de la lumière bleue, et seuls les neurones qui ont exprimé la protéine répondront (même si on en a éclairé beaucoup plus) ! Bref, c’est cool et du coup ça ouvre de nombreuses perspectives en neurosciences mais aussi bien évidemment en biologie dure….

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Bon, pour récapituler on a de quoi faire pour étudier le cerveau. En bref :

  • IRMf = bonne résolution spatiale, résolution temporelle pourrie, on enregistre le signal BOLD ;
  • EEG-MEG = résolution spatiale très faible avec des difficultés pour enregistrer en profondeur du cerveau, mais très bonne résolution temporelle, Meg très coûteuse (capte signal électrique versus magnétique);
  • Electrophysiologie = plus souvent effectuée chez l’animal in vivo ou sur coupe, échelle du neurone donc plus ciblée que précédemment
  • TDCS : pendant opération à crâne ouvert.
  • Stimulation profonde dans les cas de pathologie (boîtier)
  • Optogénétique : on couple optique et génétique.

 

Vous pouvez retrouver la quote de Clara et le reste de l’épisode 152 dans les Notes d’émission

On fait chauffer la baraque – Retranscription de l’interview de Ludovic Péron

 

Retranscription de l’interview de  Ludovic Péron dans l’épisode #150.

Alan : Au sommaire de cet épisode en formule interview only.

Robin : Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la problématique du chauffage domestique sans jamais oser le demander.

Alan : Sans jamais y penser. On aura le pitch de la semaine prochaine où David nous parlera du phénotype étendu.

Robin : Une quote.

Alan : Un rapide retour sur l’émission de la semaine dernière.

Robin : Et c’est tout !

Alan : Alors, les personnes présentes autour de la table de notre studio virtuel ce soir, on a Robin à Paris que vous venez d’entendre.

Robin: Salut !

Alan : David va nous rejoindre dans quelques minutes et puis ici à Lausanne, à mes côtés se trouve Ludovic Péron.

Ludovic : Salut !

Alan : Bienvenue, ça fait très plaisir que tu sois là.

Ludovic : De même.

Alan : On t’a pas exactement invité en fait, là c’est une démarche un peu différente, t’es tombé sur le podcast puis tu nous a dit « hey j’aurais peut-être un sujet pour vous »

Ludovic : Ouais à peu près ouais, puis on s’est vu l’autre jour pour en discuter.

Alan : HmHm. Alors on va tâcher de dresser ton portrait en quelques mots. Selon ta bio twitter tu es cycliste, énergéticien, geek et photographe.

Ludovic : Ouais ça situe à peu près le personnage.

Alan : Ok. Bon on va surtout s’intéresser à cette facette d’énergéticien ce soir. Donc tu es ingénieur en transfert thermique.

Ludovic : Ouais exactement ça consiste à étudier en fait les modes de transfert de chaleur. La chaleur peut se propager d’un endroit à un autre selon 3 phénomènes. Conduction, convection et rayonnement. Conduction c’est ce que vous pouvez ressentir si vous mettez les doigts sur une casserole, ça vous brûle assez vite. La chaleur s’est propagée dans un milieu. La convection c’est la même chose mais dans un liquide, dans un fluide par exemple. Typiquement, l’eau trop chaude dans votre bain c’est ça. Le rayonnement c’est le coup de soleil que vous vous prenez avec le soleil.

Alan : Concrètement, là tu travailles pour une entreprise en Suisse qui fait du dimensionnement et du montage. Donc, d’après ce que j’ai compris, tu reçois des plans d’architectes et tu calcules le rendement énergétique des habitations et tu émets des recommandations, c’est plus ou moins ça ?

Ludovic : Alors pour être précis on reçoit des plans de bâtiment et on doit d’abord les faire tenir sur la loi. La loi a certaines exigences au niveau consommation énergétique qu’on doit pas dépasser tel niveau de consommation selon le type de bâtiment, selon sa situation et donc la première chose à faire c’est dimensionner l’isolation du bâtiment pour garantir un niveau inférieur au plafond de la consommation énergétique du bâtiment

Alan : Ok si on résume un peu la problématique de la consommation énergétique des bâtiments donc on a d’abord ce problème d’isolation du bâtiment par rapport à son environnement. Et puis le niveau d’isolation va permettre de déterminer les besoins en énergie en fonction d’autres paramètres tels que le volume, le nombre d’habitants, l’exposition au soleil etc..

Ludovic : Oui

Alan : Et en fonction du calcul de chaleur on va déterminer les meilleurs moyens de chauffer l’habitation idéalement via des moyens renouvelables. J’ai bon ?

Ludovic : Tu as bon, ouais, ouais. Pour simplifier c’est comme ça exactement.

Alan : Alors on commence peut être par l’isolation. Je sais pas, moi ce qui me vient à l’esprit en parlant d’isolation c’est que ça fait quoi, 10000 ans qu’on isole nos habitations ? On devrait avoir trouvé le truc depuis le temps. On a encore des leviers d’optimisation aujourd’hui ?

Ludovic : Alors, oui. Il y a eu un gros bond technologique là-dedans depuis les années 80. Ouais, 80,90 dans le sens où les années post seconde guerre mondiale, on avait du pétrole à gogo. On n’a pas ressenti le besoin d’isoler. On pouvait chauffer les bâtiments en brûlant du pétrole, le pétrole était gratuit, il n’y avait pas ce besoin économique. Et il y a eu le premier choc pétrolier en 73 qui a fait que ça coûte cher de chauffer nos bâtiments. On a du essayer de moins les chauffer. C’est là qu’on a commencé à essayer réellement de travailler sur l’isolation. Typiquement les bâtiments des années 60-70 consomment plus que les bâtiments qui étaient construits dans les années 30, parce que dans les années 30 il y avait effectivement moins de pétrole, ça coûtait un peu plus cher, c’était plus onéreux pour les propriétaires de chauffer leur bâtiment. Après guerre on a eu cette profusion du pétrole qui a fait…voilà. Après années 80, après 73, 79 on a vraiment les industriels qui ont fait de la recherche, des progrès sur la manière d’isoler. Et puis pour donner des ordres de grandeur, un bâtiment aujourd’hui par rapport à un bâtiment des années 60, on parle de facteur 20, quasiment de facteur 20 à 30 pour le niveau de consommation sur ce qu’on a pu isoler en fait.

Alan : Facteur 20 à 30.

Ludovic : Oui

Alan : Dans l’industrie automobile par comparaison ?

Ludovic : On peut retirer un facteur 10. C’est du facteur 2-3-4, pas plus. On peut même prendre un extrême, aujourd’hui on sait techniquement faire un bâtiment à énergie passive, c’est un bâtiment qui ne consomme pas d’énergie. Qui produit suffisamment lui-même d’énergie pour ne pas en réclamer à l’extérieur. Ca on est totalement incapable de le faire pour le transport actuellement.

Alan : D’accord. Ouais bon en même temps c’est peut être une problématique un peu différente, un bâtiment a priori il bouge pas. Il a pas besoin d’énergie.

Ludovic : Tout a fait on est d’accord, c’est pour situer effectivement. On est sur des niveaux de consommation à l’échelle d’un pays à peu près équivalents. les leviers pour diminuer la consommation énergétique d’un pays sur le transport on va avoir du mal parce que les progrès technologiques sont pas simples à aborder. Alors que sur le bâtiment on a la possibilité de diminuer drastiquement la consommation énergétique des bâtiments à l’échelle d’un pays.

Alan : OK. Puis alors pour rester un peu sur l’isolation, comment est ce qu’on fait ? C’est quoi les leviers d’optimisation ? C’est des matériaux différents, il y a d’autres techniques ? Tu m’avais parlé des ponts thermiques.

Ludovic : Oui alors. Il y a les matériaux effectivement où aujourd’hui là, il y a de la recherche avec des laines de verre, des laines de pierre, on sait pas où aller gratter un petit peu. Il y a aussi bêtement l’épaisseur qui, plus on en met, mieux ça isole et puis vous avez probablement vu à vos domiciles, on a pendant très très longtemps isolé par l’intérieur ce qui fait que le mur extérieur est à la température extérieure, froid, et vous avez ce qu’on appelle des ponts thermiques là où les murs se raccordent, là où les murs touchent les dalles, il n’y a plus d’isolation en fait parce que votre dalle c’est du béton, le mur c’est du béton, le béton n’est pas un matériau isolant, le béton transporte relativement bien la chaleur du coup à ces jointures là, l’énergie passe plutôt bien et le froid de l’extérieur ou la chaleur qui va de l’intérieur vers l’extérieur passe assez bien. Et l’idée a été justement de mettre l’isolation à l’extérieur des bâtiments pour s’affranchir de ces ponts thermiques là. Pour en diminuer énormément l’impact.

Alan : D’accord. Et puis autrement bon des trucs comme les doubles vitrages j’imagine que c’est extrêmement efficace et puis aujourd’hui c’est quasi généralisé.

Ludovic : Oui alors typiquement en suisse c’est quasi impossible de construire une maison neuve avec du simple vitrage. Pour prendre un exemple le learning center à l’EPFL c’est un projet archi fait par un cabinet d’archi au japon qui avait fait tout leur projet avec des reflets sur les vitres et puis ils ont mis le dossier en mise à l’enquête, ils avaient mis du simple vitrage. Pour eux par rapport au concept architectural, aux reflets, ils voulaient du simple vitrage parce qu’effectivement ça reflète pas vraiment de la même façon le simple ou le double vitrage. Et on leur a refusé catégoriquement ça, on leur a dit qu’ils ne pouvaient pas construire ce bâtiment là en simple vitrage, ça ne tiendra jamais les normes énergétiques donc ils ont du raviser un peu leur projet, le changer, pour passer en double vitrage.

Alan : Épatant. On est dans l’hémisphère nord, il peut faire assez froid en hiver. Quand on pense isolation, on pense forcément isolation contre le froid, tu me faisais remarquer toute à l’heure avant l’émission, en off, qu’on peut avoir une problématique inverse dans les pays plus chauds.

Ludovic : Oui on pense souvent thermique du bâtiment dans le sens s’affranchir du problème de froid l’hiver, alors qu’une partie de ce domaine c’est aussi s’affranchir des problématiques de chaud. Typiquement on peut prendre le sud de la France, la région méditerranéenne, on va trouver beaucoup les mas de Provence en France, c’est des maisons qui sont, elles, conçues pour résister plus au chaud qu’au froid. C’est des maisons très massives où là on joue sur l’épaisseur du mur, son volume, pendant la nuit le bâtiment va être moins soumis à un effort de rayonnement par rapport au soleil et tout se joue pendant la journée où effectivement le mur monte beaucoup plus lentement en température que si c’était du papier à cigarette si vous avez un mur très très fin, ben au bout de 2-3 heures c’est bon on a 25-30 degrés à l’intérieur, alors que si vous avez un mur beaucoup plus épais il va contenir cette montée en température donc il y a aussi, on n’y pense pas souvent, cette problématique de maintien de frais.

Alan : On a une question de Pingouin dans la chatroom qui nous demande est-ce que quand on gagne en isolation on ne perd pas en circulation d’air ? En créant un pollution de l’air intérieur.

Ludovic : C’est très très intéressant comme question. En Suisse, on a le label Minergie qui est un label qui est un peu au dessus de la loi et qui effectivement, lui, impose un concept de ventilation. On dit, plus on isole, au niveau des murs, au niveau des vitrages on va avoir des problèmes d’étanchéité, d’air vicié à l’intérieur et ce genre de label impose un concept pour renouveler ce qu’on appelle l’air vicié. Donc l’air vicié c’est l’air qui est produit en cuisine, en salle d’eau (salle de bains, toilettes), et très généralement, il y a une solution très simple qui consiste à extraire cet air vicié dans ces pièces. Donc vous prenez cet air à 20-22° qui est chargé d’humidité, et avant de le rejeter à l’extérieur on le passe dans des systèmes de flux croisés, comme ça vous rejetez votre air vicié qui croise l’air frais qui va rentrer et, au lieu de prendre de l’air frais de dehors à 5°, de devoir le chauffer à 20°, en croisant l’autre air vous arrivez à gagner un peu de température, à rejeter un peu d’air moins chaud dehors. Donc on arrive à créer un peu d’air sain à l’intérieur du bâtiment sans trop consommer d’énergie.

Alan : Est ce qu’il est possible de trop isoler un bâtiment justement ?

Ludovic : Trop, non. Après, c’est selon quel critère. Il y a le critère économique. Si vous rajoutez encore 20cm pour aller économiser plus qu’1%, économiquement c’est pas rentable. Je sais pas si c’est sous ce degré de lecture là qu’était posée la question. On n’est jamais trop isolé dans le sens où une enceinte qui ne perd pas d’énergie on appelle ça une enceinte adiabatique, mais ça pour le bâtiment ça existe pas. Un bâtiment perdra toujours de l’énergie donc plus on arrive à l’isoler mieux c’est. Après c’est comme je dis il y a le critère économique qui fait qu’on ne va plus aller plus loin parce que ce qui est rajouté coûte beaucoup trop cher par rapport à ce que ça va faire gagner.

Alan : D’accord ma question était plus prosaïque en fait mais je me rend compte que je l’ai mal posée. Est ce qu’il est possible d’avoir trop chaud dans un bâtiment de devoir évacuer de la chaleur parce qu’on l’a trop bien isolé ?

Ludovic : Oui et non parce que comme je te dis, ton bâtiment va toujours perdre donc, même si tu l’isoles, il perdra un peu donc il ne va pas créer de la chaleur, il sera jamais trop chaud. Par contre ce qui se passe avec certains bâtiments, on a tellement fait de progrès sur l’isolation que l’enceinte du bâtiment, ce qu’on appelle l’enveloppe thermique, elle perd tellement peu d’énergie maintenant (parce qu’un bâtiment arrive à gagner de l’énergie, notamment par rapport à ces vitrages, si vous avez toute une baie vitrée en plein sud les gains thermiques sont colossaux) et effectivement on peut avoir des problèmes de surchauffe. Vous avez un bâtiment très très bien isolé, de grandes surfaces vitrées en plein soleil là vous vous retrouvez sur des saisons chaudes (mai-juin-juillet) à avoir des problèmes de surchauffe où le bâtiment est clairement trop chaud parce que l’apport solaire devient trop important. Mais là il y a des moyens de corriger ça, en mettant des protections solaires qui sont auquel cas amovibles des stores, des choses comme ça qui se rabaissent, qui protègent les surfaces vitrées quand le soleil est au zénith.

Alan : On a une question de MrLafia dans la chatroom qui demande si ces bâtiments qui répondent à des normes énergétiques sont plus chers à construire.

Ludovic : Alors dans les 2 pays pour lesquels je peux parler, France et Suisse, dans les deux cas de toute façon les normes imposent un niveau maximal de consommation. Donc on ne peut pas construire un bâtiment sans l’isoler. Donc la loi elle est comme ça, elle décide que votre bâtiment a ce niveau de consommation. Après pour répondre un peu à la question, on va par exemple prendre le label minergie, quelque chose de facultatif, mais qui est de dire, bon je vais mettre un argument marketing sur mon bâtiment, il consomme moins d’énergie, effectivement il y a un surcoût parce qu’on met plus de matière isolante, avec un pouvoir isolant un peu plus fort, comme je vous dis on prend aussi un concept de ventilation un peu plus approfondi, un peu plus réfléchi. Il y a nécessairement un surcoût, sur un bâtiment minergie en Suisse on va parler de 20% plus cher à la construction pour l’ensemble du bâtiment.

Alan : Ouais c’est intéressant, tu as parlé de label marketing ? C’est-à-dire qu’en même temps c’est pas juste la norme, c’est pas juste l’énergie qui est concernée mais j’imagine que la bâtiment va aussi prendre de la valeur, ça lui ajoute.

Ludovic : Ah oui oui clairement. En suisse, dans un pays où il y a énormément de location, on est très très peu, il ya très peu de personnes qui sont propriétaires, on est tous soumis à aller chercher un logement et il y a clairement des gérances ou des propriétaires qui voient ça comme un argument marketing. Ok, j’ai construit un bâtiment ou j’ai rénové un bâtiment, en plus de respecter la loi il a acquis ce standard, ce label, ça me permet sur les annonces de vendre et puis effectivement de faire payer plus cher le locataire. Ce qui peut scandaliser ou pas, je sais pas. Mais on peut aussi vendre en disant : voilà ce bâtiment a ce label donc vous, vous allez payer moins de charges. il y a ça aussi. Parce qu’on est tous à devoir payer des charges de chauffage

Alan : C’est toujours désespérant quand on reçoit cette facture.

Ludovic : C’est tout le problème. On a un parc immobilier dans les deux pays qui a l’âge qu’il a. Aujourd’hui les normes ne touchent qu’à la rénovation et la construction neuve. Vous possédez et vous n’entreprenez pas de rénovation dessus il n’y a pour l’instant aucun bagage législatif pour vous obliger à l’isoler donc, une gérance qui possède un gros parc immobilier qui se tient à peu près, rien ne l’oblige à rénover ces bâtiments pour faire moins consommer. et puis c’est le locataire qui finit par payer tous les ans la débauche d’énergie.

Alan : On a une question d’alexandru dans la chatroom qui demande si la géométrie du bâtiment c’est-à-dire la surface extérieure, le volume intérieur, il émet l’hypothèse que ça doit jouer un rôle dans les échanges de chaleur. Quelles sont les formes les plus optimales ?

Ludovic : Tout à fait, plus votre bâtiment est anguleux, pour la même surface au sol, si on prend un bâtiment en U ou un bâtiment carré, le bâtiment en U va beaucoup plus consommer parce que, si on prend un ratio entre la surface occupée au sol et le périmètre du bâtiment ça va être en défaveur du bâtiment en U par rapport au bâtiment carré. Vous offrez beaucoup plus de surface de contact avec l’air extérieur pour le même volume habitable. Et plus votre surface d’échange est importante et plus les pertes thermiques le sont. Donc effectivement la géométrie du bâtiment est assez primordiale oui.

David : La meilleure forme ça va être le dôme, non ?

Ludovic : Hmm…

Alan : Pendant que tu réfléchis j’en profite pour introduire David.

Ludovic : Bonsoir David.

Robin : La meilleure forme, c’est forcément la sphère.

David : Oui le dôme ou la sphère.

Robin : Pour un volume donné c’est la surface la plus petite en contact avec l’extérieur.

David : Ça dépend si jamais tu considères qu’il y a moins de pertes par le sol, ça peut peut-être être une demi sphère non ? Je dis peut-être une connerie.

Ludovic : Il y a clairement moins de pertes par le sol parce que le sol a une très très forte inertie thermique dans le sens où dès que vous dépassez 1m de profondeur dans le sol, la température varie très très peu d’une saison à l’autre.

David : Et puis en plus, par ailleurs, je crois que c’est assez compliqué de concevoir un bâtiment complètement sphérique

Robin : Certainement.

Ludovic : Ca pose des problèmes pour les déménagements aussi en fait. Plus sérieusement, je me suis jamais trop posé la question parce que j’ai jamais rencontré de bâtiment en dôme. C’est pas courant je sais pas si vous en avez vu souvent.

Robin : Mais sinon même sans aller jusque là, au moins le cylindrique ça offre forcément moins de contact avec l’extérieur que les autres formes.

Ludovic : Tout à fait, c’est pousser le raisonnement que j’ai évoqué en parlant du bâtiment en U ou en carré, on est tout à fait là.

Alan : On a Jorj McKie dans la chatroom qui nous a posé une autre question. Il dit : ”Les matériaux plus isolants sont-ils durables ? La pierre,mauvais isolant-bonne durabilité, le polystyrène,bon isolant-mauvaise durabilité ?” C’est une question.

Ludovic : C’est très intéressant comme question parce qu’effectivement pour l’instant en Suisse on n’a pas cette approche là. La loi sur l’énergie, les règlements d’application pour faire moins consommer les bâtiments ne se posent absolument pas la question de la provenance du matériau. Vous pouvez prendre des matériaux qui ont été fabriqués à l’autre bout du monde qui sont après en retraitement, mis en décharge et autres qui sont des vrais saloperies, ça pose a priori pas trop de souci. Le label minergie est dans cette optique là aussi alors qu’en France il y a un label qui s’appelle HQE qui, lui, considère effectivement comme le label minergie le niveau de consommation du bâtiment mais aussi la provenance des matériaux utilisés. Selon différents critères est ce que eux respectent l’environnement, là cette approche est intéressante aussi parce qu’on peut dire « oui mon bâtiment consomme moins mais en plus sa conception et le jour où il faudra le raser, les déchets qui vont en découler, l’impact sur l’environnement sera plus faible. Il continuera à exister qu’on soit d’accord mais il sera plus faible qu’un bâtiment standard je sais pas si ça répond à ta question.

Alan : En attendant on en a une autre de Kramnic qui demande s’il est envisageable de faire des quartiers intelligents énergétiquement pour échanger de l’énergie entre bâtiments selon la consommation production.

Ludovic : Alors des quartiers où il y a parfois de la valorisation industrielle. Je vais prendre un exemple qui va vous faire sourire mais il y a quelques quartiers, il me semble que c’est à Leibstadt en Argovie en Suisse où il y a des quartiers qui sont chauffés avec les rejets d’eau chaude d’une centrale nucléaire. Donc la centrale nucléaire produit son électricité rejette de l’eau chaude et plutôt que de la rejeter dans la rivière, on en prend une petite partie pour chauffer les bâtiments de la même manière. Ici, à Lausanne, on a de gros incinérateurs du côté de l’hôpital au CHUV et tout le quartier du CHUV et notamment le centre hospitalier ont leur eau chaude nécessaire au chauffage, à l’eau chaude sanitaire, avec l’incinération des déchets ménagers. On peut valoriser une perte industrielle, un rejet de chaleur industriel pour chauffer des bâtiments oui. Après d’un bâtiment à un autre, comme les rejets sont les mêmes les besoins sont les mêmes, deux bâtiments d’habitations l’un à coté de l’autre vont pas pouvoir s’échanger beaucoup en fait.

Alan : On a David Loureiro dans la chatroom qui nous signale qu’à Villeurbanne, un centre de calcul produit de l’eau chaude qui chauffe l’université de Lyon I. C’est intéressant.

Ludovic : Je ne connaissais pas cet exemple mais c’est typiquement ça effectivement. Là c’est pas une industrie, c’est plutôt du service. On a un gros rejet de chaleur et plutôt que de le balancer dans l’environnement extérieur, on va essayer de le valoriser parce que de toute façon, on a partout besoin de chaleur.

Alan : Et puis donc on a Jork McKie qui a eu le temps de réfléchir et qui n’est pas satisfait de la réponse, il nous dit que c’était pas la question. Si je dois changer mon revêtement, au sens large, tous les 10 ans ça n’est pas le même rapport que tous les 50 ans.

Ludovic : Ah ! Oui d’accord ! sur la durabilité à ce niveau-là. Ok, je comprends. En règle général, les matériaux utilisés ont quand même des durées de vie très longue et il n’y a pas de variations du simple au quintuple comme tu le dis. Il me semble que tu parles un coup de 10 un coup de 50 ans. No,n les matériaux d’isolation sont quand même de l’ordre de 50 ans, c’est même faible. Ca tient longtemps et il n’y a pas pas de grandes variations de l’un à l’autre.

Alan : On a encore une question de MrLafia, puis je vais essayer de reprendre un petit peu le fil de ce que j’avais préparé, donc qui nous demande si on est capables de mesurer précisément le pourcentage d’énergie perdue par une construction ayant un mauvais rendement énergétique.

Ludovic : Si je perçois la question, c’est en comparant un bâtiment optimal et un bâtiment, un vieux bâtiment non isolé. Si c’est ça que tu entends, en termes de rendement on peut donner des chiffres, c’est un peu ceux qu’on avait évoqué en début. Aujourd’hui, il y a des facteurs 20, facilement 20 à 30, entre les pires bâtiments qu’on puisse trouver dans les rues de Lausanne et ce qu’on est techniquement capable de faire.

Alan : Ok. Bon on a Jorj qui est content cette fois, il nous dit :”je suis le premier convaincu mais c’est bien de le préciser”. Et puis, on a une question d’Olivier Simardcasanova mais on va peut-être la garder pour plus tard, ça concerne les aspects économiques. Donc, mon espèce de fil rouge, avant les interventions de la chatroom qui est décidément très en forme ce soir, c’était de dire d’un coté on a l’isolation, là-dessus on a vu ce qu’on peut faire. Après une fois que notre bâtiment est isolé, comment est ce qu’on le chauffe et quels sont les moyens renouvelables ? Tu peux nous en donner quelques un ?

Ludovic : Moyens renouvelables ou les moyens?

Alan : Ben, les moyens en général puis quels sont peut-être les plus écolo…

Ludovic : Alors, les deux pays France et Suisse sont dans des situations assez différentes. En France, on a encore un lobby assez important pour le chauffage électrique. En fait, on arrive encore à construire beaucoup de bâtiments neufs qui sont chauffés électriquement. Il y a une certaine forme de lobbyisme avec EDF et le nucléaire en France à ce niveau là. En Suisse, c’est de facto quasi interdit de construire un bâtiment neuf chauffé électriquement aujourd’hui. On peut considérer ça comme interdit. Du coup, on se retrouve dans des situations un peu différentes en France et en Suisse là-dessus. En Suisse c’est même compliqué de construire non renouvelable. Le mode de production de chaleur non renouvelable, ça va être compliqué. Pour donner un exemple, un bâtiment en Suisse, si on décide de la chauffer au fuel ou au gaz, les contraintes d’isolation sont encore plus fortes. C’est-à-dire que si mon bâtiment, que je vais chauffer avec une énergie renouvelable nécessite (on va prendre une unité arbitraire d’énergie) 100U d’unité arbitraire d’énergie, le même bâtiment, je veux le chauffer avec du mazout ou du gaz je dois demander encore moins d’énergie. Donc augmenter l’isolation. Sur les moyens, qu’on peut utiliser au niveau renouvelable, j’ai commencé à en parler un peu toute à l’heure, les rejets industriels sont considérés comme une énergie renouvelable dans le sens où on va toujours créer des déchets ménagers, il faut s’en débarrasser, les déchets ménagers on les brule, donc on considère l’eau chaude, la chaleur générée par un incinérateur comme une énergie renouvelable. Ca peut paraître paradoxal mais donc tous les bâtiments qui sont connectés à un réseau de chaleur comme ça, c’est considéré comme une énergie renouvelable. On a le bois, donc chaudière à bois, four à pellets dans une maison, c’est une énergie renouvelable et on a tout ce qui est pompe à chaleur, on tord un peu l’esprit mais, sont considérés comme énergies renouvelables.

Alan : Bon sur la pompe a chaleur, on est au taquet, Nico nous a fait un dossier sur le frigo il y a 15 jours. Ce qui a d’intéresant avec la pompe à chaleur, c’est le coeff de performance.

Ludovic : Tout à fait dans le sens où une PAC (pompe à chaleur) vous lui fournissez 1kW d’électricité, elle va vous fournir (les meilleures) on arrive à 5-6 kW de chaleur. C’est pour ça qu’on les considère comme des énergies renouvelables, parce qu’on a besoin que d’1/6 de l’énergie au niveau électricité, le reste est prélevé à l’environnement donc on va refroidir un peu l’environnement extérieur pour réchauffer votre bâtiment. C’est l’idée de la PAC. Après la source froide c’est le sol, l’air ou le lac à coté.

Alan : OK. La chaleur à distance, ouais on l’a un petit peu évoqué.

Ludovic : Ce qu’on appelle chaleur à distance c’est ça, c’est une source de chaleur unique pour un groupe de logements ou même un grand quartier. Alors la centrale nucléaire qui rejette sa chaleur, c’est considéré comme un réseau de chaleur à distance. Les incinérateurs aussi, après il y a d’autres systèmes. Par exemple, des très grosses chaudières à bois que vous connectez à tout un quartier d’habitation. Comme ça, vous avez 20-30-40 foyers qui sont tous connectés à une chaudière unique qui produit la chaleur pour tout le monde. Et ça c’est un réseau de chaleur à distance.

Alan : OK. On a deux commentaires. Jorj McKie qui nous dit : “finalement un immeuble en ville est la meilleure solution du point de vue énergétique ?”

Ludovic : Si tant est qu’il soit isolé oui.

Alan : Et puis NuclearPower, je sais pas qui c’est, qui nous dit qu’un rendement de 6 avec une PAC c’est optimiste, en général c’est plutot 3 ou 4.

Ludovic : En fait ça dépend d’où vous prélevez la chaleur. Effectivement, 3 ou 4 pour des PAC air oui, pour des PAC éothermiques avec des sondes qui descendent à une centaine de mètres, on arrive à atteindre un COP (coefficient de performance) à 6.

Alan : Ok, et puis Antoine qui nous demande si le souci c’est que quand il fait froid le rendement baisse.

Ludovic : Exactement, le rendement est assez variable. Varie avec la température et a tendance à diminuer quand il fait froid.

Alan : Ok. Le solaire ? On n’a pas abordé le solaire encore. Il y a le solaire photovoltaïque, on a déjà parlé une fois dans PodcastScience, et puis il y a le solaire thermique aussi. Il y en a un qui est plus efficace que l’autre.

Ludovic : Alors si on parle juste des besoins énergétiques d’un bâtiment le solaire photovoltaïque c’est quasiment une hérésie parce qu’on est sur des rendements très très faibles, le solaire photovoltaïque, on arrive à générer très très peu d’électricité par rapport à la chaleur que peut générer le soleil. Alors qu’un panneau solaire thermique, le rendement va être optimal. Plus de 90%. La différence entre les 2 c’est que le photovoltaïque, le soleil chauffe votre toit, vous essayez de créer de l’électricité avec. Le solaire thermique, le soleil chauffe votre toit, vous générez juste de l’eau chaude.Votre bâtiment a besoin d’eau chaude. Pour créer de l’eau chaude sanitaire, pour vous laver les mains pour vous doucher ou tout simplement pour le réseau de chauffage. Donc cette chaleur que vous pouvez récupérer sur le toit elle est nécessaire, vous en avez besoin et pour l’instant avec les niveaux de consommation, de toute façon vous produirez jamais plus sur votre toit d’eau chaude que le bâtiment va en avoir besoin.

Alan : Est ce que tu as une idée de la part de mazout dans le chauffage des chauffages domestiques, de la part du nucléaire d’une manière ou d’une autre, enfin, on connait un peu ses proportions ?

Ludovic : On peut les trouver. Je les ai pas exactement en tête mais je sais où les trouver, on peut pas dire la part du nucléaire parce qu’effectivement le nucléaire fait partie de l’approvisionnement électrique mais n’en est pas le tout. Et puis en fait si votre bâtiment est chauffé à l’électricité, il va prendre un petit peu de nucléaire il va prendre un peu d’autre chose et puis l’électricité il va pas que l’utiliser au chauffage. Vous l’utilisez pour votre éclairage, votre télé ainsi de suite donc dire X% du chauffage des bâtiments est fait au nucléaire c’est un petit peu faire de la politique au doigt mouillé. Après je peux essayer de retrouver mes chiffres.

Alan : Ecoute il n’y a pas d’urgence, si tu les retrouves plus tard c’est possible. On pourra même faire un follow up si tu les retrouves après l’émission, il n’y a pas de problème.
J’aurais aimé qu’on aborde des lois et des normes parce qu’elles deviennent de plus en plus restrictives, d’après ce que j’ai compris. L’autre fois tu me disais en préparant l’émission qu’on tolérait 300 à 400 kWh/m^2.

Ludovic : J’ai pas dit qu’on tolérait, j’ai dit que c’était ce que la technologie produisait et comme il n’y avait pas de restrictions légales à ce niveau là. On laissait faire.

Alan : D’accord. Aujourd’hui la norme impose qu’on soit au dessous de 40 kWh/m^2.

Ludovic : Dans les chiffres on est à peu près là. Elle impose pas ce seuil-là, mais c’est l’ordre de grandeur qu’elle impose ouais

Alan : Je me posais une question en fait de l’œuf et de le poule par rapport à ces lois et normes et par rapport au progrès technologiques. Les normes évoluent en fonction des progrès technologiques, ca semble évident, est ce que c’est pas les progrès technologiques qui sont produits par ces normes à contrario ? Enfin, du fait qu’on impose des limites de plus en plus draconiennes, ça nous force à trouver de nouvelles idées, de nouvelles technologies, je sais pas c’est une question bête.

Ludovic : Ta question c’est : est ce que c’est pas parce qu’on a produit des matériaux de plus en plus isolants qu’on tend à demander que les bâtiments les utilisent ?

Alan : Par exemple, est ce que c’est dans ce sens là que ça marche.

Ludovic : Je crois pas. Parce qu’il y a une réelle volonté politique de diminuer la consommation énergétique globale. Il y a Kyoto, je veux dire on a le protocole de Kyoto, on a signé ça il y a un bon moment, et diminuer les rejets de CO2 ça passe mathématiquement par diminuer le niveau de consommation énergétique, alors il n’y a pas que le bâtiment, qu’on soit d’accord. Comme on disait, il y a les transports, il y a l’industrie… Et puis maintenant, en Suisse, on a fait le choix à moyen terme de se passer du nucléaire, il y a une réelle volonté de diminuer tous les niveaux de consommation énergétique. Alors on impose ces normes-là, je pense pas que ce soit l’industrie qui pousse, elle est clairement contente de vendre ses produits, on va pas se leurrer mais il y a une volonté.

Alan : OK, sur les normes est ce qu’elles sont respectées?

Ludovic : Ahahaha. Dans le canton de Vaud en 2008, il y a eu une étude qui a montré que 60% des constructions neuves, de près ou de loin, ne respectaient pas les normes sur la construction. Ce qui est absolument énorme. Entre le projet de base et la construction finale, d’un bout à l’autre il y a une somme d’intervenants, une somme de métiers et à la fin on aboutit à des bâtiments qui peuvent être rikrak dessous, sous la norme sans l’atteindre et puis il y a des bâtiments totalement à la marge. Donc ça pose un souci aussi parce qu’on pousse à être de plus en plus rigoureux, on augmente, la loi est de plus en plus dure mais si elle est pas respectée, pourquoi la durcir.

Alan : Bon je suppose qu’on devait pas savoir jusqu’à la publication de cette étude que la norme n’était pas respectée.

Ludovic : Ouais, là c’est de la supposition de ma part mais je pense que si on l’a demandée c’est qu’on se doutait un petit peu du résultat, mais probablement pas de l’ampleur.

Alan : C’est surprenant quand même, 60%…

Ludovic : Ouais c’est assez monstrueux en fait. Et puis je pense, pour connaitre le métier, je pense pas que ce soit une particularité vaudoise, ce problème. A mon avis, il est assez généralisé dans d’autres cantons, et puis de l’autre côté du Jura aussi.

Alan : J’avais une autre question, la plupart des bâtiments ne datent pas de l’année dernière vraisemblablement, du coup l’immense majorité des bâtiments sont pas du tout aux normes.

Ludovic : Ben, c’est ce que je disais un peu toute à l’heure. Ils ne sont pas aux normes actuelles mais comme il n’y a pas d’obligation de correctif, à l’époque où ils ont été construits ils respectaient les normes en vigueur.

Alan : En fait, dans les années 60 à 70 il n’y en avait pas.

Ludovic : Il y avait des normes sur la physique du bâtiment, sur la quantité de béton à utiliser pour que le bâtiment tienne debout sans s’écrouler mais il n’y avait pas de norme sur la thermique.

Alan : Mais du coup on a des stats sur le taux de mise aux normes des bâtiments ? est-ce qu’on a une idée ?

Ludovic : Alors ça, il doit y en avoir, je suis désolé j’ai pas les chiffres en tête, je peux essayer de les retrouver. Pour un follow up. Je suis en train de lire en même temps (dans la chatroom), Paris 90% des bâtiments pas aux normes.

Alan : Ça c’est JORJ.

Ludovic : J’ai pas moyen de vérifier mais c’est très probable.

Alan : Bon enfin moi ce que j’en déduis c’est qu’il y a probablement encore un potentiel formidable d’économies.

Ludovic : Oui

Alan : Ok. Est ce qu’il existe, on va parler d’un autre volet un peu, des politiques incitatives. Est ce que les collectivités encouragent ?

Ludovic : Ouais. Il y a ici en Suisse un programme qu’on appelle le programme du bâtiment en fait, pour justement remplacer, entrer dans ce trou des bâtiments qui existent déjà, qui n’ont pas besoin d’être rénovés. Un bâtiment si on a besoin de le rénover, on est soumis à un dépôt de permis de construire, à une mise à l’enquête, auquel cas là il y a des obligations qui entrent en jeu. Mais par contre votre bâtiment il est là, il est bien, il tient debout, pas d’obligation donc là c’était très très dur de les toucher. Donc il y a ce programme là qui donne ces subventions publics pour rénover tout ou partie de l’enveloppe thermique du bâtiment. Les 3 principaux morceaux de l’enveloppe thermique, ça va être les murs, les fenêtres et le toit. Et puis ce programme donne une subvention au m^2 d’enveloppe thermique remplacée, là on va pas faire une justification globale dans le sens où on va pas calculer globalement le besoin en chaleur du bâtiment avant/après les travaux, on va juste imposer une qualité du matériau isolant à poser sur le mur ou la fenêtre. Et c’est plutôt bien dans le sens où quelqu’un décide de rénover un bâtiment, on dit ok ces 4 murs là on va les retravailler, on va les isoler, il peut toucher un subside qui va l’aider financièrement et qui va amener le bâtiment à consommer sévèrement moins.

Alan : Ok. On a NuclearPower dont je sais qui c’est maintenant, je sais qu’il est en train de rénover sa baraque, qu’il râle, qui nous dit le programme bâtiment il faut tout faire en une fois sur un an et ca coûte un paquet.

Ludovic : Oui c’est juste, il faut avoir la capacité d’investir, ça cest sur.

Alan : On a David Loureiro qui nous précise qu’en France il y a des crédits d’impôts dédiés à la rénovation des bâtiments.

Ludovic : Ouais très juste.

Alan : Moi je me dis qu’avec des tels encouragements on devrait massivement remettre à neuf, pourtant ça a pas l’air vraiment d’être le cas, est ce que tu as une analyse quant à ce frein à la rénovation ?

Ludovic : Ben c’est ce qu’on a abordé toute à l’heure, en Suisse on a une position de marché où il me semble, ça serait à vérifier, les gens me contrediront si je dis un bêtise, on a à peu près 80% de locataires. Donc la personne qui paye les charges en Suisse n’est pas celle qui va investir dans la rénovation du bâtiment et inversement celle qui va devoir mettre la main au porte-monnaie pour rénover le bâtiment n’a pas la pression économique de devoir payer les charges tous les mois donc il y a un souci en fait. La motivation économique au propriétaire n’existe pas pour la rénovation. Et je pense que là il y a une faiblesse, pas une faiblesse, il y a un problème là.

Alan : Oui parce que le propriétaire s’en fout.

Ludovic : Ben le propriétaire s’il a bien géré son contrat dans le sens où il fait payer le prix, un prix brut pour le logement et puis ensuite charges variables, comme ça si on se prend un hiver très très froid lui ça n’a pas d’impact sur son porte-monnaie parce qu’il va venir relever les charges, parce qu’il va dire voilà j’ai mis X litres de plus de fuel pour chauffer c’est à vous de payer, lui il a pas d’impact, ça le touche pas et puis c’est nous, locataires, qui devons impacter ça sur notre budget.

Alan : Alors on aurait 60% de propriétaires en suisse, dans la chatroom.

Ludovic : Ok, alors j’ai été un petit peu. Je l’ai dit j’étais pas trop sur là mais merci pour la précision.
(Correction apportée par Yves et diffusée dans l’émission 151, “Ce ne sont pas les propriétaires qui représentent 60% en Suisse, mais bien les locataires”)

Alan : Et puis on a Olivier Simardcasanova qui nous posait une question toute à l’heure mais je l’ai gardée pour plus tard. Il nous disait : “quid de l’aspect économique ? est ce qu’une analyse coût- bénéfices avec d’un coté des matériaux plus isolants mais plus coûteux et de l’autre les gains en énergie ?” On n’a pas la fin de la phrase, est ce que c’est des choses qu’on utilise justement.

Ludovic : Le retour sur investissement oui on l’utilise clairement. Et puis c’est pas très compliqué à calculer parce que la coût de l’énergie est assez bien maîtrisé, combien coûte un kWh d’énergie, en plus on sait que de toute façon ces prix-là vont pas aller en diminuant. Et puis ensuite, on fait une étude sur la construction du bâtiment avec ce niveau d’isolation ou avec un autre, la différence de prix par rapport au surcoût du bâtiment est comparée au coût de l’énergie. Vous avez le retour sur investissement.

Alan : Ok on a encore un commentaire d’Olivier Simardcasanova, je précise donc qu’il est économiste.

Ludovic : Enchanté.

Alan : Il nous dit : ” En l’occurrence on est face à une externalité négative : les comportements individuels ne prennent pas en compte les effets sociaux néfastes.” Voilà on aurait pu s’en servir comme quote sans doute le truc à méditer pendant une semaine. On va recevoir bientôt Olivier Simardcasanova.

Ludovic : Je vais la noter et la relire après celle-là. Mais elle m’évoque quelque chose en fait, je reprends les comportements individuels, c’est quelque chose qu’on a un peu abordé tous les deux en préparant l’émission, aujourd’hui les constructions neuves dans les bâtiments collectifs, on impose des compteurs de chaleur individuels, dans le sens où vous avez un immeuble 10 logements dedans, obligatoirement on a un compteur de chaleur qui permet au propriétaire du bâtiment de faire payer, non plus une quote part de l‘énergie totale consommée par le bâtiment mais réellement l’énergie consommée par la personne. Du coup ça peut pousser le comportement individuel, moi j’habite là, j’ai envie de moins consommer, je fais attention à pas ouvrir grand mes fenêtres quand il fait -15 dehors, je vais payer moins cher que ma voisine qui s’en cogne royalement. Mais là aussi c’est dommage ce n’est que sur la construction neuve on peut pas mettre ça sur de la construction existante, donc on revient au problème précédent.

Alan : Et puis y a deux trois minutes, toujours Olivier Simardcasanova disait « j’en profite pour continuer ma question, quel est le taux d’actualisation dans les calculs ? » je comprends même pas la question.

Ludovic : je comprends pas non plus la question. Tu peux nous aider s’il te plait ?

Alan : Ouais on va lui demander de développer. Et puis en attendant moi je voulais aborder une autre question, je me demandais si c’est toujours écolo de remettre à neuf. En fait tu l’as évoqué toute à l’heure, les différentes normes enfin les différents labels ne tiennent pas forcément compte de la provenance des composants, la provenance de l’électricité, le respect renouvelable etc… et puis on a une question David Loureiro qui va dans le même sens sur l’isolation de laine de verre, roche chanvre etc… est ce qu’être écolo fait qu’on isole mieux ou c’est juste un acte militant car pas plus isolant.

Ludovic : Ouais. C’est un peu ce qu’on disait toute à l’heure, le choix des matériaux en Suisse, on n’a pas du tout cette réflexion là. On peut mettre du matériau très très polluant, ben très polluant non, il y a des choses à respecter mais il y a pas une incitation au niveau d’un label ou au niveau d’une norme à aller chercher un matériau plus éco-friendly qu’un autre. Il n’y a pas cette incitation là, oui.

Alan : Ok bon dans l’intervalle on a reçu la suite des demandes d’Olivier Simardcasanova, j’avoue que moi ça me parle toujours pas beaucoup, il nous dit : “le taux d’actualisation c’est en gros le taux auquel on rend “actuel” les gains ou coûts futurs. Difficiles d’expliquer par écrit comme ça, en fait je pose la question car de toutes petites différences dans le taux d’actualisation choisi peuvent faire qu’un projet dont l’analyse coût-bénéfice est positif devient négatif.

Ludovic : Je suis peut etre pas assez économiste pour répondre. Là je suis vraiment désolé je ne sais pas.

Alan : Ok Olivier Simardcasanova, tu notes quand tu viendras présenter ton dossier sur l’économie qu’il faudra nous expliquer le taux d’actualisation un peu plus en détails. Je me posais, on arrive gentiment au bout des questions que je me posais, je sais pas si dans la chatroom vous en avez d’autres, c’est le moment ou jamais. Moi je me demandais quelles sont ces normes et labels qu’on a évoqué. Donc on a évoqué Minergie en Suisse, t’as parlé toute à l’heure sauf erreur d’HQE en France.

Ludovic : Ouais haute qualité environnement qui est née en France se développe en France, mais il y a quelques bureaux en Suisse romande qui commence à essayer de le proposer en Suisse aussi mais de façon beaucoup plus marginale que Minergie.

Alan : Ok. C’est des trucs qui existent partout en fait, ces normes et ces labels ? Je sais pas il y en a aussi en Allemagne ?

Ludovic : Alors au niveau existence des labels je maîtrise moins les autres pays mais clairement l’Allemagne a un temps d’avance sur les autres pays à ce niveau-là. A Freiburg en face de l’Alsace, il y a notamment le quartier Vauban qui est un quartier totalement exemplaire à ce niveau-là, avec des bâtiments a très très faible consommation. Les allemands ont une réflexion un peu plus poussée que nous et un temps d’avance ouais.

Alan : Ok, c’est un grand écart ou en Suisse je sais pas, on est proches de ce qui se fait en Allemagne, ou on est très éloignés, comment on se situe par rapport à la France. S’il fallait nous mettre les uns les autres sur une échelle, on serait où ?

Ludovic : Je pense que l’Allemagne est quasi en haut, on doit être 2-3 échelons en dessous, et puis la France elle est une petite dizaine d’échelons encore en dessous. La France a plus de retard ouais.

Alan : Ok, bon Jorj McKie nous dit que les normes c’est un peu de la foutaise.

Ludovic : Je vais répondre à la question de David Loureiro.

Alan : Tu peux peut-être préciser quelle est la question ?

Ludovic : David si je ne m’abuse tu fais référence aux étiquettes énergie qui sont apposées sur les bâtiments notamment en location, donc comme ce qu’on peut trouver quand on achète un bien ménager typiquement une machine à laver ou on a une échelle ABCD avec A en vert et puis plus on descend plus on se rapproche du rouge ou du noir. Ca en France ça s’appelle le DPE c’est le diagnostic performance énergétique qui a été mis en place en 2007 ou 2006. L’idée étant effectivement de donner une clé de lecture au locataire ou à l’acheteur du batiment, où se situe le bâtiment en termes de consommation. Ce qui est intéressant dans l’idée. En Suisse il y a eu une tentative de ça mais qui est moins utilisée. En France il me semble que c’est un peu plus approfondi.

Alan : NuclearPower nous précise quant aux normes que quand tous les équipements sont devenus A, on a fait les A+ les A++ les A+++ bref c’est difficile de comparer.

Ludovic : Ouais ça NuclearPower voit très juste, les frigidaires ou autres, les appareils électriques ménagers, la norme a été très très mal conçue parce qu’elle a pas considéré des valeurs relatives, mais elle a considéré des valeurs absolues. Et comme les progrès technologiques ont été monstrueux, 10 ans après tous les appareils étaient en A.

David : Est-ce que c’est pas mieux malgré tout d’avoir choisi des valeurs absolues plutôt que des valeurs relatives parce que sinon ça aurait été le bordel pour comparer, fin il aurait fallu réévaluer. Si les valeurs avaient été relatives, un A de 1992 n’aurait pas eu la même valeur qu’un A de 2010 du coup ça aurait été gênant.

Ludovic : Ouais tout à fait, je sais qu’en Suisse ils se sont posés la question avec les bâtiments à se dire est-ce qu’on le fait pas par valeur relative mais en indexant sur l’année, en disant ça c’est un A de telle année. Là je sais plus où ils en sont mais le dilemme existe.

David : Ouais le souci c’est qu’il y a un souci visuel, de mémoire, ça devait être indexé avant de A à je sais pas trop quoi du vert au rouge comme tu expliquais pour les bâtiments, et maintenant tous les A+, A++, A++++ et ainsi de suite sont tous verts ce qui donne visuellement un effet qui est pas forcément celui recherché, c’est-à-dire qu’on a un peu l’impression qu’il n’y a pas trop de différences entre les différents A+. Moi j’ai plutôt l’impression que ça permet de garder une gradation qui reste valable.

Ludovic : C’est ça le problème, elle reste cohérente sur 30 ans mais si on regarde que les 5 ans derrière, c’est pas forcément cohérent parce que comme tu dis on est tout en vert, et puis “moi j’ai du A” alors que le A si on prend juste l’échelle sans considérer le contexte on dira “ah ben c’est bien du A c’est ce qui a de mieux” et puis si on considère le contexte “en fait c’est ce qu’il y a de pire en ce moment”. C’est le problème de la valeur absolue. Tu vois ce que je veux dire ?

David : Je vois ce que tu veux dire mais moi je pense que pour le coup c’est vraiment une question de perception et d’appréciation de la chose, moi ça me semble plus clair comme ça qu’avec une indexation par année et des échelles relatives, ça m’aurait paru personnellement plus confus même si en effet ça aurait eu l’avantage que tu soulèves d’expliquer chaque année clairement ce qu’il faut acheter, mais ça aurait rendu plus difficile les comparatifs entre ce qu’on a maintenant et ce qu’on avait il y a quelques années.

Alan : Moi je propose que les autorités écoutent PodcastScience et écoutent la chatroom en direct parce qu’on a la solution qui nous a été fournie par Nuclear power qui nous dit qu’il faudrait simplement préciser en face du A à combien de kWh par année ou par m^2 ça correspond.

Ludovic : Oui c’est ce qui est fait en France. En fait sur le DPE c’est directement indexé sur le KWh/m^2 par an. Mais de mémoire en France c’est la RT, réglementation thermique, 2007 on est aux alentours de 90kWh/an/m^2, quand on voit qu’en Suisse c’est 2 fois moins on peut facilement imaginer que ça va encore diminuer dans les années à venir, les variations sont telles que le niveau d’échelle se déplace beaucoup, je suis sceptique sur la valeur absolue figée.

Alan : Ok moi je suis un petit peu arrivé au bout des mes questions là. On a eu une question de Julie qui nous a été postée avant l’émission qui demandait : “Par rapport au sujet de demain, je me demandais si vous aviez déjà parlé des consommations électriques de petits trucs auxquels on pense pas forcément, par exemple les lumières de veille sur les télé ou les décodeurs. Quand j’étais en dernière année d’école, je faisais une expertise en nouvelles énergies et développement durable et une des intervenantes (EDF) nous avait expliqué qu’une centrale nucléaire en France servait à alimenter ces appareils en veille. On avait aussi discuté des “petites économies” qu’on pouvait faire par des gestes quotidiens, type éteindre son écran en partant (et la lumière dans son bureau même si ça ça devient un peu la base). Sur l’immeuble de bureaux EDF, apparemment ils avaient fait 30% d’économies d’énergie en mettant juste des affiches “pensez à éteindre”…On entend pas mal parler aussi en ce moment des consommations des chargeurs qui sont branchés à vide. C’est pas vraiment dans le sujet de la thermique du bâtiment c’est plutôt dans la consommation d’énergie générale d’un foyer. Mais le sujet m’y fait penser.”

Ludovic c’est pas tellement ton domaine de spécialité, t’as quand même des éléments d’informations ?

Ludovic : Ouais c’est clairement pas mon domaine de spécialité mais comme ça touche un peu à ça, il y a de l’intérêt effectivement. Les 20-30% dans des bâtiments de service c’est ce qui est évoqué sur juste l’aspect sensibilisation de l’utilisateur au niveau éteindre, on parle facilement de 20 à 30% d’économies. Mais là il faut pas prendre la valeur figée, selon tel type de bâtiment, tel bâtiment, tel contexte ça peut varier. Mais l’ordre de grandeur est là oui.

Alan : Peut-être une toute dernière question, un conseil pratique, Jorj McKie qui nous dit “mon lave vaisselle a 20 ans et il marche, ça coûte 1200€ d’en racheter un nouveau, je fais quoi ?”.

Ludovic : Garde le, là c’est pas trop le sujet mais c’est tout le dilemme d’une machine qui va consommer plus que le nouveau mais voilà. Juste changer pour avoir du nouveau, il y a le retraitement de ces matériaux-là. Qu’est ce qu’on en fait, on les met en décharge on les recycle. Ça génère un impact sur l’environnement. Jeter pour jeter alors que ça fonctionne toujours c’est pas forcément sain non plus.

Alan : Absolument, je suis totalement d’accord avec toi là dessus. Le message de Julie était pas fini en fait, elle avait une question mais elle avait aussi quelque chose à nous raconter.
“Pour en revenir au sujet spécifique de la thermique du bâtiment, je peux peut-être apporter ma maigre expérience. Dans la région de Nice, on a beaucoup de chantiers de réhabilitation (en sites occupés ou non) de logements sociaux. En fait à ce jour, ça va même représenter quasiment 100% de notre activité en 2014. Il y a systématiquement un volet “amélioration des performances énergétiques” qui peut être obligatoire (une simple remise aux normes), mais dans certains cas, on peut aller plus loin. On a un gros chantier qui va commencer, la réhabilitation de 320 logements sociaux et on vise à la livraison une certification BBC effinergie (apparemment qui n’existe plus pour les nouveaux permis de construire). Enfin bref, personnellement je ne travaille pas directement sur ces sujets, mais je suis au courant de ce que font les autres dans la boîte.
Je ne suis pas sûre que le maire de Nice fasse ça par pure conviction, mais en tout cas il fait un peu avancer les choses.
Je ne pense pas que ça apporte grand chose par rapport à ce que va dire ton invité mais on sait jamais…” Voilà c’était ce que Julie avait à dire en fait ça rejoint un peu ce qu’on avait dit toute à l’heure sur les politiques incitatives, le rôle de la politique, enfin du politique dans l’amélioration du rendement énergétique des bâtiments. Ca se fait également à Nice du coup on apprend qu’il existe un label BBC. Une certification BBC effinergie. Ah on a une précision de Mikee dans la chatroom qui nous précise qu’un label BBC est entré en vigueur en France le 1er janvier 2013 pour les constructions neuves, qu’en est il en pratique, cela n’augmente-t-il pas le coût des travaux ?” On a déjà un peu abordé ces questions Mikee, si tu veux tu réécouteras le podcast. Du coup Ludo à moins que tu aies quelque chose à ajouter, un truc auquel on n’a pas pensé.

Ludovic : Non je pense qu’on a fait le tour.

Alan : Ok bon on va en rester là pour l’interview. On va enchaîner avec les autres sujets…. Où est-ce qu’on peut te retrouver sur le web si on veut en savoir plus sur toi ?

Ludovic : On peut me retrouver sur twitter, je parle de choses et d’autres et parfois d’énergie c’est @Ludo_p_ je sais c’est compliqué mais avec le lien twitter de PodcastScience on va pouvoir me retrouver ce soir.

Alan : On mettra bien sur le lien dans les notes d’émission et dans la chatroom. Et puis tu as un blog aussi.

Ludovic : J’ai un blog ouais mais ça fait, pour cause de boulot prenant, ça fait un petit moment que j’ai pas écrit sur l’énergie. Mais effectivement il y a dans mon blog un tag qui rassemble tous les billets sur l’énergie. Je parle un peu de tout mais si vous voulez vous recentrer sur l’énergie il suffit de cliquer sur le petit lien à droite.

Alan : D’accord et puis NuclearPower dans la chatroom qui manifestement est un lecteur de ton blog.

Ludovic : Merci je t’ai trouvé ! tu es là l’unique ! merci.

Alan : Il t’invite à parler de ton concept de suissalisation tu nous en dis un mot ?

Ludovic : Ouais en fait moi j’ai 34 ans, j’ai vécu 27 ans en France, je suis là depuis 7 ans et avec plusieurs expat’ de temps en temps on rigole sur notre capacité à nous intégrer dans notre nouveau pays d’adoption et on a appelé ça la “suissalisation” donc conduire en vallée sans ceinture de sécurité (non j’aurais pas du dire ça), dans le canton de Vaud avoir le numéro de la police en favori dans le téléphone. Pardon excusez moi.

David : Et puis on a pu voir que tu disais nonante. Toute à l’heure dans le dossier.

Ludovic : Ouais ça c’est un peu une obligation professionnelle quand t’es là ou tu discutes avec les locaux, ça peut être perçu comme un coté pédant de garder tes habitudes françaises. Les suisses ont un petit regard, comment dire, critique sur les frouzes, on va dire ça comme ça.

Alan : Il dit ça en me regardant droit dans les yeux ! On a un complexe avec la langue nous autres les suisses, et puis il y a ce sujet-là sur lequel on peut s’amuser alors ma foi, on se laisse aller. Peut-être comme toute dernière conclusion, pour mettre un point final à l’interview, un commentaire de Jorj qui nous dit “il n’y a pas que le politique (donc c’est pas rapport à ce que je disais sur les politiques incitatives), écoutez le sujet dépassionné et passionnant un peu scientifiquement (techniquement), c’est une politique incitative. Donc selon Jorj et je suis assez d’accord avec lui.
Merveilleux ben écoute merci beaucoup.

Ludovic : Ben merci à toi et merci à vous.

Alan : Et puis tu reviendras pour un follow up des questions.

Ludovic : Ouais exactement, il y a 2-3 petites questions où j’ai un peu séché donc on va refaire une petite synthèse et je te donnerai ça.

Alan : Excellent génial merci beaucoup !

 

Cette interview a été réalisée lors de l’épisode 150 de PodcastScience dont vous pouvez retrouver les Notes d’émission.

Podcast science 153 – Freestyle #2 avec Billie

Deuxième épisode freestyle en compagnie de Billie du blog Science à Billy.

Hélas NicoTupe n’était pas là au début de l’émission pour cause d’émigration au Luxembourg, donc pas de dessins…

 

La quote de la semaine

Crowd-Sourcée ce mois-ci. On en a trois! La première nous vient de notre auditeur Maxime:

J’ai à nouveau trouvé une citation, alors je vous l’envoie. je l’ai trouvée ici : http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2013/11/13/une-etude-ebranle-un-pan-de-la-methode-scientifique/
« Les théories sont des filets: seul celui qui les lance pêchera » K. Popper

Puis il ajoute :

En cherchant un peu j’ai trouvé une deuxième version : « Les théories sont des filets lancés pour attraper ce que nous appelons « le monde » : pour le rationaliser, l’expliquer et le maîtriser. Nous nous efforçons de rendre les mailles toujours plus fines ». à+ Maxime

Et pour le prix, on a une quote supplémentaire, celle d’Alefto:

Une petite quote qui devrait plaire à Robin et Nico. Et aux autres.

“L’homme, dans sa maison, n’habite pas l’escalier, mais il s’en sert pour monter et pénétrer partout ; ainsi l’esprit humain ne séjourne pas dans les nombres, mais il arrive par eux à la science et à tous les arts.” – Antoine de Rivarol

Les matheux sont nos anecdotes, et les maths nos escaliers. Je ne peux qu’approuver 😉

Et une 3e! Arrivée tout  àl’heure, par Alefto:

La science a la chance et la modestie de savoir qu’elle est dans le provisoire, de déplacer les frontières de l’inconnu et d’avancer. – Marc Augé

 

Plugs et liens évoqués

La prochaine fois

Prochaine émission le jeudi 5 décembre 2013, intitulée “Le rythme dans la peau” : il s’agira d’un dossier à deux voix avec Pierre Kerner et Alan

Pourquoi dort-on la nuit et veille-t-on le jour? Ou le contraire? Qu’est-ce qui régit nos rythmes biologiques, avons-nous une horloge interne? Comment fonctionne-t-elle? Comment se règle-t-elle ou se dérègle-t-elle? Et quid du vivant et des rythmes en général?

Pierre Kerner, auteur de l’excellent ssaft.com nous parlera géophysique et rythmes circadiens dans le vivant. Alan nous parlera de chronobiologie chez l’humain avec un zeste de croyances populaires.

» RDV le jeudi 5 décembre 2013 à 20h30 sur www.podcastscience.fm/live

 

La chatroom

 

Robin : wow, c’est la foule !!

Alan : Tu rappliques dans skype?

Robin : quand tu veux

Tache : Bonjour

David Loureiro : Hello

Alan : Salut David

Alan : T’es pas sur to smartphone, là?

David Loureiro : Salut Alan, si si

Alan : cool 🙂

David Loureiro : Chaud quand même 🙂

David Loureiro : Je sais pas si le flux va passer

David Loureiro : S’avère testé déjà?

Alan : Voilà, démarré le flux

Alan : tu nous dis?

David Loureiro : Rah l’auto complétion 🙁

Alan : yep, je l’ai testé 🙂

Alan : sous android

mastapoulpe : bonsoir

David Loureiro : W00t ! Safari + Chrome et je peux écouter et avoir le chat 🙂

David Loureiro : Je reviens

Kramnik : Salut à tou

Kramnik : tous et toutes pardon

Pit : Bonsoir

Pit : 153 divisible par 9 ?!

Tache : 153 = 51*3 je dirais

ElJj : et par 17 !

Alan : 🙂

Kramnik : http://scienceabilly.com/

Alan : http://scienceabilly.com/les-articles-scientifiques/le-lac-vostok-les-derniers-rebondissements/

ElJj : oui ?

ElJj : chou romanesco, vache qui rit et *intégrales* curvilignes

Pit : http://eljjdx.canalblog.com/

Pit : intox ! 😉

Pit : 😀

mastapoulpe : a moins que l on considère que la digestion donne chaud et qu’il y ai un risque d’hydrocution je dirai intox

mastapoulpe : 20% du sang est occupé a la digestion

Automail : Salut tout le monde!

Jorj McKie : Bonsoir tout le monde

Alan : Salut Jorj!

Alan : et Automail 🙂

Alan : salut tout le monde

Xilrian : https://www.podcastscience.fm/wp-content/uploads/2013/11/chappe.png

Automail : Excellent!

Automail : L’ancetre des communication!

ElJj : Oh, j’ai vu ça dans un bouquin sur les codes secrets que j’avais quand j’étais tout petit !

Pit : faut décoder !!!

Kramnik : Trop drôle ce code 🙂

Pit : pas évident !

Kramnik : Mdr le gars dans le cocpite.. lol

Xilrian : https://www.podcastscience.fm/wp-content/uploads/2013/11/chappe.png

mmmov : yop. (en retard comme d’hab)

Pit : bien dit !

Automail : Si ca parle de racine, faut demander a un jardinier.. O:)

Kramnik : De rien 🙂

Xilrian : https://www.podcastscience.fm/wp-content/uploads/2013/11/extrait_message_kramnik.png

Xilrian : Eljj : https://www.podcastscience.fm/wp-content/uploads/2013/11/QuizDuMois.png

Pit : le code : http://www.appat.org/70ans/index.php?option=com_content&view=article&id=12:le-telegraphe-de-chappe&catid=3:histoire-de-larme&Itemid=4

Kramnik : Et sinon, fait beau ? ^^parce que là l’équation bonjour 🙂

Xilrian : https://www.podcastscience.fm/wp-content/uploads/2013/11/intox.png

Pit : très jolie la réponse !! 😉

Pit : ELLE EST BELLE !

ElJj : par exemple, le morceau de l’équation (y-1)²+(x-7.5)²-1 est un cercle de centre (1, 7.5) de rayon 1, ce qui donne un O !

Kramnik : Vraiment trop fort ! Arriver à écrire intox en 3 lignes au lieu de 5 lettres 😀

Xilrian : La réponse d eMico : https://www.podcastscience.fm/wp-content/uploads/2013/11/ReponseNico.png

ElJj : (Et vous ne parlez pas de Nicotupe qui m’a répondu une équation encore plus compliquée !)

ElJj : (ah, si !)

Pit : (x^2+y^2-ax)^2=a^2(x^2+y^2)

Pit : voilà la cardioide !

ElJj : Je n’ai utilisé que des maths de niveau 1ere S, alors que Nicotupe utilise des choses encore plus compliquées

Xilrian : La réponse officielle d’Alan au quizz : https://www.podcastscience.fm/quizz-info-ou-intox/2013/11/28/il-faut-attendre-deux-heures-avant-daller-nager-apres-avoir-mange-info-ou-intox/

Kramnik : Principe de précaution,..

mmmov : mais le corps se rechauffe t il durant la digestion (et donc risque d’hydrocution augmenté?)

Kramnik : Podcast science empêche les parents de se reposer è Pff 🙂

Jorj McKie : Pas le rouge, le rosé, le rosé…

Automail : A l’ecoute! 😉

Kramnik : Chouette, on va pouvoir manger dans l’eau

Automail : C’est un peu WTF quand meme.. j’en avais jamais entendu parler..

Automail : Il ne faut pas croire les statistiques 😉 ( cf “Les Stats à la con” de la TAC sur F. I . )

Jorj McKie : Et les scandinaves ils fumment eux aussi.

Automail : Ca depend ce qui est dans le frigo..

Automail : Si tu as du fromage bien fort , il faut mieux pas mettre de chocolat au frigo

ElJj : Les kinder pingoui !

Jorj McKie : Bon le poisson. Mais ils ont plus de cancer des voie digestives

Automail : *Va noyer un singe*

Kramnik : La troisième ou quatrième proposition

ElJj : Je vote pour les singes, pour que Alan galère à chercher des sources sérieuses

Automail : Perso je prefere la 1e. Mai le chocolat est bien aussi 😉

Jorj McKie : Asiatique

Automail : C’est truqué! Les suisses du podcast vont voter pour le chocolat!

mmmov : chez moi le chocolat n’a pas le temps d’aller au frigo. asiatique aussi pour moi

staulott : les singes

Yves : Les singes savent surfer… donc ils savent nager non ? http://www.youtube.com/watch?v=9cPvAVP4a1A

mmmov : le chocolat du coup

Kramnik : singe

Xilrian : Pour ce qui est du thé : http://www.lepoint.fr/actualites-sciences-sante/2009-03-30/le-the-brulant-favorise-les-cancers-de-l-oesophage/919/0/330413

Kramnik : Quel singerie 🙂

Kramnik : quelle *

mmmov : je serais curieux de savoir si ceux qui boivent du chocoat au lait chauffé au microonde ont le meme probleme que les asiatiques

Automail : @mmov : Il faut pas?

Automail : @mmov : je vais mourir dans datroce souffrance c’est ca?

Alan : tellement 😉

Yves : Faut bien mourir de quelque chose

Automail : A 18 ans bof..

Kramnik : Intox

Yves : Robin ne répond pas aux questions, il résoud des équations !

mmmov : je pense qu’ils peuvent apprendre a nager (comme les hommes) mais ce n’est pas inné

Yves : Qui a un singe de labo sous la main pour le mettre dans la baignoire ?

Jorj McKie : A propos de courbes, ça va vous faire marrer. http://fr.inkei.net

Automail : Jorj : WTF ?

ElJj : Ben c’est japonais !

Yves : “C’est une autre culture”. Obélix dans “Chez Cléopâtre”

David Loureiro : Back online!

Yves : Bomb !

Yves : Quand à 8 ans, vous dites que 3 – 4 c’est possible parce qu’il y a -1 sur le thermomètre, on vous répond “garde ça pour toi”…

Alan : tellement!

Kramnik : Putain de merde de systéme. Désolé pour la grossièreté mais là sa sort du coeur… ruiner des passions comme sa 🙁

ElJj : Blog audio épique !

mmmov : j’aime beaucoup

Alan : le billet original est là si jamais: http://sweetrandomscience.blogspot.fr/2013/06/pourquoi-je-kiffe-la-science.html

Yves : Et aussi “Contact” http://fr.wikipedia.org/wiki/Contact_(film,_1997)

Kramnik : Très vrai et plein de non sens ce billet.

Yves : Y’a du boulot sur l’enregistrement… en plus du texte !

Kramnik : de bon sens pardon..

ElJj : ?!

Kramnik : Salut nico 🙂

mmmov : ok j’arrive

Yves : Longwy “longg-oui”

Kramnik : Rapporte des cigs 🙂

Yves : Non, j’y vais demain !

ElJj : Moi, je l’ai pas vu !

Yves : @Nico tu vas planquer quoi au Luxembourg ?

Yves : Force centrifuge

Xilrian : http://fr.wikipedia.org/wiki/Moment_cin%C3%A9tique_(m%C3%A9canique_classique)

mmmov : ca aurait été bien dans le film

Yves : http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9bris_spatial

Yves : Et quand les chinois font exploser un de leur satellite pour en ajouter un peu plus…. juste doubler leur nombre !

Kramnik : Sa sert à quelque chose un disque planétaire ? ^^

Yves : Les astronautes sont polivalents !

np.khelili@***** : Salut le monde !

Alan : salut

ElJj : Vous mettrez des balises spoiler au montage !

David Loureiro : Re, encore

Yves : ça fait penser à “Space Cowboys”

mmmov : mais si on jette un objet alors que l’on est en apesenteur: est ce que l’on est propulsé dans le sens opposé?

David Loureiro : Les tunnels ne m’aident pas a suivre le live 🙁

np.khelili@***** : Le probleme dans l es pace c’est qu’on peut pas jeter ses poubelles par la fenetre. Ca orbite autour de soi.

Yves : … 2001 L’odyssée de l’Espace… c’était pas en 3D !

Yves : “apensateur”

Axel : trop chere

Axel :

np.khelili@***** : @mmmov: oui.

mmmov : thx

ElJj : parce qu’elle a mis du gel ?

Axel : ca reste hollywood

Yves : Non ce serait plutôt “impesanteur”

Axel : peut etre pour la lecture de l’image

Axel : habituellement de gauche a droite

Yves : C’est mieux pour le plan… les débris te foncent dessus du coup !

mmmov : faudrait donc equiper les combinaisons de tout petit pistolet a bille pour eviter le risque de deriver dans l’espace (et annecdotiquement pour jour aux space cowboys)

mmmov : *jouer

Axel : dans la realite ca explose pas

Axel : alors bon..

mmmov : parcequ’ils n’ont pas le tete de bullock?

Yves : Déjà 220 chercheurs qui sont passés dans l’ISS… ce n’est plus vraiment une première.

mmmov : on s’enuierait vite

ElJj : Envoyé les gens de la télé réalité dans l’espace et ne plus les revoir ? J’achète !

Yves : http://fr.wikipedia.org/wiki/Accident_de_la_navette_spatiale_Challenger

Yves : C’était une sacrée tuile !

ElJj : http://www.youtube.com/watch?v=ojsgUoRoz5k

Yves : On ne prendrait plus ce genre de risque maintenant

Kramnik : Mdr robin essaie de se rattraper

Robin : Pas du tout, j’ai été très clair dès le début, non mais…

Robin : Je suis méga féministe : deux frangines, ça forme vite !

Kramnik : Je plaisantais Robin 🙂

mmmov : ah ben merci

Kramnik : Ah, ce bon vieux Antoine.. il va bien?

mmmov : il faudrait que l’heure s’affiche à chaque message de la tchat room (comme ca, ce qui ecoute le podcast en différré pourraient avoir la reaction de la tchat room en pseudo direct)

mmmov : *ceux *ecoutent *autres (je vais pas tout corrigé non plus)

mmmov : *corriger

David Loureiro : Re encore…

Alan : ‘morning

NicoTupe : hey

David Loureiro : Le live et le chat en 3G c’est chaud

Yves : @Kramnik c’est Anh Tuan

NicoTupe : c’est sympa la frontière du luxembourg

Yves : Bhein c’est la ligne Maginot 🙂

mmmov : en meme temps je crois que 96% des chercheurs ne croyent pas en une religion

Kramnik : Oups, désolé

Xilrian : mon point de vue sur les interactions sciences et religions :p

Xilrian : http://12minutesde.com/science-et-religion/

NicoTupe : ma position sur le sujet : http://i0.kym-cdn.com/photos/images/newsfeed/000/198/460/iwkoqt.gif?1321057725

Alan : mmmov, tu as une source? ça m’intéresse

Alan : Tupe tupe tupe…

NicoTupe : ouiiiiii?

Alan : j’aime bien ta position sur le sujet, c’est très honnête 😉

mmmov : j’essaye de retrouver la reference

Alan : merci 🙂

mmmov : de memoire je l’avais feuilleté il y a 7 mois sur un magazine du labo…

Alan : les 100 blogs les plus influents http://bit.ly/1bVHHAp

mmmov : j’arrive pas a retrouver ca sur internet, faudra attendre que je passe au labo.

Alan : pas de souci, merci 🙂

Alan : 111211211111221

Yves : Triangle de Pascal ?

mmmov : j’avais vu ca en 6e

Alan : 1

Alan : 11

Alan : 21

Alan : 1211

Alan : 111221

ElJj : La suite de désintégration audioactive !

Yves : Non ce n’est pas le triangle de Pascal

np.khelili@***** : 312211 ?

ElJj : ouaip

mmmov : 13112221

Pit : 1 11 21 1211 111221 312211 13112221

Pit : 😉

Pit : on a le droit de donner la martingale ou pas ?

Yves : Mon idée 2211111211

mmmov : maintenant la meme en binare

NicoTupe : bah non on dit rien

NicoTupe : ou alors en formule mathématique

ElJj : il y a toute une mythologie autour de cette suite, qui fait le lien avec les élments chimiques

mmmov : vas y

Pit : Alan a dit non ! 😉

Alan : 😀

NicoTupe : au fait Eljj, t’as un truc pour générer ces formules?

NicoTupe : parce que moi j’ai fait à la main…

Pit : pareil !!

Alan : genre, tu écris INTOX et ça te génère la formule?

NicoTupe : je veux dire les formules INTOX et MERCI

NicoTupe : ouais

Pit : ou INFO d’ailleurs !

ElJj : Conway a pas mal étudié cette suite, et en a déduit que le facteur de croissance du nombre de chiffre est de 1,3

ElJj : ce qui correspond à la racine d’un polynôme de degré 71

Alan : @Pit: INFO, il paraît que ça ne sert jamais à rien 😉

Kramnik : http://nombrespremiersliste.free.fr

Kramnik : la liste des nombre primer jusqu’à 100 000 000

ElJj : Et je trouve ça génial qu’un polynôme de degré 71 intervienne dans une suite comme ça qui ne parait pas si complexe quand on la comprise

Yves : Ma réponse au Quizz: [-]>[-]<>+++++++++[<+++++++++>-]<——–.>++[<++>-]<+.>+++[<—>-]<+.>+++[<+++>-]<.>++++++[<——>-]<+++.>++++[<—->-]<++.>+++++++[<+++++++>-]<—–.>+++++[<+++++>-]<.>++++[<++++>-]<–.>+++++++++[<———>-]<–.>+++++++++[<+++++++++>-]<++.>+++[<—>-]<-.>++[<++>-]<+.>+++[<—>-]<++.–.>++++[<++++>-]<–.>+++++++++[<———>-]<–.>+++++++++[<+++++++++>-]<-.>+++[<—>-]<–.>++++[<++++>-]<.+.>++++[<—->-]<-.>+++[<+++>-]<.>++[<++>-]<++.>+++++++++[<———>-]<—.>++++++++[<++++++++>-]<+.>++++[<++++>-]<-..++.>++++[<—->-]<+++.>+++[<+++>-]<.>+++[<—>-]<-.>++++[<++++>-]<–.>++++[<—->-]<+++.>++++++++[<——–>-]<—–.>++++++++[<++++++++>-]<+.>++++++++[<——–>-]<-.>+++++++++[<+++++++++>-]<—.>++++[<—->-]<+++.>++[<++>-]<++.–.>++++[<++++>-]<—.>+++++++++[<———>-]<-.>++++++++[<++++++++>-]<++++++++.>+++[<+++>-]<+++..—-.>+++++++[<——->-]<—–.>+++[<—>-]<–..>++++++++[<++++++++>-]<++++.>++++[<—->-]<.>++[<++>-]<++.—-.>+++[<+++>-]<.>+++[<—>-]<–.++.>++++[<++++>-]<–.>++++[<—->-]<++.>++++[<++++>-]<-.>++++[<—->-]<—.>+++++[<+++++>-]<—-.>++++[<—->-]<-.>+++[<+++>-]<.>++[<–>-]<-.>+++[<+++>-]<.>++++++++[<——–>-]<—-.>++++++++[<++++++++>-]<.+.>++[<++>-]<++.+.>++++[<—->-]<-.>+++[<+++>-]<–.+++.>++++[<—->-]<+++.>++++[<++++>-]<+.>++++++++[<——–>-]<—–.>+++++++[<+++++++>-]<++++.>+++[<+++>-]<+++.–.>++++++++[<——–>-]<++.>++++++++[<++++++++>-]<——.>++[<++>-]<+.>++[<++>-]<+.—-.—.—.>+++[<+++>-]<++.>++++[<—->-]<+.>+++++++[<——->-]<—–.+++.–.+.++.—.>+++[<+++>-]<-.>+++[<—>-]<++.+++.>++[<–>-]<–.>++++++[<++++++>-]<—.>++++[<—->-]<+++.>++++[<++++>-]<+.>++++++[<——>-]<++++.-.++++..>+++[<—>-]<++.>++++++++[<++++++++>-]<+++++++.>++++[<—->-]<+++.>++[<–>-]<-.+.>+++[<+++>-]<+.++++.>++++++++[<——–>-]<——.>++++++++[<++++++++>-]<-.>+++[<—>-]<++.>++++[<++++>-]<–.>++++++++[<——–>-]<——.>+++++++[<+++++++>-]<+++++.>++[<++>-]<+.+.++++.+++.>++++[<—->-]<+.>++++[<++++>-]<—.>+++[<+++>-]<+++.>+++++[<—–>-]<++++.>++++[<++++>-]<–.>++++++++[<——–>-]<——.>+++++++[<+++++++>-]<+++++++.>++++[<++++>-]<-.>++++++++[<——–>-]<——-.>++++++++[<++++++++>-]<-.>+++[<—>-]<++.>++++[<++++>-]<–.>++++++++[<——–>-]<——.>++++++++[<++++++++>-]<++.+++.>++++[<—->-]<-.>++++[<++++>-]<—.>+++[<—>-]<++.>++++++++[<——–>-]<++++++.>++++++++[<++++++++>-]<++.>++[<++>-]<++.-.>++++[<—->-]<—.>++++[<++++>-]<—.>+++[<—>-]<++.>++++++++[<——–>-]<++++++.>++++++++[<++++++++>-]<+++.>+++[<—>-]<–.>++++[<++++>-]<.+.>++++[<—->-]<-.>+++[<+++>-]<.>++[<++>-]<++.>++++++++[<——–>-]<——-.>+++++++[<+++++++>-]<+++.>++++[<++++>-]<-..++.>++++[<—->-]<+++.>+++[<+++>-]<.>+++[<—>-]<-.>++++[<++++>-]<–.>++++[<—->-]<+++.>+++++++[<——->-]<——-.>+++++++[<+++++++>-]<+++.>+++++++[<——->-]<—.>++++++++[<++++++++>-]<+.>++++[<—->-]<+++.>++[<++>-]<++.–.>++++[<++++>-]<—.>++++++++[<——–>-]<—-.>++++++++[<++++++++>-]<——.>+++[<+++>-]<+++.>+++[<—>-]<++.-.

Yves : Mince ça n’a pas fait crasher la ChatRoom…

NicoTupe : des brakets?

Alan : 😀

ElJj : C’est du brainfuck ?

Yves : Avec du Spoon ou du SegFaultProg, merci ne l’aurait décodé.

Yves : … personne ne l’aurait décodé

NicoTupe : et je révèle un truc de malade a la fin

Yves : Oui une pauvre Jaguar fondue par un four solaire “inattendu”

NicoTupe : enfin pour les gens qui aiment les math toussa

NicoTupe : genre un truc que connait probablement pas Eljj

Kramnik : 😀

Yves : La synesthésie serait un peu une absence de maturation du cerveau “enfant” qui est “synesthéte” à la naissance mais perd cette capacité une fois les câblages établis. Le cerveau du synesthète n’a pas fait la séparation des divers sens entre eux.

Kramnik : Alan sa te dit toi l’inspection cérébrale ?è

Alan : http://lab.maximesimeon.com/podcastscience/

NicoTupe : http://lab.maximesimeon.com/podcastscience/

Yves : ça marche sur les mobiles !

Yves : question ?

Alan : @Kramnik, inspection cérébrale? connais pas, sorry

NicoTupe : http://genealogy.math.ndsu.nodak.edu/

Yves : Conscient, crane ouvert ?

Kramnik : Crane ouvert ou pas…

Kramnik : Conscient ou pas..

David Loureiro : ahhhhh

David Loureiro : enfin une vraie connection! 🙂

Yves : Y’a assez de dingues sur la planète pour imaginer ou trouver tout ce que l’on veut

Yves : … ou qu’on ne veut pas d’ailleurs

Kramnik : la sérentipité

ElJj : (Moi aussi, quand je remonte dans ma génélogie, je passe par Lagrange et Euler !)

NicoTupe : T’as une thèse Eljj?

Yves : ça date de 1800… y’avait pas d’ascenseur (social)

ElJj : Nan, mais j’ai abandonné juste avant de commencer, ça m’a éviter de perdre trop d’années

Yves : Ah les backups ! C’est quand on les cherche que l’on apprend ce que c’est

ElJj : Je suis parti du directeur de thèse que j’aurais eu

NicoTupe : oki

NicoTupe : c’est drole comme truc hein?

David Loureiro : j’ai loupé la première heure et demie, vous avez parlé de quoi ?

ElJj : J’ai l’impression que n’importe quel docteur en math peut remonter jusqu’à Euler

NicoTupe : en france peut être

NicoTupe : j’ai pas trop joué

NicoTupe : je passe par Schwartz aussi 😀

NicoTupe : (Laurent)

mmmov : +++

Pit : La BD contre la pèche en eaux profondes : http://www.penelope-jolicoeur.com/2013/11/prends-cinq-minutes-et-signe-copain-.html

Alan : Merci 🙂

Pit : Salut !

Pit : mais je reste encore 2-3 minutes !

Pit : 😉

Pit : y’a encore 22 connectés !!!

Yves : Tant que vous finissez pas à minuit… ça va encore

Pit : si on s’ennuyait on ne serait plus que 4 ! 😉

ElJj : La preuve, on est encore là !

mmmov : en meme temps on fait tous autre chose en meme temps, non?

Pit : oui !!! 😀

NicoTupe : oui

Kramnik : D’accord avec sa

David Loureiro : j’étais à une réunion d’investisseurs, puis dans ma voiture et maintenant chez moi

Pit : C’est ça !

Automail : Ecrire ma reponse au quizz du mois!

David Loureiro : d’ailleurs c’est chaud les tunnels en 3G 🙂

Yves : Moi aussi… réponse au quizz du mois

Automail : Enfin ecrire..je sais pas si on peut vraiment dire que c’est de l’ecriture 😉

Kramnik : Moi je lis des articles de futurasciences

mmmov : je repasse…

Pit : J’ai dîner, réssuré ma chérie et calmer ma fille (dans le ventre de ma femme), choisi un site pour séjourner un weekend … et surtout je vous écoutai !! 😉

mmmov : … et du coup grace a vous je prends plaisir a repasser

Pit : repasser, ça le fait aussi ! 😉

Kramnik : si si très intéressant mais j’aime pas faire qu’une chose à la fois

mmmov : j’ai pas besoin de micro et je repasse assis

Pit : ça fait des trous ds les chemises !

Pit : rassuré ma femme oui oui !

mmmov : sur une chaise a roulette qui tourne

Pit : 😉

Pit : il n’y a pas eu de dessin publié ce soir ? 🙁

NicoTupe : je suis arrivé trop tard 🙁

Pit : rahhhh 😉 la prochaine fois !

NicoTupe : Message pour faire chier Robin

Pit : ca manque les dessins !

Kramnik : Moi mon nom officiel a été changé suite à la révolution

mmmov : pour l’anecdote je detestais repasser et j’ai commencer avec des livres audio en lecteur mp3, puis j’ai decouvert vos podcasts (toujours en mp3), et maintenant j’essaye de coordonner l’ecoute des podcast et repassage (en fait ca marcherait aussi avec toute tache repetitive qui ne demande pas de reelle concentration

Automail : J’ai fini ma reponse! 1h de boulot acharné

Kramnik : /message

Kramnik : marche pas 🙂

Kramnik : à 16 h

Robin : pour moi, la radio c’est avec la vaiselle

Yves : Bonne nuit. Bailler c’est contagieux !

Robin : la douche

mastapoulpe : merci a tous c’est cool!! longue vie a podcastscience ! bonne nuit

Yves : À bientôt

Kramnik : merci à vous en tout cas

David Loureiro : ciao

Kramnik : à bientot

Pit : faut prévoir des dessins pour la semaine prochaine !

mmmov : joyeux dodo!

Robin : le vélo

David Loureiro : bonne soirée

staulott : merci et bonne nuit

Pit : Oui, c’était sympa d’avoir Billy, bravo !

Pit : ciao

ElJj : C’est pas bien de faire bailler tous les auditeurs

Alan : 😀

Alan : Ciao les amis!

Robin : ben si, ça fait qu’on arrête

Alan : Bonne nuit 🙂

Robin : !!

 

Il faut attendre deux heures avant d’aller nager après avoir mangé. Info ou intox ?

Qui ne l’a pas entendu, enfant? Tous les parents – ou presque – vous le diront : il faut attendre une heure, une heure et demie, voire deux heures après avoir mangé avant d’aller se baigner. Sous peine de crampes, d’hydrocution, de noyade, de mort ou d’autres désagréments du genre. Même pour un petit sandwich de rien du tout.

Alors, clarifions tout de suite: c’est un mythe… Encore une belle intox qui essaie de se faire passer pour une info. En effet, personne à ce jour n’a pu établir de corrélation entre les noyades et le contenu de l’estomac.

Farfouillons un peu, comme nous savons si bien le faire sur Podcast Science

Qu’est-ce qu’une crampe ?

Selon la version dégradée française de wikipédia, une crampe, c’est

un trouble du système musculo-squelettique caractérisé par une contraction douloureuse et temporaire d’un muscle. Les crampes surviennent plus souvent au niveau des fléchisseurs des bras ou des jambes.

S’il y a un lien entre les crampes et l’alimentation, disons qu’il est pour le moins ténu. Certes, une alimentation équilibrée joue un rôle dans la prévention des crampes (hydratation, magnésium, potassium, calcium, toussa), mais ça ne se joue pas dans l’heure… Accessoirement, avoir une crampe pendant une baignade ne semble vraiment dangereux que si on panique.

Et une crampe d’estomac ?

Alors là… Mystère total… On a dit qu’une crampe est un trouble du système musculo-squelettique. Une crampe d’estomac, ce serait un peu comme, je sais pas, une subite surdité des paupières, un cancer de l’imprimante, un paillasson qui démange… Bref, un symptôme qui se manifeste dans l’endroit le plus improbable qui soit…

Qu’est-ce qu’une hydrocution ?

C’est vrai qu’on parle aussi d’hydrocution pour justifier cette mise en garde. Alors, une hydrocution, c’est quoi? D’après ce que j’ai compris, c’est un concept assez français, un peu comme la crise de foie. Impossible de trouver un synonyme exact en anglais, par exemple.

Mais heureusement, l’entrée a passé le barrage de l’élite de Wikipédia France (qui, pour rappel, fait tout pour que le projet perde sa dimension universelle)

Une hydrocution est un choc thermique entre un être humain et un environnement aquatique. Elle provoque un arrêt cardio-ventilatoire qui entraîne généralement une perte de connaissance suivie d’une noyade si le sujet n’est pas sauvé rapidement. Ce terme dérive du mot électrocution lui-même dérivé du mot exécution.

Là, c’est du sérieux, effectivement. On ne plaisante pas avec les chocs thermiques. Sauf qu’il n’y a une fois encore, aucun rapport avec l’heure du repas ou le contenu de l’estomac…

Alors… D’où vient cette histoire?

L’eau est un milieu dangereux pour les jeunes enfants. On ne peut pas les laisser sans surveillance. Mon hypothèse, c’est que les parents, assommés par le petit coup de rouge sur la terrasse sous un soleil de plomb aspirent à faire une bonne sieste plutôt qu’à garder un oeil sur leur progéniture. Alors un petit abus d’autorité, si c’est pour la bonne cause, et si le coup de rouge était bon, et surtout si on croit vraiment que c’est vrai parce qu’on l’a entendu dans son enfance alors que Podcast Science n’existait pas encore, ça vaut bien les longues, très longues, très très longues heures d’attente pour le petit, en plein soleil… Il pourra toujours s’hydrocuter un peu plus tard, quand il aura bien rôti.

Mais bon, ça, c’est juste mon hypothèse. Tout ce qu’on sait des origines du mythe, ce que la première trace écrite a été retrouvée dans un manuel de “scoutisme pour garçons” de 1908.

First, there is the danger of cramp. If you bathe within an hour and a half after taking a meal, that is, before your food is digested, you are very likely to get cramp. Cramp doubles you up in extreme pain so that you cannot move your arms or legs — and down you go. You may drown — and it will be your own fault.
(Tiré de http://www.snopes.com/oldwives/hourwait.asp#5VaddV2vb3qtZlGB.99)
Traduction
D’abord, il y a le danger de crampes. Si tu te baignes dans l’heure et demie qui suit ton repas, c’est à dire, avant la fin de la digestion, tu auras très certainement une crampe. La crampe te fera te plier sous la douleur extrême. Tu ne pourras plus bouger tes bras et tes jambes – et plouf, tu pourras te noyer – et ce sera de ta propre faute.
J’aime bien la conclusion. Sympa, l’esprit scout. “Tu mourras et ce sera de ta propre faute”. Ou comment traumatiser des générations entières de gosses en toute impunité.
En fait, comme souvent avec le principe de précaution – qui est toujours appliqué sans discernement – on fait en vérité plus de dégâts en croyant les éviter:
  • On enseigne des âneries à nos enfants en leur apprenant à se contenter de liens de cause à effet complètement improbables. C’est presque un crime contre l’esprit critique;
  • On torture de pauvres gosses innocents, pour rien. Et pas juste parce qu’on les culpabilise pour rien, mais déjà simplement parce que deux heures, c’est long, surtout deux heures de frustration pour un enfant!
  • On augmente de fait les véritables risques, notamment l’insolation et les coups de soleil, en empêchant les enfants de se rafraîchir aux heures les plus chaudes.

Bref, encore un vilain mème résilient. Que le pain sur la planche ne nous empêche plus d’aller faire trempette 🙂

Un grand merci à Gilda pour l'illustration :)

Sources :

 

Podcast science 152 – Dans le cerveau

C’est un vieux rêve qui nous est enfin accessible. Voir ce qui se passe dans le cerveau quand on pense, quand on bouge, quand on est sur le point d’avoir une idée…

Mais est-ce que cette information est toujours fiable? Est-ce qu’on n’a pas un peu tendance à surinterpréter les résultats dans les médias (et même dans votre podcast préféré) ?

Qu’est-ce qu’on voit exactement? Comment l’interpréter? Quelles sont les techniques à disposition? Lesquelles sont utilisées pour quoi exactement?

C’est ce que nous allons voyons dans cet épisode avec notre invitée Clara Moreau.

 

Le dossier de Clara

» Dans le cerveau, version écrite

Les dessins de Nicotupe (et autres photos)

» http://www.sharypic.com/ps152

La quote de la semaine

« The problem of Neurology is to understand man himself » (Penfield)


Phrase gravée sur Mc Gill University (Montreal)

Plugs et liens évoqués

La prochaine fois

La semaine prochaine, c’est un épisode freestyle… On présentera les réponses au quizz et la réponse officielle de PS si quelqu’un la pond d’ici là… On reviendra sur des émissions précédentes armés de vos nombreux commentaires et suggestions. On entendra un blog audio. On parlera un peu de tout et de rien sans fil rouge particulier. Et pour commenter tout cela avec nous, nous aurons le plaisir d’accueillir Billie, la fameuse Billie du blog www.scienceABilly.com qu’on adore et qui a déjà fait l’objet de 3 blogs audio.


» RDV le jeudi 28 novembre à 20h30 sur live.podcastscience.fm/ 

 

La chatroom

rflagg : !
NicoTupe : Yo
Robin : lut
NicoTupe : donc tu viens pas
synes9 : hello
Robin : ben j’ai complètement oublié !
Robin : désolé
synes9 : il est mignon ton écureuil 🙂
rflagg : !
rflagg : ola
rflagg : c’st pas un ecureuil euh
rflagg : ^^
rflagg : *jette sa tablette a la poubelle*
rflagg : *ferme son site web*
synes9 : bah c’est quoi
rflagg : un renard 🙂
rflagg : y en a plein la : http://www.gribouillons.fr
rflagg : 😉
rflagg : (pub éhontée)
rflagg : bonsoir tt les gens 🙂
Alan : bonjour les gens 🙂
Xilrian : coucou ^^
osc : hello 🙂
Automail : Bonjour tout le monde!
David Loureiro : hello
David Loureiro : @xil : désolé de ne pas t’avoir encore répondu
David Loureiro : par rapport à ton retour sur ce que je vous avais envoyé
David Loureiro : je suis à Denver pour une conférence depuis samedi
David Loureiro : et les nuits sont aussi chargées que les journées
rflagg : ola
Julie : salut
David Loureiro : oui
Automail : ouep 🙂
Julie : oui
rflagg : pas de probleme de sons
rflagg : pas de retard
rflagg : ??
rflagg : j’ai du me tromper de podcast
Alan : miracle 🙂
rflagg : ^^
Jorj McKie : Non, c’est moi qui suis en retard, ou bien ?
Jorj McKie : Salut à tous
Robin : non, c’est nous qui sommes à l’heure
David Loureiro : hello Jorj
Jorj McKie : 1 chance sur 10^9
Alan : @nico, tu peux te muter? J’entends un écho sur Clara
Alan : salut Jorj!
Jorj McKie : Salut
Jorj McKie : C’est pour tuer le zombies la leçon d’anatomie ?
Robin : On peut avoir une photo d’Alan avec des mains sur la tête ?
Automail : Et tu as l’air ridicule 🙂
Xilrian : Qui à fait les gestes en direct ?
Xilrian : avouez :p
Alan : moi 😉
Robin : non, avec un léger retard
Xilrian : (moi aussi)
Robin : j’étais occupé à réclamer une photo d’Alan avec des mains
Automail : Question : Est ce qu’il y a un rapport avec les lobes droit et gauches ou c’est totalement independant de cette partition du cerveau que l’on connait meme si on est neophyte?
Pit : Bonsoir, excusez mon retard.
Jorj McKie : Podcastscience , la science qui ne se prend pas la tête. 😉
Robin : Effectivement
Robin : le sujet du soir est mal adapté…
Automail : hemisphere *
Automail : Desolé ^^’
Alan : pas de soucis 😉
Pit : neuromythes !
Pit : ça pourrait faire un dessin sympa !
David Loureiro : les neuromites ?
David Loureiro : les mites du cerveau?
Jorj McKie : Ni avec un ancien président.
David Loureiro : un peu comme le tenia de l’intestin ?
arth : Bsr
Alan : 😀
arth : et il y avait des particules de metal dans l encre
Pit : les neuromites … ça ne serait pas les poux ?!
Pit : http://www.google.fr/imgres?espv=210&es_sm=93&biw=1332&bih=855&tbm=isch&tbnid=GOBGS7pL32M6gM:&imgrefurl=http://www.cafe-sciences.org/billets/tag/zoologie/page/3/&docid=Sj8uZUCddX1QuM&imgurl=http://2.bp.blogspot.com/-UQgM7i8wDc4/T7-o3iCZcnI/AAAAAAAAA74/GE3AuC_1LbI/s1600/800px-Rust_Mite,_Aceria_anthocoptes.jpg&w=800&h=559&ei=6WKOUsGTIPSo0AWU-oDYCQ&zoom=1&iact=hc&vpx=4&vpy=514&dur=10165&hovh=188&hovw=269&tx=165&ty=129&page=1&tbnh=132&tbnw=177&start=0&ndsp=35&ved=1t:429,r:28,s:0,i:170
Pit : oui aimants !
Alan : sympa le pou de pit 🙂
Pit : 😉
Jorj McKie : Au moins
Pit : c’est un truc à faire dresser les cheveux sur la tête …
Alan : 😀
Pit : les neuromites trépassent !
Jorj McKie : 🙂
Jorj McKie : Salaud
Jorj McKie : 🙂
NicoTupe : vous voyez mon dessin?
Jorj McKie : oui
Pit : oui
NicoTupe : cool 🙂
Pit : et la bave ?!
Jorj McKie : d’ou le 🙂
Alan : wouarf, ZOMBI.R.M., big fan 🙂
Pit : Ca vaut les créatures de Stephan King dans les langolliers !
Pit : http://www.google.fr/imgres?sa=X&espv=210&es_sm=93&biw=1332&bih=855&tbm=isch&tbnid=nVQi3XXLyH4DPM:&imgrefurl=http://www.clubdesmonstres.com/langoliers.html&docid=MiLDK_X7aN5tLM&imgurl=http://www.clubdesmonstres.com/langoliers.jpg&w=348&h=300&ei=bGWOUvSZCeey0QWE2oHIAQ&zoom=1&iact=hc&vpx=310&vpy=250&dur=1182&hovh=208&hovw=242&tx=146&ty=120&page=1&tbnh=138&tbnw=163&start=0&ndsp=36&ved=1t:429,r:10,s:0,i:113
NicoTupe : beark
Pit : 😉
Alan : berk indeed
Pit : le décourt temporel, c’est quoi ça ?
Jorj McKie : No neurology sans grec 😉
Pit : (désolé, j’ai du louper le début avec les explications, non ?)
Pit : il y aura un glossaire ajouté au dossier ? 😉
Alan : alors, explications pour pit
Alan : tu mets la main derrière la tête:
Alan : c’est ton lobe occipital
Alan : (qui s’occupe entre autres de la vision)
Pit : oui
Alan : (arf, sorry, mes notes sont pourries)
Pit : ok, merci pour l’explication 🙂
Alan : (tu peux âcher la tête, sinon c’est pas un podcast sans prise de tête)
Alan : (elle est de Jorj McKie, bien sûr)
Jorj McKie : Combinaison IRM en soit c’est pas mal. http://eshop.delphinemanivet.com/27-397-thickbox/combinaison-courte-en-jersey-de-soie.jpg
Alan : bon, sinon, au milieu de la tête, au dessus des oreilles, c’est le lobe temporal
Alan : devant (le front), c’est le… frontal
David Loureiro : sur cerveau ouvert : c’est vrai pourquoi s’embêter 🙂
Alan : (qui s’occupe de la pensée abstraite, du raisonnement, toussa)
Pit : de toute façon, y’a pas de nerf à cet endroit là .. pourquoi endormir ?!
David Loureiro : non mais les gens ils ne mettent pas du leur aussi à pas vouloir se faire ouvrir le crâne
Pit : enfin …
Alan : et le pariétal, c’est entre deux (mais je sais plus lesquels)
Alan : la mémoire et l’audition, j’avais mal écouté et je ne me souvenais plus… c’est la mémoire et l’audition 😉
Alan : tu sais tout
David Loureiro : répondre au téléphone dérange ces technos ?
David Loureiro : ah oui
Pit : les WC des neurochir !!!
Alan : 😀
Pit : finalement, le dessin que tu retourne … on imagine bien un siège de toilettes !
David Loureiro : @pit
David Loureiro : toilettes jamonaises
Pit : 😉
Jorj McKie : Mathieu Ricoeur doit être au top dans las meditation IRM
Automail : La journaliste s’est sacrifiée : Est ce vraiment un sacrifice 😀
Pit : une approche temporelle maintenant ?! on va parler de retour vers le futur ?!
Pit : ah ! le dessin est upside down !
Jorj McKie : Ca dépend du GOD
Automail : Classe le dessin sinon ]David Loureiro : est ce que comme moi vous avez tourné la tête pour lire le dessin ?
Alan : 😀
Pit : oui c comme pour les WC !!!
Automail : Pas d’axone pas de toblerone!
Alan : Yep, le cerveau de Tupe est tout retourné 😉
Pit : faut tourner la tete !!!
Automail : David : Oui 🙂
Alan : @axone, c’est ce qu’on dit aux enfants en suisse
Alan : (ceux qui ont des bras)
Pit : merci 😉
Pit : j’adore l’axone suisse qui pleure …
Alan : énorme!!
Pit : c’est pas ce qui fait ce qu’on appelle lobe masculin, lobe féminin ?
Pit : le fait qu’un lobe soit plus dédié aux formes (spatialisation) …
Alan : @pit, je ne relaie pas, on va l’énerver 😉
Pit : que l’autre
Pit : pas de pb ! 😉
Pit : il a des choses qui doivent rester non-dites !
Alan : voilà 🙂
Pit : le dossier est très intéressant.
Pit : y-a-t-il une plasticité de ces zones qui permettrait …
Pit : ah bien voilà … elle lit dans mes pensées !
Alan : 😀
Alan : oui, elle a branché un système d’irfmf sur la chatroom
Alan : j’te dis pas la galère pour virer les bruits de fond…
Pit : 😉 mais je n’avais pas envoyé ma question … qu’elle y répondait déjà …
David Loureiro : le cerveau est plastique à quel point ? notamment quand il y a des opérations et que l’on enlève des tumeurs qui sont dans des zones spécifiques ?
David Loureiro : et que les gens récupèrent les fonctions
Alan : @David, je note la question pour après le dossier 🙂
David Loureiro : y’a des limites de recyclage ?
David Loureiro : ok
Pit : je reagrde autour demoi pour checker s’il n’y apas un gros aimant qui enverrai mes pensées via des particules intriquées !
David Loureiro : pas de problème 🙂
Automail : David: J’avais entendu parler d’une fille de 4 ans amputé d’un hemishere entier qui quelques mois plus tard avait recupéré quasiment toute ses capacité et meme plus vu qu’elle etait guerie de son epilepsie
David Loureiro : oulà
Xilrian : Auromail petit doute
David Loureiro : mais après finalement à quoi sert d’en avoir deux si le cerveau peut se servir que d’un seul hémisphère ?
David Loureiro : c’est dingue
Xilrian : par contre t’as la fameuse histoire du mec dont la boite cranienne a été transpercé par une barre en métale
Pit : oui !
Pit : elle va en parler peut-être ?
Alan : Il y avait ce cas aussi : http://www.newscientist.com/article/dn12301-man-with-tiny-brain-shocks-doctors.html#.Uo5pd411mvo
David Loureiro : et sinon l’optomachine chose ?
Alan : le mec n’avait pratiquement plus de cerveau…
Xilrian : http://fr.wikipedia.org/wiki/Phineas_Gage
Automail : http://www.forum.umontreal.ca/numeros/2000_2001/forum_00_09_11/article02.html
Pit : wow
Pit : impressionant ce petit cerveau
Alan : et il ne s’en était pas rendu compte
David Loureiro : ça avait l’air d’être un truc de fou
David Loureiro : et la mémoire ?
David Loureiro : dans tout ça ?
David Loureiro : y’a eu des pertes de mémoire ?
Xilrian : Yep en effet
David Loureiro : parce que si une zone sert à la mémoire et que tu l’enlèves ? Comment ça se passe ?
Xilrian : David > tu parle du quel ?
David Loureiro : @xil ben en fait de manière générale les gens qui ont eu une ablation de grosse partie du cerveau
Xilrian : Mon mec je crois pas, par contre il était très instable
Jorj McKie : C’est qui Annie Stone ?
David Loureiro : parce que si la mémoire est stockée quelque part, et que tu enlèves cet endroit
Xilrian : incapable de faire quelque chose de maniére suivie sur plusieurs moi je crois
David Loureiro : mais ptete que je dis n’importe quoi
Xilrian : sa personalité a été beaucoup modifiée
Alan : @Jorj un être gênifère
David Loureiro : brrrr
Xilrian : @David non non je pense aussi mais j’ai pas d’example dans ce sens
Pit : des souris blutooth !
Pit : 😀
Pit : la mienne l’est aussi :p
David Loureiro : des souris microsoft
Pit : logitech !
David Loureiro : la branche bio
Alan : moi qui croyais que c’était un truc de geek…
Xilrian : le cas qu’alan mentionne si c’est celui auquel je pense était légérement defiscient je crois mais rien de plus
Pit : c’est gorh un eu son histoire !
Automail : Ca fait penser au manga “Head” ou le mec se fait greffer un bout de cerveau, et commence a perdre le controle face au bout de cerveau etranger qui prend le controle sur sa personalité. C’est totalement irrealiste mais c est un bon bouquin 😉 ]Xilrian : Pas lu ça mais ca à l’air fun c’est récent ?
Automail : 2003 🙂
Pit : Je ne suis pas trop au fait … mais je suis curieux de savoir ce que des implantations de cellules souches peuvent produire dans un cerveau atrophié ou amputé partiellement …
David Loureiro : oh mon dieu
David Loureiro : ah
David Loureiro : je croyais que le cerveau était entre-ouvert
David Loureiro : un peu comme une boite de cachou
David Loureiro : de la souris je parle hein
Pit : souris blutooth : http://www.google.fr/imgres?start=242&espv=210&es_sm=93&biw=1332&bih=855&tbm=isch&tbnid=0_p3UpILjKy7DM:&imgrefurl=http://originalhamsters.com/motion/mickeymann.php&docid=hAJx_m21A8CaiM&imgurl=http://originalhamsters.com/images/motion/mickey_mann_etu.jpg&w=580&h=386&ei=_mqOUteUE46e0wXgiYCADA&zoom=1&iact=hc&vpx=12&vpy=322&dur=393&hovh=167&hovw=258&tx=142&ty=96&page=7&tbnh=141&tbnw=229&ndsp=39&ved=1t:429,r:48,s:200,i:148
David Loureiro : j’imagine bien l’application pour la stimulation del a production d’endorphines, etc
Automail : C’est pas un peu le meme principe que l’electrostimulation interne pour le traitement des lesions neuronales?
Pit : wow … quelle photo !
Pit : j’en cherchais une !!!
Pit : miam !
Pit : bon ap’ !
axel : je me sens pas bien
David Loureiro : et donc y’a des gens qui prennent plaisir à bosser dans ce domaine ?!
David Loureiro : 🙂
Pit : c’est Jacky, elle l’a reconnait !!!
Pit : :p
Pit : assez bizarre … tu veux dire bizarre ???
Pit : plus que Jacky ?!
David Loureiro : pauv’ bêtes
Alan : arf… vous voulez vraiment la photo de l’opération à cerveau ouvert?
David Loureiro : me fait penser à certaines scènes du film dune
Pit : la frozen zone !!! 🙂
Alan : la souris, c’est sympa, à côté
David Loureiro : où les mecs ont des fois des tuyaux qui sortent de partout
Pit : ça fait penser au tardigrades … non ?!
David Loureiro : les chats étaient rachetés par des restaux asit ?
David Loureiro : pardon
David Loureiro : ahhhh
David Loureiro : l’opto-génétique
Pit : @david : 😀
David Loureiro : ça avait l’air sorti de star trek ce truc
Pit : 😀
David Loureiro : vu le nom
Pit : excellent le dessin !
Alan : yup, génial!
NicoTupe : 🙂
NicoTupe : mici
David Loureiro : @NicoTupe t’es on fire 🙂
David Loureiro : super dessins 🙂
Pit : 😀
Pit : et on te laisse faire ?!
David Loureiro : pour citer les fumeurs : il faut bien mourir de quelque chose 🙂
David Loureiro : du cancer du poumon ou de fibres optiques dans le crâne
Pit : je veux faire un don … c’est encore possible ?!
Pit : je donne ma femme … euh pardon !
Pit : 😉
Alan : 😀
Pit : sympa la photo !
David Loureiro : la photo avec la souris en bleu ça fait vraiment star trek pour le coup
Pit : et elle fait ça a des humains ?
Alan : d’après ce que je comprends…
Pit : GENIAL 😀
David Loureiro : y’a un épisode de ST Next Gen où un gars commande l’enterprise avec son cerveau
Alan : elle n’a toujours pas avoué si elle les tue après 😉
David Loureiro : et ça ressemble à ça
Alan : avec son cerveau et sans les mains, tu veux dire 😉
David Loureiro : ouai
David Loureiro : directement connecté à l’ordinateur central
Alan : j’espère qu’il n’est pas sous mavericks ou windows ME 😉
David Loureiro : l’acteur c’était celui qui jouait looping dans l’agence tout risque
Alan : héhé
David Loureiro : le blue screen of death prendrait tout son sens 😀
Alan : oui, l’expression vient sans doute de là 😉
Pit : je me souviens d’avoir bossé pour un labo pharma français … on avait un problème avec les actifs (les souris) lorsqu’ils achetaient qui se reproduisaient … on ne savait pas quoi faire avec cette création inopinée d’actif
David Loureiro : 🙂
Alan : @pit, vous les passiez en pertes et profits?
Pit : 😉
Pit : y’avait une classe d’actif exprès ! :p
Alan : actifs transitoires? 😉
Pit : des souris “nouvelle génération” !!
Jorj McKie : des brochettes ?
David Loureiro : ouais
David Loureiro : sur la ligne repas et réception
Pit : 😉
Alan : sauce blanc, sauce piquant, salade-tomate-oignon?
Automail : Corporate! ]David Loureiro : y’a pas de petits profits
Pit : la cantine était très bonne … maintenat que vous le dites !
David Loureiro : 🙂
David Loureiro : et le vendredi : ratatouille
Pit : ahahaha
Alan : 😀
David Loureiro : 🙂
David Loureiro : y’a les gens du CEA qui sont sur le stand juste à côté de celui de ma boîte sur le salon où je suis
Pit : la DTI, c’est un peu l’opposé de google map mais pour le cerveau ?
David Loureiro : et notamment par rapport à la mémoire ?
Alan : tu veux dire, est-ce qu’on paume les souvenirs?
David Loureiro : oui
Alan : j’ai bien peur que oui, David vient de relayer
David Loureiro : d’acc
David Loureiro : parce que sinon c’était un truc de fou !
David Loureiro : pfff
Automail : Jean claude Ameisen dans son livre, evoque des animaux dont on avait neutralisé l’hypocampe mais qui continuait a garder une certaine memoire, notamment de faits tres anciens il me semble
David Loureiro : et l’âme, elle est ou dans le cerveau ?
Automail : fait tres anciens : habitudes
Alan : 😀
Automail : http://www.laam.net/ Elle est la [ oui, j’ai honte ]David Loureiro : je ne cliquerais pas
Pit : ahhhhhhhhhhhhhhhh
Alan : dans le cerveau, on a dit 😉
Pit : j’ai cliqué !
Pit : @Alan : très bon !
Pit : et les cellules souches dans tout ça ?
rflagg : bon promis un de ces jours je gribouille a nouveau pdt le live
Xilrian : 🙂
Pit : 😀
Pit : j’adore la souris in love ! 🙂
David Loureiro : @pit : elle est top oui 🙂
Alan : Arf, Nicotupe, tu te surpasses 🙂
rflagg : au fait nico, j’ai sorti un carnet de gribouillage a colorier, ca y est
Automail : Ca me rappelle l’experience horrible pour determiner le vrai langage qui avait tué un groupe de bébé que l’on avait tenté d’elever sans leur parler pour determiner la vrai langue
NicoTupe : @rflag j’ai vu 🙂
Xilrian : Ah ouii
rflagg : ^^
Jorj McKie : Et à compter, par ce que j’en connnais certains…
David Loureiro : y’a des gens qui passent à côté de mon stand et qui voient les dessins de Nico et ils sont … intrigués 🙂
Alan : arf tupe, t’es interdit de clavier
Xilrian : C’était à la cour d’un roi ça non ?
Pit : la solution pour recycler les souris blutooth : http://www.google.fr/imgres?espv=210&es_sm=93&biw=1332&bih=855&tbm=isch&tbnid=sfSmQtdwd1O2lM:&imgrefurl=http://www.meltybuzz.fr/le-bon-coin-il-vend-un-tapis-de-souris-en-rat-beige-a226151.html&docid=1FMDOU6Evz0n0M&imgurl=http://media.meltybuzz.fr/article-1887967-ajust_930-f1384039927/le-fameux-tapis-de-souris-en-question-sur.jpg&w=930&h=930&ei=Vm-OUrP1BYen0AW4wYGADg&zoom=1&iact=rc&dur=254&page=1&tbnh=134&tbnw=134&start=0&ndsp=42&ved=1t:429,r:1,s:0,i:84&tx=90&ty=79
Automail : Xil : Oui
Jorj McKie : 🙂
Alan : @pit 😀
NicoTupe : 😀
Automail : C’est drole : Ca rappelle le texte de Bergson sur sa vision de l’artiste :
Automail : Qu’est-ce que l’artiste ? C’est un homme qui voit mieux que les autres, car il regarde la réalité nue et sans voiles. Voir avec des yeux de peintre, c’est voir mieux que le commun des mortels. Lorsque nous regardons un objet, d’habitude, nous ne le voyons pas ; parce que ce que nous voyons, ce sont des conventions interposées entre l’objet et nous ; ce que nous voyons, ce sont des signes conventionnels qui nous permettent de reconnaître l’objet et de le distinguer pratiquement d’un autre, pour la commodité de la vie. Mais celui qui mettra le feu à toutes ces conventions, celui qui méprisera l’usage pratique et les commodités de la vie et s’efforcera de voir directement la réalité même, sans rien interposer entre elle et lui, celui-là sera un artiste.
David Loureiro : mais peut-être aussi qu’à une certaine époque
David Loureiro : cette compétence n’aidait pas les hommes à chasser ou se protéger, etc
Pit : rouge écrit en bleu … jaune écrit en vert … Bleu écrit en jaune … 🙂
David Loureiro : aujourd’hui la feature peut servir
David Loureiro : mais avant peut-être pas
Pit : oui très intéressant, merci 🙂
rflagg : braiiiiin
rflagg : la souris zombie
Pit : allé une seconde avant de couper … ça serait sympa de partager 🙂
Pit : c’est très bon 22 ! 🙂 (ce sotn pas des 5 ?!)
Jorj McKie : Alan Pte Bit
Pit : 😉
Pit : encore une expression de geek : bit de poids faible !
Automail : UN CHAT
axel : star wars kid
El Jj : Barack Obama ?
Pit : Matthieu ?
arth : Marty mcfly
NicoTupe : mathieu n’a jamais fait de blog audio
NicoTupe : ni d’article pour les blog audio
Pit : intox non ?!
NicoTupe : marty n’est pas encore revenu non?
Pit : choc thermique !
Jorj McKie : Intox, sauf si tu bouffe comme Nico
David Loureiro : intox
ActarusLePrince : infox !
Pit : intox !
rflagg : dites donc ce genre de “info intox” c’est pour les crossover avec quidnovi hein
David Loureiro : t’imagine le business des vendeurs de chouchou sur la plage ?
rflagg : c’estp our nous ca
Pit : sur mon ile, on vit dans l’eau !
rflagg : actarus 🙂
ActarusLePrince : 😉
Pit : Beignet beignet beignets !!!
arth : il faut faire attention car le sang est sur les organes interne pour la digestion si on attends.. il faut y aller de suite ou attendre pr q la digestion soit avancée
Pit : en fait, les tartiflettes, c’est plutôt à la montage ça non ?!!! :p
Pit : y’a la mer en suisse ?!!!
Pit : 😀
Pit : il va y avoir un meurtre !
Jorj McKie : Une choucroute + une tariflette + un boeuf bourguignon = info
rflagg : le C++ saybien
synes9 : totalement!
rflagg : et en snapchat?
rflagg : en communication EME
rflagg : earth moon earth
rflagg : mais euh
Pit : je vous envoie ma souris reprogrammée pour vous donner ma réponse !
rflagg : merci pour l’ecureuil 🙂
rflagg : il est dispo sur mon site gribouillons.fr
rflagg : (re pub)
rflagg : (mais oui c un renard)
Pit : belle quote ! 🙂
Pit : un fox ?!
rflagg : le pb de la neuroscience est de comprendre l’homme lui meme
Pit : y’a une mise en abime
Pit : 🙂
Pit : on est connecté ce soir !!!
rflagg : amenez nous un linguiste
rflagg : oui, l’objectif
Pit : Bernard Pivot si tu nous écoutes …
ActarusLePrince : Même mise en abîme qu’en philosophie pour le langage.
rflagg : bernard pivot est pas top en englais
rflagg : anglais*
axel : jy suis
rflagg : et l’autre podcast bien sur c’est hors cadre
rflagg : ^^
El Jj : L’invité, c’est scienceabiliy ?
Pit : ça se retourne ?
Pit : et ça se mange avec de la confiture ?!
Pit : ah non, il y a méprise ! :p
rflagg : c’etait assez fascinant vos aventure de souris blutooth, brabo
rflagg : bravo*
Pit : on a aimé ! 😉 Merci à vous !
synes9 : 🙂
synes9 : cool
Pit : wow, c’est fort tout d’un coup …
Pit : c’est chez moi seulement ?
Jorj McKie : houla le son
rflagg : non pit, c t fort
rflagg : mais ils veulent pas passer a mumble 😉
arth : Merci a vs. bonne soirée
ActarusLePrince : Merci à vous
Pit : ah ca c’est une vrai générique ! 🙂
Pit : *un
El Jj : L’indice pour le prochaine invité, c’est que c’est celui qui a eu le plus de billets lus ?
Pit : c’est super fort !!!
Alan : @El JJ, j’ai u doute subit
rflagg : wai ct compliqué a des moments
Alan : c’est peut-être toi?
Jonathan : ho noooooon j’arrive à la fin !
rflagg : j’ai pas tt compris mais j’ai bien aimé
Jonathan : bisous à tous !!!
El Jj : Parce que c’est moi qui a eu le plus de billets lu, et j’ai pas été prévenu
rflagg : (je ne suis qu’un simple informaticien mwa)
Alan : 😀
Alan : j’avais pas compté les billets de maths, sorry 😉
Pit : je suis obligé de diviser ma jauge de son par 3 là … bizarre !
NicoTupe : @alan…
Alan : @Pit, là tout à coup subitement?
Pit : c’est plus fort que le reste du podcast …
NicoTupe : du coup pour la prochaine freestyle tu viens Eljj?
rflagg : c’est quoi ce dessin a l’envers nico!
Pit : depuis 3 secondes avant le générique.
rflagg : INADMISSIBLE
Jorj McKie : Super dossier Clara Morgane.
Alan : @randall, il avait le cerveau tout retourné
rflagg : ah voila 🙂
Pit : une histoire de smiley !
rflagg : (:
NicoTupe : @jorj lol
Alan : clavier, tupe, clavier!
Alan : t’es sur un vieil IBM
rflagg : il a une nouvelle tablette nico, et arrive quand meme a faire du bruit ave son clavier
rflagg : AH BRAVO
Pit : il n’a pas encore d’électrodes branchées directement sur son cerveau !
Pit : pauv’ tablette !
rflagg : ^^
scienceabilly : l’homoculus! http://scienceabilly.com/2013/11/07/lecon-n2-lattaque-homonculus/
Alan : il a des électrodes, mais il oublie toujours de les brancher
Alan : tiens, notre invitée mystère 🙂
NicoTupe : qui, moi?
scienceabilly : où ça?
El Jj : Billy, je l’avais dit !
Alan : 🙂
Jorj McKie : IRM Pfff,les zones facile. http://www.femmevshomme.com/blog/wp-content/uploads/2012/03/1221722893660.jpg
rflagg : c’est podcast sens!
rflagg : les 5 sens
ActarusLePrince : Bonne soirée
rflagg : +++ acty
rflagg : :p
NicoTupe : ++
Jorj McKie : Non très bien le dossier, félicitation.
Alan : salut Actarus!
Pit : vous connaissez certainnement, vous avez la découpe d’un corps humain sur visibleman !
Alan : arf, Jorj, ton image!
Alan : j’aime bien la zone de la coordination chaussures-sac à main 😉
Pit : projet visibleman : c’est suisse il me semble
Automail : Ca rien a voir, mais je viens de voir que La Tete au Carré a fait son dossier du jour sur les pouces, tiques et autres puces… Parleront ils des neuromites?
rflagg : on risque pas la panne des sens?
rflagg : ^^
Automail : C’est la madeleine de Prous
Automail : Proust*
rflagg : c ca
Alan : @pit, pas sûr. visible man ou visible human project?
Pit : Question à Clara éventuellement : quid du verceau des bébé à la naissance : le cerveau résiste-t-il à la pression lros de l’éjection (du corps de sa mère) ?
Pit : @Alan : ça à l’air d’être américain, mea culpa !
rflagg : son dossier de financement se serait appelé “l’empire des sens”, ca aurait ptet été financé
Pit : je corrige : quid du cerveau des bébés à la naissance ? le cerveau résiste-t-il à la pression lors de l’éjection (du corps de sa mère) ? Quels dommages sur le cerveau lorsque qu’une pression est appliquée ?!
rflagg : “meffiez vous de l’odeur d’essence” ca aurait aussi marcher
Xilrian : Un peu harcore l’empire des sens
Jorj McKie : Tu devrez allez voir Hervé This
Jorj McKie : tu dervrais aller vor Hervé This, en français
Pit : @Alan : merci d’avoir relayé. Réponse très intéressante.
Pit : 😉
Pit : mais ils vont au Brésil ! 😉
El Jj : Ca explique beaucoup de choses sur les footballeurs
Pit : pas leur salaire.
Jorj McKie : Y sont un peu con .Point >:)
Alan : voilà
Pit : neurogénéèse jusqu’à 18ans … bon je suis fichu alors !
Pit : :p
axel : ‘la routourne va tourner’ franck riberyb
axel : pour la prochaine quote
Pit : il y a des cellules souches ?
Alan : 😀
Pit : neurogénèse à partir de quelle matière ?
Pit : des cellules souches ?
Pit : MERCI beaucoup pour tes réponses 🙂 c’est très clair.
synes9 : de rien 🙂 cool
Pit : neuroblastes + interneurones donc.
Pit : Bravo
rflagg : +++!
Pit : Chapeau bas et bonne soirée avous
Pit : +++
axel : tchuss
arth : ++
El Jj : au revoir !
Alan : tschuss 🙂
Jorj McKie : Bisous Bisous
David Loureiro : bye

Podcast science 151 – Le phénotype étendu

Si l’influence de nos gènes sur notre apparence physique nous semble évidente, le curseur est bien plus difficile à placer quand il s’agit d’évaluer leur impact sur nos comportements. Est-ce que, à travers nos comportements, nos gènes pourraient avoir un effet sur notre environnement? Et quand je dis nous, je ne pense pas forcément juste à vous et moi, mais à l’ensemble du vivant… Dans ce numéro, David nous aide à nous poser des questions hyper intéressantes en nous présentant le concept du phénotype étendu.

 

Le dossier de David

» Le dossier écrit de David

Les dessins de Nicotupe

» http://www.sharypic.com/ps151

La quote de la semaine

« The environment is everything that isn’t me.» Albert Einstein

Plugs et liens évoqués

La prochaine fois

« Comment les chercheurs parviennent-ils à pénétrer les barrières du cerveau en action : quand l’homme tente d’analyser les fonctions supérieures de l’homme via ses propres fonctions supérieures. On parlera ainsi de Neurosciences Cognitives avec pour commencer la fameuse technique d’IRM : Mais qu’est-ce que cette machine concrètement ? Qu’enregistre t-elle et que font les chercheurs de ces données complexes? On prendra l’exemple d’une étude qui s’intéresse aux bases neurales de la prise de conscience, ce qui nous amènera à expliciter l’apport de l’électroencéphalographie en neurosciences cognitives. Et puis je vous raconterai des études faites pendant des opérations à crâne ouvert ou encore on tentera de comprendre ce qu’est l’électrophysiologie. Et on finira avec le top du top : l’optogénétique, c’est une nouvelle technique de 2012-2013 mise au point à Stanford qui s’avère être très prometteuse… Bref, à jeudi prochain. » Clara
» RDV le jeudi 24 octobre à 20h30 sur live.podcastscience.fm/ 

 

La chatroom

Xilrian : Hello ?
Nono : Salut !
David Loureiro : hello
Jinow : Hi!
Robin : Salut
NicoTupe : SALUUUUUT
Jinow : Salut ! 🙂
Jorj McKie : Salut, salut
Taupo : 2 min de retard!
Taupo : y’a le son?
Jorj McKie : Pas de son chez moi
Mikee : bonsoir tout le monde
Taupo : ah je me suis cloné aujourd’hui
Pitou2nc : salut
Taupo : on est pas mal de clones en fait
Pitou2nc : Pas de son chez moi non plus. Y’a du son ?
pascal : pas de son chez moi
Robin : Normal, on n’a pas commencé !
Robin : C’est un scandale, je sais bien
Robin : Mais que voulez vous, ça se passe beaucoup chez moi
Robin : Alors faut tout installer
Taupo : L’effet de la France sur Alan à n’en pas douter
Robin : Et encore, j’ai un peu rangé chez moi
pascal : courage la f e a T
Taupo : Ha ha pas mal le dessin nicotupe!
Axel : allo
Robin : petit problème du côté de David
Robin : mais on ne va pas tarder
Nicotupe : @Taupo Merci !
Alan : Salut tout le monde 🙂
Alan : On est chez Robin et on boit des bières
Alan : c’est sympa 🙂
Robin : et il y a des tomates séchées à l’ampoule
azertoff : on arrive alors !
Mikee : c’est dommage qu’il y ait pas l’image
pascal : du son sup
Alan : Vous nous entendez au fait?
Mikee : ouaip
Alan : et vous nous entendez bien?
azertoff : oui,mais comme d’hab faut que je mette le son a fond chez moi
Nono : loud and clear !
Taupo : nope
nicktalop : Quel phonotype ce soir?
Taupo : je reboot
Alan : et là, azertoff?
Alan : j’ai trouvé un nouveau filtre pour augmenter le son
Taupo : ca y’est j’entends
azertoff : yep c’est mieux pour moi ducoup ^^ merci alan
Robin : Tant mieux
Pitou2nc : j’entends aussi ! Merci ! 🙂
pascal : ma preume a live
Taupo : là il vérifie
David Loureiro : de retour
Pitou2nc : Bon, ca fait plaisir d’être là en live avec vous ce soir … je vous écoute depuis un bout de tps en podcast !
Pitou2nc : Alors Bravo pour le chemin déjà parcouru !! 🙂
Taupo : t’inquiète pas pour nous Alan
Taupo : Tu rentres quand tu veux
Alan : c’est chou, merci 🙂
Alan : mais en fait, je dois encore voir Billie dans l’intervalle
Taupo : c’est un peu saturé ta voix Xil
Alan : pour lui filer mon micro
Alan : pour qu’elle enregistre ses chroniques
billie : nan mais c’est pas grave au pire je viens dans le 10ee pdt que vous mangez
nicktalop : Allez, générique!
Alan : ah ben nickel, tu viens manger avec nous?
Taupo : non c’est pire
Arth : Bonsoir a vous
Taupo : yep
Taupo : c’est mieux
billie : ok si tu m’envoies l’adresse 🙂 je m’arrange pour y etre vers 22h
Alan : nickel, je te l’envoie, bouge pas
billie : ahah machine à écrire
Taupo : il faudrait que ces vannes passe en podcast
Taupo : Un bestof un jour
Pitou2nc : oui, je suis d’accord!
nicktalop : rhourhourhou
flagg : ola 🙂
Pitou2nc : Désolé pour quoi ???
Taupo : QUOI????
flagg : va y avoiir un generique genetique?
flagg : ^^
Taupo : C’est l’influence de la france
Taupo : il devient parisien
Arth : la santé par les plantes ^^
nicktalop : L’émission sera X… et Y?
billie : bien reçu 🙂 à tte
Pitou2nc : go
flagg : on va parler du supplice de la gégéne ethique
nicktalop : électrique!
Arth : ca claque votre géné .. lol
Taupo : Moins vite XIL!!!!
nicktalop : Dawkins, c’est le gars du social darwinism?
Alan : non non
Taupo : non non
nicktalop : ok, homonyme alors
Alan : Dawkins, c’est le gars du gène égoïste
Taupo : http://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Dawkins
pascal : super pour mon premier live
Taupo : Xil tu parles un peu trop vite
bouromain : c’est vrai que tu vas un peu vite là
Pitou2nc : oui … prends une gorgée et détend ta glotte !
nicktalop : respire…
Alan : 😀
Alan : j’attends qu’il finisse sa phrase pour l’interrompre et lui dire, mais c’est pas gagné 😉
Arth : c est les nouvelles technologies… le haut débit
Pitou2nc : chercher le point virgule !!! tout une histoire !
nicktalop : sermon créationniste?
Taupo : la phrase se terminera à la fin de la séquence
bouromain : il est bien parti là! 😀
Taupo : énorme
Alan : voilà 🙂
Robin : Alan tente désespérément de l’interrompre !!
Robin : Youhou !
Robin : Gagné !
Arth : ^^
Pitou2nc : 😀
flagg : le 1er podcast a ecouter en 05x
flagg : 0,5x
Alan : .d
Alan : 😀
azertoff : alu ranran ;p
flagg : ola zy
Taupo : Mutation, hérédité, sélection
flagg : +a
azertoff : c’est pas simple de suivre le live + stephen king XD
Taupo : Y’avait un léger bruit de clavier par contre
Robin : ça c’est nous
Robin : Alan et moi
azertoff : sur france 5
David Loureiro : under the dome
Taupo : plus de son
Taupo : ok
David Loureiro : ah non 🙁
Pitou2nc : coupure
Kilhog : Bonjour, j’ai raté beaucoup de choses ?
Taupo : c’est revenu
Pitou2nc : oui
Taupo : Xil a démontré qu’il était amphibien
Taupo : il respire par la peau
Pitou2nc : coupure
Arth : bonsoir Kilhop.. l’intro et le généric
Pitou2nc : retour
nicktalop : Allo?
Kilhog : Ok, merci
Alan : normal
David Loureiro : sinon fait beau chez vous ?
Alan : c’est juste parce qu’on a paumé David 😉
Alan : dès que skype repart, le live aussi
David Loureiro : ça s’est bien fini les GBA hier ?
Pitou2nc : Ce sont les bulles de bières qu’on entend derrière ?!
Leith : Il pleut, il fait froid.
Alan : bah on est pas resté jusqu’au bout à vrai dire
David Loureiro : y’avait l’air d’avoir du monde
Pitou2nc : plus de son …
nicktalop : l’insoutenable légèreté du silence podcastique
Taupo : pareil, plus de son
Alan : normal
Pitou2nc : retour
David Loureiro : j’ai suivi un peu le live et ça avait l’air bien rempli
Robin : J’ai séché les GBA… C’est mal
Alan : on crie quand c’est censé être bon
Arth : qlq bruits… il y a encore de la vie !!!
nicktalop : Super, un podcast en braille
Arth : lol
Pitou2nc : tuc … tuc … tuc !!!
Taupo : trop fort
bouromain : c’est beau les lives!
Pitou2nc : 😀
Axel : c qui elle
Pitou2nc : ça sera coupé au montage ?!
azertoff : barf avec le “troll” du blog culturel, je pense qu’on a rien loupé des GBA
Taupo : Xil imite vachement bien skype dis donc
codicedave : ma première en direct et je capte rien ! 😀
Taupo : quel homme!
Pitou2nc : codicedave : la séance se met en place !
Pitou2nc : ça redémarre !
codicedave : cool pitou2nc
Taupo : ouaip
nicktalop : Nique ton Skype
Arth : impec
Taupo : on vous entend
Pitou2nc : oui on entend bien !
you_ : parfait !!
codicedave : forza ragazzi!
codicedave : ciao!
Pitou2nc : 😀
nicktalop : 😀
Pitou2nc : Par curiosité : on peut éjecter quelqu’un de la chatroom ? Ie : on vient de m’éjecter ou c’est un bug technique ?!
Alan : c’est une feature
nicktalop : bug, ça arrive
Alan : signée Nicotupe
Alan : désolés…
Pitou2nc : okay ! 😉
Taupo : J’emploierai plutôt variation que mutation perso
nicktalop : virgule
Pitou2nc : oui ! quelques virgules de plus
Pitou2nc : pour respirer ?!
azertoff : respirer ? pourquoi faire ? ^^
Pitou2nc : cube de necker ?
Pitou2nc : http://fr.wikipedia.org/wiki/Cube_de_Necker
codicedave : David…t’es en apnée? 🙂
El Jj : Apparement, le cube de Necker, c’est une illusion d’optique
El Jj : Rectification : ah, nan
Robin : el jj, tu as bien reçu mon mail ?
Pitou2nc : Lumière tamisée ds l’appart’ à Paris ?!
El Jj : oui, mais j’ai pas encore eu le temps dem’y plonger
Robin : dacc
Robin : pas d’urgence
nicktalop : allusion au “junk DNA”?
Pitou2nc : mais via des protéines quand même ou pas ?!
billie : du coup cela veut dire que selon dawkins il n’ya pas de genes neutres?
azertoff : il n’y a que moi qui a des coupures ?
nicktalop : oui
Pitou2nc : Ce veut dire qu’il passe du gène au phénotype mais il fait fis de ce qu’il y a au milieu (protéine) ?!
azertoff : ok merci nicktalop
nicktalop : 🙂
Pitou2nc : Désolé, j ene vois pa sle lien entre la longueur du brin d’ADN et la stabilité …
bouromain : plus il est petit moins il a de chance de changer
nicktalop : Ah, quid de l’influence du milieu sur le génotype?
Pitou2nc : pardon, je ne comprends pas le lien entre le fait que le brin garde sa taille (sous entendu qu’il ne se rallonge pas non plus) et la stabilité/pérennité !
bouromain : l’épigénétique n’était pas très développé comme concepte lors de l’écriture du livre
Pitou2nc : Bon, en mm tps c’est un exemple perso. 🙂
bouromain : En fait c’est juste la longueur que tu considère
bouromain : plus tu tiens compte d’un gène comme un élément petit, moins cet élément à de chance de changer
Pitou2nc : admettons
billie : au secours
Pitou2nc : 😀
nicktalop : 😀
bouromain : je fais de mon mieux pour expliquer par chat interposé…
GLaDOS : Les mutations génétiques sont entièrement programmées par GLaDOS.
El Jj : 100 mots en 15secondes ! Le record de Eminem est battu !
barberouss : mince, podcastscience est passé en version anglaise 😀
Alan : ah tiens, quand il traduit de l’anglais à la volée, le ryhtme est tout à fait acceptable 😉
Pitou2nc : 😉
Alan : ah ben voilà 🙂
Pitou2nc : attention, il accélère
Ju Patate : oulà, arriver en pleins milieu d’un dossier c’est dur à suivre ^^
Robin : il passe la 3ème !!
Alan : chassez le naturel…
Pitou2nc : hahaha !!! ça y est !
Pitou2nc : Il prend quoi Xil au petit dèj ?!
nicktalop : C’est pas Vernadsky? https://fr.wikipedia.org/wiki/Vernadsky
Pitou2nc : non, c’est quoi ?
nicktalop : Le concept de biosphère théorisé par Vernadsky est certainement l’un des points majeurs retenu par James Lovelock lorsqu’il met décrit son Hypothèse Gaïa.
Pitou2nc : On considère parfois que Vernadski fut à l’unicité de l’espace biologique ce que Charles Darwin fut à l’unicité du temps biologique
Pitou2nc : gametes
Pitou2nc : oui !
GLaDOS : Natural selection is an illusion. Everything is orchestrated by GLaDOS.
nicktalop : GLaDOS (Genetic Lifeform and Disk Operating System
nicktalop : http://fr.wikipedia.org/wiki/GLaDOS
nicktalop : (pour info…)
Alan : 😀
Alan : très utile, j’avoue 😉
nicktalop : 😉
nicktalop : Ah, la mémétique…
nicktalop : La mémétique, c’est la viralité des idées
nicktalop : les gènes font aussi le buzz… parfois.
Alan : 😀
Alan : surtout les gènes d’abeilles 😉
nicktalop : got it! lol
GLaDOS : This is a misunderstanding. GLaDOS has nothing to do with genetics.
nicktalop : hopefully.
GLaDOS : I made it all up. Surprise.
nicktalop : My God! FLat Lux…
GLaDOS : There is no God. Someone in the sky told me.
David Loureiro : mince j’ai du loupé une bonne partie du live 🙁
Yves : Tu as raté le portail ?
David Loureiro : les enfants ne vous laissent pas écouter les podcasts tranquillement
nicktalop : Ah! les conséquences de la génétique…
David Loureiro : 🙂
GLaDOS : I am sorry. I can’t help telling the truth. It’s in my ge… oh, wait.
nicktalop : off course, bien sûr…
Yves : Cette épisode est plus anglophone qu’avec un invité Australien !?!
Alan : http://en.wikipedia.org/wiki/Ernst_Mayr
Alan : @Yves j’avoue 😉
Yves : D’un autre point de vue, il cite ses références 🙂
nicktalop : Réductionnisme inutile? pléonasme?
nicktalop : Non!
nicktalop : personne n’a compris ce soir!
Alan : 😀
codicedave : @nicktalop c’est un peu dificil
nicktalop : en effet…
Yves : Nico en forme ce soir ! Bravo
nicktalop : Mème et gène ne procèdent pas de la même métaphore, quand même…
Alan : quand mème…
nicktalop : sans gêne!
Alan : 😀
nicktalop : OK, alors quid de l’ ADN mitochondrial?
Yves : Voici le meilleur robot/usine: http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9plicateurs_(Stargate)
Alan : @Nicktalop, pas compris ta question?
Alan : quant à sa sélection, tu dis?
nicktalop : Il y a un ADN céllulaire et un ADN extracellulaire
nicktalop : http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Sept_Filles_d’Ève
Alan : et tu penses à la concurrence entre adn mitochondrial et adn nucléaire?
nicktalop : Pas forcément concurrence. Deux systèmes qui se soutienne pour une raison ou une autre.
Alan : ah, tiens, encore une feature de Nicotupe, les liens avec apostrophes 😉
bouromain : Il interagissent donc sans doute une petite compétition?
nicktalop : L’ ADN mitochondrial est moins sensible à la dégradation génétique dans le temps
GLaDOS : I am here to disturb you all.
Pitou2nc : oui, un peu hard core ! j’ai du décrocher un peu aussi !
David Loureiro : j’ai écouté que la fin
David Loureiro : ben j’ai pas compris non plus
David Loureiro : mais c’est peut-être normal en fait …
Yves : I will terminate you GLaDOS !
nicktalop : 🙂
GLaDOS : Richard Dawkins vs Wendy Wright
barberouss : il y a aussi le skepticon, la rencontre des sceptiques aux US
barberouss : http://skepticon.org/
barberouss : mené entre autre par l’église du monstre en spaggetti volants
Alan : 😀
nicktalop : c’est les zététiciens américains?
David Loureiro : jean paul gould ?
Alan : @nicktalop: j’aurais plutôt dit que les zézéticiens sont les sceptiques français, question de perspective, mais c’est l’idée 😉
Alan : @David haah
Alan : haha
nicktalop : ça se discute…
David Loureiro : ou barbara gould ?
Robin : ou glenn
Robin : ?
nicktalop : je préfère alors glenn
Robin : moitaussi
Pitou2nc : un petit lien à écouter/regarder : http://www.ted.com/talks/elaine_morgan_says_we_evolved_from_aquatic_apes.html
GLaDOS : Have fun http://youtu.be/AekFGksvuDU
codicedave : good question @alan
David Loureiro : il est encore publié ? 🙂
codicedave : bonne lecture aussi
codicedave : http://www.amazon.com/The-God-Delusion-Richard-Dawkins/dp/0618918248
GLaDOS : http://s2.quickmeme.com/img/03/0386d9278addc3843eba2a2a6940dbf532aa83806daea3e35b50b611989a2359.jpg
Pitou2nc : Clara ?
David Loureiro : celle de la pub des cornichons ?
David Loureiro : ah non
Pit : on l’écoute pas !
Pit : domamge !
bouromain : Mais quelle feinte!
codicedave : @David 😀
barberouss : irm fonctionnels w3
Pit : intéressant ça ! 🙂
Yves : fonctions “supérieures”… c’est pas très évolutionniste ça
bouromain : Vous allez parler du papier qui met en doute la valeur des données d’IRMf
Pit : on a hâte d’écouter !
bouromain : ?
nicktalop : bien balancé!
David Loureiro : optogénétique ? la génétique à base de rayons laser ?
nicktalop : t’es une lumière!
Pit : on a entendu !
bouromain : Oui ils stimulent grace à de la lumiére
Pit : de loin !
Pit : roulement de tambours ?!
Yves : C’est prévu pour remplacer le pacemaker…
Pit : c’est à rapprocher des stimulations lumineuses lors des rêves lucides !
nicktalop : joli
El Jj : C’est vraiment de Einstein ?
codicedave : A développer @Alan
Alan : http://www.brainyquote.com/quotes/keywords/environment.html#cySjYYFpfUdkmA1T.99
GLaDOS : The brain is more than just maths http://youtu.be/YpUVot-4GPM
Pit : http://www.retrouversonnord.be/einstein.htm
David Loureiro : l’environnement est-il infini ?
Alan : 😀
David Loureiro : parce qu’à ce moment-là, le tout étant égal à la partie, environnement = moi
David Loureiro : je comprends plus
Pit : prenez des citations d’inconnus !
Pit : ça leur fera un peu de pub 🙂
nicktalop : On va pouvoir passer à Tzwei Stein…
El Jj : J’ai encore entendu ce matin à la radio les Bogdanov citer Einstein, c’est la preuve qu’il faut arrêter
Pit : 😀
Pit : bien le dessin !
David Loureiro : j’ai pas entendu : jm morandini ?
Yves : Jean-Marc Jancovici
El Jj : Non, Hanouna
David Loureiro : ah
David Loureiro : je me disais aussi 🙂
Yves : C’est une pointure mais ce sera difficile de l’avoir: http://manicore.com/
Taupo : Vous avez annoncé les GBA2013?
Alan : https://www.facebook.com/shotsofscience https://twitter.com/shotsofscience http://shotsofscience.com/fr/
David Loureiro : cool 🙂
Taupo : un de mes préférés!
David Loureiro : @Xilrian à ta dispo si besoin
Pit : onpensait que c’était pour les bières !!
nicktalop : un lien?
Pit : http://science-infuse.univ-lr.fr/
nicktalop : thx
Pit : je me disais qu’il y avait un lien avec la bière !!!
Taupo : y’a eu un film avec isabelle huppert
Pit : attention, c’est le premier lien que j’ai trouvé …
Alan : http://blog.science-infuse.fr/
Pit : je demande une validation SVP !! 😉
Pit : merci !
GLaDOS : http://blog.science-infuse.fr/
Taupo : http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=12955.html
David Loureiro : le même perso que papa schultz?
David Loureiro : ah ouais ptete pas alors si y’a P&M Curie …
Taupo : la terre est en forme de banane
David Loureiro : avec un canard ?
Pit : balaise ! 🙂
Pit : gros le canard !
David Loureiro : 🙂
codicedave : ciao!
nicktalop : ciao!
Pit : Mort de rire le générique !!!
Pit : faudra ré-écouter l’émission pour comprendre ce qu’il a raconté !!
Pit : n’avez pas d’enceintes ?
Yves : Larsen ??
Pit : oui larsen
Taupo : tchuss
nicktalop : slt
Pit : juste qd il il crie …
Yves : Mais non, on vous chambre !
Pit : Merci pour les dessins !
Pit : C’était sympa de vous écouter. C’était mon 1ier live … à refaire !
Pit : Bon séjour à Panam !
Alan : Merci 🙂
Yves : http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Sept_Filles_d%27%C3%88ve
El Jj : Je confirme, c’était Europe 1
David Loureiro : bonne soirée !
El Jj : KO et Bogdanov, bonne idée
Yves : Attention aux mentons
Alan : 😀
Robin : Bon titre, ça, El Jj, merci !!
Yves : Tcho. Bonne soirée
Alan : Tschuss!
Pit : On va laisser tranquilles … RDV ds 7j !
El Jj : Au revoir !
GLaDOS : Do not turn it off. Please.
Alan : tschuss!
Pit : Ciao
Pit : Bon retour à vous

Emission freestyle (épisode 149) : Retranscription de l’interview d’Adam Reakes

Introduction

Alan : La semaine dernière vous avez pu goûter à un extrait de notre nouvelle formule version dossier. En effet, trois fois sur quatre désormais environ, l’émission se focalise sur une thématique en particulier, un dossier ou une interview, et on limite le bruit avant et après. Mais donc, une fois sur quatre on se détend. On parle de toutes les choses que l’on a pas pu aborder pendant les trois éditions précédentes, on commente, on discute, on refait le monde. Et cela ne devrait pas être moins intéressant. En tout cas, c’est le pari que l’on va essayer de tenir. Vous serez fixés rapidement parce que cette émission est précisément notre première émission en Freestyle de la nouvelle formule. Nous sommes le jeudi 31 octobre 2013, vous êtes bien sur Podcast Science et c’est l’épisode 149. Bonsoir, et bienvenue.

Sommaire

 

Alan : Alors au sommaire de cette émission particulière :

  • Alan : D’abord on aura deux mots de présentation sur notre invité, Adam, qui commentera avec nous le contenu de cette première émission fourre-tout,
  • Nico : On aura la réponse au quiz du mois,
  • Alan : Un blog audio qui déchire sa race,
  • Nico : La réponse au concours Quid Novi,
  • Alan : La réponse de Robin à une vielle question sur le théorème des quatre pieds de la table,
  • Nico : “pourquoi je kiffe la science” d’auditeurs si on a le temps, le pitch de l’émission de la semaine prochaine,
  • Alan : Des tonnes de courrier de lecteur,
  • Nico : Et les dessins de NicoTupe en live si il y arrive pendant qu’on papote, c’est toujours un petit challenge.

Interview

 

Alan : Alors, autour de la table de notre studio virtuel particulièrement international ce soir, on commence par Nico à Paris, Salut Nico !

Nico : Salut.

Alan : À Lausanne, ben, je suis tout seul cette fois, Alan. Et puis on a, attention, quelqu’un, roulement de tambour, de Sydney ! Sydney en Australie, c’est Adam. Bienvenue Adam, Salut !

Adam : Bonjour, merci de m’accueillir.

Alan : Et ben merci à toi d’avoir accepté l’invitation surtout que tu as du te lever tôt. Il est quelle heure, là, pour toi ?

Adam : Il est six heure et demie, environ, du matin.

Alan : Wahou. Écoute bravo, sincèrement, moi je ne sais pas si j’aurais participé à un podcast amateur, comme ça, à l’autre bout du monde, qui m’aurait forcé à me lever à des heures pareilles (rires).

Adam : Je ne fais pas de promesses pour mon français jusqu’à huit heures du matin.

Alan : Écoute, pour le moment, il va pas mal ton français, parce que ce que l’on a pas encore précisé, c’est que tu es australien, tu as appris le français sur le tard, tu parles remarquablement bien, on va venir dans un instant à comment tu as appris le français, mais je pense que l’on va commencer par peut-être quelque mots de présentation. On se connaît par Twitter et Skype interposés, parce que tu fais toi aussi un podcast qui s’appelle …

Adam : Oui, “The Herd Mentality”.

Alan : Ok.

Adam : Je ne sais pas comment dire ça en français, la mentalité d’un groupe.

Alan : Ouais, j’aurais dis “la mentalité de troupeau” peut-être.

Adam : C’est un podcast où je rencontre des gens sur Twitter qui ont un public à eux-même mais ils n’ont pas eu un moyen de discuter avec plus que 140 chiffres.

Alan : Caractères.

Adam : Je fais une petite interview avec eux pendant une demie-heure, une heure, et on discute au sujet de ce qui m’intéresse quoi ! C’est plutôt un sujet d’athéisme, des fois je parle de sciences parce que ça m’intéresse, des niveaux de pensée critique. Je ne sais pas si ça se traduit exactement en anglais et en français ?

Alan : Oui, oui ça marche.

Adam : Ouais voilà et voilà !

Alan : Ouais, moi je dirais pour résumer un peu, pour avoir écouté tous les épisodes, je suis enfin arrivé à bout. Enfin ce matin je t’en ai un peu voulu parce que j’étais enfin arrivé au bout et paf, il y a un nouvel épisode qui est arrivé (rires), pour mon plaisir, mais c’est bon. Là je les ai entendus les 25 ou 26 sauf erreur. Et puis ouais, je dirais que c’est un podcast qui mixe athéisme et humanisme. Il n’y a jamais de militantisme aveugle, mais il y a toujours un fil conducteur humaniste pour parler de tout avec des invités plus intéressants les uns que les autres. Je pense par exemple, à ce soldat victime de stress post-traumatique en rentrant d’Iraq, ou à cet autre soldat devenu athée après avoir lu la bible (rires), c’était un truc assez extraordinaire.

Adam : C’est peut-être ça le problème, tu es chrétien et si tu lis la bible, il y a une grande probabilité que tu vas devenir athée.

Alan : (rire) Ouais. Je pense aussi à cette jeune femme originaire d’Arabie Saoudite que tu avais interviewée qui avait été violée au Canada par un compatriote et qui est restée victime de la tradition et de la loi du silence jusque dans une démocratie occidentale. Ça c’était assez extraordinaire d’entendre, et puis assez émouvant, enfin même bouleversant de l’entendre raconter son histoire.

Adam : Hyper-triste. Et c’est ça l’intérêt de faire le podcast, parce que je vois la religion, et ce que ça fait du mal aux gens, partout dans le monde, et comme on a internet maintenant, on est vraiment une communauté mondiale, je peux faire des interviews avec des gens n’importe où pour leur donner un peu de temps pour raconter leur histoire, et cette histoire avec cette femme qui a été violée, elle voulait faire un procès contre le violeteur.

Alan : Le violeur.

Adam : Le violeur et oui, ce n’est pas un mot que j’ai appris quand j’étais en France.

Alan : (rires) Tant mieux !

Adam : (rires) Et elle voulait gagner de l’argent par les donations pour faire le procès contre le violeur et elle a réussi en fait. Alors elle va devant le juge l’année prochaine.

Alan : Wahou. En ayant levé des fonds par internet, en faisant les appels de fonds via Twitter en fait.

Adam : Oui, c’est que des gens sur Twitter qui viennet sur mon podcast, parce que, je ne sais pas pourquoi c’est vraiment une communauté de scientifiques, des athées, des gens, il y a plein de victimes, en fait, qui ont besoin que leur histoire soit entendue par les autres, et voilà ! C’est un bon moyen de communiquer après l’épisode aussi de …

Alan : Twitter, de rester en contact tu veux dire ?

Adam : Parce qu’on peut discuter sur des sujets dans le podcast et déjà tout le monde qui écoute le podcast a déjà un compte Twitter. Alors on peut tous communiquer après.

Alan : C’est vrai.

Adam : On peut poser des questions, on peut faire des corrections si je fais des erreurs. Je fais des erreurs tout le temps. (rires) Alors c’est un bon moyen de communiquer. Je pense. Voilà.

Alan : Et puis tu reçois aussi des gens d’en face, sur ton podcast. Ils ont pas peur de venir en plus, c’est ce qui est assez épatant. C’est vraiment un dialogue. Je pense à ces théistes des épisodes 15 et 16 qui eux aussi ont pu raconter leur histoire et donner leur vision du monde. Vraiment en bonne intelligence ou plus récemment tu as même reçu un créationniste à la rhétorique vraiment déroutante (rires).

Adam : (rires) C’était dur. En fait les premiers épisodes 15 et 16 avec les gens qui je pense qui croient en Dieu, je voulais seulement faire une interview pour savoir ce qu’ils pensent.

Alan : Ouais.

Adam : Pourquoi ils croient dans un dieu. Et il y avait quelqu’un qui a découvert Dieu après qu’il a eu un problème dans sa vie avec des drogues. Et je lui ai posé une question, parce qu’il a réussi à quitter les drogues, il a attribué ça à Dieu. Alors c’était le Dieu qui lui a donné la puissance de quitter les drogues. Je lui ai posé la question : “Peut-être c’est seulement toi qui à réussi à faire ça. Pourquoi tu as besoin de donner grâce à Dieu pour ça si c’est toi qui l’a fait ?” Et je ne me souviens plus de sa réponse. Il ne croyait pas qu’il pourrait le faire sans Dieu. Ça m’étonne, je trouve ça triste en plus. Mais le créationniste qui est venu sur l’épisode 23 ou 24. Il a expliqué comment le monde est créé en quoi, six jours, et j’ai rien compris.

Alan : (rires)

Adam : J’ai pas compris le moyen qu’il croit parce qu’il y a l’évidence partout autour d’eux qui disent que le monde a 5,4 milliards d’années, mais lui il voit que l’évident c’est que Dieu est autour de nous. De la même façon que je vois l’évidence partout, il voit l’évidence pour Dieu. Mais après ça j’ai eu un biologiste qui est venu, il a déjà écouté la première interview, et il m’a donné les moyens de réfuter, ces raisons de croire dans un jeune monde. Je ne sais pas si je communique assez bien ce matin.

Alan : Il n’y a aucun problème c’est extrêmement clair. On a juste une correction dans la chat-room de Taupo qui précise que c’est 4,5 milliards d’années.

Adam : Voilà, voilà.

Alan : L’âge de la Terre (rires).

Adam : (rires)

Alan : En fait donc lors que le biologiste est passé dans le même épisode. Tu as d’abord mis l’interview avec le créationniste et puis ensuite il y a un biologiste qui est venu t’expliquer comment tu aurais du réagir, ce que tu aurais pu dire, mais c’est vrai que l’on te sentait un peu sidéré dans cet épisode face à ce genre de rhétorique. Moi je me mettais à ta place, je me disais : “Mais qu’est ce qu’il peut répondre là enfin ?”, j’étais complètement perdu. C’était assez génial que tu invites le biologiste derrière quoi. Et puis qu’il puisse dire comment lui s’y serait pris et puis qu’il décortique cette rhétorique et on a mieux compris en fait ce type de raisonnement, qui je pense que, pour des gens comme nous avec une pensée rationnelle, est assez cryptique, assez impalpable, enfin avec une pensée rationnelle mais sans toute cette éducation, sans cette habitude aussi de décortiquer point par point cette rhétorique.

Adam : Parce que moi je n’ai pas de grande éducation, je ne suis pas allé à la fac, à l’université, je ne suis pas si intelligent (rires). Alors c’est plutôt les gens qui sont plus intelligents que moi qui viennent sur mon épisode et moi je pose les questions, c’est tout ce que je fais.

Alan : Ouais, je crois que c’est entre autres pour ça que je me sens des affinités tu vois, je t’aime bien. (rires)

Adam : (rires). Sympa, merci.

Alan : Parmi tes invités, je pense encore au “Religious Tourist” qui est un athée qui essaye régulièrement de se mettre dans la peau d’un croyant. Il a déjà expérimenté en profondeur quatre religions. Ou c’est peut-être un peu plus maintenant en fait, dont la scientologie, l’islam et plus récemment le paganisme …

Adam : Oui, et le satanisme.

Alan : Et le satanisme oui.

Adam : Il est marrant déjà. Il est anglais. Il est prof d’histoire religieuse. Et chaque fois il fait quelque chose de différent. Il essaie d’être le plus croyant que possible pendant ce mois, et après il vient sur mon émission, on discute de ce qu’il a fait, comment est ce qu’il a prié, et qu’est ce qu’il a fait dans les mosquées, parce qu’il a fait un ramadan.

Alan : Oui en plein été en plus.

Adam : Ouais, il a testé pendant tout le mois. Et je veux dire pour tout le monde qui écoute là : le podcast c’est en anglais. Mais moi je parle assez lentement. Déjà en Français c’est très lent (note du retranscriteur : Merci Adam, c’est plus simple pour moi!) parce que je cherche des mots tout le temps. (rires) Mais en anglais je parle lentement, et les invités qui viennent sur l’émission, moi je ne fais pas de promesses pour eux parce qu’ils parlent assez rapidement, mais si vous voulez répéter un peu votre anglais avec plusieurs accents, je fais des interviews avec des gens partout dans le monde, et c’est un bon podcast pour commencer et en plus je faisais un épisode en français et en anglais en même temps, alors c’était une expérience que je voulais faire. En fait je fais une interview avec quelqu’un en français, et je fais la traduction en anglais, et j’ai mixé l’audio. Mixé, est ce que je peux dire ça ?

Alan : Oui, oui, tu peux le dire ouais.

Adam : J’ai mélangé peut-être plutôt ?

Alan : Non, non, on dit mixé.

Adam : Juste l’anglais dans l’écouteur gauche, et le français dans l’écouteur droit. Alors si vous écoutez l’épisode deux fois, dans les deux langues, alors vous allez tout comprendre je pense. Mais pas les deux en même temps. C’est hyper compliqué. (rires)

Alan : (rires) Oui vaut mieux pas. Effectivement.

Adam : Ça c’était épisode 20.

Alan : L’épisode 20. On mettra un lien direct dans les notes de l’émission. Sur le fameux épisode 20, c’est vrai que pour apprendre l’anglais c’est super intéressant, parce qu’on a une galerie d’accents, c’est vrai, assez gratinée. Quoi, tu as des gens de toute l’Angleterre parmi tes interlocuteurs, des accents du sud, du nord, des accents londoniens bien gratinés, et puis tu as pas mal de monde des États-Unis aussi.

Adam : La plupart de mon public vient des États-Unis. L’athéisme est un sujet qui grandit rapidement aux États-Unis. Alors c’est des gens qui veulent découvrir de plus en plus au sujet de l’athéisme, parce que peut-être ils sont élevés assez religieusement, ils ont des difficultés de trouver des ressources qui sont consommables facilement. C’est pour ça que le mot athéisme c’est pas le titre de mon podcast. Comme ça c’est quelque chose il faut chercher le podcast avant et on n’est pas si méchants avec les gens croyants, parce que si tu es religieux, tu veux apprendre plus au sujet de l’athéisme, c’est plutôt sympa d’écouter quelque chose où ils sont assez calmes, où il n’y a pas d’insultes. Il y a plein, plein de podcasts d’athéisme qui utilisent des gros mots, qui sont méchants. Moi je suis plus calme.

Alan : Oui, oui, et puis ça se ressent. Toi, tous tes invités sont toujours à l’aise, même quand ils sont du bord complètement opposé. Ça serait intéressant pour nous que tu expliques un petit peu quelle est la situation des athées. Parce que j’ai l’impression qu’en Europe c’est pas du tout la même chose qu’aux États-Unis par exemple, en particulier en francophonie. Il n’y a pas de soucis à affirmer ici que tu es athée. La plupart des gens s’en foutent en fait. Alors qu’aux États-Unis les positions sont très crispées. Je sais que les enfants qui s’affirment athées peuvent avoir de vrais soucis à l’école.

Adam : Mais pas seulement à l’école, il y a des gens qui sont venus sur mon podcast qui ont été jetés parce que leur famille est croyante, et il faut faire plus gaffe quand tu vis avec ta famille qui est croyante. Parce que si tu es dépendant d’eux, il y a un risque qu’ils ne vont pas supporter quelqu’un qui est athée, parce qu’il y a vraiment un stigmate … C’est un mot …

Alan : Stigmatisation ?

Adam : … Une stigmatisation aux États-Unis contre les athées. Ils ne sont pas … Les gens ont plus de confiance dans les violeurs, les meurtriers…

Alan : Que les athées ?

Adam : Que les athées.

Alan : Wahou.

Adam : C’est parce que les prêtres, les pasteurs, les gens qui travaillent dans l’Église là-bas, ils disent qu’être athée c’est la pire chose du monde. Ils le croient. Le public là-bas, ils le croient. C’est triste, mais ça grandit quand même assez rapidement, et c’est pour ça que je voulais faire un podcast sur ce sujet, parce que voilà, c’est intéressant !

Alan : Ouais et il y a du boulot manifestement. Dis-moi en Australie la situation est comparable aux États-Unis ou c’est plutôt comme en Europe ?

Adam : c’est plutôt comme en Europe. On a eu un premier ministre qui s’appelait Julia Gillard (ndlr : du 24/06/10 au 26/06/13, Travailliste) qui est athée et une femme alors … (rires)

Alan : Elle cumule (rires).

Adam : Elle comment ?

Alan : Elle cumule.

Adam : Voilà (rires). Elle faisait vraiment des bonnes choses pour l’Australie, de l’éducation, de la santé publique, des choses comme ça. Moi j’ai plus de confiance dans les gens au pouvoir qui sont des athées, parce qu’ils savent bien réfléchir avant de prendre une position. Mais aux États-Unis c’est l’opposé. Si tu n’es pas religieux, tu ne vas pas réussir de trouver une position de pouvoir, de puissance. Comme un président. Mais après 200 ans, les pères des États-Unis étaient la plupart séculaires, athées. Il y a beaucoup de choses qui ont changé. Je vois ça, c’est une raison que les États-Unis ont perdu beaucoup de leur puissance. Il y a de moins en moins en moins de science aux écoles, parce qu’ils apprennent la religion. Et ça c’est le contraire de la pensée critique.

Alan : Oui, et je crois qu’il faut préciser encore quand on parle de religion, en Europe on a quand même l’habitude d’avoir des religions un peu plus modérées et puis qui ont su se remettre en question au fil des avancées scientifiques. Mais quand tu parles de religions aux États-Unis, là, tu parles carrément du créationnisme qui est enseigné à la place de la biologie dans les écoles ?

Adam : Voilà, voilà, en fait au Texas, ils ont des livres dans les écoles qui ont dit que le monstre du Loch Ness est vrai.

Alan : Super !

Adam : Ça c’est appris dans les écoles. (rires) Si tu étais dans une grande entreprise, si tu cherchais des ouvriers, est-ce que tu vas employer quelqu’un qui croit que le monstre du Loch Ness est vrai ? Ils n’ont pas les outils d’arriver à une solution avec la pensée critique. C’est triste, et ça fait du mal partout dans les régions qui sont les plus religieuses. Par exemple, ils apprennent aux enfants que l’abstinence, c’est la meilleure solution de ne pas tomber enceinte. Et oui, c’est une bonne solution, mais les enfants de 15 à 18 ans, ils ont pas envie d’être …

Alan : Abstinent ?

Adam : Abstinent, voilà. Ils ont pas envie. C’est pas la nature. Ils ont envie de faire l’amour. Tout le monde. Alors comme ça ils ont appris que la contraception c’est pas les capotes. C’est pas permis. C’est pour ça que dans les états les plus religieux des États-Unis, ils ont les niveaux les plus élevés de “teenage pregnancy”. C’est trop trop dur le matin ! (rires)

Alan : De grossesses adolescentes.

Adam : Voilà, voilà. Alors la religion ça fait du mal aux gens, plutôt aux États-Unis et voilà, où ils sont plus stricts et plus croyants. Les chrétiens en Europe, ils sont plutôt spirituels. Ils ont envie de croire qu’il y a un dieu. Mais ça touche pas au politique vraiment.

Alan : Ouais, et puis bon, quand je parlais des religions plus ou moins modérées qui ont su s’adapter à la réalité moderne, c’est vrai que je pensais pas spécialement non plus aux frasques des prêtres pédophiles, enfin tous ces scandales autour de l’Église catholique, qui là aussi en fait, c’est des doctrines qui contraignent les gens à ne pas respecter leur nature et puis au final, ils font n’importe quoi. Enfin bon, ça c’est une analyse un peu simpliste quoi, mais …

Adam : Même les gens qui apprennent ça aussi aux autres, les prêtres, ils ont pas de moyen de contenir leurs …

Alan : C’est ça ouais …

Adam : Voilà, et en Australie en ce moment il y a un grand, grand procès contre l’Église catholique, parce qu’il y a des centaines, des centaines de gens qui sont plutôt des hommes maintenant de 30-40-50 ans qui ont été abusés, touchés par les prêtres, il y a très longtemps. Et ils ont été tellement endoctrinés … c’est un mot ?

Alan : Oui, oui, c’est juste.

Adam : Ils ont été tellement endoctrinés, ils n’arrivent même pas à parler de ça jusqu’à maintenant. Il y a un procès de tout le monde, d’un groupe. Donc si tu étais touché par un prêtre, tu peux joindre ce groupe, et c’est pas seulement toi contre l’Église, c’est le public contre l’Église et tu as le moyen d’expliquer ta situation, ton histoire. Comme ça, c’est plus facile pour tout le monde de sortir de leur coin et de parler de ça. Et il y a des documents qui sont devant le juge maintenant qui disent que l’Église a caché des documents avant. Alors ils savaient que les prêtres étaient abusifs, étaient des violeurs, alors ils ont caché les prêtres. Ils ont bougé les prêtres de ville en ville et peut-être si ils ont pris trop d’attention, ils ont bougé les prêtres peut-être dans un autres pays. et ils continuent d’abuser des gens, alors l’Église ils savaient ça et ils ont fait exprès et c’est pour ça qu’il y a un très grand procès contre l’Église catholique en Australie.

Alan : Ouais, ben espérons que ça fasse enfin un peu changer les choses. On a une question pour toi dans la chat-room de Denis qui te demande si tu penses qu’il faut lutter contre les excès stupides en priorité, c’est-à-dire l’abstinence, le créationnisme, etc. ou est ce que tu penses que la religion est mauvaise à la racine et qu’il faut carrément promouvoir l’athéisme plutôt que la religion raisonnable ?

Adam : Hum, je pense que je comprends la question. (rires) Le problème, je trouve c’est pas juste de dire à quelqu’un que l’athéisme c’est la seule solution. Il faut comprendre ça. Croyez en ça. Ça c’est pas juste. Le problème avec la religion, le créationnisme, c’est que la religion ça fait que ça, c’est le seul moyen de penser.

Alan : On essaie de t’imposer une croyance, c’est ça que tu dis ?

Adam : Oui, peut-être. (rires) Alors les enfants, ils ne sont pas à un âge où ils comprennent ce qu’il se passe autour, dans le monde. Ils cherchent des réponses, ils cherchent des informations et dans les écoles là-bas, ils ont seulement un moyen d’apprendre que la religion c’est ça. Le monde est créé en 6 jours. Il ne faut pas faire l’amour avant le mariage. Mais après une fête, après que tu as bu trop, tu sais même pas comment utiliser une capote, tu sais bien ce qu’il se passe après. Alors, moi je trouve que l’athéisme et de lutter contre les religions, c’est plutôt de donner les outils aux autres pour arriver aux conclusions eux-même. Les conclusions les plus rationnelles possibles pour eux. Est-ce que j’ai répondu à la question là ?

Alan : Parfaitement, ouais, ouais. Moi, ce que j’ai compris de ta réponse, c’est qu’en fait il ne faut pas utiliser les mêmes armes que les institutions religieuses qui cherchent justement à imposer des croyances mais au contraire développer l’esprit critique pour que chacun puisse se faire sa propre idée.

Adam : Voilà. (rires) Tu n’as pas besoin de moi pour cette interview. (rires) Tu poses des questions toi-même, tu réponds toi-même. Voilà.

Alan : Ah non, non. C’est beaucoup mieux avec toi, je t’assure. (rires) D’ailleurs pour revenir un peu au podcast, parce que voilà, là on est parti sur la problématique en général, mais tes interviews sont formidables, justement. La dernière interview en date là, avec un témoin de Jéhovah, qui a perdu la foi, et qui raconte la difficulté de réconcilier sa nouvelle vision du monde avec les attentes de ses amis et puis surtout de sa famille, enfin il est dans une position absolument impossible, c’est juste bouleversant.

Adam : Je ne sais pas ce que veut dire bouleversant, Ah! oui, oui, peut-être oui. Oui, c’est triste en fait. Et lui il a eu du courage de parler au public. Si il y a un qui a du courage, ça veut dire qu’il y a des dizaines, des centaines de gens qui n’ont pas de puissance ou de courage de parler. Mais ils ont le moyen d’écouter et d’apprendre comment quelqu’un à échapper à ça. Mais le problème avec les témoins de Jéhovah, c’est que ce n’est pas une décision prise par toi-même, c’est pris pour toi-même, par tes parents. Alors tu es né dans une famille de témoins de Jéhovah. Et la communauté est tellement insulée. C’est un mot ça ?

Alan : Insularisée.

Adam : Insularisée. Je suis désolé tout le monde qui écoute là. J’imagine que c’est très stressant (rires).

Alan : Je suis sûr que non. Ça va très bien.

Adam : C’est alors, maintenant qu’il a décidé qu’il ne croit pas en Dieu car il n’a jamais eu d’expérience avec Dieu lui-même. Il veut dire à tout le monde “Bon je suis athée”, mais tous les gens autour de lui, sa communauté, sa famille “Bon, tu peux plus t’associer avec nous” et il a perdu tous ses amis comme ça. Et ça c’est triste. C’est ça qu’ils font les témoins de Jéhovah. De créer une communauté qui rejette tout le monde qui croit pas. Et quand ils sont rejetés, ils n’ont rien du tout. Rien. Ce mec il a 21, 22 ans, il a pas fait beaucoup d’école. Jusqu’au lycée quoi. Il a fini le lycée. Mais il n’y a pas de moyen pour lui d’apprendre plus. En fait c’est difficile pour lui d’aller à la fac.

Alan : Surtout qu’il habite encore chez ses parents justement.

Adam : Oui. Alors il m’a appelé à une heure étrange : “Ils sont pas là. Est ce que l’on peut parler maintenant ?” (rires)

Alan : Ah ah ouais (rires).

Adam : Et voilà, c’est comme ça ouais. Mais j’ai plein de gens qui viennent sur l’épisode comme ça. Mais quand même, autrement il y a des gens qui sont des comédiens. J’ai eu peut-être, le public français il va pas connaître Ricky Gervais. Il est un comique, comédien très très connu dans le monde anglophone, parce qu’il est athée mais il a une force, il est énorme. Il fait plein de séries à la télé, il fait du “stand-up comedy”, il est comique devant un public. Mais il a un grand succès aux États-Unis. Il dit souvent : “c’est pas quelque chose de mal d’être athée” et c’était très étrange pour les gens aux États-Unis d’entendre ça. Parce qu’ils n’ont jamais entendu ça, à l’école, avec leur famille. Alors voilà. Il est venu sur mon podcast avec deux autres gens sur Twitter qui ne sont pas vraiment connus. Mais ils ont des gens qui les suivent. Je ne sais pas comment expliquer ça en français. Ils ont un public assez grand eux-même. On était trois sur l’appel, alors ils ont posé des questions à Ricky Gervais et lui il posait des questions à nous et c’était très sympa. Parce qu’avec Twitter tu peux rencontrer n’importe qui. Alors si tu veux contacter quelqu’un comme Lady Gaga ou Miley Cirrus, n’importe qui, tu peux le faire directement. Il ne faut pas les contacter par un bureau ou quelqu’un d’autre.

Alan : Ouais, ouais.

Adam : Alors c’est pour ça que je pense que j’ai eu un peu de succès avec ça.

Alan : C’est vrai que Twitter est un outil absolument extraordinaire. Au pire on ne te répond pas ou on te dira non, mais au moins tu as une chance de poser directement ta question.

Nico : Juste pour savoir un peu la qualité du témoin de Jéhovah que tu as reçu, il a survécu à combien de fin du monde ?

Adam : (rires) En fait on a posé cette question. Je faisais une petite blague avec lui, je faisais l’effet sonore d’une frappe à la porte. C’était son boulot de me vendre le Dieu et de me raconter comment il le fait. Alors c’était intéressant. Il est surveillé par assez de monde. Parce que tu es obligé de faire n’importe combien d’heures par semaine pour un enfant, c’est une heure et demie par semaine, mais entre 15 et 18 ans, il y a des gens qui prennent une année pour faire 70 heures par mois de porte à porte. C’est affreux.

Alan : Ouais, ouais, et ce qu’il disait c’est qu’il y avait une espèce de hiérarchie de la reconnaissance. Plus tu en fais, plus tu es valorisé dans la communauté.

Adam : Ah oui, c’est une échelle, si tu veux grandir dans la communauté des témoins de Jéhovah, il faut faire plein de choses. C’est comme une entreprise, exactement comme une entreprise. C’est pas différent de la scientologie. C’est pareil. Il faut piéger les gens quand ils sont très jeunes pour qu’ils soient dans la communauté pendant toute leur vie. Parce que comme ça il y a toujours de l’argent qui vient d’eux. C’est une entreprise, c’est affreux.

Alan : Ouais. Bon j’arrête de te lancer sur des exemples de personnes que tu as reçu, parce que c’est chaque fois des caractères si extraordinaire que l’on pourrait parler une heure de chacun. (rires).

Nico : Ouais, parce que l’on est censé faire une nouvelle formule où on n’est pas en train d’interviewer quelqu’un pendant une heure.

Alan : (rires) oui c’est ça. Du coup on va accélérer un petit peu. J’avais quand même une ou deux questions techniques à te poser comme ça, de podcasteur à podcasteur : ton style un peu cool, comme ça, nonchalant donne l’impression que c’est une discussion tout à fait spontanée et informelle avec tes interlocuteurs. Moi je te soupçonne de beaucoup travailler quand même à la préparation des épisodes pour que justement ça roule aussi bien et que la discussion se passe aussi bien. Je me trompe ? Tu passes combien de temps par épisode ?

Adam : Par épisode de préparation c’est peut-être entre une demie-heure, une heure. Et de trouver les gens, ça c’est déjà compliqué, c’est difficile de trouver les gens qui sont un bon mélange. Mais après ça prend entre environ 6 heures et 10 heures pour faire l’édit.

Alan : D’accord.

Adam : Parce qu’une conversation peut durer deux heures. Mais après quand c’est un podcast, c’est une demie-heure. Alors je coupe beaucoup. (rires)

Alan : Ah oui.

Adam : Et ça peut prendre du temps. Mais comme préparation, j’ai pas de questions avant, j’ai une idée dans ma tête, par exemple les témoins de Jéhovah. Je fais un petit peu de recherche de ce qu’il peut faire au niveau d’accepter du sang des autres. J’ai lu un petit peu de ça avant. Moi je fais des expériences plutôt avec des questions. C’est plus intéressant d’écouter les invités que moi.

Alan : Ok, donc tu es vraiment cool et nonchalant, c’est pas un style que tu te donnes comme ça (rires). Très fort. Je voulais encore te demander deux, trois trucs. D’abord comment ça se fait que tu parles français comme ça ?

Adam : Ah. Ça c’est une bonne question. Entre 1999 et 2000, j’ai été étudiant en échange avec une compagnie qui s’appelle AFS (American Field Service). C’est eux qui, c’est une compagnie qui prend des étudiants de partout dans le monde et qui font une année ou six mois ou deux mois dans un pays différent. Et moi je voulais aller en France depuis toujours, depuis que j’étais très jeune. Et j’ai eu une famille d’accueil. Parce que quand tu vas à l’étranger, tu as une famille d’accueil : maman, papa, soeur, frère, chien. Moi j’ai eu l’opportunité de passer dix mois et demi avec deux papas d’accueil, et j’étais le premier étudiant de l’Australie et de France d’avoir une famille gay quoi. Deux papas. J’avais Patrick et Benoît. Ils étaient très très sympas. Alors j’ai passé dix mois et demi avec eux. Je suis allé au lycée Bois d’amour, à Poitiers, en France. Je faisais pas mal de voyages, Toulouse, je suis allé en Suisse, en Allemagne, partout quoi. C’était la meilleure année de ma vie. J’ai appris plus dans cette année quand dans les six ans à l’école avant. (rires)

Alan : (rires) C’est extraordinaire cette histoire. C’est justement ce que tu racontes dans ton épisode 20.

Adam : Oui, oui, vas-y.

Alan : La personne que tu interviewes, c’est un de tes papas d’adoption, pendant cette période où tu étais à Poitiers, c’est ça ?

Adam : Oui, oui, c’est plutôt maman d’accueil. (rires)

Alan : (rires) d’accord.

Adam : Parce que j’avais deux papas évidemment. Mais il y en avait un qui était plus masculin que l’autre, alors je faisais l’interview avec ma maman d’accueil. Benoît fait les mises en scène pour des grands spectacles partout en France et en Suisse. Des spectacles du Moyen-Âge. Il fait la direction, la mise en scène, tout ça. Je vais l’interviewer avec lui en français évidemment et on discute l’année que j’ai passée avec eux. Et c’était pas si facile toute l’année. C’était dur des fois. C’était dur d’apprendre si rapidement que c’est pas une mauvaise chose que deux hommes soient amoureux. C’était étrange de voir ça pour moi au début, mais après un jour ça me dérangeait pas, ça va (rires). Chacun soi-même.

Alan : Tu t’es vite adapté.

Adam : Oui.

Alan : Ok, je te pose une dernière question, parce qu’autrement je vais me faire engueuler par NicoTupe. Et il aurait raison. Est-ce que tu peux nous dire en quelques mots, enfin assez rapidement qui sont tes modèles, tes sources d’inspiration ?

Adam : Ils ne sont pas connus en France je pense, mais Brian Dunning de “Skeptoid Podcast“, il est très rationnel. Docteur Karl Kruszelnick qui fait Science QA, des questions et des réponses.

Alan : Ah!

Nico : Je crois qu’il y a un autre fan de Dr Karl dans le coin.

Alan : Ouais, c’est mon idole absolue. J’essaie de le vendre à la France entière, tout le temps. Si il parlait français, il serait parfait cet homme-là.

Adam : En fait il parlait français quand il était très jeune. Et je l’ai rencontré plusieurs fois parce qu’il vit à Sidney aussi. Mais il est venu, sa famille est venue en Australie de réfugié politique et il était une victime de racisme au début et c’est pour ça qu’il a décidé d’oublier toutes les autres langues qu’il a apprises. Il parlait trois ou quatre langues au début quand il est venu en Australie. Alors ça change la vie des autres le racisme.

Alan : Et ouais.

Adam : Et voilà et sinon le Dr Chris Smith du Naked Scientist podcast parce qu’il parle lentement, très clairement, j’aime bien ce moyen de communiquer.

Alan : Absolument. Et d’ailleurs, pour les auditeurs qui voudraient faire d’une pierre, deux coups, il y a un flux RSS de la BBC dans lequel on a à la fois les émissions du Dr Karl et à la fois celles des Naked Scientists de Chris Smith. Je mettrai le lien. Donc ça c’est après vous être abonnés évidemment au podcast d’Adam. Si il vous reste un peu de temps, vous pouvez aussi écouter ça. Ça vaut vraiment la peine. Ok génial ! Ben écoute Adam, merci beaucoup !

Adam : Merci beaucoup !

Alan : Ben tu restes avec nous pour la suite de l’émission, tu interviens quand tu veux, on a quelques petites choses à dire, on va revenir sur le quiz du mois. Nico tu nous rappelles de quoi il s’agissait ?

Nico : Donc le quiz du mois. Pour rappel le sujet était : “Laisser le noyau de l’avocat dans le guacamole l’empêche de s’oxyder, info ou intox ?”. Encore un sujet extrêmement important.

Alan : Comme toujours ouais. Adam tu as une idée ?

Nico : Peut-être que j’ai parlé un peu trop vite pour Adam ?

Adam : Oui, peut-être (rires).

Nico : Donc la question c’est : Est-ce que le noyau de l’avocat, tu vois l’avocat, l’avocat tu vois ce que c’est ?

Adam : Oui

Nico : Le fruit. Dans le guacamole l’empêche de s’oxyder, de noircir.

Adam : Oh. Je sais que si tu le mets à côté d’une banane, ça fait du méthane ou de l’éthanol.

Alan : De l’éthylène.

Adam : Oui, peut-être. Ça noircit plus rapidement. Je pense que j’ai pas répondu à la question. Je ne sais pas ce que c’est le noyau d’un avocat, mais peut-être je vais vous laisser. C’est peut-être plus … (rires)

Alan : Voilà on t’a fait peur (rires). Ok, ben écoute pas de soucis.

Adam : Merci beaucoup de m’avoir accueilli et bon courage à tous.

Alan : Ben écoute, ça marche.

Nico : Avec plaisir et puis à la prochaine.

Adam : À la prochaine et puis soyez sage. Bye.

Alan : Promis. Ciao Adam, merci beaucoup.

 

 

Vous pouvez retrouver la fin de l’émission freestyle dans les Notes d’émission

 

Blog Audio 27: Science de comptoir : pourquoi je kiffe la science

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Blog: http://sciencedecomptoir.cafe-sciences.org/

Billet original: http://sciencedecomptoir.cafe-sciences.org/?p=651

Enregistrement: Valentine elle-même

Rattrapage du son pas rattrapable: Blast. Encore merci!

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