Home Blog Page 9

Les Thérapies Cognitivo-Comportementales

Dossier réalisé pour l’épisode 487

I. C’est quoi une TCC ?

Définir les TCC parmi la santé mentale

La santé mentale

Une TCC, une Thérapie Cognitive et Comportementale, est une approche psychothérapeutique. Une thérapie psychologique, donc, qui vise la santé mentale de l’individu. Commençons par là. La santé mentale. Une composante essentielle de la santé globale d’un individu souvent minimisée dont on ne parle certainement jamais assez. Quand on évoque la santé mentale ou pense tout de suite aux maladies mentales qui touchent au moins 1 personne sur 8 dans le monde selon l’Organisation Mondiale des Maladies (OMS). Les troubles mentaux tels, les dépressions, les schizophrénies, les troubles de l’anxiété et j’en passe.

Mais la santé mentale ce n’est pas que résoudre des problèmes complexes comme les troubles mentaux. C’est plus globalement s’assurer un bien-être mental pour qu’on puisse vivre ce qu’on a envie de réaliser et d’apporter à la société. En clair, contrer tout handicap et toute souffrance psychique qu’une personne pourrait rencontrer dans la vie par rapport à la personne moyenne. Que la personne soit autonome et en plein potentiel de ses ressources. Voilà le but ultime d’une bonne psychothérapie.

Figure1. Les interactions entre pensées, comportements et émotions. Qui est la cause de qui ? Là est toute la question dans l’histoire de la science qu’est la psychologie où plusieurs modèles et discussions ont vu le jour. Aujourd’hui on parle de « complexité » de « processus » et de « fonctionnement en réseau ». En TCC, on appuie davantage sur une prédominance causale des pensées sur les comportements et émotions.

On s’intéresse au « comment c’est là aujourd’hui »

Une TCC, une Thérapie Cognitive et Comportementale, vise la santé mentale donc, et plus particulièrement en se centrant uniquement sur l’individu. Centrée sur l’individu c’est-à-dire qu’on s’intéresse à sa subjectivité, ses comportements, ses émotions, ses pensées. Ou plus particulièrement, en TCC on s’intéresse à savoir comment tout ça – pensée, émotion et comportement – s’articule entre-eux :
– comment cette émotion est arrivée là (analyse fonctionnelle, histoire de l’individu) ;
– comment ce comportement est resté là avec le temps (habituation, conditionnement) ;
– puis comment vivre avec (thérapie d’acceptation) ;
– ou idéalement comment s’en débarrasser (restructuration cognitive).

Vous l’aurez compris, en TCC on ne s’intéresse pas au « pourquoi » (Pensée abstraite-analytique). On s’intéresse au « comment » (Pensée concrète-expérientielle ; Processing Mode Theory de Watkins, 2008)  des problèmes, de manière concrète et actuelle contrairement à d’autres thérapies cherchant une résolution en cherchant le « pourquoi » dans les souvenirs passés. Pour paraphraser Jean Cottraux, psychiatre psychothérapeute français communiquant sur les TCC, on ne traite pas le symptôme. On change les chemins qui mène à ce symptôme. « […] Les TCC cherchent à modifier les facteurs de déclenchements et de maintien des perturbations perçues par le patient. » (Cottraux, 2020, p.5)

Tentative de définition simple d’une TCC

Ainsi, si je devais, moi, définir ce qu’est une TCC je la définirais comme ça : une TCC, une Thérapie Cognitive et Comportementale, vise la santé mentale de l’individu en modifiant sa propre manière de fonctionner via ses comportements, émotions et pensées.

Une TCC tente donc de modifier le fonctionnement d’une personne pour qu’elle devienne plus adaptée. Plus fluide. Plus à l’aise avec soi et son environnement. Du point de vue des TCC, un mauvais fonctionnement par rapport à son environnement équivaut à inadaptation, un handicap ou une maladie. Et ce mauvais fonctionnement est là parce qu’on l’a appris durant toute sa vie. C’est l’environnement qui a changé, et nous on est là avec un fonctionnement appris du passé.

Illustrer un peu le «fonctionnement inadapté »

Exemple simple, disons que je suis français et qu’au passage piéton j’ai l’habitude de traverser n’importe comment et n’importe quand. Un comportement habituel, quotidien et que la plupart des gens fait autour de moi. Imaginons que je change de pays. L’Allemagne par exemple. Et que je traverse sur un passage piéton alors que le petit bonhomme est rouge. Les allemands me verront réaliser un comportement comme totalement inadapté. Parce que eux attendent, évidemment, que le petit bonhomme soit vert pour traverser.

Bon. C’est un mauvais exemple. C’est un comportement culturel duquel on peut s’adapter facilement sans en être malade ou handicapé. Mais c’est juste pour illustrer l’idée que : un comportement appris devient inadapté quand l’environnement change.

TCC : une thérapie scientifique

Parmi la constellation de thérapies

D’autres psychothérapies centrées sur l’individu existent. Elles peuvent s’inspirer davantage par exemple de la psychanalyse, regroupées sous le nom de thérapie psychodynamique et psycho-analytique. D’autres sont plus axées sur l’expérience, la phénoménologie et l’humanisme sous le nom de thérapie existentielle, d’analyse transactionnelle ou de Gestalt-Thérapie. Toutes ces dernières, dont les TCC donc, sont grandement centrées sur l’individu, contrairement à d’autres psychothérapies plus sociales comme la thérapie de couple, thérapie systémique, thérapie interpersonnelle ou thérapie familiale.

D’autres psychothérapies encore, sont davantage dans le soutien. Les études scientifiques étant encore trop récentes actuellement, malgré des résultats prometteurs. Ces autres types de thérapies utilisent un média innovant. Par exemple le cheval, à travers l’équithérapie, ou plus globalement l’animal, et là on parle alors de Zoothérapie. Ou encore le média de l’art, à travers l’art-thérapie, la musicothérapie, la danse-thérapie voire même la dramathérapie par le théâtre et les jeux de rôles !

Figure 2 : classification PERSONNELLE (← rien d’officiel ou de scientifique, c’est juste pour illustrer ♥ ) des psychothérapies

Toute psycho-thérapie ne se vaut pas !

Parmi toutes ces thérapies citées, toutes sont prometteuses voire efficaces plus ou moins en fonction de la souffrance psychique. Les thérapies psychodynamiques auraient, par exemple, des effets positifs pour contrer certaines attaques de panique ou gérer les troubles de la personnalité (APA division 12, 2015 ; Fonagy, 2015). Tandis que nos thérapies cognitivo-comportementales sont efficaces pour la plupart des souffrances et troubles mentaux ; et notamment à prescrire en premier pour tous les troubles anxieux et dépressions de légère à modérée.

En dehors des psychothérapies citées, tout le reste avec le mot thérapie promouvant le bien-être a de grande chance d’être de l’ordre des pseudo-sciences comme l’auriculothérapie, sylvothérapie, lithothérapie… Quant aux phyothérapies et aromathérapies, je laisse Eléa en parler pour un futur dossier. 😀 Car il y a du bon et du mauvais. Du tri à faire. Et ça dépasse la psychothérapie seule allant jusqu’à la médecine et la pharmacopée soignant même le corps.

TCC : la meilleure des psychothérapies

Après cette mise au point parmi le vaste champs des thérapies, revenons à la meilleure ; revenons à notre TCC. Pourquoi je dis la meilleure ? Car c’est bel et bien la seule psychothérapie ayant autant d’études scientifiques à l’appui ! (Exemple du taulier rapport de l’Inserm.) Une TCC, une thérapie cognitivo-comportementale, est une thérapie scientifique. Basée sur les travaux scientifiques.

Pour illustrer comment on étudie scientifiquement l’efficacité d’une psychothérapie, je vous propose alors d’éplucher une étude ensemble. N’allons pas chercher une souffrance psychique des plus extraordinaires. Parlons d’une des souffrances les plus simples que tout le monde peut s’imaginer : un mal de dos quotidien. Car oui, la souffrance d’un mal de dos chronique peut être traitée efficacement par une thérapie cognitive (Hoffman et al., 2007).

Figure 3 : les colonnes de Beck exemple tiré de anebquebec.com

Exemple d’une étude scientifique

Une étude sur la douleur chronique

J’ai pris une étude de 1993 (https://doi.org/10.1016/0304-3959(93)90128-C) réalisée par des chercheurs de Washington : Judith Turner psychiatre & Mark Jensen psychologue. Tous les deux sont toujours aujourd’hui spécialistes des douleurs chroniques. Je suis remonté à une vieille étude d’il y a 30 ans car aujourd’hui on mélange pas mal de variables. Ici, cette étude évalue la thérapie cognitive seule, sans la combiner avec quoique ce soit. De plus, elle est citée par plusieurs méta-analyses sur les thérapies cognitives ; je me remets donc à la crédibilité des scientifiques internationaux sur plusieurs années, pour tomber sur une bonne étude à illustrer.

Figure 4 : thérapie cognitive de Beck

Objectifs de l’étude

Dans l’étude, l’efficacité d’une thérapie cognitive est comparée à la fois à une thérapie centrée sur la relaxation et à un groupe contrôle n’ayant aucune thérapie. Trois groupes donc, plus un quatrième dans lequel on évalue l’efficacité de la combinaison des 2 thérapies : cognitive + relaxation. Pour un total de 102 participants – ayant un mal de dos chronique qui dure depuis plus de 6 mois – on a alors à peu près 25 personnes dans chaque groupe, qu’on suit avant, pendant et après la thérapie pendant un an.

Les participants faisant partie du groupe de la relaxation, suivent une séance hebdomadaire d’entraînement à la relaxation avec un praticien, pour la pratiquer quotidiennement. Quant aux participants faisant partie du groupe évaluant la thérapie cognitive, ils suivent un protocole d’une thérapie cognitive classique (Beck et al., 1979) avec un/e thérapeute :

  1. identifier les émotions négatives liées à la souffrance ;
  2. identifier les pensées inadaptées ou handicapantes liées à ces émotions ;
  3. apprendre une manière plus objective et adaptée de penser les choses pour les contrer ;
  4. noter les différentes manières de penser ou d’agir autrement.

Les patients-participants sont invités à réaliser ce protocole de manière quotidienne, en notant par exemple tout ça, émotions, comportements et pensées, sous une forme de tableau (appelé colonnes de Beck, cf. Figure 3).

Variables bloquées et contrôlées Vs Variables mesurées

Ensuite, pour limiter les variables qui peuvent influencer l’expérience, les chercheurs en contrôlent intelligemment le maximum. Par exemple, les attentes et motivations de chaque participant sont évaluées avant thérapie, ainsi qu’un retour sur expérience après thérapie. Les chercheurs ont même pris la peine de contrôler que la variable thérapeute ne soit pas prise en compte. Parce que peut-être qu’un thérapeute aurait pu être plus efficace qu’un autre, par exemple.

Quant aux variables mesurées, avant et après thérapie, c’est-à-dire les critères auxquels on s’intéresse pour évaluer l’efficacité de la thérapie, elles sont au nombre de 5 :
– l’intensité de la souffrance (par le Visual Analogue Scale) ;
– les difficultés ressenties comme handicapantes (par le Sickness Impact Profile)
– la dépression (par le Beck Depression Inventory, cf. Figure 10) ;
– le fonctionnement cognitif et pensées inadaptées (par le Cognitive Error Questionnaire) ;
– une observation qualitative des comportements et signes visuels de souffrance par autrui, des personnes entraînées (grimaces, prudence, le fait de se tordre de douleur…).

Figure 5 : résumé de l’article en un petit schéma

Les observations intéressantes

Je dois avouer ne pas bien comprendre l’intérêt de ce dernier critère. Mais peu importe car c’est le seul pour lequel on observe aucune différence entre l’évaluation avant et après thérapie. Cela veut dire que finalement, peu importe l’intensité des signes visuels de souffrance que la personne fait ressortir, ce qu’elle ressent peut tout à fait être d’une intensité différente.

Tous les autres critères cliniques, donc, ont été amélioré quel que soit le groupe, quelle que soit le type de thérapie. Fait rigolo, c’est même le cas pour les personnes qui n’ont reçue aucune thérapie ! Le groupe contrôle donc. Juste le fait d’annoncer à ces personnes qu’ils participent à une expérience, sur ce qui leur fait souffrir au quotidien, permet déjà de baisser leur souffrance. Autrement dit, le simple fait de s’intéresser aux problèmes des gens, améliore leur bien-être. Irène et Eléa en avait déjà parlé dans l’épisode 350 :

On pourrait presque parler d’effet Hawthorne. C’est un effet observé scientifiquement la première fois lorsque des chercheurs se sont intéressés aux conditions de travail d’ouvriers dans une usine Hawthorne. Rien que le simple fait d’être au courant de participer à cette expérience, les personnes concernées ont augmenté leur productivité. Dit plus simplement donc, s’intéresser aux gens augmente déjà leur bien-être et leur motivation. Mais pas autant que ceux qui suivent en plus une thérapie appliquée. Bien sûr.

Figure 6 : L’usine Hawthorne Works

Les résultats attendus

En effet, l’amélioration des signes cliniques est significativement plus grande pour les groupes ayant reçu une thérapie par rapport au groupe contrôle. Ça montre donc l’efficacité de la thérapie cognitive. Mais aussi de la relaxation. Ces signes cliniques, sont, je le rappelle : l’intensité de la souffrance, les difficultés ressenties comme handicapantes, la dépression et le fonctionnement cognitif lié aux pensées inadaptées.

Ça c’était leur première hypothèse. Validée donc : (H1) Toutes les thérapies sont plus efficaces que le groupe contrôle. Les chercheurs avaient formulées 3 autres hypothèses comme quoi ils observeraient des différences sur certains signes cliniques mesurés entre les 3 autres groupes – le groupe avec thérapie cognitive, le groupe avec relaxation et le groupe ayant reçu les 2 thérapies :
– (H2) Relaxation plus efficace que Thérapie Cognitive sur intensité de la souffrance
– (H3) Thérapie Cognitive plus efficace que Relaxation sur le côté dépressif et fonctionnel
– (H4) Le groupe ayant reçu les 2 thérapies observent la plus grande efficacité

Or, aucune différence n’a été observée entre les 3 groupes (avec thérapie(s)). Est-ce parce qu’il n’y a réellement aucune différence ou c’est à cause d’un échantillon trop faible ? C’est une question que les chercheurs posent en discussion. Est-ce qu’une simple relaxation est aussi efficace qu’une thérapie cognitive, même sur la cognition ? Tout ce qu’on peut dire aujourd’hui 30 ans plus tard, c’est que la relaxation fait maintenant partie intégrante d’un certain nombre de thérapies cognitivo-comportementales.

Les origines des TCC

La science, ce chemin de la connaissance : les 3 vagues

Figure 7 : les 3 vagues des TCC

Oui relaxation et thérapie cognitive ont finalement fusionné. En science il y a des courants et théories qui émergent, s’opposent ou s’additionnent. Hé bah, pour les TCC, c’est exactement pareil. Il y a 100 ans, au tout début c’était une science du comportement. On parle alors d’habituation et de conditionnement. Puis s’est ajouté l’aspect cognitif, il y a 50 ans. La cognition, c’est-à-dire nos processus et pensées pour utiliser et acquérir de la connaissance. De là, d’une thérapie comportementale, elle est devenue thérapie cognitive et comportementale. Et enfin depuis une vingtaine d’années, s’est ajouté l’aspect émotionnel ou « relaxionnel » si le mot pouvait exister.

On a l’habitude d’enseigner ça comme les « 3 vagues des TCC ». La vague comportementale, la vague cognitive puis la vague émotionnelle. Je ne vais pas m’attarder dessus. Il y a déjà pas mal de ressources sur internet. Et c’est tout un cours magistral avec plein de notions et de noms : Skinner jusqu’à Bandura pour l’aspect comportementale ; Beck ou Ellis pour l’aspect cognitif ; Rogers ou Hayes pour l’aspect humaniste et émotionnelle.

TCC : de la psychologie « froide et mécanique » ?

Ce que je vous propose plutôt est de détailler les 5 grandes lignes, les 5 grandes étapes, du déroulement d’une thérapie cognitivo-comportementale. TCC qui, comme on vient de la voir avec la prise en compte du côté émotion et relaxation, contrairement aux idées reçues, n’est pas une thérapie froide et mécanique où on applique sèchement des protocoles pour que la personne entre dans un modèle parfait et idéal. Non. L’individu est pris en compte. Ses émotions. Ses ressentis. Bref, sa subjectivité. Les thérapies sont individualisées en fonction de l’histoire, des motivations et des attentes de la personne.

Exemple simple, une personne qui consulte de sa propre initiative a des attentes et une motivation différentes d’une personne qui est là parce qu’on lui a fortement invité à le faire. Autre exemple, une personne atteinte d’une anxiété sociale parce qu’elle a une faible estime de soi ne sera pas prise en charge de la même manière qu’une personne atteinte de cette même anxiété sociale parce qu’elle a été agressée par un groupe de personne dernièrement.

II. Déroulement d’une TCC

Étape 1 : analyse des difficultés

Figure 8 : grandes lignes du déroulement d’une TCC, SELON MOI

La souffrance parmi la triade biologie-psychologie-sociologie

Ce que l’on vient tout juste d’évoquer, par ces exemples, fait partie de la première étape essentielle au déroulement d’une psychothérapie. En terme technique on parle d’anamnèse, c’est-à-dire comprendre l’histoire de la personne (PSYCHO), son livre de bord personnel et médical. Des traitements pharmacologiques (BIO) aux relations sociales (SOCIO). On parle aussi d’analyse fonctionnelle, c’est-à-dire le travail réalisé par le ou la thérapeute pour comprendre la problématique évoquée parmi les facteurs psychologiques, biologiques et socio-environnementaux, puis commencer à entrevoir les hypothèses à travailler.

Reprenons l’exemple de l’anxiété sociale présente chez deux personnes : chez l’une elle est conséquente à une agression et chez l’autre conséquente à une faible estime de soi. On ne va pas travailler de la même manière cette anxiété sociale car les processus derrières sont différents. Hé bien, tout ce travail de comprendre les processus derrières, c’est ça l’analyse fonctionnelle.

L’armada d’outils d’entretien clinique

Pour la réaliser plusieurs outils et grilles d’analyse existent. En soi, ces grilles n’inventent pas grand-chose, mais elles permettent de ne rien oublier. C’est plus un mémo qu’autre chose, entre :
– le côté contexte, social et environnement avec les stimulus déclencheurs ;
– le côté psychologique avec l’histoire de la personne, ses attentes et motivations ;
– le côté biologique du corps, les sensations et émotions ;
– le côté cognitif avec les pensées, images, ruminations et traitement de l’information ;
– et le côté comportementale dont le comment un tel comportement s’est maintenu au fil du temps.

Figure 9 : Environnement-bio-psycho

Le petit chercheur

Une fois cette analyse réalisée, le ou le thérapeute va pouvoir sélectionner des tests et questionnaires standardisés pour tenter d’objectiver les plaintes et souffrances de la personne. Au-delà de son retour subjectif, les tests et questionnaires aident à savoir à quel point la souffrance est hors des normes et problématique. Fréquence, intensité et handicap engendré au quotidien sont des indicateurs classiques par exemple.

Ces indicateurs et résultats aux questionnaires seront alors comparés avec ceux évalués en toute fin de thérapie, pour en conclure si la thérapie a eu son effet. Une TCC, une thérapie cognitivo-comportementale, est une thérapie scientifique. J’ai dit cette même phrase un peu plus tôt pour évoquer que ce sont sur les travaux scientifiques que les TCC sont basées. Mais cette phrase peut aussi évoquer la manière dont fonctionne les TCC. Patient et thérapeute réalisent, en quelque sorte, une petite étude scientifique sur les souffrances évoquées, en les évaluant avant et après l’expérience thérapeutique réalisée.

Un rapide exemple d’outil

Aujourd’hui bon nombre de questionnaires sont standardisés et sortent tout droit de papiers scientifiques. Pour ne prendre qu’un bon vieil et classique exemple, on peut reprendre l’un des outils utilisés dans notre étude épluchée sur le mal de dos chronique : l’Inventaire de Dépression de Beck (Beck Depression Inventory). Ce test mis en place à la fin des années 1980 par Aaron Beck (grand nom des TCC !), permet encore aujourd’hui d’aider à diagnostiquer l’intensité de la dépression d’une personne.

Un test rapide de 21 questions. Exemple d’item : on me demande d’indiquer si je pleure plus que d’habitude ou si je ne pleure pas plus qu’avant, ou si je pleure tout le temps, ou si finalement je ne suis plus capable de pleurer même si j’en ai envie.

On ne s’intéresse pas uniquement à ce qui ne va pas

Là c’est un exemple d’outil qui s’intéresse aux plaintes, souffrance et problématiques. Mais un thérapeute ne se limite pas qu’à ça. On prend la personne dans sa globalité. On ne va pas uniquement s’intéresser à ce qui ne va pas, mais aussi à ce qui va bien, aux comportements et processus qui ne sont pas problématiques.

Toute cette analyse qui précède la thérapie, permet de choisir laquelle prendre et d’individualiser cette dernière. Une grande première étape très importante donc qui se réalise donc durant l’une ou deux premières séances. S’enchaîne ensuite l’accord de la collaboration entre patient et thérapeute. Tous deux se mettent d’accord sur les objectifs à atteindre et donc de la thérapie choisie. Ça c’est la rapide deuxième étape, mais ô combien importante symboliquement car elle concrétise le début d’un « aller mieux ».

Figure 10 : inventaire de dépression de Beck

Étape 2 : mise en place d’objectifs

Confiance mutuelle : alliance thérapeutique

En psychothérapie, le ou la thérapeute doit jouer cartes sur table. Comme dans un papier scientifique. Il doit évoquer ses hypothèses, ses questionnements et inversement répondre aux questionnements du patient. Si le patient a envie de comprendre telle théorie derrière telle pratique, alors allons-y. Si le patient ne ressent pas un bon feeling ou a envie d’une autre approche de thérapie, alors tant pis, on change de thérapie ou on recommande d’autres collègues plus spécialisés.

Et surtout, le thérapeute ne doit pas hésiter à reformuler encore et encore pour bien qu’il comprenne les ressentis et les problématiques de la personne. Car oui, malheureusement, tout psychiatre ou psychologue n’arrive pas à lire dans l’esprit et les pensées des gens. Des petites techniques d’entretien ici et là fleurissent pour préciser la pensée d’une personne, comme la re-contextualisation, la reformulation, la répétition…

Je vous propose un exemple d’un dialogue entre thérapeute et patient où le patient consulte parce que, je le cite, il « n’arrive pas à parler aux gens comme tout le monde le fait. » Vient alors un moment où il dit clairement d’avoir peur des gens.

Avoir peur des gens. C’est sacrément vague. Alors le ou la thérapeute tente de recontextualiser : « Comment ça les gens ? Par exemple, moi, je vous fais peur ?
– Un peu. Mais avec vous, ça va.
Puis gros silence. Le thérapeute essaie alors de relancer pour l’inviter à préciser sa pensée :
– C’est tous les gens ? Ou seulement certain type de personne ?
– Nan, tout le monde. Mais genre… quand… Quand il y a plein de monde, je ne suis pas à l’aise.
– Quand il y a plein de monde ça vous oppresse au point d’en avoir le souffle coupé ?
Là il ou elle s’est tenté sèchement à une interprétation comme quelque chose autour d’une attaque de panique. Mais la patient le corrige directement. D’où la nécessité de reformuler encore et encore pour savoir exactement ce que ressent et pense la personne.
– Non. J’ai… J’ai juste l’impression qu’on va me sauter dessus à tout moment.
– Vous sautez dessus à tout moment ?, répète le thérapeute.
– Oui comme s’ils allaient venir autour de moi pour me regarder de la tête aux pieds.
– Qu’on vous juge donc ?, se tente le thérapeute à une nouvelle reformulation.
– Ouais. Et même qu’on se moque de moi.
Donc, de « j’ai peur des gens » on est arrivé à la peur du jugement par les autres. Ce n’est qu’un exemple parmi d’autres pour s’approcher de plus en plus à ce que pense et vis réellement la personne.

Confiance mutuelle : contrat thérapeutique

Encore une fois, en psychothérapie, le ou la thérapeute doit jouer cartes sur table. C’est une collaboration entre thérapeute et patient pour que ce-dernier se sente mieux. Ça le concerne lui. C’est avant tout lui qui doit être au courant de tout. Le ou la thérapeute évoque alors clairement ses interprétations et ses hypothèses, et propose la méthode de travail thérapeutique à suivre, propose les critères qu’on cherche d’abord à évaluer et améliorer. Tout doit être le plus clair possible. Dès fois, en psychologie, on parle même de « contrat thérapeutique ». C’est vraiment ça. Un plan d’action, clair et concret, pour aller au bout des choses. Certains thérapeutes mettent même carrément par écrit, sous forme réelle d’un contrat à signer, pour se mettre d’accord avec la personne sur le parcours thérapeutique à suivre.

Figure 11 : juste pour la blague du contrat

Étape 3 : application concrète de la thérapie

Parfois on parle de « thérapie brève »

En troisième étape, après la mise en avant des difficultés puis l’objectif qu’on veut atteindre pour pallier à ces difficulté, bah… c’est l’application concrète de la thérapie. Une TCC s’étale sur plusieurs séances de quelques semaines à quelques mois. On est loin des années de psychanalyse. Là il y a un contrat à suivre avec un certain nombre de séances et un objectif à atteindre.

Alors concrètement comment ça se passe ? Reprenons ma petite définition des TCC : une thérapie cognitive et comportementale vise la santé mentale de l’individu en modifiant sa propre manière de fonctionner via ses comportements, émotions et pensées. Le but de la thérapie est alors de modifier, changer ou restructurer la manière dont on fonctionne. Et comment on fait ? Hé bah, ça dépend puisque toute thérapie est individualisée. Mais on peut essayer d’en tirer les gros traits communs.

Identification des pensées et émotions

Tout d’abord on cherche à identifier et objectiver ses pensées en se détachant de ses émotions. On est là en TCC pour du concret. Arriver en consultation et dire que « la vie c’est de la merde », c’est sacrément large et exagéré. On essaie alors de préciser petit à petit les pensées problématiques qui génèrent cet état général jugé inadapté et problématique. Des petites techniques appelées « questionnement socratique » ou « flèche descendante » sont parfois utilisées. Reprenons notre même exemple avec le patient souffrant d’une anxiété sociale :

« – Même si tout le monde se moque de vous. En quoi c’est si grave ?
– Bah, j’aurais mauvaise réputation et je serais affiché pour toujours.
– C’est quoi qui vous dérange ? Qu’on vous colle une étiquette ou qu’on pense à mal de vous ?
– Qu’on pense mal de moi. Je suis déjà le bizarre de la promo. Et en vrai, ça… Je m’en fou de ça. Non. Juste qu’on pense mal de moi. Comme vous avez dit, la peur du jugement tout ça… Probablement. Enfin j’en sais rien…
– Hmm.. »

Le fait de penser que tout le monde nous juge constamment est un « biais d’interprétation » aussi appelé « pensée automatique » ou « croyance limitante ». En réalité, nous sommes tous une personne hasardeuse parmi la masse de gens. C’est la première fois que la patient enchaîne 2 ou 3 phrases et libère sa parole. Le thérapeute laisse un blanc au patient semblant perdu dans ses pensées. Il tente malgré tout de relancer :
« – Quel est le problème ?
– Moi.
– Comment ça ?
– Bah c’est moi le problème. J’ai l’impression que tout le monde me regarde tout le temps et n’attend qu’une chose : se foutre de ma gueule.
– Ce que vous voulez dire c’est que votre interprétation est fausse. Ça vous le savez. Mais elle est malgré tout là et vous tourmente. » Le ou la thérapeute reformule alors ses mots en essayant d’insister sur le fait que ce n’est pas lui le problème mais ses pensées. On n’est pas ses pensées. On n’est pas ses émotions. Pensées et émotions sont des manifestations, comme la sensation de froid en est une autre. Elles sont sur le même plan. Lui de son côté confirme par un oui de sa tête.

Le thérapeute continue : « Mais même si c’était le cas. Même si tout le monde se moquait réellement de vous en toute discrétion. Pourquoi c’est si grave ? Pourquoi est-ce si important qu’on ne se moque pas de vous ?
– Bah c’est évident. On veut tous une belle image de soi. Pour se faire des amis tout ça…
– Ah. En gros, ne pas se sentir rejeté.
– Oui. Bah… oui.
– Et c’est intéressant ce que vous venez de dire. Vous voulez que tout le monde ait une belle image de vous. Donc vous voulez être aimé par tout le monde ? Disons ça. Disons que toute personne veut être aimé par tout le monde. Pourquoi vous, vous voudriez être aimé par tout le monde ?
– Bah pour être plus serein !
Le ou la thérapeute venais de toucher du doigt ce qu’on appelle en TCC une croyance fondamentale. C’est-à-dire en gros une croyance primaire, à la racine d’autres croyances, d’autres manière de penser, d’autres manière de fonctionner. Ici, croire que pour connaître le bonheur il faut être aimé par tout le monde.

Restructuration de la cognition

Une fois le fonctionnement problématique décelé, le but est d’apprendre une autre manière de fonctionner plus objective et adaptée. D’apprendre d’autres pensées, d’autres comportements alternatifs. Et de ce fait, d’apprendre que notre fonctionnement problématique ou croyances dysfonctionnelles sont inadaptées par rapport à la réalité. On peut par exemple établir une sorte de « raisonnement bayésien ». Après avoir listé plusieurs manières alternatives de fonctionner, on évalue d’abord nos préjugés en pourcentage sur chaque alternative, puis on les teste sur le terrain au moins trois fois avant d’en tirer une conclusion par de nouveaux pourcentages plus réalistes basées sur les expériences de terrain.

Concernant notre exemple avec la personne souffrant d’anxiété sociale, tout le but sera de démontrer à quel point ses croyances et pensées sont à côté de la plaque par de petites expériences sociales. Il se trouve qu’il se centre énormément sur ses propres ressentis quitte à les grossir encore et encore. Au point de penser que tout le monde puisse voir tous ses défauts : bégaiement, mimiques de stress ou bizarres et ridicules mouvements.

Il y a alors plusieurs possibilités pour le vérifier. Il y a la possibilité que notre patient demande de lui-même aux personnes autour d’elle si elles ont réellement remarqué, le fait de se gratter le visage nerveusement, le fait de rougir ou le fait de trembler des lèvres, par exemple. Tous les comportements que la personne juge comme extrêmement visibles. Une autre solution serait de se filmer en train d’interagir et de discuter. Ou encore, une autre petite expérience possible serait d’exagérer un comportement juger ridicule et voir que finalement rien de grave ne se passe ; et que les personnes autour de soi sont tout autant attentionnées, sans se moquer à gorge déployée.

Invitation à l’action

Ainsi une thérapie ne se fait pas qu’en consultation mais aussi à la maison ! Ça se travaille au quotidien, tout comme on ne guérit pas d’un rhume du jour au lendemain. Parfois est demandé de noter ses pensées lors d’événements particuliers. Parfois est demandé de tester et expérimenter d’autres manières de fonctionner. Et la méthodologie est clairement expliquée. Encore une fois, le but ultime d’une thérapie est qu’on puisse, par l’avenir, avoir ce recul plus objectif de manière autonome, sur nos émotions, comportements et pensées. On terme technique, on appelle ça la métacognition.

La mise en action est d’ailleurs une notion centrale des TCC. On parle de Thérapie d’Activation Comportementale pour remettre en route des activités centrées sur les motivations et valeurs principales de l’individu, surtout lors de dépression. Autre exemple, on parle d’Exposition Progressive notamment contre les phobies, où on ne va pas directement mettre une araignée dans les mains d’une personne arachnophobe au milieu d’une cave sombre ! L’exposition est progressive. D’abord juste en en parlant, dessinant ou en montrant des images avec son thérapeute dans un contexte sécurisant. Un contexte sécurisant duquel on décortique nos pensées et fonctionnements.

Gestions des émotions

Encore une fois, une TCC ne s’intéresse pas éternellement au « pourquoi » du passé, mais se focalise sur le concret du « comment » aujourd’hui au moment présent pour comprendre le fonctionnement. On invite également le patient à se focaliser sur ce moment présent, via différentes méthodes que ce soit la métacognition, la mise en action ou la relaxation. Cela permet notamment d’aider à la gestion des émotions.

Pour de plus en plus d’auteurs et de cliniciens, on parle de Thérapies d’Acception et d’Engagement ou encore de Thérapies de Pleine Conscience. Pleine conscience, c’est-à-dire d’accorder simplement et totalement son attention sur ce qui se passe là, tout de suite, en ce moment. Résolution de problème, apprentissage, hypnose, méditation, lecture, jeux vidéos, loisirs et autres activités absorbantes sont tous des exemples d’outils pour laisser de côté notre éternelle boîte à penser et se focaliser sur le moment présent.

Cela permet par exemple de mettre de côté les ruminations focalisées sur le passé – telles les pensées bouclées sur : « je n’aurais pas dû faire ça, la honte, la honte. Qu’est-ce qu’ils vont penser de moi maintenant. Pourquoi j’ai fait ça ? Ils doivent me détester. » – ou de mettre de côté les anticipations anxieuses du futur – par exemple : « Je sens que ça va mal se passer. Je vais arriver là-bas je vais trembler de partout. Je vais bafouiller et me ridiculiser. Comme toujours. Et ça aura des conséquences graves. Je ne le sens pas. Ça va être horrible. »

Motivation et acceptation

Ainsi, contrairement aux idées reçues, une TCC n’est pas une thérapie froide et mécanique. Non. Les émotions et les ressentis subjectifs sont pris en compte. Malgré toutes ces techniques de gestion des pensées et émotions, elles sont toutefois difficiles à supprimer. On n’a malheureusement pas un clique droit puis à la corbeille pour une émotion ou une pensée. On ne peut que les gérer et les accepter. D’où un autre concept important des récentes TCC : la notion d’acceptation.

Le ou la psychiatre ou psychologue cherche à modifier la relation qu’à la personne à sa problématique, plus que de se concentrer sur la problématique en elle-même. Encore une fois, on s’intéresse au davantage « comment » du fonctionnement, c’est-à-dire les processus derrières. En bref, une TCC nous invite à prendre du recul, d’accepter que nous sommes qu’un simple être vivant avec des pensées, sensations et émotions et à revenir à ce qui nous importe le plus dans la vie : nos valeurs, nos premières motivations.

Étape 4 : les résultats en conclusion

Le petit chercheur

Comme on vient de voir ensemble, des TCC, il y en a plusieurs dont certaines fonctionnent plus que d’autres sur certains troubles. S’y ajoute à cela toute une armada de grilles d’observation, de tests et questionnaires pour évaluer le tout. Bah oui, psychologue c’est tout un métier ! À croire qu’ils ne font qu’écouter la personne. Mais non, c’est un bordel de boulot pour tout démêler. Surtout de manière la plus efficace possible, en se référant continuellement aux études scientifiques.

Donc oui. Une TCC, une thérapie cognitivo-comportementale, est une thérapie scientifique. Scientifique, pas uniquement ce sur quoi elle repose, mais aussi dans sa méthode. Le déroulement même d’une TCC se passe comme une étude scientifique. Peu importe le nom spécifique de la thérapie inspirée, on pose toujours des hypothèses puis on les teste en évaluant avant et après si ça a eu un effet. Voilà le résumé d’une TCC sur quelques séances. Le ou la thérapeute invite la personne à jouer au petit chercheur.

Une idée reçue qui est exagérée mais pas fausse

En quatrième étape, il est alors temps d’évaluer s’il y a eu progrès ou pas. On reprend les grilles d’évaluation choisies au tout début de thérapie. Puis on compare les résultats avec ceux d’aujourd’hui après thérapie. Si les hypothèses ont été bonnes. Si la personne se sent satisfaite, plus autonome, plus en bien-être.

Ainsi, contrairement aux idées reçues, une TCC n’est pas une thérapie froide et mécanique où on conditionne un comportement comme on conditionnerait un chien à donner la pa-patte. Non. Ou en fait, oui… mais pas uniquement, parce que, la vie de la personne, ses émotions et ses propres valeurs sont prises en compte. Mais ça reste une thérapie basée sur l’apprentissage voire le conditionnement. Comme le chien qui donne sa pa-patte… oui… si on veut.

Étape 5 : suivi du maintien sur le long terme

C’est bien appris et ancré ? Bien emballé et conditionné ?

Et justement, en toute dernière séance on cherche à savoir si la nouvelle manière de fonctionner a bien été ancrée, a bien été apprise. Ou, en d’autres termes si vous préférez, oui, si la nouvelle manière de fonctionner a bien été conditionnée. C’est la cinquième et dernière étape : le suivi sur le long terme. Le thérapeute propose au patient de se revoir dans plusieurs mois pour évaluer tout ça. Ouais. Tel un partiel ou un examen de fin d’études.

Les TCC restent avant tout des thérapies de l’apprentissage

En effet, bien que nos premiers préjugés annoncent avec des grands mots que les TCC conditionnent, comme si on conditionnait un animal de laboratoire, ou reprogramment comme si on injectait de nouveaux programmes informatiques préformées, en fait, beaucoup de choses repose sur le même schéma qu’un simple… enseignement. Les TCC ne restent pas plus pas moins que des thérapies d’apprentissage. On apprend comment à garder une posture plus objective en prenant du recul. On apprend comment rester calme malgré des situations stressantes qui étaient carrément envahissantes avant thérapie. On apprend à prévoir quand est-ce qu’un comportement compulsif va arriver. Bref, on apprend à mieux gérer ses pensées, émotions et comportements.

On utilise même d’ailleurs un terme pour ça. On parle de psychoéducation. En gros, une thérapie sert à mieux se connaître, comment on fonctionne. Et encore une fois, seules, les consultations avec le thérapeute ne sont pas suffisantes. C’est tous les jours qu’on s’adapte et qu’on apprend des choses. Le thérapeute peut alors recommander à la personne des auteurs, autrices et ouvrages auxquels il pourra se référer. Certains parlent de « bibliothérapie » : la thérapie par la lecture.

III. Conclusion

On ne « désapprend » pas (malheureusement)

Pour conclure, on peut lire parfois qu’une TCC s’apparente à une reprogrammation. Comme si on nettoyait les fichiers d’un ordinateur, en supprimant certains pour réorganiser le tout. Or, contrairement à certaines idées reçues et ce qu’on peut lire ici et là, une TCC n’a pas pour objectif de « déprogrammer », de « désapprendre » ou de « supprimer » les pensées, émotions et comportements gênants. Une TCC a pour objectif, non seulement d’apprendre à vivre avec, mais aussi d’apprendre « un comportement nouveau, incompatible avec le trouble présenté » (Cottraux, 2020, p.3) au point que ça devienne automatique et qu’il puisse, au quotidien, l’appliquer.

Une TCC, donc, n’est pas magique. On ne vient pas voir son thérapeute pour supprimer ce qui ne va pas et puis hop on repart. Non. On comprend et accepte notre fonctionnement puis on tente d’apprendre une nouvelle manière de fonctionner. Et ça, comme tout enseignement, ça demande quelques séances en plus des devoirs quotidiens à la maison pour le patient actif et engagé.

Les limites d’une TCC ?

Malgré tout, une TCC est limitée. En effet, on travaille sur les comportements, émotions et pensées. Mais encore faut-il qu’ils soient présents. Encore faut-il que la personne puisse elle-même en produire – des comportements, émotions et pensées – et prendre du recul par rapport à ces-derniers. Ça demande un effort cognitif et émotionnel que, certaines personnes dans un état plus grave, ne peuvent réaliser. Et dès fois, oui, même juste le simple de se lever de son lit ou de penser c’est déjà difficile à engendrer…

Enfin, comme définie au début de ce dossier, une TCC est centrée sur l’individu. Que c’est en restructurant le fonctionnement propre de l’individu que le problème peut être réglé. Mais il ne faut jamais oublié que le fonctionnement d’un individu est toujours en interaction avec son environnement. Ainsi, peut-être que finalement, le problème dès fois ne vient pas de lui, mais de son environnement.

Le problème ne vient pas que de soi : interaction (cf. Figure 9)

Exemple quotidien très simple. Si une femme citadine sort seule, le soir, dans la rue… Le fait d’être anxieuse et limite paranoïaque n’a rien d’anormal. Ce n’est pas son fonctionnement qui est problématique. Mais bien l’environnement et cette société où sexisme et agression sexuelle sont trop présents et presque sans poursuite…

Autre exemple extrapolé, sur le burn-out, avec Tupe et le psychiatre Gaetan interviewé dans l’épisode 350 :

S’il fallait retenir qu’une seule chose

Pour clore ce dossier sur les TCC. Si l’expression de thérapie cognitivo-comportementale ne vous parle pas, ou vous fait peur pour je ne sais quelle raison, souvenez-vous juste d’une seule chose : c’est une thérapie objective. Autrement dit, c’est une thérapie qui aide la personne à se détacher de ses habitudes, de ses apprentissages, de ses émotions, comportements et pensées, bref de sa subjectivité pour la voir d’un nouvel œil plus objectif. Et tout cela en collaboration avec un ou une psychiatre ou psychologue qui connaît les meilleures méthodes prouvées scientifiquement.

Et si c’est ce le mot « thérapie » qui ne vous plaît pas, imaginez cela comme un atelier pratique dans le but d’aller mieux au quotidien ! En bref, une thérapie cognitivo-comportementale, est un atelier pratique avec un ou une praticienne scientifique dans le but d’apprendre à être plus objectif au quotidien de manière automatique.

Quelques liens et références

https://www.aftcc.org
https://igorthiriez.com
https://www.padesky.com
https://tcc.apprendre-la-psychologie.fr
https://www.psychopap.com/selon-mes-symptomes
https://tccmontreal.com (site de Jean Goulet et Louis Chaloult)
https://e-psychiatrie.fr/tcc-psy-paris/principes-modeles-psy-tcc-paris
Hoffman et al. (2007) Meta-Analysis of Psychological Interventions for Chronic Low Back Pain https://psycnet.apa.org/doi/10.1037/0278-6133.26.1.1
Turner & Jensen (1993) Efficacy of cognitive therapy for chronic low back pain https://doi.org/10.1016/0304-3959(93)90128-C
Fonagy (2015) Effectiveness of psychodynamic […] https://doi.org/10.1002/wps.20235
Palazzolo (2020, 2ème édition) Les thérapies cognitives et comportementales
Cottraux (2020, 7ème édition) Les psychothérapies cognitives et comportementales
Inserm (2004) Psychothérapie : Trois approches évaluées http://hdl.handle.net/10608/146
Ngô & Dionne (2018) Chapitre 5 dans Pleine conscience et intervention
Un bon début d’annuaire d’associations et thérapeutes TCC :
https://www2.aftcc.org/carte_membres

Podcast Science 487 – Les Thérapies Cognitives et Comportementales

Bienvenue en thérapie scientifique. Aujourd’hui nous allons découvrir ensemble en quoi la psychologie est avant tout scientifique, même pour cette discipline et pratique complexe qu’est la clinique. Asseyez-vous confortablement. Prenez un temps. Pour parler un peu de l’humain et de son fonctionnement. Et laissez Cléora vous expliquer les thérapies cognitives comportementales. Nous sommes le 08 Mars 2023, vous êtes bien sur Podcast Science, bienvenue.

-> Vers le dossier écrit <-

Tour de table

  • Pascal
  • Cleora
  • Alexa

Citation

“Ce sont presque toujours les formes les plus élevées de l’activité humaine, la volonté, la résolution, le libre arbitre, qui ont été étudiées par les philosophes. […] Mais, quoique cette façon d’aborder la question soit peut-être la plus naturelle, elle est cependant la plus difficile et la plus dangereuse : les phénomènes les plus élevés et les plus importants sont loin d’être les plus simples […] qui empêchent de bien comprendre leur véritable nature. Les faits les plus élémentaires, aussi bien en psychologie que dans les autres sciences, sont recherchés aujourd’hui de préférence, car on sait que leur connaissance plus facile à acquérir éclaircira beaucoup celles des formes plus complexes.”

Pierre Janet (1889) L’automatisme psychologique

Chatroom

La Chatroom

Pascal: Bonjour
Cleora: Hiho 🙂
Barenziah : bonsoir à tous 😁
Vincent: Bonsoir
Cleora: Bah bonsoir 🙂
Pascal: est ce que vous nous entendez ?
Barenziah : oui
Vincent: C’est parfait
Barenziah : qu’est-ce qu’une morsure d’écureuil face à une morsure de chauve-souris ?!
Pascal: j’imagine que ca dépend de l’écureuil et de la chauve souris
Alexa Sadier Explorabat 🦇: En fait assez proche niveau risque de rage 😀
Barenziah : @Platypus ? Malo ?
Alexa Sadier Explorabat 🦇: CA NE REMONTE PAS 93
Barenziah : je valide
Ashka: coucou -_-
Barenziah : en tout cas j’ai bien bossé sur ma couture 😁
Cleora: haha
Vincent: Merci beaucoup
Ashka: Je réécouterai en entier, mais ce que j’ai entendu était très intéressant 🙂
Vincent: moi aussi je vais réécouter je crois que j’ai pas tout compris ptdr
Cleora: Des questions Vincent ? haha
Vincent: Pas spécialement non
Vincent: Bon bah moi j’y vais merci beaucoup c’est super ce que vous faites
Alexa Sadier Explorabat 🦇: merci 🙂
Pascal: merci
Cleora: 🙂 Bonne soirée !
Cleora: Merci d’être venu :$
Barenziah : intéressant la cuisine du montage 😵‍💫
Ashka: Je plussoie 🙂
Alexa Sadier Explorabat 🦇: 😀
Cleora: haha
Cleora: c’est le dossier caché de Pascal 🙂
Barenziah : c’est des clics d’écho location 😇
Alexa Sadier Explorabat 🦇: ahahah OUI
Ashka: @Barenziah tu as une liste pour les emojis ?
Barenziah : heuuu… c’est que je suis sur mon tel
Ashka: Aaaah, mais c’est tricher, ça ^^
Ashka: (Et du coup, je comprends mieux =D )
Barenziah : bah non, sinon je peux pas bosser ET écouter PS !
Ashka: ça dépend ce que c’est ton taf ^^ (deux écrans, c’est la vie 🙂 )
Barenziah : Ben ce soir c’est couture
Barenziah : machine à coudre, tout ça…
Pascal: https://www.20k.org/episodes/loudnesswars
Ashka: Ah oui, c’est compliqué à mettre sur le bureau avec le PC :/
Ashka: Merci pour cet épisode et à dans 15 jours, du coup 🙂
Barenziah : bonne nuit
Cleora: Bonne nuit 🙂

Podcast Science 486 – Moi Le Blob

TOP ! Je vis à l’abri de la lumière, dans les habitats sombres et humides. Être unicellulaire, ni animal, ni plante, ni même champignon, je n’ai pas de pattes et pourtant je peux me déplacer. Je n’ai pas non plus de bouche, d’estomac ni d’yeux et pourtant je peux percevoir le monde autour de moi et ingérer ma propre nourriture. Je suis quasi-immortel et possède plus de 700 types sexuels. Je suis présent sur terre mais j’ai aussi voyagé dans la station internationale. Je suis, je suis, je suis… LE BLOB ! J’étais déjà venu vous voir dans l’émission 474 et me voici de retour avec ma meilleure ambassadrice, Audrey Dussutour qui vient vous présenter son dernier livre à mon sujet. Nous sommes le mercredi 8 février de l’an 2023, bienvenue dans Podcast Science !

Tour de table

  • Blohan depuis Paris à la technique
  • Blirène depuis les Alpes
  • Bleora depuis Perduville
  • Blalexa depuis Los Angeles
  • Blaupo depuis Paris
  • Et notre invité, Le Blob… et son ambassadrice Audrey Dussutour depuis Toulouse

Les images de la semaine

Citation

“I didn’t want to just know names of things. I remember really wanting to know how it all worked.”

Je ne voulais pas seulement connaître les noms des choses. Je me souviens que je voulais vraiment savoir comment tout cela fonctionnait. — Elizabeth Blackburn

Chatroom

La Chatroom

blob a l’ecoute: il y a personen pour le blob ?

blob a l’ecoute: ah oui c’est trop tot

Cleora: Ha que bonsoir 🙂

Alexa Sadier Explorabat 🦇: Salut !!!!

Mélissandre: Hello !

Blue Phenix: Couscous !

Cleora: B’soir Mélissandre et Blue Phenix 🙂

Blue Phenix: Ah voila mieux, m’était trompé d’adresse à l’identification lol

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: Bonsoir tout le monde

Blue Phenix: Salut Pierre, Mastodon social ? lol

lepellec2@wanadoo.fr: Bonsoir tout le monde

Hugo2012: Bonsoir

Cleora: B’soir aux arrivants 🙂

SpyderCo: Bonsoir !!

Cleora: ON AIR on nous entend ? 🙂

Messier45: on vous entend

Messier45: une émission qui a commencé par un grand éclat de rire 😉

kaou: un peu oui

kaou: bonsoir

Blue Phenix: Si on vous entend

barenziah : bonsoir à tous 😁

Cleora: B’soir @barenziah

Blue Phenix: Mais que fait Pascal !!

kaou: et discord y’a l’audio aussi ?

barenziah : de plus en plus de truc sont sur discord…

Blue Phenix: t’as des comptes invités sur discord il me semble

Cleora: ah ouais ? On va se renseigner ce serait cool que même sans compte on puisse venir

Blue Phenix: Ouai mais en vidéo on peut profiter du chat de Pierre quand il lui vomit dans le dos

Blue Phenix: T’as pas eu des faux vomis en plastiques sur tes sièges après ? lol

SpyderCo: Wahou

Blue Phenix: Blaupo ça change pas trop du coup lol

barenziah : bien joué @Cleora le parasitage 😉

Hugo2012: Ça commence à quelle heure

barenziah : @Hugo2012 ça a commencé 😉

barenziah : il faut recharger la page si tu n’as pas le son

Cleora: https://clementnicolefr.files.wordpress.com/2023/02/06-image2.png

Cleora: https://clementnicolefr.files.wordpress.com/2023/02/11-tumblr_f4a6d4f4d291b7367d347eea86976432_c11a17bb_540.webp

Blue Phenix: @Cleora c’est de la 3D non ?

Barbara92: Oui effectivement

Cleora: https://clementnicolefr.files.wordpress.com/2023/02/03-moi-le-blob2.jpg

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: https://toutelaculture.com/livres/feminicide-blob-illiberal-les-nouveaux-mots-du-larousse-2021/

Blue Phenix: Oui y’a le film Blob

Blue Phenix: de 1958

Cleora: https://clementnicolefr.files.wordpress.com/2023/02/10-tumblr_38b221ace65931be5bcb44793b6a145f_e1314c49_540.webp

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: https://www.nytimes.com/1973/05/30/archives/blob-grows-in-dallas-housewife-is-puzzled.html

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: https://www.nytimes.com/1973/05/31/archives/texas-scientists-think-backyard-blob-is-dead.html

Cleora: https://clementnicolefr.files.wordpress.com/2023/02/20-moi-le-blob4.jpg

Cleora: https://clementnicolefr.files.wordpress.com/2023/02/12-670200dd752bf1fc.jpg

Cleora: https://clementnicolefr.files.wordpress.com/2023/02/05-image1.png

Cleora: https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/6/6e/Physarum_polycephalum.jpg

SpyderCo: @pc Le blob est-il considéré comme un être vivant ?

Blue Phenix: oui

Blue Phenix: Et il n’y a pas une histoire comme quoi ils peuvent intégrer l’apprentissage d’un autre individu en fusionnant avec ?

Blue Phenix: avec l’expérience des ponts avec une barrière de sel

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: yes

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: @SpyderCo réponse donc : oui

Blue Phenix: Est-ce que les Blobs sont des géologues ? Est-ce que les géologues sont des blobs ? lol

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: haha

Alexa Sadier Explorabat 🦇: tout le monde est géologue

Alexa Sadier Explorabat 🦇: (même Taupo)

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: NON

kaou: les oeufs ?

Blue Phenix: Tu lèches des cailloux aussi Pierre ?

Cleora: https://clementnicolefr.files.wordpress.com/2023/02/13-image7.png

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_vainqueurs_des_prix_Ig_Nobel#Prix_d%C3%A9cern%C3%A9s_en_2008

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_vainqueurs_des_prix_Ig_Nobel#Prix_d%C3%A9cern%C3%A9s_en_2010

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: @Blue Phenix jamais !

Blue Phenix: Y’a pas une vidéo avec Valentine justement où tu le fais ? XD

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: ah non

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: j’ai mangé des cirons de la mimmolette vieille

Blue Phenix: ^^” je crois qu’on est pas sensé manger la croute quand y’en a

Blue Phenix: Quand j’étais en coutellerie à Thiers je me rappel qu’un gars avait ramené un fromage aux artisous, pas mauvais en plus ^^

Blue Phenix: à quand le jeu Blob façon simscity XD

barenziah : @ps le blob pourrait résoudre le problème du “voyageur de commerce”, du coup ?

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: https://sites.google.com/site/takuyaumedachi/research/amoeba-inspired-robots

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: https://link.springer.com/chapter/10.1007/978-1-84882-530-7_10

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: https://www.newscientist.com/article/dn24012-robot-face-lets-slime-mould-show-its-emotional-side/

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: https://youtu.be/P0i-Df4w4KY

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: https://images.newscientist.com/wp-content/uploads/2013/08/dn24012-1_300.jpg?width=800

Blue Phenix: bientôt le front de libération des blobs ^^

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: Ou le front blob de libération

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: haha en plus ils se connaissent tous les deux

Blue Phenix: Et ça finit par le règne mondial du blob et notre asservissement en esclavagisme ^^

Blue Phenix: Du coup si on se fait choper avec une drogue, si on dit que c’est pour notre Blob ça passe devant le juge ? lol

Blue Phenix: Faut faire un projet avec Mehdi Moussaid ! La foule versus le blob !

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: Mehdi et audrey ont été dans le même labo en plus

Blue Phenix: Comme quoi, le monde de la recherche est petit ^^

Blue Phenix: Et petite question : un blob, ça a une espérance de vie ?

Blue Phenix: (dans le sens dégénérescence de l’information génétique comme pour nous j’entends)

Blue Phenix: wow .. impressionnant ça je m’y attendais pas ^^”

Blue Phenix: ah bah j’allais demander ça lol

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: que des bonnes questions

Blue Phenix: Et Malu on peut pas le sauver en le fusionnant avec un autre jeune ? même d’un autre individu ?

Blue Phenix: enfin si j’ai bien comprit il risquerai de voir ses noyaux détruit par l’autre individu

Blue Phenix: on a perdu l’audio !

Alexa Sadier Explorabat 🦇: Fou cette émission

barenziah : a pu

Loïc: plus de son

Cleora: yep :/

Blue Phenix: Ah puis là c’est bien mort, la page est en erreur ^^”

Blue Phenix: “The file you requested could not be found”

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: vous nous entendez plus là non ?

Babou: Non

Barenziah: plus rien

Blue Phenix: Je crois que le discord va arriver plus rapidement que prévus XD

Babou: C est un coup à fifi 🤣🤣🤣🤣

Barenziah: lol

Alexa Sadier Explorabat 🦇: 😀

Alexa Sadier Explorabat 🦇: c’est la connexion de Blohan sui a sauté

Cleora: Refresh ? 🙂

Cleora: c’est la fin

Blue Phenix: C’est bon

Blue Phenix:

Blue Phenix: c’est revenu

Blue Phenix: la VR vie de blob lol

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: https://fr.wikipedia.org/wiki/Elizabeth_Blackburn

Blue Phenix: Merciiiii !!

Blue Phenix: super émission ^^

Barenziah: merci !

Barenziah: et courage pour le montage ^^

Cleora: Et ya tout plein et plus d’anecdotes pop dans Moi, Le Blob ! La même énergie

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: haha oui bon courage aux monteurs

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: on va le confier à un blob

Cleora: haha il sait bien reconnecter les p’tits bouts

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: indeed

Cleora: https://arbre-des-connaissances-apsr.org/nos-actions/les-apprentis-chercheurs/

Blue Phenix: Bonne soirée à tous !

Cleora: Bonne soirée 🙂

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: Bonne soirée tout le monde

Retranscription : Le Lupus

Episode 485 : les notes d’émission

Imaginons notre système immunitaire jouer au loup garou. Qu’il pense réellement qu’il y ait un loup garou parmi les villageois et les cellules saines de notre corps et qu’il s’en prenne malheureusement à un villageois. Nous voilà là dans un cas de dérèglement du système immunitaire, une maladie auto-immune. Et aujourd’hui, justement, on va parler d’une de ces maladies aux noms de loup de lupus par le prisme de des sciences, c’est à dire comment les connaissances ont été accumulées sur cette maladie au cours de l’histoire.

Vous êtes sur Podcast Science dans l’épisode 485.
Nous sommes le mercredi 25 janvier 2023.
Bienvenue !

*intro*

C’est quoi le Lupus comme maladie ?

**************************En petite table virtuelle en cet épisode, nous avons donc aujourd’hui
Romulus et Remus dont moi Cleora et Pascal du côté de Mulhouse,
00:01:16:08
Pascal
Salut tout le monde.
00:01:18:02
Cleora
Et notre conteuse universelle Irène, qui va nous conter l’histoire du lupus de l’Antiquité à l’actualité.
00:01:23:24
Irène
Bonsoir.
00:01:25:17
Cleora
Et je te laisse tout de suite la parole pour nous conter cette histoire du lupus.
Mais d’abord, j’imagine que tu vas nous définir un peu ce que c’est.
00:01:31:21
Irène
Oui et tout à fait. Je fais un bref rappel pour pour voir un petit peu ce que c’est cette maladie. Et puis après on verra comment au cours des siècles et des âges, on s’est formé une idée de ce que c’est. Alors donc, pourquoi ? Pourquoi j’ai voulu vous parler du lupus ? C’est encore moi. C’est souvent des raisons bidons. C’est parce que je tombe sur un article fort intéressant sur l’histoire du lupus.
00:02:00:01Et du coup, j’ai voulu vous en parler. Comme disait Cleora, avant de parler de l’histoire, on va présenter un peu la maladie pour savoir ce que c’est que ce lupus. Il faut savoir qu’il y a environ environ 5 millions de personnes à travers le monde qui sont touchées par cette maladie. Et ce sont surtout les femmes jeunes.
00:02:21:24Mais on trouve aussi cette maladie chez les hommes et les enfants. Et c’est une maladie qui peut toucher toutes les régions du corps humain. Ça peut toucher la peau, les articulations, le cœur, les poumons, le rein, le cerveau. Donc ça peut toucher plusieurs organes différents et du coup, il y a un large éventail de symptômes qui est possible.
00:02:46:20Donc le diagnostic n’est pas toujours posé directement et de façon évidente. Il n’y a rien de spécifique et que ça peut, encore une fois, s’exprimer de façon fort différente. Ceci étant dit, parlons des symptômes les plus communs du lupus – j’hésite un peu à vous le dire parce que quand on dit ça après, il y a plein de gens qui s’y reconnaissent.
00:03:10:14Donc vous allez probablement être fatigué et il est possible que vous souffriez d’une anémie sévère, une diminution de votre hémoglobine, ce qui vous fatigue, ce qui vous essouffle. Il est possible que vous ayez des maux de tête, des articulations gonflées ou douloureuses, de la fièvre aussi, des œdèmes, des gonflements des tissus au niveau des pieds, des mains, de jambes. Et s’il y a une atteinte cardiaque dit ressentir comme des douleurs dans la poitrine avec essoufflements.
00:03:51:18Et puis, un des signes majeurs tout de même, c’est quand même l’éruption cutanée sur les joues et le nez. Et ça, on va en parler tout au long de l’émission. C’est ce fameux masque de loup qui, en fait, n’est pas du tout un masque de loup. D’ailleurs, on va revoir ça. Il est possible qu’on trouve d’autres signes, comme une sensibilité à la lumière, un syndrome de Raynaud.
00:04:18:03On en a d’ailleurs parlé dans l’émission sur le froid, c’est à dire quand on a les doigts très, très blancs, dès qu’on ressent un petit peu de froid. On peut avoir des ulcères. Ça aussi, c’est très fréquent. Des ulcères, des tissus qui saignent et qui n’arrivent pas à se refermer. Quand on a une plaie qui ne se referme pas au niveau de la bouche et du nez, on peut avoir des thromboses aussi, donc des troubles de la circule action sanguine qui vont boucher notre système artériel veineux et hélas, on peut aussi avoir des avortements récidivant.
00:05:00:09Et c’est une maladie qui s’exprime souvent avec des périodes de poussées. C’est à dire qu’on peut avoir des périodes de rémission ou les symptômes vont s’améliorer. Et puis tout d’un coup, on va avoir une poussée, des symptômes qui s’aggravent sous la fatigue, le stress, etc. Alors on la définit selon trois adjectifs et on va décortiquer un petit peu ces petits mots, ces mots un peu techniques.

Mots techniques de la maladie

00:05:27:16

**************************C’est une maladie inflammatoire chronique, auto-immune. Qu’est ce que ça veut dire chronique ? Ça veut dire que les symptômes ont tendance à durer. On dit que ça dure plus de six semaines et souvent plusieurs années. Ensuite, le fait que ce soit inflammation, une inflammation, ça, c’est une réaction de l’organisme, une réaction, une réponse des défenses du corps.
00:05:52:11Lorsqu’il y a une agression ou qu’on a des symptômes apparents tels que rougeur, chaleur, chaleur locale, fièvre et œdème : ça, c’est la définition de l’inflammation. Et d’un point de vue biologique, les acteurs de cette réponse immunitaire sont engagés. Donc, on va avoir notamment par exemple, la production de nos fameux anticorps qui vont jouer un rôle dans cette réponse inflammatoire.
00:06:17:11Et puis auto-immune. Alors, qu’est ce que ça veut dire ? Notre système immunitaire – donc notre système de défense – un des outils qu’il utilise énormément, c’est de produire ce qu’on appelle des anticorps qui sont vraiment des outils qui sont là pour nous défendre, pour attaquer par exemple, ou neutraliser un virus ou une bactérie qui pénètre dans notre corps. Et le fait que ce soit auto immune, eh bien, ça veut dire que ces anticorps, ils vont endommager nos propres tissus.

Facteurs prédisposants ?

00:06:46:16

**************************Donc ça, c’est la partie peut être la plus surprenante de cette maladie et de toutes les maladies auto immunes en général. C’est que notre système de défense se retourne contre nous. Alors, cette maladie, le lupus, survient en général sur un terrain génétique qui va être prédisposant. Mais on n’a pas un gène du lupus. Et en plus, ça semble être favorisé par d’autres facteurs.
00:07:15:12On sait que, par exemple, certains médicaments peuvent déclencher un lupus. Il y a par exemple quelques antibiotiques ou quelques médicaments antituberculeux, quelques traitements contre la tension artérielle aussi, par exemple, ou des épileptiques qui peuvent déclencher un lupus. On sait qu’il y a des facteurs environnementaux aussi, comme le soleil, les ultraviolets du soleil, le tabac ou le stress.
00:07:46:17Il y a certaines infections virales comme la mononucléose qui est due au virus de l’hépatite B. Un virus donc, qui peut aussi déclencher un lupus. Et puis, il y a certainement des facteurs hormonaux, surtout des hormones féminines. Peut-être les œstrogènes, parce que, et c’est assez bien établi, c’est une maladie qui touche en majorité les femmes.
00:08:16:01Il existe aussi une forme néonatale, c’est à dire qu’une forme de lupus qui se déclenche à la naissance. Et ça, c’est dû au passage des anticorps de la mère qui elle même a un lupus. Ces anticorps qui vont passer chez le nouveau né, donc, comme on l’a vu, ce n’est pas une maladie qui est liée à la modification majeure d’un gène, comme par exemple la mucoviscidose.
00:08:41:10Mais elle est vraiment liée à plusieurs petites modifications qui, probablement lorsqu’elles s’additionnent, favorisent la perturbation du système immunitaire et donc en déclencher un. Alors on a deux formes de lupus. Grosso modo, on a une forme qui est limitée au tissu conjonctif de la peau et donc on parle d’un lupus érythémateux, donc rouge, parce que en fait on voit des plaques rouges sur la peau.
00:09:12:23On verra un peu fait que pendant longtemps on a cru que c’était une maladie uniquement de la peau. Mais on s’est aperçu, et on va voir ça un peu plus loi encore une fois, que cette atteinte peut s’étendre à d’autres organes. C’est vrai dans environ 10 % des cas. Là, on parle de lupus érythémateux disséminé et là, c’est souvent quand la maladie de la maladie devient très grave.
00:09:40:10Il faut savoir que c’est une maladie ou la mortalité est quand même importante. Et notamment parce qu’il y a des troubles cardiovasculaires, donc des troubles du système des artères et des veines, et puis cardiaques. Mais on a aussi pas mal d’infections. Et puis des atteintes du rein aussi. Tout ça fait que cette maladie peut être parfois très grave.

Les premières traces historiques du Lupus

00:10:07:11

**************************Donc, une fois qu’on ait un petit peu cerné, qu’est ce que c’est comme maladie ? Voyons un petit peu son histoire au cours du temps. On sait qu’on a trouvé – sans être décrite – en Colombie une momie qui date d’environ 890 après Jésus-Christ. Et là, on est à peu près sûr que la personne avait eu un lupus.
00:10:37:11Donc c’est une des premières traces vraiment prouvées de cette pathologie. Mais l’histoire, vraiment de la maladie, c’est à dire la description de la maladie en soi, elle commence probablement au Vᵉ siècle avant Jésus-Christ, quand Hippocrate de Cos. C’est celui du serment d’Hippocrate, un médecin grec, qui est né et donc au Vᵉ siècle avant Jésus-Christ.
00:11:08:21Donc ce médecin, Hippocrate, décrit des lésions cutanées qui sont nécrosantes, c’est-à-dire destructives.
00:11:18:19Mais encore une fois, ça ne veut pas dire que la maladie était bien identifiée par ses symptômes. Pendant des siècles, on a cru qu’il ne s’agissait qu’une maladie de la peau. Je ne veux pas rentrer dans les détails, mais pendant de longs siècles, les siècles suivants on a en fait pas mal de traces écrites.

L’origine du mot “lupus”, derrière le loup

00:11:40:11

**************************Au Moyen Âge, on la décrivait très, très souvent. Elle était décrite comme une maladie de la peau et on la confondait volontiers avec la lèpre ou des cancers de la peau. Mais la description de ces lésions ulcéreuse (des ulcères, c’est une plaie qui ne cicatrise pas) ressemblaient parfois à des morsures de loup. Et c’est ce qui a donné le nom à la maladie, le lupus.
00:12:08:19Contrairement à ce qu’on peut penser, ce n’est pas du tout à cause de la forme de masque de loup que l’on évoque devant cette maladie. Mais en fait, quand on parle du lupus, donc, c’est parce que les marques sur la peau ressemblent à des morsures de loup. Mais l’éruption en elle-même ressemble à un motif en ailes de papillon.
00:12:32:10 Donc je pense que sur la chatroom, on pourra vous mettre une illustration de la forme du masque.
00:12:46:07
Cleora
Quand c’est très léger, on dirait presque du maquillage. Que c’est presque mignon.
00:12:50:04
Irène
Mais oui. Tout à fait. Tant qu’on en reste là, ça va effectivement. Alors, pendant les siècles suivants, on retrouve des descriptions assez nombreuses des symptômes de cette maladie dans divers ouvrages de dermatologie. Car encore une fois, c’était bien au niveau de la peau et surtout au niveau du visage qu’on pouvait avant tout observer les signes de cette maladie.
00:13:16:08Alors, comme dit Cleora, ça peut être très léger, ça peut être des tartres, des rougeurs, mais malheureusement, parfois, ça prend des tournures beaucoup plus graves des ulcérations au niveau des joues, du nez, des paupières, des lèvres. Parfois, ça devient une atteinte plus profonde au niveau des muscles. Et c’est là qu’on parle de morsure. Et puis, il faut attendre le XIXᵉ siècle et les observations d’un jeune médecin hongrois qui s’appelle Moritz Kaposi.
00:13:46:14Le nom est bien connu en médecine, malheureusement, parce qu’il a donné son nom a de nombreuses pathologies variées le syndrome de Kaposi, le sarcome de Kaposi, etc. Et dont des maladies en fait assez graves et donc c’est lui qui a décrit la maladie avec avec les deux formes qui commencent à être bien différenciées.

2 formes du Lupus : cutanée et diffuse

00:14:19:13

**************************La forme exclusivement cutanée et puis la forme diffuse. Et donc ce n’est qu’à partir de ses descriptions de ces observations que les médecins ont pris conscience que la maladie était systémique, c’est à dire qu’elle n’était pas localisée à un organe, mais qu’elle était généralisée. On est au XIXᵉ siècle simplement, et là on commence à comprendre.
00:14:44:17 C’est là qu’il y a enjeu. Un jeune médecin canadien qui a compris vers la moitié du XIXᵉ siècle, qu’on pouvait même avoir des manifestations systémiques généralisées, même sans lésions dermatologiques. Donc là, on s’aperçoit qu’on peut avoir un lupus et ne pas avoir de manifestations cutanées, en fait. À partir de là, les descriptions deviennent beaucoup plus précises et on comprend clairement que c’est une pathologie qui va atteindre ce qu’on appelle le tissu conjonctif.
00:15:15:16Les tissus mous dans notre organisme. Lais aussi qui va atteindre les reins, le cœur, le système cardio-vasculaire en général, les articulations, voire les poumons. Ceci étant dit, on ne sait toujours pas ce que c’est la maladie. Maintenant, elle est bien décrite. On a les symptômes, on a ce qu’on appelle un bon tableau clinique avec des symptômes bien répertoriés, mais c’est tout.
00:15:38:00On ne sait pas du tout d’où ça vient. D’autant plus que, à cette époque, on croyait volontiers qu’une maladie correspondait à un organe, c’est à dire qu’il fallait avoir un organe malade. Et c’était une maladie. Donc c’était compliqué de comprendre ce qu’était cette maladie qui était systémique, c’est à dire encore une fois généralisée. De plus, si on commençait à comprendre un petit peu les mécanismes, nos mécanismes de défense immunitaire, il y a eu quand même notamment le professeur Ehrlich, qui a eu un prix Nobel de médecine en 1908 pour sa découverte de l’immunité humorale, donc un des mécanismes de l’immunité.
00:16:22:02C’est ce professeur qui a eu un prix Nobel parce qu’il a fait des des découvertes essentielles. Lui pensait quand même… il pensait impensable. Il croyait impossible que nos propres armes de défense puissent nous attaquer. Donc à partir de là, c’était incompréhensible, en fait. Il y avait une sorte d’impasse. Heureusement, cette croyance a été ébranlée de plus en plus au cours du XIXᵉ siècle et la notion de maladie auto-immune avec atteinte généralisée commence à faire son chemin.

Coïncidence et science : sérendipités ?

00:17:00:19

**************************Pour l’anecdote, en 1906, il y a un test de dépistage de la syphilis qui est mise au point. Donc, on pourrait penser que ça n’a rien à voir. Mais en fait, les médecins se sont rendu compte que ce test était positif chez les patients atteints de cette fameuse maladie du lupus, même s’ils n’avaient pas la syphilis.
00:17:22:18Et donc ça, ça n’a pas été révolutionnaire en soi parce qu’on savait déjà identifier le mucus. Mais c’était quand même intéressant et ça a aidé un peu à comprendre ensuite comment ces anticorps agissaient. Parce que, au final, aujourd’hui, on sait très bien pourquoi ce texte test fonctionnait si bien. C’est parce que un des réactifs qu’on a utilisé pour faire ce test était un extrait de cœur de bœuf.
00:17:54:05Et on sait maintenant que celui-ci contient un type de lipide qu’on retrouve partout, qui est très ubiquitaire et qui est fréquent chez tous les animaux, y compris chez les humains. Et ce type de lipide, ce sont les fausses phospholipides. Et dans le lupus ? Eh bien, un des anticorps qui est produit par notre corps a bien pour cible ces fameux phospholipides.
00:18:16:20D’où la réaction positive de ce test. On s’en sert encore un tout petit peu parfois dans le diagnostic. C’est plutôt anecdotique, mais ça n’a pas complètement disparu. En fait. En 1948, il va y avoir une découverte majeure. Il va y avoir une équipe d’hématologues de la fameuse clinique Mayo aux États-Unis, qui va découvrir quelque chose de fascinant.
00:18:42:04Ce sont les Tart Cells et les L.E. Cells. Je pense qu’on est trop dans les détails, mais c’est intéressant. Ce sont deux types de cellules qu’on rencontre fréquemment au cours du lupus, mais pas seulement. Et ce sont des types de cellules qu’on retrouve dans la moelle osseuse des patients. Alors à l’origine de cette découverte, il y a eu une erreur de manip comme ça arrive assez régulièrement en science, pas toujours pas fréquemment, mais ça arrive.
00:19:14:09Une erreur de manip qui engendre une grande découverte. Et ce qui s’est passé, c’est qu’il y avait un médecin, le Le Dr Hargrave, qui a oublié tout, tout simplement dans sa poche, un échantillon d’une moelle osseuse qui avait été prélevée chez un jeune patient dont on n’arrive pas. On n’arrivait pas à déterminer la pathologie. Et il a oublié cet échantillon.
00:19:35:06Et puis, au bout de quelques jours, il a quand même décidé de regarder ce frottis de moelle osseuse et il a observé ces fameuses cellules. Un phénomène qui est assez éloquent. C’est caractéristique du mucus, même si encore une fois, on ne trouve pas que chez le lupus. Et alors ça a permis de donner un outil de diagnostic et en même temps, ça a permis de comprendre les mécanismes de la maladie.
00:20:00:00Ce qu’il a observé, grosso modo, on va dire, c’est une forme de cannibalisme. En fait, ce sont des cellules de la moelle osseuse du patient qui mangent d’autres cellules de la moelle osseuse. Or, je dis ça parce que j’ai fait il y a quelques années un dossier sur le cannibalisme et c’est vraiment un sujet qui j’aime bien, qui me fait bien sourire.
00:20:18:16On parle de cannibalisme, c’est assez osé, mais c’est vraiment le fait qu’il y ait des cellules dont c’est le rôle dans notre corps d’aller absorber d’autres cellules pour les détruire, pour les attaquer. Ce qu’on appelle, en simplifiant, une forme de phagocytose. Ce sont ces fameuses cellules qui vont « manger d’autres » entre guillemets. Et au passage, notons que le nom de Tart Cells se réfèrent au nom du patient, bien que l’histoire a oublié le nom complet de ce patient en fait.
00:20:54:07Donc il y a des subtilités entre le Tart Cells et les L.E. Cells. Néanmoins le mécanisme est le même. C’est ce fameux phénomène de phagocytose que l’on retrouve encore une fois très souvent au cours du lupus dans la moelle osseuse des patients. Alors, même si l’utilisation de ces cellules comme outil de diagnostic est de moins en moins utilisée parce qu’on a maintenant des outils diagnostics beaucoup plus efficaces, c’est quand même un point décisif.
00:21:27:06Vers 1900, on en est là. Et dans les années, au milieu du du XXᵉ siècle, il y a une autre découverte essentielle qui va faire avancer énormément la compréhension de cette maladie. Ce sont les recherches d’un monsieur, d’un docteur Haserick qui ont permis d’établir que c’était bien un auto anticorps qui était responsable de cette maladie.
00:21:58:08Et en 1954, on a compris que cet anticorps avait pour cible le noyau de nos propres cellules. Alors je ne vais pas détailler parce que ça ne présente pas énormément d’intérêt dans le cadre de ce podcast. Mais en gros, il suffisait de prendre le sérum de patients qui étaient malades et de les mettre en contact avec la moelle osseuse de ce même patient.
00:22:25:11Et on s’apercevait qu’il y avait des cellules qui étaient détruites, d’autres qui étaient phagocytées, etc. Donc le mécanisme, on le voyait en déclenchant la mise en contact du sérum des patients qui contenait donc l’auto anticorps et cet auto anticorps qui allait détruire les cellules cibles notamment. On a fini par comprendre que c’était pas tant les cellules cibles que le noyau de ces cellules cibles qui sont encore une fois nos propres cellules.

Technique d’immuno-fluorescence

00:22:57:09

**************************
Cleora
Donc là en 50 ans, on est passé, en gros à une sorte de consensus scientifique qui disait que c’était impossible, que le système immunitaire s’attaque à nous mêmes, à la preuve vraiment réelle et scientifique au milieu du XXᵉ siècle.
00:23:14:19
Irène
En 50 ans, ça s’est accéléré avec une vitesse faramineuse. Je pense que ça va aller de pair avec la découverte des modes de fonctionnement du système immunitaire et la découverte des maladies auto-immunes. Au cours des mêmes années, sans vraiment grand rapport avec avec la maladie, il y a une technique essentielle qui a été mise au point une technique essentielle dans la boîte à outils des techniques de diagnostic en biologie qui a vu le jour et qui a vraiment aidé aussi dans le diagnostic de la maladie.
00:23:53:13Alors, cette technique ? Le principe, c’était d’arriver à tracer, à détecter des gens, des anticorps, en leur attachant une petite molécule qui nous permet de les repérer. Donc, en l’occurrence, c’était l’idée d’aller attacher une molécule fluorescente sur un auto anticorps ou un anticorps. Et on peut voir ensuite ou sont ces anticorps. En fait, c’est ce qu’on appelle l’immuno-fluorescence.
00:24:20:07Alors aujourd’hui, il y a plein plein de techniques qui utilisent l’immuno-fluorescence. Mais l’idée, c’est ça, c’est de pouvoir repérer et détecter des anticorps en leur mettant une petite molécule fluorescent. Il y a eu des variations passées à une époque, ça se fait encore d’utiliser un marqueur radioactif au lieu d’une molécule fluorescente par exemple. Le principe en gros reste le même c’est juste le mode de détection qui est différent.
00:24:52:04Alors, l’énorme avantage et l’intérêt de cette technique, c’est que ces anticorps restent fonctionnels, c’est-à-dire qu’ils ne sont pas neutralisés, qu’ils sont toujours capables d’aller se fixer sur leur cible et de la neutraliser, voire de la détruire si besoin. Donc, effectivement, c’est aussi un point crucial. Et donc, grâce à cette technique, eh bien, c’est comme ça qu’on a découvert que ces anticorps du mucus qu’on appelle les anticorps lupiques, s’attaquent bien plus précisément à l’ADN de potentiellement toutes les cellules de notre corps, d’où les atteintes multiples.
00:25:27:14Là, on a quand même bien posé les mécanismes de la maladie ou donc on a des mots clés l’anticorps lupique qui est donc un anticorps qui s’attaque à l’ADN qui ne le fait pas systématiquement mais potentiellement toutes les cellules du corps humain, donc encore une fois, le fait que parfois la maladie devienne généralisée. J’en profite pour faire une petite digression et parler de cellules que l’on cultive en laboratoire qui, parce qu’elles sont extraites de cancers, sont immortelles.

Les cellules immortelles Hela

00:26:06:00

**************************Et ces cellules, elles ont aussi permis de jouer un rôle super important dans la compréhension de la maladie du lupus. Et donc, ce sont des cellules, on en a pas mal entendu parler il y a quelques années à cause de la personne qui a permis et de commanditaires d’utiliser ces cellules. On en a parlé dans ce podcast et honnêtement, je ne me souviens pas dans quel épisode, mais je voulais revenir rapidement là dessus.
00:26:35:16Donc ce sont des cellules qu’on cultive en laboratoire. Et parce qu’encore une fois, elles sont extraites de tumeurs, elles sont immortelles. Je veux parler de la lignée des cellules Hela qui est très utilisée et qui est formée de cellules qui se cultivent relativement aisément et qui proviennent d’une seule patiente qui maintenant on a rendu César à César et donc on sait qui est cette patiente.
00:27:05:05Et elle a été un petit peu remercié par les services que bien malgré elle, elle a rendu à la science. Donc, qu’est ce qui s’est passé, Henriette Lacks. Et donc elle s’appelle Henriette. Si vous prenez les deux premières lettres de son prénom et les deux premières lettres de son nom, Henriette Lacks, eh bien ça donne la cellule Hela.
00:27:27:11Cette cette dame vivait aux États-Unis, en Virginie et fort malheureusement elle a été victime d’un virus qui s’appelle le papillomavirus, notamment la souche HPV-18 qui est une cellule qui va infecter des cellules du col utérin et qui est responsable de la grande majorité des cancers du col de l’utérus chez la femme. Alors, encore une fois, je digresse dans la digression à titre absolument personnel et ça n’engage absolument peu de questions.
00:28:01:03Je recommande très fortement la vaccination anti HPV chez vos enfants garçons et filles. Ça a vraiment fait chuter le cancer du col de l’utérus chez la femme dans les pays qui ont commencé à l’utiliser il y a quelques années. Donc personnellement je le conseille vivement. Bref, cette dame qui à l’époque ne pouvait pas bénéficier de la de la vaccination, chez elle, on a trouvé des chromosomes en surnombre, des gènes qui étaient anormalement sur exprimés et qui ont malheureusement entraîné le développement des cancers très agressifs.
00:28:38:18Qui dit cancer très agressif dit multiplication effrénée des cellules infectées et production en l’occurrence intensive d’une enzyme spécifique qu’on appelle la télomérase. En effet, normalement, une cellule ne peut se multiplier qu’un nombre limité de fois dans notre corps, mais à chaque division, les extrémités de ses chromosomes vont se raccourcir, ses extrémités qu’on appelle les télomères.
00:29:12:03Mais dans les cellules infectées, notamment celles dans l’axe et cette télomérase, elle répare continuellement les télomères détruits. Et ça permettait à ces cellules de se multiplier littéralement à l’infini. Donc, en février 1951, Henriette est conduite à l’hôpital Johns-Hopkins à Baltimore. Précisons qu’à l’époque, c’était le seul de la région qui acceptaient d’accueillir des patients noirs.
00:29:42:20Et avant de tenter de traiter la tumeur au radium, le chirurgien en a prélevé quelques échantillons, sans rien dire. Sans rien dire à la patiente. C’est pour ça que Henrietta Lacks est restée dans l’ombre pendant très longtemps. Pourquoi il a fait ça ? C’est parce que dans le même hôpital, il y avait un spécialiste des cultures de cellules tumorales, George Gey.
00:30:08:07Et celui-ci cherchait depuis des années à développer une cellule, une lignée, ce qu’on appelle une lignée de cellules humaines, donc des cellules humaines immortelles, des cellules que l’on pouvait mettre en culture dans une boîte et qui ceux qui ne mouraient jamais. Et il cherchait à faire ça depuis des années.
00:30:31:22Avec ces fameuses cellules Hela, dès qu’elles ont été mises en culture dans un milieu qui était adapté, on a bien vu qu’elles étaient capables de se développer rapidement et indéfiniment. Et ça, ça a été un matériel de travail vraiment utile aux chercheurs du monde entier. Donc, dès qu’on s’est aperçu qu’elles se multiplient, eh bien ces cellules, l’assistante de Gey a placé l’échantillon dans un milieu de culture et a noté sur le tube les premières lettres du nom de la patiente : HeLa. (https://www.sciencesetavenir.fr/sante/cancer/une-vie-infinie-henrietta-lacks-star-des-labos-malgre-elle_145904)
00:31:06:08Donc, ce sont ses cellules. Elles se sont multipliées de façon spectaculaire. Il faut savoir qu’elles doublent en nombre toutes les 24 h. Et ce spécialiste a rapidement saisi l’ampleur de sa découverte. Ce qui est bien, c’est qu’il en a expédié à tous les chercheurs intéressés dans le monde entier et c’est pour ça qu’on les utilise énormément.
00:31:29:05Et aujourd’hui, vous pouvez les acheter dans les banques de données pour cellules. Moi, quand j’étais aux États-Unis, je faisais des recherches, j’en ai beaucoup et c’est vrai qu’elles font partie des cellules qui se cultivent relativement facilement. Lorsque Gey démontre que les cellules HeLa sont sensibles, par exemple, au virus de la poliomyélite, eh bien ça, c’est ce qui a servi à élaborer le vaccin.
00:31:56:16Donc, la première usine de production a pu voir le jour grâce à ces cellules Hela, par exemple. En quelques mois dans les laboratoires du monde entier, Hela devient l’outil de référence. Et c’est un stock inépuisable. Ça a permis de faire plein plein de découvertes, de tester toutes sortes de toxines, d’agents infectieux, de comprendre au fil des années le fonctionnement des hormones, des anomalies chromosomiques et les mécanismes d’expression des gènes, etc. On les a même envoyés dans l’espace en 1960 pour étudier l’impact de la pesanteur et des rayonnements sur les structures cellulaires. (https://www.sciencesetavenir.fr/sante/cancer/une-vie-infinie-henrietta-lacks-star-des-labos-malgre-elle_145904)
00:32:31:24Voilà. Donc depuis la famille de Henriette Hela a demandé à ce qu’elle ne soit pas oubliée. Parce que encore une fois, bien malgré elle, la pauvre, ses cellules ont été une préciosité énorme pour les avancées de la médecine. Ceci étant dit, revenons un petit peu à notre immuno-fluorescence : cette technique de marquage des anticorps par une molécule fluorescente.

Les traitements

00:33:11:16

**************************À partir du moment ou cette technique a été mise en évidence, ça a été une explosion. Et tout un panel d’auto anticorps a été découvert. Ce qui a été bien à l’origine des découvertes et de la compréhension des maladies auto-immunes. Alors depuis, on sait que le lupus, ça s’associe parfois à ce qu’on appelle le syndrome des anticorps antiphospholipides (SAPL) . Puis donc on a parlé de ces anticorps qui s’attaquent à défaut de lipides particulier : les antiphospholipides (aPL).
00:33:43:21Et malheureusement, quand ils existent, ces auto anticorps, eh bien il va y avoir des thromboses et parfois aussi des avortements récidivant chez les patients. Même si les techniques se sont affinées et déclinées sur multiples variations, la recherche des auto anticorps, maintenant, c’est le pivot dans les critères de diagnostic du lupus. Donc on a plusieurs types de tests.
00:34:17:06On peut rechercher plusieurs types d’auto anticorps pour essayer de voir, de poser le diagnostic, sachant que la clinique est essentielle. De toute façon, c’est vraiment les signes cliniques qui vont déclencher la recherche biologique. Voilà, je voulais quand même finir quelques mots sur le traitement quand même du lupus pour avoir une note positive. Donc on est passé de traitement peut-être un peu farfelu, à base de chèvrefeuille ou d’huile de foie de morue, même d’arsenic à des substances qui étaient de plus en plus efficaces.
00:34:57:12Par exemple, vers la fin du XIXᵉ siècle, on a commencé à utiliser la quinine qui semblait agir sur les manifestations cutanées. Mais ça permettait pas vraiment de rentrer en rémission durable. Ensuite, on a utilisé des sels d’or et puis on a décidé que finalement on s’est rendu compte qu’il aggrave la maladie, comme d’autres classes de médicaments, des antibiotiques comme les sulfamides par exemple.
00:35:24:15Et puis, grande découverte encore une fois, qui n’a a priori rien à voir d’ailleurs. Non, ça n’a rien à voir avec le mucus, mais ça a été un grand tournant dans le traitement des maladies auto-immunes. C’est en 1930, le Suisse Reichstein, qui est arrivé à extraire la cortisone des glandes surrénales. Et ça, c’est le début d’une grande ou petit – je ne sais pas, j’ai envie de le dire quand même – révolution thérapeutique
00:35:50:05Parce que très vite, on s’est aperçu de l’effet anti-inflammatoire très puissant de cette molécule et de ses dérivés. Et ça a été un grand soulagement pour beaucoup de patients. On l’utilisant beaucoup pour la polio-arthrite-rhumatoïde, qui est un autre type de maladie auto-immune assez fréquente, et elle a été ensuite employée avec succès dans les lupus.
00:36:22:08Et puis, dans les années 50, on a commencé à utiliser d’autres traitements. On a continué finalement sur la piste des antipaludéens comme la chloroquine. Et dernièrement, on a mis en service une dernière arme : plutôt que de chercher à complètement abolir la réaction immunitaire, on va la moduler. Donc on utilise des minéraux, des immuno-suppresseurs, plus subtils, moins forts que les stéroïdiens. Donc on module la réponse immunitaire plutôt que de la supprimer. Et on a pour ça un nouvel arsenal de molécules.

Conclusion et Citation

00:36:55:23

**************************Alors il y a une question dans la chatroom : «On sait pourquoi est-ce-qu’il y a plus de femmes concernées ? » Eh bien, on ne sait pas très très bien pourquoi avec les maladies auto-immunes, il y en a beaucoup qui touchent plutôt les femmes.
00:37:19:13Donc on suspecte qu’il y a un facteur hormonal qui fait que les femmes sont plus sujettes aux maladies auto immunes. C’est la piste la plus la plus probable. Ceci étant dit, je pense qu’il faut peut-être pas éliminer peut être un facteur génétique aussi. Je ne sais pas du tout.
00:37:39:18
Cleora
Ouais tu as parlé de génétique, de prises de médicaments, des facteurs environnementaux, tabac, stress…
00:37:45:01
Irène
C’est ça.
00:37:45:18
Cleora
Viral…
00:37:46:09
Irène
Ouais.
00:37:47:08
Cleora
On ne sait pas. On ne sait vraiment pas. C’est le flou.
00:37:49:23
Irène
Total. Ouais, c’est ça. Finalement, on sait pas pourquoi certains vont attraper cette maladie et puis d’autres non. Bêtement. Même le Covid dont on sait pas pourquoi il y a des gens dans une famille, fratries, une famille qui vont l’attraper et d’autres non. Et les maladies auto-immunes pourquoi est ce que c’est plus souvent les femmes.
00:38:14:02Oui, c’est encore beaucoup, beaucoup de choses à prendre. Heureusement d’ailleurs. Voilà, en conclusion de ce petit dossier. En fait, au cours des siècles, le lupus s’est passé d’une pathologie dermatologique à une pathologie systémique. Et même les premiers diagnostics, du premier diagnostic biologique, furent un peu dus au hasard, comme les tests pour détecter la syphilis. Ou cette découverte fortuite des cellules Tart et L.E. qui ont permis de comprendre l’origine auto-immune de cette maladie.
00:38:50:05Mais bon, on n’arrive toujours pas à la guérir complètement. Il y a encore encore pas mal de gens qui sont gravement atteints. Et puis un petit mot sur les maladies auto immunes. Il faut savoir que ça touche environ 7 % de la population française. Parmi ces maladies, la première, c’est le diabète de type I. Puis la sclérose en plaques, les troubles de la thyroïde et puis la maladie cœliaque, la vraie allergie au gluten, et enfin la polyarthrite rhumatoïde et le psoriasis. Voilà, voilà. Donc j’espère que tout ça, ça vous aura peut être aidé un petit peu à comprendre ces maladies qui ne sont pas rares et qui peuvent se décliner sur toutes les variations entre quelque chose qui va être gênant jusqu’à malheureusement parfois des formes létales.
00:39:54:15
Cleora
Et bah très bien. C’est assez rapide puisque on n’en sait pas grand-chose, c’est ça ?
00:40:07:08
Irène
Ouais mais c’est vrai que c’est déjà pas mal de pouvoir la diagnostiquer. Ouais, c’est pas mal de pouvoir avoir un arsenal de médicaments.
00:40:17:20
Cleora
Allez pouvoir choper les anticorps pour savoir que c’est ça…
00:40:21:06
Irène
Ouais ouais, uniquement pour…
00:40:23:08
Cleora
Pour faire des médicaments pour éviter de…
00:40:25:02
Irène
Comme tu disais, et éviter que ce système immunitaire, il s’emballe. Mais c’est vrai qu’il y a des effets secondaires. On ne peut pas complètement aller inhiber, neutraliser notre système immunitaire parce que ça veut dire qu’on va attraper d’autres maladies. Donc il faut trouver un bon équilibre et c’est tout. Là, on fait du traitement.
00:40:46:11C’est-à-dire qu’on ne peut pas mettre les gens dans des bulles. On ne peut pas supprimer leur système immunitaire. Et pourtant, quand il y a des périodes de crise, il faut quand même moduler cette réponse immunitaire. Et c’est là vraiment où il faut doser. Et ça devient compliqué. C’est là où le traitement est vraiment très compliqué et ça ne marche pas toujours.
00:41:11:23
Cleora
OK, je ne pensais pas que c’était aussi flou que ça. Pour le coup, c’est un peu l’inconnu encore. Quelque chose plus en lien avec ta citation ?
00:41:21:17
Irène
Ben voilà, c’est ça. Donc la citation, c’était un petit peu inévitable que ça me fait un peu sourire. Mais bon, bref : « homo homini lupus est. » Voilà, c’est cette locution que l’on trouve chez Plaute. C’est que l’homme est un est, comme on dit en français, l’homme est un loup pour l’homme. C’est ça ce qu’on ne sait plus comment on dit.
00:41:48:15
Cleora
Celui qu’on connaît pas. En fait, c’est un loup pour l’homme.
00:41:51:00
Irène
Voilà, ce n’est pas donc cette locution, elle devient. Elle nous vient de Plaute, qui était un auteur latin qui était aux environs du IIIᵉ siècle avant Jésus-Christ. Il voulait dire effectivement que l’homme peut prendre un loup pour celui qu’il ne connaît pas, pour un autre humain qu’il ne connaît pas. Et par extension, que fait-on alors ? On a peur de ce qu’on ne connaît pas.

Question : Allergies Vs Maladies auto-immunes

00:42:16:14

**************************
Cleora
Il y a une dernière question. D’ailleurs, je ne sais pas si tu peux avoir une réponse, je n’en sais rien. Les maladies auto-immunes, est-ce que c’est plus en Europe « où il y a trop d’hygiène » entre guillemets ou on rencontre ça sur toute la planète ?
00:42:34:12
Irène
Ah oui, dans les maladies auto menaçant sur toute la planète. C’est bien distribué. Alors il y a peut-être des populations qui sont peut-être plus sujettes. Il y a peut-être des petites variations, mais non, les maladies auto-immunes, on les trouve partout.
00:42:55:19La question était ? Parce que ça m’a fait penser à autre chose. Du coup, c’était est-ce que on les retrouve chez tout le monde ?
00:43:05:08
Cleora
Les maladies auto-immunes, c’est que en Europe où il y a trop d’hygiène ?
00:43:08:22
Irène
Ah oui, trop d’hygiène.
00:43:10:15
Cleora
Alors c’est en gros, sous-entendu : s’il y a trop d’hygiène, est-ce-que ça engendre des maladies auto-immunes ?
00:43:18:00
Irène
Alors, encore une fois, ce n’est pas du tout limité aux populations européennes. La personne qui a posé ça, a certainement la notion où on s’aperçoit de plus en plus que les allergies sont dues à un excédent d’hygiène. Alors une allergie, c’est quoi ? C’est aussi un dérèglement du système immunitaire. Mais ce n’est pas auto-immune.
00:43:45:10Mais c’est quand même une réponse explosive de notre réaction immunitaire. Et on s’est aperçu qu’il y avait probablement un lien avec le fait que on ait trop d’hygiène. Et du coup trop d’hygiène, ça veut dire quoi ? Par exemple, vous avez un enfant qui vient de naître. Il y a des parents qui sont très hésitants à amener leur enfant à l’extérieur, mettre l’enfant en contact avec d’autres enfants, et qui vont tout stériliser, tout nettoyer, tout jamais, tout désinfecter.
00:44:16:17Et puis malheureusement, lorsque l’enfant rentre en contact, finalement, au cours de sa vie avec certains germes, eh bien le système immunitaire, il va exploser. Il va avoir une réaction disproportionnée par rapport à ce qu’un enfant qui aurait été mis en contact progressivement au cours de son développement la réponse que cet enfant aurait pu développer, « une réponse normale » entre guillemets.
00:44:46:09Donc ça, on s’en est aperçu que les allergies, aussi alimentaires peut-être, venaient de là aussi. On en a de plus en plus. C’est vrai que le nombre d’allergies semble augmenter au cours des âges et on pense qu’effectivement il y a un lien avec notre hygiène de vie, mais pas les maladies-auto immunes.
00:45:05:16
Cleora
Ce n’est pas auto-immune parce qu’il y n’a pas quelque chose d’extérieur qui arrive et c’est bien la chose extérieure qui est étranger.
00:45:10:17
Irène
C’est ça. Ce n’est pas des auto anticorps qui provoquent la réaction inflammatoire. Là, pour le coup, c’est vraiment des auto anticorps. Mais comme tu dis, c’est pas des auto anticorps. C’est-à-dire des anticorps qui vont avoir pour rôle ou de neutraliser un germe par exemple, et qui vont provoquer ces sensations d’inflammation, rougeur, chaleur, etc. Voilà. Mais c’est vrai qu’une maladie auto-immune, c’est problématique.
00:45:39:04Il y a beaucoup de gens quand même qu’en souffrant on en voit, on en voit beaucoup d’un milieu médical et ça peut être très invalidant. Ça peut être.
00:45:47:01
Cleora
Jusqu’à létal, comme tu dis, si c’est diffus dans tous les organes…
00:45:51:09
Irène
Tout à fait, tout à fait.
00:45:54:08
Cleora
En gros, on en connaît un peu plus, mais c’est encore une inconnue sur la cause. Donc c’est un peu la peur de l’inconnu. Comme symbolisé par le flou sur ta citation.
00:46:03:00
Irène
Oui tout à fait. Tout ça, c’est exactement ça.

Cleora [00:46:07:05] : On conclut là dessus. Allez. Donc merci à toi Irène de nous avoir éclairés sur l’inconnu loup qu’est le lupus. Merci à vous poditrices et poditeurs, de nous suivre et nous écouter en espérant qu’à la suite de cet épisode, Lupus, ne sera plus synonyme de crier au loup ! Au prochain épisode, pour toujours plus explorer les connaissances inconnues et que la science soit votre joie !

Podcast Science 485 – Le Lupus

Retranscription écrite de l’épisode 485 par ici

Imaginons, notre système immunitaire jouer au loup garou. Qu’il pense réellement qu’il y ait un loup garou parmi les villageois et les cellules saines de notre corps. Et qu’il s’en prenne malheureusement à un villageois. Nous voilà là, dans un cas de dérèglement du système immunitaire. Une maladie auto-immune. Et aujourd’hui, justement, on va parler d’une de ces maladies au nom de loup. De lupus, par le prisme d’histoire des sciences – c’est-à-dire comment les connaissances ont été accumulées sur cette maladie au cours de l’histoire. Vous êtes sur Podcast Science en l’épisode 485. Nous sommes le mercredi 25 Janvier 2023, bienvenue !

Tour de table

  • En table virtuelle, nous avons aujourd’hui Romulus et Rémus dont
    • moi Cleora
    • et Pascal du côté de Mulhouse
  • Et notre conteuse universelle Irène qui va nous conter l’histoire du lupus

Les images de la semaine

Citation

“Homo homini lupus est”

Locution que l’on trouve chez Plaute

Chatroom

La Chatroom

nyves: Hello

Pascal: Salut @nyves

Ashka: Hello 🙂

nyves: salut @Ashka

nyves: ca va?

Cleora: Bonsoir ! 🙂

Pascal: Salut @Ashka

Ashka: Oui, j’ai survécu au premier WE avec ma nièce =D (et mon chat aussi ^^ )

nyves: hello @Cleora

Ashka: Et toi, tu as repris le taf, @nyves

nyves: @Ashka lol

irene: Bonsoir!!

nyves: yep! ca pique un peu

Ashka: Bonsoir @irene 🙂

nyves: je suis au 3/5, donc week end ce soir

Cleora: ON nous entend ? 🙂

Ashka: Je vois ma cheffe demain pour essayer qu’elle me vire pour maladie (comme ça, retour chômage et je peux aller bosser ailleurs, pour une ex collègue

nyves: oui

Ashka: Oui 🙂

nyves: @Ashka ca peut être une solution, si tu te sent pas de reprendre dans l’ancien métier

Pascal: Virer pour maladie ?

Cleora: https://www.umassmed.edu/globalassets/lupus/house-lupus.jpg

Pascal: ca passe comme motif en France ?

nyves: Yeah!

Ashka: Pas du tout envie, la moitié de l’équipe est stupide/méchante/à la massen c’est bon, j’ai donné

nyves: tu peux te faire déclarer inapte par la médecine du travail, oui

Pascal: @nyves oui, mais la tu part, tu n’est pas viré. Si ?

Ashka: @Pascal après 6 mois d’arrêt maladie, tu peux être licencié pour ce motif, c’est une porte de sortie pratique pour employeur et employé (l’employeur ne doit pas te payer de compensation et peut réembaucher dirctement et le travailleur garde son droit au chômage

nyves: @Pascal de mémoire en France tu as le droits aux indemnité chomage

Ashka: @Pascal si c’est moi qui part, je vais être sûrement sanctionnée par le chômage, donc je préfère éviter ça

nyves: C’est toujours des cas compliqués, surtout si l’emploeur veux te faire chier

Pascal: @Ashka Oui, c’est mieux

Ashka: Après, elle sait que j’ai postulé ailleurs (c’est la même structure, en résumé) et elle a dit à ma j’espère future cheffe qu’elle allait me faire prester le préavis

nyves: faut avoir un bon médecin du travail

barenziah : bonsoir à tous

nyves: Ca arrive souvent dans les métiers physiques où quand tu t’abimes quelque chose c’est dur de reprendre

Pascal: Salut @barenziah

nyves: salut @barenziah

Ashka: (surtout que j’ai toujours joué selon les règles, pendant toute ma carrière, que là où je bosse, des personnes auraient pù être virées pour faute grave et on eu droit à une rupture de commun accord et ceux qui ont été virés n’ont pas du prester … Donc on verra demain

nyves: surtout jusqu’à 64 ans!

Ashka: @nyves là, le physique va bien (et en Belgique, on est à 65 déjà)

nyves: J’ai été très agréablement repris par la bienveillance de mes chefs lors de ma reprise

Ashka: @nyves c’est bien, ça facilite d’avoir des gens pas trop sots.

nyves: yep

nyves: La chanson du loup pour le Lupus

nyves: https://www.youtube.com/watch?v=FF9mtpw365c&ab_channel=ChristopherJuul

nyves: d’où la blague récurrente chez House

Cleora: https://clementnicolefr.files.wordpress.com/2023/01/download-1.jpg

Cleora: https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/5/52/Lupusfoto.jpg

barenziah : le chanteur Seal avait communiqué sur son lupus

nyves: @barenziah oui, je crois m’en souvenir

nyves: J’allais dire Hypocrate ou Aristote 🙂

Ashka: @barenziah je viens de regarder et j’avais complètement raté l’info.

barenziah : c’est que ça date un peu 🤭

nyves: Excellent, je connaissait l’histoire du masque de loup et pas des morsures!

nyves: c’est une des maladie lié au sida le syndrome de Kapozy, non?

Cleora: “J’allais dire Hypocrate ou Aristote :-)” haha toujours les mêmes

nyves: @Cleora bah, avec ces deux là, tu te trompe rarement

Cleora: https://clementnicolefr.files.wordpress.com/2023/01/images-2.jpg

kaou: Bonsoir tout le monde

nyves: Hello @kaou

Ashka: Hargrave, une inspi pour Umbrella Academy ?

Ashka: Salut @kaou

Cleora: https://3.bp.blogspot.com/-JRuSX2clYcs/WPRByMwVccI/AAAAAAAAHXs/hFnrj3Ce8VA0Qh61oKA-AEJoRDx4o1BNQCLcB/s1600/LE-Cell.jpg

nyves: #sérenpidité

nyves: @Ashka lol

Ashka: ça ne sera pas la première fois : combien de persos de SF se nomment Farnsworth ?

nyves: gression

Ashka: …

Cleora: Henriette Lacks https://clementnicolefr.files.wordpress.com/2023/01/images-3.jpg

quizz: le festival double science , ca a avoir avec podcascience ?

nyves: gresse

Cleora: B’soir @quizz !

Ashka: gresse gresse gresse gresse gresse gresse gresse gresse gresse

Ashka: (comme ça, le compte est bon :p )

quizz: vous pouvez redire le non du vaccin a faire ?

nyves: @Ashka mdr

kaou: hpv je crois

nyves: Gardasil, marque commercial

Cleora: vaccination anti HPV oui

nyves: https://www.vidal.fr/medicaments/utilisation/vaccins/vaccin-papillomavirus.html

Pascal: @quizz (avez 2 “z” 😉 ) Non pas directement, le festival est organisé par le café des science dont podcastscience est membre, mais cela s’arrete là

quizz: merci a tous pour vos reponses

nyves: y avait pas des sirops à la cocaine et à l’héroine?

barenziah : @ps on sait pourquoi il y a plus de femmes concernées ?

nyves: Rammstein?

quizz: @Pascal c’est has been il faut dire pasqal maintenant

Ashka: @nyves pas certaine que ce soit les mêmes =D

quizz: Les maladies autoimunes c’est que en Europe ou il y a trop d’hygiene, info ou intox ?

nyves: @quizz rajoute @ps à ta question

quizz: j’ai pas mi ps car j’etais pas la au debut donc je sais pas si ils ont dit

quizz: @ps les maladies autoimunes c’est que en Europe ou il y a trop d’hygiene, info ou intox ?

nyves: @ps Les maladies autoimunes c’est que en Europe ou il y a trop d’hygiene, info ou intox ? (de la part de @quizz)

quizz: ah autoimune et allergie c’est pas pareil ah …

nyves: Aouuuuh

quizz: le prochain episode c’est dans 7 ou 15 jours ? le nom d’un invité dont il faut lire le livre ?

Ashka: Merciii <3

nyves: Merci merci

kaou: ça tombe bien y’a un livre

nyves: Binary Large Object?

barenziah : merci !

kaou: blob

Ashka: ça s’annonce passionnant 🙂

Ashka:

Cleora: Ahouuu bonne nuit à vous !

nyves: Merci les gens

kaou: bonne nuit, merci !

Ashka: Bonnet de nuit à vous 🙂

nyves: ah très bientot

Pascal: Bonne nuit

barenziah : bonne nuit

nyves: va pas falloir me bercer!

nyves: la bise

Fait-il froid dans l’espace ?

Chronique présentée dans l’épisode Podcast Science 484 – Le froid.

Vous avez sans doute du voir des films avec des gens qui meurent dans l’espace. C’est souvent assez spectaculaire.

On a les yeux qui sortent de la tête dans Total Recall avec Scharzy, on a Drax, le méchant du film moonraker qui est aspiré en criant dans l’espace !

Drax, le méchant du James Bond, Moonraker (1979) de Lewis Gilbert, au moment du grand plongeon.

Et puis dans Mission to Mars de Brian De Palma, on a une scène où le gentil copain se sacrifie pour je ne sais plus pour quelle raison et ouvre son casque et se transform immédiatement en mister freeze. Autre exemple, dans Gravity, le corps du collègue de Sarah Bullock mort dans l’espace corps retrouvé par mort dans l’Espace sont congelés en quelques minutes.

Alors bon toutes ses morts sont romancés, ce qui vous tue d’abord dans l’espace, c’est le manque d’oxygène. Donc pas d’explosion, pas d’yeux qui sortent de la tête et pas de Mister freeze, mais un manque d’oxygène rapide alors que l’air s’échappe très vite de vos poumons. Bien sur, on ne vous entend sans doute pas crier, pcq pour qu’il y ai du son, il faut un gaz qui vibre et qui amène le son jusqu’à vos oreilles.

La mort de Woody, le mister Freeze dans Mission to Mars (2000) de Brian de Palma

Mais bon alors le mister freeze c’est crédible ou pas ? Pcq bon il fait froid dans l’espace non ? Genre vraiment très froid non ?

Et bien oui et non, il fait même parfois très chaud. Pour le comprendre on va parler un peu de température.

Alors la température, c’est pas simple à définir, pcq on utilise le même mot pour parler d’objet qui sont d’échelles très différentes. On parle de température pour un gaz et pour un humain par exemple alors que ce sont des choses très différentes avec des échelles très différentes. Comme souvent en physique quand vous essayer de parler de plusieurs échelles en même temps abec les même terme c’est souvent compliqué. En fait il y a plusieurs choses en physique que l’on appelle température et qui sont liés entre elle mais qui ne sont pas exactement la même chose.

Bon prenons un paquet d’atomes ou de molécules. Ils ne sont pas au repos. Ils bougent, se tapent entre eux et vibrent même. On définit la température comme la variable macroscopique qui rend compte de cette agitation pour l’ensemble de ces atomes. Cela permet de comprendre comment la température peut se transmettre d’un objet à un autre, d’un milieu à un autre. Par exemple, nous sommes en hiver, il fait froid dehors. Il fait chaud dedans car vous avez mis le chauffage. Du coup dedans les particules sont plus “agitées” que celle de dehors. Si vous ouvrez la fenêtre, les particules de l’air de dehors pas très agitées vont entrer en collision avec les particules du dedans qui sont très agités et vont alors avoir tendance à les ralentir. Ce n’est pas vraiment comme si l’air qui est dans votre pièce sort de la pièce, c’est qu’au contact des particules de l’air moins agité du dehors, ils vont perdre de leur agitation de leur énergie. Refroidir un matériau, c’est ralentir ses molécules, donc, leur prélever de l’énergie. De même l’air de votre pièce va avoir tendance à exciter un peu ceux du dehors et le refroidir. Bon mais comme il y a beaucoup plus de gaz dehors, ça va pas vraiment trop réchauffer le dehors. Ce transfert d’énergie on lui donne un nom assez logique, on l’appelle chaleur. Au bout d’un moment relativement long, ce transfert de chaleur se stabilise et il fait la même température dedans que dehors : c’est un équilibre.

Bon maintenant essayons de mesurer cette température avec un thermomètre. Prenons un thermomètre que tout le monde à, votre main. Votre main est capable de sentir la température normalement. Si vous la mettez au dessus du grille pain, vous êtes capable de sentir qu’il fait chaud, si vous la mettez dans l’eau glacée, vous sentez qu’il fait froid. Que se passe t’il à ce moment en fait ? Il se passe que l’eau froide va prendre de l’énergie à votre main ce qui va avoir tendance à la refroidir (et bien sur inversement comme tout à l’heure à réchauffer l’eau). Pareil au bout d’un moment il se passe un équilibre et votre main se retrouve à la température de l’eau. C’est comme ça que fonctionne un thermomètre aussi, pour mesurer la température, il finit par se stabiliser à la température de son milieu. Cet échange de chaleur entre un objet et un milieu fluide, de l’eau ou de l’air s’appelle la convection. C’est comme ça qu’on mesure la température à l’ombre qui est donné par météo France.

A l’ombre ? Pourquoi à l’ombre ? Pcq cette échange de chaleur entre un fluide (de l’air) et un solide (votre main, votre thermomètre) n’est pas la seule façon de transmettre de la chaleur. Il y en a un autre facile, c’est la conduction. Donc là ce n’est pas entre un fluide et un objet mais entre deux objets directement en contact, sans déplacement lent de matière. Exemple, votre main, la plaque du four pour sortir la pizza. Contact. Chaud. Rapide. Efficace.

Bon mais en retirant celui ci, il en reste encore un et c’est celui qui nous intéresse ici. C’est le transfert par rayonnement. C’est ce qui fait que le soleil nous transmet de l’énergie directement. Imaginez que vous êtes sur la plage, sous le parasol. L’un de vos pieds sort de l’ombre. Et bien vous avez immédiatement chaud au pied alors que vous n’avez pas chaud au mollet juste au dessus alors qu’on peut raisonnablement penser que l’air est à peu prêt à la même température. C’est le transfert de chaleur par rayonnement, directement du soleil.

Mais le transfert de chaleur par rayonnement dépend d’un tas de facteurs qui peut le changer. Par exemple si vous avec un t shirt noir ou un t shirt blanc vous n’allez pas absorber cette chaleur de la même façon et donc votre température va changer. S’il y a un nuage, la température va changer aussi rapidement. C’est pour ça qu’on calcule la température à l’ombre. On mesure la température de l’air, uniquement du à des variations de convections qui sont lentes. Ainsi quand la nuit tombe l’air se raffraichit mais ça met du temps. Et pareil le matin.

Bon sur Terre en pratique la température est un peu un mélange de tout ça. Exemple vous ouvrez la porte du four. Votre main touche la poignée qui est un peu chaude, c’est de la conduction. Il y a de l’air chaud qui sort du four et qui se mélange avec l’air extérieur et le réchauffe, c’est de la convection. Et puis le four émets un rayonnement, c’est du transfert par rayonnement. Tous les objets autour de nous émettent du rayonnement et même nous, ils émettent souvent pas comme le soleil une lumière dans le visible mais dans ce qu’on appelle l’infrarouge… thermique justement. C’est le nom de cette partie du spectre lumineux où les rayonnements se font pour nous.

Bon et bien maintenant revenons à l’espace. Il n’y a pas d’air, pas d’eau liquide, donc pas de de convection du tout. Mettons que votre objet est isolé, pas de contact direct donc pas de conduction non plus. Il ne reste donc que… le rayonnement. Du coup, sans fluide qui fait de l’équilibre, qui maintient la température relativement stable partout. C’est assez binaire. Si vous êtes au soleil, bah il fait super chaud. Si vous êtes à l’ombre il fait super froid. Prenons la lune. Quand la nuit tombe sur la Lune, la surface passe de plus de 150 degrés celsius le jour à moins 150 degrés la nuit. Donc en fait il fait très chaud et très froid dans l’espace.

Si vous êtes proche d’une étoile il fait très chaud. En deçà d’une certaine distance au soleil, il est même impossible d’avoir de l’eau sous forme de glace. C’est ce qu’on appelle la ligne des glaces autour d’une étoile, c’est la limite autour de laquelle il est impossible d’avoir de la glace. Dans le système solaire, elle est entre Mars et Jupiter. Si vous mettez un glaçon en orbite, il va assez rapidement fondre et même se vaporiser. Par contre si vous êtes très loin, vous pouvez avoir de gros morceaux de glaces qui se baladent, c’est ce qu’on appelle des comètes. En dessous au soleil, pas de glace de manière stable.

Bon mais revenons à notre méchant de James Bond éjecté par le sas en orbite terrestre. Va t il se transformer en Mister freeze ? Et bien non, s’il est au soleil, il ne va pas particulièrement geler, sauf s’il est à l’ombre du soleil pendant un long moment. Et même si il est à l’ombre du soleil, il ne va pas se refroidir immédiatement, car là encore il n’y a pas d’air pour faire des transfert thermique efficace. La seule façon pour lui de perdre de la chaleur est de la diffuser lui aussi par rayonnement, comme votre four. Mais ça va mettre très longtemps, sans doute plusieurs heures avant qu’il ne gèle complètement. Si vraiment vous voulez transformer votre méchant de James Bond en Mister Freeze, il est sans beaucoup beaucoup plus rapide et plus efficace de le lâcher de nuit en antarctique, car les transferts thermiques sont beaucoup plus efficace.

L’Associable Froid

Chronique réalisée pour l’épisode 484 autour de la thèmatique du Froid

Au quotidien, froid et chaud sont utilisés pour parler des relations sociales et des personnalités de chacun. Quelqu’un est chaleureux si la personne est joviale, sociable et amical. Et à l’inverse une personne est jugée froide si elle ne semble pas amicale et n’est pas très active dans l’interaction sociale. Hé bah, en psychologie, la science rattrape la métaphore. En effet, ce ne serait pas qu’un simple jeu de mot linguistique mais aussi un peu la réalité. On parle alors notamment de chaleur sociale.

Chaleur sociale et chaleur physique

On utilise l’expression de chaleur sociale pour bien différencier ce phénomène de la chaleur physique et biologique du corps. Car oui, on aurait comme deux sources possibles de chaleur. Une thermorégulation biologique que tout le monde connaît où on tremble des muscles pour se réchauffer, et une thermorégulation sociale ou simplement le fait d’être bien entouré réchauffe nos cœurs et nos corps (IJzerman et al., 2012).

Alors qu’on se comprenne bien, la thermorégulation sociale ce n’est pas uniquement se tasser serrer comme des manchots pour survivre au froid polaire. Quoique, pour ceux qui sont très tactiles et aiment le contact de plusieurs personnes pourquoi pas. De le boîte de nuit bien remplie à l’orgie grecque… enfin, je ne vais pas vous faire un dessin.

Hans IJzerman un peu l’expert du domaine

Bref. La chaleur sociale ce n’est pas QUE ça. Ce n’est pas obligatoirement du contact physique et tactile. Une simple tablée ou un jeu de société au coin du feu peut bien faire l’affaire. On parle des relations sociales au sens large donc ! Et ce sont ces simples connexions qui procureraient une chaleur sociale. Littéralement de la chaleur, un changement de température donc.

Il y a alors un domaine en psychologie qui s’intéresse aux liens entre la température et les interactions sociales. L’expert en la matière est un certain Hans IJzerman. Psychologue sociale ayant jusque aujourd’hui majoritairement travaillé sur Amsterdam, il travaille actuellement à l’Université de Grenoble. Il a même établi toute une théorie autour de la thermorégulation sociale : frontiersin.org/articles/10.3389/fpsyg.2015.00464/full. Je n’ai pas encore pris le temps de bien tout lire, mais il essaie notamment de faire le lien avec les styles d’attachement de Bowlby, pour les connaisseurs.

Chaleur sociale : simple sentiment ou réelle sensation ?

Nous, aujourd’hui, ce n’est pas sa théorie qui nous intéresse précisément. Très certainement une autre fois. Aujourd’hui ce qui nous intéresse c’est le Froid ! Quel est le rapport entre chaleur sociale et le froid ? Genre… si on manque d’interaction sociale, on a froid ? Hé bah, oui (Zhong & Loenardelli, 2008). Littéralement froid. En fait, scientifiquement et de ce que j’ai lu jusque là, on a davantage démontré que l’exclusion sociale provoque du froid que l’insertion sociale provoquerait du chaud. Alors comment on tente de démontrer ça ? Bah j’y viens.

Hans IJzerman et son équipe d’Amsterdam autour des années 2012, ont fait plusieurs petites expériences pour explorer le domaine. En utilisant par exemple un jeu vidéo Cyberball qui se joue en équipe. Durant le petit jeu de balle, le participant n’aura que très peu de fois la balle. Comme si vous étiez au foot et que tout le monde se passait la balle dans l’équipe sauf à vous. Hé bah, c’est pareil. Tout le but étant de faire ressentir au participant une exclusion sociale.

Et durant toute l’expérience on mesure la température de la peau du participant. Résultat, les participants qui ont été exclus socialement durant le jeu ont eu une peau plus froide que les participants ayant joué normalement au jeu. Ça veut dire bien ce que ça veut dire. Le sentiment de froid quand on est en manque de relation sociale n’est pas que psychologique, mais bien mesurable physiologiquement ! ON A littéralement froid : la température corporelle chute !

Figure 1

Le sentiment d’exclusion provoque du froid

Dans cette expérience a été mesurée un indice physiologique : la température de la peau donc. Pour les indices psychologiques et subjectifs, on peut par exemple demander à la personne d’estimer la température ambiante de la salle dans laquelle il se trouve. Et… il se trouve que les personnes en situation d’exclusion sociale estiment en moyenne une température plus basse que les personnes non-exclues socialement. Comme s’ils avaient littéralement plus froid.

Autre exemple d’indice pour évaluer l’aspect psychologique et subjectif, Hans IJzerman et collaborateurs ont demandé aux participants d’évaluer la désirabilité de certains aliments et boissons entre : un thé froid, un café chaud, une pomme, un petit biscuit ou une soupe chaude. Les résultats sont clairs et nets. Les personnes en situation d’exclusion sociale favoriseront toujours une boisson chaude par rapport à une boisson froide ! Et ce de manière significative par rapport aux non-exclues socialement (cf. Figure 1).

Chaud physique (toucher) = Chaud social (interaction) ?

Ainsi, une personne exclue socialement – et même sur un jeu vidéo ! – recherche et préfère la chaleur. Que ce soit un café ou un chocolat chaud. Ou par extrapolation, prendre une bonne douche chaude ou se blottir sous sa couette en attendant de jours meilleurs. Il y aurait énormément de choses à dire rien que sur ce fait là, mais on est qu’au tout début des recherches solides dans le domaine. De ce qu’on saurait donc, du lien entre température et relation sociale, une exposition tactile à quelque chose de chaud augmenterait la sensation d’interaction sociale voire remplacerait (éliminerait) les désirs de relations sociales. En clair, toucher du chaud imiterait une relation sociale.

Et les indices de liens entre température et relation sociale ne sont pas que psychologiques et physiologiques au niveau de la peau, mais aussi neurologique ! C’est une équipe californienne (Los Angeles puis San Diego), autour de la chercheuse Tristen Inagaki, qui l’a observé. Elle est justement spécialiste de l’imagerie cérébrale (Inagaki & Eisenberger, 2013)

Durant ses expériences, on place alors le participant sous IRM fonctionnelle pour observer son fonctionnement cérébral. Elle reprend notamment le fait que de toucher un objet chaud équivaut à une relation sociale. Hé bien, ce qu’on remarque c’est que certaines régions cérébrales sollicitées sont similaires, que ce soit à la fois en chaleur sociale qu’en chaleur biologique. Tristen Inagaki évoque plus particulièrement la striatum ventral et une partie de l’insula (Figure 2).

Figure 2

Neuropsychologie et extrapolation causale

Le striatum ventral c’est un gros regroupement de neurones logé au milieu du cortex cérébrale. Il est globalement évoqué comme étant le centre de la motivation jusqu’à l’appétit et la sexualité. Quant à l’insula, c’est une partie du cortex cérébral (comme le lobe frontal ou le lobe temporal) très en lien avec les émotions et autres sensations internes.

Ces régions sont des régions rassemblant une forte densité de récepteurs d’opioïde (Inagaki et al., 2015). Il y a en effet des corrélations qui sont en train de s’établir scientifiquement de l’échelle moléculaire des opioïdes jusqu’au niveau comportemental de l’exclusion social en passant par la température corporelle.

Je ne suis pas un expert, mais on peut essayer de mettre tout ça dans l’ordre. Tout ce que j’ai lu, c’est que si on bloque les récepteurs d’opioïdes (antagoniste : naltrexone), on réduit l’effet de sensation d’interaction sociale. Dit autrement, si j’essaie de reprendre un chemin causal non encore démontré : sans opioïde, pas d’activation des zones cérébrales à la chaleur physique et la chaleur sociale, et donc pas de sensation d’interaction sociale. Donc sans opioïde, on se sent seul et exclu. Et on a froid. Ça voudrait dire qu’à l’inverse, prendre des opioïdes serait équivalent à se sentir le plus entouré du monde. Et on aurait chaud.

L’exclusion provoque une perte d’énergie ?

Bon. Ce n’est pas une invitation à prendre des opioïdes. Vous avez une manière bien plus simple pour en générer : vivre en société. Pour conclure, vivre parmi un divers grand réseau d’interaction sociale tient chaud. Oui. Littéralement. Et inversement, plus il fait froid et qu’on est seul, plus on pense aux autres et a envie de chaud. Oui (IJzerman et al., 2018). Les autres nous garde au chaud. Tel un manchot en milieu du troupeau. C’est établi scientifiquement, « la présence des autres rend notre monde moins coûteux, métaboliquement ». Si tu as froid, invite ton voisin ou ta voisine à prendre un chocolat chaud.

Podcast Science 484 – Le Froid

On aurait certes pu le prévoir, mais aujourd’hui, le grand absent, c’est l’invité de notre émission, le froid. Tant pis, nous n’avons pas froid aux yeux, nous allons tout de même honorer celui qui risque de nous manquer de plus en plus. Alors que les températures hivernales mettent les cerisiers en fleurs au lieu de nous décorer d’écharpes et de gants, nous sommes dans un épisode choral, et nous vous proposons des mini dossiers qui vont, nous l’espérons, vous réchauffer le cœur, s’il y en avait besoin. Nous sommes le mercredi 11 janvier de l’an 2023, vous êtes dans l’émission 484 de Podcast Science et nous vous souhaitons une belle et joyeuse année.

Tour de table

  • Irène depuis le Plateau d’Assy dans les Alpes
  • Taupo depuis Paris
  • Johan depuis Belle Île en Mer
  • Alexa depuis Los Angeles
  • Cleora depuis la Normandie
  • Eléa depuis Strasbourg
  • Pascal depuis près de Mulhouse

Chroniques

Liens et références évoquées

Les images de la semaine

Citation

“Il n’y a pas de vent trop froid pour les amoureux.”

Proverbe ukrainien

Chatroom

La Chatroom

nyves: coucou (je sais, je suis super en avance!)

nyves: Bonne année

quadrupleben: Bonjour et bonne année

Pascal: Salut !

Cleora: B’soir par ici 🙂

nyves: Hello, hello

nyves: les voeux, la santé, tout ca

Cleora: haaa bah oui Banannée !

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: Hello tout le monde et bonne année !

nyves: salut @Taupo @pierrekerner@mastodon.social qui a le pseudo le plus long du tchat

barenziah: bonsoir à tous 😁

nyves: salut salut

kaou: Bonsoir et bonne année 😉

nyves: salut @kaou, meilleurs voeux

Brochko: Bananier à tous

nyves: @Brochko bonne année

barenziah: salut @Brochko salut @kaou

nyves: La bonne résolution de 2023, c’est de commencer l’émission à 20h40?

Cleora: 20h29 on n’est pas en retard haha

Cleora: 30 ! 😮

Cleora: https://images.unsplash.com/photo-1551308075-d5f542da6386

nyves: mdr

irene: Bonne Année!!!!

nyves: salut @irene tout mes voeux

Ashka: Hello tout le monde 🙂

nyves: salut @Ashka

Ashka: Et bonne année 🙂

barenziah: salut @Ashka

Ashka: ça fait plaisir de vous retrouver 🙂

nyves: ben tout pareil!

nyves: Vous prévenez quand y a du son?

Brochko: Ça a commencé, je n’ai rien sur mp3 ou m3u

nyves: je pense pas que ca broadcast

nyves: (20h33 ca serait un miracle)

nyves: (je vais me faire kicker par @Pascal )

Brochko: Le podcast ça marche mieux 😁😁😁

Eléa Héberlé 🌱: Le bonjour ! Bonne année

barenziah: salut @Eléa Héberlé 🌱

nyves: @Brochko t’inquiete, il faudra que tu réécoute

nyves: salut @Eléa Héberlé 🌱

barenziah: lol @nyves

quadrupleben: C’est la magie du direct

quadrupleben: On sait jamais ce qu’il peut ce passer

nyves: Bienvenu dans l’univers parallèle de podcast science

nyves: appelé aussi le boudoir

kaou: C’est Garcimore qui fait la magie du direct ?

Le Plantoscope 🌱🔬🌸: Doit-on rappeler que nous sommes un podcast amateur ?

Eléa Héberlé 🌱: C’est super je suis deux fois connectée

Eléa Héberlé 🌱: Je peux dialoguer avec moi même

nyves: @Le Plantoscope 🌱🔬🌸 pour des amateurs vous êtes bien

Ashka: Et c’est qui la cheffe ? @Eléa Héberlé 🌱 ou @Le Plantoscope 🌱🔬🌸 ?

Eléa Héberlé 🌱: La cheffe de quoi ?

Alexa Sadier Explorabat 🦇: saluttttttttttttt

Ashka: Entre les deux versions de toi-même ^^

barenziah: salut @Alexa Sadier Explorabat 🦇

Cleora: Kikou ON AIR ? 🙂

Eléa Héberlé 🌱: ça dépend des jours

nyves: Quand tu vois la qualité de certains podcast américains où ils ont toutes une équipe derrrière

Pascal: Est-ce que vous nous entendez ?

Ashka: on vous entend

nyves: Yep

nyves: on air

barenziah: yes

kaou: yes

nyves: ca fait plaisir d’entendre vos voix

nyves: c’est prévu un podcast sur le Yéti?

nyves: ou la cryptozoologie?

Ashka: Oui, avec le dahu ^^

Ashka: Merci @Alexa Sadier Explorabat 🦇

nyves: je l’ai cherché souvent le dahu

quadrupleben: C’es bon après le F5 habituel

nyves: Comme je suis Breton, je peux faire les korrigans

Ashka: J’ai déjà les livres sur le Dahu pour ma nièce (elle a 3 ans et demi, ils vont peut-être prendre la poussière un peu)

nyves: Qui aurait pu anticiper le changement climatique

nyves: (pas pu m’en empécher)

Ashka: Lol

Cleora: haha

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: hahaha

Ashka: (16 épisodes avant la 500ème ?!?!

nyves: Purée, la 500 ème ca sera cette année!

nyves: IRL, obligé

nyves: @Pascal fait son timide

nyves: alors qu’il a une jolie voix

Pascal: j’ai surtout oublié de me demuter…

Cleora: https://clementnicolefr.files.wordpress.com/2023/01/01-fb8f4655-79fb-48b4-817f-ddc0b333771b-foundations.jpg

Loïc: Bonsoir à tous, meilleurs voeux

Cleora: https://clementnicolefr.files.wordpress.com/2023/01/02-0c585155-846d-4210-b64f-6b1f524bdbf0-fish-photo-from-rustad.jpg

nyves: hello, @Loïc

Pascal: ben dites donc, il y a du monde ce soir 🙂

irene: Ouf, il est spooky en effet ce poisson

nyves: alors, un bateau en atlantique nord, ca donne ca : https://www.youtube.com/shorts/GORJY2Y9GFs

nyves: @Pascal yep

Pascal: ca fait plaisir 🙂

Cleora: http://ssaft.com/Blog/dotclear/?post/2022/03/11/Des-animaux-qui-gagnent-a-etre-transparents

nyves: je serai pas la semaine prochaine si y a émission

Ashka: Pareil, j’aurai jdr une semaine sur deux le mercredi

Cleora: https://clementnicolefr.files.wordpress.com/2023/01/1280px-icefishuk.jpg

Cleora: https://clementnicolefr.files.wordpress.com/2023/01/b1r6bkpceaae2tc.jpg

nyves: @Ashka : merci pour septante minutes avec.. je dévore!

Cleora: la taille du truc https://clementnicolefr.files.wordpress.com/2023/01/collection02.gif

Cleora: https://clementnicolefr.files.wordpress.com/2023/01/image-8-580×478-1.png

Cleora: https://clementnicolefr.files.wordpress.com/2023/01/icq038.jpg

nyves: Et l’oxygène à dix sous, c’est pas cher!

Cleora: houlà un blague de chimiste à la Brubru 🙂

Ashka: Ah ben avec plaisir 🙂 Si tu veux faire monter ta tension (et ton seum) écoute l’épisode avec Georges-Louis Bouchez, c’est le président de notre parti libéral, le premier (je crois) à rompre le cordon sanitaire en allant débatre avec un facho flamand, et qui rapproche les libéraux de l’extrême-droite qui était quasi inexistante (au niveau électoral) en Belgique francophone)

Loïc: Je n’entends rien@ps

kaou: reload

kaou: F5

nyves: @Ashka pas sur d’être prêt! j’en suis à celui sur la prostitution

Cleora: http://ssaft.com/Blog/dotclear/?post%2F2017%2F11%2F12%2FL-ecophysio-c-est-chaud

nyves: @Cleora ben il vient plus au soirée!

Alexa Sadier Explorabat 🦇: CA DEPEND DE LA PRESSION TAUPO

Ashka: Ah oui, il est super intéressant (surtout qu’en belgique, la situation est différente)

nyves: PV=nRT

nyves: @ps: Est ce que les changements climatiques vont impacter ces poissons?

nyves: @ps: Est ce qu’on a des modèles de changements des courants?

Cleora: https://clementnicolefr.files.wordpress.com/2023/01/merlin_200256507_2813a892-7359-46e9-8cbb-bd1594eeb611-articlelarge.webp

nyves: excellent

Cleora: https://clementnicolefr.files.wordpress.com/2023/01/merlin_200256480_f17623e3-0844-48c0-a362-a11dd2022beb-articlelarge.webp

nyves: Est ce qu’on peut le manger en fish and chips?

Cleora: https://clementnicolefr.files.wordpress.com/2023/01/d41586-022-00065-y_20018578.gif

Alexa Sadier Explorabat 🦇: ça répnd à ta question du coup nyves 🙂

nyves: @Alexa Sadier Explorabat 🦇 toutaf

nyves: bravo @Taupo @pierrekerner@mastodon.social

nyves: et ton bouquin est top!

nyves: (va falloir que je relise une seconde fois, j’ai pas toutes les bases de bio pour tout bien comprendre)

Cleora: https://www.extruplast.net/ressources/images/b507ae9-product64.jpg

nyves: Ethylene glycol

nyves: c’est un oison très utilisé dans les meurtres, et c’est pas une mort agréable

Cleora: https://images.unsplash.com/photo-1489277710675-f9125c249753?ixlib=rb-4.0.3&ixid=MnwxMjA3fDB8MHxwaG90by1wYWdlfHx8fGVufDB8fHx8&auto=format&fit=crop&w=1941&q=80

kaou: tu conseilles quoi pour une mort agréable ? 😉

nyves: @Ashka : putain, je vais pleurer!

nyves: J’ai vu le recul des glaciers en plus de 30 ans

Cleora: https://clementnicolefr.files.wordpress.com/2023/01/scenario-recul-mer-de-glace-1024×507-1.jpg?w=736

Ashka: J’ai pas eu cette “chance” :/

nyves: (non, je ne la ferais pas)

irene: J’ai eu la même réaction, on va pleurer avec le dossier d’Alexa

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: merci @nyves

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: Et merci @Cleora pour toutes les images et les liens !

Cleora: My pleasure :3

Cleora: https://clementnicolefr.files.wordpress.com/2023/01/merdeglace.jpg

nyves: Cette été, j’ai marché sur un glacier, sans passer par de la neige

nyves: y avait plus de neige au 15 juillet à 3000m

irene: Ça y est, je pleure

Ashka: Tu étais dans quel coin ? En chartreuse, y a pas trop de glaciers

Cleora: https://www3.nd.edu/~cneal/PlanetEarth/Lab-Glaciation/Fig12_6.jpg

nyves: Vanoise

nyves: Isomètre 0 à 4000m à minuit!

nyves: @irene :hugs!

irene: Merci Nyves!!!

Ashka: En été ? Wow … J’étais autour de 1000 m il y a deux ans, on a eu droit à une période de canicule :/

nyves: Ben, en Vanoise tu pars à 2000m/2200m

nyves: donc 3000m c’est vite fait

Cleora: le danger de l’alpiniste sur les glaciers les crevasses

Cleora: https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/84/Chevron_Crevasses_00.JPG/220px-Chevron_Crevasses_00.JPG

Ashka: En Chartreuse, le point culminant est à 2082 m.

Ashka:

Ashka: (il a fait tellement chaud que j’ai pas eu froid en parapente alors que j’étais en t-shirt …)

nyves: @Cleora c’est impressionant les séracs et les crevasses

nyves: et oui, le bruit d’un glacier c’est cool

Cleora: https://live.staticflickr.com/8603/16084350024_55df132b78_b.jpg

nyves: Avec la fonte des glaciers, on voit les rochers qui avant étaient sous les glaces, et c’est aussi impressionnant

irene : @Ashka: tu viens quand faire du parapente avec moi à Plaine Joux?

nyves: les roches sont complètement sculptées

Ashka: Oh, ce serait avec plaisir ^^ Par contre, j’ai zéro compétence, c’était un baptème 🙂

irene : Pas grave, on fera un biplace!

Ashka: <3

Cleora: https://clementnicolefr.files.wordpress.com/2023/01/45-evolution-glacier-br.jpg

nyves: Oui, j’ai vu ca, avec des mires de visées

nyves: excellent!

irene : Purée, malins les glaciologues!!

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: mais pourquoi de vélo ?

Cleora: https://lejournal.cnrs.fr/articles/le-murmure-du-glacier

nyves: ben pourquoi pas!

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: certes

nyves: Yep

nyves: (Lyonnais de naissance, on connait l’histoire)

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: malabar princess

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: best nom

Cleora: https://www.hemis.fr/image-photo/3932196/france-haute-savoie-chamonix-mont-blanc-glacier-argentiere-luc-moreau-glaciologue-labo-sous-glacier-argentiere.jpg

nyves: J’imagine le bonhomme Malabar dessiné sur le coté de l’avion

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: en tutu

Cleora: https://clementnicolefr.files.wordpress.com/2023/01/5edf8e732d3f5_000_1hs5eg-min-4356762.jpg

nyves: 😂😂

nyves: putain niveau 1990

nyves: 😢

kaou: ça doit être à peu près l’année où j’y suis allé 🙁

Cleora: https://clementnicolefr.files.wordpress.com/2023/01/eb1afd28822c2e8b632de4a450d2b10775d9285e.jpeg

nyves: j’y suis allé un peu avant dans la mer de glace

nyves: mais on pouvait pas savoir

kaou: tkt cé un cicle

Cleora: https://clementnicolefr.files.wordpress.com/2023/01/01ca29e1b058698495ae2fb4664412a7b0d8f8c0.jpeg

nyves: https://www.youtube.com/watch?v=SsqYCvJvxQY&ab_channel=INAPolitique

nyves: sauf que là on sera bien cramé avant la fin du cycle

nyves: Y a ancore des ricains qui disent que les hommes ne peuvent pas détruire la création de Dieu!

Ashka: @nyves lunaire. En fait, en trollant, c’est juste une façon de détourner l’attention pendant qu’il plante des couteaux dans le dos (c’est comme l’AAH qui est déconjugalisée (dans un an) pendant qu’une autre aide est conjugalisée (aussi pour les personnes handi.e.s)

nyves: yep

Ashka: https://youtu.be/m3ynXT7qn-o

nyves: (genre la réforme des retraites qui sert pas aux retraites mais juste a maintenir le PIB)

Ashka: La création de Dieu (enfin une partie), ne craint rien, hein …)

Cleora: https://images.unsplash.com/photo-1505908128605-34d2797a0113?ixlib=rb-4.0.3&ixid=MnwxMjA3fDB8MHxwaG90by1wYWdlfHx8fGVufDB8fHx8&auto=format&fit=crop&w=1470&q=80

nyves: Non, mais ils sont perchés là-bas

nyves: ils annoncent 2100 plus aucun petits glaciers nul part sur la planète

Cleora: https://images.unsplash.com/photo-1609664303660-441b6d0d8137?ixlib=rb-4.0.3&ixid=MnwxMjA3fDB8MHxwaG90by1wYWdlfHx8fGVufDB8fHx8&auto=format&fit=crop&w=1374&q=80

Cleora: https://images.unsplash.com/photo-1551256817-e6099a18ad79?ixlib=rb-4.0.3&ixid=MnwxMjA3fDB8MHxwaG90by1wYWdlfHx8fGVufDB8fHx8&auto=format&fit=crop&w=1895&q=80

nyves: magnifique

Cleora: https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/carbone-14-le-magazine-de-l-archeologie/le-piege-de-cristal-l-archeologie-revelee-par-la-fonte-des-glaciers-2129809

nyves: Merci beaucoup pour ce dossier!

nyves: pas gai mais top

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: Oui bravo @Alexa Sadier Explorabat 🦇

Johan Mazoyer 🪐: https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/carbone-14-le-magazine-de-l-archeologie/le-piege-de-cristal-l-archeologie-revelee-par-la-fonte-des-glaciers-2129809

nyves: Ils retrouvent plein de squelettes d’alpinistes

nyves: ou juste de randonneurs qui se sont perdus

nyves: en Himalaya aussi, ils retrouvent beaucoup de corps

nyves: (on a un espoir de résoudre le mystère de l’Everest)

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: est ce qu’on aretouvé un gland et un écureuil à dents de sabre ?

Cleora: https://c2.staticflickr.com/2/1822/42898402491_c76110349f_b.jpg

nyves: @Taupo @pierrekerner@mastodon.social surement

Eléa Héberlé 🌱: mes images chargent pas dans le backend @Pascal

Eléa Héberlé 🌱: c’est normal ?

Ashka: @Taupo @pierrekerner@mastodon.social t’es sûr que c’est l’écureuil qui a des dents de sabre o_O

Cleora: ;p https://img.succesone.fr/2019/10/Lage-de-glace-1024×576.jpg

Ashka: Allez, oui, d’accord

Eléa Héberlé 🌱: Les Fest Noz en Bretagne ça marche bien comme chaleur sociale

nyves: Heureusement, j’ai plein de glaciers en fond d’écran sur mes PC

nyves: @Eléa Héberlé 🌱 yep

Ashka: un seul chat, c’est pas toujours assez pour se tenir chaud :/

irene : C’est quoi les Fest Noz Eléa?

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: une danse de bigoudines

nyves: Fête de nuit en breton

Eléa Héberlé 🌱: des grands bals avec plein de gens qui dansent en chaîne et des gens qui jouent de biniou 😀

Eléa Héberlé 🌱: du**

kaou: une teuf bretonne quoi

irene : Ohh, du Biniou! 🙂

Ashka: Et c’est sans alcool ?

nyves: @Ashka : des bretons sans alcools?

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: j’ai eu le mindfuck fesnoz – nozman

Eléa Héberlé 🌱: le cidre ça compte ?

Ashka: C’est bien qu’est-ce que je me disais =D

Eléa Héberlé 🌱: le chouchenn, ça compte aussi ?

nyves: @Taupo @pierrekerner@mastodon.social : tu savais pas?

Ashka: plein de moyens de se tenir chaud, quoi =D

nyves: @Eléa Héberlé 🌱 : le bon chouchen c’est dur à trouver

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: aka le collège pour moi

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: une expérience sociale de 4 ans

nyves: Après, je suis un mauvais exemple, je suis exothèrmique, je suis quasiment tout le temps en T-shirt

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: @nyves pour nozman, oui, pour fesnoz, non

Eléa Héberlé 🌱: ne dites plus “je me sens exclu”, mais “j’ai froid”. Et inversement.

Alexa Sadier Explorabat 🦇: le college début lycee pour moi aussi

Alexa Sadier Explorabat 🦇: glacial

Alexa Sadier Explorabat 🦇: trop intéressant ces perceptions

Ashka: @nyves exothermique, c’est pas que tu ne produits pas ta propre chaleur, comme les étudiants de @Taupo @pierrekerner@mastodon.social qui migrent contre les radiateurs en hiver ? (et comme moi, du coup)

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: ectothermique

Ashka: @Taupo @pierrekerner@mastodon.social ah oui, voilà, ça c’est moi

nyves: Ma femme est comme toi. Je sers de chauffeusse de lit

irene : https://clementnicolefr.files.wordpress.com/2023/01/img2.png

irene : https://clementnicolefr.files.wordpress.com/2023/01/img1.png

Ashka: Je m’endors les bras croisés pour me tenir chaud (maison très mal isolée, je chauffe pour avoir 16 degrés dans la chambre en hiver, c’est un peu peu

Alexa Sadier Explorabat 🦇: vive la codéine pour les douleurs

nyves: J’ai 16°c dans ma chambre et j’ai pas froid

nyves: @Alexa Sadier Explorabat 🦇 tu a essayé le cocktail morphine, protoxyde d’azote?

nyves: c’est un kiff d’enfer

Ashka: j’ai une question rhétorique : comment on sait si on a un métabolisme fucké ou si c’est juste l’isolation ?

nyves: t’es copain avec tout le monde

Ashka: @nyves mouais mais non …

nyves: ca dépend de la voisine, ou du voisin

nyves: @Ashka ‘bon, d’accord faut se déboiter l’épaule avant et là c’est moins cool)

Cleora: haha

Ashka: Hahaha =D (j’ai mon rameur qui a retrouvé sa place pour me réchauffer =D )

nyves: @Taupo @pierrekerner@mastodon.social : Mastodon, c’est pour ca? https://www.youtube.com/watch?v=labytsb3gfI&ab_channel=RelapseRecords

Alexa Sadier Explorabat 🦇: @nyves non ! tu m’intrigues là 😀 J’en prends surtout pour les migraines ce qui me permet de fonctionner en crise modérée. Je suis toujours resté au dosage super bas là, qui était encore en vente libre jusqu’à il y a peu. Vu que je n’en prends qu’en crise, jamais eu d’accoutumance et donc je ne suis jamais passée à morphine/aiutre

Cleora: courir nu sur un glacier ! La bonne idée d’Irène !

nyves: de toute facon, la morphine et tout ce qui a de plus puissant ca ne fonctionne que sur les douleurs vives

Alexa Sadier Explorabat 🦇: en été ça peut se tenter

Ashka: Vu la taille des glaciers, on sera tous les uns contre les autres et donc on se tiendra tous chaud =D

nyves: genre fracture

Alexa Sadier Explorabat 🦇: Je sais qu’ils n donne parfois aussi pour les migraines si tu vas aux urgences migraines mais sans doute associé

Ashka: @nyves ou tatouage ?

Alexa Sadier Explorabat 🦇: Les injections profénid+acupan ça marche aussi ultra bien (mais sans effet psychotrope)

nyves: @Ashka peut être mais faut connaitre un vendeur 🙂

Alexa Sadier Explorabat 🦇: Je vais devoir vous laisser les amis 🙁 mes étudiantes m’attendent

Ashka: ^^ Apparement, il y en a qui utilisent des crèmes anésthésiantes, mais c’est galère pour le tatouer

Ashka: Bon travail et bonne après-midi 🙂

nyves: Au US c’est assez facile mais en France c’est pas simple

Ashka: J’ai jamais du prendre plus fort qu’un anti-inflammatoire :/

nyves: @Ashka je suis pas sur qu’une crème anesthésiante soit top pour tatouer

nyves: j’ai pris qq fois de la codeine pour des douleurs lombaires

Ashka: Disons que ça limite la douleur, mais du coup, le tatoueur doit travailler zone par zone, puisque chaque zone se réveille dès qu’on commence à piquer. C’est pas incompatible, faut juste qu’il s’adapte

nyves: no pain, no pain!

Ashka: Pas de palais, pas de palais ^^

nyves: lol

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: no pain, no batards

nyves: no pain, no tartines

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: no pain, no bleus

nyves: lol

Cleora: Syndrome de Raynaud.. j’avais écrit “Réno” j’étais tombé sur Jean Réno x)

nyves: @ps: Y a un truc qui me parait être une légende urbaine, j’ai jamais trouvé d’étude sur le sujet, c’est l’histoire des douches froides ou chaudes. Dans le milieu sportif, on recommande les douches froides (mais personnes te donne de températures, de temps, …)

nyves: @Cleora le syndrome de Jean Réno

Cleora: haha

nyves: (Sinon, c’est l’ADHD quand tu es réveillé les jambes sans repos)

nyves: (Mon psy m’a diagnostiqué probable TDAH, genre je le savais depuis 30 ans)

Ashka: Pour un diagnostic officiel, c’est combien ? (de sous et d’attente ?)

nyves: @Ashka je sais pas, et je cherche pas à savoir

nyves: Je le vie pas trop mal est j’ai des mécanismes de contournement

Ashka: C’est l’essentiel, et en même temps, si tu sais depuis tant de temps, je me doute que tu as appris à gérer

nyves: par contre mon ainé va être testé TSA

kaou: le niveau de son est plus faible pour Elea que pour vous autres

Cleora: oui

kaou: mais on entend

Cleora: le micro en enrhumé, il a pris froid :/

nyves: @Eléa Héberlé 🌱 : Plus fort!

Cleora: https://www.podcastscience.fm/wp-content/uploads/2023/01/ps484_frost-1837012_960_720.jpg

nyves: les lichens sont des plantes?

nyves: L’edelweiss c’est déjà ma plante préférée

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: lichen ce sont des champignons + algues

nyves: joli crash!

Cleora: la plante bouboule : https://www.podcastscience.fm/wp-content/uploads/2023/01/ps484_man-sign-1837747_960_720.jpg

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: vous en saurez plus dans le prochain épisode

nyves: Merci @Taupo @pierrekerner@mastodon.social

Pascal: pfiou, galere a remonter cette chatroom

nyves: (à la manivelle)

Pascal: surtout que l’ordinateur lag a mort…

Cleora: https://www.podcastscience.fm/wp-content/uploads/2023/01/ps484_Life_forms.png

Cleora: https://www.podcastscience.fm/wp-content/uploads/2023/01/ps484_onions-1239423_960_720.jpg

Cleora: https://www.podcastscience.fm/wp-content/uploads/2023/01/ps484_Nouvelle_iconographie_fourragere_Pl._84_6069970872.jpg

Cleora: https://images.unsplash.com/photo-1571252051679-7c1bb19ee5be?ixlib=rb-4.0.3&ixid=MnwxMjA3fDB8MHxwaG90by1wYWdlfHx8fGVufDB8fHx8&auto=format&fit=crop&w=687&q=80

nyves: J’ai vu des champs d’edelweiss l’été dernier!

nyves: en hors chemin

Cleora: https://live.staticflickr.com/65535/50129571537_ed32589936_b.jpg

Cleora: https://www.promessedefleurs.com/blogwp/wp-content/uploads/2019/07/vernalisation2.jpg

nyves: Alors, c’était pas les vikings! Viking c’est un métier

nyves: (oui, je sais je capillotracte)

nyves: voir tétracapillosectate

quadrupleben: Les neflier de tête c’est super chiant a faire germer

nyves: non, c’était super clair

nyves: merci

Cleora: https://www.cup.com.hk/wp-content/uploads/2017/02/Shariffcorpse-1200×495.png

nyves: la scène la plus ridicule (Total Recall)

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: ah c’est kitch c’est sûr

Cleora: c’est joli la thermodynamique https://i.ytimg.com/vi/9OyzxsBxHM8/maxresdefault.jpg

nyves: c’est pas mon préféré

nyves: grosso modo l’ordre de mes préféré c’est 1,2,3,4

barenziah: mais nooooon !

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: pareil

nyves: AAAAAHHHHHHHH des formules de la thermo, j’ai encore des PTSD de thermo

barenziah: le 4 c’est le 1er que j’ai vu

nyves: je dis pas qu’il est pas bien, mais je suis fan de Fincher (même si je sais que ca n’a pas été son film le plus facile à réaliser)

Le Plantoscope 🌱🔬🌸: Le 1 c’est clairement le meilleur, y’a pas de débat

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: indeed

Cleora: https://teleensm.ummto.dz/pluginfile.php/5901/course/overviewfiles/image%20cours.jpg

nyves: yep, il faisait encore des bon films Ridley Scott

Le Plantoscope 🌱🔬🌸: alien versus predator, c’est le pire, y’a pas de débat ?. Y’a pas de débart

nyves: pas vu

nyves: pas osé

barenziah: pareil

Le Plantoscope 🌱🔬🌸: il y a un classement : https://editorial.rottentomatoes.com/guide/all-alien-movies-ranked/

Ashka: Et Prometheus, daube, on est d’accord ?

Le Plantoscope 🌱🔬🌸: grosse daube

Le Plantoscope 🌱🔬🌸: pareil avec covenant

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: immense daube

nyves: Faut que je le revois, mais tendance daubesque

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: pas vu covenant

Cleora: mété-analyse des Aliens 😮

Ashka: Y a plus de son ?

kaou: si

Le Plantoscope 🌱🔬🌸: normalement si

Ashka: (pardon, j’ai misclick et muté :/ )

kaou: (mais pas dans l’espace)

nyves: ouais mais Prometheus y a Noomi Rapace et Charlize Theron!

Ashka: Euh, votre classement, il met prometheus et covenant en 3ème et 4ème position, on en parle ?

Le Plantoscope 🌱🔬🌸: c’est de la merde

Le Plantoscope 🌱🔬🌸: on devait critiquer ce classement

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: prometheus c’est 5

Ashka: @nyves C’est pas une excuse, pour Noomi, regarde what happened to monday :p

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: covenant c’est 6

Le Plantoscope 🌱🔬🌸: je suis d’accord

Pascal: Les nuages de gaz dans l’espace ne convectionnent donc pas ? Même tres lentement ?

Ashka: et les AVP en 7 et 8, je suppose que ça va, mais Prometheus avant Alien 3 …

nyves: @Ashka pas vu

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: c’est rotten comme classement

Ashka: Je recommande 🙂

Le Plantoscope 🌱🔬🌸: je me demande si alien 3 je le met pas en 2e moi

Ashka: Pas le classement, obviously

kaou: sans compter qu’il y a la pression qui modifie la donne aussi

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: AH NON

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: aliens forever

nyves: Game Over Man, Game Over

Le Plantoscope 🌱🔬🌸: ouais peut être t’as raison

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: get away from her you bitch

Ashka: Bon, IMDB n’est pas d’accord :

Ashka: https://www.imdb.com/list/ls041911027/

Alexa Sadier Explorabat 🦇: La beauté des comètes 🙂

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: prometheus en 3

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: mais what

Pascal: @Alexa Sadier Explorabat 🦇 je chauffe déjà le telescope 🙂

nyves: c’est de la marde IMDB

Alexa Sadier Explorabat 🦇: ouiiiiiiiiiii

nyves: les ricains trollent quant c’est trop politique

Ashka: Ah non, oubliez, c’est un pégu qui a pondu ça, sur base des notes, c’est Alien, Aliens, et Prometheus en 3 … bon, j’abandonne

Cleora: “le vide est un très bon isolant” *thinking*

nyves: ou si l’action se passe à Paris et qu’on voit pas la Tour Eiffel et Montmartre

kaou: pour chaud/froid y’a aussi le JWST

Ashka: @nyves ça a surtout l’avantage de répertorier tout ce qui existe (j’y ai trouvé mes parents qui ont participés à des projets plus ou moins obscures il y a 40 ans)

nyves: @ps! C’est pour ca que le James Web est super refroidit

kaou: qui a besoin d’un bouclier thermique

nyves: mm idée @kaou

kaou: yes

nyves: @Ashka excellent

Johan Mazoyer 🪐: oui exactement pour le webb il faut le refroidir

Ashka: Pour voir beaucoup de noomu Rapace :

Ashka: https://www.imdb.com/title/tt1536537/?ref_=nv_sr_srsg_0

nyves: Ah oui, j’avais envie de le voir, celui là

nyves: “Le froid c’est psychologique!”

nyves: (dixit un mec qui faisait sa toilette dans un torrent de montagne)

Eléa Héberlé 🌱: les lichens sont des symbioses entre des algues et des cyanobactéries

Ashka: Je suis trèèèès sensible au psychologique =D

kaou: euh c’est pas champi+algue OU champi+cyanob ?

nyves: c’était cooooooool

kaou: voire avec un 3è larron

Le Plantoscope 🌱🔬🌸: oui pardon champi ou algue et cyano

Ashka: Euh … Il n’y a pas eu d’épisode publié depuis novembre, non ?

Cleora: ça arrive ouiiii là ou demain 🙂

Le Plantoscope 🌱🔬🌸: j’ai commencé à écrire dans une autre fenêtre et j’ai pas fini

nyves: Merci beaucoup!!!!!!!

Ashka: Merci @Cléo

Ashka: Merci @Cleora c’était surtout pour être sûre de n’avoir rien raté 😉

kaou: Merci à toutes et tous pour cet épisode !

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: ciao à toutes et tous

barenziah: bonne nuit

Le Plantoscope 🌱🔬🌸: bonne nuit tout le monde

nyves: salut salut

Cleora: Bonne nuit ! 🙂

Ashka: @Johan Mazoyer 🪐 ma soeur a passé nouvel an à Belle-Île et il a fait beau le jour du départ ^^

Ashka: Merci beaucoup pour ces retrouvailles 🙂

Ashka: Merci à vous et bisous 🙂

Podcast Science 483 – Marée sur le côté

Marins Poditeurs,
Matelots voyageurs,
Bienvenue à bord de l’épisode 483. Avec à bâbord capitaine Irène de ce voilier pour nous guider au gré des vents et marées; et à tribord l’astronome Johan pour nous diriger au compas et à l’oeil des planètes et étoiles désamarrées. Nous sommes le 30 Novembre 2022, vous êtes bien sur Podcast Science. Et en cet épisode, on met le cap sur les marées ! Bienvenue !

Tour de table

  • Irène et son chat Marcel qui pieutent à Passy
  • Pascal depuis Mulhouse
  • Johan depuis Paris

Les images de la semaine

Citation

“La véritable science enseigne, par-dessus tout, à douter et à être ignorant”

Miguel de Unamuno

Chatroom

La Chatroom

Mumune: Bonsoir à tous ! (enfin, bonsoir à l’équipe !)

Cleora: B’soir @Mumune 🙂

Cleora: https://images.unsplash.com/photo-1504461448709-66979b4fc7b7?ixlib=rb-4.0.3&ixid=MnwxMjA3fDB8MHxwaG90by1wYWdlfHx8fGVufDB8fHx8&auto=format&fit=crop&w=1447&q=80

nyves: Hello

nyves: Jolie plage!

Cleora: B’soir nyves 🙂

nyves: salut @Cleora

barenziah : bonsoir à tous 😁

nyves: Hello @barenziah

Cleora: B’soir Barensiah 🙂

irene: Bonsoir tout le monde!

nyves: Vous nous faites coucou quand ca broadcast?

nyves: salut @irene

irene: Oui! On a des soucis d’échos pour le moment!!

Podcast Science: Oui! On a des soucis d’échos pour le moment!!

Podcast Science: Oui! On a des soucis d’échos pour le moment!!

irene: Salut Nyves!

nyves: echo echo

irene: Oui! On a des soucis d’échos pour le moment!

nyves: c’est la marée, ca s’en va et ca revient

Johan Mazoyer 🪐: Oui! On a des soucis d’échos pour le moment!!

Cleora: on attend que la marée remonte

nyves: Oui! On a des soucis d’échos pour le moment!!

barenziah : 🌊

nyves: ca me rappelle les touristes qui se sont fait prendre par la marée en Bretagne, Ils ont dit qu’ils pensaient que la mer avait reculé à cause de la sécheresse!

Mumune: Je viens de rebooter et j’ai toujours le même soucis : je n’entends rien du live (alors que tout le son fonctionne sur tout le reste) 🙁

Cleora: ON AIR

nyves: yep

Pascal: Nous entendez vous ?

nyves: en tout cas on entends Pascal et Irene

Mumune: Ah oui ça y est, j’ai du son !

nyves: y a un mec de Rennes?

barenziah : yep

nyves: Non, j’ai pas pu venir

Johan Mazoyer 🪐: https://www.dropbox.com/s/fikhokxxcsdbksz/Screenshot%202022-11-30%20at%2020.37.29.png

Johan Mazoyer 🪐: j’ai fait ca cette semaiene 😀

nyves: pareil, je suis malade, les bronches prises tout ca

nyves: je sais pas combien de temps je vais tenir

Cleora: https://clementnicolefr.files.wordpress.com/2022/11/tvashtarvideo.gif

Cleora: https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/86/Geometrie_force-maree.png/600px-Geometrie_force-maree.png

nyves: non, je ne déraperais pas

nyves: Le Mont Saint Michel, c’est impressionnant

nyves: Saint Malo, c’est pas mal aussi

Cleora: https://www.publicdomainpictures.net/pictures/170000/velka/hopewell-rocks.jpg

Cleora: https://fr.wikipedia.org/wiki/Baie_de_Fundy#/media/Fichier:Wpdms_nasa_topo_bay_of_fundy.jpg

Pascal: avec un breton et un normand dans la chatroom, on va peut etre éviter certains sujets 😉

nyves: 🙂

nyves: honnêtement, sur ce coup je m’en fout, je suis lyonnais de naissance (mais le mont Saint Michel est Breton quand même)

Cleora: KEU WA ?

Pascal: Et merde !

nyves: 🤣🤣

nyves: J’y vais quaiment jamais

nyves: trop de monde

Cleora: https://www.cosmonoticias.org/wp-content/uploads/2016/08/io-eclipse.jpg

nyves: Y a des coins plus sympas (vers Saint Brieuc, Saint Cast, Fréhel, …)

Pascal: Rhaaa c’etait Encelade, pas Ganymede que j’avais en tête !

Cleora: https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Estran_de_Rimouski_007.jpg

Cleora: https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/84/Estran_de_Rimouski_007.jpg/1200px-Estran_de_Rimouski_007.jpg?20150716185311

Cleora: https://images.unsplash.com/photo-1598296689238-966b19ef4cae?ixlib=rb-4.0.3&ixid=MnwxMjA3fDB8MHxwaG90by1wYWdlfHx8fGVufDB8fHx8&auto=format&fit=crop&w=1190&q=80

Podcast Science 482 – A quoi pensent les moutons pour s’endormir ?

Vous êtes au travail en milieu d’après midi, la réunion s’éternise, peut être n’auriez vous du pas prendre cette part supplémentaire de flanc à midi, vos paupières s’alourdissent, votre N+1 vous regarde en colère, vous n’y pouvez rien, vous vous assoupissez devant toute l’équipe… 

Changement de scène, 3 jours plus tard, vous êtes en pyjama, votre tisane est bue, il est 23h, vous posez votre livre et éteignez la lumière…. Mais rien… le sommeil ne vient pas. Mais pourquoi ? Ce soir nous parlons de sommeil avec notre invité Armelle Rancillac, chercheuse au Collège de France (PSL). Nous sommes le 7 décembre 2022, vous êtes dans l’épisode 482 de Podcast Science, bienvenue

Tour de table

  • Cléora qui crèche depuis Perduville
  • Irène et son chat Marcel qui pieutent à Passy
  • Alexa qui paresse depuis Los Angeles
  • Pierre, Johan et Armelle Rancillac, bien éveillés, qui vont vous parler depuis l’appartement de Johan depuis Paris

Liens évoqués pendant l’émission

Les images de la semaine

Citation

“La véritable science enseigne, par-dessus tout, à douter et à être ignorant”

Miguel de Unamuno

Chatroom

La Chatroom

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: Hello tout le monde

Cleora: Ha que coucou

Cleora: d’ailleurs on vous entend dans zencastR ;p

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: Tu viens sur zencastr ?

Ashka: Hello 🙂

Alexa Sadier SciCom 🦇: Saluuuuuuuuuuuuut

Ashka: Vous allez bien ?

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: top

Mumune: Bonsoir à tous !

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: on va ptet commencer à l’heure ?

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: Ah non

irene: purée, encore raté…

Ashka: (Par contre, je vous lâche à 21h aujourd’hui, je ne pensais pas qu’il y aurait tant de semaines d’affilées o_O

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: plop

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: Vous nous entendez ?

Ashka: Ouiii

Mumune: On entend !

Ashka: Faut nous laisser le temps du F5, hein ^^

Cleora: https://images.unsplash.com/photo-1519003300449-424ad0405076?ixlib=rb-4.0.3&ixid=MnwxMjA3fDB8MHxwaG90by1wYWdlfHx8fGVufDB8fHx8&auto=format&fit=crop&w=2596&q=80

Ashka: ça fait longtemps, quand même, pour arriver au bout d’une BD, @Pascal

Pascal: Ca fait bizarre d’être de l’autre coté

Alexa Sadier SciCom 🦇: le flan, on sent bien la France

Mumune: Ah ! L’odyssée évolutive a été reçu mais c’est un cadeau de noel, je dois attendre le 24 :s

Pascal: @Ashka La BD est un format avec lequel j’ai beaucoup de mal

Alexa Sadier SciCom 🦇: je veux du flannnnnnnnnnnnnn

Pascal: L’image me perd

Ashka: Je crois que j’ai tendance à survoler un peu les images, sauf exception

Pascal: c’est la technique que j’ai adopté. Mais j’ai quand même l’impression de passer a coté du truc

Cleora: https://pbs.twimg.com/profile_images/1323175272435322889/iaCWEDpL_400x400.jpg

Cleora: https://www.researchgate.net/profile/Armelle-Rancillac

Cleora: https://www.college-de-france.fr/

Cleora: même en ligne ya tout plein de choses !

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: N’oubliez pas de poser vos questions en utilisant @ps

Pascal: Bon, ca à l’air de tourner. Je vais donc vous laisser

Pascal: Bonne soirée

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: Bonne soirée Pascal

Cleora: https://images.unsplash.com/photo-1541781774459-bb2af2f05b55?ixlib=rb-4.0.3&ixid=MnwxMjA3fDB8MHxzZWFyY2h8M3x8c2xlZXB8ZW58MHx8MHx8&auto=format&fit=crop&w=500&q=60

Ashka: Ah oui, les chats, c’est bien des pros pour roupiller ^^

Cleora: EEG : https://plus.unsplash.com/premium_photo-1661310066866-45a714706cdc?ixlib=rb-4.0.3&ixid=MnwxMjA3fDB8MHxzZWFyY2h8MXx8ZWVnfGVufDB8fDB8fA%3D%3D&auto=format&fit=crop&w=500&q=60

Ktex: Coucou

Cleora: Coucou @Ktex 🙂

Cleora: https://www.podcastscience.fm/wp-content/uploads/2021/09/ps456_05-Illustrations-des-traces-EEG.png

Ktex: C’est pour ça que dans les vol à long courrier ils te donnent des repas correspondant à la ‘horaire

Ktex: Quand j’étais parti en Nouvelle Zélande j’ai eu le droit à 3 petits déj dans l’avion plutôt que des vrais repas

Alexa Sadier SciCom 🦇: Ye

Alexa Sadier SciCom 🦇: Yes

ktex: @ps mais du coup le sommeil polyphasique c’est pas bon non plus ?

Cleora: https://images.unsplash.com/photo-1531353826977-0941b4779a1c?ixlib=rb-4.0.3&ixid=MnwxMjA3fDB8MHxwaG90by1wYWdlfHx8fGVufDB8fHx8&auto=format&fit=crop&w=1470&q=80

ktex: à l’époque où je pratiquais ce sommeil je dormais très très peu (3/4h) mais je m’étais jamais senti aussi bien

Ashka: Je vous laisse, à la semaine prochaine ? Ou dans 15 jours ?

Cleora: @Ashka Bonne nuit. Ce mois Décembre risque d’être silencieux au niveau du direct 😉

Alexa Sadier SciCom 🦇: bonne nuit!

Cleora: https://www.podcastscience.fm/dossiers/2013/12/05/le-rythme-dans-la-peau

ktex: Nyctalope

ktex: ça j’ai retenu ^^

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: je savais bien que c’était une…

ktex: et nythéméral aussi

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: nycthémères !

Mumune: ça me fait penser, faudra que je dise à Boromir de ramener ma décolleuse

Barenziah: bonsoir à tous !

Mumune: Personnellement je me suis rendu compte que je suis moins fatigué depuis que je ne ferme plus mes volets. Je dors souvent moins qu’avant mais je me réveille avec la luminosité externe qui augmente. J’imagine que c’est un mix entre les phases de sommeil et la luminosité captée, en tout cas ça fonctionne bien.

Cleora: B’soir @Barenziah

Cleora: https://clementnicolefr.files.wordpress.com/2022/12/sleep-wake-regulation-note-vlpo-ventrolateral-preoptic-nucleus-gaba.png

Cleora: Les neurones de von Economo

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: von éplucheuro

ktex: On dors au total genre 3h par jour, mais par “période”

ktex: genre moi je dormais de 6h a 9h, puis une sieste de 15min vers midi, pusi 15min le soir

Taupo @pierrekerner@mastodon.social: eh beh

ktex: après les “réglages” ça dépend des gens et de leurs tolérance

ktex: j’ai fait ça pendant 5 mois perso et c’était génial (puis j’ai fait une paralysie du sommeil, et c’était aussi génial)

Mumune: Cela avait été traité dans un très ancien podcast sciences il me semble, et les études montraient que ça n’avait pas d’influence négative

Mumune: Par contre il fallait respecter le rythme que l’on s’imposait. Par exemple @ktex si tu raté une de tes siestes est-ce que ça te mettais bien ko ?

ktex: Oui j’étais ko, ça par contre le rythem il fallait vrmt le respecter

Mumune: Et après tu mettais du temps à récupérer ou une “bonne nuit” de sommeil (tes 3h) ou une autre sieste de 15 min et c’était bon ou c’était compliqué de resynchroniser ?

ktex: si il y a déjà eu des recherches sur les rats et chiens sur les rêves

ktex: dans ce cas je continuais mon rythme normalement, je changeais rien

ktex: du coup si j’étais claqué j’attendais ma prochaine phase de sommeil pour m’endormir et pas dès que c’était possible

Mumune: Ah oui pour éviter de tout dérégler. Mais ça devait être bien compliquer de lutter alors qu’on tombe de sommeil ^^”

Cleora: https://www.podcastscience.fm/wp-content/uploads/2021/09/ps456_07-Hypnogramme.png

ktex: Ouais c’était pas facile à mettre en place au début, mais après ça roule

Alexa Sadier SciCom 🦇: https://ibb.co/kDgRpwM

Alexa Sadier SciCom 🦇: https://i.ibb.co/Zg6n3FN/Screenshot-20221207-124024.png

Alexa Sadier SciCom 🦇: un exemple de cycle donné par une montre

irene: c’est le tien?

Alexa Sadier SciCom 🦇: yes 🙂

irene: Nice!

Alexa Sadier SciCom 🦇: On voit les phases de réveil du coup !

Alexa Sadier SciCom 🦇: (c’est pas toujours aussi clean xD)

irene: C’est génial.

irene: tu as fait comment pour downloader les données depuis ta montre?

Cleora: https://www.podcastscience.fm/emission/2020/04/02/podcast-science-405-microscope-biphoton/

Alexa Sadier SciCom 🦇: C’est super simple, ma montre est connectée bluetooth avec mon tel et l’appli du téléphone crée ça

irene: Ha yes!!

Alexa Sadier SciCom 🦇: Pour les plus geeks d’entre nous, il est même possible d’exporter ces data en .csv pour faire des stats sous R si le coeur t’en dit 😀

irene: Carrément!

Cleora: https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/7/7a/Neuron_glial_cells_diagram_fr.svg/250px-Neuron_glial_cells_diagram_fr.svg.png

Cleora: https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/5/56/Human_astrocyte.png

Cleora: https://s3.amazonaws.com/babelcube/covers/56fd832b14080_alice-2630_BookCover-Front_copie.jpg

ktex: C’est intéressant mais moi je vais devoir y aller, je vous souhaite une excellente soirée à tous !

Cleora: Bonne fin de soirée Ktex 🙂

Alexa Sadier SciCom 🦇: bonne soirée ktex!

Mumune: Bye ktex !

Cleora: Bonne Nuit ! 🙂 et de rêves

Barenziah: bonne nuit !

Mumune: Merci à l’équipe et merci à Armelle !