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Retranscription : Des comètes et de l’eau

Retranscription écrite de l’épisode 465 – Des comètes et de l’eau avec Yves Marocchi interviewé par Eléa !

Éléa : Est-ce que ça vous arrive de vous réveiller le matin avec en tête des grandes questions philosophiques du genre : D’où vient l’eau qui me sert à prendre ma douche ? Je ne parle pas des canalisations hein, mais vraiment de l’eau. Pourquoi l’eau ? Sur Terre ? Dans notre galaxie ? Voire dans l’Univers ? L’eau ne tombe pas du ciel me direz-vous ! Mais est-ce qu’on en est si sûr ? Rassurez-vous si ça vous arrive de vous poser toutes ces questions : vous n’êtes pas seuls. Aujourd’hui nous recevons Yves Marocchi, qui va répondre à toutes nos interrogations sur l’eau qui nous entoure. Nous sommes le mercredi 26 janvier 2022, vous écoutez l’épisode 465 de Podcast Science, bienvenue !

/Générique/

Éléa : Et ce soir une grand table virtuelle nous avons Cleora avec nous depuis Perduville.
Cleora : Salut à tous.
Éléa : Alexa depuis l’autre côté de l’Atlantique à Los Angeles.
Cleora : Salut tout le monde.
Éléa : Pascal toujours fidèle à la technique depuis l’Alsace.
Pascal : Salut tout le monde !
Éléa : C’est moi Éléa qui mènerai l’interview aujourd’hui. Et on a le plaisir d’accueillir Yves Marocchi depuis Nancy.
Yves Marocchi : Bonsoir tout le monde.

Partie 1 : contexte & présentation

Éléa : Hé bien, bonjour Yves et merci beaucoup d’avoir accepter notre invitation pour cette émission. Alors en général pour débuter j’aime bien en raconter pour commencer comment j’ai rencontré les invités, parce que c’est souvent le fruit d’heureux hasards. Et en l’occurrence, là pour nous, ça se passe en en 2021 – l’été dernier – l’association que j’ai rejoint en tant que bénévole, Communicasciences avait lancé un grand projet de festival scientifique itinérant dans la région Grand Est, qui s’appelait “L’Est’ivale des Sciences”. Mes collègues et camarades Anne Vicente et Elise Helfer ont contacté des chercheurs dans tous les départements du Grand Est pour intervenir sur cette tournée ; et Yves, tu as été l’un des volontaires sur un événement intitulé “Des météorites aux océans” – et cette soirée a été une révélation tant pour moi que pour l’assemblée je pense, dans la petite ville de Darney. 
Et comme tu y as survécu, et que la soirée était vraiment chouette. Je voulais absolument que tu viennes nous raconter tout ça. Les auditeurs réguliers le savent : je parle, le plus souvent de plantes, et de biologie moléculaire et cellulaire. Ce soir, on parle de géologie et d’espace !! Incroyable. Tout ça pour vous dire que parfois, les rencontres sont heureuses et nous sortent un peu de notre zone de confort. 
Du coup, avant d’entrer dans le vif du sujet, est-ce que tu peux rapidement nous expliquer qui tu es, et ton parcours rapidement ? 

Yves Marocchi : Bah oui, je m’appelle Yves Marocchi, je suis chercheur au CNRS je travaille dans un laboratoire qui s’appelle le CRPG. Ça veut dire Centre de Recherches Pétrographiques et Géochimiqued. Et je suis géologue de formation. Mais je suis vite arrivé vers ce qu’on appelle la géochimie et ensuite vers la cosmochimie qui est la science qui étudie les météorites pour essayer de comprendre les conditions à la chronologie de la formation du système solaire.

Éléa : Actuellement, tu es directeur de recherche au CRPG à Nancy : le Centre de Recherches Pétrographiques et Géochimiques. A priori, naïve que je suis, je me serais attendue à ce que vous travailliez exclusivement sur la géologie terrestre… et pas à entendre parler de météorites. Quels sont les grands thèmes abordés dans l’Institut, et comment est-ce que tu t’es retrouvé à étudier les astéroïdes ? 

Yves : Ouais donc le CRPG a été fondé en 1953 et effectivement historiquement il s’attachait à étudier les roches terrestres. Et puis avec le développement des nouvelles machines qu’on a pour faire des mesures, les chercheurs ont commencé aussi à s’intéresser aux météorites dans les années 80 : donc il y a un ou deux chercheur du centre qui ont commencé travaillé. Et puis, la greffe a bien prise au CRPG, il y a plusieurs chercheurs qui ont été recrutés pour étudier les météorites. Je dirais que depuis le milieu des années 90 c’est vraiment un centre qui est réputé sur l’étude des objets extraterrestres. Ça vient en partie du fait qu’on a un parc analytique, c’est-à-dire, des machines dont certaines sont uniques au monde et qui nous permettent de faire des études axés sur différentes cailloux et notamment sur ces roches extraterrestres.

Après au CRPG on n’étudie pas uniquement les météorites. On étudie aussi les aspects de la géologie depuis la formation de système solaire jusqu’à la géologie actuelle. Le centre est structuré en 4 thèmes de recherche. Des chercheurs qui travaillent sur le formation du système solaire, d’autres sur une thématique qui est magma, volcan et circulation de lave dans le manteau terrestre. Il y a un autre thème qui s’attache plutôt à comprendre tous les aspects de la tectonique, c’est-à-dire de mise en place des chaînes de montagne et de comment ensuite ses chaînes de montagnes vont être érodées ; et comment la mise en place de ses chaînes de montagnes et leur érosion va impacter le climat et toute la dynamique terrestre. Et puis enfin, il y a un dernier thème où les chercheurs du CRPG travaillent plus sur ce qu’on appelle les cycles. C’est-à-dire en gros l’évolution du climat, l’évolution par exemple des pressions partielles de CO2 au cours du temps, donc des aspects plus liés à une évolution atmosphérique que vraiment à une évolution des roches. Mais l’idée c’est d’utiliser les roches comme traceurs des processus qu’on peut enregistrer au cours de l’évolution de la Terre.

Éléa : D’accord. Et du coup toutes ces notions de géologie, d’étude des « cailloux », est-ce que l’application de la géologie à des corps célestes (planètes, météorites, etc.) est une discipline plutôt récente ? Ça date de quand vraiment ça ? 

Yves : Bah c’est pas si récent que ça en fait parce que des témoignages de chute de pierre du ciel il y en a depuis très longtemps. Après, la question était se savoir à quoi correspondait ces roches… Et historiquement et pendant longtemps il a été proposé que c’était ce qu’on appelait des « pierres de foudre », que c’était lié à des processus atmosphériques – notamment lié à la foudre – qui produisaient ce genre de roche.

Et puis il a fallu attendre 1803 et une chute historique en France dans une petite ville du nord de la France qui s’appelle L’Aigle, où il y a une grosse météorite qui est rentrée dans l’atmosphère qui s’est fragmentée et il a un peu plu de la roche à ce moment là sur la petite ville de L’Aigle. Et en fait, ça a été observé par beaucoup de gens, et le Muséum d’Histoire Naturelle de Paris à dépêcher plusieurs chercheurs pour étudier ce phénomène. Et ils ont sont arrivés à la conclusion (le chercheur en chef c’était Jean-Baptise Biot) que ces roches devaient venir de l’espace. Donc c’est vraiment à partir de ce moment là, qu’on a acté le fait que ces épisodes un peu étranges qui étaient observés régulièrement provenaient de roches qui venaient de l’espace et qui rentraient dans l’atmosphère terrestre avant de tomber sur Terre.

Donc finalement on connaît ça depuis très longtemps. Et à partir du moment où ça a été reconnu comme des roches extraterrestres, il y a toute une science qui s’est développée autour. Alors un petit peu de manière confidentielle au début. Mais c’est monté en puissance. Et surtout, en fait, depuis 1803 le Muséum d’Histoire Naturelle de Paris à développer une collection de météorites – puisque c’est la vocation des musées d’histoire naturelle. Donc il y a très belle collection au Muséum à Paris, qui, depuis 1803, collecte, échange, achète des météorites et qui aujourd’hui les met à disposition : des chercheurs pour faire des études ; et qui fait régulièrement des expositions pour le montrer au grand public.

Éléa : Et cette collection elle est accessible régulièrement ou c’est ouvert exceptionnellement à la journée du Patrimoine ou…

Yves : Alors, à Paris, c’est possible de visiter au Muséum d’Histoire Naturelle la galerie de minéralogie, où vous aller voir une partie de la collection. Donc certaines météorites sont exposées. Après, elles sont stockées dans des conditions un peu particulières pour éviter que la contamination de l’eau par l’atmosphère. Donc c’est stockée dans des salles anhydres et dans des conditions un peu particulières, donc c’est pas forcément facile d’accès. Les chercheurs qui y ont accès en faisant des demandes. Moi si je veux travailler sur un bout de météorite spécifique, j’écris un projet qui est évalué par mes collègues du Muséum d’Histoire Naturelle. S’ils trouvent que l’idée est intéressante on me donne un bout de météorite. Alors dès fois je demande 1 gramme, on me dit : « Euh vous êtes un peu gourmand cher ami on va vous en donner 0,2g. » Mais on arrive comme ça à récupérer une partie des objets sur lesquels on peut faire des recherches.

Éléa : Donc cette discipline de la géologie appliquée au corps célestes, moi je me posais la question est-ce qu’il y a des phénomènes géologiques sur d’autres planètes. Est-ce qu’on trouve aussi des tectoniques des plaques ? Il y a des gens qui étudient aussi cet aspect là ?

Yves : Alors euh… Sur la dynamique planétaire, elle peut être étudiée par plusieurs moyens. Un moyen c’est d’étudier des météorites qui viennent d’autres planètes. Par exemple, sur Terre on a des échantillons de Mars. Ce qu’on appelle des météorites martiennes. On a des météorites lunaires. Aujourd’hui on ne connaît pas de météorite provenant de Mercure mais, on peut étudier la dynamique des autres planètes via les météorites qui tombent sur Terre et proviennent de ces planètes.

Le problème de ce genre de météorites, c’est qu’elles sont un peu déconnectées du contexte géologique de ces planètes. On ne sait pas d’où elles viennent à la surface de ces planètes. On ne sait pas combien de temps elles ont passé dans l’espace exactement. Et donc c’est couplé plutôt avec de la télédétection, c’est-à-dire des gens qui observent des surfaces planétaires. Mars c’est très connu parce qu’il y a beaucoup de sondes – d’orbiteurs – qui sont en train de tourner autour de Mars et qui cartographient la surface martienne. Mais il y a aussi ça qui a été beaucoup fait sur la Lune. Il y a une mission européenne qui est en route vers Mercure aussi. Donc on peut étudier la dynamique des autres planètes en mélangeant de la télédétection avec l’étude de ces météorites qui proviennent de ces corps planétaires.

Éléa : Et donc toi, en tant que chercheur individuel, comment tu as décidé de t’orienter vers ce domaine là ? Tu as toujours été passionné par l’espace ou c’est venu comme ça, un peu ?

Yves : Depuis tout petit j’étais assez passionné par ça. En fait, je regardais un peu des bouquins sur l’espace étant tout petit. J’avais un peu embêter ma mère pour qu’elle m’achète des encyclopédies sur l’espace quand j’avais quoi.. 7-8 ans. Je ne comprenais pas grand-chose mais euh… Je regardais les images et je sentais bien que ça m’intéressait pas mal ça. Et puis je suis parti en géologie parce que c’était une science qui m’intéressait. J’y ai vite compris qu’en faisant de la géologie on pouvait faire de la géochimie – c’est-à-dire utiliser des outils physico-chimiques pour étudier les roches. Et ensuite j’ai compris et rencontré des personnes qui m’ont montré qu’on pouvait appliquer ces outils aussi sur des météorites. Donc là j’ai décidé de m’orienter par là. Et j’ai eu la chance d’être pris en thèse sur les météorites ! Donc c’était un peu le début de l’aventure.

Disons que c’était vraiment un intérêt depuis petit, et sans en faire une obsession, j’ai toujours un peu essayé de me diriger vers cette science un peu extraterrestre.

Éléa : Ok ! Et comment ça se passe dans un institut comme le vôtre vous faites des choses sur la planète Terre, vous faites des choses de l’espace, est-ce que vous collaborez aussi avec des agences spatiales sur ces questions de géologie spatiale ? Ça se passe comment ?

Yves : Ouais… On est impliqué dans la caractérisations des échantillons qui sont ramenés par les missions spatiales. C’est-à-dire que moi au quotidien, je ne travaille pas avec les missions spatiales pour faire du design de mission spatiale ou pour faire des calculs pour envoyer des sondes, ce n’est pas mon travail. Par contre, si une mission spatiale ramène des échantillons sur Terre, on va être potentiellement impliqué pour pouvoir les mesurer et les caractériser.

Aussi étonnant que ça puisse paraître, le CRPG est le seul laboratoire au monde à avoir analyser tous les échantillons ramenés par des missions spatiales aujourd’hui. C’est lié au fait – comme je disais au début du podcast – qu’on a un parc analytique c’est-à-dire des machines qui permettent de faire des mesures qui sont uniques au monde. Et même si c’est une mission spatiale 100 % NASA, on a toujours été capable de prouver, de monter à la NASA, qu’on pouvait leur faire des mesures qu’ils ne pourraient pas faire ailleurs ; et on a toujours récupérer ses échantillons.

Et ça, ça va continuer parce que… L’année dernière il y a les japonais qui ont ramené des échantillons d’un astéroïde avec la missions spatiale Hayabusa II, et on va mesurer les échantillons a priori le mois prochain. Et on est impliqué aussi dans la caractérisation des échantillons qui sont en train de revenir sur Terre de la mission spatiale américain Osiris-Rex qui a aussi échantillonné un autre astéroïde.

Donc on bosse avec les agences spatiales pour caractériser les échantillons qui sont ramenés sur Terre par ses différentes missions spatiales.

Éléa : Et est-ce que tu peux nous dire un peu combien d’échantillon ça représente par an, en moyenne ?

Yves : Vraiment c’est pas beaucoup parce que des missions spatiales qui ramènent des échantillons il y en a pas tous les ans. En fait, il y en a pas tant que ça. Il y a les échantillons lunaires, dont des collègues ont bossé dessus, sur des échantillons des missions Apollo amené par les américains ; mais aussi les missions russes (sur la Lune) qui ont ramené aussi des échantillons.

On a aussi bossé sur des échantillons qui avaient échantillonné du gaz solaire… Où je dirais que c’est une fois toutes les quelques années qu’on a accès à des échantillons de mission spatiale. Là en ce moment on est dans une période assez fast, parce qu’il y a deux missions d’astéroïdes qui vont revenir en un intervalle de 2-3 ans. C’est sûr que ça va pas mal nous occuper. Après dès fois il y un creux, pendant euh… j’sais pas euh… 10 ans où il n’y a pas de retours d’échantillons de mission spatiale.

Partie 2 : de l’eau dans l’espace

Éléa : On va passer dans le vif du sujet, et je pense que c’est le bon moment pour poser la question. Alors moi je pose des questions naïves – parce que l’espace c’est très très très loin de mon domaine de compétences – mais pour les novices en astronomie comme moi, est-ce que tu peux nous rappeler la différence entre les comètes, les astéroïdes, les météorites… Parce qu’on va en parler beaucoup et donc c’est bien de faire le tri.

Yves : OK. Alors, les astéroïdes et les comètes sont des corps qui sont en orbite autour du Soleil. La différence entre un astéroïde et une comète, c’est en gros le rapport « poussière / glace ». On va dire qu’un astéroïde c’est principalement de la roche, alors qu’une comète c’est un mélange entre de la roche et de la glace. Donc c’est globalement la différence entre un astéroïde et une comète. Et dans les deux cas ce sont des corps qui sont en orbite autour du Soleil.

Les astéroïdes sont situés principalement dans la Ceinture d’Astéroïdes située entre Mars et Jupiter. Et pour des raisons de dynamiques du système solaire, de temps en temps il y a des collisions entre des astéroïdes et ça va créer des fragments de roches qui sont arrachés à ces astéroïdes. Et ça, ça va traverser le système solaire. Et quand ça traverse le système solaire, on appelle ça un météore. Et il y a une probabilité faible mais pas nulle que cet objet qui traverse le système solaire arrive sur Terre et donc va traverser l’atmosphère terrestre et va arrivé sur Terre. Et quand elle arrive sur Terre on appelle ça une météorite. Et en gros une météorite c’est un fragment d’astéroïde qui a traversé le système solaire pour arriver sur Terre.

Éléa : OK. Donc toute météorite était un météore et vient probablement d’un astéroïde à un moment.

Yves : Ouais et après on n’a pas d’échantillon de comètes. Il y a quelques indices notamment en Sibérie en 1910 qu’il y ait pu avoir des impactes de comètes à la surface de la Terre ; mais comme une comète c’est principalement de la glace, quand ça va rentrer dans l’atmosphère ça va être complètement volatilisé, et on va pas retrouver d’échantillon solide à la surface de la Terre. Donc il faut un objet qui soit suffisamment gros pour, au moment où ça rentre dans l’atmosphère, résister au chauffage de l’atmosphère et arriver à la surface de la Terre.

Alexa : Par rapport au fait que les astéroïdes viennent de la Ceinture d’Astéroïdes, est-ce qu’on trouve parfois des météorites qui viendraient de plus loin que ça ? Ou est-ce que ça n’arrive jamais ?

Yves : Si, si ça arrive ! La plupart des astéroïdes sont situés entre Mars et Jupiter, mais il y a des astéroïdes aussi qu’on appelle les Troyens qui sont le long de l’orbite de Jupiter et le long de l’orbite de Saturne. Il est probable, qu’il y ait une partie des météorites qui proviennent de là. Et il y a aussi certaines météorites dont on soupçonne qu’elle proviendraient des zones très externes du système solaire, c’est-à-dire au-delà de l’orbite de Saturne. Un exemple aussi rigolo c’est la météorite d’Orgueil qui est tombée à côté de Toulouse au XIXème siècle. (Donc elle s’appelle Orgueil parce qu’elle est tombé dans un village qui s’appelle Orgueil. On donne le nom aux météorites à l’endroit où elles sont tombées.) À l’époque, les gens étaient beaucoup dehors parce qu’ils travaillaient des les champs, donc cette chute a été décrite par beaucoup de gens qui disaient : « J’étais situé à tel endroit, je regardais vers le sud et la météorite je l’ai vue dans la constellation ou avec telle orientation. » Et en fait, j’ai un collègue du Muséum d’Histoire Naturelle à Paris, Matthieu Gounelle, qui a récupéré tous les témoignages qui décrivaient la chute de cette météorite, et qui a fait des calculs de balistiques pour essayer de remonter à la trajectoire de cette météorite. Il a calculé, qu’en fait elle venait d’au-delà de l’orbite de Jupiter aujourd’hui, donc vraiment dans les zones externes du système solaire. Donc la plupart provienne d’entre Mars et Jupiter mais il y a une petite partie qui provienne des zones plus externes du système solaire.

Éléa : C’est quasiment de l’astro-histoire c’est super intéressant !

Yves : Ouais, ouais, ouais ! Je pense qu’il y a vraiment un lien entre l’astrophysique et l’histoire. Et il y a un autre projet qui a été développé il y a quelques années qui s’appelle FRIPON et qui consiste à mettre une caméra par département qui filme le ciel. Donc ça filme le ciel à 360°. En fait ça ne filme pas exactement le ciel, ça prend une photo toutes les 30 secondes et ça compare les deux photos. Et s’il n’y a pas de différence entre les deux photos, ça efface la photo qui a été prise 30 secondes avant. Par contre s’il y a une météorite qui traverse le ciel, on va avoir la trajectoire, et donc ça va prendre en photo les trajectoires des météorites. Et une fois de plus on peut faire des calculs de balistiques. Et l’idée ce n’est pas vraiment de retrouver les météorites qui tombent sur Terre. Mais c’est calculer la trajectoire pour savoir d’où elles proviennent dans le système solaire.

Éléa : Encore peut-être une question idiote, mais du coup cette terminologie là, est-ce qu’il y eu des débats des débats là-dessus ? Comme « est-ce qu’est-ce qu’est une planète et qu’est-ce qui ne l’est pas. » Ou c’est plutôt fixé et ça va reste comme ça ?

Yves : Non, il n’y a pas tellement de débat sur la notion de météorite, astéroïde, comète. Comète, c’est un peu plus débattu parce qu’on ne connaît pas bien c’est objets. C’est loin… C’est compliqué à observer… Il n’y a eu qu’une seule mission spatiale où il y un orbiteur autour d’une comète. Et donc ce sont des objets relativement mal compris. On pensait que c’était plutôt 90 % de glace et 10 % de roche. Il s’avère que finalement c’est sans doute moins riche en glace que ce qu’on pensait. Donc je dirais que s’il y a débat, c’est plus sur la méconnaissance de la nature intrinsèque d’une comète. Mais sur la terminologie il n’y a pas vra iment de débat.

Éléa : OK. Alors. Ce soir on va parler beaucoup d’eau, est-ce qu’on peut refaire les bases – parce que ça fait toujours du bien. Qu’est-ce que c’est que l’eau ? Comment elle se forme, à partir de quels atomes ? Et du coup, et c’est la grande question du soir, comment s’est-on retrouvé à en avoir autant sur la planète Terre, que l’on a renommé “planète bleue” tellement il y en a ? 

Yves : L’eau c’est H2O. Donc c’est 2 atomes d’hydrogène pour 1 atome d’oxygène. C’est une molécule relativement simple, qu’on observe un peu partout dans l’univers qui est assez ubiquiste dans les différents environnements astrophysiques. C’est-à-dire qui si vous observez des nuages moléculaires géants, vous allez voir la présence d’eau. À peu près tous les environnements du système solaire vous avez de l’eau qui a été ou qui est présent aujourd’hui. Donc c’est une molécule assez ubiquiste dans l’univers, qui se forme par réaction entre les atomes d’hydrogène et les atomes d’oxygène. Ça peut se former dans le milieu interstellaire par des réactions chimiques entre hydrogènes et oxygènes, sans doute catalyser par des poussières. Ça peut se former lors de l’évolution du système solaire… Donc c’est une molécule assez simple et assez ubiquiste partout dans l’univers.

Alors sur Terre, en fait c’est assez rigolo parce qu’on parle de planète bleue on dit que c’est une planète très riche en eau mais finalement c’est une planète qui n’est pas très riche en eau. Parce que l’eau des océans, elle représente moins d’1 % de la masse totale de la Terre. Finalement la Terre n’est pas tellement riche en eau. Et il y a des planètes, dans le système solaire, qui sont beaucoup plus riches en eau que la Terre notamment Uranus et Neptune qu’on appelle les géantes de glaces qui ont finalement plus d’eau que la Terre.

Donc c’est un peu un abus de langage de dire que la Terre est riche en eau. C’est parce que cette eau est concentrée à sa surface et qu’on voit ses océans et qu’à nous ça nous paraît un peu infiniment grand, qu’on a l’impression que c’est très riche en eau. Mais finalement, la planète Terre n’est pas tellement riche en eau.

Éléa : Et donc bah cette eau, qui n’est pas si abondante que ça en comparaison d’autres planètes, d’où elle vient ? Comment ça se fait qu’on ait de l’eau à la surface de la Terre ?

Yves : Eh bah c’est une vrai question ! Et un vrai débat scientifique ! Pour essayer de comprendre ça, on va un peu revenir en arrière. La théorie la plus acceptée jusqu’à présent, c’était de dire que la Terre s’était formée dans une zone du système solaire qui était relativement chaude, et qui était en tout cas trop chaude pour qu’on ait de l’eau liquide à la surface de la Terre au moment de sa formation. En gros, vous formez la Terre dans une zone du disque où la température est suffisamment élevée pour que l’eau soit vaporisée, donc vous n’avez pas d’eau liquide à la surface de la Terre.

Et donc l’idée qu’il y avait derrière tout ça, c’était de dire « OK on forme une Terre sèche, qui est constituée de roche mais qui n’a pas d’eau, et ensuite cette eau terrestre elles provient des corps riches en eau qui amènent l’eau sur Terre. Et c’est corps riches en eau, eux ils se seraient formés dans les zones externes du disque (du système solaire), là où il faisait plus froid et on a pu avoir de l’eau sous forme de glace qui était présent. Donc la théorie qui était la plus acceptée jusqu’à présent c’était la formation d’une terre sèche et ensuite un peu l’insémination par des corps qui proviennent des zones externes du système solaire, ce qui a amené l’eau sur Terre. Don c’était, on va dire, une origine externe de l’eau.

Éléa : Donc externe. De l’eau par des corps externes, donc des météorites, des objets ?

Yves : Ouais des astéroïdes riches en eau ou des comètes mais on était capable de dire en mesurant certains isotopes que les comètes n’avaient pas contribué de manière importante à l’origine de l’eau terrestre. C’étaient principalement des astéroïdes riches en eau qui ont amené l’eau sur Terre. Donc ça c’était un peu la situation [consensus scientifique] jusqu’à l’année dernière. Et puis l’année dernière avec ma collègue Laurette Piani du CRPG, on a a publié une étude dans Science qui a fait un peu un gros buzz, parce qu’on a montré que dans les météorites qu’on appelle les « chondrites à enstatite »…

Ces chondrites à enstatite ressemblent vraiment à la Terre, donc on pense que la Terre s’est formée à partir de chondrites à enstatite. Il avait toujours été supposé que ces chondrites à enstatite étaient sèches, puisqu’elles se formaient dans des zones du système solaire qui étaient beaucoup trop chaudes pour avoir de l’eau liquide. Et, en fait, c’était un peu une légende urbaine. C’est-à-dire que ça avait été imaginé, ça avait écrit dans certains articles, ça avait été repris et puis avec Laurette on s’est aperçu que finalement ça n’avait jamais tellement été vérifié. Cette absence d’eau dans les chondrites à enstatite.

Donc on a développé toute une étude, qui couple plusieurs machines qu’on a au CRPG, pour essayer de vérifier si ces chondrites à enstatite étaient si sèches que ça. Et à notre grande surprise, on a découvert qu’elles n’étaient pas si sèches que ça, mais qu’il y avait suffisamment d’hydrogènes dans ces chondrites à enstatite pour former une grande quantité d’eau lors de l’évolution de la Terre au moment de se formation. Par des calculs on a montré que dans les chondrites à enstatite il y avait l’équivalent de 3 océans terrestres ! Et donc en fait, on avait pas du tout besoin de faire appel à des astéroïdes riches en eau provenant du système solaire externe, qu’on pouvait très bien former la Terre et ses océans à partir des chondrites à enstatite. Donc là, c’est une origine locale de l’eau. C’est-à-dire que l’eau ne provenait pas des zones externes du système solaire mais provenait des zones internes là où s’était formée la Terre.

Éléa : Alors est-ce que tu peux un peu plus nous expliquer ce que sont ces fameuses chondrites là ? C’est quelque chose qui existe déjà lors de la formation de la Terre, c’est ça ?

Yves : Alors les chondrites, c’est des fragments d’astéroïdes qui n’ont pas été modifiées depuis leur formation. En gros, les chondrites c’est un résultat de l’agglomération de poussières qui se sont formées dans le système solaire. Et, la Terre s’est formée par l’agglomération de chondrites dont on a peut-être plus la trace aujourd’hui ; mais les chondrites à enstatite sont celles qui ressemblent le plus aux chondrites qui ont formé la Terre.

Éléa : Donc ça, sur le fait d’agglomérer des chondrites pour former la Terre, c’est quelque chose qui n’est plus débattu ?

Yves : Bah la Terre, elle s’est formée par agglomération d’objets qui se sont formés dans les quelques premiers millions d’années de l’évolution du système solaire. Et ensuite, la Terre a chauffé, elle a fondu, et donc on n’a plus la traces de ces chondrites parce que tout a été reprocessé. En fait, le plus gros objet extraterrestre, qu’on connaissance et qu’on a à notre disposition, c’est la Terre. Elle s’est formée à partir de matériel qui s’est formé au tout début du système solaire. Après tout ce matériel a été reprocessé, et donc on a perdu l’aspect primitif des constituants. Mais on a des météorites dont la composition chimique et la composition isotopique ressemblent énormément à celle de la Terre, et ça ce sont les chondrites à enstatite. On pense qu’elles sont de très bon analogues du matériel qui a formé la Terre.

Et comme on a montré que ce matériel qui ressemble beaucoup à celui qui a formé la Terre est finalement plus riche en eau et en hydrogène que ce qu’on pensait, on peut très bien, quand on forme la Terre, avoir suffisamment d’eau pour expliquer la totalité des océans terrestres. Sans faire appel à du matériel provenant des zones externes du système solaire.

Éléa : OK. Donc potentiellement rien de très lointain aurait amené l’eau sur Terre. Et du coup, qu’est-ce que ça impliquerait, d’un point de vue de la vie dans l’Univers ? Parce que souvent on lit des théories comme quoi il y aurait peut-être eu un « ensemencement » de la vie sur Terre par une météorite qui serait venue de très loin. Alors le fait que, quelque chose soit arrivé avec de l’eau, j’imagine que ça a du « mettre de l’eau dans le moulin » – si je peux me permettre – à cette théorie là ?

Yves : Disons que… Ce que ça veut dire, c’est que dès le début, dès les premiers temps d l’histoire de la Terre, il y avait de l’eau. Il n’a pas fallu attendre x millions d’années pour pouvoir amené de l’eau sur Terre. Donc ça veut dire que dès le début on avait de l’eau à disposition à la surface de la Terre et aujourd’hui la vie telle qu’on la connaît elle a besoin d’eau pour se développer. Ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas de vie qui se développe sans eau. Ça veut dire que la vie telle qu’on la connaît aujourd’hui, et qu’on a décrit sur Terre, elle a besoin d’eau pour pouvoir se développer.

Après effectivement, il y a des théories qu’on appelle de « panspermies » qui proposent que la Terre a été ensemencé par des météorites qui proviennent d’ailleurs dans le système solaire, et qui amené tous les composants nécessaire à l’apparition de la vie. Je dirais que le fait que la Terre était riche en eau dès le début, ça n’évacue pas cette idée de panspermie. Parce que sur Terre il y avait peut-être de l’eau mais dans les chondrites à enstatite il n’y a pas beaucoup de carbone. Et on a besoin de carbone pour pouvoir développer la vie aussi.

Donc si on fait venir des météorites provenant des zones externes du système solaire, ces météorites elles vont être plus riches en carbone. Notamment vous avez certaines météorites qui sont très riches en acides aminés. Et les acides aminés c’est les composants fondamentaux pour le développement de la vie. Donc je dirais que l’un n’exclut pas l’autre. Il y a toujours cette idée que, dans les météorites, il y a tout le matériel nécessaire pour développer la vie. Ça ne veut pas dire qu’il y a la vie dans les météorites – ça souvent les journalistes veulent qu’on dise ça « Ah bon, il y a de la vie sur les météorites ? » Non ! Il y a en gros toutes les briques nécessaires au développement de la vie. Mais ce n’est pas parce qu’on a des briques qu’on va forcément savoir construire un mur. Et après donc, on ne s’est pas comment ces éléments – du carbone, de l’argile, de l’eau – vont réagir ensemble pour commencer à former une vie organiser et capable de se reproduire.

Éléa : Et euh.. peut-être que je réfléchis mal et que ma logique n’est pas bonne, mais le fait qu’il y ait déjà eu l’eau dès le début, potentiellement ça aurait aussi laissé plus de temps pour l’apparition de la vie par rapport à si l’eau avait été amené plus tard lors de la formation de la Terre ?

Yves : Ça veut dire que dès le début, il y a un des constituants fondamental nécessaire à l’apparition de la vie. Donc, en ce moment là, il y a des conditions qui sont réunies avec suffisamment d’eau, suffisamment de carbone, on peut très vite développer la vie à partir de ça. Après ça a aussi beaucoup d’autres implications – on va dire – indirectes sur l’apparition de la vie. C’est-à-dire que si on a de l’eau, le magmatisme ne va pas être le même e quand il y a de l’eau et quand il n’y a pas d’eau. Et si le magmatisme n’est pas le même, on va peut-être créer des continents plus vite, on va peut-être mettre en place de la subduction plus vite, et donc tout ça, ça joue aussi sur le développement de la vie. Les cycles… La Terre va mettre en place toute sa géologie active, et ça influe potentiellement sur la vie puisque ça permet de développer des environnements qui sont susceptibles d’être favorables à l’apparition de la vie.

Alexa : Moi j’ai une question par rapport aux satellites de glace – parce qu’il me semble qu’on en parle énormément en ce moment pour parler de l’apparition de la vie. Est-ce que l’eau sur ces satellites de glace elle est apparue de la même façon que sur Terre ou est-ce que c’est différent ? Et, du coup est-ce qu’on considère que ce sont des endroits privilégiés pour le développement de la vie parce qu’ils ont de l’eau potentiellement sous leur surface, ou pour d’autres raisons ?

Yves : Ces satellites de glaces, ce sont les satellites des planètes gazeuses géantes : Saturne, Uranus. Il y a toute une batterie de satellites un peu tous plus exotiques les uns que les autres. Mais il y a certains satellites qui ont effectivement – on le sait maintenant – des océans liquides qui ne sont pas à la surface mais qui sont souvent en sub-surface parce ils sont recouverts soient par une croûte de glace, comme dans le cas d’Europe, soit par une couche de roches. L’eau dans les satellites de glace, bon bah… c’est pas tout à fait la même origine parce que ces satellites se sont formés dans les zones très extrêmes du système solaire, donc à des endroits où il faisait très froid et où il y avait déjà de la glace à disposition. Mais ouais, ce sont des environnements qui sont susceptibles d’accueillir la vie et d’avoir vue une vie se développer. Alors pas la vie telle qu’on la connaît sur Terre. C’est sans doute des environnements assez extrêmes. Mais on sait sur Terre qu’il y a par exemple des bactéries qui vivent dans des conditions très extrêmes : ce qu’on appelle les extrémophiles.

Il y a pas mal de missions spatiales qui sont imaginées pour essayer d’aller sur ces satellites de glace, essayer d’aller voir s’il y a des traces de vie. Alors ça pose plein de problèmes techniques. Ça pose plein de problèmes éthiques. C’est-à-dire est-ce que si on envoie une missions spatiale à la surface d’Europe ou de Ganymède, on ne va pas contaminer par des bactéries terrestres ces environnements. Ou si on trouve des bactéries sur place, est-ce que sont vraiment des bactéries qui se sont développés sur-place ou si ce sont des trucs qu’on a amené… Donc il y a tout un débat, dans la communauté, sur l’intérêt et l’aspect éthique ; mais ce sont des cibles qui sont vraiment importantes et qui sont aujourd’hui pas mal discutées pour les prochaines missions spatiales.

Éléa : Comme tu disais, l’eau c’est vraiment l’élément essentiel pour la vie telle qu’on la connaît. Il y a une question dans la chatroom qui fait un peu écho à ce que je voulais discuter : est-ce qu’il y a pu avoir plusieurs fois l’apparition de la vie ? Et si oui, bah du coup, à quelle échelle on peut la retrouver dans le système solaire, donc sur ces planètes de glace ? Est-ce que ce serait plus loin ? Et est-ce qu’il y a d’autres formes de vie qui puissent se baser sur autre chose que de l’eau par exemple ?

Yves : Déjà l’apparition de la vie sur Terre, c’est probable qu’elle ne soit pas apparu qu’à un seul endroit hein ! On ne peut pas exclure que la vie est apparue sur Terre à différents endroits, au même moment ou à des temps assez proches. Déjà sur Terre, on ne se pas comment la vie est apparue, mais une possibilité c’est que ce soit à plusieurs petites endroits qu’il y ait eu un développement de la vie.
Dans le système solaire, il y a plein d’environnements qui, en tout cas, ont l’air d’avoir à peu près tous les composants qui sont compris aujourd’hui comme étant nécessaires à l’origine de la vie. Mars au temps de… On va dire le premier milliard d’années de Mars semble être un événement assez favorable pour l’apparition de la vie. Il y a de l’eau, il y a une atmosphère, il y a un champs magnétique… Il y a beaucoup de choses qui semblent assez intéressantes pour l’apparition de la vie. Les satellites de glace, il y a potentiellement des endroits qui sont intéressants pour essayer de comprendre s’il y a eu d’autres formes de vie dans le système solaire, que sur Terre.

Après quelle type de vie ? Bah sur Terre on connaît pas mal de bactéries et d’espèces qui peuvent vivre dans des milieu extrêmes. Concernant l’eau… Il y a tout un débat sur des bactéries qui vivaient dans un environnement très riche en arsenic à une époque. Voilà, donc on peut imaginer que la vie se développe dans des environnements où il n’y a pas d’eau. Il y a aussi des théories sur le fait que c’est pas forcément le carbone qui contrôle l’apparition de la vie, le silicium peut jouer un rôle… Donc. Peut-être qu’on aura des surprises. Si on trouve de la vie ailleurs sur le système solaire, ce ne sera peut-être pas une vie telle qu’on la connaît sur Terre.

Alexa : Alors l’histoire de l’arsenic, c’était une erreur en fait. C’était un article qui avait fait pas mal de bruit, ouais. Qui avait fait un Science ou un Nature, je ne sais plus. C’était des bêtises. Et du coup je pense à un truc récent pour rebondir sur ce que tu disais, je crois qu’ils ont trouvé de nouveaux organismes au fond de la fosse des Mariannes donc c’est quoi, c’est 12 000…

Yves : 10 000 mètres de profondeur, hmm..

Alexa : Ouais voilà ! 10 km. Et euh, ça c’est tout récent ! Et qui ne sont pas juste des bactéries justement. Ça à l’air d’être des formes plus développées avec toute cette pression.

Yves : Ouais parce qu’ils ont 10km d’eau et de pression d’eau sur leur organisme. Et en fait, c’est pareil, une des grosses découvertes aussi, c’étaient tous les écosystèmes au niveau des fumeurs noirs au fond des océans, où là vraiment il y a toute une faune, toute une flore, qui se met en place. C’est assez ahurissant, des organismes complexes qui sont capables de vivre dans ces environnements. Tous les modèles de vie, par exemple sur Europe ou dans les océans les satellites de glace, c’est lié à ce genre de choses. Par exemple sur Ganymède, on sait qu’il y a des geysers. Donc ça veut dire qu’il y a une activité hydrothermale/volcanique qui se passe en profondeur. Et donc il donc y avoir des sources d’eau chaude, sur Ganymède. Pourquoi autour d’une source d’eau chaude sur Terre, est-ce que sur Ganymède on aurait pas une vie qui se développe ? On aura sûrement des surprises, et comme disait Alexa, je pense que les satellites de glace sont vraiment une cible privilégiée pour bien comprendre l’apparition de la vie.

Éléa : Sur les choses bizarres au sujet des formes de vie, potentiellement spatiale, on lit souvent des trucs de vulgarisation sur les tardigrades : ces fameux petites organismes qui se mettent en cryptobiose et qui résistent à des pressions incroyables qui ne pourraient pas exister sur Terre. Alors je ne sais pas si c’est vrai, je n’ai pas fact-checké, mais je pense que c’est un des arguments, un des animaux, qui fait dire aux gens que peut-être ça vient d’ailleurs et que la vie a existé ailleurs et qu’on s’est fait ensemencé des tardigrades. Je ne sais pas si c’est possible ou si c’est vrai d’ailleurs.

Yves : Ouais c’est assez curieux ! Voilà. Tout ce qui est fait en exobiologie montre qu’il n’y a pas mal de bactéries capables à des environnements assez extrêmes. Donc la question est de savoir est-ce qu’ils sont juste capables de résister ou il s ont été capables de se développer dans d’autres environnements que la Terre. Ça repose la question de ce qu’il s’est passé sur Terre à un moment pour que la vie apparaisse. Est-ce que ce processus est juste lié au fait qu’il y avait les bons ingrédients, mais que, finalement si on met ces ingrédients sur n’importe quelle planète on aura le même résultat ? Ou est-ce qu’il y a eu un phénomène particulier sur Terre qui a permis le développement de cette vie qui ne permet pas ailleurs ? En tout cas, ce que nous on a montré, c’est que dès les premiers âges de la Terre, il y avait de l’eau. Et que cette eau était locale, c’est-à-dire qu’elle provenait du système interne du système solaire, donc a priori on n’a pas besoin de faire appelle à des astéroïdes provenant du système solaire externe.

Éléa : Ça va devenir une nouvelle marque : on a l’eau locale sur Terre ! J’avais une question, qu’on n’a pas forcément préparé avant, sur ces débats justement sur présence d’eau. Pendant longtemps, les gens il ne savaient pas encore trop s’il y avait de l’eau sur Mars etc. Comment on a vraiment découvert qu’il y avait de l’eau ? Est-ce que c’était via des prélèvements ? Ou est-ce que maintenant on peut savoir là où il y a de l’eau par d’autres biais, toute autre méthodes, toute autre mesure ?

Yves : Sur Mars il y a maintenant tout un tas d’indices et de mesures directes qui montrent qu’il y a de l’eau dans le sous-sol martien. Que dans des terrains assez anciens il y a des minéraux qui ne peuvent se former que par présence d’eau. On voit des rigoles, on voit clairement qu’il y a des circulations de fluides sur Mars. En fait je dirais qu’il y a un faisceau d’indices et de mesures qui montrent qu’il y a eu de l’eau sur Mars pendant longtemps et qu’aujourd’hui encore il y en a. Aujourd’hui c’est acté. La NASA aime bien faire le buzz autour de ça. Tous les trois ans ils font un gros buzz en disant qu’on va vous montrer qu’il y a de l’eau sur Mars, mais bon finalement c’est un peu… Enfin on le sait quoi !

Éléa : OK, on n’a plus de doute. Et pour les satellites de glace dont tu parlais, Ganymède, les sources d’eau chaudes, tout ça, c’est des observations que…

Yves : Ouais ça c’est assez récent ! Ganymède c’était une grosse surprise de voir en fait qu’il y avait vraiment des geysers d’eau qui sortaient de la surface de Ganymède. Donc ça, c’est une missions spatiale qui ont faire des photographies il y a quelques années. On savait qu’il y avait des environnements riches en eau. Après de là à montrer qu’il y avait une géologie active et un cycle de l’eau très actif sur ces satellites, c’était une grosse découverte.

Éléa : Bon comme quoi. ‘Pas très loin de chez nous’, entre guillemets parce que tout est relatif, il y a encore pas mal de choses à découvrir. Juste sur l’aspect : est-ce qu’il y a de l’eau ? Et Comment ? Et est-ce qu’il y a de la vie ?
Et alors, sur ces questions, bah c’est bien que tu viennes à ce moment là parce que je pense automatique au film qui est sorti il n’y a pas longtemps :
Don’t look up, avec Leonardo Dicaprio. Alors pour les auditeurs qui ne veulent pas être spoilés (ou divulgâcher pour ceux qui n’aiment pas le franglais) du film vous pouvez passer la prochaine minute.Mais en gros. Si je récapitule le scénario, il y a un astéroïde de la taille de celui qui a conduit à l’extinction des dinosaures qui menace d’entrer en collision avec la Terre, et les scientifiques essaient d’alerter l’opinion publique sur le danger d’extinction imminent qui nous menace tous. Ils enjoignent les gouvernements de tous pays à tirer dessus pour en dévier la trajectoire. Mais c’est sans compter sur l’idée lumineuse et les ressources d’un multimilliardaire qui propose de la fragmenter en petits bouts pour en récupérer les métaux, une fois les petits bouts crashés sur Terre.

Alors du coup, je voulais en profiter que tu sois là et que tu connaissances bien ces objets, pour te demander à quel point c’est cohérent comme hypothèse qu’on se dise qu’on pourrait miner et utiliser les ressources de ces météorites qui tombent sur Terre. Quel taille ça fait ? Est-ce que c’est vraiment le genre de choses qu’on pourrait récupérer, qu’on pourrait exploiter ? Qu’est-ce qu’il y a d’intéressant là-dedans ?

Yves : Il y a plusieurs réponses… Utiliser les météorites, je dirais que c’est vieux comme le monde puisqu’on a des traces archéologiques où des populations ont utilisé des météorites de fer à l’époque où on ne maîtrisait pas la métallurgie du fer. Donc on a des outils en fer qui sont faits à partir de météorites. Donc déjà on voit que ça a été déjà utilisé par le passé. Il y a aussi des météorites de fer qui ont été utilisés comme enclume par des civilisations. Plein de météorites qui tombent sur Terre, un gros volume, oui on peut utiliser ces météorites comme source de fer métal, de nickel… ça a un concentration qui peut être intéressante. Ça dépend de la météorite qui tombe. Mais si c’est une météorite de fer par exemple, ça peut être intéressant.
Après, il y a l’idée de faire de « l’astéroïde-mining», c’est-à-dire d’aller faire des mines sur des astéroïdes. Et ça, ça traîne un peu dans l’imaginaire et puis c’est un truc qui ressort assez régulièrement : il y a des films là dessus. Ça de mont point de vue, c’est impossible. Pour plein de raisons. On ferme des mines sur Terre parce qu’elles ne sont pas assez rentables. Alors, aller faire des l’exploitation minière sur des astéroïdes à 500 millions de kilomètres euh…

Sachant qu’il faut une quantité d’eau faramineuse pour pouvoir extraire des éléments d’intérêts économiques euh… Je pense que ça va coûter une quantité d’argent phénoménale et ça ne va être absolument pas rentable. Parce qu’un truc qu’il faut bien comprendre, c’est que les météorites, les astéroïdes, les comètes, c’est formé des mêmes éléments chimiques qu’on trouve sur Terre. Il n’y a pas d’éléments chimiques particuliers dans les météorites qui pourraient être intéressants du point de vue économique. En plus, sur Terre, on a des exploitations minières parce qu’il y a des circulations de fluides sur Terre qui concentrent certaines éléments et ça devient intéressant économiquement des les exploiter. Or les astéroïdes sont des astres globalement morts. C’est-à-dire, qu’il n’y a pas de circulation de fluide. Donc il n’y a rien qui concentre les éléments chimiques… Je veux bien qu’on aille miner les astéroïdes mais la concentration d’or, la concentration de lithium dans un astéroïde, il n’y a pas des zones où c’est des pépites d’or incroyables ou des concentrations de lithium. Donc c’est, de mon point de vue, complètement irréaliste d’imaginer qu’on va aller faire des mines sur des astéroïdes. C’est hors de prix. C’est pas rentable. Et ça demanderait une quantité d’eau faramineuse. Et je pense qu’on a mieux à faire avec l’eau terrestre que de l’envoyer dans l’espace pour essayer d’exploiter des ressources. Je pense qu’on a suffisamment de problèmes autour de l’eau et notamment de l’eau potable sur Terre pour essayer de la conserver et ne pas aller faire de l’astéroïde-mining. Mais bon… c’est un truc je dirais… C’est un truc un peu survendu cette histoire.

Éléa : Ça sert de très bons scénarios pour des films de science-fiction ou des séries comme The Expanse…

Yves : Après il y autre chose aussi. Le fait qu’un astéroïde puisse s’écraser sur Terre, la probabili… bah oui ! On sait qu’il y a déjà eu… Il tombe 40 000 tonnes de poussières extraterrestres par an sur Terre. La plupart c’est des poussières qui brûlent dans l’atmosphère : c’est les étoiles filantes. Une fois tous les 10 ans, il y a un bloc un peu plus grand. Une fois tous les 100 ans il y a un gros bloc. Une fois tous les millions d’années il y a un astéroïde de 2km qui tombe à la surface de la Terre. Donc on est potentiellement sous la menace qu’un astéroïde assez gros puisse tomber sur Terre.
Alors comment on fait si on s’aperçoit qu’il y a un truc qui nous arrive sur la tête ? Les agences spatiales européennes travaillent aujourd’hui pour : 1) être capable de détecter les astéroïdes qui ton capables de croiser l’orbite terrestre ; et 2) d’essayer d’imaginer des scénarios pour les dévier, donc soit pour les fragmenter soit pour les dévier et qu’ils ne frappent pas l’atmosphère terrestre ; ça c’est vraie recherche qui est gérée par les agences internationales spatiales. Mais l’histoire de l’astéroïde-mining moi je n’y crois pas une seconde.

Éléa : Donc ta recommandation en tant que scientifique, si cette situation se présente un jour, si un milliardaire s’oppose à ce qu’on dévie un astéroïde pour le faire atterrir sur la Terre, tu penses que ça ne vaut pas le coup quoi.

Yves : Je pense que ça ne vaut le coup ! Après il y a des questions politiques derrière. Des questions éthiques et des questions philosophiques. C’est-à-dire que : est-ce qu’on va laisser encore longtemps des milliardaires faire des vols habités et cramer je ne sais pas combien de milliard de tonnes de CO2 juste pour leur plaisir personnel d’aller voir la Terre depuis 30 km d’altitude ? Je veux dire à un moment… Il faut voir qu’elles sont les priorités au niveau de la civilisation. Est-ce qu’on va laisser des milliardaires développer des projets qui nécessitent des milliards de litres d’eau potable terrestre pour aller faire des mines à 500 millions de kilomètres ? Je pense que la réponse on la connaît. C’est juste que si l’humanité elle veut avoir un avenir il faut interdire ce genre de choses, il faut interdire ce genre de pratiques. Le tourisme spatiale. C’est une aberration écologique. L’astéroïde-mining ce sera aussi une aberration écologique. Et je pense que c’est du devoir des scientifiques de la dire et de vraiment se positionner fortement pour le dire. Aujourd’hui, on n’entend pas grand monde dire que le tourisme spatiale c’est une aberration écologique.

Éléa : Bah oui pourtant ça fait plutôt du sens… Alors justement sur cette question, on dévie un peu mais, moi je me posais la question en tant que novice ; autant le tourisme spatiale ça pose une question d’éthique parce que c’est juste pour le fun, mais la recherche spatiale et tout ce qu’on envoie dans l’espace pour une but scientifique, je me posais la question si ça avait une durée de vie. Beaucoup de gens se posent la question si un jour on ne pourrait plus prendre l’avion parce qu’il n’y aura plus d’essence etc. Pour la spatiale ça se passe comment ? Est-ce que c’est timé aussi cette quantité de ressource utilisée ?

Yves : *rire* Tu pointes du doigts une contradiction voilà. Je dis qu’on peut pas faire de tourisme spatiale mais en même temps je suis impliqué dans des missions spatiales. C’est sûr c’est une contradiction. Si on veut vraiment réduire l’impact carbone du l’humanité, il faudrait arrêter ce genre de choses. C’est sûr. Après c’est où est-ce qu’on met la limite entre la connaissance et puis l’impact qu’à cette [recherche de] connaissance sur l’humanité. C’est sûr que d’un point de vue bilan carbone, tout ce qui est exploration spatiale c’est une catastrophe. C’est une catastrophe.
Après on peut le faire différemment. Je veux dire, les météorites tombent sur Terre toutes seules. Le bilan carbone d’une météorite c’est zéro ! Donc… Après c’est pas zéro parce qu’on l’étudie. Mais on peut se poser la question effectivement. C’est encore « éthico-philosophique ». C’est-à-dire que les missions spatiales sont là pour ‘générer de la connaissance’ et puis il y a aussi l’aspect ‘devenir de l’humanité’ : est-ce que l’humanité va pouvoir survivre sur Terre, ou est-ce qu’il va falloir aller coloniser d’autres planètes ? Et donc à ce titre, la conquête spatiale, elle pourrait être intéressante. Mais elle n’est pas neutre du point de vue carbone, ça c’est sûr.

Alexa : Mais du coup, la conquête spatiale, je me demandais, ça représente quel pourcentage par rapport à, par exemple, les pratiques spatiales commerciales comme l’envoie de satellite ou ce genre de choses, parce que ça c’est encore plus ?!

Yves : Ouais ouais non… C’est pas grand-chose effectivement. Ce qui génère beaucoup de pollution effectivement c’est tout l’aspect satellite. En plus l’aspect satellite… On débarrasse pas hein ! Quand les satellites ne sont plus en fonctionnement, ils sont en orbite et à un moment on va avoir des problèmes. C’est une vrai question, les déchets spatiaux : comment on va faire pour les traiter ?

Mais ouais, ça ne représente pas énormément. Mais voilà. Moi je me suis retrouvé plusieurs fois devant mais contradictions. C’est-à-dire que des copains, des connaissances, qui disent : « Oui mais, tu bosses là-dessus mais en même temps tout le monde n’a pas à manger sur Terre. » Oui, oui, c’est une contradiction. Mais après aussi, ce que je réponds, c’est que c’est aussi un choix politique. C’est-à-dire qu’aujourd’hui on pourrait très bien donner manger à tout le monde et faire de la conquête spatiale. Mais ça reste une contradiction.

Éléa : Ouais, moi ma question moi c’était vraiment en terme de ressources. Pour lancer une fusée qu’est-ce qu’il faut ? Est-ce que cette denrée elle va venir à manquer aussi ? Est-ce qu’il y a une échéance de cet ordre là ?

Yves : Je ne pense pas non. Pour l’instant, la denrée en elle-même, elle ne va pas manquer. C’est plus derrière, qu’est-ce que ça implique de le faire.

Éléa : Ouais bien sûr ! Hé bien on ressortira l’épisode dans le futur, quand il y aura des questions éthiques et des vrais choix à faire. On enverra le podcast partout. Dans la chatroom il y a Kaou qui fait remarquer que… apparemment il y aurait des traces fossiles d’un astéroïde moins gros que Chixculub – alors je ne sais pas comment on le prononce, celui qui serait tombé quelque part depuis 65MA,on le prononce comment ?

Yves : Je.. je ne sais pas le prononcer non plus. C’est un cratère dans le golfe du Mexique qui est datée à peu près au moment de la disparition des dinosaures. Donc, on pense que ça a un lien avec la disparition des dinosaures.

Éléa : Et il dit qu’il y aurait un autre qui serait moins gros que celui-ci et qu’il y aurait des traces aussi ? Je ne sais pas si ça te dit quelque chose.

Yves : Euh ouais. Je ne suis pas spécialiste en cratère ni en extinction de dinosaures mais euh… c’est possible.

Partie 3 : la vie et les grandes questions dans ta discipline

Éléa : OK. Bon pour alléger un peu cette fin d’épisode, je voulais aussi qu’on prenne le temps de parler un peu de la vie et des grandes questions de ta discipline. Toi, au métier, au quotidien, quel genre d’outils pouvez-vous utiliser dans vos recherches ? Et ça ressemble à quoi ta journée de géologue de l’espace finalement ?

Yves : Les outils… Moi ce que j’utilise, moi et mes collègues, c’est qu’on bosse sur des roches, déjà. Donc on bosse sur des objets naturels. Ça a beau être des objets extraterrestres, ce sont des objets naturels. Comme je disais tout à l’heure, il n’y a pas d’éléments chimiques différents dans les météorites que dans les roches terrestres. Donc ce qu’on utilise pour observer et caractériser ces météorites, c’est les mêmes techniques qu’on utilise pour caractériser des roches terrestres, c’est-à-dire des microscopes pour faire des observations. Alors il y a tout un tas de type de microscopes différents : optique, électronique… On utilise des microscopes pour faire des observations, et après on utilise ce qu’on appelle des spectromètre de masse pour faire des mesures isotopiques. Pour déterminer la composition isotopique de ces objets.

Alors les isotopes c’est, par exemple, l’oxygène a trois isotopes : 16, 17, 18. On va dire que c’est un peu trois petits frères. Et le rapport des différents isotopes nous donne des informations sur les processus qui ont amené à la formation des météorites. Donc nous, on détermine la composition isotopique de ces roches. Donc pour ça on utilise tout un tas de spectromètres de masse qu’on a au laboratoire, qui permettent de mesurer ça.
Moi ma spécialité c’est d’utiliser une sonde ionique. C’est en gros une machine qui permet de tirer sur un faisceau d’ions sur une météorite, d’arracher un peu de matière. Et cette matière qu’on arrache, on mesure sa composition isotopique. Donc ça permet de faire des mesures in situ à l’échelle très petite de notre faisceau primaire de notre machine qui fait 15 microns de diamètre, en gros. Donc ça c’est que je fais au quotidien dans les mesures qu’on fait. On va observer, caractériser et déterminer la composition chimique et isotopique de ces roches.

Après à quoi ressemble une journée type au labo ? Bon bah euh… Je dirais que c’est très varié. Le métier de chercheur est vraiment pas un du tout un métier ennuyeux parce qu’il n’y a pas de journée qui se ressemble. Une partie c’est de bosser sur les objets naturels, donc passer du temps à caractériser ces objets. C’est aussi comprendre les données. Alors ça dépend où on en est dans sa carrière, mais moi j’en suis à un stade où c’est aussi de m’occuper de mes étudiants en thèse et en post-doctorat, c’est-à-dire passer du temps avec eux. Écrire des articles. Écrire des demandes de financement. Donc il y a un aspect à la fois manip’, c’est-à-dire manuel on va dire, et puis un aspect intellectuel qui est la compréhension des données ; et après il a un aspect écriture, c’est peut-être qui est assez méconnu du métier de chercheur, en fait. Ce que je dis souvent aux étudiants : faire de la recherche c’est écrire énormément. Je pense que plus de 50 % du temps des chercheurs est dédiée à l’écriture : écrire des demandes de financement pour pouvoir travailler, écrire des articles, écrire des rapports, écrire des e-mails, écrire ceci, écrire cela. Il y a une quantité d’écriture qui est assez phénoménale. Alors les articles, c’est en anglais. Je dirais que les journées sont variées. Moi elles alternent entre un aspect manuel et un aspect plus intellectuel, mais il n’y a pas une journée on je n’écris pas.

Alexa : En tout que directeur de recherche tu fais toujours des manip’ quand même ?

Yves : Ah ouais ouais ! Je suis directeur de recherche et directeur adjoint du laboratoire, aussi. Mais ouais ouais, non. Je fais encore des manips, je fais encore mes observations. Je ne veux pas tomber dans le syndrome de : « Je reste les fesses derrière mon bureau et ce sont les étudiants qui font le boulot. » Je veux pouvoir faire encore. Après je le fais avec mes étudiants aussi hein ! Mais ouais, j’essaie d’avoir encore une activité scientifique manuelle.

Éléa : Pour ceux qui nous écoutent et qui ont des vocations, est-ce qu’il y a des postes de doctorants ouverts dans ton labo régulièrement ?

Yves : Ouais ouais, tous les ans on a, ça oscille entre, 4 ou 6 nouveaux doctorants qui commencent, normalement plutôt vers Septembre-Octobre. Après c’est dans tous les domaines qu’on étudier au CRPG : ça peut être sur les météorites, ça peut être sur les roches magmatiques… Donc oui, oui, on recrute régulièrement des doctorants, des post-doctorants.

Après il n’y a pas que la recherche dans un laboratoire. C’est quelque chose sur lequel il faut vraiment insister. Un laboratoire ça fonctionne, et notamment le CRPG fonctionne très bien parce qu’on a un super service administratif qui nous facilité vraiment la tâche. Parce qu’on a tout un tas de personnel d’appui à la recherche, c’est-à-dire des techniciens, des assistants ingénieurs, des ingénieurs, qui gèrent les machines, qui nous aident à faire les mesures… Donc il y a tout un tas de métiers différents dans un laboratoire de recherche. Il n’y a pas juste chercheur. Il y a des secrétaires, des électriciens, des électroniciens, des informaticiens et des chercheurs. Mais oui, on recrute à tous les niveaux. Pas beaucoup, parce qu’on sait que le nombre de post en recherche à tendance à réduire de manière drastique, mais on recrute quand même.

Éléa : Et le soir tu prends encore le temps pour faire de la vulgarisation avec nous, donc merci pour ça !

Yves : Bah avec plaisir ! On est un labo qui est vachement actif au niveau vulgarisation, parce qu’on fait beaucoup de choses : des interventions en milieu scolaire, des conférences au grand public, des interventions à l’hôpital d’enfants, pour les enfants malades… Enfin on essaye en tout cas, de vraiment avoir une activité de communication scientifique très développée.

Éléa : Et c’est tout à votre honneur je pense. Parce qu’on en a besoin. Ça tout le monde en a conscience je pense. Dans la chatroom, il y a une question assez intéressante, est-ce que du coup dans vos mesures au quotidien vous avez déjà trouvé quelque chose d’un peu exotique ou quelque chose que vous n’aviez jamais vu précédemment sur Terre ? Dans ces échantillons de météorites… Finalement qu’est-ce qui vous surprend des ces échantillons ? Vous avez déjà eu des découvertes faramineuses ? Autres que l’eau du coup.

Yves : L’eau bien sûr, ça, ça a été un gros truc. Je dirais que… Moi un des trucs qui m’a vachement marqué ces dernières années dans les trouvailles qu’on a faites euh… Une de mes spécialités c’est essayer de comprendre les conditions et la chronologie de formation des premiers solides du système solaire : comment à partir de gaz, on va former des solides et qu’ensuite ces solides vont s’agglomérer pour former des objets des plus en plus gros ? Type astéroïde puis ensuite former des planètes. Il y a un moment de l’histoire du système solaire, où l’étoile centrale est entourée par ce qu’on appelle un disque d’accrétion. C’est dans ce disque que vous se former les premières poussières. Et un des trucs qu’on a pas mal montré ces dernières années, c’est qu’en fait, dans le disque, il y a de la création de poussière, on forme des poussières, mais en fait il y a beaucoup de processus de recyclage. C’est-à-dire qu’une fois les poussières formées, on les recycle pour former d’autres poussières. Je trouve ça assez intéressant, parce que ça revient à la discussion éthico-philosophique qu’on avait avant. De dire que dans ce genre de structure le recyclage existait déjà : qu’on ne produisait pas à l’infini mais qu’on produit des poussières et qu’ensuite ces poussières son transformées pour en former d’autres. Ça, c’est un truc qu’on a trouvé ces dernières années qui est vraiment cool : les liens entre les différentes poussières et voir comment ces poussières vont se transformer pour en former d’autres.

Éléa : Et plus généralement dans ta discipline, et pas forcément au labo, c’est quoi les grandes découvertes et les grandes avancées ces dernières années ? 

Yves : Il y a une révolution ces 10 dernières années dans notre domaine, qui est double. On est enfin capable en astronomie d’observer les disques autour des étoiles jeunes : les lieux où se forment les premiers solides autour des étoiles. Donc on a des télescopes qui sont capables d’observer ces disques. Avant c’était très compliqué parce que la lumière de l’étoile était tellement intense qu’on n’arrivait pas à voir les disques. Aujourd’hui ils sont capables de la voir et ils ont montré qu’il y avait des textures hallucinantes à l’intérieur des disques. On voit des sillons, en gros ça ressemble à des vinyles. On voit des sillons, on voit la formation des planètes à l’intérieur de ces sillons. Donc ça, visuellement, ça a été une révolution. Avant on ne voyait rien, et là on voit un peu comme le brouillard qui se lève : on voit vraiment les textures, les structures à l’intérieur des disques.

Ça en astronomie ça a été une révolution, et dans notre domaine sur les météorites, il y a une autre révolution avec des systèmes isotopiques très particuliers de montrer que le disque du système solaire était segmenté en plusieurs réservoirs. Notamment on pense surtout en deux réservoirs. Et cette segmentation en deux réservoirs était sans doute liée à la formation très rapide de Jupiter. Donc on a des indices qui montrent que visiblement Jupiter s’est formée très très tôt dans l’histoire du système solaire et que cette planète hyper massive a complètement séparé le système solaire internet du système solaire externe. Et cette séparation a eu lieu très très tôt dans l’histoire du système solaire.

Éléa : Donc, si je comprends bien, il y a eu deux grosses soupes distinctes de matière dans le système solaire qui a un moment ce sont mélangées, pour donner entre autre Jupiter à ce moment là assez tôt ?

Yves : Non. En fait, le disque était complètement homogène chimiquement et isotopiquement. Et quand Jupiter s’est formée, très tôt, elle a isolé les deux réservoirs et les deux réservoirs ont évolué de manière complètement séparée. Sans avoir d’interactions l’un avec l’autre. Et ça, dans notre domaine, ça a été une grosse découverte : c’est ce qu’on appelle la dichotomie entre le réservoir interne et le réservoir externe. La notion de dichotomie on l’entend à toutes les sauces dans les conférences, dans notre domaine. Mais ça a été une très très grosse découverte sur l’étude des météorites, et c’est à mettre en relation avec les observations astronomiques qui montrent ces structures dans les disques. En fait, c’est logique que notre système solaire ait été très segmenté quand on voit les autres formations du système solaire aujourd’hui.

Éléa : D’accord. Et à l’inverse, actuellement, quelles sont les grandes questions à laquelle ta discipline doit encore répondre ? Et quelles sont les plus urgentes aussi pour les gens de la profession ?

Yves : Je pense qu’un des grosses questions qu’on a, qui n’est pas claire encore, c’est la chronologie en fait. On a des outils radioactifs à notre disposition, des chronomètres radioactifs qui permettent de dater les processus. C’est-à-dire dater à quelle vitesse on va former les poussières, à quelle vitesse et quand ces poussières ce sont agglomérer… En en fait, on n’est pas assez précis dans nos datations. Ce sont des mesures qui sont très compliquées. On a beaucoup progressé. Mais on n’ a pas atteint la précision nécessaire pour arriver à avoir une vision assez fidèle de la hiérarchie, de la chronologie de ces processus lors de l’évolution du système solaire. Donc je pense que si on veut vraiment comprendre les premiers millions d’années du système solaire il faut qu’on fasse des gros progrès au niveau datation. Alors on y travaille. Ce n’est pas facile. On progresse petit à petit mais c’est là qu’on doit progresser.
Par exemple, on arrive à des résultats où on va dire qu’un objet s’est formé 2 millions d’années après la formation du système solaire mais plus ou moins, 1,5 millions d’années. Donc en fait on n’est pas assez précis. Il faut qu’on arrive à réduire ces barres d’erreur, c’est-à-dire les précisions sur les âges.

Éléa : Donc les questions de géologie, d’étapes de formation du système solaire, c’est quand même étroitement lié sur l’apparition aussi de la vie ? Est-ce que les gens se concentrent un peu sur cette question aussi ? Ou est-ce que c’est vraiment réservé à un domaine parallèle et vous ce qui vous intéresse c’est uniquement la partie géologique de la chose ?

Yves : Au CRPG et pour ma part, je ne travaille pas tellement sur les conditions d’apparition de la vie parce qu’en fait, c’est très compliqué l’apparition de la vie. Ça fait appel a des concepts de chimie, de biochimie… C’est pas tellement les géologues qui vont travailler sur les conditions d’apparition de la vie. Nous en tout cas on ne se focalise pas trop là-dessus. Ce sont les chimistes, biologistes, biochimistes, exobiologiques qui travaillent là-dessus. Nous on se focalise vraiment… En tout cas moi, mon business c’est de comprendre la formation et la création des solides autour des étoiles – donc en gros autour du soleil, il y a 4,5 milliards d’année. Comment cette poussière c’est agglomérée pour former des objets de plus de plus grands ? À quelle vitesse ? Quelle chronologie ? Mais l’apparition de la vie, alors oui bon, comme on a fait cet article sur l’eau, ça a pas mal d’impact sur la vie. Mais finalement ce n’est pas ça qui nous motive en recherche.

Éléa : OK. Alors tout ce qui touche au spatiale, ça suscite plutôt l’intérêt dans le grand public et je pense que vous êtes beaucoup sollicités sur ces questions là, est-ce que, au contraire, la géologie c’est un peu sous-représentée ou est-ce que ça va ?

Yves : Bah… souvent les gens trouvent ça assez ennuyeux la géologie car ils ont des souvenirs de 4ème où ce n’est pas super bien enseignée. Enfin à l’époque où j’étais au collège ce n’est pas la partie la plus intéressante. Donc souvent ouais, la géologie a un côté un peu… les gens ils ont peu un côté ennuyeux du truc. Après quand on explique, finalement, ça intéresse. Ça intéresse. Parce que la géologie c’est à l’interface de plein d’autres sciences qui utilisent la biologie, les mathématiques, la physique, la chimie ; donc c’est vraiment à l’interface de plein de domaines scientifiques. Et puis après, ça répond à des questions qui sont assez intéressantes, sur la formation des premiers continents, à quoi ressemblait la Terre au tout début de l’histoire de la Terre, comment les montagnes se forment… Si on parle de volcans ça fait un peu rêver tout le monde. Donc finalement, on arrive à intéresser les gens, après un espèce de premier recul qui est lié à des restes de l’enseignement de la géologie au collège.

Éléa : Est-ce que sur ces questions là de géologie, il y a des initiatives particulières en vulgarisation auxquels vous participez ? Est-ce que vous en avez créé du côté de Nancy, du CRPG ?

Yves : Cette année par exemple, c’est l’année de la minéralogie, des minéraux, donc on va y participer. Nous comme je le disais, on fait beaucoup de vulgarisation scientifique donc des communications où on essaie de montrer nos résultats, de les présenter au grand public, sous plein de formes différentes. On avait organisé une exposition de météorites pour les 80 ans du CNRS, on a fait des cafés scientifiques, on fait des interventions au collège et lycée, des projections de films avec des débats et des discussions. Donc on essaie vraiment d’être actif, de montrer ce qu’on fait. De faire passer le message aussi que les labos ne sont pas des environnements fermés, ce n’est pas des espèces de tour d’ivoire où on ne sait pas trop ce qui s’y passe. Je pense que, en tant que chercheur, on a euh… Enfin, il ne faut pas se leurrer, on a un métier qui est assez chouette, on vit sur de l’argent public – en tout cas nous en recherche fondamentale c’est de l’argent public qu’on utilise. Donc je pense qu’on a un devoir vis-à-vis du grand public de monter ce qu’on fait ! On ne va pas juste se contenter de bien se marrer dans notre labo à titiller des cailloux quoi. Ça fait partie de nos missions de communiquer la science, d’expliquer, et d’expliquer aux gens ce que c’est la science : c’est un processus lent, complexe, pas linéaire, qui fait une belle place au doute, dès fois on se plante on est obligé de faire demi-tour ; et je pense que c’est super important de faire passer ce message là à une époque où tout le monde a plus ou moins un avis, tout le monde à plus ou moins une solution euh… Il y a une espèce de défiance vis-à-vis de la science, vis-à-vis du discours scientifique. Donc je pense que ça fait partie de nos missions de montrer comment ça marche. On essaie de le faire régulièrement, on est assez actif et on aime bien ça !

Éléa : Ouais c’est super important et encore une fois merci de prendre une part à ça ! Il devrait en avoir encore plus je pense, parce que tout le monde ne le fait pas. Encore maintenant, il y en a qui n’aime pas ça, il y en a qui se disent que ce n’est pas du temps qu’il faut prendre car c’est du temps perdu sur sa carrière ou quoi ; donc c’est vraiment chouette qu’il y ait des labos qui le fassent.

Yves : ‘Faut savoir le faire hein ! C’est pas forcément facile, quand on est un peu pommé dans ses recherches, de parler au grand public. On n’a pas de formation pour ça. Si c’est pour aller casser la tête aux uns parce qu’on ne sait pas communiquer c’est sûr que ça devient compliqué quoi. Mais ça se travaille. Et je pense que c’est important ouais, c’est vraiment important de le faire.

Alexa : Après, il faut rappeler aussi je pense que dans toutes les demandes de financement aujourd’hui, qu’on peut faire (je sais que c’est le cas aux US, mais c’est le cas en France aussi même sur les ANR par exemple qui est des demandes de financement qu’on peut faire en France) on a une part qui doit être alloué à la vulgarisation maintenant. C’est-à-dire que quand on demande des sous une partie doit aller pour ça. Et je pense que c’est justement une partie de faire aller les choses dans le bon sens et d’ouvrir peut-être les laboratoires sur l’extérieur.

Yves : Ouais, c’est très bien. C’est très bien.

Éléa : Donc si les gens qui écoutent le podcast, veulent continuer à suivre un peu ce que vous faites au CRPG, comment ils peuvent faire ? Vous avez quoi comme fil d’actu ?

Yves : On a un compte twitter, qui s’appelle @CrpgNancy je crois. On a une page facebook aussi. On communique régulièrement des publications, des interventions et notamment tout ce qui est science ouverte, communication grand public. Par exemple il y a que des conférences sur la Place Stan’ [Place Stanislas] pour les jardins éphémères. Donc c’est mise en ligne et – sur le compte twitter et facebook – vous avez accès à quand est-ce qu’on fait les interventions. Il ne faut pas hésiter à venir. Il ne faut pas hésiter à venir discuter avec les chercheurs du CRPG.

Éléa : On transmettra et on mettra tous les liens dans les notes d’émission quand on rediffusera le podcast par la suite. Donc pour les gens de la chatroom si vous avez encore des questions, avant que Yves nous quitte, je pense que c’est le moment de les mettre dans la chatroom. Et on attendant, Yves, je vais te poser les deux questions bonus que je t’avais envoyées. Donc la première c’est : Quelle est la question que l’on te pose tout le temps, et à laquelle tu t’es lassé de répondre ?

Yves : À quoi ça sert ? On ne me la pose pas tout le temps mais on me la pose régulièrement, le côté un peu futile et le côté un peu vain d’étudier ce genre de choses. Alors moi je n’ai pas de problème avec ça, je suis le premier à dire que ça peut potentiellement ne servir à rien mais je suis bien content de la faire. Mais je pense que fondamentalement ça ne sert pas à rien, c’est de la connaissance. C’est une compréhension des processus physico-chimiques, c’est une compréhension de nos origines, une compréhension de l’environnement dans lequel on vit. Donc je pense que c’est fondamental d’arriver à le décrypter. Et puis après, c’est du développement technique. L’image que je donne, l’exemple que je donne souvent, c’est la physique quantique. Quelque part on peut dire que ça sert à rien, sauf que c’est ce qui a permis l’invention des lasers. Et quand on voit l’application des lasers aujourd’hui, on comprend bien que si leur avait demander à quoi ça sert, on se serait privé d’un développement technique intéressant. Mais ouais il y a ce côté lassant un peu du… à quoi ça sert… à quoi bon…

Éléa : Et puis dès fois on ne le sait pas à l’avance, non plus. On ne sait jamais : on garde ça sous la main et peut-être qu’un jour ça servira à quelque chose. Ce n’est pas une raison pour ne pas le faire en tout cas. Et à l’inverse, quelle est la question que l’on ne te pose jamais, et à laquelle tu aimerais bien répondre ? 

Yves : Ça c’est pas une question facile. Mais en fait, moi il y a un… C’est marrant parce que finalement on en a un peu parlé pendant ce podcast. Je pense que ça a vachement un lien avec l’histoire de manière générale et avec des sciences plutôt humaines et sociales. Mais en fait, moi ce que je trouve fascinant et parfois vertigineux, c’est de faire le lien avec l’histoire, les questions sociétales, les questions environnementales, les questions éthiques, les questions philosophiques. Et c’est cool parce que dans le podcast on a parlé de ça. Je trouve que ces questions autour de ce lien là, sont des questions qui manquent alors que je pense qu’il n’y a pas mal d’interdisciplinarité à faire ; et pas une interdisciplinarité de façade – parce que souvent dans la recherche on nous bassine avec l’interdisciplinarité : c’est juste ça fait plaisir aux politiques et aux financeurs de se dire qu’on va financer l’interdisciplinarité mais derrière il ne se passe pas grand-chose. Alors que, fondamentalement, il y a des choses à faire, il y a des sujets interdisciplinaires de nature à amener de la connaissance et des recherches sur l’astrophysique, la cosmochimie et les liens avec les sciences humains et sociales. Ça j’ai l’impression qu’on en parle pas assez. Moi j’aimerais bien en parler plus.

Éléa : Au-delà d’en parler, tu penses qu’il y aurait des opportunités avec la tendance au regroupement des disciplines à l’interdisciplinarité pour lancer des projets ?

Yves : Bah là typiquement, on est en train de répondre à un appel d’offre de l’université de Lorraine sur des grandes projets où on a essayé de mélanger – autour de la question de l’habitabilité c’est-à-dire de comment une planète devient habitable et comment cette habitabilité va évoluer au cours du temps ; on a mélangé des gens qui font de la toxicologie, des gens qui réfléchissent au point de vue sociologique, anthropologique à ces notions d’habitabilité, des géologues qui étudient les crises biologiques passées pour essayer de comprendre comment la crise biologique qui va nous frapper on va pouvoir l’anticiper, la vivre et puis essayer de s’en sortir. Donc on est en train de monter un projet qui est vachement intéressant. Qui mélange plein de trucs. On le fait au quotidien, et on a plein de discussions très sympas. Et moi j’avais envie de parler avec plein de chercheurs qui viennent des sciences complètement différentes.

Éléa : Ouais c’est toujours de belles rencontres de voir des gens qui n’ont pas du tout la même approche du sujet qu’on traite.

Yves : Et puis déjà la notion d’un terme. L’habitabilité n’a pas du tout la même définition si on est biologiste, anthropologue, astrophysicien, et en fait c’est assez rigolo déjà d’être capable de dégager un langage commun tout en ayant des approches différentes. Moi j’essaye de le faire parce que je ne suis pas astrophysicien de formation mais je travaille beaucoup avec des astrophysiciens. Et c’est une partie que je trouve vraiment ultra intéressant c’est d’arriver à dégager un langage commun et de se comprendre tout en amenant, nos propres spécificités, nos propres points de vue. Quand on arrive à faire ça – ce n’est pas tous les jours qu’on y arrive parce que c’est pas simple, ça demande des efforts intellectuels assez importants parce qu’il faut vraiment faire l’effort de comprendre l’autre communauté ; mais quand on y arrive, généralement, ça c’est vraiment cool. Ça c’est un des trucs que je pense que les financeurs ne comprennent pas bien. Ils ont l’impression qu’en marquant interdisciplinaire sur un projet tout va se mettre et être interdisciplinaire. L’interdisciplinarité c’est un processus ultra lent, ça se construit. Tout ceux qui en font, ils disent que ça met 10 ans à se développer quoi. Mais c’est un truc vraiment qui est ultra intéressant. Moi j’aimerais bien aller vers de l’interdisciplinarité, mais lentement. Parce que c’est comme ça que ça marche.

Éléa : Peut-être que d’autres gens qui travaillent sur ces notions là et qui écouteront le podcast te recontacteront et feront ensuite à ton appel. En tout cas, nous on essaiera de suivre ce que ça donne ce projet habitabilité. Tu pourras peut-être venir nous en reparler, on ne sait pas !

Yves : Bah ouais avec plaisir.

Éléa : Est-ce qu’il y a encore des questions dans la chatroom ? Alexa ? Cleora ? Vous voulez rajoutez quelque chose ?

Alexa : Non, moi j’ai beaucoup aimé ce que tu as dit sur l’interdisciplinarité. J’ai un peu les mêmes problèmes que toi donc ça fait vraiment écho. C’est dur de parler parfois entre différentes communautés, champs disciplinaires etc. Quand on y arrive c’est chouette.

Yves : Ouais complètement. Mais effectivement, *rires*, c’est pas simple. Mais c’est ça qui est cool aussi.

Éléa : On arrive à la fin de cette émission, et il me semble Yves que tu as ramené une citation.

Yves : Ouais, tu m’as demandé une citation au début. Euh… Je ne suis pas très bon en citation. Et en fait, je me souvenais d’une citation que j’avais mise dans mon intro de thèse qui semblerait être de Simon de Beauvoir, mais visiblement c’est pas très clair cette histoire, qui est : « On ne peut pas toujours regarder la mer en pensant au prix du poisson. » Je la trouve assez rigolote parce qu’il y a plein de manière de l’interpréter. Moi, ma manière de l’interpréter, c’est de dire qu’on a des dizaines de centres d’intérêt dans la vie. C’est pas parce qu’on fait de la science qu’il ne faut pas aller regarder ailleurs. C’est pas parce qu’on fait une science qu’on peut pas aller regarder les autres sciences. Donc euh… c’est pas parce qu’on balade au bort de la mort qu’il faut forcément penser au prix du poisson. On peut aussi penser aux montagnes en étant au bord de la mer.

Éléa : Je pense que le message aura de l’écho et de la répercussion à chaque auditeur du podcast. C’est bien de faire plein de chose et s’intéresser à plein de choses. On apprend toujours plus qu’en se focalisant sur quelque chose tout seul. Ça fait écho aussi à ton appel sur l’interdisciplinarité donc c’est très bien et je pense que c’est une superbe conclusion pour ce podcast.
Bah merci beaucoup Yves d’avoir pris le temps pour en parler. Et puis, bah voilà, on arrive malheureusement à la fin de cette émission qui était passionnante. Grâce à Yves ce soir, vous savez que pour trouver l’origine de l’eau sur Terre, il suffit parfois de regarder en l’air et que les météores nous réservent parfois des réponses inattendues ! En tout cas le ciel n’a pas forcément dû nous tomber sur la tête pour que l’eau apparaisse, au tout début de la planète Terre. Et vous serez la prochaine fois en ouvrant votre robinet ! Merci à tous d’être toujours aussi nombreux et nombreuses à nous écouter. On se retrouve la semaine prochaine sur Podcast Science et que servir la science soit votre joie !

Podcast Science 466 – Le comportement animal : de la psychologie au médical

Vous aussi vous parlez à votre chat ? Ou à votre chien ? Et si eux, avaient aussi la parole, que pourraient-ils nous répondre ? C’est tout l’enjeu de l’éthologie : mettre des mots sur les comportements des animaux. Aujourd’hui membre à part entière de nos familles et foyers, on pourrait même presque parler de psychologie. « Il est comme notre gamin », diraient certains. Après tout, le matou ou le toutou du coin à déjà bien son propre médecin, un vétérinaire. Comment mettre tout ça en lien ? Ethologie, psychologie, biologie ou médecin ?

Pour en parler, ce soir nous recevons Sarah Jeannin, psychologue et éthologue. En bref, une experte du comportement animal dont l’être humain. Et pas seulement dans la théorie, mais aussi et surtout sur le terrain. Nous sommes le Mercredi 02 Février de l’an 2022, vous écoutez l’épisode 466 de Podcast Science, bienvenue !

→ Animal University

Dossier écrit de Sarah Jeannin par ici :
Le comportement animal : une approche interdisciplinaire

Les images de la semaine

Citation

“Nos façons d’être au monde sont différentes mais nos univers peuvent se rencontrer.“

Gérard le Boucher

La Chatroom

GPif: First!

Cleora: Et la chatroom revient !

Le Plantoscope 🌱🔬🌸: Salut tout le monde !

Ashka: Hello 🙂

Cleora: https://images.unsplash.com/photo-1613951085587-cfe5d0a6cffc?ixlib=rb-1.2.1&ixid=MnwxMjA3fDB8MHxwaG90by1wYWdlfHx8fGVufDB8fHx8&auto=format&fit=crop&w=634&q=80

Cleora: https://www.podcastscience.fm/wp-content/uploads/2022/02/Ethologie-entre-Biologie-et-Pyschologie.png

quadrupleben: Potit chat ❤️

GPif: Ouch ambiance

nyves: la musique de l’épisode

Ashka: Sur Instagram, la preuve que les chats ont un lien avec le démon (ou le chaos, ça dépend) : sungrycat

nyves: ca change c’est pas du métal

nyves: https://youtu.be/gCYcHz2k5x0

Le Plantoscope 🌱🔬🌸: La vie est-elle belle par chez vous ?

nyves: Salut @Ashka

nyves: si je dormais ca serait nickel

Ashka: Salut @nyves

Cleora: https://images.unsplash.com/photo-1587300003388-59208cc962cb?ixlib=rb-1.2.1&ixid=MnwxMjA3fDB8MHxwaG90by1wYWdlfHx8fGVufDB8fHx8&auto=format&fit=crop&w=1470&q=80

nyves: vu le reboot de la chatroom je reposte IT Crowd

nyves: https://youtu.be/nn2FB1P_Mn8

Ashka: Ici, il y a eu du soleil dimanche. On a intérêt a avoir rechargé les batteries jusqu’à sa prochaine apparition, dans un mois.

nyves: il a fais moche toute la journée j’ai commencé à bingé Squid Game

Ashka: @nyves j’ai fini par craquer pour le T-shirt =D

nyves: 😉

GPif: Nous on l’entend

nyves: on entends bien

Ashka: Centaurworld pour du pipou, de la couleur et des lamacornes …

nyves: la chatroom vous recoit

Cleora: https://www.instagram.com/animal.university/

nyves: @Ashka lol! Je connaissais pas

Ashka: Découvert récemment, pas le temps d’en voir beaucoup, mais ça me réconcilie presque avec les lamas ^^

nyves: avec un brodcast depuis 15 min, avoir 10 min de retard c’est dommage!

nyves: @ps: Un ado c’est considéré comme un animal?

nyves: parce que j’en ai trois pour faire des expériences

GPif: Moi je veux qu’on garde la version de @Johan Mazoyer 🪐

Ashka: @nyves ça dépend, ils vivent en chambre ou en terrier ?

nyves: @Ashka c’est la même chose pour eux

nyves: NNNNOOOOONNNNn

Ashka: Nooooon @Pascal !

quadrupleben: Pour conjurer le sort il faut un épisode de Pascal je pense.

Ashka: Wiiiii 🙂

Le Plantoscope 🌱🔬🌸: OUI @quadrupleben

nyves: @quadrupleben +1

Ashka: @Pascal !!! @Pascal !!!

Barenziah: @pascal ! @pascal !

Messier45: @quadrupleben un épisode pascal ? sur les oeufs ou le chocolat ?

Ashka: On va laisser @Pascal choisir son sujet ^^

nyves: lol

nyves: un truc bien velu sur la conf d’un kubernetes pour une fois que seul les informaticien.ne.s comprennent!

Ashka: Lapin compris o_O

Pascal: Ah non, vous n’allez pas vous y mettre. Déjà que Taupo me harcelle 🙂

Cleora: https://animal-university.fr/

quadrupleben: La technique derière les podcast, quel est le matériel utilisé, les logiciel. Les bug rencontré.

Cleora: https://animal-university.fr/wp-content/uploads/Logo-animal-university.png

Ashka: ben il a bien raison @Pascal =D

Pascal: @nyves j’avoue ne jamais avoir pratiqué Kubernetes

nyves: c’est pratique. assez intuitif

nyves: mais je suis qu’utilisateur pas admin du bouzin

nyves: et l’éthologie de l’informaticien?

Pascal: L’informaticien serait un animal ?

Ashka: L’approcher sans le brusquer et avec une tasse de café ?

quadrupleben: Il y a des étude sur l’éthologie avec la technique du parler au canard en plastique.

nyves: comme son conjoint.e de bon matin

Pascal: @Ashka contrairement à la croyance populaire, tout les informaticiens ne sont pas cafeinomane

Barenziah: ha ha ha !

Ashka: @Pascal on peut remplacer par un chocolat chaud ou une infusion, hein 😉

nyves: @Pascal certains, oui, c’est clair!

Cleora: https://images.unsplash.com/photo-1514888286974-6c03e2ca1dba?ixlib=rb-1.2.1&ixid=MnwxMjA3fDB8MHxwaG90by1wYWdlfHx8fGVufDB8fHx8&auto=format&fit=crop&w=1443&q=80

Pascal: en vrai, j’ai arreté le café au boulot par accident

feth: Bonsoir ! L’informatique c’est nul (je suis en train de monter un process de PKI et cet environnement défavorable produit de la frustration)

nyves: tu a renversé le café sur le portable?

quadrupleben: Est ce que tout les informaticien savent réparé une imprimante ou le PC personel d’une autre persone?

nyves: @quadrupleben nope

feth: (perso j’ai eu des palpitations, mais Je bois beaucoup moins de café depuis que j’en ai fait ne geekerie, et que je suis un bon client de omnino 🙂

nyves: J’ai arrêté le hardware y a 15 ans

Ashka: Mon chat a fusionné avec mon fauteuil, je le mets dans quelle catégorie, du coup ?

nyves: c’est hyper spécialisé l’info maintenant

Pascal: @nyves non, j’ai la machine à café avec capsule en libre service juste devant la porte de mon bureau. Du coup, a chaque fois que quelqu’un s’en faisait un, je l’accompagnait

nyves: @Ashka meuble

Pascal: Bref, à midi,j’etais a plus de 10 café

nyves: @Pascal arf

Ashka: Aouch

Cleora: https://www.thierrybedossa.com/

quadrupleben: Et est ce qu’avec les machines connecté vous savez réparer les machine a café?

nyves: c’est comme quand je fumais et que j’étais dans le seul bureau fumeur

Pascal: un jour, je me suis rendu compte que je ne prenais plus de plaisir a boire un café

nyves: @quadrupleben oui : https://youtu.be/nn2FB1P_Mn8

Pascal: j’ai donc décidé de n’en prendre un que qu’en j’en avais vraiment envie et de ne plus hesiter a dire non si je n’en ai pas envie

nyves: @Pascal pareil, ca a fini par me dégouté de la clope

nyves: J’étais monté à 2 paquets/j

Pascal: 2 mois après je me suis rendu compte que je n’avais plus bu un café au taf depuis ce jour

nyves: super

GPif: La médecine en général manque de formation en éthologie

nyves: 10 cafés par jour pour le coeur, c’est pas top

Ashka: Waouw. J’ai jamais aimé le café, et la clope, j’ai arrêté progressivement parce que la vie, quoi et du coup, j’ai eu la chance d’arrêter sans difficulté.

Pascal: la clope, j’ai arreter sur un coup de tête sans jamais y avoir pensé avant (ca fait plus de 20 ans ceci dit)

nyves: @quadrupleben sans dec, au taf, on a déjà réparé des machines à café genre grosse machine à pièce, en débranchant/rebranchant

nyves: @Pascal pareil, plus de 20 ans sans tabac

Pascal: je fumais des roulés. Fond de paquet du tabac et dernière feuille coordonnées

Ashka: 15 je crois …

Pascal: je me suis dis “Ok, alors j’arrete”

nyves: je me suis mis au sport, et du coup je me nique les épaules à la places des poumons

quadrupleben: @Nyves je connait, je faisais pareil avec les avions.

Ashka: @nyves la réparation des épaules est quand même “plus facile”

nyves: @Pascal j’réussi au bout de la 3eme ou 4eme tentative

nyves: @Ashka certe

nyves: @quadrupleben par contre faut attendre 10/15 sec que les capa se déchargent

nyves: ca serait pas très éthiques mais on pourrait le faire avec des humains

nyves: (je suis encore dans squid game)

Ashka: Quoi, de les éteindre et de les rallumer après ?

nyves: oui on entends qqn qui tape au clavier

nyves: @Ashka oui

Cleora: https://tse1.mm.bing.net/th?id=OIP.O2xFprMVNB0Ryz6EmwY9mgHaEb&pid=Api

Ashka: Est-ce qu’on est obligé de rebrancher tout le monde ?

nyves: ben, maintenant que tu en parles

Pascal: pour les machines a café, je ne prend en charge que celles qui prennent en charge le protocole HTCPCP (RFC 2324)

nyves: j’ai qq idées de gens à ne pas rebrancher

Cleora: https://images.unsplash.com/photo-1453227588063-bb302b62f50b?ixlib=rb-1.2.1&ixid=MnwxMjA3fDB8MHxwaG90by1wYWdlfHx8fGVufDB8fHx8&auto=format&fit=crop&w=1470&q=80

Ashka: Ouais, pareil … ça simplifierait un peu la prochaine élection, au passage …

Pascal: https://fr.wikipedia.org/wiki/Hyper_Text_Coffee_Pot_Control_Protocol

Pascal: @Ashka Y aurait il encore vraiment quelqu’un pour qui voter ?

nyves: J’adore : Any attempt to brew coffee with a teapot should result in the error code “418 I’m a teapot”. The resulting entity body MAY be short and stout.

Pascal: la fameuse erreur HTTP 418

Ashka: @Pascal Meh …

nyves: @Ashka c’est le problème une élection sans candidats, ca va pas etre simple

feth: J’écoute cet exposé passionnant et ne peux m’empêcher de substituer mentalement “animal” par “enfant”

feth: (ah non pas pour la sélection 🙂

nyves: J’aimerai qu’une théière connectée te sorte une erreur 418

Ashka: @feth la différence, c’est que la crise d’ado est plus compliquée à gérer d’un côté que de l’autre.

nyves: @feth y en a qui on essayé, ca a foutu un peu le sbeul en Europe

Pascal: J’adore qu’on la trouve là https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_codes_HTTP

Ashka: @nyves pour les élections chaotiques, vient voir en Belgique.

nyves: @Ashka ben, ca dépend, les miens sont plutot cool pour des ados, a part le coté, je m’enferme dans ma chambre et je parle à personne

Ashka: (et je ne parle pas du fait que ce soit une monarchie)

nyves: @Ashka oui, ca a l’air fun

Cleora: pas de questions rigolotes @ps sur les chiens et chats ? 🙂

nyves: J’en ai mais c’est pas fun

Ashka: @nyves mon chat n’a jamais arrêté de me parler ^^

GPif: @Cleora j’ai hésité à demandé pourquoi les chats sont des cons, mais j’ai peur de créer un schisme :p

Cleora: hahaha Team Chien donc <3

Ashka: @GPif disons que l’intelligence est intermittente (le mien a compris que, pour aller se foutre sous un meuble avec le cone de la honte, fallait l’attaquer en biais et pas de face ^^ )

nyves: genre voila, quand tu te fais sauté dessus par un chien qui aboie alors que tu marche tranquille, et que tu va mm pas vers lui, et que les maitres disent “vous inquietez pas, il est pas dangereux”

Pascal: Moi, je suis clairement team chien pragmatique

GPif: @Cleora plutot, mais surtout team j’ai un appart trop petit et pas le temps de m’occuper d’un animal ^^

feth: @ps (je tente, mais pas sûr que ça soit une bonne question, merci de filtrer) : j’ai un jardin constellé de caca de chat des voisins, donc des fois je râle. Personne ne trouve normal qu’on limite la liberté des chats, et peu de gens laissent leur chien vraiment en liberté. Le besoin de balade du chien est-il réellement inférieur ?

Ashka: Y a une mamie qui a laissé son chien s’approcher de mon poney, en disant que son chien était pas dangereux. En l’occurence, son yorkshire vs mon poney, j’étais pas inquiète du résultat …

nyves: @GPif https://youtu.be/XkOYGrZQqmU

Pascal: Pas sur de pouvoir assumer le taf et je ne suis de toute manière pas certain de la reponse de ma femme si je lui laisse le choix entre les chats et moi 😉

Pascal: donc allergique aux chat, mais j’en ai deux

nyves: je suis plutot team chat, c’est pas que j’aime pas les chiens, mais j’ai pas envie d’en avoir

GPif: @nyves Yes, j’y pensais

Ashka: J’étais team chien, et puis j’ai eu un chat. Agent du chaos forever, maintenant

nyves: Les chats c’est des rovers d’extra terrestres qui examinent la terre avant l’envahisssement

Pascal: et en vrai, je suis surtout team Pepito, le chien avec lequel j’ai grandi et j’aurais un peu l’impression de le trahir en en prenant un autre

nyves: @Pascal +1 J’ai eu un chat qui est né la veille de mon mariage et qui est mort il y a 5/6 ans

GPif: @ps est-ce qu’il faut plus souvent analyser l’animal ou le maitre? 🙂

nyves: je suis pas sur qu’on en reprenne un

nyves: @ps: Je confirme, ca fonctionne pareil avec les pédo-psy 😉

nyves: @GPif le maitre!

nyves: Je suis allé au Lycée à Neuilly sur Seine, le toutou à sa mémère c’est pas un cliché!

GPif: Alors je veux bien le témoignage du chat

nyves: c’est comme un humain

GPif: @nyves Ah bein neully ou dans le XVI tu as vraiement l’image cliché, et les crottes sont rarement ramassé

nyves: on, est moins flexible à 50 qu’a 20

nyves: @GPif ils sont bien au dessus de ca, tu penses!

nyves: En plus, à l’époque je venais de Levallois d’avant Balkany (ou au début) donc c’etait enccore plus clichy que Neuilly

nyves: c’était “Rendez Vous en Terre inconnue” souvent

GPif: @ps Et dans le cas de NAC (lapin, serpents, etc…) il y a une analyse particulière?

Pascal: On classe les lapins comme NAC ?

GPif: @Pascal je crois oui, si t’as pas l’intention de le manger

nyves: @ps: plus généralement, y a t’il un “classement” des animaux àau niveau cognitif, où l’intervention devient inutile?

GPif: Comme John Wick!

Pascal: Tiens, je ne voyais pas le lapin beaucoup plus récent que le chat comme animal de companie

nyves: Je suis pas sûr d’avoir vu un John Wick

GPif: @nyves c’est excelent si tu assume le film d’action pop corn

Ashka: @nyves je recommande. Et au niveau réalisation, y a vraiment de bonnes idées

nyves: je testerai, j’aime bien poser le cerveau de temps à autre

GPif: @nyves Alors la le cerveau est posé de chez posé

nyves: top

nyves: je me fais en parallèle “squid game” et “Hill Manor”, c’est pas super gai!

nyves: ouf, y a du lourd là!

nyves: Je sais pas si vous connaissez le podcast “Paroles d’histoire”, le dernier épisode c’est sur la sociologie de l’alpinisme, c’est assez sympa

Ashka: Tu as lu Le Sommet des Dieux de Tanigushi ?

Johan Mazoyer 🪐: lu + vu 🙂

Johan Mazoyer 🪐: je vais ecouter ça !

Ashka: Vu ?!?!

GPif: Alors que j’insiste, je pense que les chats sont des pervers narcissiques

Johan Mazoyer 🪐: ouiii il est sorti dnas un beau anime au ciné ya qq semqines

Johan Mazoyer 🪐: https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=269946.html

Johan Mazoyer 🪐: par un realisatuer francais

nyves: @Ashka nope

nyves: je note

nyves: @GPif voir sociopathe!

nyves: Je trouve ca dingue de shooter des animaux!

nyves: déjà, chez l’humain un traitement anti dépresseur/anxiolytique c’est lourd

Ashka: @Johan Mazoyer 🪐 je rattraperai ça à l’occasion 😉

Ashka: @nyves disons qu’en tant qu’humain, on est aussi capable, dans certaines situations, que les médicaments peuvent nous aider (parce que parfois, on n’a pas de prise sur le contexte autour)

Johan Mazoyer 🪐: BREAKING NEWS : Elea préférait les animaux !!!

nyves: @Ashka c’est ca

nyves: imagine de shooter un gamin de 6 mois pour qu’il dorme

nyves: (même si parfois, c’est pas l’envie qui manque 😉 )

Ashka: On a testé le feliway à l’arrivée de l’agent du chaos … Il a quand même été pisser un peu partout … Et puis il a fait le typhus, donc on s’est dit que y avait autre chose à faire.

Ashka: @nyves écoute la berceuse de bénabar 😉

nyves: c’est ca

Finarfine: Miaou

Cleora: Miaou !

Ashka: Maou (c’est le chat avec l’accent belge ^^ )

GPif: Les psychologue viennent juste d’être remboursé…

Ashka: les lois pour obliger la stérilisation et interdir la vente sur les réseaux n’a déjà pas l’air d’être respectée ..;

Barenziah: @PS “tel maitre tel chien” c’est pertinent ?

Ashka: @ps il y a vraiment des animaux qui ont des comportements différents en fonction du genre de la personne en face ?

Ashka: @Barenziah chez moi, c’est croûte de canapé de chat en maître, ou de maître en chat ^^

Finarfine: Pas la même espèce, mais même les abeilles à miel font l’objet d’une sélection depuis qu’on leur fournit des habitats artificiels et encore plus précisément depuis le XXème siècle

nyves: C’est un peu comme l’être humain qui est passé de chasseur/cueilleur à sédentaire voir ultra sédentaire en un temps relativement court, ce qui pose des souci de santé

nyves: Déjà, un malinois en appart, ca devrait être interdit!

nyves: Comme les husky et autres chiens qui doivent vivre dehors!

Finarfine: Toute façon les chats c’est mieux *troll*

Ashka: @ps de mémoire, les critères de sélections de chevaux en Europe/France et aux USA sont différents : aux USA, on cherche des chevaux bien dans leur tête, en France, on veut de beaux modèles qui performent, et s’ils ont un grain, OSEF (l’anglo-arabe a la réputation d’avoir un petit pois dans la tête et son comportement varie d’un jour à l’autre, suivant ou se trouve le petit pois …)

Ashka: @Finarfine +1 (mais mon chat m’a bien éduquée ^^ )

Finarfine: C’est encore très fréquent qu’il y ait des “chats de boulangerie”, qui servent à éloigner et chasser les rongeurs et protéger les farines

feth: Pourquoi est-ce qu’on a aussi peu d’espèces de compagnie ? Et carnivores ? C’est juste une habitude qui perdure à travers les siècles ? Pourquoi pas d’animaux moins carnivores pour la compagnie ??

Ashka: Mouais, le mien ramène les souris. Vivantes. Il en a même ramenée une qui lui piquait ses croquettes … Elle est morte, d’une indigestion, je suppose, sur son butin, dans une armoire …

nyves: @Ashka lol

Ashka: @nyves ouais, cortex a quand même becté mon jeu de cartes x-files au passage …

nyves: arf

quadrupleben: J’avais une pie qui venait manger les croquette avec mes chat. Jamias un coup de pate n’est parti.

Ashka: J’te jute, heureusement que je l’aime un peu, ce sac à puces.

Finarfine: Mon chat n’a jusqu’ici réussi à chasser que des queues de lézards que lesdits lézard avait autotomisé par eux même haha

nyves: déja dans les années 90 l’armée n’utilisait plus les bergers allemands comme chiens de combat, parce que trop de sélection et donc trop fragile

Ashka: @Finarfine cette chance

nyves: ils étaient passés sur des bergers belges

feth: merci @Le Plantoscope 🌱🔬🌸 🙂

Le Plantoscope 🌱🔬🌸: https://www.illicoveto.com/wp-content/uploads/berger-australien.jpg

Cleora: moooh

Ashka: J’ai zéro confiance à priori envers les malinois …

nyves: C’est comme les chanteuses de pop!

feth: oui bonne réponse ! 🙂

nyves: elles sont choisies sur leur physique par sur leur voix

feth: Je vivrais bien avec des carottes mais elles poussent pas bien

nyves: non mais c’est naturel le croisement entre animaux, alors ques les OGM c’est pas naturel, quoi

Finarfine: Allez voir la page wiki sur l’abeille Buckfast pour exemple de la sélection des abeilles

Finarfine: Il est pas trognon mon Séti <3 ? https://pin.it/2Spm40O

nyves: @ps : bravo Eléa, tu a tenu jusqu’au bout

Cleora: haha

feth: Merci beaucoup, je pensais pas que ça soit intéressant jusqu’au… début !

Le Plantoscope 🌱🔬🌸: Nan mais ça va !

nyves: très intéressant merci beaucoup

Finarfine: Miaou !

Le Plantoscope 🌱🔬🌸: Merci d’être venus écouter !

Ashka: passionnant, oui. Mon chat n’a pas été très attentif, je lui ferai réécouter =F

nyves: On sent la passion en tout cas

nyves: @Ashka lol

Le Plantoscope 🌱🔬🌸: Menace ton chat d’aller consulter

Ashka: Une question concernant la chaîne : il y aura une vidéo sur les soins sans stress pour le chat ?

nyves: bon, madame part tôt à Paris demain, je vous laisse

nyves: la bise

Ashka: @Le Plantoscope 🌱🔬🌸 je sais pas si ça marchera, c’est surtout dans la voiture qu’il chante

Ashka: La bise et à la prochaine @nyves

Le Plantoscope 🌱🔬🌸: Bonne soirée tout le monde

Le Plantoscope 🌱🔬🌸: merci d’être plein à venir nous écouter !

Ashka: (c’est le chouchou de sa vété à la clinique, c’est le survivor qui a survécu au typhus a 4 mois)

Barenziah: @Pascal quelques jours !!!

quadrupleben: Trop bien

Ashka: on est plus que 10 @Le Plantoscope 🌱🔬🌸

Le Plantoscope 🌱🔬🌸: Vous êtes incroyables !

quadrupleben: Nous, dissipez. A peine.

Finarfine: C’etait trop bien ! En plus j’habite pas loin de l’école véto de Maison Alfort et mes parents près de l’Animal université haha

Le Plantoscope 🌱🔬🌸: 🙂

feth: en live les voix sont un peu métalliques

Barenziah: @pascal, c’est quoi la ref du micro ?

Cleora: Bonne nuit 🙂

Cleora: A la semaine prochaine !

Finarfine: Bobaaaaaye !

Ashka: Salut tout le monde 🙂

quadrupleben: Bonne nuit

Le comportement animal : une approche interdisciplinaire

Dossier réalisé par Sarah Jeannin pour l’épisode 466 de Podcast Science !

Parcours & Présentation

Je m’appelle Sarah Jeannin, je suis psychologue clinicienne et Docteure en éthologie, je partage mes activités entre la direction d’un centre de formation qui s’appelle Animal University, dédié aux activités en lien avec les animaux de compagnie, des consultations de comportement que je mène en binôme avec un vétérinaire à Neuilly sur Seine, des enseignements de neurosciences à l’université Paris Nanterre et l’encadrement de recherches d’étudiants en Master.

J’ai fait un Master de Psychologie clinique ; j’ai découvert l’éthologie tardivement, au cours de ma licence. Ce domaine m’a d’emblée passionnée, du coup j’ai réalisé plusieurs stages en France et en Angleterre pour en apprendre davantage, et j’ai finalement décidé de poursuivre sur un doctorat. J’ai réalisé mes recherches qui portaient sur la communication Homme-Chien à l’ENVA (Ecole Nationale Vétérinaire d’Alfort), sous la codirection du Pr Caroline Gilbert qui dirige actuellement les consultations de médecine vétérinaire du comportement au CHUVA. Caroline m’a proposé d’assister à ces consultations en parallèle de mes recherches. Là, j’ai fait la connaissance des docteurs vétérinaires : Emmanuelle Titeux et Thierry Bedossa, tous deux consultants en comportement. 

En quoi consiste les consultations de comportement ?

Les propriétaires de chien ou de chat nous consultent lorsque leur animal présente des comportements qui les gênent et qu’ils sont à la recherche d’une solution. Depuis peu certains consultent pour s’assurer que leur animal est bien dans ses pattes et pour avoir des pistes d’enrichissements de son environnement.

Quels sont les motifs de consultations les plus récurrents ?

Pour les chiens, ça va être des comportements agressifs envers l’humain ou envers des congénères ; des destructions/vocalisations en l’absence des propriétaires ; des éliminations inappropriés (ex : un chien qui fait ses besoins dans la maison etc.) ; un chien terrifié en ville ; un chien qui fugue ; des stéréotypies (ex : un chien qui se lèche compulsivement les pattes, cherche à attraper sa queue etc.). Pour les chats, idem, des comportements agressifs envers l’humain (ex : attaque des jambes), des éliminations en dehors du bac à litière, des états anxieux, des stéréotypies (léchage fréquent et intensif) etc.

Quelles sont les principales causes ?

De très nombreux paramètres peuvent expliquer l’apparition de comportements gênants : le fait que nos animaux soient captifs, la promiscuité imposée, le fait qu’ils aient rarement le choix que ce soit pour se nourrir, interagir, se reproduire etc. et la frustration que cela peut engendrer. Une communication ou plus largement une relation qui n’est pas optimale avec les propriétaires, une hypostimulation générale ou au contraire hyperstimulation, un environnement physique inadapté aux besoins de l’animal, un mode de vie qui ne lui convient pas etc. Les manières d’y remédier sont du coup, là aussi, très variables. Chaque cas est unique !

Point de départ de la réflexion interdisciplinaire

Ces consultations m’ont permis de prendre conscience de la complexité de notre relation à l’animal. J’ai vu des animaux chéris, incompris, maltraités, chouchoutés ; des animaux considérés comme des membres de la famille et d’autres assimilés à des biens. Ces entretiens sont l’occasion d’une véritable catharsis pour les propriétaires. Il y a une grande diversité et surtout intensité émotionnelle au cours de ces consultations : des manifestations émotionnelles mêlant colère, frustration, tristesse, désespoir, honte, culpabilité, découragement/épuisement mais aussi : joie, soulagement, excitation…, des sentiments souvent ambivalents. J’ai vite compris à l’époque que même si l’animal était le sujet de la consultation, il était indispensable de prendre en compte les attentes et les besoins des propriétaires dans la prise en charge, qu’il fallait considérer non seulement les tentatives d’adaptation de l’animal à l’humain, mais aussi de l’humain à l’animal.

Création du binôme vétérinaire comportementaliste / éthologue-psychologue

Au CHUVA, nous avons commencé à échanger avec le Dr Bedossa après chaque séance : « qu’en as-tu pensé ? », « à ton avis pourquoi elle a eu cette réaction ? », « quelles émotions as-tu perçu chez lui/elle, chez son chien/chat ? » etc. C’est ainsi que de ces échanges entre vétérinaire-comportementaliste et psychologue-éthologue, notre réflexion a mûri. Thierry m’a confié se sentir démuni lorsque des problématiques humaines constituaient la toile de fond du motif de consultation. En 2016, il m’a proposée de mener les consultations de comportement en binôme à sa clinique de Neuilly afin de développer une approche interdisciplinaire, avec d’un côté le vétérinaire comportementaliste et de l’autre l’éthologue-psychologue, qui lui paraissait plus complète et qualitative pour les patients.

Je suis assez stupéfaite je dois dire (et je déplore) que les vétérinaires n’aient pas (ou peu) de formation en psychologie ou en communication humaine dans leur cursus alors qu’ils sont en contact permanent avec les propriétaires, qu’ils travaillent dans le domaine du soin et proposent une relation d’aide. C’est également le cas de la majorité des comportementalistes. Le vétérinaire comportementaliste est expert du comportement animal ; on le consulte pour solutionner une problématique liée à l’animal. Mais comment fait-il lorsque le problème ne vient pas directement de l’animal mais de la relation avec le propriétaire par exemple ? C’est tout le système qui est ébranlé dans ce cas, et c’est dans ce type de situation que l’intervention d’une psychologue est importante.

Thierry Bedossa (vétérinaire/comportementaliste) réel binôme
de Sarah Jeannin ( psychologue/éthologue)

Déroulement de la consultation

Comment se fait la répartition des rôles (vétérinaire/psychologue-éthologue) durant la consultation ? Je commence par un entretien libre que je mène avec le(s) propriétaire(s) sur l’histoire de l’animal et le motif de consultation. Je fais une synthèse des infos recueillies à Thierry qui nous rejoint dans un second temps. Avant toute chose, ce dernier s’assure de l’absence d’une affection organique associée ; la démarche de médecine interne est primordiale. 

Nous explorons conjointement le tempérament de l’animal, ses états émotionnels, mais aussi ceux des propriétaires, via une observation fine de leurs comportements et au travers de tests factuels et de mises en situation. Les chiens et les chats de Thierry, très entrainés depuis leur plus jeune âge, sont des assistants hors pair dans ce cadre !

Les observations en direct nous permettent de distinguer le factuel du relaté : le relaté c’est ce que les personnes nous racontent par rapport à ce qu’on observe réellement. Pour reprendre l’expression du Pr Bertrand Deputte : « pas de blablas, des datas ! ». Une fois les facteurs intrinsèques et extrinsèques à l’origine des comportements gênants mis en évidence, nous proposons un ensemble de recommandations aux propriétaires sous la forme d’un compte rendu écrit. 

Nous travaillons étroitement avec des éducateurs canins, des promeneurs professionnels, dont certains font également de la pension (familiale), des comportementalistes félins, des entraineurs experts dans les techniques de modification des comportements, basés sur le renforcement positif. 

La thérapie comportementale implique des changements d’habitudes, d’attitudes, des aménagements physiques, des investissements personnels et financiers qui représentent parfois des bouleversements importants dans la vie des propriétaires et il est essentiel qu’ils se sentent soutenus et accompagnés dans cette démarche. Leur motivation dans le soin est un atout indispensable pour garantir l’efficacité des solutions proposées. C’est pourquoi nous proposons un suivi par correspondance, et un nouveau rendez-vous pour faire le point un à six mois plus tard.

Les apports de l’éthologie

La relation que l’on construit avec un chien ou un chat et la manière dont on se comporte avec lui varient selon la représentation qu’on se fait de l’animal. Cette représentation est façonnée par de nombreux facteurs (éducation, milieu social et culturel, expériences personnelles…). En consultation, les représentations des propriétaires vont avoir une influence sur la manière dont ils perçoivent les comportements de leur animal, la manière dont ils reçoivent nos explications et sur la mise en place de nos recommandations. 

Bien souvent les propriétaires sont peu ou mal informés sur leur animal : ils ignorent les besoins et les modes de communication de l’espèce, ses capacités cognitives et sensorielles ; ils ignorent la sélection artificielle exercée pendant des siècles sur les races de chiens et de chats actuelles, les tendances comportementales qui persistent malgré tout parce qu’inscrites dans leur patrimoine génétique ; ils ne connaissent pas les besoins, les préférences et les capacités spécifiques de leur animal en tant qu’individu. Par conséquent, ils ont recours à leurs projections pour interpréter les intentions ou les motivations que leur animal exprime à travers ses comportements. Ces inférences sont généralement erronées parce qu’elles sont inspirées de leur vision anthropocentrée de la situation. Leur manque de connaissances les rend incapables de se mettre à la place de l’animal et d’adopter son « point de vue ».

Exemple : « mon chat a fait pipi sur le canapé pour se venger car je l’ai laissé seul ». Il n’y a aucune garantie que cette hypothèse soit juste, il est bien plus probable que le chat ait uriné car il était anxieux, irrité, ou encore stimulé par les odeurs sur le canapé, ou parce que le canapé est propre comparé à sa litière ! etc. C’est ce qu’on appelle le principe de parcimonie. De plus, le canapé n’a absolument pas la même valeur pour lui que pour nous ! Nous n’avons ni les mêmes capacités perceptives, ni les mêmes représentations. Et le problème, ce sont les conséquences qui découlent de ces erreurs d’interprétation : on va punir le chat dans cet exemple ; ce qui va certainement renforcer son anxiété, ou son irritabilité. Cela risque de dégrader la relation avec l’animal. 

C’est typiquement aussi le cas avec les chiens qui grognent : les humains ne supportent pas qu’un chien grogne car cela à une connotation négative ; dans nos représentations cela est synonyme d’agression. Or, c’est un signal de communication. Comme le fait de dire « arrête » dans notre langage verbal, lorsqu’on ne veut pas être sollicité, touché ou embrassé. Encore une fois nous n’avons pas le même langage, le chien exprime qu’il ne veut pas (être approché, être touché, être sollicité…) ou qu’il veut qu’un comportement cesse (qu’on arrête de le caresser, de lui parler, de le toucher…) par le grognement. Si vous le réprimandez chaque fois qu’il grogne, il va rapidement apprendre à ne plus grogner et lorsqu’il voudra faire cesser une interaction qui ne lui plait pas, il mordra directement. Si je veux faire cesser une étreinte, je vais dire « arrête », si cela n’est pas efficace, je repousserai physiquement la personne ou je lui collerai une gifle (selon le contexte !). C’est la même chose.

D’autre part, les recherches sur les animaux de compagnie, en éthologie et en médecine vétérinaire, se développent de manière exponentielle depuis ces 30 dernières années (voir références), en particulier les études sur la cognition canine (et plus récemment féline). Les données de la littérature scientifique sur les capacités perceptives du chien et du chat nous aident à mieux comprendre et appréhender leurs réactions. En effet, ces derniers peuvent réagir d’une manière qui nous semble surprenante parce qu’ils ont vu, senti, entendu quelque chose, que nous n’avons pas perçue. 

De même, connaître les étapes du développement des fonctions sensorielles de son animal et plus largement, de ses capacités physiques et cognitives, est indispensable pour respecter son rythme d’apprentissage, savoir à quel âge on peut attendre ceci ou cela de lui, connaître ses limites et les respecter (exemple : on ne peut pas exiger d’un chiot de huit semaines d’être propre, bien souvent il n’a pas encore le contrôle de ses sphincters). 

Enfin, ces avancées scientifiques ont permis de changer le regard porté sur les animaux de compagnie et de les concevoir comme des êtres sentients, aux besoins et aux préférences particulières. En tant que professionnels, nous avons le devoir de nous tenir informés et de transmettre ces connaissances aux propriétaires. L’intérêt de notre binôme vétérinaire/éthologue-psychologue est de pouvoir formuler des conseils et des recommandations qui reposent à la fois sur notre expérience clinique et sur les travaux de recherche en éthologie, en médecine vétérinaire et en sciences humaines.

Le clinicien a un rôle pédagogique essentiel. La grande majorité des problématiques rencontrées reposent toutes ou en partie sur un manque de connaissances des propriétaires quant à leur l’animal (l’espèce, la race, l’individu) et notre responsabilité en tant que professionnel est de les informer. Ce travail implique de continuellement mettre à jour nos connaissances au travers de formations, de congrès et de la littérature scientifique.

Une vision systémique : « Le tout est plus que la somme des parties »

Le cadre et la démarche de nos consultations de comportement sont très similaires à ceux des thérapies systémiques ou de la pédopsychiatrie, parce que les problématiques pour lesquelles les propriétaires nous consultent ont non seulement un impact sur la sphère familiale, mais elles sont inhérentes à ce système. 

Le déroulement de la consultation est donc très proche d’une séance de thérapie systémique. Nous demandons dans la mesure du possible à ce que tous les membres de la famille, animaux y compris, soient présents. Dans un 1er temps j’instaure un cadre bienveillant, non-jugeant, en proposant une écoute empathique qui me permets d’établir une relation de confiance. En plus du contenu du discours, je prends en compte le message non verbal, corporel. Cet entretien préalable me permet d’analyser les rapports des membres du foyer entre eux, d’avoir une idée de leurs tempéraments, de leurs états émotionnels, cognitifs, de leurs représentations et de leurs connaissances de l’animal, de leur investissement affectif ; Cela me permet de repérer les tensions éventuelles au sein de la famille, les divergences de points de vue sur l’animal et sur ses comportements ; Il m’arrive de demander à m’entretenir avec chacun des membres du foyer individuellement, en particulier quand j’ai l’impression qu’il demeure des non-dits. Cet entretien préalable est l’occasion pour les propriétaires d’exprimer leurs émotions, souvent contenues voire refoulées au quotidien, auprès de professionnels qui comprennent leur détresse, leurs craintes, leur colère, leur ambivalence et qui ne les jugent pas. 

Apports de la psychologie

La consultation est une mise en relation entre un patient (ou des patients) et un clinicien ayant chacun leur histoire, leur personnalité, leurs mécanismes de défense et leurs systèmes de représentations. Des compétences en psychologie sont essentielles pour poser un cadre sécurisant et clair afin de créer un climat de confiance ; alors l’alliance thérapeutique, c’est-à-dire la collaboration entre le clinicien et le patient pour atteindre un objectif, peut se mettre en place, la communication devient efficace et le propriétaire va être engagé et coopérant.

La raison pour laquelle les propriétaires consultent s’inscrit parfois dans une problématique plus large que le comportement gênant de leur animal, par exemple lorsqu’ils ont des difficultés affectives, économiques ou des problèmes de santé. Pas étonnant car les données de la littérature scientifique montrent que les personnes qui traversent des bouleversements de vie (déménagement, maladie, deuil, séparation etc.) ont tendance à adopter un animal de compagnie (Cain 1985, Allen 1995). Probablement parce que les animaux de compagnie offrent du réconfort, de l’affection et un sentiment de sécurité lorsqu’on se sent vulnérable, seul et déprimé (Vitulli 2006 ; Beck & Madresh, 2008). Ces derniers sont perçus comme un soutien social et émotionnel (Walsh 2009). 

Or, d’autres études ont mis en évidence qu’il existe une contagion émotionnelle entre les animaux de compagnie et leurs propriétaires. Par exemple, si un propriétaire est stressé, cela altérera les performances de son chien  lors d’une tâche cognitive comparé à un chien dont l’humain est détendu (Sümegi, Z., Oláh, K. & Topál, J. 2014). Ce qui signifie que l’état psychologique (négatif) du propriétaire peut altérer la qualité de vie de son animal (Sundman, et al. 2019, Meyer, I. & Forkman, B. 2014, Schöberl et al.  2017). Nous constatons également de manière empirique que les chiens sont sensibles aux changements physiques et psychologiques induits par la prise de drogues (alcool), cannabis…), ainsi qu’aux variations neurochimiques induites par les psychotropes (anxiolytique, antidépresseurs…). J’ai déjà vu des chiens devenir agressifs vis-à-vis d’humains en état d’ébriété, ou sous traitement médicamenteux. De la même façon, certaines maladies neurodégénératives entrainent des changements subtils et progressifs, des micro-signaux (légers tremblements, démarche mal assurée, mouvements maladroits, changements de voix, ralentissement psychomoteur, changements d’humeurs etc.) que l’entourage ne perçoit pas tout de suite, mais auxquels les animaux sont sensibles et réagissent. 

Il est essentiel de considérer l’intrusivité de certains adultes et enfants, leurs propres états mentaux et émotionnels, leurs fonctionnements relationnels, leur(s) pathologie(s) dans la prise en charge comportementale. Or, le vétérinaire ne se sent souvent pas légitime pour aborder des problématiques d’ordre personnel ou de recommander un suivi psychothérapeutique alors que c’est parfois nécessaire pour le bien-être de l’humain et par conséquent de son animal. À ce sujet, nous travaillons en étroite collaboration avec des psychothérapeutes.

Attention cependant à ne pas associer systématiquement le comportement gênant de l’animal à un dysfonctionnement chez le propriétaire. Le tempérament de l’animal, ses conditions de développement, les séquelles de mauvais traitements antécédents peuvent représenter un challenge pour les plus sains des propriétaires !

Enfin, il est aussi important de pouvoir être capable d’identifier et de contrôler ses réactions ; Cette prise de conscience de nos émotions, de nos projections, et la manière de les gérer, est une compétence qui s’apprend et qui se travaille.

Exemples de cas cliniques : 

Cas n°1 : motif de consultation : dermite de léchage chez un chat ; l’animal n’a plus de poils sur l’abdomen. 

Le propriétaire nous explique que son chat réclame de sortir constamment. Même s’il a conscience du besoin légitime de son animal, sa peur est la plus forte. Il nous confie : « s’il lui arrivait malheur je ne me le pardonnerai pas ». En « dépliant » sa peur, nous comprenons que ce chat était celui de son père qui est maintenant décédé. Ainsi, le chat est le symbole du lien affectif du fils à son père : si le chat meurt, le lien est rompu. Le chat à la fonction d’objet transitionnel, sa perte serait dramatique pour cette personne fragilisée par la séparation. Nous voyons dans ce cas, comment l’éclairage psychologique peut être important pour un propriétaire : sans faire de la psychothérapie, ce n’est ni le lieu ni l’objectif de la consultation, un « simple » recul sur la situation peut lui faire prendre conscience de la nature de son mal être, de sa souffrance qui est vécue et portée par l’animal qui parle symboliquement dans ce cas précis : de l’angoisse de la séparation et de la mort. Le discours du psychologue opère déjà une séparation en faisant apparaître l’animal pour ce qu’il est : un être-vivant avec des besoins. Si l’origine (la cause) de la dermite est simple, la résolution du problème demande de la subtilité, de l’empathie, de l’échange et de la patience. C’est ce que nous nous efforçons de développer au sein de nos consultations.

Cas n°2 : Motif de consultation : agressivité interspécifique chez un chien, dirigée vers certains membres du foyer.

Nous recevons un jeune homme, accompagné de son chien Berger Malinois. Le chien appartient au père de ce jeune homme, qui est agent de sécurité d’un gymnase. Le chien porte un collier étrangleur et craint visiblement la main de son humain. Lorsque nous demandons au propriétaire s’il lui arrive de punir son chien, celui-ci nous dit que son père lui donne parfois des coups de ceinture lorsqu’il n’obéit pas. Nous lui expliquons que le fait d’infliger des violences physiques à un chien est de la maltraitance, et celui-ci réagit à ce terme avec virulence en répliquant qu’il a lui-même été élevé ainsi, qu’il n’est pas traumatisé, qu’il n’en « est pas mort ». Ce qui se passe ici, c’est qu’en qualifiant le père du jeune homme de maltraitant, nous bouleversons la représentation que ce dernier a de son père, « sévère, mais juste », « aimant ». Avec le recul, je pense qu’il aurait été plus approprié de demander au jeune homme : « Avez-vous, vous-même, été élevé de cette façon ? Comment l’avez-vous vécu ? ». C’est-à-dire commencer par explorer son point de vue ; Notre représentation de la maltraitance n’est pas forcément la même que la sienne. Même quand cela tombe sous le sens, mais il faut se méfier des évidences. La difficulté dans cet exemple est d’obtenir l’adhésion du propriétaire pour instaurer un changement d’attitudes vis-à-vis du chien, ce qui implique, là encore, un travail sur les représentations (éducation, violence, maltraitance), et sans juger la personne.

Comment psychologie et éthologie sont-elles imbriquées ?

L’éthologie et la psychologie ont à mon sens en commun l’observation fine de l’individu, la différence majeure est qu’en psychologie nous pouvons échanger verbalement avec le sujet, celui-ci peut exprimer ses états émotionnels, ses intentions, ses motivations, alors que dans le cas d’une espèce différente de la nôtre, nous faisons des inférences sur ces états à partir de manifestations comportementales. Mais l’humain s’exprime également à travers un langage non-verbal, un mode de communication qu’on a tendance par ailleurs à négliger et qui à mon sens « parle » plus justement (de manière plus authentique) que les mots. 

Enfin, dans ma pratique clinique en comportement, ces deux casquettes sont indispensables : mes compétences en éthologie me permettre d’observer et d’interpréter au mieux le comportement de l’animal et mes connaissances en psychologie m’aide à saisir les attentes, les besoins et les états émotionnels de l’humain qui accompagne l’animal. Cela nous permet, à mon associé et moi-même, de trouver un compromis dans nos recommandations, qui réponde à la fois aux besoins de l’animal et à ceux de son propriétaire.

C’est une approche holistique ; nous travaillons à la frontière entre les sciences éthologique, psychologique, vétérinaire, sociologique et l’Ethique.

Conclusion sur notre travail en binôme

Le binôme vétérinaire / psychologue en médecine vétérinaire du comportement permet d’instaurer un espace de parole libre pour les propriétaires, qui sont souvent impuissants face à un comportement qu’ils n’arrivent pas à interpréter et qui génère un sentiment de culpabilité, d’agressivité voire de découragement. Nous offrons une écoute empathique et bienveillante, où les attentes et le vécu émotionnel de l’animal et des propriétaires sont pris en compte. Nous souhaitons dans cette démarche, aider les propriétaires à passer de la culpabilité à la responsabilité et à retrouver une relation harmonieuse et responsable avec leur animal.

Controverse sur les comportements gênants 

Il existe deux grands courants de pensées chez les vétérinaires spécialisés en médecine du comportement : la zoopsychiatrie et la thérapie comportementale ; Ces deux « écoles » diffèrent dans leurs analyses et interprétations des comportements indésirables des animaux de compagnie et dans la prise en charge proposée.

  1. La zoopsychiatrie

Inspirés de la psychiatrie humaine et du Manuel Diagnostique et Statistique des troubles mentaux (DSM), les zoopsychiatres appréhendent les comportements indésirables comme des « maladies comportementales » et utilisent une démarche médicale qui inclue la prescription de médicaments, généralement en 1ère intention, « pour tenter de normaliser la réponse comportementale et faciliter ensuite la thérapie [comportementale] ».

  1.  L’approche comportementale 

C’est l’approche que nous adoptons. De notre point de vue, il est réducteur d’assimiler des comportements indésirables à des manifestations de troubles psychiatriques. Ces manifestations comportementales sont la plupart du temps des tentatives d’adaptation plus ou moins efficaces à un environnement physique et/ou relationnel qui n’est pas favorable à l’animal ou qui ont pour origine une défaillance dans les apprentissages au cours du développement de l’animal (manque ou mauvaise familiarisation et socialisation). La majorité de nos patients s’améliorent sensiblement, et sans l’aide de molécules, avec du temps et de nombreux ajustements lorsqu’ils se retrouvent dans un environnement physique, social, relationnel qui leur correspond.

Les symptômes (comportements gênants) « parlent » des manques et des besoins spécifiques de l’individu. C’est une sorte de lanceur d’alerte, qui ne se taira que lorsque son message aura été entendu. C’est ce qui doit nous interpeller et conduire à un changement (comme la fièvre nous renseigne sur la présence d’une infection). Faire taire le symptôme gênant ne fait pas disparaitre la cause. 

Lorsqu’on tente des modifications de son environnement physique et relationnel (aménagements, enrichissements), c’est justement la disparition spontanée, ou au contraire le renforcement du symptôme, qui nous guide. Aussi il me parait impossible d’apprécier l’effet des changements environnementaux si on se prive des réactions naturelles de l’animal, parce qu’il est médicamenté.

Et puis les molécules ne sont pas neutres ; C’est de mon point de vue un moyen relativement invasif, qui touche à l’intégrité physique de l’animal car les molécules agissent sur l’ensemble de ses processus cognitifs. Néanmoins, nous présentons toutes les solutions possibles aux propriétaires, y compris le recourt aux molécules psychotropes en leur expliquant les avantages et les inconvénients des différentes alternatives, à partir de nos expériences cliniques et surtout de ce que nous dit la science à ce sujet. Les propriétaires sont ainsi en mesure de faire un choix responsable et éclairé. Il peut arriver que nous prescrivions des molécules, en particulier si les modifications environnementales sont limitées voire impossibles et que le propriétaire s’oppose au placement, ou si c’est le choix du propriétaire, mais très rarement en première intention, plus souvent en dernière.

Exemples de résolution de problèmes dans le cas d’un chat et d’un chien 

1er cas : des altercations entre deux chats du même foyer, n’ayant pas la possibilité de sortir. Ici, un travail sur les aménagements intérieurs de l’appartement a permis de faire littéralement disparaitre les altercations : 1) la mise en place de plateformes en hauteur, vissées au mur, permettant au plus jeune des deux chats de s’isoler et d’être tranquille, sans avoir impérativement à croiser le chat aîné du foyer, 2) des cachettes au sol, dans des boites en carton type boîte à chapeau avec une petite ouverture pour s’y glisser, pour que le plus vieux puisse lui aussi se réfugier au calme.

2e cas : J’avais été très touchée par une propriétaire dont le chat ne supportait plus d’être enfermé (il se léchait compulsivement l’abdomen jusqu’au sang), qui avait suivi scrupuleusement nos recommandations qui n’étaient pas évidentes à mettre en place : apprendre au chat à monter dans un panier que la propriétaire faisait descendre par la fenêtre dans la cour intérieure avec une corde, et le faire remonter ensuite en hissant le panier. Cela demandait un vrai investissement. La propriétaire nous a envoyé deux semaines plus tard une vidéo du processus mis en application, et on voyait son chat profiter pleinement de cet espace extérieur, chassait les insectes etc. A noter que la copropriété de son immeuble n’acceptait pas un dispositif d’escalier en colimaçon permettant au chat de rejoindre la cour par la fenêtre de l’appartement. Ce qui est une alternative plus commode.

3e cas : un chien qui n’avait pas été convenablement socialisé au cours de ses premiers mois de développement à l’élevage et qui avait très peur de ses congénères, ce qui pouvait le conduire à les agresser. Nous avons fait appel ici, et comme très souvent, à des éducateurs-promeneurs professionnels et expérimentés, travaillant avec un groupe de chiens extrêmement bien entrainés et sociaux pour des balades collectives en forêt : cette immersion de notre patient auprès d’autres chiens parfaitement entrainés, respectueux de ses états émotionnels, dans un cadre stimulant et sécurisé, lui a permis de faire de nouveaux apprentissages, des apprentissages sociaux, et de diminuer progressivement sa crainte vis-à-vis des autres chiens (il a fallu plusieurs semaines), et donc les agressions liées.

Références

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Podcast Science 465 – Des comètes et de l’eau

Est-ce que ça vous arrive de vous réveiller le matin avec en tête des grandes questions philosophiques du genre : D’où vient l’eau qui me sert à prendre ma douche ? Je ne parle pas des canalisations hein, mais vraiment de l’eau. Pourquoi l’eau ? Sur Terre ? Dans notre galaxie ? Voire dans l’Univers ? L’eau ne tombe pas du ciel me direz-vous ! Mais est-ce qu’on en est si sûr ? Rassurez-vous si ça vous arrive de vous poser toutes ces questions : vous n’êtes pas seuls. Aujourd’hui nous recevons Yves Marocchi, qui va répondre à toutes nos interrogations sur l’eau qui nous entoure. Nous sommes le mercredi 26 janvier 2022, vous écoutez l’épisode 465 de Podcast Science, bienvenue ! 

Retranscription écrite de l’émission par ici ! 🙂

Quelques liens et vidéos sur le sujet

Les images de la semaine

Citation

“On ne peut pas toujours regarder la mer en pensant au prix du poisson.”

Soit disant Simone de Beauvoir

La Chatroom

Eléa Héberlé 🌱: Non j’ai juste mal reset la chatroom

Pascal: @nyves tu ne nous entends pas ?

nyves: si on entends

Cleora: https://images.rtl.fr/~c/2000v2000/rtl/www/1092489-vue-artistique-d-un-asteroide-illustration.jpg

Eléa Héberlé 🌱: refresh tout le monde si jamais vous n’avez pas le son

Cleora: https://www.podcastscience.fm/wp-content/uploads/2022/01/podcastscience_5d76ddeb467b7e05942685f66bcd0e6f.jpg

nyves: salut @Ashka

nyves: pile poil!

Ashka: Salut @nyves , salut tout le monde 🙂

Cleora: Hey Ashka 🙂

Ashka: Tavu ! Moi qui suis plutôt Team Lapin Blanc d’habitude ^^

kaou: Bonsoir !

Ashka: Salut @Cleora

nyves: MC Moua, c’est un bon nom de scène!

Ashka: Bonsoir @kaou

quadrupleben : Le jingle a 20h30, incroyable

Cleora: haha 🙂

nyves: euh, avant la douche, non, je philosophe pas!

nyves: salut @kaou

nyves: donc, c’est un vrai Yves!

Pascal: @quadrupleben oui, certains risquent de rater le debut

Cleora: Pour les non-habitués, toute question notez @ps puis votre question ;p

puyo: Hello !

Cleora: Salut Puyo 🙂

Pascal: Oh salut @puyo

* nyves Erwann

Cleora: http://www.crpg.cnrs-nancy.fr/index.php

puyo: Salut @Cleora & @Pascal ! 😀

Ashka: Salut @puyo

nyves: salut @puyo

puyo: Hello @Ashka @nyves , content de passer pour une fois !

nyves: ca faisait un bout!

puyo: C’est sûr ! (j’ai vraiment du mal à passer)

Alexa Sadier: salut puyo!

Cleora: Les thèmes : http://www.crpg.cnrs-nancy.fr/spip.php?rubrique35

nyves: je sais pas chez vous mais en Bretagne, la pandémie est en train d’exploser

Pascal: c’est un euphemisme

nyves: je suis passé dans une pharmacie aujourd’hui, ils faisaient que ca

puyo: Hello @Alexa Sadier 🙂

Ashka: En Belgique, ça fait plusieurs semaines que ça ne fait qu’augmenter. Mais bon, on va relâcher un peu les mesures, hein …

gaets: moi je l’ai choppé

nyves: ben, faut sauver l’économie

Cleora: https://clementnicolefr.files.wordpress.com/2022/01/crpg.png

quadrupleben : Ici sur Toulouse c’est la cata

nyves: @gaets moi aussi, pour Noël!

nyves: en plus c’était le delta

Pascal: Moi toujours pas, alors que mon fils etait positif

nyves: donc je suis pas à l’abris de l’omicron

quadrupleben : J’ai fait mon premier test vendredi dernier. J’avais résisté jusque la

nyves: pareil, madame que dalle!

Ashka: Je passe à travers pour le moment … Pourvu que ça dure because coloc avec personne qui n’a pas d’immunité …

Pascal: j’ai vu que le Danemark allait supprimer toute restriction

Cleora: https://www.mnhn.fr/fr/meteorites

nyves: @Pascal t’a intéret d’être sur de ton système de santé!

nyves: chez nous ca piquerait

Pascal: Un peu comme ceux qui lancent un bug bounty

Cleora: https://www.mnhn.fr/system/files/styles/21_10_highest/private/thumbnails/image/07_01_04_2880x1700_0.jpg

nyves: @Pascal yep

Ashka: Salut @Barenziah

nyves: mais bon, l’enchainement covid, fete confinée, épaule je t’avoue que début 2022 c’est pas mon année préférée

Ashka: Oh, elle a quoi ton épaule ?

nyves: luxation de l’épaule droite

Ashka: T’avais pas été opéré de l’épaule l’an dernier ?

nyves: si, de l’autre coté

nyves: y a deux ans

gaets: ayabuza

Ashka: Ah merde :/

nyves: par contre le mix qu’ils te filent pour la remettre d’aplomb, c’est de la bonne

nyves: j’étais high

Cleora: https://www.termcat.cat/sites/default/files/styles/notes_detail_l/public/2019-09/meteoroides.jpg

nyves: salut @Scolopandre

Ashka: Tu vois des licornes et des lutins partout ? (à moins que ce soit habituel en Bretagne ^^ ?)

nyves: bah vi, j’en ai dans mon jardin 😉

Scolopandre : Bonsoir !

Ashka: Rhooo, la chance

Ashka: Salut @Scolopandre

nyves: myo relaxant + morphine + protoxyde d’azote

gaets: en alsace on a la Météor

nyves: @gaets ca serait pas genre un peu dégueu ca?

Cleora: https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/c7/M%C3%A9t%C3%A9orite_Orgueil%2C_exposition_M%C3%A9t%C3%A9orites%2C_Mus%C3%A9um_national_d%27histoire_naturelle_de_Paris.jpg/675px-M%C3%A9t%C3%A9orite_Orgueil%2C_exposition_M%C3%A9t%C3%A9orites%2C_Mus%C3%A9um_national_d%27histoire_naturelle_de_Paris.jpg

Ashka: J’ai jamais eu à tester ce cocktail, juste le myo relaxant : j’ai regardé le plafond pendant 3 nuits ^^

Cleora: Météorite d’Orgueil

quadrupleben : Il faudrais que j’aille faire un tour a orgueuil

nyves: @Ashka lol

gaets: @nyves non c’est uen bière

nyves: En plus l’infirmière était cool, elle se foutait de la gueule de l’interne

Cleora: FRIPON (Fireball Recovery and InterPlanetary Observation Network) https://www.fripon.org/

nyves: @gaets ouais mais y en a de la meilleure, non?

Ashka: @gaets oui, mais est-ce de la bonne bière ?

nyves: Ma chère et tendre ne boit quasiment que de la triple belge

Pascal: Ce n’est pas la meilleurs, mais c’est loin d’être la pire

nyves: ok

Pascal: quand il fait chaud j’aime bien

Pascal: comparé a une Kro ou une HK, c’est merveilleux

Ashka: Elle a bon goût ta chère et tendre ^^ (s’il y a une radio dessinée un jour, je ramènerai de la bière =D )

nyves: quand il fait chaud vaut mieux éviter la triple Karmelit !

Pascal: et toutes les triples ou presque

nyves: @Ashka ca lui fera plaisir 🙂

quadrupleben : Une petite goose avec les grande chaleur. C’est top

Alexa Sadier: j’ai pris très très cher une fois à la triple Karmelit. Souvenir sombre.

Ashka: Je suis plutôt Faro … Et j’ai découvert la Grosse Bertha ^^

nyves: ben, minimum 9% avec 33cl ca pique vite

Alexa Sadier: Faro avec Kebab harissa, le côté sucré se marie super bien

nyves: @Alexa Sadier si tu t’en souvient ca va

kaou: manifestement, on est plutôt sur la question de la bière dans l’univers, plutôt que l’eau

Alexa Sadier: mmmm xD

Ashka: Je retiens pour la prochaine fois =)

Cleora: https://www.blog-trotteur.com/wp-content/uploads/2017/04/eau-Terre-cartographie.jpg

quadrupleben : Il y a plein d’eau dans la bière

Alexa Sadier: il y a de l’eau dans la bière 🙂

nyves: @kaou ils faut de ‘eau pour faire de la bière

Alexa Sadier: ahahah

Ashka: Au festival Trolls et Légendes, c’est la Cuvée des Trolls qui fait des dégats, parce qu’elle tape fort et les gens s’en rendent comptent trop tard ^^

nyves: lol

Pascal: en Belge, j’ai decouvert recemment la queue de charrue vieille brune 🙂

quadrupleben : J’ai écouté l’épisode 313. Probablement un de mes préféré.

nyves: Je connaissais un mataf qui avait perdu 3j lors de la fete de la bière à Munich

Ashka: Oh, je ne connais pas celle-là (en même temps, ma culture ethylique est indigne et de mes origines belges ET de mes origines françaises :/

Pascal: @quadrupleben la premiere venue d’Elea

Pascal: @Ashka elle peut suprendre. Certains lui trouve un gout de vinaigre

Pascal: Elle a veillie dans un fut de vin

Cleora: https://lejournal.cnrs.fr/videos/en-2020-lenquete-sur-lorigine-de-leau-rebondit

Pascal: https://www.finestbelgianbeers.com/fr/bieres/detail/queue-de-charrue-vieille-brune

Ashka: Ah, je pourrais aimer 🙂 (la rosée de gambrinus, des brasseries cantillon, hmmmm un délice, mais relativement acide … donc à la deuxième, c’est pas l’alcolémie qui pose soucis

nyves: Merci @Cleora , je regarde ca apres l’émission

Cleora: chrondrites pour en savoir plus ici : https://cosmolau.com/meteorites-et-cosmochimie/meteorites-classifications/

Ashka: Merci @Pascal

Pascal: De rien 🙂

Pascal: et moi, je note la rosée de gambrinus

Ashka: Tiens, les anciennes générations ont eut droit à de l’alcool à la cantine ?

Alexa Sadier: mes profs au lycée en avaient encore

Alexa Sadier: bac 2002

nyves: @Ashka la génération de mes grands parents, oui je pense

nyves: @Alexa Sadier ah oui, si copte les adultes, c’est récent

Ashka: @Alexa Sadier je parle des enfants ^^ Chez nous, il y avait la piedboeuf il y a … plusieurs décénnies (elle se vend encore, mais on ne la sert plus dans les écoles =D ()

nyves: on commence tout juste a se dire que c’est pas l’idée du siècle de boire avant de bosser

Pascal: J’avais vu que l’interdiction du vin à la cantine pour les enfants datait des années 50

Cleora: https://www.cnrs.fr/fr/la-terre-aurait-toujours-ete-riche-en-eau

gaets: il y aurait pu avoir plusieurs fois l’apparition de la vie ?

Cleora: Lunes de glace PS 389 : https://www.podcastscience.fm/emission/2019/11/06/podcast-science-389-astrobiologie-lunes-glace/

nyves: @ps : de la part de Gaets il y aurait pu avoir plusieurs fois l’apparition de la vie ?

gaets: les tardigrades Elea ! tes chouchous

Pascal: @gaets ses chouchous ? Mais ce n’est pas végétal ce truc ?!

Eléa Héberlé 🌱: ça vit dans la mousse

nyves: @gaets tu ajoute des rats taupes nues et on est sur la TeB!

gaets: non mais elle écoute de la musique qui parle de tardigrades vaillants

Ashka: @Eléa Héberlé 🌱 tu suis le compte Insta de Tardibabe ?

gaets: cosmo sheldrake

nyves: @gaets on veut le lien

gaets: attend

Cleora: 😮 ce dessin haha GG

puyo: ^^

nyves: merci @puyo

gaets: https://www.youtube.com/watch?v=aCkSr0ugTIM

Cleora: cornet de glace qui fond trop vite 🙁 haha

puyo: Hélas :O

Ashka: Ah chouette, le retour des dessins de @puyo 🙂

puyo: Héhé, ça me manquait !

nyves: @gaets ca sonne bien!

quadrupleben : Je suis sur que le JWST c’est juste un moyen de testé les moyen pour garder les glace au frais.

nyves: c’est quand même impressionnant ce qu’ils sont en train de faire avec le JWST

Ashka: @quadrupleben ça va faire loin pour aller chercher la glace au congel, quand même …

nyves: le nombre de trucs qui pouvaient foirer et qui ont bien fonctionné!

puyo: Le fromage a raclette est peut-être l’ingrédient secret à l’origine de la vie sur terre…

quadrupleben : La loi de murphy enfin mise en échec.

Pascal: @nyves attendons les première images. Pas qu’ils nous refassent une Hubble

nyves: la raclette c’est la vie

puyo: YEAH

nyves: @Pascal certe

Ashka: @nyves la raclette chez les voisins, c’est la vie :p

nyves: @puyo c’était notre repas du réveillon du nouvel an

puyo: @nyves J’approuve !!

nyves: @Ashka la fondue c’est pire

nyves: ca s’incruste

Ashka: Nous c’était choucroute ^^

gaets: l’eau fait durcir la raclette

puyo: D’où la croute terrestre

puyo: ça se tient

Ashka: Le seul truc au fromage odorant que je cuisine parfois, c’est une tartiflette =)

puyo: C’est validé aussi ! 🙂

Cleora: https://fr.web.img3.acsta.net/pictures/21/11/16/17/11/5656957.jpg

nyves: on s’en fait souvent en été avec du vrai fromage local des raclettes, avec de la charcuterie locale

nyves: c’est à tomber

Ashka: Ah oui, tu m’étonnes <3

nyves: faut que je prenne le temps de le voir don’t look up

Ashka: Oui, il est vraiment bien

nyves: quoi, Alien et The Expanse nous mentent?????

nyves: non, je peux pas le croivre

Cleora: Science-fiction de fou donc – http://cocreatesa.nl/wp-content/uploads/2016/02/Asteroid-Mining.jpg

gaets: ça me donne faim le minage d’astéroïde

nyves: j’espère qu’ils vont bien nous la finir The Expanse!

nyves: Team Bruce Willis!

Cleora: le #365 est pollué par de sacrées images sur twitter haha

kaou: @ps on a/aurait des traces “fossiles” d’un astéroide moins gros que Chixculub qui serait tombé qqpart depuis 65MA, et qui aurait donné qques traces mais pas trop ?

nyves: lol

Pascal: j’ai corrigé le hashtag

nyves: on se fait hacker par des russes?

kaou: genre une perte de biodiversité locale pendant qques milliers d’années

Pascal: normalent c’est #psXXX, là, c’etait juste #XXX

nyves: Ah bah forcément

puyo: Oui, ça a fait pareil sur une autre image au début

puyo: J’ai crû que les paramètres étaient modifiés exprès

nyves: c’est pas que ca me dérange

Cleora: https://images.wired.it/wp-content/uploads/2016/12/06115528/1481018126_Riprese-in-volo-di-SpaceShipTwo.jpg

nyves: mais ca surprends!

Daone: Bonsoir PS

nyves: salut @Daone

Cleora: Hey b’soir Daone 🙂

Ashka: Salut @Daone

Daone: Salut @nyves ça va?

nyves: J’ai vu qu’il y avait un mouvement de millionnaires qui demandaient aux milliardaires de payer leurs impots!

nyves: @Daone mieux du coté gauche que du coté droit

gaets: lol

Ashka: Il y a des gens comme Stephen King qui demandent à être plus taxés, aussi

nyves: @Ashka ca m’étonne pas de lui

nyves: comparons le budget militaire avec le budget de la science

nyves: 🙂

kaou: non je demande s’il en existe

Ashka: Il est pas le seul, juste le nom dont je me rappelle

kaou: @nyves en effet

nyves: tu as le météor cratere aux Etats Unis, qui est plus petit

kaou: ah zut 🙂

kaou: oui, en effet

Cleora: https://www.vivelessvt.com/wp-content/uploads/2016/12/basalte-microscope-olivine-pyrox%C3%A8ne-SVT-1%C3%A8re-S-roche-oc%C3%A9anique-768×407.jpg

nyves: mais probablement, que la plus part sont sous l’eau

kaou: c’est pas faux

gaets: Vous avez jamais trouvé une molécule jamais rencontrée sur terre ? (dans un météorite)

gaets: ou un truc bien exotique

kaou: ma question portait plus sur une corrélation éventuelle entre des événements moins forts et des pertes de biodiversité

nyves: @gaets rajoute @ps avant ta question

nyves: @kaou théorie de l’évolution par bond?

gaets: @ps : vous avez jamais trouvé une molécule ou un tric vachement exotique dans une météorite ?

kaou: @nyves pas forcément

kaou:

nyves: vous prenez des doctorants de plus de 50 ans?

Alexa Sadier: aux US ça se fait, en France beaucoup moins

Pascal: y a des exemples celebre, Brian May par exemple

nyves: @Alexa Sadier Aux US, ils ont pas de retraites 🙂

quadrupleben : Je rêve d’un poste d’assistant chercheur

nyves: @Pascal certes

kaou: (mode troll) y’a eu les bogdanoff !

nyves: lol

nyves: j’ai quand même un sentiment bizarre avec les Bogdanoff

Ashka: Et Elisabeth Tessier si on veut rester dans le nawak

Cleora: Disque proto-planétaire et naissance des planètes : PS 384 https://www.podcastscience.fm/emission/2019/09/30/podcast-science-384-naissance-d-une-planete/

Pascal: @kaou j’ai soigneusment evité cet exemple…

nyves: ils ont fait partis de ceux qui m’ont amené à la science

Cleora: https://www.podcastscience.fm/wp-content/uploads/2019/09/ps384_image6.jpg

kaou: oui moi aussi un peu

nyves: mais après oui, ils ont partis en vrilles

Pascal: Je ne les ai découvert qu’il y a quelques années

Alexa Sadier: ils “font” leur retraite aux US tu as des gens qui “comme back to school” alors qu’ils sont rentiers

Alexa Sadier: quand ils sont vieux

nyves: c’est ca

Pascal: Pourtant, j’aurais pu les decouvrir gamin

nyves: et quand t’es pauvre tu remplis des sacs aux supermarchés!

nyves: (je sais j’exagère)

nyves: c’est mon coté bobo gauchiasse islamo lgbt

nyves: @Pascal Temps X de 79 à 87

Pascal: ah oui, alors j’etais effectivement un poil jeune

Pascal: (né en 80)

nyves: je regardais ca au début

nyves: ben 70 moi

Ashka: J’ai vu un peu (mais pas compris grand chose)

nyves: donc à 9 ans, quand tu as que 3 chaines et pas internet!

Pascal: J’ai vu recemment que temps X etait plus une emission de SF que de science

Ashka: (millésime 79)

nyves: tu es vite attiré

nyves: oui, c’etait assez SF

Messier45: @nyves il me semble qu’ils ont aussi été diffusés plus tard. Genre, dans les années 90 vers à 23h voire plus.

Ashka: @nyves en tant qu’islamo-bobo-gauchiasse, tu connais peut-être déjà :

Ashka: https://www.youtube.com/watch?v=fgKwAUMDG_c

nyves: Mais il y avait des “vrais émissions de sciences” à la télé

nyves: oui, je l’ai déjà entendu

nyves: on se l’ai passé en boucle l’autre soir

Ashka: @Messier45 Oui, ils ont refait un espèce de revival mais je ne sais plus ce que ça vallait

nyves: 90 j’était en prépa, je me souvient de rien

Ashka: Moi c’est la chanson des chasseurs que j’ai en boucle (en alternance avec le générique de Centaurworld … Si tu as toujours la morphine, c’est peut-être le moment de tester ^^

Messier45: moi non plus, j’étais trop petit pour regarder la télé aussi tard. Je vais aller voir s’il y a queqlues épisodes sur yotube, histoire de me faire une idée…

nyves: non, hélas! du coup je suis réveillé toutes les nuits 3 ou 4 fois

nyves: y a des stats sur les collégiens dégoutés de la bio au collèges?

Pascal: oh Jad Abumrad arrete Radiolab 🙁

Cleora: https://clementnicolefr.files.wordpress.com/2022/01/254109_web.jpg

nyves: 🙁

nyves: j’écoutais pas toujours mais y avait des super sujets

nyves: son émission sur la loi anti terroriste US est un chef d’oeuvre

Pascal: mais je crois que l’emission continue sans lui

nyves: tant que j’ai SGU et Skeptics with a K

Cleora: https://twitter.com/CrpgNancy

Cleora: http://www.crpg.cnrs-nancy.fr/index.php

Ashka: @nyves SGU, ce sera toujours Stargate pour moi, j’arrive pas à envisager autre chose

nyves: @Ashka je comprends mais j’ai jamais trop regardé

nyves: un peu les premiers Stargate

Ashka: La première série, les premières saisons, y a quand même une sacré alchimie dans l’équipe qui ajoute un peu de magie, je trouve

nyves: et McGyver en contre emploi, c’est trop bon

Ashka: Oui, absolument 🙂

nyves: genre gros bourrin qui tire d’abord en réfléchi après

Ashka: Et même quand il réfléchit, il assume que c’est pas lui le cerveau de l’équipe

Ashka: https://external-content.duckduckgo.com/iu/?u=https%3A%2F%2Ftse1.mm.bing.net%2Fth%3Fid%3DOIP.SByjJizkqctrXHsOS0OOQQHaIS%26pid%3DApi&f=1

quadrupleben : Je suis sur que la citation est de EINSTEIN

nyves: lol!

Ashka: vraiment, y a plein d’humour dans la série 🙂

nyves: @Ashka tu va rire, j’ai bingé Firefly pour la première fois cette semaine

nyves: je suis trop dégouté de ce qu’en a fait la Fox

nyves: y avait carrèment du potentiel

Ashka: Toujours pas vu :/ (J’ai fini de rattraper Avatar, enfin)

puyo: Bravo pour l’épisode !

nyves: et si un bon showrunner pouvait remettre le nez dedans, ca serait plus intéressant que d’autres séries!

nyves: TOP!!!!!

Ashka: @nyves Aucun doute là dessus (d’ailleurs, Fillon y fait référence dans Percy Jackson (et sûrment dans Castle aussi*)

Cleora: Allez voir : https://lejournal.cnrs.fr/videos/en-2020-lenquete-sur-lorigine-de-leau-rebondit

nyves: bon va falloir que je réécoute parce que j’ai un peu causé

Ashka: Naaaan ^^

nyves: Merci @Yves

nyves: @Ashka pas mon genre

Ashka: On est sage comme des images =D

nyves: lol

Ashka: Merci @Yves

Barenziah: oui c’était bien cool😁

Ashka: (@PS Pastoureau a aussi écrit sur les rayures (ma maman attend la sortie de l’épisode pour le rattraper 😉 )

quadrupleben : Vive les géologue et merci

kaou: Merci !

nyves: en fait, faut reformer tous les profs de bio de collège pour qu’on s’y intéresse

nyves: @Yves bonne nouvelle va falloir réenrgistrer 😉

Ashka: Si il n’y avait que la bio …

nyves: J’avais une vieille c… qui ne jurais que par Linné

Barenziah: Bon, on espère que ça ira😅

nyves: ca m’a dégouté

nyves: et j’y ai retrouvé du plaisir avec Taupo

nyves: alors qu’avec de bons profs de math et de physique c’etait cool

Je suis complètement Zèbre ?

Cette chronique fait partie de l’épisode 464 sur le thème des rayures !

Le but de cette chronique est de reprendre le terme “zèbre” pour être dans la thématique des rayures. Un terme qui est, non-scientifique mais devenu populaire sur les réseaux sociaux. Mais c’est surtout un prétexte pour parler de psychologie, d’intelligence et des termes flous qui existent autour du Haut Potentiel qui, à mon sens, est la seule expression qui devrait exister.

Pour parler de rayures en sciences humaines, j’avais aucune idée de quoi parler. Alors j’ai tapé dans un moteur de recherche « rayure » puis « psychologie ». Et voilà que je tombe sur le zèbre. Comme l’animal oui, sauf que le terme zèbre désigne bel et bien des personnes humaines. En fait, depuis les années 2010 se développe de plus en plus cette notion étrange de « zèbre » sur laquelle je ne m’étais pas vraiment penché. Parce que d’abord c’est une notion purement francophone et pas réellement scientifique. Et puis, ça rajoutait encore un terme flou supplémentaire parmi d’autres en psychologie. Aujourd’hui je m’y suis penché pour vous, pour détailler ce qu’on décrit derrière le terme « zèbre » quand il désigne une personne.

https://youtu.be/aRD7UJSGHa8

Un drôle de zèbre

La différence par rapport aux autres. Certainement de là que vient le terme zèbre. Un zèbre, selon le Larousse.fr, c’est non seulement l’animal, mais ça peut aussi désigner quelqu’un d’étrange, de bizarre, d’inquiétant ou tout bêtement de différent. « Voilà un drôle de zèbre », comme en dit l’expression. Quelqu’un de différent donc. Mais différent comment ?

Et bah le Larousse a carrément intégré, l’année dernière en 2021, parmi ses définitions le terme zèbre appliquée en psychologie. Un zèbre est par définition « une personne surdouée. […] » Du coup, j’ai creusé davantage la question. Car bon. Je croyais au départ que c’était un terme qui sortait de nulle part pour désigner certaines personnes. Mais là, c’est carrément écrit dans le dictionnaire. Donc bon. Je me dis que ça doit bien vouloir le détour et une chronique entière !

Pourquoi zèbre ?

Un zèbre est donc ce qu’on appelle dans la vie de tous les jours un surdoué, dans l’éducation nationale un EIP, un enfant intellectuellement précoce, et en psychologie un HP ou HPI un Haut Potentiel Intellectuel. Plein de termes autour desquels nous discuterons d’un point de vue scientifique. Mais pourquoi zèbre, du coup ? Pourquoi inventer un nouveau terme parmi d’autres ?

Le fameux livre d’où a explosé le terme “zèbre” parmi certaines communautés.

En fait, le terme provient de la psychologue Jeanne Siaud-Facchin dans son livre Trop intelligent pour être heureux paru en 2008, pour parler des personnes surdouées. Depuis, on rencontre ce terme partout : des concernés à la psychologie de comptoir, des livres et interventions des concernés aux coachs de vie et dérives sectaires. Un terme si populaire qu’il est donc aujourd’hui rencontré dans le dictionnaire.

La psychologue à l’origine de cette définition du zèbre se justifie sur les médias de cette manière : « Si j’ai choisi ce terme, c’était pour m’éloigner de toute les terminologies très connotées. C’est-à-dire qu’actuellement on parle d’enfants surdoués, on parle de haut potentiel, on parle de précocité intellectuelle, au Québec ils parlent de douance… […] Alors le zèbre, il a des rayures comme des empreintes digitales ça veut dire qu’il n’y a pas deux zèbres qui se ressemblent […] donc chaque zèbre est unique comme chaque personnalité est unique. Quand il court vite il a un effet stroboscopique, on ne le voit pas passer. Et puis, c’est le seul équidé que l’Homme n’a jamais pu domestiquer. »

Du point de vue d’un cheval, le zèbre n’est qu’un autre cheval avec différentes couleurs. Du point de vue du zèbre, tout zèbre se reconnaît entre eux. Voilà l’analogie. C’est comme si du point de vue d’un être humain, un surdoué est un humain parmi les autres car il se fond dans la masse. Alors que du point de vue d’un surdoué, ils se reconnaissent entre eux. Enfin, dès fois Jeanne Siaud-Facchin rajoute que les rayures du zèbre peuvent aussi évoquer la manière dont les surdoués sont « griffés par la vie ».

Idées reçues

« Griffés par la vie. » Il ne faut pas croire qu’être surdoué est un don et que du coup la vie est bien plus facile. C’est même souvent le contraire. La différence est trop souvent rejetée. Un surdoué est quelqu’un qui est en dehors des normes, en dehors des cadres. Dans les années 1990, le romancier Alexandre Jardin utilisait déjà le terme zèbre pour définir « les personnes qui raisonnent en dehors du cadre ». Et en sein d’une institution normée, il est parfois difficile de laisser sa différence s’exprimer

Car oui. L’idée reçue d’un surdoué est quelqu’un de super intelligent capable de tout faire et qui est sûr de lui au point d’avoir un petit air dominant sur les autres. En réalité, c’est totalement l’inverse. La majorité veulent simplement être comme tout le monde pour pouvoir bien s’intégrer en société. La plupart y arrivent et vivent très bien leur scolarité jusqu’à leur vie adulte en se créant une fausse personnalité, ce que certains appellent le « camouflage » (C.M. De Lassalle et al., 2020, https://doi.org/10.1016/j.evopsy.2020.06.012) et d’autres le « faux-self » (tirée des courants psychanalytiques).

NOTE : Attention. Sont mis sous projecteurs la petite partie des personnes à Haut Potentiel qui ont un parcours atypique avec de nombreuses difficultés. La plupart des personnes à Haut Potentiel vivent très bien leur vie, comme toute personne, malgré leurs différences et leur autre manière de percevoir, de penser…

Se créer une fausse personnalité, un masque social

Un surdoué ou un zèbre, il ne faut pas le prendre pour un con. (Petite parenthèse, je voulais absolument dire cette phrase ; je trouvais ça drôle qu’on puisse prendre un surdoué pour un con alors que par définition il l’est moins que la plupart de la population.) Il sait bien que pour être accepté dans un groupe ou une société, il y a des règles implicites voire des normes à respecter. Au point que, souvent, un zèbre s’imite à un être un équidé parmi les autres, qu’ils soit âne ou cheval. Il se crée un masque social. Une personnalité à jouer, avec un caractère et des remarques socialement acceptées. Dès fois, ce jeu d’acteur est tellement présent au quotidien qu’il en devient difficile d’être authentique, d’être réellement lui-même. « Ainsi, tant qu’il n’a pas conscience de ses différences, il va continuer à ‘jouer’ sa vie même si au fond de lui, il ne se sent pas à sa place. Ce conformisme va l’amener à faire des choses qu’il n’a pas envie et le rendre prisonnier… » (psy.be)

C’est de ça ce que Tiana – auteure de la chanson « Je suis un zèbre » et du livre du même nom, – veut exprimer quand elle chante « manipulateur à plein temps. » Car le surdoué se crée une personnalité jugée normale que tout le monde peut apprécier. Ci-dessous « Je suis un zèbre » axé sur les difficultés en milieu scolaire reprenant « Je suis un Homme » de Zazie :

Un zèbre parmi les équidés

Ainsi, contrairement à l’idée reçue d’un surdoué mal à l’aise socialement, le surdoué se fond donc très facilement dans le paysage (C. Mouchiroud, 200, Haut potentiel intellectuel et développement social, https://doi.org/10.1016/j.psfr.2004.05.004 ; N.Boisselier & A.Soubelet, 2021, https://doi.org/10.1016/j.psfr.2021.02.001). Tel un zèbre qui se confond parmi les équidés. L’intelligence, ce n’est pas marqué en gros sur le visage. Pourtant, ils peuvent exprimés des difficultés, au point de ne pas se réaliser eux-mêmes et de se sentir prisonnier. Comment peut-on alors les déceler pour pouvoir les aider ? C’est de là qu’on va parler de science, de psychologie. Comment peut-on créer un filtre à surdoué ; savoir où sont les vrais zèbres parmi les équidés ?

Je vous vois venir et tout de suite dire : « bah le test de QI ! » Et c’est en effet un critère nécessaire. Un zèbre, un surdoué ou un haut potentiel – encore une fois peu importe ce sont des synonymes – est souvent indicé par un QI au dessus d’un score de 130. Bon. Du coup, faut que je vous parle un peu de ce QI, de ce quotient intellectuel, et quelle valeur il a vraiment. Car bon, c’est juste un nombre, une évaluation à un moment donné et pas une mesure avec une règle inchangée.

Alfred Binet

Quotient Intellectuel & Précocité intellectuelle

À la suite des grands noms de la psychologie expérimentale autour d’Alfred Binet qui ont initié les prémisses d’une évaluation cognitive globale, on doit le QI à un certain Lewis Terman en 1916. Le Quotient Intellectuel. C’est un quotient. Une division donc. Et on divise l’âge mental par l’âge biologique et réel de la personne. Par exemple, si j’ai biologiquement 15 ans et que mon âge mental est de 15 ans également, hé bien j’aurais un QI de 100 – en fait le quotient, la division 15 divisé par 15 fait 1 et on multiplie par 100, tout simplement. Si mon âge mental de 15 ans est supérieur à mon âge biologique qui est de 12 ans alors ce sera au dessus de 100 avec un QI de 125. Et inversement. Et dès que c’est au dessus de 130 ça peut être un indice d’être en présence d’un “zèbre”.

C’est pour ça que dès fois on parle de précocité ou d’enfant intellectuellement précoce (EIP). C’est parce que leur âge mental est en avance par rapport à celui de la moyenne des élèves de son âge. Et ça vient uniquement de là. Car neurologiquement et biologiquement le développement d’un enfant surdoué n’est pas précoce. C’est juste une autre manière de fonctionner qui lui permet d’avoir accès plus facilement aux apprentissages. Et si tu apprends et comprends plus vite, et bien tu emmagasines plus rapidement des connaissances que les autres.

C’est pour ça que moi non plus je n’aime pas le terme de précocité. En plus, qu’est-ce que ça veut dire à l’âge adulte d’être intellectuellement précoce ? Avoir un âge mental de 45 ans quand j’en ai 30 est-ce que ça a réellement un sens ? On parle souvent d’enfant intellectuellement précoce. Mais qu’en est-il quand ils deviennent adultes ? Ils sont toujours autant surdoué qu’avant, mais ça devient bizarre de parler de précocité à un âge avancé.

Surdoué : un terme également connoté

Et même le mot « surdoué » est connoté. Car c’est comme dire que les personnes surdouées avaient quelque chose en plus, comme un don ou un cerveau en plus. Ce n’est pas le cas. Être surdoué ce n’est pas avoir des neurones en plus. C’est d’avoir une autre connectivité, un réseau neuronal plus varié. C’est comme la mémoire, comme je l’ai évoqué dans mon dernier dossier « Mais où est donc ma mémoire ». 

Bah… l’intelligence c’est pareil. Ce n’est pas avoir des neurones en plus. C’est avoir un meilleur réseau neuronal (une hyper-connectivité des zones cérébrales pour être plus exact : Olivier Revol et Jeanne Siaud-Facchin (2021, dans Sciences Humaines) La précocité intellectuelle, un handicap ? ; T.Kuhn et al., 2021, https://doi.org/10.1002/brb3.2348). C’est un peu aussi ça que Jeanne Siaud-Facchin évoque quand elle différencie une intelligence quantitative et une intelligence qualitative..

En termes scientifiques on parle d’intelligence cristallisée (Catell, 1971), pour la quantité d’informations stockée, les connaissances donc, et d’intelligence fluide pour cette intelligence dite qualitative qui est davantage la manière de fonctionner, les réseaux, les processus, la fluidité, le raisonnement…

Meme créé par Severine Erhel, enseignante en psychologie cognitive. Il reprend les idées reçues qu’ont les parents de leur propre enfant. Grossièrement : “s’il n’aime pas ou a des difficultés à l’école, c’est qu’il est trop intelligent”. C’est réellement, actuellement, un des motifs communs de consultation…

C’est quoi scientifiquement l’intelligence ?

Et aujourd’hui c’est plutôt ça la définition d’une intelligence. Une intelligence fluide dans la manière de fonctionner. Bien qu’il y ait dès fois des questions de culture générale dans une batterie de tests de QI, en psychologie, on tend petit à petit vers un consensus comme quoi l’intelligence se définirait principalement par sa fluidité. Une vision constructiviste de l’intelligence qui se définit comme un processus d’adaptation pour équilibrer ses connaissances – internes donc – par rapport aux demandes – extérieures – de l’environnement.

Par exemple, si je migre vers un pays qui parle une autre langue, je vais devoir m’adapter à ce nouvel environnement en apprenant cette langue et donc en accumulant de nouvelles connaissances. Encore une fois, il faut voir l’intelligence comme un processus d’adaptation. Jacques Lautrey, enseignant-chercheur en psychologie à Paris Descartes, définit (2003) très clairement l’intelligence comme la « capacité d’un organisme ou d’un système artificiel à s’auto-modifier pour adapter son comportement aux contraintes de son environnement. » Je ne sais pas vous, mais pour un terme aussi flou que l’intelligence, je n’ai pas trouvé plus clair.

Évaluation statique de l’intelligence : test de QI

L’intelligence est la « capacité d’un organisme ou d’un système artificiel à s’auto-modifier pour adapter son comportement aux contraintes de son environnement. » Alors du coup, comment on évalue ça ? Dit autrement, vulgairement, comme on mesure l’âge mental d’un QI ?

Dans le plus célèbre des tests, celui de Weschler, le quotient intellectuel est subdivisé entre 4 sous-catégories, qui rappelle un peu cette volonté d’évaluer la fluidité du raisonnement, entre : la compréhension langagière, le raisonnement perceptif, la mémoire de travail et la vitesse de traitement de l’information. Cette dernière est d’ailleurs significativement plus rapide chez les zèbres, d’où dès fois la référence bancale à l’effet stroboscopique de la psychologue évoquée plus tôt (Jeanne Siaud-Facchin, 2008).

De tous ces tests neuropsychologiques, on en tire un score global, qui correspond à un surdoué s’il est au-dessus de 130. Pour les matheux qui aime bien la courbe gaussienne, depuis la moyenne de 100, le score de 130 est environ à 2 écarts-type. Les personnes ayant un score au-dessus de 130 représentant alors environ 2 % de la population. Un QI de 130 c’est par exemple un âge mental en avance de 1 an chez un enfant de 4 ans, de presque 2 ans chez un enfant de 6 ans par exemple et ainsi de suite… (J.Grégoire, 2012)

Ce nombre, ce QI, est toutefois à relativiser, est critiquable et est loin d’être une mesure parfaite. Ça reste qu’une évaluation, un indicateur, un indice. Par exemple, j’ai rapidement évoqué que le QI était un score global de 4 sous-catégories. Hé bah, ces mêmes sous-catégories peuvent avoir des résultats différents pour obtenir le même score de 130. C’est comme si j’essayais d’obtenir 16 en additionnant. Je peux faire 4+4+4+4 mais aussi 5+5+3+3 ou encore 9+2+2+3. Avec des résultats différents dans les sous-catégories je peux avoir le même score de QI. Hé bah, c’est ce qu’on remarque chez les surdoués. Il n’y a pas un qui est similaire à l’autre malgré leur score global similaire. Dit autrement, les compétences intellectuelles des surdoués sont complètement hétérogènes (J.Grégoire, 2012, 2009). Certains auront des gros scores en raisonnement perceptif alors que d’autres auront des gros scores en compréhension langagière.

Évaluation dynamique de l’intelligence : le Haut Potentiel Intellectuel

Autre critique vis-à-vis du score du QI, pour bien vous faire sentir que ce n’est qu’un nombre parmi d’autres qui a en soit peu de valeur, ça reste qu’un score à un moment t donné. Une évaluation statique et isolée. En quoi une seule évaluation peut mesurer tout un tas de processus dynamiques concernant l’intelligence ? Je m’explique. Ou plutôt reprenons la définition de l’intelligence. L’intelligence est la « capacité d’un organisme ou d’un système artificiel à s’auto-modifier pour adapter son comportement aux contraintes de son environnement. » Ma question est alors la suivante. En quoi un test de QI peut rendre compte de l’intelligence si l’intelligence est une capacité d’adaptation qui s’étale sur la durée ? Ne vaudrait-t-il mieux pas évaluer la capacité d’adaptation et d’apprentissage au cours du temps ?

Hé bien cette manière d’évaluer les performances durant un apprentissage, c’est ce qu’on appelle en psychologie une évaluation dynamique. Basiquement, elle se passe en 3 temps. On a un pré-test pour évaluer ce que la personne sait déjà sur un domaine et puis un post-test pour évaluer ce que la personne a appris après une phase d’apprentissage.

« Un individu se révèle surtout dans la manière dont il apprend. »
(André Rey, 1952)

Et vous savez quoi ? Ce qu’on évalue à ce moment là, on n’appelle plus ça un QI, mais un Potentiel d’Apprentissage. Le mot Potentiel ici est très important… C’est celui qu’on utilise aussi pour décrire zèbres et surdoués : une personne à Haut Potentiel Intellectuel. Et selon moi, c’est un terme qui rempli parfaitement son rôle pour mieux décrire scientifiquement au lieu du terme “zèbres”. Un zèbre n’est ni un précoce, ni un surdoué avec quelque chose en plus, c’est une personne à haut potentiel intellectuel en conséquence de son fonctionnement neuronal différent. Et chez ces dites personnes, les gains en apprentissage sont significativement plus grands (Calero et al., 2011, https://doi.org/10.1016/j.lindif.2010.11.025). Et ça, peu importe le domaine.

Car, en effet, on parle d’un domaine purement cognitif comme apprendre un raisonnement mathématique, un raisonnement de perception visuelle ou une nouvelle langue étrangère, mais ça peut tout à fait être apprendre d’autres domaines plus sociaux ou émotionnelles voire en engageant le corps comme la musique ou le sport.

Des zèbres différents mais des équidés tous communément rayés !

Détecter un Haut Potentiel Intellectuel chez une personne grâce aux tests neuropsychologiques est un bel indice pour confirmer la présence d’un zèbre parmi les équidés. Mais ce n’est évidemment pas suffisant. Des entretiens sont nécessaires. Comme l’âge mental est plus élevé par rapport à ceux de son âge, on doit retrouver dans son discours un sentiment d’être décalé par rapport aux autres, voire même de se sentir comme un extraterrestre. Des entretiens avec ses proches, que ce soit la famille les collègues ou les professeurs d’écoles en fonction de l’âge, sont d’une grande aide également. Car les zèbres ont beau être tous uniques avec des rayures différentes, comparés aux autres équidés, toutes ses rayures sont aussi les caractéristiques qui les rassemblent. C’est un peu pareil dans la réalité. Chaque surdoué est différent et unique. Mais tous partagent quelques caractéristiques communes (Béatrice Millêtre, Le Livre des vrais surdoués, Payot, 2017 lu par Audrey Minart 2017, https://www.scienceshumaines.com/sur-la-piste-du-vrai-surdoue_fr_38726.html ; Jeanne Siaud-Facchin, 2008).

Note avec le recul par moi-même :
cette partie est totalement dépassée pleine de préjugés

Autre caractéristique commune, comme la personne à Haut Potentiel a un cerveau énormément connecté qui fonctionne davantage en éventail, en parallèle et pas simplement en séquentiel (T.Kuhn et al., 2021, https://doi.org/10.1002/brb3.2348), les surdoués sont souvent hypersensibles à leurs émotions et à l’environnement. Ce sont littéralement des éponges à stimuli. Leurs ressentis sont donc souvent dans l’extrême. Le moindre problème évoqué lors des actualités les touchent profondément et personnellement.

Autisme de type Asperger ou Haut Potentiel ?! Les deux ?

D’autres caractéristiques communes me font poser la question du rapprochement avec l’autisme. Comme par exemple des intérêts dès fois très localisé à un domaine précis et une motivation très marquée au point d’y passer plusieurs journées à faire le tour d’un même thème abordé. Ou à l’inverse d’être complètement démotivé si ce qu’il fait n’a aucun sens pour lui. En fait, avec une personne à Haut Potentiel, souvent tout est dans l’excès exponentiel.

Une autre caractéristique souvent commune aux autistes, dans sa compréhension, la personne à Haut Potentiel prend souvent tout au pied de la lettre, sans implicite ni second degrés. Et ça, souvent, seuls les proches peuvent le remarquer. Exemple personnel, si je suis à côté de la fenêtre et que quelqu’un se plaint qu’il fait trop chaud dans la pièce, je ne vais jamais avoir l’idée d’ouvrir la fenêtre, car il ne le demande pas explicitement. Autre exemple caricatural, si quelqu’un me dit de prendre la porte, bah je ne suis pas loin de littéralement prendre la porte et sortir avec…

Parmi les troubles du spectre autistique, il y a le type Asperger qui mélange justement autisme et haut potentiel intellectuel. Et si toute personne à haut potentiel était autiste finalement ? Et si finalement nos cases psychologiques pré-établies n’étaient pas encore assez précises ? Car je le rappelle. Il y a une énorme hétérogénéité par les surdoués. Autisme. Surdoué. Haut Potentiel. Peut-être devrait-on se limiter encore à un terme plus vague : être neuroatypique. C’est-à-dire avoir un cerveau câblé différemment par rapport au cerveau moyen humain. D’autant plus qu’il pourrait y figurer tous les « Dys » les troubles des apprentissages comme la dyslexies etc. parfois des handicaps associés aussi à la personne à Haut Potentiel.

Bref. Je vais laisser ma réflexion en suspend, en guise d’ouverture car tout ce qui touche à l’autisme, le haut potentiel intellectuel et le neuroatypisme me touchent également personnellement. Je suis en effet diagnostiqué autiste et suspecté à haut potentiel. D’ailleurs on parle de diagnostic mais ce n’est pas une maladie. C’est une manière de fonctionner qui est différente. À la limite on peut parler de handicap, si la personne à du mal à s’intégrer en société. Mais pas de maladie. Être haut potentiel, être autiste ou être ‘zèbre’, on ne l’attrape pas, on est né comme ça. La valeur génétique des neuroatypiques n’est aujourd’hui plus discutée. Reste juste à savoir si la personne neuroatypique est bien accompagnée/adaptée ou laissée seule dans sa différence dans son coin, isolée, parmi les équidés…

Podcast Science 464 – Tous zébrés : des plantes à l’humanité

Salut les zèbres ! Ce soir, enfilez vos marinières, on raye un gros épisode de notre liste. Vous n’barrez pas, toute l’équipe est réunie, on va parler de rayures ! Nous sommes le mercredi 19 janvier 2022, c’est l’épisode 464, bienvenue sur podcast Science !

 📲 Pour télécharger l’épisode cliquez ici 💾

Tour de table et chroniques associées

Les images de la semaine

Citation

“La pluie mouille le zèbre mais n’efface pas ses rayure.”

Proverbe massaï, Kenya

La Chatroom

Cleora: https://images.unsplash.com/photo-1628699265231-97b2a3e7b9ae?ixlib=rb-1.2.1&ixid=MnwxMjA3fDB8MHxwaG90by1wYWdlfHx8fGVufDB8fHx8&auto=format&fit=crop&w=1470&q=80

nyves: Hello

nyves: la robe est bleue

nyves: https://youtu.be/u4r2i7tohPM

Taupo: Hello Nyves

Taupo: J’adore cette réplique

Alexa Sadier: Salut tout le monde !

nyves: hello

nyves: @Taupo ce film n’est que répliques!

nyves: https://youtu.be/spMOc7vaeIY

Le Plantoscope 🌱🔬🌸: salut tout le monde

nyves: salut @Le Plantoscope 🌱🔬🌸

Cleora: ON AIR ? 🙂

Le Plantoscope 🌱🔬🌸: je fais un test : https://pbs.twimg.com/media/DCQU0ifXcAc1ViX?format=jpg&name=900×900

Pointillée: Non celle à il n’y a pas de son

nyves: yes

nyves: fort et clair

nyves: Pascal est Covid?

Taupo: crève

Taupo: mais pas covid

nyves: j’ai une collègue qui disait crève, résultat test -> positive

Taupo: c’est possible en effet

nyves: 2 collègues en 1h aujourd’hui

Taupo: eh beh

nyves: c’est l’hécatombe

nyves: je sais pas comment on va produire

quadrupleben: Bonsoir

nyves: ca me rappelle certaines prépa de concerts

nyves: non, mais ca va le faire…

nyves: salut @quadrupleben

Taupo: bonsoir @quadrupleben

nyves: J’ai pas de rayure j’ai une chemise style bucheron

Cleora: https://twitter.com/Sev_Erhel/status/1483774721397252097

nyves: faut pas mettre les doigts dans la prise!

Pointillée: Nyves c est des rayures croisées non ?

Cleora: https://pbs.twimg.com/media/FJcnHF3XIAE4_WH?format=jpg

nyves: lol

Johan Mazoyer 🪐: https://pbs.twimg.com/media/FJdtPqVX0AQRSk9.jpg

nyves: salut @Ashka

Ashka: Hello 🙂

Cleora: B’soir 🙂

Pointillée: Du coup pas de nouvelles de Robin et ses chroniques du palais de la découverte ?

Ashka: Vous allez bien ?

nyves: Alors mon fils dit la même chose, mais c’est pas un zèbre, c’est juste un chieur

nyves: @Ashka : ca va et toi?

Taupo: haha

Ashka: Meh, c’est quand les vacances ?

nyves: c’est quand la retraite?

nyves: j’en peux plus

quadrupleben: Ca a coupé ou c’est juste chez moi?

nyves: que des merdes aujourd’hui

Ashka: Nan mais ça, c’est dans vachement longtemps ^^

nyves: ca dépends des gens

Ashka: Ah moi c’est un peu depuis la reprise (le 10)

nyves: si tout va bien entre 13 et 15 ans

Ashka: Je suis pas encore à mi-parcours (en Belgique, c’est 67 ans)

Ashka: @Johan Mazoyer 🪐 la marinière, c’est un homage à Montebourg ?

Johan Mazoyer 🪐: ahahaha

Johan Mazoyer 🪐: oui

Johan Mazoyer 🪐: rip

nyves: si nos chers gouvernements ne foutent pas le sbeul entre temps

nyves: lol

Ashka: Il devrait faire un club avec Valls ^^

Pointillée: Les figues rayées

nyves: @Ashka y a un club

Ashka: C’est la gauche, c’est ça @nyves ?

Pointillée: Les pommes aussi

nyves: combien de chance que Blanquer les rejoignent!?

Pointillée: Transversale en largeur ou en longueur ?

nyves: @Ashka ca dépend où tu mets le milieu 😉

Ashka: Ah c’est sûr que là, il aurait mieux fait de se faire porter pâle et de fermer sa gueule ^^

Cleora: https://i.etsystatic.com/23920305/r/il/9609a0/3234302231/il_1140xN.3234302231_gbf7.jpg

Ashka: En France, il est très décallé, quand même, le milieu

nyves: pas autant qu’au US mais ca commence a bien droitiser

nyves: et l’union de la gauche ressemble de plus en plus à une licorne

Cleora: https://svtlyceedevienne.files.wordpress.com/2019/10/coupe-transversale-de-feuille.jpg

Pointillée: C est la pruine la couché cireuse ça vient des prunes non ?

Ashka: Avec ma maman, on s’est inscrites pour la primaire … On verra bien ce que ça donne

nyves: top

Pointillée: meso c est milieu non ?

nyves: je suis désabusé par le niveau des écolos

nyves: la gauche économique, n’existe plus

Ashka: En France, y a toujours deux partis écolos ? (mais oui, c’est pas très science-compatible)

nyves: y en a 20

Pointillée: Il y a le parti « ma voix » aussi

nyves: mais c’est soit retour à y a 200 ans soit tout solaire/éolien

Ashka: de partis écolo ?

nyves: quand tu parles de nucléaires comme solution écologique, c’est fun 😉

Pointillée: Salut quadrpleben

Cleora: https://www.jardinsdefrance.org/wp-content/uploads/2015/05/panachure.png

Ashka: J’ai pas encore trop regardé les programmes

Ashka: Salut @quadrupleben

Ashka: @nyves +1. Et du bio partout.

Cleora: https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/a/a3/Starr_080117-1519_Pelargonium_x_hortorum.jpg

nyves: ils ont essayé au Sri Lanka, ils ont fait marche arrière

Ashka: Le tout bio ?

Pointillée: @ps il y a pas aussi des fleurs qui font des rayures pour ressembler à une abeille 🐝 femelle et attirer les mâles ?

nyves: et les allemands en se retirant du nucléaires se sont foutus dans la merde!

nyves: @Ashka oui

nyves: sans concertation

nyves: juste pour la pub

Pointillée: Les langues de belle mère ont des rayures vert pale

Ashka: Ben disons que remplacer le nucléaire par du carbonné, comment dire … Non ?

quadrupleben: Firefox est cassé chez moi. Après 5 minutes de galère je suis là.

nyves: surtout avec l’arrivée de toutes les centrales au charbon de l’ex Allemagne de l’Est

Ashka: (y a une vidéo de science de comptoir et le réveilleur sur l’éolien maritime, pas encore vu, donc FYI 😉

nyves: thanks

nyves: @ quadrupleben ils ont fait une grosse MAJ sur FF, il est tout chelou maintenant

Pointillée: @ps les « langues de belle mère » ont des rayure vert clair vert foncé

Ashka: @nyves quand ça ? C’est surtout le fond noir qui n’apparait pas chez moi

nyves: semaine dernière je crois

nyves: j’ai pas tout testé

nyves: j’utilise FF qu’au taf

Ashka: J’ai rien testé, fait la maj et basta

nyves: au taf : IE/Edge/FF/Chrome

nyves: Maison : Chrome par habitude

Ashka: J’utilise FF au boulot et à la maison (c’est ma session privée) et chrome, c’est sessio€ boulot

Ashka: Et Edge dès qu’il faut se connecter aux services publics … Quel enfer …

quadrupleben: J’ai cassé sur brave. A mon avis je dois faire une fausse manip.

nyves: @Ashka alors, je sais pas si tu a bossé avec les services publics

nyves: niveau info, c’est l’enfer

quadrupleben: Du coup j’ai pris le flux et je lis via VLC.

Ashka: Je suis assistante sociale…

Pointillée: https://lh5.googleusercontent.com/proxy/4yoNC50eK8RQP9u_RRdnKy4uqXuxeLgyBryX42Yqb8_2TqG0Z8rUfQainUc0wlklgv8pslcVswuSGkYP-sopaxo

Cleora: https://i.pinimg.com/originals/60/11/0e/60110e1847a8d2d9c4fc842697086c18.jpg

nyves: @Ashka forcément 🙂

nyves: ils sont niveau Windows XP

Pointillée: @ps c est parce que avec les taches, les animaux pensent qu elles sont malades 🤮

Ashka: @nyves j’ai un pote qui fait de l’info (programmation) et il a bossé dans un ministère. Il se faisait tellement chier qu’il s’est barré dans le privé

nyves: ils leut faut 6 mois pour valider une décision

nyves: et 6 mois en info, t’a deux versions de retard

Ashka: j’ai bossé dans une asso loi 1901, un vrai mammouth pour la prise de décisions =D

nyves: le pire, c’est que les grosses boites privées commencent a faire la mm chose

quadrupleben: Après avec le ministre de l’éducation les soiré peuve être sympa.

nyves: @ quadrupleben fait gaffe aux Hackeurs russes!

Ashka: @ quadrupleben je sais pas si il y a de bons logiciels pour mixer de la musique qui tournent sur WinXP =D

Cleora: https://www.promessedefleurs.com/blogwp/wp-content/uploads/2019/07/liriodendron-aureomarginatum.jpg

nyves: @ quadrupleben cours à distance: une connexion qui fonctionnent, et le mec stream pour les autre

Ashka: @nyves le problème, c’est le patin de système national pour se connecter avec sa carte d’identité aux services publics

quadrupleben: @Ashka je suis sous manjaro. A mon avis le problème est derrière le clavier.

nyves: @Ashka je vois

nyves: le problème est toujours entre la chaise et le clavier

nyves: mais on sait pas à quel niveau

Ashka: Connais pas Manjaro (mais oui, PEBCAK forever, hein)

Taupo: https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/a/a8/Calathea_zebrina_kz2.jpg

Cleora: https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/a/ac/Alocasia_zebrina_5zz.jpg

Cleora: https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/4/4f/Haworthia_Attenuata_Striata_%285961370015%29.jpg

Cleora: https://cdn.pixabay.com/photo/2020/07/18/16/56/plant-5417765_960_720.jpg

Pointillée: @Cleora et les fruits à rayures ?

nyves: si je raconte l’histoire des pétunia à ma mère, je sens que je vais rire

Cleora: https://www.nobelprize.org/prizes/medicine/2006/summary/

nyves: ca serait pas l’anniv d’Irene aujourd’hui?

Alexa Sadier: si !

Taupo: si !

nyves: cool!

Pointillée: On pense Turing !

Pointillée: coquillage

Pointillée:

Pointillée: wolfram

Taupo: et chbim @Pointillée

Cleora: https://www.podcastscience.fm/emission/2020/02/16/podcast-science-399-recette-vivant/

nyves: Il faut pendre le dernier patron avec les tripes du dernier curé!

Taupo: https://c.tenor.com/qcDftFG0VssAAAAC/usul-salop*s.gif

*Correction apportée selon la volonté du DictaTupe.

Ashka: Heureusement que c’est que les derniers, sinon, on risque de manquer de tripes (à moins qu’on ne soit pas obligé de faire du 1 pour 1 N)

Cleora: https://ars.els-cdn.com/content/image/3-s2.0-B9780123821904000061-f06-05-9780123821904.jpg

Taupo: c’est long les tripes

nyves: lol

Ashka: @Taupo d’où ma remarque sur le 1 pour 1 ^^

Taupo: problème de maths

Pointillée: @ps il y a une petite manip qu on peut faire à la maison de chimie pour faire des rayures ?

Taupo: combien de patrons pendus pour un boyau de curé

Johan Mazoyer 🪐: Sachant que la longueure moyenne des tripes de curé est de 7m et qu’il y a 8000 curés en France, combien de patron peut on pendre avant de commencer à utiliser des eveques ?

nyves: @Taupo tu me tente de tester l’expérience

Ashka: @Johan Mazoyer 🪐 pas de discrimination entre les hommes d’église, ils sont tous égaux devant dieu, non ?

nyves: on commence par les patrons du cac40 bien sur!

Ashka: (ou c’est après la mort … Auquel cas … Problem solved =D )

Taupo: https://pmneila.github.io/jsexp/grayscott/

Le Plantoscope 🌱🔬🌸: https://www.cabaneaidees.com/une-experience-scientifique-avec-du-lait-et-du-colorant-alimentaire/

nyves: @Ashka si tu compare un évêque à un curé de campagne tu va avoir des problèmes

nyves: y a pas plus système de classe que l’église

Ashka: C’est pas moi, c’est la bible qui le dit (probablement quelque part ^^ )

Cleora: https://pbs.twimg.com/media/CBBxm50WgAAWdhs.jpg

Taupo: des réactions chimiques oscillantes http://ssaft.com/Blog/dotclear/?post/2010/03/22/Have-Fun-With-Clock-Reaction

Johan Mazoyer 🪐: c’était vraimen un génie Turing

nyves: @Ashka vu ce que dit la Bible (ancien et nouveau) comme on dit tout et son contraire

Ashka: Est-ce que “les premiers seront les derniers” serait acceptable comme système de tri ?

nyves: @Johan Mazoyer 🪐 +1

Ashka: @nyves that’s de (Holly =D) Spirit ^^

nyves: la haine contre l’homophobie de la société à l’époque

Johan Mazoyer 🪐: c’est marrant maintenant j’arrive pas a le voir autremenet que commeCumberbatch

nyves: lol

Le Plantoscope 🌱🔬🌸: Ducoup un zebra fish sans zebrures, c’est juste un fish

nyves: en plus, c’était un super sportif

Cleora: http://www.freakingnews.com/pictures/36000/Tropical-Zebra-Fish–36436.jpg

Cleora: yes

Johan Mazoyer 🪐: https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/a/a1/Alan_Turing_Aged_16.jpg

Ashka: Hahaha =F

Ashka: =D

nyves: plutot mignon le Turing

Cleora: https://www.podcastscience.fm/wp-content/uploads/2022/01/71406410_2718327038212573_7038908359658962944_n.jpg

Le Plantoscope 🌱🔬🌸: https://media.vanityfair.fr/photos/60d37e975c31ba5381d7867e/4:3/w_628,h_471,c_limit/vf_imitation_game_cover_8652.jpeg

Johan Mazoyer 🪐: Turing regardant des tripes de curé

nyves: Cumberbatch, pour moi c’est Sherlock

nyves: @Johan Mazoyer 🪐 lol

Cleora: https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/6/69/Four-striped_Grass_Mouse.JPG

Ashka: @nyves oh oui, ma version pref de Sherlock, je crois

nyves: et sa voix 🥰

Le Plantoscope 🌱🔬🌸: C’est pas Dr. Strange ?

nyves: aussi

nyves: et Smaug

Johan Mazoyer 🪐: Dr Strange, Dr Turing Strange…

Ashka: @Le Plantoscope 🌱🔬🌸 oui, mais bon, Strange est moins inoubliable (oh oui, la voix de Smaug)

Cleora: https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/2/25/Two-banded_Satyr_(Pareuptychia_ocirrhoe)_(8294893966).jpg/330px-Two-banded_Satyr_(Pareuptychia_ocirrhoe)_(8294893966).jpg

nyves: Une voix comme ca j’en rêve

Taupo: https://i.pinimg.com/originals/c7/df/6c/c7df6c2be22df42ba1512cd267be12dc.gif

Cleora: https://download.vikidia.org/vikidia/fr/images/thumb/3/3d/Striped_pyjama_squid.jpg

Ashka: Et l’accent qui va avec

Cleora: https://download.vikidia.org/vikidia/fr/images/thumb/3/3d/Striped_pyjama_squid.jpg/250px-Striped_pyjama_squid.jpg

nyves: Ah, l’accent anglais upper class!

Taupo: https://mosaicscience.com/story/how-zebra-got-its-stripes-alan-turing/

Pointillée: C est aussi qu il était homosexuel

nyves: Une chanson anti-patrons

nyves: https://www.youtube.com/watch?v=sdRpdGwwZyk

nyves: avec des anciens Béru et la fille d’une chanteuse des sœurs Goadec!

Ashka: imit(ation game

nyves: @Pointillée yep

nyves: par contre, niveau historique zero

nyves: le film

Pointillée: dechiffrer. Pas décoder

nyves: les premiers à avoir décoder Enigma c’était des polonais qui ont livré leur découverte aux alliés

Cleora: https://www.podcastscience.fm/wp-content/uploads/2022/01/Biodiv-Parasitisme-Chapitre3-PK-20201-1.jpg

nyves: et Turing faisait partie d’une équipe

Ashka: à rayure blanche

nyves: ils sont roses

nyves: le zebre est mort avant la dissection?

Cleora: https://www.podcastscience.fm/wp-content/uploads/2022/01/g3skegryc0e21.jpg

Cleora: https://www.podcastscience.fm/wp-content/uploads/2022/01/70420991_2718326978212579_6788866066744344576_n.jpg

nyves: je ne m’amuserai pas à raser un tigre!

Alexa Sadier: zèbre influenceur

Johan Mazoyer 🪐: “la prochaine fois que vous allez au zoo, n’hesitez pas a tondre les tigres !”

nyves: @Johan Mazoyer 🪐 on risque d’avoir des emmerdes avec les gardiens

nyves: se camoufler

Ashka: @nyves pas qu’avec les gardiens ^^

nyves: lol

quadrupleben: C’est un cosplay d’abeille

nyves: Les bateaux de la guerre avaient des peintures zébrées en camouflage

Alexa Sadier: https://www.instagram.com/p/B40F4ZNjZNs/?hl=fr

Cleora: https://www.podcastscience.fm/wp-content/uploads/2022/01/41598_2018_27637_Fig2_HTML.webp

nyves: https://www.laboiteverte.fr/le-dazzle-camouflage-les-bateaux-furtifs-de-la-premiere-guerre-mondiale

Cleora: https://www.podcastscience.fm/wp-content/uploads/2022/01/pone.0145679.g002.PNG_L.png

Cleora: https://www.podcastscience.fm/wp-content/uploads/2022/01/pone.0145679.g003.PNG_L.png

nyves: faut leurs mettre des lunettes!

nyves: aux hyènes et aux lions

Cleora: https://www.podcastscience.fm/wp-content/uploads/2022/01/Image3.jpg

nyves: saloperie de taons!

Alexa Sadier: grave mort aux taons

Cleora: https://www.podcastscience.fm/wp-content/uploads/2022/01/ncomms4535-f2.jpg

nyves: donc, il faut porter des vêtements zébrés pour éviter de se faire piquer!

Cleora: https://www.podcastscience.fm/wp-content/uploads/2022/01/ncomms4535-f1.jpg

Alexa Sadier: prends ça le taon

Cleora: https://www.podcastscience.fm/wp-content/uploads/2022/01/Image5.png

nyves: @Alexa Sadier on fonde une boite de vêtements zébrés!

Ashka: Mais comment on n’apprend pas ça quand on bosse avec les chevaux o_0

Alexa Sadier: Oui !

Cleora: https://www.podcastscience.fm/wp-content/uploads/2022/01/Image1-2.jpg

nyves: excellent

Cleora: https://www.podcastscience.fm/wp-content/uploads/2022/01/Image4.png

nyves: je me peint en zebre et je teste

nyves: je vous dit

Ashka: Les jambes et le ventre (et la tête) ne sont pas protégés directement, mais ça doit avoir un impact quand même (et c’est mieux que la mousticaire intégrale qui couvre la tête aussi ^^

nyves: il ne pleut que sur les touristes en Bretagne!

Ashka: Sur les touristes ou sur les cons ? ^^

nyves: c’est un synonyme

nyves: chez nous on a que des parisiens

Ashka: Eh ben, suis pas sûre de vouloir y revenir ^^

Ashka: Mais non, y a des belges aussi ^^

nyves: non vient, toi t’es cool

Ashka: Merci ^^

Cleora: https://i.ytimg.com/vi/aRD7UJSGHa8/maxresdefault.jpg

Cleora: https://quaideslivres.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/t/r/trop-intelligent-pour-etre-heureux-odile-jacob-livre-occasion-42772.jpg

nyves: tout le monde devient zebre

nyves: Mon fils ainé est HP non détecté, on a galéré jusqu’au lycée

nyves: maintenant il est 5 eme en 3/2

nyves: Ma fille est HP mais n’a pas de symptome

Ashka: 3/2 ?

nyves: 19 de moyenne en 1ere

nyves: 1ere année de math spé

Johan Mazoyer 🪐: il a des rayures ? 🙂

Ashka: @nyves tu écoutes Meta de choc N

Ashka: ?

nyves: il se fait pas piquer 🙂

nyves: @Ashka oui

nyves: j’ai pas tout rattrapé

Ashka: L’épisode sur le HPI était très intéressant (pour moi qui n’y connait rien en dehors des vieux reportages de TF1, quoi)

nyves: j’écouterai

Cleora: https://test-qi.org/wp-content/uploads/2020/04/courbe-de-gauss-1024×688.jpg

nyves: j’ai écouté la série sur le coaching

nyves: c’est la grande mode en entreprise

Ashka: Oh oui, glaçant

nyves: J’ai vu un rapport sur la méditation de pleine conscience

Ashka: Celui sur les spiritualités modernes, féminin sacré et, surtout, tout le réseau entre différentes croyances et gourou

nyves: ca fait peur

nyves: dans les boites modernes, ils se lancent tout la dedans pour ,améliorer la productivité

Ashka: (Après, Siaud-Fachin se fait un peu dézinguer dans méta de choc)

Cleora: “pensée en arborescence / en éventail” : https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/d/d3/Pens%C3%A9e_en_arborescence.jpg

nyves: la prochaine c’est sur le néo paganisme, ca m’intéresse

Ashka: Ben oui, méditez, ça ira mieux, vous réfléchirez mieux au fait que vous vous faites ken …

nyves: je connais un peu le milieu, y a de tout

Ashka: (je me suis rendue compte fin décembre que je me suis fait carrotte une semaine de congé …

nyves: 🙁

Ashka: En néo-paganisme ?

Taupo: on avait le muséum du havre pendant 2 ans

Ashka: Dans les milieux féministes, le côté sorcellerie remonte :/

Eléa Héberlé 🌱: C’est vrai

Eléa Héberlé 🌱: les sorcières de tik tok prennent le pouvoir

Ashka: Vouloir reprendre du pouvoir en utilisant l’allégorie, oui, mais entre les tarots, les sorts de protection etc … Meh …

nyves: @Ashka une “religion” basé sur une idée qu’on se fait des peuples d’avant le christianisme

nyves: @Eléa Héberlé 🌱 yep

Johan Mazoyer 🪐: mais c’est plus une identification a une figure allegorique connue qu’une croyance dans le surnaturel non ?

Ashka: @nyves J’ai viré athée au fil des années, c’est pas pour replonger ailleurs (sauf pour Cthulhu ou le culte de Dlul obviously =D )

nyves: J’ai vu que l’un des théoriciens de l’ultra-libéralisme, qui a influé Ayn Rand était un ancien nazi

nyves: @Johan Mazoyer 🪐 un peu plus complexe, le surnaturel est partout

Ashka: @Johan Mazoyer 🪐 ça dépend, il y a plein de tarots, certaines qui expliquent les sorts de protection, la relation aux gardiens, … C’est très concret, quand même

nyves: et ses théories sont encore appliquées 🙁

Johan Mazoyer 🪐: je savais pas @Ashka

nyves: @Ashka Pastafarisme!

Ashka: Ramen !

Ashka: @Johan Mazoyer 🪐 le tarot, ça peut juste être une réappropriation d’un “outil” sans aller plus loin, mais bon, c’est une porte d’entrée …

nyves: bon, c’est décidé, faut qu’on se fasse une émission en IRL

Johan Mazoyer 🪐: oui

nyves: j’ai plein de discussion a a voir avec vous

Johan Mazoyer 🪐: je vais chauffer Claire pour organiser une RD !

nyves: tant que ca se passe entre adulte consentants!

Ashka: @nyves Quitte à aller chatouiller godwin, si on remonte les branches de l’anthroposophie et du nazisme, on arrive au même endroit

nyves: Boris Vian?

Ashka: (j’ai plus le nom comme ça)

Eléa Héberlé 🌱: On a besoin d’un lieu et d’un thème, et on est bons 😀

nyves: @Ashka oui

Johan Mazoyer 🪐: ah non c’est du brel ca non ?

Ashka: Et wiii, une radio dessinée ^^ Des vrais discussions ^^

Ashka: non, non, pas Brel

nyves: @Cleora ? Vian ou Brel?

Taupo: on avait le muséum du havre pendant 2 ans

Eléa Héberlé 🌱: Par contre pas avant le mois de juin pitié

Ashka: (enfin je ne pense pas)

Eléa Héberlé 🌱: meme juillet en fait

nyves: @Cleora Vian ou Brel?

Ashka: Merci @Cleora pour la neuroA 🙂

nyves: Asperger était aussi Nazi 😉

Ashka: (et pour info, Asperger c’est aussi un point godwin)

Ashka: Voilà @nyves

Taupo: https://youtu.be/4JBcE_4F1a0 Jacques DEBRONCKART J’suis heureux

Taupo: nous dit @Cleora

nyves: merci @Cleora

nyves: très beau

Ashka: Bon, allez, d’après les experts qu’écoute ma cheffe, dans deux mois, omicron (et le covid) c’est fini …

nyves: lol

nyves: je ne fait plus de pronostic

Ashka: J’ai pensé pareil derrière mon masque

Ashka: Pareil, je me contente de pleurer de la bêtise des gens

nyves: on va se chopé un variant contagieux comme Omicron, et super léthal

nyves: on va rire

Ashka: (j’étais à un enterrement lundi (pas le covid), des personnes à risque dans l’assemblée, une personne de la famille était positive au covid …

Ashka: Des génies

nyves: 🙁

nyves: @ps: Est ce que le neuro atypisme est correctement diagnostiqué?

Ashka: (et mardi, j’ai dû faire un rappel à la personne qui prépare les médicaments : il n’a pas vu qu’il fallait retirer un anticoagt à une personne qui va subir une chir … J’imagine pas les dégats si j’avais pas vu …

nyves: ca doit être compliqué

nyves: @Ashka 🙁

Ashka: @nyves les filles qui ont un TSA sont sous diagnostiquées (parce qu’on se suradapte (enfin les femmes en générale, je suis pas neuroA)

nyves: je suis diagnostiqué anxieux, mais la base vient probablement d’un neuro atypisme, mais non diagnostiqué

Ashka: L’accès aux diag officiels sont compliqués (délais, prix par’fois)

nyves: genre jeune TDAAH et maintenant TDA

Ashka: Certains considèrent que la dépression est une neuroA alors que d’autres parlent plus de psychoA

nyves: Mon psy se pose des questions

Ashka: Ben c’est les psys les plus à même de poser un diag,de toute façon

nyves: yep

nyves: l’IMC y a des choses à dire

Ashka: l’IMC qui veut rien dire en plus …

nyves: je suis en surpoids

Ashka: (mais qui reste une référence)

nyves: parce que je fais du sport

Ashka: @nyves comme The Rock est probablement obèse, c’est ça ?

nyves: c’est ca

nyves: ou Chabal, alors qu’il avait 12% de masse graisseuse

Taupo: scoop : c’est la prochaine vidéo de Scilabus

Ashka: J’ai lâché la balance et je soigne mon rapport à la bouffe, c’est vachement mieux

nyves: cool

Ashka: @Taupo l’IMC ?

Taupo: oui

Ashka: Oh yes !!! ça va faire tellement de bien

nyves: quand tu vois Henry Cavill je crois qu’il est à peine 10% de masse graisseuse

Ashka: Non mais déjà hommes et femmes il y a un déséquilibre …

nyves: 1,85 92 Kg

nyves: @Ashka 😉

Ashka: Cavill ?

nyves: The Witcher

Ashka: Je viens de choper netflix … J’ai enfin rattraper The Witcher =D

nyves: Bon anniv Irene

nyves: vous transmettez?

Ashka: @Johan Mazoyer 🪐 inspiré par Don’t look up ?

Cleora: “les filles qui ont un TSA sont sous diagnostiquées (parce qu’on se suradapte (enfin les femmes en générale, je suis pas neuroA)” yep ^^

Ashka: Oui, bon anniversaire à Irène ^^

Eléa Héberlé 🌱: On transmet promis

nyves: @Ashka J’ai commencé Firefly avec 20 ans de retard!

Eléa Héberlé 🌱: merci d’être venus !

Ashka: J’ai juste vu le film, pas la série, mon ex 6-7 de compagnie voulait pas (et j’ai teeeeellement de séries à rattraper)

nyves: toujours un plaisir @Eléa Héberlé 🌱

Ashka: @Eléa Héberlé 🌱 c’était tout très bien (bon, faudra que je réécoute)

Alexa Sadier: trop cool de vous retrouver en live 🙂

nyves: Y a du Wifi à Serre Chevalier

nyves: Et à 20h30, il fait nuit

Ashka: (bon, comme c’est reparti pour toutes les semaines, je vais zapper la semaine prochaine histoire de faire du rattrapage de” temps social avec ma soeur)

Ashka: @jo

nyves: l’excuse à deux balle

Ashka: @joha

nyves: bisous les gens

Ashka: Au revoir et à la prochaine

Cleora: Bonne nuit !

Podcast Science 463 – Un conservatoire botanique, kézako ? avec le CBNBL

On vous le rabâche dans l’actu : de nombreuses espèces disparaissent à cause du changement climatique. C’est valable pour les animaux, les insectes, mais aussi pour les plantes, souvent grandes oubliées des TOP10 des espèces dont la disparition annoncée nous brise le plus le cœur. Non, elles ne sont pas mignonnes, mais elles méritent de survivre ! Heureusement, des héros de l’ombre partout en France œuvrent pour leur protection. Ce soir nous accueillons Clémence Henderyckx et Charlotte Camart du Conservatoire botanique national de Bailleul pour nous expliquer tout ça. Nous sommes le mercredi 13 janvier 2022, vous écoutez l’épisode 463 de Podcast Science, bienvenue !

 📲 Pour télécharger l’épisode cliquez ici 💾

Tour de table

  • Pascal le seul, l’unique, toujours à la technique depuis l’Alsace
  • Cleora depuis Perduville
  • Moi Eléa qui mènera l’interview
  • Et nos invitées, Clémence Henderyckx et Charlotte Camart depuis Bailleul

Quelques liens et références

Conservatoire botanique national de Bailleul

Les images de la semaine

Citation

“Il me semble que le monde naturel est la plus grande source d’excitation ; la plus grande source de beauté visuelle ; la plus grande source d’intérêt intellectuel. C’est la plus grande source de tellement de choses dans la vie qui rend la vie digne d’être vécue”

David Attenborough, rédacteur scientifique, écrivain et naturaliste britannique

La Chatroom

Eléa Héberlé 🌱: Bonsoir tout le monde, début de l’épisode à 20h30 tapante avec nos invitées du Conservatoire Botanique National de Bailleul !

Cleora: https://pbs.twimg.com/profile_images/1480838419228110854/Gm23y5jR_400x400.png

nyves: Salut les gens

Cleora: Hello Nyves 🙂

nyves: ca va?

Eléa Héberlé 🌱: Hello ça va !

nyves: salut @Eléa Héberlé 🌱

nyves: ca va

nyves: y a live ce soir, donc ca va 😉

Eléa Héberlé 🌱: Oui ! Re-bonne année parce qu’on a encore le droit 😀

nyves: yes, les voeux, la santé, et tout ca

kaou: Bonsoir toutes et tous

nyves: Hello @kaou

nyves: Hello @Pascal

Cleora: B’soir Kaou 🙂

quadrupleben: Bonsoir

nyves: bon, ca n’a aucun rapport avec l’émission de ce soir, mais j’aime bien

nyves: https://youtu.be/Cb3cemTN3ZE

nyves: salut @quadrupleben

Cleora: Hey @quadrupleben

Cleora: https://www.familiscope.fr/assets/fiches/0000/948-vue-panoramique.jpg

Cleora: ON AIR ?

nyves: YES

nyves: on vous entends 5/5

kaou: ah oui c’est bon !

quadrupleben: C’est bon après le F5 classique

nyves: bien installé

nyves: a mon bureau de télétravail

Thomas: Go

nyves: une petite tisane à coté!

Cleora: https://www.cbnbl.org/sites/default/files/2018-03/067BD.jpg

nyves: et, les 6 qui se cachent, venez!!!!

Ashka: Hello 🙂

Cleora: https://www.cbnbl.org/sites/default/files/styles/illustration/public/2019-01/Vue%20a%C3%A9rienne.jpg

Thomas: @ps Le jardin du luxembourg est un conservatoire botaniques avec des variétés des chartreux, mais sont ils “XXIe siecle” s’ils les cultivent comme dans le temps ?

nyves: salut @Ashka

Cleora: Visite virtuelle : https://www.cbnbl.org/plan-interactif-du-jardin-plantes-sauvages

nyves: d’ailleurs ca fait un bout de temps qu’Alan n’a pas passé une tête!

Eléa Héberlé 🌱: Oui Alan nous abandonne, il est trop occupé à sauver le monde

Thomas: @ps a quoi ca sert de cultiver les plantes quand on peut stocker les graines en islande dans le mega coffre fort ?

Thomas: oulala ca va pas le son

nyves: @Eléa Héberlé 🌱 et nous, on n’a pas besoin d’être sauvé?

Thomas: c’est haché non ?

nyves: STOP

Thomas: bon ca va un peu mieux

kaou: oui j’ai trouvé ça un peu chelou

quadrupleben: https://www.podcastscience.fm/wp-content/uploads/2017/11/76.png

kaou: (le son, I mean)

nyves: hachage au debut

nyves: lol le dessin

Ashka: oui, y a eu des accélerations bizarres

quadrupleben: @nyves épisode 313 sur la bière

Cleora: Grainothèque @Thomas : https://www.cbnbl.org/grainotheque ^^

Thomas: c’est a coté de Lille , vous pouvez dire

nyves: @quadrupleben la mémoire de PS!

Thomas: un peu haché le son d’elea

nyves: Oui @Eléa Héberlé 🌱 tu parles un peu vite, et ca hache

Pascal: Enfin, j’ai trouvé mon fichier

kaou: c’est où Bailleul ?

Cleora: gg @Pascal haha

Pascal: alors pour Elea, c’est un peu compliqué ce soir

Thomas: c’est a coté de Lille

nyves: ca parle plante, on perd @Eléa Héberlé 🌱

Pascal: elle est connecté en Wifi un peu loin de la borne

Pascal: et pas d’autre solution

Pascal: 🙁

nyves: Ah, je croyais qu’elle avait pris de la coke

kaou: lol

Cleora: www.cbnbl.org

* Pascal remercie @quadrupleben

Cleora: https://www.cbnbl.org/

nyves: C’est une plante la coca!

Pascal: @nyves ca, je n’en sais rien

nyves: on lui demande?

Pascal: (je repondais à la question precedente)

Blue Phenix: Couscous !!

nyves: moi aussi 😂

nyves: salut @Blue Phenix

Cleora: Plantes sauvages : https://www.cbnbl.org/plan-interactif-du-jardin-plantes-sauvages

Blue Phenix: Mince ça a commencé à l’heure pour une fois ??

Barenziah: bonsoir à tous 😁

Pascal: Salut @Blue Phenix

nyves: salut @Barenziah

Ashka: Salut @Blue Phenix et @Barenziah

Blue Phenix: Salut @nyves et @Pascal ^^ zallez bien ?

Pascal: ce n’est pas encore blue&red phoenix ?

nyves: @Blue Phenix presque, 5 min de retard

Blue Phenix: lol @Pascal non mais Blue s’appel Blue Parce que Blue Phenix en fait ! ^^

Pascal: ok. je pensais que c’etait a cause de la couleur

Pascal:

Blue Phenix: C’est Red qui aurai du s’appeler Phénix lol

Blue Phenix: j’ai hésité avec Fumeseck cela dit

Pascal: lol

nyves: bon, Red Pill ou Blue Pill?

Cleora: Parnassie des Marais <3 https://www.cbnbl.org/sites/default/files/styles/large/public/2017-11/Parnassie_des_marais_-_Parnassia_palustris-360f5.jpg?itok=mI_85gm9

Blue Phenix: De toutes façons Red je l’appel toujours Meuhmeuh car il est toujours entrain de râler en faisant “Meuhhhh Meuhhh Meuhhh” lol

Cleora: https://download.vikidia.org/vikidia/fr/images/5/56/Bocage_boulonnais.jpg

nyves: le bocage, pour moi, c’est le débarquement en Normandie!

Blue Phenix: Le bocage à anchois ?

Cleora: plantes médicinales : https://www.cbnbl.org/plan-interactif-du-jardin-plantes-medicinales

Cleora: oui c’est très Normand le bocage ^^

nyves: carrément. J’ai fait 2 fois le mémorial de Caen, plus les visites autour

nyves: c’est assez impressionant

Blue Phenix: J’y suis déjà passé mais j’ai jamais trop visité la Normandie ^^” pourtant c’est pas trop loin et ça fait un moment que je me dis qu’il faut que j’aille visiter les dunes de bivilles

nyves: tiens, on a un programme Série et Jeux vidéo pour notre prochain concert

nyves: on va chanter ca:

nyves: https://youtu.be/FOkkE93coIg

Cleora: Jardin conservatoire : https://www.cbnbl.org/jardin-conservatoire

Blue Phenix: @nyves tu connais celle là ? ^^ https://www.youtube.com/watch?v=BSLPH9d-jsI

nyves: eh, les lurkers, connectez vous qu’on dise des bétises!

Cleora: https://www.cbnbl.org/sites/default/files/IMG/jpg/TAS_4765.jpg

Cleora: https://www.cbnbl.org/sites/default/files/IMG/jpg/TAS_4768.jpg

Blue Phenix: Patrimonial mais presque

nyves: @Blue Phenix Sympa!!

Ashka: *clap clap clap*

Cleora: la blibli : https://bibli.cbnbl.org/?_ga=2.248429959.1414713311.1642015300-1741326330.1642015300

Blue Phenix: @nyves le plus fou, c’est qu’ils sont que deux en fait, Lindsey Stirling au violon, et tout le reste, c’est le gars avec sa voix

nyves: ouais fort le mec

nyves: tiens, dans le genre baleze

nyves: https://youtu.be/v2ZEEfl8F5g

nyves: bon, y a du boulot sur la voix, mais chaud le gars

Cleora: https://www.aquaportail.com/pictures2109/phytosociologie-communautes-vegetales.jpg

nyves: arriver à chanter guttural et clair en même temps

Blue Phenix: Ouai pas mal ! ça m’étonnerai qu’il tienne un concert avec la voix comme ça lol

Thomas: une scierie

nyves: avec une boucle de voix et un peu d’autotune, ca passe

kaou: sous bois

Thomas: au musee d’orsay

kaou: pelouse

nyves: au bois de Boulogne (private joke)

Blue Phenix: lol

nyves: J’avais une prof de Bio au Lycée qui s’étonnait que plus personne ne sache qu’il y avait des Jacynthe sauvage au Bois de Boulogne

Blue Phenix: Bah moi j’irai à un jardin botanique pour tout photographier d’un coup x)

nyves: (surtout, ne pas rire)

nyves: @ps: J’avais entendu ce genre d’étude sur les différentes strates en montagnes

nyves: @ps: et qu’il restait des plantes à plus de 3000m

Cleora: https://live.staticflickr.com/8525/8685534108_61cabea3f7_b.jpg

Thomas: on cultuve moins de navet qu’avant, on peut parler de phytochomage ??

Cleora: xD quoi ? on met au chômage des plantes ?

Blue Phenix: Moi je mets du roundup et je peux prédire que dans une semaine y’a plus rien !

Blue Phenix: (c’est une blague hein j’utilise pas d’herbicide x) )

Ashka: Moi j’ai des carottes surgelées qui poussent dans mon jardin …

Thomas: il y a des phytoplanctonsologues ?

Ashka: (mais je croi que c’est des cadeaux des corneilles ^^

Blue Phenix: @Ashka gaffe à la rupture de la chaîne du froid avec le réchauffement climatique !

kaou: un avis sur les travaux de Gérard Ducerf ?

Ashka: @Blue Phenix surtout que j’ai pas de congel pour les récupérer donc c’est vraiment bif bof

Blue Phenix: c’est la base de ce qui est appris en permaculture, avec les plantes bio indicatrices

Pascal: quand j’ai vu le nom de phytosociologie, je m’attendais a un truc comme l’ethnobotanique

Thomas: @ps la phytosociologie a un rapport avec Normalised Difference Vegetation Index ? et sinon c’est quoi le NDVI ? (j’ai compis qu’en regardant la couleur des plantes depuis l’espace, on sait des trucs sur la terre?)

Blue Phenix: @Ashka bon bah faut les cuisiner direct lol moi j’ai un congélateur que en été ! Comme c’est un combiné et qu’il est dehors, bah l’hiver il fait trop froid et le frigo se met pas en route, du coup le congèle est pas refroidi ^^”

Ashka: à 9h avant de partir (en retard) au taf, c’est compliqué =D

nyves: J’ai un collègue qui fait quasiment tout ses légumes lui même, je sais pas comment il fait, j’aurai jamais le temps

nyves: J’ai trop d’hobby à coté!

Ashka: Ni le temps ni l’énergie d’entretenir mon jardin, mes plantes, c’est des warriors ^^

Blue Phenix: Comme le dit le proverbe, “If life give you carrot, make a pot-au-feu” !

Blue Phenix: ou un truc du genre

quadrupleben: @Blue Phenix il y a un article sur hackaday qui est sorti il y a pas longtemps. C’est le priincipe qui est pourri sue les capteurs. Solution laissé l’ampoule dans le frigo allumé pour que ça chauffe

Cleora: https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/9/94/NDVI_062003.png/600px-NDVI_062003.png

nyves: @Ashka pareil. Tant que c’est vert depuis google earth 🙂

Blue Phenix: @quadrupleben Ouai ou se passer de congélateur l’hiver, ça marche aussi lol

nyves: @Blue Phenix -18°c, tu habite dans le Doubs ou en montagne

Cleora: https://www.researchgate.net/profile/Battle-Karimi/publication/340310417/figure/fig2/AS:875180494688262@1585670698669/Cartographie-des-habitats-microbiens-a-lechelle-de-la-France-Figure-6-Mapping-of.png

kaou: @ps vos invitées ont-elles un avis sur les travaux de Gérard Ducerf ? à savoir la fiabilité/robustesse des milliers d’espèces qu’il a associées à telles ou telles propriétés des terrains ?

Blue Phenix: @nyves ouai non mais je préfère me passer de congélateur que de vivre dans un congélateur !

nyves: lol

Ashka: @Blue Phenix sage décision =F

Cleora: UICN : https://uicn.fr/

Ashka: =D

Pascal: @nyves -18? c’est trop chaud pour le doubs

nyves: Apres, en France métropolitaine, -18°c c’est rare

nyves: @Pascal lol

kaou: @ps (pas forcément une question pour tout de suite, btw)

Blue Phenix: Quand j’étais minot et que je vivais en Savoie on a eu -30°C un hiver … ça picote lol Sinon -20°C quand j’habitais à Thiers

Pascal: bon j’exagère, on va dire pour le haut doubs

nyves: J’ai une copine qui est partie au Québec. Elle me disais, -20°c bien equipé ca passe, -30°c, ca pique!

Ashka: Scilabus disait -24 il y a deux jours … ressenti : -35 …

Blue Phenix: @PS ouai mais les ronces c’est une baisse pendant un certain temps mais après ça amène une forêt à terme donc c’est bénéfique non ?

Cleora: https://www.lestaxinomes.org/IMG/png/fritillaire_pintade.png

Blue Phenix: c’est pas la norme -30°C au Québec ?

nyves: @Ashka et on se plaint avec 2°c à Rennes!

nyves: @Blue Phenix plutot -20

nyves: Après ca dépend où

nyves: plus haut, ca commence à faire mal

Ashka: Pour avoir bosser dehors à l’année, -1, ça pique plus que -15 parce que l’humidité glace les os

Eléa Héberlé 🌱: https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/0/0f/Spiranthes_aestivalis_Bl%C3%BCtenstand.jpg/1200px-Spiranthes_aestivalis_Bl%C3%BCtenstand.jpg

Blue Phenix: jamais j’irai vivre là bas … même si j’adore les grandes forêts mais les températures et les moustiques c’est pas possible XD

nyves: @Ashka je me souvient d’un TP de topôlogie. Un après-midi dehors par -5, sans bouger (forcément faut viser dans l’instrument) le bain chaud a mis 30 min à me rechauffer

Cleora: https://media.ooreka.fr/public/image/plant/1377/furtherImage/54r36qe3mr4s4488ccsos804s-source-12563411.jpg

Ashka: Je suis partisane des douches, mais c’est pas forcément plus écono/écolo quand on reste 20 minutes sous l’eau chaude …

nyves: je prends plus que des douches

nyves: c’etait le millénaire dernier, on s’en foutait du climat

Blue Phenix: Sinon on remplace toutes les plantes par des fausses en métal ! (cette proposition n’est pas du tout intéressée XD) ( @Eléa Héberlé 🌱 j’ai pas oublié hein ^^)

Cleora: La pintade en plante : https://www.lestaxinomes.org/media5806

Blue Phenix: Faut investir dans un jacuzzi les gens ! rien de mieux pour se réchauffer ! lol

Ashka: Mais c’est ni écono ni écolo ^^

Blue Phenix: Bah au moins tu changes pas l’eau à chaque fois lol

nyves: @Blue Phenix J’avoue en avoir profité cet été en montagne dans un super gite (avec Sauna)

Cleora: https://www.lestaxinomes.org/IMG/jpg/renouee_du_japon5.jpg

nyves: Après une grosse rando, c’est pas mal

Pascal: par contre energetiquement, ca fait peur

Ashka: @Blue Phenix après une journée à bosser dans un manège, c’est vite crade, genre witcher style ^^

Cleora: Jussie : https://aappma-colombier-fontaine.fr/images/Photos/Plantes/Jussie-a-grandes-fleurs-2.jpg

nyves: @Pascal certe

nyves: @Ashka faut se laver avant

nyves: et puis j’ai pas le gabarit d’Henry Cavill 😉

Ashka: D’où la douche =D

Cleora: http://patrimoine-seixois.fr/wp-content/uploads/2015/03/2.-Renou%C3%A9e-du-Japon-Renoutria-japonica.jpg

Cleora: renouée de Japon la fameuse x)

Ashka: @nyves les OP avec des trucs de protéines, ça aide un peu ^^

nyves: c’est un peu plus compliqué ca. Tu as le légal

Cleora: https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/5/53/Buddl%C3%A9ia_16_07_2001_Lille.jpg

Blue Phenix: @Ashka si t’étais vraiment écolo tu te laverais au sceau d’eau et à l’éponge !! encore moins d’eau qu’une douche ! lol

nyves: (créatine, Whey, …)

nyves: et faut savoir que les mecs s’entrainent juste avant de filmer

nyves: donc les muscles sont congestionnés

Ashka: ah mais je ne le suis pas, et en plus, je suis frileuse ^^

Blue Phenix: lol

Cleora: Inventaire en Flandre française O.O : https://www.cbnbl.org/flore-flandre-francaise

nyves: Mais y en a pas mal qui prenne des produits plus dangereux (anabolisant, …)

nyves: Bon Y en a qui ont des avantages génétiques!

Blue Phenix: Au fait @nyves t’as vus ? ^^ https://www.facebook.com/113869508714123/videos/407463741157147/

Ashka: Et la possibilité de se payer l’entraineur, le cuistot, le diététicien et tout le tralala

Blue Phenix: Première sortie de Red ^^

Cleora: https://idata.over-blog.com/0/49/09/69/formation/commune-635.jpg

nyves: @Blue Phenix sympa!

Ashka: Nice.

nyves: @Ashka et le temps de faire 2 entrainements par jour 🙂

Ashka: Voilà

Blue Phenix: il est encore en harnais mais bon ^^ enfin un jour où il fait beau et sans vent pour le sortir ^^

Cleora: https://www.cbnbl.org/sites/default/files/IMG/png/copieecraneee-3.png

Cleora: https://digitale.cbnbl.org

Blue Phenix: service indisponible lol

Cleora: ouais pas disponible ce soir a priori :/

Blue Phenix: lol au taquet @Pascal

Pascal: ah ben vu comme j’ai galeré a les recupere ces fichiers…

Blue Phenix: lol

Cleora: https://www.instagram.com/cbnbl/

Eléa Héberlé 🌱: Le millepertuis des marais : https://inpn.mnhn.fr/photos/uploads/webtofs/inpn/9/202869.jpg

nyves: J’a vu la différence en montagne, où l’edelweiss a été protégé, et maintenant, y a des endroits où y en a des tapis!

Cleora: Science participative si vous êtes dans le Nord de la France comme moi : https://jeparticipe.cbnbl.org/?_ga=2.217786964.334558584.1641195758-247569968.1627285169

Cleora: Des graines et des graines : https://www.cbnbl.org/especes-disponibles

Pascal: @nyves je me souviens en avoir vu un pré entier dans le queyras quand j’etais ado

Pascal: dans les années 90

Blue Phenix: Ils ont pas de cocofesses alors ? la plus grosse graine du monde

nyves: @Pascal Personne ne va au Queyras 🙂

nyves: t’as vu la route?

Pascal: oh oui

Pascal: on a toujours pris par Guillestre

nyves: j’y suis allé qq fois

Pascal: ne jamais regardé la route sur laquelle on vient de passé

nyves: la route des grands goulets est sympa!

Pascal: Mes parents m’ont emmené quelques fois à Molline

Pascal: de super souvenir

Pascal: mais j’ai peur du vide

Pascal: je pense ne jamais y retourné

Pascal: 🙁

nyves: j’ai fait Chateau Queyras, Abries et Ceillac

nyves: mais j’ai pas peur du vide

Pascal: J’ai un double traumatisme : la vallée du guil

Pascal: et un croissement dans l’angle droit en arrivant a chateau queyras

nyves: oui, je vois

Pascal: avec un camping car en face

Blue Phenix: les gorges du tarn c’est sympa dans le genre aussi si tu veux, la moitié de la route est au bord du vide

Pascal: et le rebord faisais 20cm de haut à lépoque

nyves: si tu veux avoir peur, tu as la route au dessus d’Aussois en Savoie

Blue Phenix: j’ai failli me prendre un poids lourd là bas d’ailleurs … il a du se déporter sur ma voie pour prendre un virage sur un pont … on a pilé tous les deux on s’est retrouvé avec les parechocs à 2m ^^”

Cleora: https://societebotaniquenord.wordpress.com/

nyves: il y a même pas de rebord et tu te croise limite

nyves: mais la Rando vers le Col d’Aussois est top

Pascal: bref pas pour moi 🙁

Blue Phenix: @nyves c’est bête le street view vas pas au dessus sur google lol

nyves: lol

nyves: @Pascal tu peux y aller par l’autre coté (Pralognan)

nyves: la route est faisable

Blue Phenix: mais je me rappel de quelques routes comme ça en Savoie oui, j’avais la trouille étant gosse lol

nyves: c’est juste plus long à pied

Pascal: https://www.theoutsiders.travel/inspiration/lieu/gorges-du-guil/

nyves: et au dessus du col tu as pic faisable a pied avec 300 m de vide

Pascal: c’etait ce genre de passage ou j’etais suis mal

nyves: J’etait debout sur le pic tranquille, mais qaund ces mes enfants qui l’ont fait, j’ai flippé ma race

Thomas: @ps et comme idée recu, il y a aussi que les botanistes et les amateurs de champignons c’est des clans différents. vrai ou faux ?

Pascal: tu m’etonnes

Thomas: @ps quand on visite, on peut repartir avec un bout de plante de quelque chose de matériel ?

nyves: 45.29191451555236, 6.686436402907339 sur google map

nyves: A coté du lac du Mont Cenis, y a un jardin, avec pleins de plantes de montagne, avec l’usage ancien

Thomas: @ps une plante c’est aussi des insectes auxiliaires, donc avez vous des enthomologues ?(experts en insectes?) et idem on dit de plus en plus que les champignons sont liés aux plantes, donc experts en champignon ?

Thomas: @ps est ce que vous faites des visites virtuelles en visio live (pour les parisiens ou les covid peureux?)

Cleora: on peut déjà visiter “virtuellement” les jardins sur leur site : https://www.cbnbl.org/plan-interactif-du-jardin-plantes-sauvages

Thomas: @Cleora oui mais rien ne vaut un atelier avec une vrai personne avec questions reponses, ateliers, anecdotes …

nyves: c’est clair

Cleora: gogo ya plein de choses : https://www.cbnbl.org/

Cleora: https://www.vegetal-local.fr/

nyves: je plante rien, ca se plante tout seul!

nyves: (comme la chatroom) 😉

Blue Phenix: pow pow pow XD @nyves clash lol

Pascal: pfffff

nyves: je vais me faire kicker

Blue Phenix: ban à vie lol

Pascal: ca me demange

Pascal: j’avoue

Cleora: haha

Cleora: là rien à dire aujourd’hui comme la semaine dernière ^^

Blue Phenix: loool

Cleora: haha

nyves: Mérité!

Blue Phenix: mdr

Thomas: “L’Observatoire de la biodiversité des Hauts-de-France recherche son (sa) chargé(e) de communication” du coup elle s’en va l’intervenante ??

kaou: desfois c’est aussi “à quoi elle sert ?”

nyves: toutes las plantes se mangent

Thomas: @kaou ca sert toujours

Blue Phenix: certaines une fois seulement ?

nyves: après, c’est pas garanti que tu survive

nyves: c’est ca

Thomas: de l’argile blanc ca les etouffe

nyves: @ps : tiens, on dirait des questions à des informaticiens

kaou: mais totalement

Thomas: purin d’ortie

Thomas: bouilie bordelaise

kaou: il y a une citation de jane goodall là-dessus

Thomas: soufre, cuivre

kaou: quote

nyves: beau

Blue Phenix: Pour les pucerons, il suffit de pas les éradiquer, comme ça les prédateurs ont toujours à manger et il n’y a pas d’explosion ^^

Blue Phenix: la nature se régule très bien toute seule x)

nyves: je ne tue jamais d’araignée

kaou: « Pourquoi parle-t-on de vandalisme lorsque est détruit un chef-d’oeuvre de l’homme alors que ceux qui détruisent les chefs-d’oeuvre de la nature s’abritent si souvent derrière les termes de progrès ou de développement ? »

nyves: j’ai moins d’insectes volants

Thomas: @Blue Phenix mais les predateurs c’est le coccinelles, mais le miela des pucerons fait croitre les champignons noirs dessus

nyves: bien @kaou

kaou: de Jane Goodall, d’après Francis Hallé

Thomas: @kaou Jane goodall, bof. pas tres scientifique.

Blue Phenix: @Thomas bah il n’y a pas que les coccinelles mais bon oui, et justement si tu traites pas t’en auras et tu n’auras pas trop de pucerons

Thomas: @ps vous etes pour ou contre les feux de foret ? car il parait que ce sont les herbes qui font expres que les foret brulent pour accaparer le terrain après.

nyves: @Thomas Pourquoi pas très scientifique?

Barenziah: @Thomas il y a une bonne video de Dirty Biology là dessus 😉

nyves: Merci, c’etait top!

Thomas: @nyves apparemment elle est autodidacte , et elle fait plein d’antromorphisme, met l’accent que sur les jolis gros animaux …j’ai lu son interview dans ‘Aniaml’ et j’etais tres decu

Ashka: Merciii 🙂

Thomas: le semaine prochaine, c’est qui l’invité? l’invité a ecrit un livre ? si c’est roue libre, il y a aura un point actu sur le palais de la deocuverte ?

Ashka: Bon, c’est reparti pour un épisode par semaine ? ^^

Cleora: thème rayure

Thomas: Merci a elea, c’est mon intevieweuse preferée

Blue Phenix: Re ^^” soucis de connexion ^^”

Barenziah: bonne soirée à tous, à la semaine pro !

Blue Phenix: Ouaiii ! je veux un point sur les rayures des masques de Aras !! :p

Thomas: Cool les rayures, il y aura certainement Robin qui va parler des modeles de Turing … et de Wolfram

quadrupleben: Des emmission radio dessiné. Le rêve.

nyves: @Thomas Certes, mais la citation ouvre à la discussion

Cleora: Bonne nuit 🙂

nyves: MDR

kaou: bonne nuit !

Blue Phenix: @Thomas Pour les incendies c’est vrais dans certaines forêts oui, genre en Australie, les eucalyptus qui dégagent des vapeurs d’huiles pour provoquer des incendies, comme ça ça crame et leurs graines germent après

nyves: lut

quadrupleben: Bonne nuit

Blue Phenix: Bonne nuit !!

Ashka: Bonne nuit et à la semaine prochaine 🙂

Eléa Héberlé 🌱: Merci à tous ! J’ai pas trop regardé le tchat pendant l’interview 😀

Eléa Héberlé 🌱: Bonne nuit !

Blue Phenix: Bah voila

Blue Phenix:

Thomas: c’est SUPER ELEA !

Blue Phenix: ça parle de plante et tu nous prête plus attention !

Eléa Héberlé 🌱: désolée <3

Thomas: en plus de préparer une citation, faut demander aux invités aussi a chaque fois une petite experience a faire à la maison

Eléa Héberlé 🌱: je note l’idée 😀

Blue Phenix: ouai euh … à éviter parfois, genre les fameux épisode sur le caca

Blue Phenix: Allez, bonne soirée à tous et à la prochaine !

Thomas: bye bye

Podcast Science 462 – En brief : science et journalisme avec Morgane Guillet

On ne l’attendait plus avec tous les rebondissements de 2021, mais ça y est, 2022 est enfin arrivée. Une année qui s’annonce elle aussi pleine de surprises puisqu’on peut la commencer en faisant des rimes en “cron”, ce qui n’arrive pas tous les 4 matins : un climat toujours propice à la prolifération de Covid, version Omicron, une année d’élection présidentielle en France, avec peut-être un variant de Macron… on espère que vous vous êtes tous bien gavés de macarons pendant les fêtes pour encaisser tout ça ! En tout cas quoi qu’il arrive, l’équipe de Podcast Science est toujours là pour vous faire sourire et vous conter la science… et puisqu’on parle d’actualité pour inaugurer 2022, ce soir nous accueillons Morgane Guillet, journaliste et médiatrice scientifique. Nous sommes le mercredi 5 janvier 2022, vous écoutez l’épisode 462 de Podcast Science, bienvenue !

 📲 Pour télécharger l’épisode cliquez ici 💾

Tour de table

  • Johan depuis Paris
  • Alexa depuis Los Angeles
  • Cleora depuis Perduville
  • Pascal depuis l’Alsace
  • C’est moi Eléa qui fait le maître de cérémonie pour l’épisode
  • Et notre invitée, Morgane Guillet au micro depuis Rennes

Les images de la semaine


Brief.Science

Citation

“La première idée force de projet de foyer de libre évolution, c’est donc de détourner cette invention juridique qu’est la propriété privée, au profit d’autres formes de vie que la notre. Au profit d’autres vivants que le seul propriétaire humain. La propriété donne la jouissance absolue au propriétaire, mais ici le propriétaire n’achète pas pour jouir. Il achète pour rétablir la jouissance à d’autres formes de vie.

Dans une forêt en libre évolution, donc, vous pouvez entrer, en mammifère humain. Vous êtes le bienvenu quand vous voulez, en sachant que pour une fois vous êtes d’abord chez d’autres, dans leurs foyers, sur leurs chemins familiers. En un sens, vous êtes aussi chez vous, mais pas comme un propriétaire, cette fois comme un cohabitant de la Terre.”

Baptiste Morizot – “Raviver les braises du vivant” et le concept de la ‘libre évolution‘

La Chatroom

Le Plantoscope 🌱🔬🌸: Bonsoir bonsoir

nyves: Salut

Alexa Sadier: salut nyves!

Pascal: Salut @nyves

nyves: les voeux,

Pascal: Bonne année !

Alexa Sadier: BONNE ANNEE !

nyves: Respect Robustesse, tout ca!

nyves: les fêtes se sont bien passées?

QuelEstLActu: Hello il y a un invité today ?

QuelEstLActu: You bien c est roue libre avec un point de Robin sur le palais de la découverte ?

Le Plantoscope 🌱🔬🌸: Ahah c’est une invitée ce soir

Le Plantoscope 🌱🔬🌸: Les fêtes étaient semi-confinées pour la moitié de l’équipe

nyves: pareil

nyves: réveillon de Noel isolé dans ma chambre

nyves: avec plateau repas et discusion par whatsapp

Le Plantoscope 🌱🔬🌸: Oh non 🙁

Le Plantoscope 🌱🔬🌸: Ben bonne année quand même 😀

nyves: au moins c’est fait

nyves: quand je vois le nombre de cas autour de moi en ce moment!

Cleora: B’soir par ici 🙂

nyves: salut @Cleora

Ashka: Bodde addée et bodde santé z’à toutes z’et tous 🙂

nyves: hello @Ashka

Cleora: bodde addée à toi aussi ^^’

nyves: bonne santé?

Cleora: https://pbs.twimg.com/media/FIXJe3MX0AcAbQ5?format=jpg&name=large

Ashka: Un bon rhume pour bien commencer l’année, “heureusement”, je suis encore en vacances donc je peux faire la croûte toute la journée 😉

Ashka: (y a le timer qui tourne mais pas de son, c’est normal ?)

QuelEstLActu: Y a pas d son

Cleora: ON AIR ^^ ?

nyves: nope

Ashka: Wiii

nyves: si, F5

Ashka: on vous entend sans recharger, c’est magique ^^

Ashka: Merci de l’explication @Pascal

nyves: J’habite seul avec maman, dans un très vieil appartement

nyves: johan est dans la cave!

Ashka: La piste de bowling devant les fusibles, c’était peut-être pas l’idée du siècle =D

Cleora: x)

Cleora: https://www.brief.science/static/crowdfunding/img/landing-1.jpg

nyves: twenty-twenty Too

Ashka: Salut @Barenziah

nyves: après, j’ai eu le delta, j’espère que ca protège du omicron!

Alexa Sadier: J’adore l’échos chez Johan façon chateau avec 3 m de hauteur 😀

Cleora: Morgane Guillet : https://twitter.com/Feydolen

nyves: @ps: super, une rennaise, une compatriote!

Barenziah: bonsoir à tous 😁

Cleora: B’soir @Barenziah

Alexa Sadier: salut @Barenziah

Ashka: Salut @Barenziah

nyves: salut @Barenziah

Cleora: https://esj-lille.fr/formation.php?id_formation=18

Cleora: https://www.ajspi.com/le-metier/se-former-au-journalisme-scientifique/

nyves: raté

nyves: le journaliste scientifique embedded en Syrie!

Cleora: https://www.espace-sciences.org/sciences-ouest/380

nyves: excellent l’espace des sciences de Rennes

Cleora: https://bretagne-environnement.fr/

nyves: salut @Sciencedecomptoir

Sciencedecomptoir: Coucou !

Alexa Sadier: Salut !

Cleora: Tiens salut ! ^^

Cleora: https://www.c-lab.fr/assets/images/1569236958-article-science-ouest-nouvelle-formule.jpg

nyves: c’est beaucoup putaclic encore hélas

Cleora: -> https://www.brief.science/

nyves: c’est cool, effectivement

QuelEstLActu: Il y a du son ?

Cleora: normalement ouais ?

nyves: Les numéros tests ont l’air carrèment bien

Cleora: https://www.brief.science/static/crowdfunding/img/landing-2.jpg

nyves: oui, ca à l’air cool!

Cleora: https://www.podcastscience.fm/emission/2019/02/14/podcast-science-361-reparation-adn-2/

Cleora: https://www.armorloisirs.com/usermedia/photo-635415529980667533-1.jpg?w=1000&h=430&Crop=True

nyves: @ps: C’est ou dans les Cotes d’armor?

nyves: le planetarium

nyves: j’ai déjà du faire 5 fois celui de Rennes 😉

Barenziah: @ps du coup quelle est votre relation avec l’AFP ?

nyves: C’est super joli la bas!

Alexa Sadier: hyper sauvage

nyves: @ps: n’y a t’il pas un problème avec les titres qui ne correspondent pas réellement au contenu, voir les extracts des études qui sont plus élogieux que le contenu?

feth: (‘bon matin, bonne année 🙂

Ashka: L’antenne, ils en parlent dans Yoko Tsuno, non ? (message pour l’éternité)

nyves: hello @feth

nyves: les voeux, la santé, ….

Ashka: Salut @feth

Cleora: https://static.actu.fr/uploads/2019/07/Rad%C3%B4me.jpg

nyves: pas de spoiler!

nyves: j’ai envie de le voir

Alexa Sadier: rien ne vaut armageddon en film d’astéroides

Alexa Sadier: pareil pas vu encore

Cleora: bwarf on l’a déjà vécu IRL nyves ^^

nyves: NON, pas Armageddon!

Cleora: le film sans l’astéroïde hein x)

nyves: @Cleora lol

Alexa Sadier: le seul bon film de Michael Bay

nyves: juste pour voir Meryl Streep en présidente ca donne envie

nyves: il a fait des films Mickael Bay?

Ashka: Il est vraiment bien (don’t look up … pour Armageddon … bon, y a Steve Buscemi, c”est cool)

nyves: Je croyais que c’était un pyrotechnicien

nyves: J’adore Buscemi

Alexa Sadier: Armageddon c’est un bon film catastrophe fun (comme Alerte par rapport à un contexte pandémique)

Ashka: Tu as vu Boardwalk Empire ?

Alexa Sadier: Contagion est bien est acurate mais bien moins fun que Alerte par exemple (je trouve)

Alexa Sadier: *et

nyves: @Alexa Sadier par rapport à Alerte, je préferre Contagion

nyves: @Ashka nope

Ashka: J’ai vu aucun des deux, je pense

Cleora: https://serieophile.fr/wp-content/uploads/Dont-Look-Up.jpg

Alexa Sadier: Scientifiquement oui, mais j’ai plus l’impression de regarder un documentaire

nyves: Contagion, c’est le covid en plus vénère

Ashka: Serie HBO, Atlantic City, prohibition … Et Buscemi dans le rôle principal

Alexa Sadier: Oui j’avais beaucoup aimé le mec complotiste dans contagion

nyves: carrèment, c’était Alex Jones à la place d’Alex Jones

nyves: Buscemi est ancien pompier à NY, et il est allé aider pour le 9/11 sans en parler

Ashka: Oui, j’ai vu passer l’info.

nyves: c’est des arguments complotistes de dire “on nous cache tout” alors qu’il suffit de chercher un peu

Barenziah: @ps sniff ma question a sautée ?!

Barenziah: @ps du coup quelle est votre relation avec l’AFP ?

Alexa Sadier: ah non attend je la recole

nyves: le problème c’est que la crise est traité de manière plus polito-économique que scientifique

nyves: ne jamais dire que tu est informaticien!

nyves: après faut expliquer que tu répare pas des ordinateur et que tu configure pas les téléviseurs

nyves: On peux danser sur du death métal norvégien?

Ashka: Je sais péniblement monter un PC mais une smart-TV et je suis perdue … (en même temps, j’ai plus de télé)

nyves: Je fais plus de hardware depuis 15 ans

nyves: et mon matos, plus c’est plug and play, mieux je me porte

nyves: je galère trop dans la journée avec des bugs à la con

Ashka: Ben l’informatique est pas mon métier, juste je suis référente dans ma structure, donc s’il y a des trucs “de base” à faire, je me débrouille.

nyves: oui, David Louapre est excellent

Cleora: https://www.youtube.com/c/itsokaytobesmart

Ashka: Moi, je galère plus avec des cons qui bug, donc j’ai pas forcement l’énergie de chipoter mais parfois, ça m’amuse de bidouiller.

nyves: Kurtzgesagt!

nyves: @Ashka 90% du temps le bug est situé entre la chaise et le clavier

Pascal: je monterais à 100%

nyves: ca dépend qui a codé!

Pascal: Mais ca peut etre la chaise et le clavier de l’utilisateur, de l’admin, du dev…

Ashka: Oui, oui, je confirme … Même quand c’est pas un problème d’informatique, c’est souvent là qu’on trouve le problème

nyves: @Pascal c’est ca

Ashka: (‘tain, je suis pas prête à reprendre lundi, je rêve trop de boulot encore)

feth: Je viens de découvrir brief.science, c’est très agréable à parcourir (pas eu le temps de lire en vous écoutant et en codant 🙂

nyves: j’ai encore du mal, alors que j’ai repris lundi

Ashka: (je suis en congé depuis le 24, pas fait grand chose à part bouquiner, netflix et dodo … en même temps, je me suis faite griller une semaine de congé, il me semble, pas étonnant que je sois cuite)

Ashka: à propos de lecture, s’il y a des amateurices du Marsupilami, il y a une nouvelle BD qui en propose une relecture plus réaliste et plus sombre)

nyves: https://megaphone.link/ADL7446916286

nyves: un lien de podcast sur un coup d’état au Etats Unis

nyves: et pas celui de l’année dernière

nyves: mon jardin est en libre évolution!

Ashka: C’est quel épisode ?

nyves: Historical blindbess/Coup at Cape Fear

Ashka: téléchargé 😉

c’est qui ?: j’ai raté le debut de l’emission. c’est qui l’invitée ?

Alexa Sadier: https://www.cbi.ucla.edu/projects/sustainable-ebony-project/

Cleora: -> https://www.brief.science/ <-

nyves: Ah, y en a qui vont etre contente!

feth: Merci, bonne année, c’était chic comme façon de faire podcast science 🙂

c’est qui ?: merci cleora

Ashka: Merci pour ce chouette épisode 🙂 (et ce super projet)

nyves: Merci!

nyves: oui

nyves: 😉

nyves: c’est magnifique

Ashka: Oui, c’est bien don’t look up

Barenziah: oui, c’est bien don’t look UP!!!

c’est qui ?: @ps une question en retard, que pensez vous du nouveau science et vie (qui a fait aussi une campagne participative ?)

Ashka: (j’avais prévu de passer mes vacances en Bretagne, ce sera pour une prochaine)

Ashka: Morlaix, c’est ce coin-là ?

Cleora: https://i2.wp.com/www.photo-paysage.com/albums/userpics/10001/Vue-sur-les-rochers-a-maree-basse-depuis-la-presqu_ile-Renote.jpg

Ashka: @c’est qui ? Epsiloon ?

c’est qui ?: oui epsilloon

feth: J’ai trouvé que epsiloon était chouette à faire à l’entourage pour rénover les notions de science apprises il y a trop longtemps, par exemple belle maman des

feth: à faire *lire

feth: bn

nyves: bisous les gens!

Ashka: Bonne nuit et bisous

nyves: a bientot

Barenziah: bonne nuit 😁

Ashka: à la semaine prochaine 🙂

Barenziah: semaine pro du coup ?

nyves: Je croiserai peut être l’invitée à l’espace des science 😉

nyves: yep

nyves: bonne nuit

Cleora: Oui à la semaine prochaine 🙂

La Chute de la Civilisation

La Chute de la Civilisation

Tout de suite dès qu’on nous parle de « chute de la civilisation » notre imaginaire se déchaîne autour du mythe de la fin du monde. Des récits post-apocalyptiques, il y en a des tonnes. Mad Max, La Route, Je suis une légende et des milliers d’autres dont les récits de zombies. Ça c’est quand on parle du monde d’après une chute brutale. Mais existent aussi des récits seulement autour de l’événement brutal en question, tels les films catastrophes : 2012 ou Le Jour d’Après. La fin des mondes nous fascine. Apocalypse, Revanche de Gaïa, Invasion extraterrestre, Collapsologie, Effondrement. Tout un tas d’expressions autour d’un fantasme de notre propre chute civilisationnelle. Dans la réalité, est-ce aussi brutal et spectaculaire ? Mieux encore, pourrait-on prédire la chute de notre propre civilisation ? Et qu’en est-il des civilisations précédentes : peut-on en apprendre quelque chose ? Qu’en dit l’Histoire de l’humanité à ce sujet ?

Chronique pour l’émission 461 de Podcast Science sur le thème de La Chute

Comme je me suis attaqué à un sujet plus vaste que je ne le pensais, j’aimerais juste souligner que je ne suis ni anthropologue, sociologue, historien ou expert en sciences politiques. Je ne suis qu’un curieux de sciences humaines parmi vous qui tente de démêler le vrai du faux entre les fantasmes, peurs et croyances humaines et les réalités scientifiques.

Société Vs Civilisation

D’abord, on doit commencer par bien définir de quoi on parle. On ne parle pas de la fin du monde avec une explosion de la planète où tout redeviendra poussière. On parle d’une chute de la civilisation. Mais ça fait référence à quoi déjà une civilisation ?

Je vais commencer par différencier le terme société du terme civilisation. Une société est juste un groupe d’humains organisés ; alors qu’une civilisation est ce même groupe d’individu mais duquel émerge une certaine personnalité – si on peut dire – avec des propriétés bien à elles. Ça peut être un système économique, entre une civilisation communiste ou une civilisation capitaliste, un système politique, entre un civilisation totalitaire, oligarchique, anarchique, ou toute une culture atypique (modes de vie transmis de génération en génération) ou tout simplement une manière atypique de s’organiser socialement. Par exemple, la famille est un pilier important dans la civilisation japonaise.

Civilisation : acquis de « compétences de vivre ensemble »

Organisation sociale, système politique, économique, culture etc. ça fait beaucoup de critères pour définir ce qu’est une civilisation. De ce que je comprends, pour beaucoup d’anthropologues, archéologues et sociologues (NN. Kradin, 2006, Archaeological criteria of civilization), la civilisation résulte de l’acquisition de tous ces critères au fur et à mesure des années, que je résumerais en 6 points :

  1. Satisfaire les besoins primaires : alimenter en nourriture et en eau un peuple
  2. Un regroupement localisé : souvent en organisations en cités
  3. Division du travail en métiers spécialisés : un pêcheur, un bûcheron, un forgeron…
  4. Transmission des connaissances et savoir-faire souvent par l’écriture
  5. Règles de vies, lois juridiques et structure sociale : par exemple une structure sociale hiérarchique avec un chef qui dirige puis le peuple qui suit.
  6. Et enfin une culture commune : que ce soit l’art, l’architecture et les idéologies voire philosophies de vie

Ainsi, une chute d’une civilisation serait une disparition de la plupart de ces critères. Critères qui, selon les auteurs, sont plus ou moins nombreux. Ils ne sont toutefois pas nécessaires et restent discutables (NN. Kradin, 2006, Archaeological criteria of civilization). Par exemple, une société qui n’a pas de cité ou de ville sédentaire peut tout à fait être une civilisation à part entière. Prenez les peuples nomades. Quand on parle de civilisation on s’imagine déjà les mayas, les sumériens, les romains ou les égyptiens. Mais il y aussi les mongols grand peuple nomade !

Des exemples de civilisations

Dans le jeu Civilization, des dizaines de civilisations peuvent être jouées avec leurs propres bâtiments et unités caractéristiques, allant des zoulous aux écossais. Ouais ouais, même les écossais. C’est dire combien le mot civilisation est flou. Pour certains on ne peut parler que de civilisation grecquo-romaine ou de civilisation orientale et occidentale, alors que pour d’autres on peut y différencier à l’intérieur une civilisation française ou écossaise. Pareil pour l’Afrique. Côté occident on a trop tendance à rassembler tous les peuples africains sous une même civilisation africaine, alors que la réalité est bien plus complexe. Ci-dessous une vision artistique des différents peuples africains avant la colonisation :

Processus de la civilisation de Norbert Elias

À travers ces exemples, on arrive à pouvoir détourer un peu ce qu’on veut dire derrière le mot civilisation. Mais ça reste un terme flou. Il y a une idée de peuple, d’une société, d’un groupe d’individu donc, et tout un tas de critères qui en émergent, de la structure sociale à la culture.

Tous ces critères, qui définissent à peu près une civilisation, ne s’acquièrent pas en un claquement de doigts. Il y a tout un processus de plusieurs décennies. Un processus de civilisation, comme l’explique le sociologue Norbert Elias. Selon lui, la civilisation est un processus continu qui a pour but de pacifier les mœurs en intériorisant les désirs et pulsions individuels au profit du bien vivre ensemble (Sociologeek, 2019, https://youtu.be/LK8Kr88qzuw).

Dit autrement, un processus de civilisation a pour but que l’humain soit un être civilisé. C’est-à-dire être éduqué, être cultivé, avoir intégré et appliqué les codes, les normes d’une société donnée. Être civilisé c’est garder en soi ses envies et pulsions individuelles, jugées bestiales ou animales (https://www.universalis.fr/encyclopedie/civilisation), pour ne faire ressortir qu’un aspect respectueux vis-à-vis des autres. C’est de ça que parle N. Elias quand il évoque la pacification des mœurs. Si on extrapole, le but ultime d’un processus de civilisation serait d’accepter la différence de l’autre pour vivre sous le même toit.

La chute d’une civilisation

Pour résumer, la chute d’une civilisation serait donc :

  1. La perte de tous ses critères atypiques, de sa culture à sa hiérarchie sociale en passant par son système économique et de satisfaction des besoins primaires.
  2. Ne plus accepter l’autre – au sein de la même société – au point de tolérer la violence contre cet autre jugé différent. De manière caricaturale ce serait un retour à la barbarie. (F.Delmotte, 2010, Une théorie de la civilisation face à « l’effondrement de la civilisation)

En une phrase, la chute d’une civilisation est synonyme de l’éclatement de la société, où les individus qui la composent ne se tolèrent plus et ne suivent plus les mêmes critères civilisationnels. En un mot, c’est littéralement la « décadence ».

Un mot qu’on peut entendre ici et là parfois dans nos médias. La décadence. Souvent pour critiquer les comportements et philosophies de vies des autres sans remettre en question son propre comportement. Car oui. J’insiste. La décadence, où la chute d’une civilisation, ce n’est pas deux ou trois critères qui changent. La décadence c’est aussi et surtout ne plus pouvoir tolérer l’autre. De fait, si vous me suivez, si une personne parle de décadence en remettant en question la philosophie de vie de l’autre, elle-même participe à cette dite « décadence » car elle n’arrive plus à tolérer l’autre.

Civilisation : un organisme vivant résilient

L’histoire de l’humanité en a connu pas mal des chutes de civilisation. La plus impressionnante étant celle du célèbre millénaire empire romain, qui est souvent rapidement expliquée par une invasion barbares puis à la déposition du dernier empereur vers l’an 476. Mais bordel. On y croit vraiment qu’un empire, qui a connu des siècles et bon nombres de déséquilibres, chute juste à cause de vulgaires barbares ou d’un empereur déchu ? C’est bien trop simpliste. Comme toujours, la réalité est plus complexe.

Une civilisation, c’est complexe.

Une civilisation est un réseau de groupes d’humains dont émerge ses propres propriétés, sa propre personnalité. Plus loin encore, dans la fiction Foundation, Isaac Asimov (1951) propose une intéressante psychohistoire comme si à partir d’une psychologie de la civilisation on pourrait prévoir statistiquement l’avenir de celle-ci.

Tel un immense organisme vivant où chaque cellules nous composent, chaque personne et groupe de personnes composent la civilisation. Pour rester en vie, il y a une sorte d’homéostasie. On peut alors souvent résumer les facteurs de chute d’une civilisation par un déséquilibre homéostatique, entre les régulations internes et les régulations avec l’extérieur.

La chute de l’Empire Romain

Pour l’empire romain, côté déséquilibre interne, on a le pouvoir économique morcelé avec en plus des évasions fiscales (L.Testot, Décembre 2020, La chute de Rome, éternel miroir de nos peurs). L’imprenable et mythique Rome a été prise par les Wisigoths (en 410 sous la conduite d’Alaric), perdant de se splendeur éternelle. Wisigoths qui font d’ailleurs partie de l’empire romain hein. La civilisation romaine regroupe en elle-même une diversité de peuple déjà énorme. Puis en 476 le trône impérial est renversé.

Quant aux déséquilibres externes, il y a toujours eu des pressions aux frontières de la part des Huns, Perses ou Germains. Mais ce n’est qu’un facteur parmi d’autres. Selon l’historien Kyle Harper (Comment l’Empire Roman s’est effondré, 2019) l’apogée de l’empire coïncide avec un climat doux et profitable. Et la chute s’est petit à petit déclenchée lors d’un refroidissement climatique avec des des pathologies et pandémies venues d’ailleurs au fur et à mesure que l’empire étend son territoire.

Recette de la chute civilisationnelle

Mettez tout ça ensemble, déséquilibres internes (économiques, politiques, culturels…) et déséquilibres externes (climati, peuples étrangers, épidémies..), et en quelques dizaines d’années vous obtenez la chute de l’empire donné. Voici la recette de la chute d’une civilisation. Il n’y a pas qu’une cause. C’en est plusieurs intriquées. Ce fut vrai pour l’empire romain, mais aussi pour la chute de l’empire ottoman (Y.Ternon, 2020, L’Empire ottoman: Le déclin, la chute, l’effacement), de dynasties chinoises (L.Testot, 2018, La chute des Song), du monde grecque (Passé Sauvage, 2021, Quand l’Ancien Monde s’est effondré : Les Peuples de la Mer) ou de la civilisation Mayas (Nota Bene, 2018 Pourquoi les Mayas ont disparu ?). Bref. Il ne faut pas fantasmer qu’une civilisation s’évapore en un claquement de doigts par une seule et même cause.

Ainsi, la seule cause de l’impact sur l’environnement (érosion des sols, la destruction de la forêt, etc.) n’est pas suffisante pour expliquer la chute.On peut faire écho à nos mouvements écologistes actuels qui ne voient que ce critère. Mais même pour l’île de Pâques ou on dit souvent que ce peuple aurait disparu uniquement par une mauvaise exploitation des forêts de l’île (Effondrement : comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie, 2005, Jared Diamond). Il y a aussi eu des déséquilibre provenant de l’extérieur comme des raids esclavagistes de la part des européens (Pierre Thomé, 2021 Août, Critique de la notion d’effondrement global).

Collapsologie : idéologie de l’effondrement

Et notre propre civilisation alors ? Où en est-elle ? Nous dirigeons-nous vers un effondrement comme nous le promet et prédit la collapsologie ? (Raphaël Stevens et Pablo Servigne, 2015, Comment tout peut s’effondrer. Petit manuel de collapsologie à l’usage des générations présentes) La collapsologie se revendique d’être une science interdisciplinaire mais est, plus concrètement, un courant de pensée qui surfe sur la peur et le fantasme d’une fin du monde soudaine imminente (T.Michaud, 2021). Ce n’est pas de la science mais une interprétation de la science. (Critique de la Collapsologie, 2019 Bertrand Louart ; L’effondrement, parlons-en, 2019 Jérémie Cravatte)

Avec quelques dérives New Age et le fantasme de la revanche de Gaïa, comme si la Nature se rebellerait. Et aussi avec leurs courants extrêmes comme les survivalistes qui achètent des bunkers ou les nihilistes qui n’attendent que la destruction de l’humanité. Ou à l’inverse les « Bisounours », comme ils les appellent, qui pensent que faire un petit potager commun va sauver l’humanité (Pierre Thomé, 2021 Août, Critique de la notion d’effondrement global).

La collapsologie repose malgré tout sur plusieurs modèles systémiques bels et bien scientifiques, où la chute d’un seul système entraîne les autres et donc toute une civilisation : entre le modèle World3 des années 70 (lié au rapport de Rapport Meadows), les 5 étapes de l’effondrement du Dmitri Orlov, ou le modèle HANDY (Human and Nature Dynamics).

Selon les ‘oracles et devins’ dits collapsologues, l’effondrement de notre civilisation sera brutale. Et c’est là que ça devient moins scientifique. Car ça reste qu’une interprétation parmi d’autres, comme si on regardait dans une boule de cristal. Pour citer Yves Cochet, un grand acteur du mouvement : « L’effondrement de l’empire romain a duré plusieurs siècles, celui des Vikings au Groenland plusieurs décennies. Mon hypothèse est que la vitesse de l’effondrement est une fonction de l’intégration, du couplage, de la connectivité. Dans cette hypothèse, l’effondrement de la société mondialisée est probable avant 2020, certain avant 2030. » (27 Mai 2011) Bon, il a dit ça en 2011 et on est en bientôt en 2022. Certains diront tout de même que l’épidémie du Covid serait un domino de plus vers la chute de notre civilisation (T.Michaud, 2021, réalisation partielle de l’imaginaire collapsologique dans Penser la Covid 19…). Ce qui n’est pas totalement faux si on reprend l’histoire des civilisations. Mais ce n’est pas suffisant.

Source de l’image (Credit: Nigel Hawtin)

Cliodynamique : prédire l’Histoire

Car encore une fois, une chute d’une civilisation est due a de multiples causes et pas seulement la chute d’un domino qui fait entraîner les autres. Ce qu’il faudrait, c’est étudier toutes ces causes et les mettre sur un graphique pour en prédire la tendance future. On a les chiffres de l’augmentation exponentielle de la population humaine. On a les chiffres des stocks restant des ressources et de leur consommation. Est-ce qu’on pourrait trouver une fonction – ou une formule – pour pouvoir prédire la suite de la courbe d’une civilisation ? C’est-à-dire prévoir l’avenir ? Voir si ça devra chuter au bon d’un moment ?

Oui, s’il y a des régularités dans le passé, nous disent les scientifiques d’un nouveau champ d’étude appelé la cliodynamique. La cliodynamique, c’est-à-dire littéralement la dynamique de l’histoire. Et des régularités, on en trouverait ! Un modèle qui en ressort serait un cycle entre démocratie et tyrannie : le modèle de Tainter (1998) (DirtyBiology et Histoire Brève, courant 2015, Prédire l’Histoire ; https://www.sfecnet.fr/cliodynamique/les-cycles-seculaires-theorie-structurelle-demographique-2) Un cycle entre une organisation sociale très simple voire pyramidale, ou carrément totalitaire pourrait-on dire, et une organisation sociale la plus démocratique possible avec beaucoup voire trop de stratifications sociales au point que ça devienne trop complexe et inefficace.

Selon cette théorie cyclique, les indices d’un basculement sont les suivants :

  • Inégalités sociales fortes entre super-riches et ceux qui ont à peine accès à l’eau.
  • Finances instables où c’est l’État lui-même qui renfloue les caisses des entreprises
  • Érosion voire épuisement des ressources de l’environnement.

Je vous laisse conclure par vous-même sur notre civilisation actuelle.

Civilisation : ce n’est pas un continuum du progrès

Sommes-nous à un moment charnière de l’histoire ou une organisation très simple voire totalitaire serait de retour ? En tout cas, en France la banalisation du racisme et de la violence dans les discours politiques me fait personnellement questionner. Rien qu’avec les termes autour du wokisme, cancel culture ou islamo-gauchisme.

Car il ne faut pas oublier les leçons de l’histoire. La civilisation n’est pas un acquis naturel et définitif. Le processus civilisationnel n’est pas un continuum vers le progrès et une société plus égalitaire. Dois-je réellement vous rappeler l’exemple de l’Allemagne des années 30 ? Nous ne sommes jamais à l’abri d’élire à la tête d’un peuple quelqu’un qui rabâche une idéologie basée sur des croyances, mensonges et la peur des gens (voire en utilisant un bouc émissaire). Et même si c’est sous justification de la situation écologique, on doit refuser les injustices et exploitations. (F.Delmotte, 2010, Une théorie de la civilisation face à l’effondrement de la civilisation ; J.Cravatte, 2019, L’effondrement, parlons-en).

Après, cette idée de cycle ne reste qu’un vieux modèle et pas une loi scientifique bien sûr.

Pas qu’un seul scénario catastrophe possible

Et même. Et quand bien même. Même s’il y a bel et bien un modèle de cycle historique qui s’applique, on ne connaît pas comment ça va se passer ni quels seront les chemins futurs empruntés. Contrairement à ce que nous rabâche la collapsologie vers une rupture claire et nette de la civilisation industrielle actuelle, plusieurs d’autres chemins sont possibles en continuité avec notre civilisation actuelle.

Comme le répètent, Clothilde Chamussy pour la chaîne Passé Sauvage, Benjamin Brillaud pour la chaîne Nota Bene, ou Jérémie Cravatte dans son bouquin L’effondrement, parlons-en… (2019) : les groupes humains se déchirent, se font déchirer, se transforment, mutent mais ne s’effondrent pas. Aujourd’hui, la civilisation Maya n’est plus. Ça ne veut pas dire que le peuple Maya n’est pas encore là ! De même, ce n’est pas parce qu’un jour notre civilisation telle qu’on la connaît chutera qu’on disparaîtra comme ça, telle une fin du monde fantasmée, en un claquement de doigts.

D’autant plus que les signes des limites nos systèmes et de notre civilisation sont et ont toujours été là. Allez parler collapsologie, en craignant la perte de votre confort, aux plus précaires qui meurent – toujours aujourd’hui – de faim ou de froid. Allez parler collapsologie, en leur disant que ça va arriver plus tard, aux migrants qui ont vécu l’horreur et n’ont plus de terre à cultiver ou habiter. Ce n’est pas quelque chose de futur. Si chute de civilisation, si basculement il y a, c’est présent et déjà là. Et c’est à nous de choisir la voie.


J’sais pas comment sauver l’monde
Et si j’savais j’suis pas sûr qu’j’le ferai
J’ai pas grand chose à t’offrir
À part te dire qui j’suis et c’que j’sais
J’ferai jamais c’qu’on m’dit en premier
Les mensonges circulent plus vite qu’le vrai
J’ai couru après l’bonheur
Sans prendre le temps d’savoir c’que c’est
J’essaye d’avoir un enfant
J’essaye d’avoir autre chose que des regrets
Quand il verra 2022
J’comprendrai qu’il s’mette à pleurer
Ils disent que tout va s’effondrer
Qu’on va y passer dans trois degrés
J’pensais qu’la science allait nous sauver
Mais j’ai d’moins en moins confiance au progrès

Podcast Science 461 – La Chute

On peut avoir des raisons très sérieuses pour choisir le thème de nos émissions, et puis parfois il est clair que c’est vraiment le sujet qui nous choisit.  Comme ce soir.  Vous l’aurez donc compris, si nous avons décidé de jouer avec le thème de la chute, c’est parce que l’un ou l’une d’entre nous a chuté! On vous rassure tout de suite, rien de grave, juste un gros bleu.  Alors, au diable le risque de nous planter,  il n’est pas trop casse-gueule de jouer avec ce thème, la chute n’en sera que meilleure. Nous sommes le mercredi 22 décembre de l’an 2021, vous êtes sur Podcast Science, bienvenue dans notre émission 461.

 📲 Pour télécharger l’épisode cliquez ici 💾

Tour de table

Johan : la chute de la tartine beurrée
Taupo : Ca plane pour eux
Alexa : Les mammifères qui planent (sans cannabis)
Eléa : La Barochorie
Cléora : La chute des civilisations

Les images de la semaine

Citation

La Chatroom

Taupo: https://www.podcastscience.fm/wp-content/uploads/2021/12/d7178cbecf915a62db2bc52b939d2190.gif

quadrupleben : Bonsoir

Le Plantoscope 🌱🔬🌸: Salut tout le monde

Taupo: Hello !

Cleora: B’soir par ici 🙂

Messier45: Bonsoir à tous

Cleora: B’soir Messier 🙂

kaou: Bonsoir à toutes et tous !

Cleora: Bonsoir ! On nous entend ?

kaou: oui !

Messier45: Bonsoir Podcast Science !

quadrupleben : Bonsoir, on entend respirer

Cleora: b’soir quadru’ 🙂

kaou: enfin, on entend quasi exclusivement Pascal, hein

kaou: “nous” très restrictif

kaou: que toi

Pascal: quasi ?

quadrupleben : Oui

T3chN0g3n: oui

quadrupleben : Et si @Pascal présentai l’emmission?

kaou: j’utilise souvent les euphémismes 🙂

quadrupleben : Pas de double

kaou: pas de double, non

quadrupleben : Non

kaou: non

kaou: non

Messier45: je ne l’ai pas entendu

quadrupleben : Non pas de jingle

Messier45: non

kaou: c’était bien “chut !” le thème de ce soir, non ?

quadrupleben : Des autre personne qui parle

kaou: ah un peu de taupo

kaou: johan

Sohoye: ah enfin !

quadrupleben : C’est un beau mixxer

Messier45: la j’entend plusieurs personnes, et un mixeur

Sohoye: 😉

quadrupleben : Il y a Pascal avec de l’echo

kaou: pascal semble être en réverb oui

kaou: mais bon comme son rôle est de se taire 🙂

kaou: ah ben fini

kaou: plus personne

Sohoye: Plus de son…

Johan Mazoyer 🪐: On revient ! 🙂

Johan Mazoyer 🪐: Pascal jure

kaou: /title Chut!

kaou: bon

Cleora: on est on air, dans l’air ?

Messier45: Vous etes de retour, mais avec un echo

quadrupleben : Pas d’echo ici. Juste Johan plus fort.

kaou: pas d’écho mais oui on entend Johan un peu fort

kaou: parfait

Messier45: J’entend tout en double

Loïc: le son est correct pour moi

kaou: @Messier45 faut fermer une oreille

Messier45: J’ai rechargé la pag, maintenant c’est bon.

Pascal: Désolé pour le problème 🙁

kaou: entropy rules the world

quadrupleben : Oui et bien

kaou: ouiiii

Messier45: On vous entend !

kaou: tu seras mignon

quadrupleben : On retrouve les bases de podcast science avec les pb technique. Quel plaisir.

Alexa Sadier: 😀

Cleora: ^^’ là ya un sacré combo quand même ce soir

Pascal: On n’en est pas encore au donniez donniez

Pascal: quand meme

Pascal: la chute de la technique surtout

Taupo: https://www.podcastscience.fm/emission/2021/04/12/podcast-science-444-chute-des-corps/

Taupo: https://fr.wikipedia.org/wiki/Prix_Ig-Nobel

kaou: ah oui tiens, en réécoutant un ancien épisode, il y avait les “podcast awards” … ça semble avoir disparu depuis un moment, non ?

Taupo: ah oui @kaou

Pascal: effectivement

Pascal: on se marrait bien d’ailleurs

Taupo: https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/7/7b/Frog_diamagnetic_levitation.jpg

Cleora: https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/0/08/LA_LEY_DE_MURPHY.jpg/440px-LA_LEY_DE_MURPHY.jpg

Alexa Sadier: l’imposture des airpod révélée

irene: Purée, coucou à tous, ! Je me suis encore plantée avec le décalage horaire….

Alexa Sadier: irène on aurait du se faire une table physique

irene: je suis vraiment nulle, je croyais qu’il y avait 9h de décalage, mais évidemment avec le solstice d’hiver, je me suis faite avoir. Et oui Alexa, on aurait dû…. 🙂

irene: Oh well

Alexa Sadier: t”inquiète tu es là, c’est l’essentiel!

Taupo: https://i.makeagif.com/media/6-15-2016/FfEWz6.gif

irene: Purée, le fil conducteur est hyper long…

Taupo: et oui

Taupo: https://www.improbable.com/wp-content/uploads/2012/12/DoFT-250×189.jpg

Taupo: https://iopscience.iop.org/article/10.1088/0143-0807/33/5/1407

Cleora: https://i.pinimg.com/originals/75/73/a4/7573a49b485933242c1fa53309ab0d6c.gif

Taupo: haha

Taupo: t’as été censuré

Cleora: haha

Pascal: Par contre, une tartine de 2 metres de long doit tomber du bon coté

feth: (bonsoir !) des humanoïdes sur une planète plus ou moins massive ?

kaou: y’a pas de “n”

Loïc: Est-ce que la loi de Murphy a motivé d’autres études aussi sophistiquées que le problème de la chute de tartine?

irene: purée, vous êtes créatifs! une tartine sur un chat!!

feth: (la licorne, un contrefacteur-cheval ?)

Pascal: @irene dans la mesure où c’est une methode reconnue pour faire voler les chats, il faudra peut être y penser pour Marcel

Aagnès: Bonsoir

Le Plantoscope 🌱🔬🌸: du même nom que le concours d’ailleurs. Le concours lépisme.

irene: @Pascal: je vais demander à Marcel ce qu’il pense. Pour l’instant il a testé la chute dans l’eau et il aime pas trop

Cleora: https://www.podcastscience.fm/wp-content/uploads/2021/12/ps462_08_bristletail-drop-2.gif

Pascal: Bon, je crois qu’il y a quand même un souci avec les gif

Loïc: @irene: Marcel vous écoute

Cleora: https://www.podcastscience.fm/wp-content/uploads/2021/12/ps462_12_cephalotes_atratus_alexwild.jpg

Aagnès: En fait on tombe à cause de Newton… C est de sa faute…

Cleora: https://www.podcastscience.fm/wp-content/uploads/2021/12/ps462_13_Selenops.jpg

Podcast Science: https://s.yimg.com/uu/api/res/1.2/FgNUGcY8N2_LAbsNwbFisA–~B/aD0yNTE7dz01MDI7c209MTthcHBpZD15dGFjaHlvbg–/https://media.zenfs.com/en/popular_mechanics_642/e46e688c68f71ae6112aa94b542a2501

Podcast Science: https://i.dailymail.co.uk/i/pix/2010/12/13/article-0-0C76E3B3000005DC-536_306x423.jpg

Cleora: http://3.bp.blogspot.com/-TQi-3U8vhPU/USBGTTaqtaI/AAAAAAAAA1U/Yu9roG5qeLw/s1600/flightPhases.png

Cleora: http://1.bp.blogspot.com/-KYZB0A0jZ5k/USBBbc7HfkI/AAAAAAAAA1M/F-5i3AbYLAI/s1600/squidschool.png

irene: Nice accent Alexa!

Cleora: https://allthatsinteresting.com/wordpress/wp-content/uploads/2014/04/bizarre-hobbies-wingsuit-jumper.jpg

Cleora: https://www.youtube.com/watch?v=MkEsP3KQkS8

irene: Hyper impressionnants ces gens là

Loïc: Chats volants

Aagnès: Chauve souris

kaou: rat volant

Aagnès: Singe

Loïc: Fou du volant

Cleora: fou de volant :clap: !

kaou: phalanger volant

Cleora: bwahahaha : http://images4.fanpop.com/image/photos/17900000/fantasy-animals-random-17904020-400-320.jpg

Aagnès: La cape de superman ça compte

kaou: oh pinaise

Cleora: https://c1.staticflickr.com/9/8529/8596010602_1d4f4d14e5.jpg

kaou: plastic bertrand ?

kaou: (ça plane pour lui)

Taupo: oh il est tout mimi lui

Aagnès: Spider cochon ne vole pas il marche ai plafondch

Cleora: https://www.lavionnaire.fr/SiteImgCessna/AileGaucheComplet.png

Cleora: https://tse2.mm.bing.net/th?id=OIP.-bcc98xOKeW2qySbdf8JVAHaE7&pid=Api

Taupo: https://www.podcastscience.fm/wp-content/uploads/2021/12/ps462_image15.png

Taupo: https://www.podcastscience.fm/wp-content/uploads/2021/12/ps462_image11.png

Taupo: https://www.podcastscience.fm/wp-content/uploads/2021/12/ps462_image5.png

Taupo: https://www.podcastscience.fm/wp-content/uploads/2021/12/ps462_image8.png

Taupo: https://www.podcastscience.fm/wp-content/uploads/2021/12/ps462_image7.png

Taupo: https://www.podcastscience.fm/wp-content/uploads/2021/12/ps462_image12.png

Taupo: @Johan Mazoyer 🪐 t’es plus là ?

Johan Mazoyer 🪐: si je suis la

Johan Mazoyer 🪐: why ?

Taupo: sur skype ?

Taupo: https://www.podcastscience.fm/wp-content/uploads/2021/12/ps462_image10.png

Johan Mazoyer 🪐: oui je vous entends

Taupo: https://www.podcastscience.fm/wp-content/uploads/2021/12/ps462_image3.png

Le Plantoscope 🌱🔬🌸: Les choupatissons?

quadrupleben : Pour les echidnée il y a un très bon article sur ssaft

Taupo: héhé des connaisseurs ici !

Taupo: https://www.podcastscience.fm/wp-content/uploads/2021/12/ps462_image1.png

Taupo: https://www.podcastscience.fm/wp-content/uploads/2021/12/ps462_image9.png

Taupo: Y’a donc une limite de taille de 2 Mo @Pascal

Taupo: Je boude

Pascal: oui, elle a toujours existé, mais maintenant, tu as un messages

Taupo: tristesse

Taupo: desastre

Taupo: déception

Aagnès: Quelle est la taille poids du plus plus gros/grand mammifère volant

Pascal: elle est du a wordpress

kaou: tema la taille de la souris

Taupo: haha

Taupo: tema la taille de l’acrobatidae

Cleora: des ragondins volants O.o avec leurs dents jaunes là

Le Plantoscope 🌱🔬🌸: qui brillent dans la nuit

Le Plantoscope 🌱🔬🌸: DENTS VOLANTES

Cleora: O.O

Aagnès: Un cogne au décollage C est impressionnant

Aagnès: Cigne

Taupo: https://www.podcastscience.fm/wp-content/uploads/2021/12/ps462_image2.png

Aagnès: C est pour fuit chasser se déplacer.

Aagnès: Fuure

Taupo: https://www.podcastscience.fm/wp-content/uploads/2021/12/ps462_image16.png

Aagnès: Fuire

feth: le bordel est différent, on a toutes entendu

Aagnès: Les os sont tils plus creux ?

Taupo: attention les yeux

Taupo: https://www.podcastscience.fm/wp-content/uploads/2021/12/ps462_image4.png

irene: Hahaha, oui,le bord d’ailes

Cleora: hhu..

Taupo: sorry pour les âmes sensibles

Le Plantoscope 🌱🔬🌸: C’est DEGUEU

irene: Ouf…

irene: Oui, c’est un peu dur

Aagnès: Tristoune

Taupo: https://www.podcastscience.fm/wp-content/uploads/2021/12/ps462_FHPEElFXoAUqGkI.jpg

Taupo: voilà je vous remets une chute

Cleora: Merci Taupo ^^

feth: Une machine à couvre, un drap, hop

Aagnès: C est une exclusion dans les assurance deces

Taupo: https://leplantoscope.fr/2021/12/22/prenez-en-de-la-graine/

Cleora: les hélicoptères : https://leplantoscope.files.wordpress.com/2021/12/download-2.jpg?w=225&h=&zoom=2

Taupo: https://leplantoscope.fr/2021/12/22/prenez-en-de-la-graine/

Taupo: https://leplantoscope.files.wordpress.com/2021/12/1024px-germination-fr.svg_.png

Aagnès: Ça coupe

kaou: c’est coupé

irene: allo?

quadrupleben : Ca a tranché.

Aagnès: Ya eu des coupures…

Loïc: plus de son

Aagnès: Snif plus de son

Aagnès:

Cleora: graine parachute : pissenlit

Taupo: vous nous entendez plus ?

kaou: ah

kaou: ça revient

quadrupleben : J’ai rafraichis et c’est revenue

kaou: moi je crois que c’est à partir de l’émergence des cotylédons

Aagnès: Ya des coupures… Ça s en va et ça revient

kaou: oui oui

kaou: ouh là

Taupo: ça continue de couper ?

Messier45: Pour moi, c’est redevenu fluide.

Taupo: parfait

Taupo: https://leplantoscope.files.wordpress.com/2021/12/graine_pissentit_luc_viatour.jpg?w=2000&h=

Taupo: https://leplantoscope.files.wordpress.com/2021/12/download-2.jpg?w=2000&h=

Taupo: https://leplantoscope.files.wordpress.com/2021/12/800px-alsomitra_macrocarpa_seed_syn._zanonia_macrocarpa.jpg?w=2000&h=

Cleora: https://www.youtube.com/watch?v=2rX–Y5gCnE

Taupo: https://www.youtube.com/watch?v=2rX–Y5gCnE

Alexa Sadier: je viens de vérifier acrobatidae le pigmy glider: 8cm, 12gr 🙂 et 60cm 1.6kg pour le grand phanlanger volant (le dernier de la taille d’un chat)

Taupo: https://twitter.com/plantoscope/status/1056548392552292352?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E1056548392552292352%7Ctwgr%5E%7Ctwcon%5Es1_c10&ref_url=https%3A%2F%2Fleplantoscope.fr%2F2021%2F12%2F22%2Fprenez-en-de-la-graine%2F

Cleora: 8cm 12gr 😮 si pipou

Taupo: https://pbs.twimg.com/media/Dqmag-2WwAAdOMM?format=jpg&name=small

Taupo: https://pbs.twimg.com/media/DqmWpXGWwAIEDzh?format=jpg&name=small

Alexa Sadier: comme une petite souris 🙂

Alexa Sadier: c’est quand même cool ces études des vortex, tourbillons, etc sur les trucs vivants

Taupo: https://twitter.com/i/status/1056548405613395968

Taupo: https://leplantoscope.files.wordpress.com/2021/12/taxus_baccata_mhnt-4.jpg?w=2000&h=

Taupo: https://leplantoscope.files.wordpress.com/2021/12/graines-oiseau-de-paradis-strelitzia-reginae.jpg?w=2000&h=

Agness: Les Plantes font aussi de la balistique tisque

kaou: strelitzia donaldtrumpi

Taupo: https://leplantoscope.files.wordpress.com/2021/12/f102-0461.webp?w=2000&h=

Taupo: https://leplantoscope.files.wordpress.com/2021/12/1024px-mace_of_nutmeg_-_ml-jathi.jpg

Agness: Bleu avatar

Taupo: https://www.podcastscience.fm/emission/2018/06/08/podcast-science-342-comment-resoudre-le-conflit-myrmeco-chlorophyllien/

Taupo: https://leplantoscope.files.wordpress.com/2021/12/download-1.jpg

Taupo: https://www.youtube.com/watch?v=OB0P3mx_lxY

Taupo: https://leplantoscope.files.wordpress.com/2021/12/hura_crepitans_pod_of_the_sandbox_tree._11239931434.jpg

Taupo: https://leplantoscope.files.wordpress.com/2021/12/hura_crepitans_pod_of_the_sandbox_tree._11239931434.jpg

feth: Le concombre d’âne ça fait mal !

Taupo: https://www.youtube.com/watch?v=PM5SL_Tuoqo

Taupo: https://leplantoscope.files.wordpress.com/2021/12/image.jpg?w=2000&h=

Taupo: https://leplantoscope.files.wordpress.com/2021/12/uncarina_grandidieri_mhnt.bot_.2011.18.20.jpg?w=2000&h=

Taupo: https://leplantoscope.files.wordpress.com/2021/12/download-1-1.jpg?w=2000&h=

Taupo: https://leplantoscope.files.wordpress.com/2021/12/nymphoidespeltata-flower2-hr-1.jpg?w=2000&h=

Taupo: https://leplantoscope.files.wordpress.com/2021/12/download-3.jpg?w=2000&h=

Taupo: https://twitter.com/plantoscope/status/1063380685187092480?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E1063380685187092480%7Ctwgr%5E%7Ctwcon%5Es1_c10&ref_url=https%3A%2F%2Fleplantoscope.fr%2F2021%2F12%2F22%2Fprenez-en-de-la-graine%2F

Taupo: https://pbs.twimg.com/media/DsHePRmW0AAHRc8?format=jpg&name=large

Taupo: https://pbs.twimg.com/media/DsHfEDAWkAANY3B?format=jpg&name=small

Taupo: Jésus dit encore: « A quoi pouvons-nous comparer le Royaume de Dieu ? Au moyen de quelle parabole allons-nous en parler? Il ressemble à une graine de moutarde; quand on la sème dans la terre, elle est la plus petite de toutes les graines du monde. Mais après qu’on l’a semée, elle monte et devient la plus grande de toutes les plantes du jardin. Elle pousse des branches si grandes que les oiseaux peuvent faire leurs nids à son ombre.» – Marc 4:30-32

Taupo: http://biblicalstudies.gospelstudies.org.uk/pdf/grace-journal/09-3_03.pdf

Taupo: https://leplantoscope.files.wordpress.com/2021/12/brassica_nigra_-_kocc88hlere28093s_medizinal-pflanzen-170-1.jpg?w=2000&h=

Alexa Sadier: Ca me donne envie de poster la mythique vidéo “jésus, nous a dit et c’est écrit dans la biible, que nous auront toujours …”

Taupo: https://leplantoscope.files.wordpress.com/2021/12/gomesa-crispa.jpg?w=2000&h=

Taupo: https://leplantoscope.files.wordpress.com/2021/12/b52ee193d6_47503_251013-ec-antoine8.jpg?w=2000&h=

Cleora: coco FESSE

Taupo: https://leplantoscope.files.wordpress.com/2021/12/640px-cocos_nucifera_-_kohlere28093s_medizinal-pflanzen-187.jpg?w=2000&h=

Cleora: FESSE

Cleora: FESSE

Cleora: FESSE

Taupo: c’est pas comme beetle juice @Cleora

Taupo: https://leplantoscope.files.wordpress.com/2021/12/svalbard_seed_vault-1.jpg?w=1024

kaou: faut-il qu’elles puissent germer encore …

Taupo: https://youtu.be/J2exRx5QMRU

Taupo: https://asset.vg247.com/civ_5_box_art.jpg/BROK/thumbnail/1200×1200/quality/100/civ_5_box_art.jpg

Taupo: https://civilization.com/fr-FR/

Taupo: https://pbs.twimg.com/media/Ece_bm7X0AAXsDF?format=jpg&name=large

Taupo: https://fr.wikipedia.org/wiki/Norbert_Elias

Taupo: https://youtu.be/LK8Kr88qzuw

Taupo: https://www.universalis.fr/encyclopedie/civilisation

Taupo: https://www.cairn.info/revue-vingtieme-siecle-revue-d-histoire-2010-2-page-54.htm

Taupo: https://c.tenor.com/RNNzctUJZzUAAAAC/decadence.gif

Taupo: À ne pas confondre avec la socadance

Taupo: http://ichef.bbci.co.uk/images/ic/raw/p0715m80.png

Taupo: http://www.etaletaculture.fr/wp-content/uploads/2013/11/Histoire-des-civilisations-partie01.jpg

Taupo: https://www.scienceshumaines.com/la-chute-de-rome-eternel-miroir-de-nos-peurs_fr_42877.html

Taupo: https://www.editionsladecouverte.fr/comment_l_empire_romain_s_est_effondre-9782348037146

Taupo: https://youtu.be/NiqebdEEpp4

Taupo: https://youtu.be/gGUnduAn80g

Taupo: https://fr.wikipedia.org/wiki/Jared_Diamond

Taupo: https://utopies.blog/tag/effondrement/

Taupo: https://i0.wp.com/mrmondialisation.org/wp-content/uploads/2020/05/meadows.jpg

Taupo: https://cielterrefc.fr/wp-content/uploads/2020/08/critique_de_la_collapsologie.pdf

Taupo: http://www.barricade.be/sites/default/files/publications/pdf/2019_etude_l-effondrement-parlons-en_1.pdf

Taupo: https://utopies.blog/tag/effondrement/

kaou: ce n’est pas parce qu’on ne remarque pas qu’on chute qu’on ne chute pas

kaou: #jdcjdr

feth: le film est passé dans les années 90 je m’en rappelle

kaou: bon, je n’entends plus rien

Agness: Pas de son

kaou: Merci à toutes et tous, et bonne nuit !

feth: j’ai dû déco-reco, sébon

Agness: Merciiiii

feth: merci !

Loïc: merci à tous A l’année prochaine

Le Plantoscope 🌱🔬🌸: Merci la chatrooom

Agness: On ‘e voit pas le tps passer avec vous

feth: Bon, y a sans doute que moi, mais quand je me connecte sur la page web j’ai le flux audio 2 fois, j’en mets un en pause. Testé 12 fois ce soir

Agness: La chute du mac

Cleora: Bonne fêtes de fin d’année <3

feth: saféréfléchire

Agness: Ya ps que toi pareil