Bonsoir ! On enchaîne les épisodes d’astrophysique pour cette fin d’année sur podcast science mais avec une changement d’échelle monumentale car après Agnès Ferté la semaine dernière qui est venue nous parler de l’univers en entier, nous recevons cette semaine notre spécialiste du système solaire, Damien. Et il vient nous parler d’une question non moins fondamentale : y a t il de la vie et comment peut on la trouver ?
Astrobiologie, sommes nous vraiment seuls ? c’est l’épisode 380. Nous sommes le mercredi 12 juin 2019, bienvenue sur Podcast Science!
Tour de table
Aujourd’hui je serais votre maître de cérémonie pour cette émission, je suis Johan, astronome, depuis Los Angeles.
Damien, depuis Orsay, prêt de Paris
Pascal depuis l’Alsace, près de Mulhouse
Irène biologiste médicale, depuis la corse !
Le dossier écrit
>> Exobiologie par Damien Loizeau (à venir)
La citation
“To explain all nature is too difficult a task for any one man or even for any one age. Tis much better to do a little with certainty & leave the rest for others that come after, than to explain all things by conjecture without making sure of any thing.”
Expliquer toute la nature est une tâche trop ardue pour un seul homme ou une seule époque. Il est plus sage de faire peu en étant sûr de soi et laisser le reste à ceux qui viendront après, que présumer de tout sans être sûr de rien.
― Isaac Newton Principia, 1687.
Le quiz du moment
“Café + clope = caca ? Info ou intox ? “
Pour ceux qui ne comprennent pas l’énoncé, nous pourrions le reformuler ainsi : est-il vrai que la consommation simultanée de cigarette et de café a un effet laxatif supérieur à la consommation de l’un de ces produits seul, ou à leur non-consommation ? Vous pouvez nous envoyer vos réponses sur podcastscience@gmail.com !
Les images de la semaine
La Chatroom
Pascal: Salut @Elea Elea: Des bisous depuis los Angeles a toute la chatroom <3 je reste pas malheureusement Elea: Bonne émission 🙂 Eléa: J’essaye d’écouter le début sur mon téléphone Eléa: Bonjour Damien Damien: Bonjour Elea ! Eléa: Désolée de pas pouvoir être là , j’ai hâte de réécouter l’épisode !!! Eléa: Pascal tu as déjà lancé le live? Eléa: Des bisous <3 Pascal: non pas encore Cleora: B’soir j’entends de mon côté ^^ Pascal: Les matheux arrivent en force ! Robin: @brownian dis donc, ça faisait longtemps, salut ! Robin: je dois répondre à un ou deux mails de toi Robin: Sache que je le sais 🙂 Robin: de là à ce que je te réponde… Pascal: @Robin je t’ajoute ? Robin: allez Robin: On peut rappeler ici que le seul nom acceptable pour les tardigrades est “gueule d’aspirateur” ? irene: gueule d’aspirateur? Pascal: effectivement, ca colle bien 🙂 irene: Ha oui, j’avais pas vu la photo! Robin: le coup des éclairs, ça fait telllement penser à Frankenstein !! elfredo: Bonsoir à tous!!! Kyrillos_L: hello Kyrillos_L: “c’est là où je travaille” ahah Pascal: On ne vous raconte pas le budget pour cette épisode, avec le cout du trajet pour le faire revenir… Robin: oui, je n’ai pas voulu interrompre, mais… irene: C’est cool d’avoir son bureau avec vue sur la terre Kyrillos_L: un complémentaire à l’humain ? Cleora: sweet voice irene: yes, super nice voice Pascal: Je crois qu’on frole la chatroom la plus calme de l’histoire irene: Damien est passionnant Pascal: Oui elfredo: c’est vrai,… et pourtant pas grand monde dansla chatroom ce soir. Pascal: un certain nombre de planqués tout de meme elfredo: c’est vrai Agness: Et si C est chocolat Pascal: J’ai trouvé 1er contact terriblement mauvais Pascal: et pourtant j’ai adoré la nouvelle sur laquelle se base le film levif: J’ai adoré 1er contact. Travail de linguistes. Pascal: je me suis ennuyé severe, je n’ai eu aucune tension, les acteurs ne m’ont pas transcendé… Mais comme tout le monde est d’un avis contraire au mien, je pense que j’etais dans de mauvaises contitions Pascal: Mais la nouvelle de Ted Chiang est géniale Pascal: et tout le recueil aussi evidemment elfredo: Bonne soirée. levif: Un peu mou, oui. Je jetterai un oeil à Ted Chiang, du coup. Merci. 😉 levif: bonne soirée à vous
Bonsoir ! ce soir nous sommes en direct depuis Pasadena, en Californie, depuis le département d’astronomie de la prestigieuse université Caltech. En cet endroit bien ensoleillé, nous allons vous parler d’un sujet bien sombre. Non pas comme sombre comme le défi alimentaire du XXI siècle la semaine dernière, encore plus sombre. Nous recevons ce soir Agnès Ferté, brillante cosmologiste versée dans les arts les plus occulte de l’astrophysique, où elle étudie sans relache l’énergie sombre, tout autour de nous et pourtant encore bien mystérieuse.
Univers, jusqu’où s’expandra -t-il ? c’est l’épisode 379. Nous sommes le mercredi 5 juin 2019, bienvenue sur Podcast Science!
Tour de table
Aujourd’hui je serais votre maitre de cérémonie pour cette émission, je suis Johan, astronome, depuis Los Angeles. Cette fois ci ca y est je crois que le barycentre de l’équipe a viré de ce côté de l’atlantique car nous avons une table physique à Los Angeles avec en plus de moi même :
Eléa notre biologiste amoureuse des plantes, en vacances pour aller voir des conifères californiens géants mais qui nous fait le grand plaisir de participer avec nous,
Et notre invitée Agnès, cosmologiste dans le même laboratoire que moi à Pasadena
De l’autre côté de Los Angeles, mais malheureusement pas physiquement avec nous, Alexa, chercheuse en évolution à UCLA.
Enfin loin des yeux mais prêt du coeur, depuis l’alsace, près de Mulhouse, Pascal à la technique !
Et Tupe depuis Barcelonne
La citation
Je n’aurais pas le sentiment d’être complet si je ne pouvais assouvir ma passion de la nature dans sa splendeur la plus inhospitalière
Mike Horn, L’Antarctique, le rêve d’une vie
Le quiz du moment
“Café + clope = caca ? Info ou intox ? “
Pour ceux qui ne comprennent pas l’énoncé, nous pourrions le reformuler ainsi : est-il vrai que la consommation simultanée de cigarette et de café a un effet laxatif supérieur à la consommation de l’un de ces produits seul, ou à leur non-consommation ? Vous pouvez nous envoyer vos réponses sur podcastscience@gmail.com !
Les images de la semaine
La Chatroom
Podcast Science: Bonjour à tous nyves: Helllo nyves: on vous entends nyves: comme d’hab, Pascal est plus fort nyves: raconter pas des histoires trop crades nyves: on vous entends nyves: bon, c’est un peu vide nyves: nickel nyves: c’est le premier PS qui commence 13 mn avant l’heure ! nyves: Y a des bretons dans la chatroom! Podcast Science: C’est parce qu’on est tous à Los angeles nyves: oui, mais je suis schyzo 😉 L3 G33K: Bonsoir ! nyves: salut @Alexa Pascal: Salut @L3 G33K L3 G33K: Bonsoir ! nyves: salut @L3 G33K L3 G33K: Hey c’est déjà en direct ? Pascal: Oui nyves: oui, 15 min d’avance Pascal: Mon ordinateur a lancé le live tout seul nyves: je risque de vous perdre, y a de l’orage ici L3 G33K: 😁 nyves: Pour Nicotupe, sa vidéo d’image d’IA qui se dégrade, c’est trop flippant NicoTupe: Pour ceux qui ont pas suivi : https://boingboing.net/2019/06/04/watch-an-ai-generated-human-fa.html NicoTupe: @nyves du coup profites en pour liker the world as a stage 😉 nyves: yep nyves: en fait, je liker déjà NicoTupe: l’orage c’est quadn il pleut c’est ca? NicoTupe: parce qu’ici il fait assez beau NicoTupe: #troll nyves: oui, c’est rare chez nous, en Bretagne la pluie nyves: d’habitude, c’est juste l’iode qui retombe nyves: Alors, j’ai commencé Star Trek Discovery, est ce qu’il y a des myceliums quantiques dans l’univers? Podcast Science: Bien sûr. Les mycéliums quantiques c’est la base nyves: @ps: Est ce que la question de l’univers au dela de l’observable n’est pas réfutable? nyves: L’univers chiffoné? nyves: il pique un peu celui là Pascal: Oui nyves: TMI Pascal: Je l’avais trouvé passionnant nyves: oui, passionant, mais faut s’accrocher L3 G33K: Il reste encore une minute de rab ^^ Pascal: C’est un des 2 ou 3 premiers livres de vulga que j’ai lu nyves: Celui de Kip Thorne est plus lisible je trouve L3 G33K: @ps Est-ce que vous avez regardé l’excellentissime vidéo de Melodysheep sur l’avenir de l’Univers ? nyves: nope elfredo: Bonsoir à tous!!! nyves: salut @elfredo Pascal: Salut @elfredo Alexa: Salut tout le monde Pascal: Bonjour @tarte tarte: bonjour @Pascal. c’est quoi le lien cosmologirl ? (sur wordpress et youtube il n’y a rien ou presque) L3 G33K: Le lien du blog ? Pascal: Je ne la connais que sur twitter Pascal:https://twitter.com/CosmoloGirl Pascal: et le blog https://cosmologirl.wordpress.com/ tarte: merci Pascal: Salut @Robin Pascal: enfin un parisien Pascal: ca aurait fait bizarre de ne pas en avoir 2 semaines d’affillée Pascal: Salut @Frank Soldano Frank Soldano: Hello Robin: Y aurait pas homogène implique isotrope, non ? Pascal: pose la question 🙂 nyves: @ps: je me suis toujours posé la question, est ce que cette hypothèse d’univers uniforme isotrope est forte ou pas? tarte: ca veut dire quoi “forte” ? nyves: est ce qu’elle est plutot crédible? Alexa: je confirme pour le téléscope Alexa: c’est super cool 🙂 tarte: @ps aux tres grandes echelles il y ale grand attracteur et le great repeller non ? donc non isotrope ? Alexa:https://www.mtwilson.edu/wp-content/uploads/2016/09/mt-wilson2.jpg Alexa:https://www.mtwilson.edu/ Pascal: @tarte je crois que les cosmologistes considerere l’univers dans son entier, donc meme le grand attracteur pourrait etre “petit” Pascal: je crois du moins L3 G33K: Le grand attracteur c’est quelque chose de local, en comparaison de l’Univers observable oui 😉 L3 G33K: L’isotropie et l’homogénéïté s’apprécie à ultra grande échelle en fait. tarte: ah… ca veut dire que laniakea ce n’est pas le plus gros truc cartographié, et qu’en vrai on a cartographié plus grand et que c’etait partout pareil… Frank Soldano: Je crois que la cartographie faite jusqu’à Laniakea represente quelque pourcent de l’univers observable L3 G33K: Laniakea c’est un ensemble « local » d’amas de galaxies d’environ 500 millions d’années lumière de diamètre L3 G33K: En comparaison l’Univers observable c’est 60 fois plus grand en diamètre (sans tenir compte de l’expansion), soit 200 000 fois plus volumineux nyves: La vidéo de balade Mentale sur le big bang est top, en passant tarte: oui mais si on a pas regardé ces 199 999 autres zones, comment savoir que c’est homogene. bon bon. L3 G33K: On l’a observé, mais pas cartographié Pascal: et même pour ce que j’en sais, la principe cosmogique reste une hypothese. Non ? L3 G33K: Par cartographie, il faut comprendre mesurer les distances des objets et leurs déplacement relatifs (sens et vitesses) L3 G33K: @nyves Si tu as aimé la vidéo de Théo, tu vas aimer celle de Melodysheep 🙂 nyves: ok, je vais regarder L3 G33K: Le titre c’est TIMELAPSE DU FUTUR : Un Voyage vers la Fin des Temps (4K) tarte: sombre ca veut dire qu’on la voit pas. nyves: oui, j’ai jeté un oeil sur youtube tarte: est ce qu’il y a de la matiere legere ? (analogue a la matiere noire invisible, mais qui ne fait pas d’onde gravitationelle non plus) nyves: @ps: J’ai cru voir qu’on “aurait” détecté des galaxies sans matière noire, ce qui prouverai sont existence, de part le fait nyves: @tarte : ca peux ressembler aux neutrinos, ce que tu raconte, si je ne m’abuse nyves: Sébastien Carassou a fait une super conf sur ca sur Vulgarizator nyves: sur le début de l’univers L3 G33K: Du coup l’Univers est totalement opaque nyves: La Californie en soupe de particules? nyves: C’est eux qui ont néttoyé leurs instruments des fientes d’oiseaux tarte:http://i.imgur.com/v4aXfv6.jpg nyves: faut se battre pour être prix nobel tarte: il faut etre vivant surtout nyves: la réciproque est fausse 😉 Robin: “la lumière partout”… même dans la matière sombre ? Robin: Je suis parti un moment, et j’ai eu le temps de me poser une question ! nyves: @Robin oui, si la matière sombre n’intéragit pas avec les photons Robin: ah oui. Bon, un truc qui est partout et qui n’interagit avc rien, on finit par se rapprocher de l’éther, là, pour un plouc extérieur au domaine 🙂 Pascal: @tarte il me semble qu’il y a un cas d’un prix nobel remis a une personne décédé nyves: @Robin : c’est ma future question! Est ce que l’energie noire est un artefact pour cacher l’incomplétude des théories ou est elle réellement présente? Pascal: @tarte http://www.slate.fr/story/44549/mort-steinman-nobel-medecine tarte:https://www.ias.u-psud.fr/soler/ESA_Planck_GalacticDust_Polarisation_1280.jpg Alexa:data:image/jpeg;base64,/9j/4AAQSkZJRgABAQAAAQABAAD/2wCEAAk Alexa: tarte: alexa reboot Alexa: ah merde désolée ^^ nyves: @Alexa : tu lis la matrice? L3 G33K: Wouah ! Podcast Science: Alexa crypte ses messages Alexa: on dirait 😀 c’est l’effet #LA nyves: c’est pas du vrai cryptage, y a des patterns récurrents 😉 Alexa: c’était censé être l’image de @tarte en moins bien Alexa: et j’ai cliqué trop vite Podcast Science: J’aime beaucoup cette chatroom où tout le monde fait la course pour mettre les images. Meilleurs auditeurs de l’univers ^^ nyves: @Podcast Science fait gaffe, tu vas avoir une course aux chatons ou aux tardigrades 😉 tarte: en bio c’est du genre instabilité de rayleigh … Podcast Science: la semaine prochaine vous avez le droit de poster autant de tardigrades que vous voulez nyves: cool Podcast Science: c’est le #tardigradeday non officiel Alexa: je vais rater ça 🙁 Pascal: @nyves c’est une image codée en base64 tarte:https://www.universetoday.com/wp-content/uploads/2010/12/cosmic_web_3smaller.jpg tarte: du coup dans les bulle noires, il y a quoi qui repousse ? de la matiere de masse negative ? nyves: @Pascal : c’est ce qui me semblait vu l’entête L3 G33K: @tarte non, ce sont les zones moins denses qui se deversent petit à petit vers les zones plus denses Pascal: un grand classique L3 G33K: @ps : Est-ce que certains d’entre vous ont regardé l’excellente vidéo de Melodysheep sur le futur de l’Univers ? nyves: oui, on parlait beaucoup de big crunch avant tarte:https://imgur.com/SxciNF8.jpg nyves: Le lac de Genève a gelé une fois, non? tarte: merci pour le reformulation ! L3 G33K: @ps est-ce que le CMB possède des fluctuations de distance (en plus de celles de température). L3 G33K: @ps (en gros, est-il sphérique mais « cabossé » légèrement ?) L3 G33K: Oki merci 👍 @ps tarte: la constante c’est une constante d’intégration ? nyves: @ps: ca ressemble à une modification adhoc, non? nyves: @ps: l’ajout de la constante cosmologique nyves: Energie=matiere? tarte: E = M c2 nyves: ben vi tarte: une equation egale a -1 ?? tarte: un equation c’est “un truc = un autre truc” non ? tarte:https://imgur.com/dzzqjDB.jpg Pascal: punaise, j’avais oublié le bug “Imgur” 🙁 Pascal: j’espere pouvoir regarder ca la semaine prochaine tarte: oui quand il y jean pierre petit dans la conf nyves: non, pas JPP 😉 Frank Soldano: @ps La constante cosmologique à été donné par 2 méthode mais ne sont pas les mêmes. Cela voudrait il dire que cette constante soit différentes en fonction de l’échelle considéré ? tarte: @Pascal ca a marché une fois. Pascal: effectivement (les lunettes visiblement) tarte:https://ibb.co/zscCv69 Pascal:https://i.imgur.com/dzzqjDB.jpg nyves: correction de bug en prod? Pascal: ok… visiblement, ca marche en ajoutant le “i.” au debut dans l’url Pascal: non pour l’instant, j’analyse la reproductibilité de la chose 🙂 Pascal: les hotfix en plein live, j’evite maintenant que je travaille plus rarement sur la chatroom… les probabilités de bug commencent a etre eleves nyves: 🙂 nyves: il faudrait une chatroom de qualif 😉 Pascal: en locale, ca se fait mais comme je n’ai plus de backend qui tourne en local, ca m’obiligerais a tourner sur le backend de prod ou de faire tourner un instance sur cette machine. Et j’ai un peu la flemme nyves: comme je te comprends tarte: des arcs ou une croix ? tarte: rapport avec la croix d’einstein ? Frank Soldano:http://physique.unice.fr/sem6/2012-2013/PagesWeb/PT/Galaxie/images/arcgravitationnels.png tarte:https://fr.wikipedia.org/wiki/Anneau_d%27Einstein#/media/File:Einstein-Ring-schem_de.png tarte: ca marche comment l’optique adaptative ? nyves: @tarte y a un episode de PS sur le sujet Pascal: en (tres) gros, on envoi un laser, on voit comment l’atmosphere le perturbe Pascal: et on applique les perturbation a l’envers a ce qu’on voit avec le telescope tarte: ah ok . et c’est quoi l’echelle de temps d’une ‘adaptation’ ? milliseconde ? Pascal: de memoire le dossier de Johan sur le sujet est celui là : https://www.podcastscience.fm/emission/2014/04/21/podcast-science-171-telescopes/ Pascal: je ne peux pas de répondre, je n’en ai qu’une idée approximative Pascal: mais le propre du laser est d’être une lumiere tres coherente, j’imagine donc que la precision est elevée tarte: ah c’est a dire qu’on etudie des franges d’interferance de la lumiere laser qui revient, c’est pas juste regarder si le point bouge a droite ou a gauche avec le vent ? L3 G33K:https://www.onera.fr/sites/default/files/actualites/breves/2008-0194-optique-adaptative-comprendre.pdf L3 G33K: Dans ce PDF sur le sujet, il est question de temps de réponse inférieur à quelques millisecondes L3 G33K: @CosmoloGirl L3 G33K: merci ! tarte: ah oui merci .. il y a des millisecondes d’arc effectivement, moi je pensais a du temps hum… nyves: oui, merci, c’etait cool! tarte:https://i.imgur.com/SxciNF8.jpg Pascal: Avec une semaine d’avance… c’est du beau L3 G33K: @tarte donc pour résumer : on envoie un laser bien rond ; on l’observe et il n’est pas rond ; on déforme le miroir pour qu’il redevienne bien rond. Et ça environ 1000 fois par seconde tarte: ah ok merci pour le resumé L3 g33k 🙂 L3 G33K: @ps pour Patreon j’ai supprimé ma participation mensuelle pour en refaire manuellement une fois par an : moins cher pour moi, plus de revenus pour vous nyves: bon app nyves: a plus Pascal: a + Podcast Science: Merci à vous chatroom <3 nyves: ou pas Podcast Science: On vous love. nyves: (comprendre) nyves: bisous coeur coeur elfredo: Bonne soirée. Pascal: On n’a même pas dit au revoir Pascal: Pascal: Au revoir la Chatroom 🙂 L3 G33K: A bientôt !
Selon l’ONU, la population mondiale devrait atteindre 9.8 milliards de personnes en 2050 et 11.2 milliards en 2100.
Comment nourrir tout ce monde, par ailleurs de plus en plus gourmand, avec des ressources limitées ? C’est ce qu’on appelle le défi alimentaire du XXIe siècle.
Il y a 7 ans sur cette antenne, nous vous présentions un dossier en 2 épisodes pour parler du problème et des pistes de solutions à l’époque (épisodes PS#78 et PS#79).
7 ans, c’est long. Et beaucoup de choses ont changé depuis, notamment l’arrivée de technologies qui rendent les experts un peu plus optimistes pour relever ce défi. C’est justement l’un de ces experts que nous recevons, Christian Nils Schwab, Directeur exécutif du CNU, le Centre de Nutrition et d’Alimentation de l’EPFL. Nous examinerons avec lui l’urgence des défis, les innovations technologiques comme éléments de solution, et les autres pistes pour permettre à notre espèce d’éviter la faim tout en pensant long terme.
Nous sommes le mercredi 29 mai 2019, c’est l’épisode 378. Bienvenue sur Podcast Science!
Tour de table
Pascal, à la technique, depuis l’Alsace
Depuis l’Alsace aussi, notre amoureuse des plantes, Elea
Et depuis Los Angeles, nous avons Johan, notre astrophysicien préféré
La citation :
“Il faut donc réveiller les consciences endormies. Vouloir rassurer, c’est toujours contribuer au pire.” – René Girard – À l’heure du péril – (Épilogue d’Achever Clausewitz, Carnets Nord, 2007)
“Il est mieux d’allumer une bougie que de rester assis dans le noir” – Mère Teresa Note post-émission : il semblerait que la citation originale soit “Il vaut mieux allumer une bougie que de maudire les ténèbres” et soit en réalité un proverbe tibétain.
Le quiz du moment :
“Café + clope = caca ? Info ou intox ? “
Pour ceux qui ne comprennent pas l’énoncé, nous pourrions le reformuler ainsi : est-il vrai que la consommation simultanée de cigarette et de café a un effet laxatif supérieur à la consommation de l’un de ces produits seul, ou à leur non-consommation ? Vous pouvez nous envoyer vos réponses sur podcastscience@gmail.com !
Johan Mazoyer: Les ingénieurs de la NASA sont enfin venus pour installer mon ethernet, mais le réseau interne refuse que j’aille sur le site de Podcastscience !
Johan Mazoyer: Donc je suis sur mon téléphone pour la Chartroom
nyves: @Johan Mazoyer : c’est moche
Eléa HEBERLE: Je croyais que la NASA était notre alliée
nyves: oui, ca va le faire
Pascal: cool
Johan Mazoyer: Yeah !
Kyrillos_L: @Johan Mazoyer même avec un vpn ?
nyves: et l’arrivée de Donald aux US 🙁
nyves: c’est cool de réentendre @Prof Von en live
puyo: B’soir à tous ! Vive l’alimentation !
nyves: hello, @puyo
puyo: Hello @nyves !
Eléa HEBERLE: PUYOOOOO <3
puyo: @Eléa HEBERLE 😀
puyo: Hourray !
nyves: j’ai déjà manger des insectes grillés, c’est pas mauvais
Johan Mazoyer: Hehe c’est ça le truc, sur le wifi externe j’arrivais à mettre un vpn, mais en ethernet, ils m’interdisent le VPN
Pascal: C’est toujours cool. il nous manque chaque semaine
puyo: Le canada est triste
Johan Mazoyer: J’ai acheté une bolognaise aux criquets, mais j’ai peur de la manger
nyves: si ca continue comme ca, on se pend à la fin de l’émission!
Pascal: Salut @puyo ! ca fait longtemps
Kyrillos_L: erf, je ne savais même pas que l’on pouvait bloquer un vpn 😮
Pascal: @Prof Von tu n’es pas en “ne pas deranger” sur skype
puyo: @Pascal Hello Pascal ! Hooo oui, pas évident de venir à cette heure en ce moment !
nyves: @Kyrillos_L oh si, heureusement qu’on peut le faire
Pascal: @Kyrillos_L je vois plein de moyen de le faire… et plein de moyen de coutourner la chose
nyves: sinon, certains pourraient sortir des données en screud
Pascal: blocage des ip du serveur, nlocage du port, detection du protocol
nyves: @Pascal ca se contourne mais si c’est bien fait , c’est chaud
Kyrillos_L: prévoyez ça dans un future podcast !
Pascal: j’imagine
Pascal: mais avec un serveur perso et non commercial, eventuellement encapsulé dans du https, ca doit pouvoir le faire
nyves: Je sais que certains morceaux de trames https peuvent être lues pour avoir une idée de ce qu’elles peuvent contenir, mais je saurait pas te dire comment
nyves: je travaille avec des dingues de la communication en ce moment 🙂
Pascal: de toute maniere, on sait tous que la Nasa a deja des ordinateur quantique qui peut casser tout chiffrage
nyves: là, j’ai un peu plus, de doure 😉
nyves: mais d’ici 5/10 ans …
Kyrillos_L: Je crois que dans l’interview du réveilleur par Science4All il parle assez bien des couts environnementaux auxquels on ne pense pas
nyves: y a des décideurs politiques qui croient que le monde n’est pas infini?
nyves: @Kyrillos_L j’aime bien le nouveau format des interviews de Lé
Pascal: oui mais 3h/semaine, c’est dur a suivre
Kyrillos_L: yep ! De même !
Pascal: mais c’est effectivement super cool
nyves: @Pascal : en faisant du sport, ca passe 😉
Pascal: ah ben voilà. Je vais devoir m’y mettre 🙂
nyves: j’ai particulièrement aimé celui avec Christophe Michel d’hygiène Mentale
Pascal: @Eléa HEBERLE tu enregistres aussi? j’ai eu un glitch il y a 2 minutes
Kyrillos_L: Celui de FakeMed m’a tenu du début à la fin
Pascal: (sinon j’ai l’enregistrement au skype)
Pascal: @nyves Christophe Michel, c’est de la triche
Kyrillos_L: dommage qu’ils ne soient pas sur Spotify
nyves: avec le mec d’Aesclepios?
Kyrillos_L: yep
nyves: oui, très bon
Pascal: le reveilleur m’avais bien plu
Pascal: d’autant que je ne le connais pas vraiment
Kyrillos_L: c’est là que j’ai découvert le réveilleur
Pascal: meme chose
nyves: c’est comme l’interview de Jean Michel Abrassart par Monsieur Sam
nyves: ca passe tout seul
Eléa HEBERLE: @Pascal non j’enregistre pas
Eléa HEBERLE: j’ai plus de mémoire
Pascal: tant pis, esperons que ca passe
Eléa HEBERLE: Alan nan?
Kyrillos_L: un “écolo” qui critique Green Peace et le nucléaire m’avais paru étonnant mais fait sens
Pascal: je doute
nyves: @Kyrillos_L : je me considère un peu écolo
Pascal: Christophe Michel et JM Abrassart font parti des rare sceptiques que j’apprecie encore
nyves: mais je suis pas trop greenpeace
Kyrillos_L: il faut que j’écoute celui d’Abrassart alors, pas vu
nyves: @Pascal : c’est les deux que je préfère
Kyrillos_L: ah ?
Kyrillos_L: je note !
Pascal: @Kyrillos_L le souci est qu’il est de plus en plus rare 🙁
nyves: ils disent qu’ils sont sceptiques pour que eux même apprennent a mieux réfléchir, pas dire aux autres comment le faire
Pascal: mais il a une approche beaucoup plus modeste et sceptique sur ses idees que beaucoup
nyves: et c’est tout a fait mon approche
Kyrillos_L: Carrefour traque ses oeufs avec une blockchain
nyves: @Kyrillos_L yep, et Lactalis va faire de la tracabilité avec de la blockchain privée
nyves: pour limiter le cout du minage
Pascal: pas certain que la blockchain soit capitale sur ce coup là
Kyrillos_L: yep
Kyrillos_L: j’ai pas compris pour le coup
Tupe: Hola
Kyrillos_L: j’ai l’impression à un coup marketing, mais qui s’adresse à qui ?
nyves: hello @Tupe
Pascal: Carrefour et Lactalys pourraient tout a fait etre tiers de certification puisque elle est surtout pour eux
Pascal: salut @Tupe
Pascal:
Pascal:
Pascal: descendu de ton avion ?
nyves: ca permet de la tracabilité et de s’assurer que les copains font pas de la merde
Tupe: Non j’arrive à l’aéroport
Tupe: Je décolle à 22h
nyves: sinon, certains pourraient vendre moins cher
Kyrillos_L: pourtant au marché c’est généralement le même prix qu’en grande surface
nyves: Enfin, Lactalis fait surtout du big data en ce moment
Kyrillos_L: c’est plus le fait que c’est moins accessible ?
Eléa HEBERLE: local + vente directe, moins d’intermédiaires
Tupe: Les assurances ces altruistes
Tupe: #troll
nyves: @Eléa HEBERLE : et une histoire de marge probablement
Eléa HEBERLE: oui
Kyrillos_L: par contre il faut se lever le samedi matin :/
Eléa HEBERLE: c’est un moindre mal
nyves: @Kyrillos_L chez nous c’est le dimanche
Tupe: J’achèterai bien de la fondue savoyarde “Alan”
nyves: ca pique
Kyrillos_L: erf
Kyrillos_L:
Pascal: ben quand tu vois la diffence de prix entre ce qui est payé au producteur et ce qu’on paye, il y en a qui prenne entre les deux
nyves: @Tupe : il pourrait nous inviter pour une fondue 😉
Pascal: @Kyrillos_L sinon, il y a des magasin de regroupement de producteur
Pascal: mais j’imagine que c’est plus facile a la campagne
Kyrillos_L: j’avais essayé une application de ce genre, mais c’était pour le fitness, et vraiment pas pratique…
nyves: @ps: j’ai entendu dire que la plus part des pays avaient quand même fortement réduit leur taux de natalité
Tupe: Ils ont bien prononcé son était à l’épisode I20I?
Pascal: meme pas
Kyrillos_L: j’essaye d’aller au marché, on y croise toujours des copains 😉
Tupe: Pffffff
nyves: @ps: est ce que c’est vrai, est ce que tu le sais?
Pascal: pourtant je l’ai rappelé avant l’episode
Tupe: Arrivée à Orly, je vais acheter un sandwich sans saveur
Eléa HEBERLE: sous plastique
Tupe: Et je jetterai le papier par terre juste avant de prendre un taxi
Tupe: #killtheplanet
nyves: @Tupe : sauver un arbre, tuer un castor
Pascal: #polarbearkiller
Tupe: Il est pas mal ce Alan on devrait le recruter
Pascal: ca se tente
nyves: il ferait un bon dictateur, effectivement
nyves: sa voix passe bien
Pascal: tentons une approche
Tupe: Attendons quelques années que sa mémoire faiblisse, il aura oublié qu’il en faisait déjà parti
nyves: ou alors, un petit coup de Men in Black
nyves: pouf, c’est reparti
Tupe: Bon je viens d’être cité par @hackernoon
Pascal: tu me diras, on a bien eu taupo dans l’equipe des annees avant qu’il l’integre officiellmeent
nyves: certes
Pascal: @nyves tu veux le flashouiller ?
nyves: @Pascal : il me manque le costard
Tupe: Et des lunettes
Tupe: Et tu arrives 20 ans trop tard
nyves: mouais 🙁
Tupe: Arrivé au plus bel z aéroport d’Europe
Eléa HEBERLE: c’est qui hackernoon?
nyves: @Tupe : Rennes?
Pascal: @nyves tu veux faire agent K aux cheveux long ?
nyves: lol
Tupe: Orly, c’est ironique
nyves: ca fait une éternité que je suis pas passé par Orly
Pascal: a peu pres depuis que j’ai un tgv direct pour Paris
nyves: les dluo font du mal aussi
nyves: on balance pas mal de produits qui sont encore bons
Kyrillos_L: ah
nyves: je te raconte pas de ce qu’on peut faire des données provenant des IOT!
Kyrillos_L: nous y voilà
nyves: oui, mais le blockchain c’est méga polluant
Pascal: Dossier de @Tupe a l’episode 187
nyves: bien @puyo
Pascal: @puyo lol
puyo: Héhé, crédible, hein ? 😀
Pascal: @puyo lol
Pascal: @nyves je n’ai ?as suivi recemment, ils n’ont toujours pas abandonné la proof of work ?
nyves: on fait nous même nos yahourts 😉
Kyrillos_L: le fromage qui périme…
Kyrillos_L: alors qu’en Corse même avec des asticots il le mange
nyves: @Pascal : seulement pour certaines blockchains privées
Eléa HEBERLE: Ton fromage, il peut pas moisir, IL EST EN MOISI.
Eléa HEBERLE: c’est brillant comme invention, le fromage
Pascal: @Eléa HEBERLE j’imagine que depend le la souche qui pousse sur le fromage
Eléa HEBERLE: Ahah @Puyp
puyo: ^^
Eléa HEBERLE: @puyo génial ton dessin
puyo: Huhuhu, merci merci
nyves: @Eléa HEBERLE : ca dépend du fromage
puyo: Je te dis pas le temps pour faire un steak de fourmis
nyves: avec certains, j’ai du mal
Eléa HEBERLE: c’est le steak de fourmis le plus mignon du monde
nyves: de toute facon, la solution c’est Solyant Green 😉
Kyrillos_L: Il n’y a pas déjà des ordinateurs à ADN ?
Kyrillos_L: Qui calculent grâce à des brins
Pascal: seulement des experimentation de stockage a ma connaissance
Eléa HEBERLE: idem
Pascal: mais pas de calcul pour ce que j’en sen sais
Pascal:
puyo: @Eléa HEBERLE (✿´‿`)
Kyrillos_L: En 2002, J. Macdonald, D. Stefanovic et M. Stojanovic ont créé un calculateur à ADN capable de jouer au Tic-tac-toe contre un joueur humain
Kyrillos_L: bientôt des jeux de tictactoe dans ton steack !
Kyrillos_L: tant qu’à y mettre de l’adn, autant qu’il joue
Kyrillos_L: (cf wikipedia)
Eléa HEBERLE: J’ai du mal à me représenter comment ça marche ducoup…
Eléa HEBERLE: faudrait que j’aille creuser
Kyrillos_L: Les ADN enzymatiques simulent des fonctions logiques. Par exemple, tel ADN se dépliera si l’on a introduit deux types particuliers de brin d’ADN, reproduisant la fonction logique ET.
Pascal: interressant.
Eléa HEBERLE: Déjà ADN et enzymatique c’est chelou comme termes mis côte à côte.
Eléa HEBERLE: mais c’est une sorte de mécanisme moléculaire ducoup.
Kyrillos_L: erf, en anglais
Kyrillos_L: Catalytic DNA (deoxyribozyme or DNAzyme) catalyze a reaction when interacting with the appropriate input, such as a matching oligonucleotide.
Eléa HEBERLE: d’acc
Kyrillos_L: perso j’ai rien compris des 8 premiers mots
Eléa HEBERLE: beaucoup plus clair en anglais XD
Eléa HEBERLE: ahah
Pascal: c’est marrant comme idée, mais je vois mal le truc evoluer dans un truc efficace
Eléa HEBERLE: intéressant. Je sais pas si on peut parler d’un ordi
Pascal: a peu pres comme un calcultatrice 4 operations
Kyrillos_L: Kevin Cherry and Lulu Qian at Caltech developed a DNA-based artificial neural network that can recognize 100-bit hand-written digits.
Pascal: C’est mieux, mais quand meme
Eléa HEBERLE: j’irai lire les publis après l’émission
Pascal: je doute
Pascal:
Pascal: Je commence a avoir chaud là
puyo: Ooooooups
nyves: venez en Bretagne, il va commencer a faire bon 😉
Kyrillos_L: ahahah
Eléa HEBERLE: j’arrive
Pascal: je prend le train demain
Kyrillos_L: j’ai pas très bien compris la différence crispr / omg
Kyrillos_L: faudra que je réécoute
puyo: Excellents épisodes !
Pascal: sinon la scandinavie, ca a l’air bien
Kyrillos_L: Merci pour l’explication !
Kyrillos_L: @Eléa HEBERLE j’ai failli te faire dire omg au lieu d’ogm 😉
nyves: @Pascal : oui, j’irai bien en vacances la bas
Kyrillos_L: En soit, les OGM, il n’y a pas de problèmes avec ?
nyves: et puis quand on voit la gueule des bananes actuelles!
Kyrillos_L: hormis éthique
Eléa HEBERLE: En fait ça dépend de ce que tu fais concrètement comme modification
nyves: par rapport aux “naturelles”
Eléa HEBERLE: exemple, tu intègres un gène de résistance à un hérbicide
Eléa HEBERLE: et ducoup tu peux asperger ton chant tranquille, ton maïs survit, tout le reste meurt
nyves: @Eléa HEBERLE pas classe 🙂
Eléa HEBERLE: tant qu’à faire, tu rends ton maïs stérile, comme ça t’es obligé de racheter les graines chaque année à l’entreprise qui le fait
nyves: encore moins classe
Kyrillos_L: Le problème dans le cas c’est l’utilisation de l’herbicide, et non le “produit” en lui même ?
Eléa HEBERLE: oui
Eléa HEBERLE: sauf que, t’as quand même mis un truc d’une autre espèce dans du maïs, donc t’as joué à Dieu, donc c’est le scandale.
nyves: @Eléa HEBERLE : y a quand même des OGM plus positifs
Eléa HEBERLE: Oui totalement
Eléa HEBERLE: Bon, sinon tu cibles un gène précis pour rendre tes tomates plus résistantes à la sécheresse. T’utilises moins d’eau.
nyves: par exemple
Eléa HEBERLE: Mais t’as quand même intentionnellement fait une modification génétique.
Eléa HEBERLE: Donc ça reste intolérable pour pas mal de gens
nyves: c’est trop compliqué quand tu dis que les ogm c’est pas forcément le mal
Eléa HEBERLE: Les risques : peut être que la tomate va supplanter le monde, on sait pas. Peut être que cette espèce de tomates va être tellement populaire que toutes les autres variétés disparaitront parce qu’on l’aura choisi…
Pascal: @nyves Je n’ai pas encore ose le dire a voix haute…
nyves: @Eléa HEBERLE : c’est déjà le cas pour la cavendish, sans OGM
puyo: J’aime bien l’idée de la tomate, maître du monde
nyves: @Pascal : avec certains de mes copains/copines je le ferais pas
nyves: j’ai d’excellentes copines que je veux pas perdre 😉
Eléa HEBERLE: Par contre, on a commis des chihuahuas…
Eléa HEBERLE: et personne dit rien. Sérieux.
Eléa HEBERLE: ^^
Pascal: j’ai meme une famille que je veux peserver…
nyves: @Eléa HEBERLE exactement
nyves: @Eléa HEBERLE : même les bergers allemands sont tellement consanguins qu’ils sont limites viables en ce moment
Eléa HEBERLE: @Kyrillos_L pour le biohacker, on sait pas exactement de quoi il est mort
nyves: @ps: est ce que c’est etre cinique de se dire que tant que l’humain sera humain, on sera dirigé par le profit?
Eléa HEBERLE: Mais effectivement, il s’est injecté l’enzyme Cas9, et les séquences d’ADN nécéssaires pour qu’elle coupe (je crois qu’il a essayé avec une protéine musculaire)
Eléa HEBERLE: Perso, pour manipuler ce truc en labo, j’aurais pas tenté.
nyves: @Eléa HEBERLE quand tu vois ce que s’envoye certains en salle de muscu
Kyrillos_L: Tu pourrai donner un tout peu plus d’infos ?
nyves: c’est pas bcp mieux 😉
Kyrillos_L: sur pourquoi c’est dangereux ?
puyo: C’est la cas-tastr9
nyves: le problème c’est pas les étudiants, c’est les dirigeants de grosses boites qui vont racheter ces startup!
nyves: mais je suis dans ma phase mysanthrope 😉
nyves: après les Européennes
nyves: Tiens un exemple, la Chine aurait repris sa production de Fréon, d’après une étude dans Nature
nyves: a suivre!
Eléa HEBERLE: @Kyrillos_L En fait cette enzyme va faire une coupure d’ADN, sur les deux brins, là où “tu lui dis” en envoyant une séquence identique dans ta cellule, qui va guider l’enzyme pour aller couper.
nyves: cool, de la cosmologie!
puyo: Hourra !
nyves: excatement! j’en ai marre des indicateurs
Eléa HEBERLE: Et cette coupure, elle doit être réparée par ta cellule, sinon ça fait un trou, c’est pas cool, ça va crever. Heureusement, ta cellule répare super bien les trous, et elle va recoller les deux bouts, avec deux trois erreurs. Et ça tombe bien, parce que ces deux trois erreurs vont empêcher ton gène ciblé (et seulement lui) de s’exprimer.
nyves: nulle part on parle d’humain
Kyrillos_L: ah d’accord
nyves: j’ai entendu un truc sur le sujet, mais qu’avec le café!
nyves: mais ca viendrait pas de la caféine parce que ca marche avec le déca aussi
Eléa HEBERLE: @Kyrillos_L mais ducoup, c’est super, ça nous permet d’éteindre ce qu’on veut
Eléa HEBERLE: sauf que c’est pas exclu que la Cas9 elle aille se perdre ailleurs, et couper des choses que tu voulais pas dans ton ADN
Eléa HEBERLE: et ce paramètre non maitrisable, il est plutôt dangereux, parce que… si tu coupes à un endroit important, logiquement, ça fout la merde.
nyves: @Eléa HEBERLE : j’avais entendue la francaise qui avait travaillé sur cas9, elle m’avait un peu fait flippé, du genre moi j’ai trouvé qq chose ce qu’on en fait, je m’en fout
Eléa HEBERLE: Donc quand on vendra des choses éditées avec ce système, il faudra s’assurer que la protéine Cas9 ne soit pas exprimée parce que ça peut foutre le bordel.
nyves: je suis en Savoie a partir du 15/07 ca sera plus simple pour venir au CERN!
Kyrillos_L: d’optimisation de tournée ?
Kyrillos_L: Merci !
nyves: Oui, top, Merci Christian!
nyves: mais, oui, je sais que la population a plus que doublé depuis que je suis né
nyves: et ca fait trop flipper!
Kyrillos_L: Est ce que tu as vu un côté de “méchante multinationale” dans ces emplois ?
Kyrillos_L: où tu as du faire des choix contraires à tes convictions
Donner de son temps pour Podcastscience, c’est déjà un privilège. On apprend plein de choses et on discute avec plein de gens. Et puis on a des bonus parfois… Ainsi, il y a quelques mois, nous avons eu la chance de recevoir des livres offerts par les éditions Lucca. Des livres scientifiques bien sur. Et voilà comment nous avons connu Delphine Gosset, que nous avons la chance et la joie de recevoir dans ce podcast aujourd’hui. Delphine a publié un livre pour la jeunesse que nous a offert les Editions Lucca, livre bâti en outre sur son expérience de chercheuse sur les primates. C’est de tout cela que nous allons parler ce soir.
Tour de table
Pascal, à la technique, depuis la région de Mulhouse
Alexa, depuis la Californie
Robin depuis Paris
Tupe, depuis Barcelone
Delphine, depuis Besançon
L’interview de la semaine :
A venir
La page du livre sur le site de l’éditeur : https://luccaeditions.com/route-nosy-komba/
“on ne pourra bien dessiner le simple qu’après une étude approfondie du complexe”Gaston Bachelard
Le quiz du moment :
“Café + clope = caca ? Info ou intox ? “
Pour ceux qui ne comprennent pas l’énoncé, nous pourrions le reformuler ainsi : est-il vrai que la consommation simultanée de cigarette et de café a un effet laxatif supérieur à la consommation de l’un de ces produits seul, ou à leur non-consommation ? Vous pouvez nous envoyer vos réponses sur podcastscience@gmail.com !
Les images de la semaine :
La Chatroom
irene: Ben y a pas foule ce soir…. Pascal: oh un auditeur ! irene: bonsoir auditeur! auditeur: @ps quel est le metier des parents de Delphine Gosset ? (=quel part de son livre est il autobiographique?) auditeur: bonsoir auditeur: @ps est ce que les singes qui disparaissaient du zoo a un lien avec la communication animale ? (=idem quel part d’autobiographie dans le livre) Pascal: Salut @L3 G33K auditeur: oui L3 G33K: Bonsoir ! irene: coucou! Pascal: Alors @L3 G33K ca plane ? (ca ne marche pas avec ca tombe) Pascal: je suis jalousie L3 G33K: J’ai hésité entre Podcast Science et #Pint19, j’ai choisi de rester ici ce soir Pascal: <3 irene: Yeah!!! L3 G33K: Oui j’ai as encore atterri de ma soirée de ouf mdr Pascal: tu m’etonnes auditeur: @L3 G33K il y a des retransmission en direct de pint19 sinon ? L3 G33K: @auditeur pas à ma connaissance L3 G33K: lundi j’ai pas pu car plus de place (j’avais zappé), hier soir pas possible car je devais rcupérer ma voiture entre clermont et Ussel, et ce soir j’ai hésité. Pascal: Punaise, cette honneur auditeur:https://luccaeditions.com/wp-content/uploads/2018/10/extrait.pdf L3 G33K: (pour ceux qui se demanderaient de quoi on parle avec @Pascal : il s’agit du vol ZeroG chez Novespace que j’ai gagné à St Medard en Jalles samedi soir) Pascal: Je crois que dans la categorie “truc qui me fait rever” le vol 0G est plutot bien placé L3 G33K: C’est clair ^^ L3 G33K: Du coup j’ai oublié de partager le live… Pascal: @Robin je t’ajoute ? auditeur: Nosy Komba c’est collé a Nosy Be (pour ceux qui connaissent) Pascal: @Robin je t’ai muté Robin: pardon, ça y est ! elfredo: Bonsoir à tous!!! Pascal: Salut @elfredo NicoTupe: yo Robin: tu peux me démuter s’il te plaît @Pascal ? Robin: Je suis muté ! Robin: Robin: Promis L3 G33K: Yo ! auditeur:https://imgur.com/Jk83AjT auditeur:https://imgur.com/PSCsQY9 Pascal: @Robin seul toi peu te démuter (en faisant comme d’habitude) auditeur:https://imgur.com/VmYFTru Pascal:https://i.imgur.com/Jk83AjT.jpg Pascal:https://imgur.com/PSCsQY9.jpg Pascal:https://imgur.com/VmYFTru.jpg Robin: Ok pardon, j’avais pas vu Robin: (j’ai deux boutons mute, sur le casque et sur l’ordi 🙂 auditeur: ce sont des singes de nosy be photographiés il y a 35 ans. je crois que c’est ce dont on parle Pascal: @auditeur avec imgur, il faut ajouter le .jpg Pascal: tu as bien préparé le dossier ce soir dis donc 🙂 auditeur: @ps 1)au sujet d’améliorer les conditions des animaux en captivité dans les zoo: comme l’esperance de vie dans les zoo est superieure au milieu naturel, ca veut dire que les conditions de vie y sont mieux que dans le monde sauvage non ? auditeur: Petit sondage: dans le zoo de besancon les cages sont grandes et on a du mal a voir les animaux qui aiment bien se cacher derrière des plantes (comme les fauves du jardins de plantes a paris par exemple). contrairement aux zoo ancien modele, comme celui de saint petersbourg où les cages sont de la taille de l’animal grossomodo. quitte à montrer les animaux, vous préférez visiter quel type de zoo vous ? L3 G33K: @auditeur Clairement les animaux qui ne sont pas dans des cages, mais dans de grands enclos Pascal: @auditeur clairement le premier, d’ailleurs chercher les animaux deviens un jeu auditeur: sinon on a pas un code promo pour https://luccaeditions.com/panier/ ? non bon tant pis. Pascal: dans le genre grands enclos, il y a le parc de ste croix en Moselle L3 G33K: Je connais le Parc des Félins, près de Paris. Les félins ont de gigantesques enclos, certains font plus d’un hectare pour les lions et les guépards par exemple L3 G33K: Ceux des chats peu mobiles naturellement font tous au moins 10 mètres de côté malgré tout, mais pour ceux qui ont l’habitude de courir c’est plus grand auditeur: @ps dans les zoos, j’aime bien donner a manger aux singes. mais c’est rare qu’on ait le droit. On a le droit au jardin des plantes et au zoo de monaco. alors pour les singes, on peut ou c’est pas bien pour leur santé ? L3 G33K: @ps a propos de primates et du Parc des Félins, il y a un îlot dans le parc avec des lémuriens, en totale liberté (seule l’eau et la passerelle d’accès les contraint à rester sur l’île) auditeur: @ps On dit que les chausseurs ont les yeux devant (lion, faucon…) et que les proies ont les yeux sur les cotés (gazelle, pigeon …). tous les singes ont vraiement les yeux devant ? alors que beaucoup ne sont pas carnivores. pourquoi ? est ce parce que leur ancêtre etait chasseur ? auditeur: @ps c’est celui en photo ? auditeur: @ps Que faut il penser des documentaires grand public comme celui du mois dernier en prime time sur france 2 “Chimpanzés, le combat des chefs”, qui raconte la vie des animaux avec une voix off comme qui raconte l’histoire comme si c’etait des humains (en utilisant les meme qualification des émotions etc…) auditeur: les lemuriens de Nosy-Be, on est dans une cage et eux en liberté. On leur donne des bananes dans des seau et avec une corde, ils tirent la corde pour relever le seau Pascal: Pour les corvidés, on peut renvoyer vers l’épisode 320 avec Agatha du nid de pie auditeur: le veganisme type irene, c’est un biais d’anthropomorphisme ? est ce que les ‘methodes’ scientifiques peuvent s’appliquer pour resoudre ca ? auditeur:https://imgur.com/J5cvsAt.jpg Pascal: contrariante ce soir cette chatroom Pascal:https://imgur.com/J5cvsAt.jpg Pascal:https://imgur.com/J5cvsAt.jpg Pascal:https://imgur.com/J5cvsAt.jpg L3 G33K: Yep l’image ne s’affiche pas Pascal: au cas où : je n’insiste pas, je debug 🙂 L3 G33K: 😉 Pascal:https://imgur.com/J5cvsAt.jpg L3 G33K: @ps ils sont très malins les lémuriens, au parc des félins ils sonnent une cloche au début de la présentation, ils rappliquent illico des 4 coins de l’île… Parce qu’on leur donne à manger à ce moment là 🙂 auditeur: @L3 G33K mes poissons goupis aussi rapliquent manger des qu’ils sentent les vibrations du moteur qui leur donne a manger automatiquement auditeur: Lien vers le documentaire “Chimpanzés, le combat des chefs”, mais vu ce qu’en a dit Delphine Gosset, ca ne vaut pas forcement le coup de le voir, meme si c’est joli ! https://www.dailymotion.com/video/x7550ya L3 G33K: @ps j’ai aussi entendu dire qu’en Inde des singes volent des effets personnels aux touristes pour quémander de la nourriture en échange. Je n’ai jamais eu confirmation sur ce fait (vrai ou intox) auditeur: Ca c’est le Dodo de madagascar auditeur: au sujet des populations existantes: Paradoxe: Est ce que si on autorisait plus facilement l’expérimentation animale (pour les cosmétiques…), cela n’encouragerait pas le maintien et la multiplication du nombre de ces animaux comme reserve de cobaye ? Pascal:https://i.imgur.com/J5cvsAt.jpg auditeur: je l’ai commandé finalement sur amazon car la livraison est à 1centime. A chaque fois c’est plus cher sur le site de l’editeur à cause du coût de livraison 🙁 auditeur: @ps les <<textes précédents>> écrits par Delphine Gosset, sont ils visibles quelque part ? sur un blog ? Pascal:https://imgur.com/PSCsQY9.jpg Pascal:https://imgur.com/PSCsQY9.jpg auditeur: pour irene une photo de moi qui donne une banane a un lemurien https://imgur.com/hncnD6z.jpg irene: Merci !!! Pascal: bon… y a un truc avec imgur… Pascal: 🙁 irene: Elle est trop mimi cette photo!!! auditeur: Une autre tres bonne collection qui melange roman et vulgarisation qui semble un peu dans le meme style et pour Robin et qu’adore ma fille: https://www.editions-lepommier.fr/les-savantissimes auditeur: @ps quel est le metier des parents de Delphine Gosset ? (=quel part de son livre est il autobiographique?) Pascal: scientilivre ? auditeur: @ps age des filles ? auditeur: Pour robin (pour 3 à 5 ans): 2 tomes Les chatons savants petits chimistes. : La science expliquée aux tout-petits Pascal: Tiens salut Alan Prof Von: @irene trois cent septante-huit Pascal: juste quand on parle de toi Prof Von: Justement, je vous ai à l’oeil :p Prof Von: Bonjour les amis 🙂 Pascal: Big brother… Prof Von: Voilà auditeur:http://mourlot.free.fr/Images/picasso.gif L3 G33K: Techniquement, tout le monde qui fume finit par faire caca après. L3 G33K: (sauf s’il décède avant) Pascal: un prof von alternatif ? auditeur: et sur amazon Prof Von: Suis sur mon téléphone, j’ai eu des coupures en ouvrant des onglets 🙁 auditeur:https://www.facebook.com/events/416531819179506/ auditeur: si c’est bien c’est enregistré auditeur: c’est a 15h fantastica animalia 🙁 auditeur: impossible quatre vingt c’est social. Prof Von: #teamRobin Pascal: ca va finir en bonus ca… Prof Von: <3 Pascal: voir en pastille sur facebook L3 G33K: Il /elle est assez régulièrement iciil me semble. Ce pseudo ne m’est pas inconnu NicoTupe: épisode R20R la semaine prochaine L3 G33K: A quand l’épisode R2D2 ? Pascal: ca fait loin ca… L3 G33K: bonsoir ! elfredo: Bonne soirée. NicoTupe: Et on vient de finir l’épisode R20Q Prof Von: Tschuss :-* L3 G33K: en base combien ? Prof Von: Air vaincu 😀 Jolico: Bonsoir! Jolico: Quelqu’un est là?
Bonjour à tous, et bienvenue parmi nous ! En cette belle journée du samedi 11 mai 2019, nous avons le plaisir d’être accueillis par le Jardin Botanique Jean-Marie Pelt, à Nancy, pour une nouvelle émission radio-dessinée de Podcast Science en 3 volets !
Pour ceux qui ne nous connaîtraient pas encore, Podcast Science est un podcast hebdomadaire de vulgarisation scientifique, que vous pouvez écouter chaque mercredi, en live à 20h30 sur le grand internet mondial, et dont vous pouvez retrouver les épisodes enregistrés en podcast après coup. Voilà 9 ans que ça dure, avec une équipe de passionnés, et on approche doucement de nos 400 épisodes, quoi que vous cherchiez comme sujet… il y en a pour tous les goûts !
Alors pourquoi radio-dessinée aujourd’hui ? Car en plus des merveilleux chroniqueurs, membres de l’équipe et invités, qui vont se succéder pour parler du sujet du jour tout l’après midi, nous avons parmi nous la crème de la crème des dessinateurs, venus croquer en direct les présentations !
Vous êtes sur Podcast Science, émission radio dessinée, épisode 376, nous sommes le samedi 11 mai 2019, bienvenue à tous !
Le tour de table à Nancy:
Membre du podcast :
Eléa, biologiste
Claire, chimiste au palais de la découverte
Pierre alias Taupo, biologiste
Robin, mathématicien au palais de la découverte
Pascal à la technique
Autres intervenants :
Katia Astafieff, directrice adjointe du Jardin Botanique
Du 20 au 22 mai, le festival Pint of Science revient dans toutes les villes de France ! Les tickets sont en vente depuis le 15 avril et les places partent vite, alors rendez-vous sur pintofscience.fr/, parce qu’il n’y en aura pas pour tout le monde !
La Citation
S’intéresser aux plantes, c’est aussi se situer dans une tradition : on éprouve spontanément une attirance envers les animaux, mais on apprend à aimer les plantes.
Dans l’épisode 146 de PS, nous avions invité Alexandre Moatti pour nous parler de son livre ‘Altersciences”. C’était en 2013, vous avez donc une bonne raison de ne pas vous en souvenir parfaitement, mais l’auteur nous parlait de scientifiques pas si rationnels que ça, qu’on voyait se glisser dans la peau de pseudo-scientifiques, voire de négationnistes de la science. Ce soir, le sujet pose la question différemment: et si la méthode scientifique n’était pas la seule manière de construire de la connaissance? Il ne s’agit pas d’instrumentalisation de la science pour soutenir une idéologie, mais bien de décider si on peut accepter des théories ou apprendres des connaissances qui ne sont pas prouvées par la science.
Le tour de table :
Eléa depuis Strasbourg
Johan depuis Pasadena
Alexa, depuis LA
Claire, depuis Paris
Nicotupe, depuis Barcelone
Le dossier :
A venir
Annonce :
Du 20 au 22 mai, le festival Pint of Science revient dans toutes les villes de France ! Les tickets sont en vente depuis le 15 avril et les places partent vite, alors rendez-vous sur pintofscience.fr/, parce qu’il n’y en aura pas pour tout le monde !
La Citation
“To be an interesting actor – hell, to be an interesting human being – you must be authentic and for you to be authentic you must embrace who you really are, warts and all. Do you have any idea how liberating it is to not care what people think about you? Well, that’s what we’re here to do.”
Sanford Meisner
Pour être un acteur intéressant… diable, pour être un être humain intéressant, vous devez être authentique. Et pour être authentique vous devez accepter ce que vous êtes vraiment, avec tous vos défauts. Avez-vous seulement la moindre idée d’à quel point il est libérateur de ne pas se préoccupe de ce que les autres pensent de vous ? Hé bien, voilà ce que nous sommes venus faire ici.
Sanford Meisner
La Chatroom
Johan: Et Irene se fout de ma pilosité faciale !
Claire: Tout est calme tout est calme…
Johan: Il a oublié de dire 🙂
Blue Phenix: y’a que chez moi que la tchatroom a plantée ?
Claire: nop idem
Eléa HEBERLE: Nan chez moi aussi
Eléa HEBERLE: refresh
nyves: planté comment?
nyves: oui, y a pas le cadre photo
Blue Phenix: @nyves bah tout a disparu et plus de messages il a fallut recharger la page
Eléa HEBERLE: Je sais pas pourquoi l’encart à disparu
Eléa HEBERLE: mais je crois pas que Tupe ait d’images pour le moment
Eléa HEBERLE: j’essaye de régler le problème
nyves: pas eu besoin de me reconnecté
Blue Phenix: Pascal est pas là d’ailleurs ?
Claire: Bon ba voilà pas de spoiler… moi la prochaine fois que je prends le micro de PS, je parlerais de CACA
irene: Ben non, pas de Pascal ce soir 🙁
Blue Phenix: @Claire tu l’as pas déjà fait ? lol
Blue Phenix: Il va bien ?
Claire: C’est ce qui en parle le plus qui en font le moins. Je suis une princesse, je fais pas caca, faut bien que j’en parle. Je compense
L3 G33K: Re. J’ai pas l’encart des images à gauche, est-ce normal ?
Johan: c’est qu’il y a pas encore eu d’image en fait
Johan: Tu veux en mettre une ?
L3 G33K: Merci @Johan 😉
Blue Phenix: https://humour-france.fr/wp-content/uploads/2018/01/Voil%C3%A0-une-photo-nue-de-moi.jpg
Blue Phenix: voila je te mets une image, rassuré ?
irene: hahahahah!
L3 G33K: Pas spécialement, je voulais juste m’assurer que ça marche ^^
Blue Phenix: ^^
Johan: parfait
L3 G33K: MDR @Blue Phenix
nobody: et en enlevant le filtre anti infra rouge de l’appareil photo ? Blue Phenix ?
nyves: j’ai la même photo, je crois
Blue Phenix: @nobody j’ai encore besoin de mon réflex pour de la photographie terrestre ^^ je vais éviter de le faire pour le moment ^^
Eléa HEBERLE: @Blue Phenix pour te répondre au milieu de ce changement de sujet total, c’était super la Thaïlande. XD Ca fait vraiment un bail.
Eléa HEBERLE: @Johan on se calme sur les photos
nyves: non @Johan , va s’y, envoie du lourd!
Blue Phenix: @Eléa HEBERLE ^^ content que t’en ai bien profité ^^ t’as plus qu’à nous faire un épisode sur les plantes étonnantes de Thaïlande ^^
Johan: @Eléa HEBERLE J’avais prevenu !
Claire: On voit ceux qui ont eu à temp la consigne de sourire…
Blue Phenix: @irene le soucis de l’autisme c’est pas justement qu’ils en sont incapables ?
irene: Oui, donc il faut qu’ils apprennent
nyves: @Blue Phenix : c’est super large l’autisme. c’st pas une maladie, c’est un spectre
Eléa HEBERLE: @Blue Phenix Je pense qu’après la radio dessinée, je vais attendre un an avant de reparler de plantes pour pas saouler les gens
Cloé V: @Eléa HEBERLE Toujours plus de plantes.
nyves: effectivement, la plus part on des problèmes de gestions des émotions
nobody: Maintenant il y a l’IA qui reconnait la colere sur les visages. Donc maintenant c’est ca qui definit ce que c’est la colère. Donc si tu ne fais pas ce qu’il faut pour etre detecté comme en colère, tu n’es pas en colère.
nyves: mais ca va du léger au très lourd
Blue Phenix: @nyves oui mais pour ceux que ce genre de trouble concerne je parlais. Il me semblait que justement le cerveau déconnait à ce niveau et était incapable de traiter la reconnaissance des émotions
nyves: oui, c’est grosso modo ca
nyves: /* biais d’autorité ON */
Blue Phenix: @Eléa HEBERLE ^^ bah faut monter ta chaîne youtube sinon sur les plantes ^^
Blue Phenix:
irene: Mais il y a un apprentissage possible, si je ne me trompe pas
nyves: mon frere est infirmier en psy spécialisé autiste profond
nyves: /* biais d’autorité off */
Blue Phenix: ok je ne savais pas qu’on pouvait éduquer le cerveau à ce niveau là
Blue Phenix:
Eléa HEBERLE: @Blue Phenix Bah oui, c’est vrai que maintenant les journées font 72h chacune, j’ai le temps… ah non, c’était dans mes rêves.
Blue Phenix: lol @nyves
nyves: @irene : faut que je lui demande si certains peuvent apprendre mais ceux qu’ils gèrent, ca m’étonnerai
Blue Phenix: @Eléa HEBERLE Si t’arrêtes de dormir (grosse perte de temps !) et que tu te gaves de cocaïne c’est jouable je pense ^^
Blue Phenix: Peut être pour les asperger c’est possible
Eléa HEBERLE: @Blue Phenix je fais déjà ça, sans la cocaïne pour survivre à mon post-doc et continuer à faire de la vulgarisation. T’as raison, avec la cocaïne je peux faire une chaine youtube, c’est sûr. 😀
L3 G33K: MDR
Blue Phenix: XD
nobody: pas clair
nyves: J’ai un collègue Asperguer, il est en cours de thérapie, on voit qui a du mieux
nyves: mais c’est pas simple
Cleora: (émotion et neuropsychologie : Paul Ekman) Sinon l’autisme concernant les difficultés sur la sphère émotionnelle c’est globalement la reconnaissance des émotions que ce soit pour soi ou les autres (c’est lié, avec le difficulté de différence de soi avec les autres dans les cas extrêmes).
Eléa HEBERLE: La chatroom, pour qu’on fasse remonter une question, faites la précéder de @ps (au cas où y’a des nouveaux, bienvenue)
irene: http://enseignant-ados-autistes.over-blog.com/pages/Des_outils_pour_travailler_sur_les_emotions-4599314.html
nyves: @Cleora : merci
nyves: après, ce qui traine sur Internet sur la facon de gérer l’autisme je prends avce des pincettes
nyves: y a pas souvent d’EBM
Blue Phenix: EBM ?
nyves: Evidence Based Medecine
Blue Phenix: ok
nyves: Médecine basée sur les preuves
Blue Phenix: Faut dire que les preuves factuelles irréfutables en médecine c’est quand même pas ce qu’il y a le plus simple à trouver ^^”
Eléa HEBERLE: indeed.
nobody: ^^ en mecanique quantique non plus
nyves: @Blue Phenix : je te conseille la dernière vidéo de Risque Alpha
nyves: il aborde justement cet aspect
Cleora: Bollywood c’est aussi de l’acting très réaliste :kappa:
Blue Phenix: @nyves ok je connais pas mais je regarderai ^^
nyves: @Cleora : le cheval qui glisse sur le flanc pour passer sous un 38 tonnes!
Blue Phenix: lol
Blue Phenix: C’est quoi le film ? XD
nyves: @Blue Phenix : Risque Alpha est très très bon
L3 G33K: Bollywood c’est vraiment à péter de rire ce qu’ils font
Blue Phenix: Avec leur super flic ouai c’est trop drôle ^^ https://www.youtube.com/watch?v=i4iDWXstrWY
nyves: @L3 G33K : ils ont pas nos limites
nyves: Hello @brusicor 🔵₂
brusicor 🔵₂: Ah, j’accède au chat !
Blue Phenix: Salut @brusicor 🔵₂ ^^
brusicor 🔵₂: Bonsoir peuple de PodcastScience !
nyves: ca faisait longtemps!
Eléa HEBERLE: Bonjour peuple de… toi.
Cloé V: Salut @brusicor 🔵₂
Cleora: Ho B’soir
nyves: le boudoir de Podcast Science se remplit!
brusicor 🔵₂: Oui @nyves, ça fait un petit bout de temps que je me suis pas reconnecté sur le chat.
irene: Coucou Brusicor!
Eléa HEBERLE: le boudoir… ça va rester
Cloé V: Y’a un nom pour les gens dans le boudoir?
nyves: @Eléa HEBERLE : carrèment 😉
brusicor 🔵₂: Comme c’est une galère sur ma tablette, j’ai passé plus de temps à vous écouter et vous lire qu’à vous écrire.
nyves: les boudeurs et les boudeuses?
Cloé V: C’est ce que je craignais ^^
Eléa HEBERLE: les boudoireux
Eléa HEBERLE: et les boudoireuses
nyves: c’est mieux que les courtisanes ou les courtisans
nyves: 😉
Cloé V: Oh, ça sonne classe comme ça. Les boudoireux.
nyves: Boudoireux, je prends
nyves: Ca ressemble à Bourdieu, on peut se la péter 😉
nyves: salut @Robin
nobody: c’est quoi le lien entre les emotions et les methodes non scientifiques ?
Eléa HEBERLE: Robin !
Blue Phenix: Du coup les victimes de combustion spontanés sont juste de très bon acteurs ? 😮
nyves: Bob l’éponge, la comédie musicale!
nyves: ca se tente
Robin: ça me fait penser à une critique qui vient de sortir à propos de la réduction de la mtéhode scientifique aux tests scientifiques
Robin: et aux stats
Blue Phenix: Bah vas-y @nyves ^^ rassemble une troupe ^^
nobody: @ps il y a robin qui fait de l’impro sur une video youtube ?
Robin: et au fait que beaucoup de faits ne sont pas reproductibles (le big bang ou une personnailité
nyves: oui, c’est très trendy en ce moment
Robin: @nobody laquelle ? 🙂
nyves: genre remise ne cause de p-value….
Robin: ça rejoint aussi ce que notre invité disait sur la psychiatrie
nyves: c’est de l’homéopathie ca
nyves: a merde, grillé de 3 sec
Cleora: ” L’approche humaniste est un courant de la psychologie fondé sur une vision positive de l’être humain. C’est également un modèle de psychothérapie qui s’appuie sur la tendance innée de la personne à vouloir se réaliser, c’est-à-dire à mobiliser les forces de croissance psychologique et à développer son potentiel. “
Cleora: Thérapie humaniste : le psychologue est le patient lui-même ^^
nyves: @Cleora : euh, et si on veut pas se réaliser?
Blue Phenix: @nyves tu embauches Kubrick pour le faire à ta place
brusicor 🔵₂: @ps Est-ce que tu as déjà regardé comment travaillait les chercheurs en sciences sociales, où ils travaillent avec des humains ?
nyves: @Blue Phenix : lol
Robin: Il y a des méthodes non scientifiques qui permettent bien plus simplement et rapidement d’obtenir un résultat
nyves: c’est ce que comprennent pas les non scientifique
Robin: Par exemple pour obtenir une émotion sur scène
nobody: Moi je croyais que le sujet c’etait les methodes aleatoires, les methodes d’apprentissage par IA ou l’on comprend pas comment on a apparis, ou les ummites … mais le theatre je ne vois pas le lien
Robin: je ne sais plus de qui est la citation : une méthode est un truc qui a marché au moins deux fois
nyves: j’ai eu une discussion avec une copine qui disait que Einstein avait rendu faux les théories de Newton
nyves: alors que justement, non
Robin: dans ce sens un grand nombre de méthodes de formation existent, qui “fonctionnent” la plupart du temps
nyves: le soleil c’est levé tout les matins, donc il se lévera demain!
nyves: @Robin : exact
Jérôme: Il me semble que dans le savoir, le savoir scientifique ne représente qu’une petite partie, même si c’est une partie de grande valeur. Les connaissances pratiques ne sont pas toujours formalisées ou formalisables. Même dans le cas des chercheurs, une grande partie de leur connaissances professionnelles n’est pas formalisée et ne s’apprend que par la pratique du métier.
Blue Phenix: @nyves tu l’as vus se lever toi aujourd’hui ? XD
Claire: @Robin Hello ! Pascal prend un rehausseur et un siege bébé pour samedi.
nyves: oui, debout à 6h40!
Blue Phenix: Boarf t’es matinal dis donc x)
nyves: recouché à 7h20 et rendormi jusqu’à 9h 😉
Cleora: Non. Les théories contradictoires mais également vraies existent. C’est le complexité, la notion de dialogique d’Edgard Morin
Robin: La question intéressante, je pense, c’est de savoir si on peut déterminer une limite à la méthode scientifique
Blue Phenix: Et moi qui me suis réveillé à midi … Et encore c’est le perroquet qui m’a réveillé XD
Robin: au moins à des domaines où son approche sera moins efficace
NicoTupe: @Cleora c’est quoi la dialogique?
nyves: alors, que c’est complètement pipeaux
Cleora: Notion de dialogique : “eux principes sont unis sans que la dualité se perde dans cette unité.”
Cleora: *deux
nyves: oui, Lie to me aussi!
nyves: Mais bon, Tim Roth, quoi!
Cleora: Non Lie to me il y a de la vérité, mais ça reste une série américaine ^^
Cleora: Sciences humaines, sur les émotions : Paul Ekman – Deheane côté computationnel et science cognitive pure. / Varela et Antonio Damasio sur le fait que les émotions sont nécessaires à un raisonnement dit “rationnel”.
NicoTupe: @Cleora tu nous fait un dossier sciences sociales?
nyves: C’est Dirac qui diisait que si on avait le choix, il fallait prendre la solution élégante, non?
nyves: @NicoTupe : y a un contre dossier sur la chatroom 🙂
Robin: On peut aussi dire qu’il y a une recherche de copier la réalité
nobody: le sujet c’est , << est ce que l'artisanat peut etre scientifique ? >>
brusicor 🔵₂: Cygnification nous manque pour ce sujet, c’était une bonne chaîne sur le non-verbal et la communication
Robin: si tant est que ça ait un sens
nyves: je pense que sur le cinéma c’est très auto réalisateur
Robin: Il y a énormément de différences entre les époques, déjà !!
Eléa HEBERLE: @nobody pour connaître des gens qui font de la bière… OUI.
nobody: il y a les aplaudissements enregistrés chez les americains
nyves: c’est vrai aussi dans la musique
nyves: Le contemporain est très influencé par les courants précédant
nobody: nyves: c’est vrai aussi dans topchef dans la peinture, la sculpture , la coutellerie d’art …
nyves: tout a fait
nyves: une histoire d’épaule de géant, non?
nyves: 😉
nyves: après Top Chef, de l’art… 😉
Jérôme: L’artisanat, comme n’importe quelle pratique, peut se basé sur des connaissances scientifiques, mais les connaissances scientifiques ne suffisent pas pour *faire* (la bière, par exemple)
Kyrillos_L: après est ce qu’on doit avoir une exigence scientifique dans le divertissement ?
Cleora: @NicoTupe Je peux éclairer et donner des réfs pourquoi pas. J’ai peut-être quelques restes de mon master NeuroPsycho ^^
brusicor 🔵₂: D’où le fait qu’on a “art” dans “artisanat”
Blue Phenix: Bah la coutellerie c’est une grande part de science dedans … pour savoir comment se comportent les aciers, les forces d’appuis, etc
nobody: oui mais dans biere industrielle, on a pas art.
nyves: @ps: justement, le fait que la science ne s’occupe pas d’un humain, c’est un des reproches principaux des sciences alternatives
brusicor 🔵₂: Pour avoir travaillé en industrie, il y a énormément de paramètres non-scientifiques dans les procédés.
brusicor 🔵₂: Ce qui fait des cauchemars en R&D d’ailleurs
Kyrillos_L: ah
nyves: @brusicor 🔵₂ la méthode alarrache?
Kyrillos_L: ahah
nobody: la methode au doigt mouillé.
Kyrillos_L: https://www.la-rache.com/
nyves: c’est la méthode numéro 1 en info 🙂
Kyrillos_L: informatique ?
nobody: en physique aussi
nyves: yes
Blue Phenix: @nyves Oui, c’est la méthode la plus utilisée dans la ville de Bacoup ! et comme tout est produit à Bacoup dans l’industrie …
Kyrillos_L: tu es dans l’info nyves ?
nyves: oui
Kyrillos_L: je suis en m1 à Angers
Cleora: C’est une des critiques de la Psychologie Cognitive qui isole les personnes dans des salles de labos pour testes des fonctions cognitives alors que c’est une situation totalement en dehors de son environnement quotidien.
nyves: DBA de formation, en reconversion dans le big data
Kyrillos_L: je prévois de faire une thèse
Kyrillos_L: dba ?
Jérôme: Pensez simplement à vos pratique. Est-ce que vous pouvez formaliser l’ensemble de votre démarche ? Les heuristiques que vous utilisez pour résoudre vos problèmes sont-elles des connaissances scientifiques ?
nyves: administrateur de base de données
brusicor 🔵₂: Par exemple, lorsqu’on regardait comment les gens dans les distillateurs faisaient leur travail et qu’on essayait de le transformer en IT, on voit que c’est extrêmement compliqué.
nyves: @Kyrillos_L : ca fait plus de 20 ans que je bosse, je me relancerai pas dans un master 😉
brusicor 🔵₂: Plus tous les “effets expérimentateurs”, qu’on résume un peu comme ça.
Kyrillos_L: ahah
Robin: Bon, je suis arrivé tard donc je ne sais pas is vous en avez parlé, mais il y a tous les travaux de sociologie des sciences, sur comment se passe un savoir faire, comment se fait un consensus, tout ça tout ça
NicoTupe: @Robin non j’ai pas eu le temps de fouiller
Cleora: On a pas parlé du hasard. Dès fois on acquiert des connaissances par le hasard. C’est pas une méthode scientifique ça nan ? ^^’
Kyrillos_L: par contre le fait qu’un consensus dans l’art soit une mode c’est beau
Robin: Se mettre d’accord sur une façon de faire de la recherche, des expériences, tout ça, ça fait pas mal penser à se mettre d’accord sur une façon de jouer
brusicor 🔵₂: @NicoTupe Et c’est dommage, car j’ai l’impression que tu essaies de ré-inventer l’eau chaude. ^^’
NicoTupe: ahah
NicoTupe: peut être
NicoTupe: enfin j’essaie de rien réinventer, j’ai rien trouvé sur le théâtre en tout cas
nyves: @Cleora Sérenpidité?
Robin: et un visage très symétrique, de mémoire
Alexa: oui
nobody: cleora il y a l’ethologie pour ca dans le milieu naturel
brusicor 🔵₂: J’ai loupé une partie au début, donc je vais laisser le bénéfice du doute.
NicoTupe: je veux bien les sources 🙂
Robin: @NicoTupe oui, c’est aussi que le sujet a pas mal dévié depuis le début, j’ai l’impresion
Cleora: @nyves ah oui voilà, je savais qu’il y avait un mot pour ça haha @nobody pas faux ^^
NicoTupe: @Robin oui un peu
Kyrillos_L: si vous trouvez une méthode scientifique pour lancer une mode en musique je suis preneur ! La galère la sacem en ce moment
NicoTupe: mais la remarque sur la sociologie est intéressante
nyves: eh puis, il y a uniformisation des gouts avec les échanges de plus en plus importants
brusicor 🔵₂: Sur le “théâtre” en particulier, je n’ai pas grand chose, je peux fouiller.
NicoTupe: plus sur le jeu d’acteur si tu fouilles
Robin: Mais cela dit, le lien est intéressant en soit, je pense : le non scientifique dans le scientifique, et vice versa
nobody: biensur qu’il y a une methode ^^kyrillos. tu fais comme lagardere bouygues niel dassault arnault boloré drahi …
Kyrillos_L: erf j’ai la ref @nobody
Cleora: Bayésianisme “ma gueule”. La ‘force de fiabilité’
Kyrillos_L: *pas
Jérôme: Il me semble pas que la question soit celle de la fiabilité de la connaissance non scientifique (dans la pratique, si ça marche c’est bon), le problème est lorsqu’une connaissance non scientifique essaie de se faire passer pour de la science (alter-science)
Eléa HEBERLE: d’accord avec ça
Robin: @Jérôme oui, je suis assez d’accord. Je ne suis a priori pas géné parquelqu’un qui me dit qu’une chose a l’air de fonctionner. Ce qui me gêne, c’est quand on fournit une explication manifestement fausse
brusicor 🔵₂: Autre exemple : les cuisiniers. Et le retour de Raphaël Haumont lorsqu’il enseigne les bases scientifiques en école de cuisine.
Cleora: Bah déjà aller voir un psychologue c’est pas encore remboursé hein.. genre c’est mieux l’homéopathie qu’un psychologue lel
NicoTupe: 🙂
Robin: On pourrait faire un épisode entier sur la médecine
nyves: ben, comme tu as de moins en moins de médecins, avec plus en plus de patients, forcèment, ils ont moins de temps à passer avec chacun!
nobody: Raphaël Haumont c’est le nouveau hervé this ?
Robin: la médecine pratique, entendons nous
Jérôme: et même dans la pratique de la recherche scientifique, comme Feyerabend l’a dit : “anything goes!”
Robin: la bobologie/psychologie/on fait ce qu’on peut iogie
Claire: @nobody oui c’est un peu l’idée
brusicor 🔵₂: @nobody Pas les mêmes approches de la gastronomie que Hervé This, mais les bases scientifiques restent les mêmes
nyves: @Robin : faut inviter Primum non Nocere!
Blue Phenix: @ps par contre si la prochaine fois vous pouvez faire gaffe à bien étalonner les différentes sources de son ^^” car j’entends pratiquement pas NicoTupe alors que Irène c’est assez fort ^^”
Robin: J’ai un très bon pote médecin, c’est toujours…. intéressant de discuter de sa pratique !
nyves: @Robin ; j’imagine
nyves: @Robin ; essayer de faire de la science sur des individus!
brusicor 🔵₂: Rigoureusement, la médecine est plus un artisanat que de la science… 😏
nobody: @Brusicoror&Claire j’aime bien hervé this mais je ne connais pas raphael. c’est quoi sa difference d’approche ??
Cleora: xD “rigoureusement” j’ai bien ^^
Cleora: *j’aime
Robin: @Blue Phenix complètement d’accord, pour une fois que je suis dans la chatroom (pardon dans le boudoir), je suis catastrophé par l’équilibre des voix !
L3 G33K: Malheureusement je ne serais pas dispo :'(
nyves: je peux pas j’ai répétition!
Kyrillos_L: nancy-grenoble :/
nobody: il y a de la place a paris sur l’ADN le 2e jour dans le 6e arrondissement
Blue Phenix: @Robin c’est Pascal qui s’occupe de ça normalement non ? ^^
NicoTupe: Falait dire
NicoTupe: c’est qui le plus fort?
brusicor 🔵₂: @nobody Hervé This cherche plus à se séparer des produits actuels pour faire de la cuisine note-à-note, où on constitue des plats à partir d’éléments de bases (arômes, protéines de blé, etc). Raphaël Haumont cherche plus à économoniser et tout utiliser des produits déjà présents actuellement dans les cuisines.
Blue Phenix: Irène, enfin c’est surtout toi qui est moins fort en fait
nobody: @ps pour les podcastdessinés , pour faire un dessin en ligne et le poster directement, il y a un bon site de ssin en ligne a conseiller ?
NicoTupe: @nobody twitter?
nobody: twitter a un editeur de dessin en ligne ??? ou c’est juste pour mettre le hashtag plutot ?
NicoTupe: le emttre e hashtag et uploader l’image
nyves: 26 700 résultats sur Google pour café clope caca!
Blue Phenix: @Claire ouai enfin c’est quand tu passes la dose limite que ça brise le ptit coeur ^^
NicoTupe: @brusicor 🔵₂ j’ai regardé wikipedia en sur la sociologie, ya plein de trucs rigolo mais je vois rien sur l’apprentissage d’une pratique artistique
nobody: nicotupe, mais un editeur en ligne ?
NicoTupe: et voire même sur l’art en tant que spectacle vivant
NicoTupe: par contre j’ai vu des trucs sur l’art plus ‘figé”
NicoTupe: @nobody ah non pardon
nobody: brusicolor merci il est un peu comme l’ Hervé This jeune alors
Eléa HEBERLE: @nobody https://www.youidraw.com/apps/painter/
Cleora: En tout cas merci @NicoTupe, ça m’a à nouveau montré que ce type de sujets me titille ^^
brusicor 🔵₂: @NicoTupe Je parlais de la méthode des sciences sociales en général, qui peut donner un éclairage intéressant.
NicoTupe: yep en effet
nyves: Merci @NicoTupe : ca va me faire réfléchir ton approche
brusicor 🔵₂: Alors que pour le Café des Sciences, vous pouvez le consommer sans modération !
NicoTupe: @nyves <3
L3 G33K: Merci !
Blue Phenix: Merci pour l'épisode ^^
Cloé V: C'était super intéressant @NicoTupe , merci!
NicoTupe: <3
Kyrillos_L: ++
Jérôme: Merci et bonne soirée
nobody: Eléa HEBERLE Super merci youidraw. reste plus qu'a trouver comment poster le dessin apres
Blue Phenix: Et je réitère la demande pour que vous créiez un Utips pour ceux qui veulent faire des dons sans avoir vraiment les moyens ^^
brusicor 🔵₂: La sociologie regarde peut-être plus de choses sur comment se construit les troupes de théâtre, les écoles, et plus sur comment se déroule la transmission entre les individus.
NicoTupe: yep en effet
nyves: je suit pas ùmal les milieux zététiques, et c'est vrai que certains érigent la méthode scientifique comme un nouveau dogme immuable
nobody: BluePhenix et de creer un livre pour ceux qui veulent acheter des goodies et avoir une contrepartie materielle et intellectuelle
nyves: alors que je pense qu'il faut être plus nuancé, surtout sur certain sujet
Eléa HEBERLE: @nobody tu le télécharges ou tu fais une capture d'écran - ou alors tu peux l'héberger sur leur site (je suis plus sure) et tu postes le lien sur twitter avec le # de l'émission
brusicor 🔵₂: On a déjà eu des observations en sociologie des sciences sur comment les scientifiques construisaient de la connaissance dans les laboratoires, reste à voir si ces méthodes peuvent être utilisées dans les théâtres.
Eléa HEBERLE: @nyves la nuance c'est la base.
nyves: @Eléa HEBERLE bien d'accord, mais faut expliquer ca à certains ;-)
nyves: bon, si ma femme m'entendait, elle se fouterait de moi qui ne jure que par la médécine basé sur les preuves
Blue Phenix: Nuancer ? Comme pantone ? (le nuancier, pas le moteur à eau, ça c'est du bullshit !)
nyves: mais on a le droit d'avoir ses contradictions ;-)
Eléa HEBERLE: Ca fait un moment que je prépare un dossier sur l'histoire de l'usage des plantes... ce sera pour la saison prochaine.
Cleora: @nyves du même avis. La sphère zététique peut tout aussi être extrémiste que d'autres, surtout sur youtube et twitter ^^'
nyves: @Cleora : j'ai arréter twitter pour ca
nobody: @elea ah oui ca serait super si le dessin est automatiquement visible sur le site
nobody: test
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Eléa HEBERLE: Ben là on est un peu d'accord
brusicor 🔵₂: @Eléa HEBERLE Tu n'as pas osé prendre une matinée entière samedi pour ça ? :D
nobody: oups
Eléa HEBERLE: Nan nan, y'a assez de chroniques
nyves: et sur Youtube, y en a des biens, mais certains sont trop affirmatifs
Blue Phenix: @nobody fail ^^
Eléa HEBERLE: @nobody si tu te connectes avec un compte google/twitter/facebook tu peux le télécharger
nyves: bon, ca c'est terminé tot ce soir!
Eléa HEBERLE: mais je crois pas qu'ils l'hébergent en fait
nyves: on va pouvoir se coucher pas trop tard
Blue Phenix: @nyves hygiène mentale est pas trop mal je trouve ^^
nyves: @Blue Phenix : j'allais le citer
Cleora: certainement le meilleur ouais ^^
nobody: Elea oui c'est dommage il faudrait trouver un autre app en ligne qui heberge comme ca ca va plus vite pour faire des dessins en direct.
nyves: coté podcast j'aime bien scepticisme scientifique
Blue Phenix: Par contre autant j'aimais bien la science expliqué à mon chat, autant le chat sceptique j'accroche pas ^^"
nobody: BLue Phenix et pourquoi ils se sont séparés ?
nyves: une histoire de sous, je crois
Eléa HEBERLE: @nobody j'ai un peu regardé, mais je sais pas si y'en a un qui fait les deux.
nyves: comme bcp de chose
Blue Phenix: y'a eu des soucis d'entente apparemment, du coup il a remonté son truc de son côté
nyves: au début j'aimais bien la Tronche en biaias, mais j'ai de plus en plus de mal
Eléa HEBERLE: je crois que les autres étaient pas d'accord qu'il se fasse payer lui pour donner des confs etc... alors qu'ils étaient trois
Blue Phenix: @nyves ah pourquoi ? J'aime bien perso ^^
nyves: un peu trop péremptoire à mon gout, justement, un manque de nuance ;-)
nyves: surtout sur FB/twitter
Blue Phenix: @Eléa HEBERLE ah j'avais pas vus ça, mais ça ne m'étonne pas des masses ^^" le premier truc qu'il a fait avant de sortir un épisode c'est un appel au don ^^"
Cleora: Ah j'suis du même avis que nyves. Le Tronche il y a quelque chose de plus en plus sombre dans leur communication.
nyves: ses vidéos restent regardables
nyves: bon, allez, dodo, y a école demain!
nyves: a dans 15j, du coup
Blue Phenix: @nyves ah ok je ne le suis pas sur FB j'ai pas vus cette facette. Après les vidéos il se fait souvent l'avocat du diable justement pour animer le débat ^^
Blue Phenix: bonne nuit !
Eléa HEBERLE: Bonne nuit :)
nyves: amusez vous bien a la radio dessiné
Cleora: Bonne nuit ;)
Eléa HEBERLE: merci nyves :D
L3 G33K: Bonsoir !
L3 G33K: BN :)
Blue Phenix: Après y'a Defakator qui fait partit de la clic zététique aussi
Blue Phenix:
Eléa HEBERLE: ils ont un club et tout
Blue Phenix: sans se prendre trop au sérieux en plus, ce qui est plaisant
Cleora: Ouais un peu plus drôle déjà ^^
nobody: toute la clic zetetique youtube bof. ils parlent tout le temps de la terre plate sans comprendre.
Cleora: Mais pas au niveau de la dernière vidéo de Valentine de Science de comptoir x) La vidéo c'est un sketch le truc
Blue Phenix: Ah, je vais ajouter à la liste à regarder aussi ^^
Eléa HEBERLE: Valentine est la personne la plus drôle que je connaisse sur Terre je crois. Si on aime l'humour absurde
Blue Phenix: je vais regarder ça ^^
nobody: je ne trouve pas valentine ? https://www.youtube.com/watch?v=i89Xhw_RwZg
Blue Phenix: enfin la chaîne c'est ce lien :
Blue Phenix: https://www.youtube.com/channel/UCE_LWXcsdp7cWbo4DR4ZA-A
Blue Phenix: ça a l'air bien barré ouai lol
nobody: ah oui je la suivais.. humour particulier en effet
Cleora: Barrée "du caillou" x)
nobody: dans sa derniere video je n'ai pas compris elle dit que l'echelle de dureté n'est pas lienaire. mais pour ca elle doit avoir une deuxieme echelle mieux avec laquelle comparer. et elle en dit pas un mot.
Blue Phenix: Pourquoi il faudrait une deuxième échelle ?
nobody: c'est comme si on dit, l'age d'une personne c'est pas terrible comme echelle car ce n'est pas lineaire. ... si on compare 'lage en x et en y le taux de mortalité dans la tranche d'age.
Cleora: Bref, bonne soirée ! (Et lisez Edgar Morin ^^) J'vais réécouter les podcats de NicoTupe sur ce genre de réflexions pour peut-être y réagir, car il y a pas mal de réponses à trouver dans les sciences humaines et sociales dans ces intéressantes réflexions :)
Blue Phenix: bah l'âge c'est linéaire ^^"
Blue Phenix: bonne nuit @Cleora
Blue Phenix: et pour l'échelle de dureté te suffit de constater la force nécessaire pour briser quelque chose pour dire que l'échelle n'est pas linéaire. S'il te faut 4 fois plus de force pour casser une dureté de 10 que de 9 alors qu'il t'en faut que deux fois plus de 9 à 8, ce n'est pas linéaire
Blue Phenix: (valeurs prises au hasard hein, c'est bien plus que ça en réalité et le diamant par exemple est en 10 alors qu'il devrait être à plus de 30, je ne sais plus exactement)
nobody: a) ^blue phenix. ben non c'est pas lineaire, ca depend du point de vue. en math on dirait que ca depend de la loi d'addition qu'on met dessus. voir par exemple si on dit que dans la trache 10-11 ans, il faut qu'il y ait autant de morts dans l'année qu'entre 89 et 90 ans. Comment on aditionne une dureté de pierre 4 avec une dureté de pierre 8 ? on peut pas ajouter des pierres et verifier si quand on fond deux pierre en semble le resultat est une pierre de dureté de la somme.
nobody: b) alors la tu compares l'echelle de dureté avec l'echelle de force pour casser la pierre. tu aurais pu prendre la force de pression pour la faire fondre a temperature constante par exemple. et tu aurais trouvé peut etre une relation lineaire...
Blue Phenix: je vois pas le rapport sur ton exemple de l'âge et le nombre de mort ^^" et cherche pas à extrapoler une valeur mathématique à une échelle comme la dureté des pierres, c'est simplement un classement de la dureté des unes par rapport aux autres. Mais oui la pression pour les casser est un mauvaise exemple en effet, surtout que le diamant ça casse facilement ^^"
Blue Phenix: Mais avec trois éléments tu peux en déduire la différence de dureté de chaque car il va en dépendre la résistance à l'usure par exemple. Donc par la différence de l'usure d'un élément par rapport à l'autre tu pourras leur donner une dureté
nobody: 1) l'age ce n'est pas linéaire avec les nombre de jours vécu en bonne santé. un autre exemple un peu mieux. 2) si ! quand on dit c'est lineaire ou pas, ca veut forcément dire qu'on a extrapolé une relation de type addition à l'echelle. et tu l'as donné certainement celle qui n'etait pas mentionné précisément en disant que c'est l'addition sur la force pour casser une pierre. . ok merci.
Blue Phenix: Bah pour les pierres je ne sais pas très bien mais en coutellerie on utilise l'échelle de Rockwell surtout qui elle est linéaire
Blue Phenix: et c'est par la pénétration d'une bille ou d'un cône à une force donnée qu'on détermine la dureté du coup
nobody: 2eme test
nobody:
Blue Phenix: Tu mets pas le bon lien ^^” faut que tu mettes un lien direct, qui finisse en .png ou .jpg
nobody: j’essaye de me preparer a faire des dessins en direct … mais je n’ai pas trouvé d’editeur qui donne un lien comme ca directement. je vais essayer de voir le code de https://framavectoriel.org/svg-editor.html
Blue Phenix: Bah sinon tu dessines sous painter ou autre, et après tu l’uploads sur un site de mise en ligne d’image
Blue Phenix: Même facebook ça marche pour mettre le lien
nobody: je suis motivé pour faire un dessin mais ni pour ouvrir un compte twitter ni facebook en fait 🙂
Blue Phenix: Enfin me semble ^^
Blue Phenix: https://scontent-cdt1-1.xx.fbcdn.net/v/t1.0-9/59558147_1738815186219539_3875770907293122560_o.jpg?_nc_cat=102&_nc_ht=scontent-cdt1-1.xx&oh=069f86e212197a110158a5c957e32f53&oe=5D760E77
Blue Phenix: oui ça marche ^^
Blue Phenix: euh sinon attends vais te retrouver le site que j’utilisais …
Blue Phenix: Ah bah il a fermé le site ….
Blue Phenix: mais sinon t’en as plein ^^”
Blue Phenix: https://postimages.org/fr/
Blue Phenix: par exemple
nobody: merci
Blue Phenix: et met bien le lien direct, sans balises
Blue Phenix: Allez bonne nuit à tous !
Ce dossier écrit est la retranscription écrite de l’épisode 372 de Podcast Science, co-écrit par Pierre Kerner (1ère partie) et Eléa Héberlé (2ème partie)
Pierre Kerner vous explique le sexe :
Il y a peu de temps, naissait Isaac Alexander Smythe Kerner, mon neveu, le fils de Jacques qui était venu vous parler de la physique des Jeux Vidéos pour l’épisode 369. Et jusqu’au dernier moment je ne savais pas, du souhait de mon frère, si j’allais de nouveau avoir une nièce ou pas. Mais ça y’est, la génétique a parlé : Isaac est porteur d’un grand chromosome X et d’un petit chromosome Y dans le noyau de ses cellules. Et c’est ce petit chromosome Y qui a déterminé le devenir d’une partie de ses cellules embryonnaires qui ont permis de le fournir en deux belles gonades qui pendent à l’extérieur de son corps. Je profite donc de cette introduction pour souhaiter longue vie à mon neveu Isaac et le remercier de ce prétexte parfait pour introduire un sujet passionnant : celui de la détermination sexuelle.
Hormis exceptions rarissimes et sans entrer dans les questions de genres, on peut facilement affirmer que c’est la présence ou non du chromosome Y qui détermine le sexe d’un enfant, dans le sens où il va contrôler le développement de testicules pendant l’embryogenèse. Sachant que d’un point de vue évolutif, la seule population de cellules humaines qui participe à la génération ultérieure est celle qui permet la formation d’ovules ou de spermatozoïdes, on peut comprendre à quel point le développement des organes permettant la production et le maintien de ces cellules est crucial pour le succès évolutif de l’espèce. Du coup il est assez surprenant de découvrir, pour peu qu’on s’y intéresse, l’incroyable diversité de détermination sexuelle qui existe chez les êtres vivants
Diversité des déterminismes sexuels
Comme nous vous l’avions dévoilé lors de l’émission 299, il existe des gènes qui permettent de contrôler le développement d’un œil et qui sont conservés entre des espèces très distinctes comme par exemple une mouche et une souris. Par contre, il ne semble pas exister de réseaux de gènes de la détermination sexuelle qui soit universel. Une piste d’explication est à trouver déjà dans les types de reproductions dont sont capables les organismes vivants. Chez les animaux par exemple, le fait qu’une espèce soit caractérisée par deux sexes distincts, ce qu’on appelle le gonochorisme, c’est loin d’être la règle. Certaines espèces n’ont pas de sexes distincts et se reproduisent par divers processus asexués (bourgeonnement, division, parthénogenèse, etc.)…
Reproduction asexuée animale
…alors que d’autres ne s’embarrassent pas de choisir et possèdent deux sexes simultanément (ce qu’on appelle l’hermaphrodisme).
Quelques exemples de détermination du sexe…
Dans mon livre “Moi, Parasite”, je présente même le cas d’une espèce parasitaire de crustacé, Cymothoa exigua, qui pratique l’hermaphrodisme séquentiel, car les individus commencent leur vie en étant tous mâles, puis selon l’occupation de leur hôte, se transformeront en femelles si celui-ci est inoccupé, ou resteront mâles si une femelle si trouve déjà. Et si la femelle vient à mourir, c’est le signal pour le mâle qu’il faut changer de sexe. Tout ça sachant que l’hôte est un poisson dont la cavité buccale se transforme en chambre nuptiale, ces parasites étant adeptes de leur langue qu’ils remplacent progressivement…
Mais chez leurs hôtes, comme le poisson clown, ce genre d’hermaphrodisme séquentiel existe aussi. Les poissons clowns ce sont ceux qui ont inspiré le film d’animation “Le Monde de Némo”. Beaucoup de personnes ont appris l’incroyable vérité sur le papa de Némo en découvrant la BD de Marion Montaigne sur son blog “Tu mourras moins bête”.
BD : Marion Montaigne
BD : Marion Montaigne
Attention Spoilers : à la mort de la maman de Némo, Marin, le papa aurait dû… devenir la nouvelle maman de Némo. En effet, chez les poissons clown, il y a une structure sociale très stricte : une seule femelle par groupe (le plus gros poisson), un mâle reproducteur et des petits juvéniles interdits de reproduction. Si la femelle vient à mourir, le mâle change de sexe et devient la nouvelle femelle et un des juvéniles peut prendre le rôle de mâle. Cela signifie donc que tous les poissons clowns naissent mâles, mais que seules les circonstances sociales peuvent décider d’un changement de sexe pour devenir femelle.
Un autre type de déterminisme sexuel qui me fascine, c’est celui qui est uniquement tributaire de l’environnement. Ce déterminisme est définitif, il n’y a pas de changement de sexe possible, mais contre il est déterminé par des signaux environnementaux comme la longueur du jour, l’abondance de nourriture… ou encore l’endroit où la larve tombe à la fin de son développement. C’est le cas chez le ver marin appelé la Bonellie verte, chez qui les larves naissent sans sexe déterminé, mais qui vont devenir femelles si elles tombent sur le sol, ou devenir mâles si les larves tombent… sur une femelle.
Bonellie verte rétractée
Précisons que la différence entre mâles et femelles est extrême, c’est à dire que si la larve devient femelle, elle atteindra sa forme adulte en 2 ans de développement, pour faire plus d’1m – alors que les mâles ne font que quelques millimètres, et leur seul objectif est de se coller à la trompe des femelles pour être aspirés jusqu’à leur appareil reproducteur (ce n’est pas sans rappeler comment marche la fécondation chez les plantes d’ailleurs)… ou chez les baudroies chez qui les mâles restent tout petits et fusionnent avec l’épiderme et les vaisseaux sanguins de la femelle pour se transformer en sorte de testicules parasitaires. Bref, toutes ces modalités de déterminisme du sexe ont des avantages et des défauts et ont été sélectionnées spécifiquement pour répondre à des contraintes écologiques particulières, comme par exemple le niveau de difficulté de trouver un partenaire sexuel. Puisque ce qui nous intéresse aujourd’hui dans cette émission, c’est ce que les gènes ne déterminent pas, je vous propose de nous concentrer ici sur la détermination du sexe par l’environnement, et notamment par la température et je vais commencer par évoquer ce qu’il se passe chez une espèce de tortue : la cistude d’Europe.
La cistude d’Europe
Chez cette espèce (protégée), si on incube les œufs à 27°C on obtient uniquement des mâles à l’éclosion. Par contre ce ne sont que des femelles qu’on obtient si l’on incube ces œufs à 30°C. En affinant ces résultats à l’aide d’expériences d’incubation à des températures très précises, on s’aperçoit qu’il existe une gamme de températures de transition qui fournit des mâles et des femelles. On appelle cette gamme de température la TRT pour Transitional Range of Temperature (l’intervalle de température de transition). Et il y a aussi une température où le sex ratio obtenu est de 50% et qu’on appelle la température pivot.
L’existence de la TRT et d’une température pivot a longtemps laissé les chercheurs perplexes (et à vrai dire continuent de le faire). Car quand on obtient un sex ratio de 50%, ça évoque tout de suite un déterminisme sexuel génétique et plus particulièrement qui exploite des chromosomes sexuels. On appelle ça un déterminisme hétérogamétique. Nous les humains, et quasi tous les mammifères, on a un déterminisme hétérogamétique de type XY où le chromosome Y détermine le sexe mâle. Chez d’autres animaux, comme par exemple les oiseaux, il existe un déterminisme hétérogamétique de type ZW où le chromosome W détermine le sexe femelle (donc les mâles sont ZZ). Le truc un peu bizarre, c’est qu’on trouve des chromosomes Z et W chez de nombreuses tortues, et X et Y chez d’autres, et pourtant plus de 100 espèces de tortues ont un déterminisme sexuel par la température. Donc, ce que la température pivot semble évoquer, c’est qu’à celle-ci, le système hétérogamétique de la cistude peut déterminer le sexe. Par contre, quand on s’écarte de la température pivot, c’est l’environnement qui décide…
Système de Déterminisme Sexuel chez les Vertébrés
Y’a aussi quelque chose à prendre en compte, c’est que par rapport aux tortues, les mammifères et les oiseaux sont des espèces endothermes, qui produisent leur propre chaleur (Un petit rappel de l’émission 315 sur l’écophysiologie). Les tortues, comme la plupart des sauropsidés (le nom plus exact pour dire reptile) sont des ectothermes et dépendent donc du milieu externe pour changer de température interne.
Détermination du sexe par la température chez les sauropsidés
Et l’environnement décide le sexe uniquement à un moment précis de l’embryogenèse des cistudes.
Embryogenèse de la Cistude
Ça veut dire que vous aurez bon congeler ou cuire vos cistudes après l’éclosion, elles ne changeront pas de sexe (ne le faites pas svp, on rappelle que c’est une espèce protégée).
Principe de la période thermosensible
Ce moment, c’est celui du développement des gonades, et l’étude du développement de ces structures a révélé que presque tous les animaux partent d’une structure embryonnaire qui peut potentiellement donner soit des testicules, soit des ovaires, mais part d’une structure bi-potentielle indéterminée. En gros, on part avec une gonade asexuée qui, en fonction du type de déterminisme, va intégrer des signaux environnementaux ou génétiques pour diriger le développement de l’organe vers celui de testicules ou d’ovaires. Ça on peut notamment s’en rendre compte en réalisant des expériences hardcore de culture de gonades embryonnaires au laboratoire, ce qui est faisable notamment chez les tortues de Floride, Trachemys scripta elegans.
La Tortue de Floride Trachemys scripta elegans
Chez cette espèce, lorsque les œufs d’une tortue sont incubés à 26°C, on obtient que des mâles et lorsque cette température monte à 32°C, on obtient que des femelles. C’est vraiment très proche du système de la Cistude quoi. Mais c’est cette tortue de Floride qui a été choisie par plusieurs laboratoires comme organisme modèle pour explorer la génétique de sa détermination sexuelle. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que c’est pas fastoche! Chez une espèce chez qui il y a un déterminisme sexuel génétique, c’est assez pratique d’identifier les gènes qui sont responsables de cette détermination : vous identifiez les gènes qui se trouvent sur les chromosomes sexuels. Vous identifiez ceux qui présentent des expressions différentes chez un embryon mâle et un embryon femelle, puis vous les altérez et identifiez ceux qui ont un impact sur la formation des gonades. J’dis ça mais ça a dû prendre quelques dizaines d’années tout de même. Mais pour les espèces dont le déterminisme sexuel est lié à la température, tous les gènes sont potentiellement des cibles. Et c’est beaucoup plus sioux de détecter les variations d’expressions de gènes qui sont liés à la température ET qui ont un lien avec le déterminisme. Y’a trouze mille raisons pour lesquelles les gènes peuvent avoir des variations d’expression à la température et qui n’ont aucun lien avec le déterminisme sexuel. Pas étonnant que cela fait plus de 50 ans que la recherche faisait du sur-place sur l’étude de la détermination du sexe par la température.
Et bien il y a moins d’un an, des équipes sino-américaines ont fait un bond de géant dans la compréhension du déterminisme sexuel par la température chez la tortue de Floride. Et si le sujet est pertinent par rapport au thème de l’émission de ce soir, c’est qu’il existe un lien étroit et surprenant entre l’épigénétique, et la manière dont on obtient des filles et des garçons chez ces tortues.
Cette image mystérieuse résume le bond scientifique sur le déterminisme sexuel de la tortue de Floride
En fait, cela faisait des années que plusieurs équipes se disaient que s’intéresser aux différences d’expression des gènes ne suffirait pas à comprendre le phénomène de la détermination du sexe par la température. Ces équipes ont commencé par caractériser l’état des molécules d’ADN dans des gonades en formation, cultivées à différentes températures. Je laisserai à Eléa le soin d’expliquer cet état des molécules d’ADN, mais, en gros, ça revient à se demander si l’ADN est plus ou moins compacté et décoré à certains endroits (un peu comme un arbre de Noël avec des guirlandes et des boules quoi). Ça, c’est typiquement un sujet d’épigénétique. Mais encore une fois, trouver des différences de décoration et compaction de l’ADN dans des cellules de gonades cultivées à différentes températures, cela ne permet pas de dire que ces différences sont à l’origine du destin que va prendre ces gonades. Corrélation, n’est pas causation, vous connaissez tout le tintouin.
Là où ces équipes sino-américaines ont été futées, c’est qu’elles ont recoupé les informations entre l’état de l’ADN ET des différences d’expressions de gènes dans les gonades cultivées à différentes températures. Elles ont fait un pari entre des types de différences de décoration de l’ADN et les gènes qui sont responsables d’établir ces décorations. Parmi ces gènes, une enzyme portant le nom barbare de KDM6B et qui est une déméthylase de l’histone qui retire spécifiquement les trois groupements méthyles de la 27ème lysine de l’histone H3. WOW, merci le jargon. Plutôt que de se prendre la tête avec des noms barbares, jonglons plutôt avec des concepts. Ces équipes ont trouvé un gène qui produit une protéine décoratrice un peu maniaque, qui fait le ménage sur l’ADN : KDM6B (que je vais appeler la protéine Mary Poppins. Cette protéine est produite à 26°C dans les gonades juste avant leur différenciation, et n’est pas produite à 32°C. Qui plus est, Mary Poppins ne semble pas du tout apprécier les changements de températures. Si on commence à cultiver les gonades à 26°C, Mary Poppins commence à être produite, mais si on change brusquement la température d’incubation à 32°C, ça s’arrête. La prouesse réalisée par ces chercheurs, c’est qu’ils ont trouvé un moyen d’empêcher la production de Mary Poppins (KDM6B) même quand on incube à 26°C. Je ne développerai pas cette technique (qui s’appelle l’interférence à ARN (et qui sera le sujet d’un prochain épisode !), mais vous pouvez me croire sur parole quand je vous dis que c’est chaud patate de développer ce genre de protocoles chez des espèces bizarres comme des tortues de Floride.
Protocole d’interférence à ARN chez la tortue de Floride
Et bien en empêchant Mary Poppins de ramener le bout de son parapluie magique dans des embryons incubés à 26°C (et qui devraient normalement donner des mâles), les chercheurs ont observés que les gonades obtenues ressemblaient à celles classiques de femelles. C’est l’une des premières preuves montrant qu’il faudrait avoir notre Mary Poppins dans les gonades de tortues pour obtenir des mâles. Mais ils sont allés plus loin! Ils ont réussi à voir où pouvait agir Mary Poppins (en gros où est-ce qu’elle changeait la décoration de l’ADN) et en déduire quels pouvaient être les gènes affectés par son action (ou inaction). Je vous la fais courte : ils ont identifié un gène qui s’appelle Dmrt1. Dans l’ADN de la tortue, l’endroit où on trouve Dmrt1 est bel et bien un endroit où Mary Poppins aime faire le ménage. Quand Mary Poppins fait le ménage sur le gène Dmrt1, celui-ci peut s’exprimer fortement et produire des protéines Dmrt1.
Mais en plus, ils ont réalisé une expérience dans laquelle ils empêchent à Mary Poppins de venir à 26°C, tout en rajoutant artificiellement des protéines Dmrt1. Et là, je vous le demande, à votre avis qu’est-ce que ça pourrait bien donner comme gonades finales?
Réponse ici : à vous d’interpréter les résultats et partager vos réponses en commentaires!
Tout cela semble donc très fortement suggérer que ces équipes ont découvert des gènes du déterminisme sexuel par la température, et que le mécanisme derrière cet étrange phénomène, s’appuie sur de l’épigénétique. J’espère donc que cette première partie vous aura fortement titillé votre curiosité, avant de nous plonger maintenant dans les explications d’Eléa sur ce qu’est réellement l’épigénétique.
Eléa vous parle du monde merveilleux de l’épigénétique.
Dans chacun des noyaux de chacune de nos cellules, il y a près de 2m d’ADN à stocker. On parle ici donc de cellules humaines dont le patrimoine génétique représente près de 3 milliards de nucléotides (A, T, G et C) répartis sur 23 paires de chromosomes. 2m, dans un compartiment de 10µM environ. Vous vous imaginez ? Pour réaliser cette prouesse, la cellule dispose de tout un tas de protéines autour desquelles l’ADN s’enroule, de façon la plus compacte possible.
De la double hélice d’ADN au chromosome : des noeuds partout !
Du coup, on en a déjà parlé dans l’épisode 355 entre autres, mais l’ADN est un enchaînement de deux molécules, formées de petites briques moléculaires (les nucléotides), enroulés en double hélice, et qui forment en plus un enroulement compact, comme les câbles à ressorts des vieux téléphones… (un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître). Sous cette forme : ADN+protéine bien agencés, on parle de chromosomes condensés. C’est une méthode de compaction extrêmement efficace, qui permet la séparation et la répartition de l’information génétique entre deux cellules filles, pendant la division cellulaire (et uniquement pendant la division cellulaire) mais autant c’est pratique pour séparer les deux bras des chromosomes de façon équitable… autant c’est très embêtant pour lire l’information contenue sur la molécule d’ADN.
Cellules en division colorées au DAPI – E.Héberlé
Les protéines chargées de la lecture doivent accéder physiquement à la séquence. Imaginez une pelote de laine : si vous voulez regarder un bout du fil sur lequel on aurait écrit quelque chose à l’intérieur, il faut d’abord dérouler la pelote pour pouvoir y accéder.
Si vous vous souvenez bien des épisodes précédents à ce sujet (et notamment celui sur la biologie moléculaire 355), ou de vos cours de biologie – pour être exprimé, l’ADN doit être “transcrit” en une nouvelle molécule, par un complexe de protéines qu’on appelle l’ARN polymérase. Cette machinerie est envoyée au bon endroit grâce à des protéines de ciblage qu’on appelle les facteurs de transcription, qui vont reconnaître des petites signatures d’ADN spécifiques juste avant le gène, dans des régions qu’on appelle les promoteurs, s’y lier, et recruter la polymérase. Il existe des facteurs de transcription activateurs (qui vont déclencher la lecture) – et il existe des facteurs de transcription répresseurs (dont la présence empêche l’accès à la séquence).
Du gène à l’organisme – E.HéberléDécoder le gène – E.Héberlé
Pierre vous évoquait notamment le rôle important des facteurs de transcriptions dans l’épisode Evo-Devo 2, en soulignant l’importance en évolution des bouts d’ADN qui sont reconnus par ce genre de protéines. En effet, si des mutations font apparaitre ou disparaitre ces sites de fixation des facteurs de transcription, ça peut complètement changer l’expression des gènes, sans que les protéines changent elle-même.
Du coup, lorsque la cellule ne se divise pas, les chromosomes n’ont plus lieu d’être condensés, et on dit qu’ils se décompactent. Mais ce n’est pas pour autant que l’ADN redevient un long fil tranquille !Non ! L’ADN reste enroulé autour de ces protéines à faire des pelotes, que l’on appelle des histones, en un complexe que l’on appelle le nucléosome. Un nucléosome, c’est une sorte de perle de 8 protéines histones : H2A, H2B, H3 et H4, autour desquelles l’ADN s’enroule d’exactement 146 paires de bases. Une cinquième histone, l’histone H1 sert en quelque sorte de “verrou” à la boucle d’ADN enfilée autour de sa perle d’histones. Ce mélange protéine/ADN bien organisé est ce qu’on appelle la chromatine.
Schéma d’un nucléosome
Structure moléculaire d’un nucléosome
Autour de ces nucléosomes, l’ADN se répartit en territoires dans le noyau : des territoires plutôt compacts, dans lesquels on retrouve des gènes inaccessibles, très enroulés, inactifs, et des territoires plutôt moins compacts, déroulés, dans lesquels on retrouve des gènes accessibles, actifs qui sont exprimés. On parle souvent de chromatine “fermée”, ou de chromatine “ouverte”. On dit aussi “hétérochromatine” ou “euchromatine”.
Schéma de la chromatine
Pour continuer de filer la métaphore laineuse, c’est comme si on déroulait complètement une pelote, mais qu’ensuite on rangeait le tout dans une boite : on verrait qu’il y a des bouts de fils libres et des entrelacs spontanés de fils compactés.
Alors la frontière est floue entre ces territoires, et l’ensemble est assez dynamique. Et si on regarde plus près, ces territoires ont des caractéristiques particulières, et on retrouve des modifications chimiques différentes dans différentes régions du noyau de la cellule.
Dans la liste des modifications que l’on retrouve, on peut voir des modifications sur les histones (les protéines autour desquelles s’enroule l’ADN), ou des modifications directement sur les bases de l’ADN, dont ce qu’on appelle la méthylation de l’ADN (ajout d’un groupement méthyle : 1 carbone, 3 hydrogènes, sur la base “C”, la cytosine). Ces petites modifications vont modifier la façon dont l’ADN et les protéines interagissent entre elles, et bloquer ou favoriser la liaison des protéines de lectures à des endroits différents.
Cytosine normale contre cytosine méthylée
Ainsi, pour modifier l’expression d’un gène, vous pouvez changer la séquence de l’ADN (A, T, C, G) et cette modification sera irréversible si elle n’est pas réparée (vous vous souvenez de l’épisode 361). Ca, c’est de l’ordre de la génétique.
Ou vous pouvez rajouter des décorations sur votre ADN, ou les protéines nécessaires au bon enroulement de l’ADN pour modifier les possibilités d’accès aux facteurs qui doivent lire vos gènes. C’est l’épigénétique. Comme vous n’altérez pas la séquence, mais seulement la façon dont elle est exposée, ces modifications sont plutôt réversibles, et peuvent dépendre de facteurs internes, comme de facteurs externes (comme la température, dont parlait Pierre tout à l’heure.)
Grâce à ces mécanismes, vous augmentez considérablement les possibilités d’utiliser une seule et même information génétique.
Ca vend du rêve non ? Alors en pratique, ça donne quoi ?
Je vous donne un exemple de conséquences de marques épigénétiques chez une plante. La linaire commune. Au 18ème siècle, un étudiant envoie à Linné une fleur monstrueuse, avec 5 pétales symétriques au lieu d’une forme de “gueule de loup”. Linné pense qu’il s’agit d’une espèce différente, mais des chercheurs montrent que non seulement il s’agit de la même espèce, mais que le gène responsable de la symétrie des fleurs (Lcyc) n’est pas muté. La séquence est normale, rien ne fait sens. Jusqu’à ce qu’ils se rendent compte qu’en fait, la partie précédent le gène, son promoteur est méthylé. Le gène ne peut ainsi plus être lu et la symétrie de la fleur change.
Réaction de Linné à la vue de la Linaire pélorique
Epigénétique et détermination du sexe :
Comme vous le disait Pierre tout à l’heure à propos de la tortue : A 26°C, la cellule de tortue est capable de produire la protéine Mary Poppins (KDM6B vous vous souvenez). Cette protéine est capable d’enlever une petite modification, la méthylation, sur l’histone H3. Conséquence : ce petit changement rend les alentours du gène Dmrt1 (un gène crucial pour lancer le développement des organes mâle) un peu plus accessibles à des facteurs de transcription. Alors qu’il est “caché” d’ordinaire, il va être exprimé à ce moment là, et déclencher une réaction en chaîne de lecture de gènes, qui vont permettre de mettre en place le sexe masculin de notre petite tortue. Si c’est pas beau ?
Alors il y a d’autres mécanismes épigénétiques amusants qui ont lieu dans certaines espèces de mammifères. Par exemple, le fait que nous les filles avons deux chromosomes X, et que les garçons n’aient qu’un X de leur mère, et un Y de leur père pose un problème : comme les deux chromosomes X sont identiques, cela veut dire qu’on a deux fois la copie d’un même gène.
Si ce même gène est exprimé pareil depuis ses deux copies, on aurait donc systématiquement deux fois plus d’une même protéine que les garçons. C’est pas très égalitaire vous allez me dire… mais rassurez vous, nos cellules sont capables d’inactiver une des copies du X. Comment ? Hé bien le chromosome X porte un gène intéressant qui ne code pas pour une protéine, mais pour un ARN appelé Xist (X inhibitory specific transcript). Lorsqu’il est exprimé, il recouvre totalement l’exemplaire du X duquel il est exprimé, le rendant inactif. Pendant le développement, l’un des deux gènes Xist (et seulement l’un des deux, au hasard) est méthylé, le rendant inaccessible à la machine de lecture. Comme il n’est pas exprimé, le produit du gène ne recouvre pas son chromosome, et donc on obtient un chromosome X actif, et un X inactif. Bingo. Plus d’informations ici.
Chez le chat, sur le chromosome X, il existe un gène qui a deux variants, gouvernant la couleur orange, ou la couleur noire respectivement. Lors du développement embryonnaire, on part d’une seule cellule qui se divise en tout un tas d’autres cellules filles pour former l’ensemble des tissus. Pour les mâles, il n’y a qu’une version de ce gène de la couleur, et donc ils seront forcément entièrement roux, ou entièrement noirs. Par contre chez les femelles, comme on peut avoir deux versions du X, donc deux versions du gène de la couleur (orange ou noir), et que les copies du X sont inactivées aléatoirement dans chaque cellule, on peut se retrouver avec une chatte “écaille de tortue” ou “calico”, qui a des patches noirs, des patches oranges à la fois, répartis aléatoirement sur le corps.
Chat écaille de tortue
Et ce mécanisme existe aussi sur d’autres chromosomes que le X. En réalité, les copies de gènes qui nous viennent du père ou de la mère ne sont pas exprimées pareil… C’est ce qui explique que si vous croisez un âne mâle avec une jument, vous obtenez une mule, alors que si vous croisez une ânesse avec un cheval, vous obtenez un bardot, qui ne ressemble pas du tout au mulet.
Tableau de croisement entre cheval et âne
Ou que si vous croisez un lion avec une tigresse, vous obtenez un ligre, alors que si vous croisez une lionne avec un tigre, vous obtenez un tigron…
Croisement entre un lion et un tigre, mâle ou femelle.
Dans tous les cas, la descendance à des aspects très différents. Pendant le développement embryonnaire, une seule version des gènes (paternels ou maternels). Et cela s’explique par le mécanisme de l’”empreinte parentale”. Lors de la formation des gamètes – donc soit les ovules, soit les spermatozoïdes, une mosaïque de marques épigénétique, dont principalement de la méthylation sur les cytosines, se met un peu partout… enfin, un peu partout mais sur des endroits précis. Certains gènes maternels ou paternels sont inactivés pour éviter un “surdosage” de gène, et les deux versions des gènes ne sont pas lues de la même manière pendant le développement.
Une des conséquences observables de ce phénomène, c’est que si l’on change l’imprinting (empreinte) de la version maternelle ou paternelle de la même région du chromosome 15, on se retrouve avec deux maladies différentes :
Le syndrome de Prader Willi, qui provoque une obsession pour la nourriture, un retard mental, des difficultés d’apprentissage…
Alors que le syndrome d’Angelman est plutôt caractérisé par des enfants avec un retard mental, des difficultés de motricité, l’absence de parole, mais on les reconnaît parce qu’ils sont souvent très gais et qu’ils sourient beaucoup.
Syndrome d’Angelman (gauche) et Syndrome de Prader-Willi (droite)
Ce phénomène d’empreinte concerne a priori 150 gènes chez la souris, 100 chez l’homme (on en a grosso-modo 20 000) et une douzaine chez les plantes à fleurs. Et ce mécanisme n’existe que chez les mammifères et les plantes !
Le pourquoi du comment ? Personne ne sait exactement… et c’est le sujet de nombreuses théories évolutives et de nombreuses recherches. A quel point les gènes soumis à empreinte sont-ils importants pour le développement, la survie d’une espèce ? Là on est à la frontière de ce qui est connu en biologie.
Mais la méthylation existe aussi sur des séquences d’ADN dont on sait qu’elles ont la capacité de se recopier et de “sauter” à de nouveaux endroits, les transposons. On connaît ces séquences depuis les années 50, grâce à Barbara McClintock qui travaillait sur la couleur du maïs. Ces séquences mettent un peu le bazar dans le génome. Oui, imaginez un bout d’ADN qui s’intègre au milieu d’un gène super important… comme une rature au milieu d’une phrase, vous ne pourrez plus lire la bonne information. Pour éviter ça, les transposons sont “mis en silence” grâce à la méthylation.
Transposons : des bouts d’ADN sauteurs responsables de la variation de couleur du maïs
Epigénétique et différenciation cellulaire/développement :
Ces petites modifications ont donc de grosses conséquences sur le développement des organismes. Puisqu’une fois que le sexe de votre embryon est déterminé, et qu’on a choisi quels gènes de quels chromosomes s’expriment ou non, à quel moment, on lance une réaction en chaîne qui va permettre de … faire des organismes.
Pour vous faire une comparaison très marquante, imaginez vous que l’ensemble de vos gènes soient les mêmes ingrédients d’une recette de cuisine : des oeufs, du lait, du sucre, de la farine pour fabriquer un gâteau. L’épigénétique, c’est le fait de changer la recette et d’ajuster chacune des quantités des ingrédients principaux pour faire au choix un quatre quart, une crêpe, des madeleines, des gaufres…
Différence entre génétique et épigénétique – E.Héberlé
Grâce à ces mécanismes, la cellule peut emprunter des chemins différents. C’est ainsi qu’à partir d’une cellule de départ qui a toutes les possibilités, la cellule souche, on peut générer toutes les populations de cellules ultérieures qui vont se différencier pour devenir chacun de nos organes. Il faut s’imaginer que notre première cellule est une bille en haut d’une montagne dont la pente est accidentée et vallonnée. De petits changements extérieurs (un peu de vent, un petit caillou, un petit objet qui entre en collision) peut lui faire emprunter une toute autre voie pour dévaler la pente de la montagne, jusqu’à arriver à son état final, le bas de la pente, duquel elle ne pourra plus jamais revenir.
“Paysage épigénétique”
Cette image nous vient de Conrad Waddington, qui a proposé ce concept de “paysage épigénétique” et cette image que je viens de vous décrire. Une fois que l’on sait quelles marques épigénétiques et quels facteurs sont associés à tel type cellulaire…. Il n’est pas exclu que l’on puisse reprogrammer des cellules qui sont dans un état, pour les faire passer d’un autre état.
Conrad Waddington
Les premières tentatives dans ce sens, ce sont les expériences de Yamanaka, qui a identifié quatre facteurs de transcription (donc les têtes de lecture de l’ADN). Normalement très exprimés dans les cellules embryonnaires, et plus du tout dans les cellules différenciées, il est possible de faire en sorte qu’une cellule “en bas de la pente” repasse dans un état de cellule souche en exprimant uniquement ces quatre facteurs ! Ces facteurs “maîtres” sont aussi appelés “facteurs pionniers” et peuvent aller chercher de l’information très inaccessible et programmer la séquence d’activation des gènes.
Et en parlant de reprogrammation, un autre exemple intéressant est celui de l’abeille. Les ouvrières sont petites, vivent entre 15 et 140 jours, ont des pattes adaptées à la collecte de pollen, des glandes spécialisées pour la fabrication de la cire… alors que les reines sont plus grosses, peuvent vivre jusqu’à 8 ans et surtout… sont fertiles. Elles ont des différences comportementales, cognitives… et pourtant la seule différence entre ces deux types d’abeille est leur nourriture à l’état larvaire. Les reines étant nourries à la gelée royale, alors que les futures ouvrières non. La gelée royale contient entre autres du phényl butyrate, qui est un inhibiteur connu d’enzymes HDAC: histone déacétylases, des protéines chargées de changer le “paysage épigénétique” et la compaction de la chromatine. Et si on analyse leurs différences épigénétiques, leurs profils de méthylation et la compaction de la chromatine à des endroits clés diffère effectivement. En plus, elle contient des protéines comme la Major Royal Jelly Protein 1 (MRJP1), aussi appelée Royalactine. Des études ont montré que cette protéine aidait à maintenir les cellules dans un état de pluripotence, c’est à dire qui gardent toutes leurs possibilités.
Alors attention, si la gelée royale rend l’abeille plus… royale, ça ne veut pas dire qu’en manger vous fera le même effet, allongera votre durée de vie grâce à un super effet épigénétique, contrairement à ce que vous dit le marketing des vendeurs de gelée royale. C’est super séduisant, mais… ça ne marche pas tout à fait comme ça.
Epigénétique et maladies :
Les modifications épigénétiques sont “visibles” dans la cellule depuis assez peu de temps, mais les technologies actuelles nous permettent d’avoir accès à des informations comme la position des histones, la fréquence leur modification, de méthylation à l’échelle de tout le génome. On peut maintenant comparer ces modifications dans différents organismes, dans des cellules différentes, dans des maladies, des tumeurs… et le domaine est en plein expansion. On dispose même de bases de données gigantesques qui compilent ces informations.
On sait désormais que les cellules cancéreuses ont des profils de méthylation complètement aberrants, que l’expression de certains facteurs de transcription (les gènes qui lisent l’ADN) peuvent être altérés dans certains types de cancer plus que d’autres. De nombreux projets de recherche essayent donc de comprendre quels sont les choses qui déconnent et comment une cellule “normale” devient cancéreuse, avec l’espoir de pouvoir inverser la tendance…
Attention aux dérives :
La question qui subsiste, c’est est ce que ces marques épigénétiques sont transmises à la descendance ? Est-ce que notre mode de vie et des facteurs extérieurs peuvent impacter nos générations futures ? Des marques comme la méthylation sont recopiées et maintenues à chaque division cellulaire, mais à part pour quelques gènes, le profil de méthylation est remis à zéro directement après la fécondation, et les marques sont remises en place pendant le développement.
Si on a très peu de recul sur ce qu’il peut se passer chez l’humain, car les générations sont longues, on sait en revanche que lorsqu’on stimule la perception d’une odeur chez une souris, le récepteur olfactif correspondant peut être surexprimé 2 générations plus tard. Ce qui laisse penser que certains effets puissent être transmis à la descendance.
Mais attention aux allégations qui disent que tous vos maux s’expliquent par les comportements ou le vécu des générations qui vous ont précédé.
Il existe plusieurs articles sur internet qui rapportent des associations entre une famine à telle ou telle période, et les statistiques de décès plusieurs générations plus tard. La plus célèbre, souvent reprise par les médias comme “c’est prouvé, votre régime alimentaire influencera vos petits enfants” est l’une des études concernant le village d’Overkalix en Suède, pour lequel on dispose de 150 ans d’archives de récoltes et d’archives médicales. L’étude montre que les hommes dont le grand-père a vécu pendant une période de faibles récoltes entre 9 et 12 ans (on pré-suppose qu’il était donc mal nourri à ce moment là) ont un taux de mortalité deux fois plus faible que ceux qui ont vécu leurs 9 à 12 ans avec de bonnes récoltes, avec un taux plus élevé de maladies cardio-vasculaires et de diabète. Une corrélation que les auteurs expliquent par des mécanismes épigénétiques, CQFD. Ils n’apportent aucune preuve expérimentale qu’il existe une différence épigénétique (on a plus d’échantillons de ces gens à leurs 9 ans pour comparer avec leurs petits enfants, eux mêmes morts) et on ne prend pas en compte les changements d’habitudes alimentaires qui ont pu s’opérer en 150 ans et 2 générations… Donc s’il y a quelque chose, ce n’est certainement pas cette étude qui le montre. Pas mal de biais qui font que l’épigénétique n’explique pas tout non plus, même si on aimerait très fort.
Ce qu’il faut retenir, c’est que ces mécanismes épigénétiques permettent aux organismes de s’adapter très rapidement à quelque chose, dont l’environnement – (c’est grâce à des mécanismes épigénétiques que les plantes peuvent déclencher leur floraison, en intégrant des informations comme la température, l’humidité, la durée de la luminosité…) , de faire plus que ce qui est simplement codé physiquement, et que les changements qu’ils induisent, peuvent dans une certaine mesure, se transmettre à court terme. Tout n’est pas strictement génétique, et la régulation des gènes est un tantinet plus complexe que ce qu’on apprend à l’école.
Donc définitivement, gras, sexe, poils… les gènes ne suffisent plus pour expliquer tout ça.
Pour aller plus loin :
Un cours avec plein d’exemples de ce qu’est l’épigénétique.
Articles Scientifiques:
Ashman, T., Bachtrog, D., Blackmon, H., Goldberg, E., Hahn, M., Kirkpatrick, M., Kitano, J., Mank, J., Mayrose, I., Ming, R., Otto, S., Peichel, C., Pennell, M., Perrin, N., Ross, L., Valenzuela, N., and Vamosi, J. (2014). Tree of Sex: A database of sexual systems Scientific Data, 1 DOI: 10.1038/sdata.2014.15
Bachtrog, D., Mank, J. E., Peichel, C. L., Kirkpatrick, M., Otto, S. P., Ashman, T.-L., . . . The Tree of Sex, C. (2014). Sex Determination: Why So Many Ways of Doing It? PLOS Biology, 12(7), e1001899. doi: 10.1371/journal.pbio.1001899 Ge, C., Ye, J., Weber, C., Sun, W., Zhang, H., Zhou, Y., . . . Capel, B. (2018). The histone demethylase KDM6B regulates temperature-dependent sex determination in a turtle species. Science, 360(6389), 645-648. doi: 10.1126/science.aap8328 Georges, A., & Holleley, C. E. (2018). How does temperature determine sex? Science, 360(6389), 601-602. doi: 10.1126/science.aat5993 Li, X. Y., & Gui, J. F. (2018). An epigenetic regulatory switch controlling temperature-dependent sex determination in vertebrates. Sci China Life Sci, 61(8), 996-998. doi: 10.1007/s11427-018-9314-3
Contrairement à ce que beaucoup pourraient penser, les végétaux ne sont pas de petits êtres fragiles et innocents qui se font martyriser par tout le monde… Non, en fait, quand on prend la peine de s’y intéresser, on se rend compte que les plantes sont de véritables forteresses qui résistent aux assauts répétés de leurs très nombreux ennemis, et ce, depuis des centaines de millions d’années.
Dans le premier épisode, Cloé nous avait évoqué les très nombreux ennemis des plantes, qui vont des plus gros mammifères aux plus petits virus, en passant bien sûr par les redoutables dragon-chenilles. Elle avait aussi décrit les systèmes high-techs de détection, de signalisation et d’alarmes que possèdent les plantes. Ces systèmes d’information leur permettent de repérer les attaques au plus tôt et d’identifier leurs ennemis de façon précise, afin de réagir le plus rapidement possible en déclenchant les mécanismes les plus adaptés aux agresseurs qui auront été identifiés.T
Teasing
Exactement! La dernière fois, je vous avais quitté au moment où une plante, attaquée par un agresseur, avait repéré l’attaque, identifié l’agresseur en question, et sonné l’alerte dans toute la forteresse pour préparer la riposte. Aujourd’hui, je vais donc pouvoir aborder la partie la plus épique de cette guerre sans merci… c’est-à-dire, la bataille elle-même ! Ainsi, oubliez les scénarios de guerre hollywoodiens, car les plantes font aussi bien, si ce n’est mieux… et en plus, leur combat est bien réel et il se déroule juste sous nos yeux !
Illustration Cloé Villard
En fait, comme les plantes sont solidement ancrées dans le sol par leurs racines, elles n’ont jamais eu la possibilité de fuir leurs ennemis… elles ont donc dû développer des mécanismes de défenses efficaces, mais surtout variés, car on ne repousse pas une vache, un puceron ou un champignon de la même façon !
Dans ce second épisode, je vais donc essayer de faire un petit tour d’horizon des mécanismes de défenses des plantes, c’est à dire, vous présenter la façon dont elles enrôlent des gardes du corps, se forgent des armures cloutées, et produisent des armes chimiques dont les effets vont d’une banale indigestion… à la mort pure et simple de l’ennemi.
Cependant, je vous préviens tout de suite : comme les mécanismes de défenses des plantes sont extrêmement divers, il en existe un trop grand nombre pour que je puisse tous les aborder. La liste que je vais vous présenter ne pourra donc pas être exhaustive…
Ha, et aussi, vous allez vite le constater, mais il y a une plante qui reviendra un peu plus souvent que les autres… puisque c’est sur elle que je fais ma thèse. Cette plante, c’est le figuier, alias, Ficus carica ; et c’est un parfait exemple de végétal qu’on croirait inoffensif mais qui est en fait blindé de défenses redoutables.
Les défenses indirectes – Recruter des gardes du corps : Recruter des prédateurs !
Mais pour l’instant, commençons avec les premiers mécanismes de défense des plantes qu’on appelle les défenses indirectes. Vous connaissez sans-doute ce proverbe qui dit que « l’ennemi de mon ennemi est mon ami ». (C’est pas d’Albert Einstein d’ailleurs, je vous promets) Et bien en fait, ce proverbe s’applique parfaitement aux plantes puisque celles-ci peuvent s’allier avec des prédateurs qui ne demandent qu’à dévorer des insectes bien gras.
Par exemple, pour se débarrasser de chenilles qui l’attaquent, une plante peut appeler à son secours l’ennemi des chenilles en question. Un oiseau par exemple. Une alliance entre la plante et l’oiseau serait donc bénéfique aux deux camps puisque, d’une part, la plante cherche à éliminer les chenilles qui la grignotent, tandis que, d’autre part l’oiseau cherche à localiser des chenilles grassouillettes à gober sur place ou à emporter au nid. Et c’est ici qu’entre en jeu la notion de défenses indirectes : la plante attaquée peut envoyer un message qui serait une sorte de SOS promettant un bon repas à celui qui viendrait la débarrasser de ses chenilles.
Ce message, ce n’est évidemment pas un cri de détresse, ni même un message radio. En fait, il s’agit plutôt d’un message moléculaire, basé sur des composés volatiles qui se propagent dans les airs.
La dernière fois, je vous avais un peu parlé de composés volatiles produits et libérés par des plantes attaquées… Mais il s’agissait de molécules permettant de prévenir les plantes voisines de la présence d’un ennemi. Ici, je vous parle de composés volatiles végétaux qui permettent d’établir une communication avec des animaux, afin de les attirer et de les recruter comme défenseurs. En gros, quand une plante est attaquée, elle libère des bouquets de composés volatiles qui ont plusieurs fonctions: certaines molécules vont alerter les plantes voisines du danger – ce sont celles dont je vous ai parlé l’autre fois – tandis que d’autres ont plutôt pour but d’attirer des prédateurs en leur promettant un bon repas.
Et pour vous donner un cas un peu plus concret, je vais prendre l’exemple du pommier et des mésanges.
Illustration : Cloé Villard
En fait, quand un pommier est attaqué par des chenilles, il modifie la composition du bouquet de composé volatiles qu’il émet, c’est à dire qu’il se met à produire des molécules différentes de celles qu’il émet habituellement. De leur côté, les mésanges sont attirées par les composés émis par le pommier en cas d’attaque, mais pas par ceux qu’il émet le reste du temps. Les mésanges sont donc capables de savoir si un pommier est infesté – ou non – rien qu’en reniflant les molécules qu’il a libéré dans l’air… Elles peuvent donc cibler efficacement les meilleurs spots de chasse, depuis le ciel, avant même de voir les chenilles cachées dans les feuillages ! En gros, quand elle se met en chasse, la mésange scanne l’air pour sentir l’odeur moléculaire de pommiers en détresse, qui attendraient qu’un preux prédateur vienne les délivrer de la terrible menace des dragon-chenilles ! … Et ça marche ! Puisqu’effectivement, les mésanges ont tendance à se diriger préférentiellement vers les pommiers qui envoient des SOS…
Les oiseaux sont loin d’être les seuls gardes du corps des plantes! En fait, en utilisant les bonnes combinaisons de composés volatiles, les plantes peuvent attirer de nombreux prédateurs comme des insectes carnivores, des vers carnivores, ou encore des parasitoïdes (un genre de parasites). Parce que oui, les plantes ne sont pas trop regardantes sur la façon dont leurs alliés se débarrassent de leurs ennemis… Que la chenille disparaisse en un coup de bec ou qu’elle se fasse dévorer de l’intérieur par des larves de parasitoïdes… Tant qu’elle meurt à la fin, ça passe!
En fait, le truc, c’est que chaque prédateur ou parasitoïde est plus ou moins réceptifs à certaines combinaisons de molécules. Tout l’enjeu pour la plante est donc de produire les bonnes combinaisons au bon moment, en fonction de l’attaquant auquel elle à affaire. En clair, la plante produit un cocktail moléculaire qui évolue dans le temps afin d’attirer le bon prédateur au bon moment.
Et pour illustrer tout ça, on va prendre l’exemple d’un pin sylvestre qui serait attaqué par des diprions du pin – qui sont de petits insectes ravageurs dont les larves adorent grignoter les pins. L’histoire commence lorsqu’une femelle diprion pond ses œufs sur un pin sylvestre : grâce à ses super systèmes d’informations, le pin détecte la ponte et identifie les œufs. Et comme il vaut mieux pour lui tuer son ennemi dans l’œuf plutôt que d’attendre que des larves en sortent, le pin envoie un message moléculaire dans les airs pour attirer une charmante guêpe parasitoïde du nom de Chrysonotomyia ruforum, qui pond ses œufs dans ceux des diprions. Les diprions sont donc anéantis -dans l’oeuf- avant même d’avoir causé de dégâts à la plante.
Diprions du pin
Cependant, ces guêpes parasitoïdes ont des préférences de ponte très strictes : elles ne pondent que dans les œufs et absolument pas dans les larves. Ainsi, si les œufs de diprions éclosent, le pin ne pourra plus compter sur ces guêpes pour l’en débarrasser, il doit donc attirer un autre prédateur qui apprécierait la chair fraîche et savoureuse de petites larves bien dodues. Et justement, quand il est attaqué par des larves de diprion, le pin fait évoluer la composition du bouquet de composé volatiles qu’il émet, ce qui lui permet d’envoyer un message différent suivant le stade – œuf ou larve – de son ennemi ! Et en retour, la guêpe parasitoïde n’est attirée que par le message qui annonce la présence des œufs ; elle ne réagitpas aux composé volatiles qui annonce qu’il y a des larves ! Ce dernier message s’adresse donc à un autre prédateur, un peu plus enclin à dévorer des larves ou à leur pondre dedans!
C’est dégueulasse. Mais c’est brillant.
Symbioses
Et ça ne fait que commencer! Parce que pour l’instant, les défenses que je vous ai présentées sont des défenses que l’on dit induites, c’est-à-dire que les plantes attendent d’avoir repéré leurs ennemis pour produire les composés volatiles qui attireront des gardes du corps.
Cependant, les plantes peuvent aussi recruter des alliés de façon un peu plus permanente en établissant des symbioses . Pour rester du côté des insectes, on peut penser à l’acacia corne de bœuf – alias Acacia cornigera – qui établit une symbiose avec une espèce de fourmi nommée Pseudomyrmex ferruginea. Pour qu’une symbiose tienne la route, il faut que les deux camps en tirent des bénéfices : de son côté, l’acacia dispose d’épines creuses dans lesquelles les fourmis peuvent habiter, et il possède aussi de petites structures spécialisées qui sécrètent de la nourriture pour fourmis.
Acacia cornigera – Photo de Stan Shebs
L’acacia fournit donc aux fourmis le gîte et le couvert. En faisant ça, il s’assure de la loyauté des fourmis qui deviennent son armée personnelle, c’est-à-dire une armée de gardes du corps ultra-performants et très agressifs.
Fourmis – Photo de Ryan Somma
Parce que oui, ces fourmis sont “ultra-vénères” : elles tuent la plupart des insectes qu’elles croisent, elles s’attaquent aux gros animaux herbivores en leur piquant la langue jusqu’à ce qu’ils s’en aillent, et elles vont même jusqu’à découper en petits morceaux les plantes d’autres espèces qui poussent trop près de leur acacia. Ces fourmis sont donc de parfaits petits soldats.
Mais finalement, les plus sadiques dans l’histoire, ce ne sont peut-être pas les fourmis… mais plutôt les acacias… Parce que oui, les fourmis sont agressives et tuent tout ce qui bougent… Certes… Mais ce qu’elles ne savent pas, c’est que l’acacia les drogue à leur insu en ajoutant à leur ration des composés qui les empêchent de digérer autre chose que la nourriture qu’il leur fournit, LUI. En droguant les fourmis de cette façon, l’acacia s’assure donc de les garder près de lui, à son service, et entièrement dévouées. En gros, L’acacia transforme les fourmis en une armée d’esclaves serviles et complètement dépendantes de la nourriture qu’il leur offre.
Voilà. C’est aussi pour ça que j’adore les plantes… ces petites choses innocentes. <3
Sinon, pour finir avec les symbioses, je ne peux évidemment pas manquer de vous parler des microorganismes – que ce soit des bactéries ou des champignons. Car lorsqu’ils ne sont pas pathogènes, les microorganismes peuvent être bénéfiques pour les plantes et même les aider à se défendre. Et là, le meilleur exemple, c’est sans doute celui des endophytes. Alors, qu’est-ce que c’est que ces trucs là? Des endophytes, ce sont des champignons et des bactéries qui vivent dans la plante, mais qui ne sont pas néfastes pour elle. Au contraire, ils sont bénéfiques et certains peuvent même aider les plantes à se défendre en stimulant leurs défenses naturelles.
Ce mécanisme s’appelle “le priming”, en gros, il s’agit de préparer les plantes pour qu’elles réagissent plus vite et plus efficacement en cas d’attaque.
Mais en plus de “primer” les plantes, les endophytes peuvent également produire des molécules qui ont des effets toxiques pour les herbivores… Cependant, comme les plantes produisent le même genre d’arme chimique et que je vous en parlerai plus tard, je vous propose de laisser ici les endophytes – et les autres gardes du corps – afin de passer aux défenses directes des végétaux. Parce que bon, recruter des alliés qui feront le sale boulot, c’est bien beau… mais les plantes sont aussi parfaitement capables de repousser, torturer et tuer leurs ennemis sans aide, toutes seules, comme des grandes !
Les défenses directes – Sus à l’ennemi !
Les défenses physiques
Et là, on va commencer avec les mécanismes de défense physiques des plantes.
Illustration : Cloé Villard
Pour mieux comprendre ces mécanismes, je vous propose, comme la dernière fois, d’imaginer un dragon-chenille qui attaquerait une plante-forteresse. Pour empêcher ce dragon-chenille d’accéder à ses précieuses ressources, la plante peut adopter plusieurs stratégies de type physique : par exemple, elle peut construire des murailles infranchissables qui retiendraient le dragon dehors. Elle peut aussi installer des pieux aiguisés pour l’empaler, construire une cage pour le mettre en quarantaine, l’immobiliser avec de la glue – ou utiliser d’autres pièges tout aussi vicieux. Et si les lignes de défense physiques ne suffisent pas, la plante pourra aussi sortir ses armes chimiques…
Mais chaque chose en son temps, car d’un point de vue purement temporel, la première ligne de défense à laquelle est confronté un herbivore ou un pathogène qui attaque une plante est généralement une défense de type physique…
Une muraille fortifiée
Les mécanismes physiques les plus intuitifs sont sans doute ceux qui consistent à créer de grosses murailles infranchissables. Et dans cette catégorie, le cas le plus extrême est très certainement l’écorce.
Ecorce – Photo de Cody Hough
Alors, je pense que vous savez tous très bien à quoi ressemble de l’écorce, donc je passerai assez vite dessus. Mais brièvement, l’écorce, c’est une véritablearmure épaisse et rigide que les petits attaquants ne peuvent pas percer tout seul. Même pour un mammifère, il n’est pas forcément facile d’en venir à bout. D’un point de vue défensif, l’écorce représente donc plus ou moins le top des murailles infranchissables. Mais le problème avec cette défense, c’est peut-être justement qu’elle protège un peu trop bien. Les zones couvertes d’écorce sont tellement bien protégées qu’elles sont isolées du dehors et ne peuvent pas effectuer la photosynthèse. Ces zones sont donc complètement dépendantes des feuilles pour leur approvisionnement en ressources !
Ainsi, pour protéger les zones photosynthétiques comme les feuilles, la plante doit trouver d’autres types de murailles à mettre en place. Ces barrières sont évidemment moins solides que l’écorce, mais elles existent quand même ; et la première de ces murailles, c’est la cuticule.
La cuticule, c’est une espèce de couche cireuse qui recouvre la surface des feuilles et de toutes les parties vertes de la plante. L’épaisseur et la composition de la cuticule varient un peu selon les espèces végétales, mais à ma connaissance, toutes les plantes en ont une. Comme cette cuticule recouvre la plante, c’est forcément la première chose que rencontre une chenille ou même une spore de champignon qui se pose sur une feuille. Par la force des choses, la cuticule constitue donc le premier rempart entre la feuille et ses attaquants.
Alors, oui, pour une vache, briser la cuticule ne sera évidemment qu’une formalité… Mais pour les petits pathogènes, c’est mission impossible, ou presque. Les virus et les bactéries ne peuvent pas la franchir sans aide et doivent donc obtenir l’aide d’hôtes comme les pucerons s’ils veulent passer au travers. De leur côté, les champignons ont du mal à franchir la cuticule, mais ils peuvent quand même y arriver en produisant des structures qu’ils utilisent comme des béliers pour appuyer dessus jusqu’à ce qu’elle se brise. Cette structure là a un nom marrant : l’haustorium.
Si les champignons appuient assez fort avec leurs haustoriums, ils peuvent casser la cuticule et rentrer dans la plante! Sinon, tant pis pour eux!! Mais même lorsque l’attaquant parvient à briser la cuticule, celle-ci va rendre un dernier service à la plante en la prévenant qu’elle n’a pas réussi à retenir l’ennemi au dehors et qu’il faut donc agir. Car souvenez-vous, les fragments de cuticule brisée générés lors d’une invasion sont reconnus par la plante comme étant des DAMPs – des motifs moléculaires associés au soi endommagé. C’est-à-dire, des molécules d’alerte qui déclenchent l’activation d’autres mécanismes de défense. Voir l’épisode précédent pour plus de détails.
Voilà. Mais en plus de ça, la cuticule a encore un autre effet qui est beaucoup plus fun : je vous l’ai dit, la cuticule est une couche cireuse… Or, la cire, ça glisse. Ainsi, plus il y a de cire sur une feuille, plus les insectes ont du mal à s’y agripper… Et un insecte mal agrippé n’aura pas une bonne prise pour grignoter… Les cires cuticulaires peuvent donc agir comme des patinoires, ce qui se traduit généralement par une présence moindre d’insectes sur les feuilles les plus cireuses !
Cependant, la cuticule n’est pas la seule muraille que les attaquants doivent franchir, il en existe une deuxième, interne à la plante, qui ne pose de problèmes qu’aux tout-petits attaquants. Cette seconde muraille, c’est la paroi cellulaire végétale.
Paroi – Photo de Kristian Peters
Alors, contrairement aux animaux, les plantes possèdent une paroi rigide qui entoure chacune de leurs cellules. Cette paroi est relativement résistante et les pathogènes peuvent donc avoir du mal à la traverser… Alors, ils ont du mal… oui… mais ils peuvent quand même y arriver en la ramollissant et en la fragmentant grâce à des cocktails de composés chimiques de leur invention… On peut donc se demander si cette paroi est vraiment une muraille efficace… Mais là encore, la réponse est oui. D’une part, la paroi peut quand même ralentir considérablement la progression de certains attaquants… Et en plus, tout comme pour la cuticule, les fragments de paroi sont reconnus comme des DAMPs. C’est à dire que le pathogène qui endommage la paroi va trahir sa présence et déclencher l’activation de défenses…
Donc finalement, les murailles qui protègent les plantes ont pour but de stopper les ennemis les moins préparés, de ralentir les autres autant que possible, mais aussi de sonner l’alerte en cas de brèche. Parce qu’à défaut de stopper l’ennemi, le ralentir est vraiment fondamental pour avoir le temps d’activer d’autres mécanismes de défense.
Les renforcements structuraux : lignine, callose, minéraux.
Alors justement, pour gagner encore plus de temps, les plantes peuvent consolider leurs murailles avec ce qu’on appelle des renforcements structuraux – qui, comme leur nom l’indique, sont des mécanismes structurels qui renforcent les murailles en les rendant plus dures, plus rugueuses, et donc plus difficiles à franchir.
Prenons par exemple la paroi des cellules végétales. Pour construire votre paroi, vous aurez besoin de trois composés principaux : de la cellulose, de l’hémicellulose, et de la pectine. Ça, c’est plus ou moins le mélange de base qui permet de faire une paroi primaire. Sauf qu’une fois qu’elle a arrêté de grandir, une cellule végétale peut aussi former une deuxième paroi, qu’on appelle la paroi secondaire. Le mélange de base pour construire cette paroi secondaire est toujours le même – cellulose, hémicellulose et pectine – mais cette fois, la plante va aussi y ajouter de nouveaux composés qui la rendent encore plus solide. Par exemple, de la lignine, qui est une grosse molécule dont les nombreuses propriétés incluent – entre autre – la rigidification des parois dans laquelle elle est déposée.
C’est d’ailleurs grâce à ça que les plantes poussent bien droite, sans retomber mollement au sol ! Et c’est également une défense efficace puisque des parois plus rigides sont plus difficiles à briser et à traverser. En plus, cerise sur le gâteau, la lignine est très résistante à la dégradation et à la décomposition : ainsi, la plupart des cocktails chimiques qu’utilisent les pathogènes pour fragiliser et endommager les parois ne peuvent pas venir à bout de la lignine. Celle-ci rend donc les parois végétales plus résistantes aux attaques physiques et chimiques des pathogènes !
Ca rend la plante complètement indigestible par les petites enzymes de liquéfaction de la paroi.
L’incorporation de lignine dans les parois est un mécanisme constitutif, c’est-à-dire que même quand elle n’est pas attaquée, la plante met de la lignine dans ses parois. Cependant, en cas d’agression, la déposition de lignine peut être amplifiée au niveau des zones attaquées. En clair, la plante peut utiliser la lignine pour renforcer spécifiquement les murailles les plus proches des zones de combat. Et ça, c’est cool.
Un peu dans le même genre, la plante dispose d’autres mécanismes de défenses inductibles qui lui permettent de renforcer ses parois et de colmater les brèches là où elle en a besoin. Par exemple, en produisant ce qu’on appelle des papilles de callose.
Callose
Ces papilles, ce sont des structures résistantes que la plante forme spécifiquement au niveau des zones attaquées, afin de les consolider. En gros, former une papille de callose, c’est un peu comme remettre une couche de ciment sur la muraille, dès qu’une brèche est en train de se former. Ce n’est que du colmatage, mais ça marche plutôt bien !
La lignine et la callose ne sont pas les seules molécules qui peuvent imprégner les parois pour les colmater ou les rendre plus résistantes… Mais comme ce sont des exemples assez similaires et évidents, j’aimerais vous parler d’un autre type de renforcement structurel qui, lui, fonctionne différemment.
Ce mécanisme, c’est la minéralisation, c’est à dire le dépôt d’éléments minéraux dans les tissus végétaux. En fait, dans une plante, on peut retrouver trois types de dépôts minéraux : de la silice, de l’oxalate de calcium, et des carbonates de calcium. Toutes les plantes ne sont pas minéralisées, et celles qui le sont ne possèdent pas forcément ces trois minéraux. Cependant, certaines plantes bien badasses – comme le figuier, au pif – sont capables d’accumuler les trois.
Parmi ces trois minéraux, la silice et l’oxalate de calcium ont des effets défensifs bien connus. Pour le carbonate de calcium, ce rôle est beaucoup moins clair ; je vais donc uniquement vous parler des deux premiers, qui fonctionnent plus ou moins de la même manière.
Dans un premier temps, la plante absorbe les minéraux dans le sol et les dépose dans ses tissus. Par exemple, la silice est absorbée dans le sol sous forme d’acide silicique, puis déposée dans les tissus sous forme de petits corps solides qu’on appelle des phytolithes. Ces dépôts peuvent se retrouver un peu partout : dans les parois comme dans des cellules spécialisées. De son côté, l’oxalate de calcium va plutôt former des petits cristaux pointus et épineux qu’on retrouve dans des cellules spécialisées dédiées exclusivement à leur stockage.
– Cristaux – (Mamoucha et al., 2016)
Mais dans un cas comme dans l’autre, ces minéraux constituent de petits dépôts très durs qui se cachent au milieu des tissus végétaux… Et ça, les herbivores n’apprécient pas du tout !
Pourquoi ? D’abord, il faut savoir que les minéraux ne sont pas digestibles et n’apportent aucune énergie aux herbivores qui les mangent. La minéralisation contribue donc à réduire la digestibilité globale de la plante.
Mais là où ça devient sadique, c’est que ces minéraux ont un effet abrasif : imaginez-vous en train de mâchouiller du sable et vous aurez une idée de ce que peut ressentir un insecte qui mâchouille une feuille minéralisée. Et clair, ces minéraux peuvent abraser et abimer les pièces buccales des insectes et les dents des mammifères, de façon parfois irréversible. Et un ennemi qui a mal aux dents, c’est un ennemi qui mangera moins, qui grandira moins, et qui se reproduira donc moins… Mais un ennemi qui a mal aux dents, c’est aussi un ennemi qui reviendra moins à l’attaque. Parce que oui, les herbivores apprécient assez peu de mâchouiller des feuilles remplies de cailloux sur lesquels ils se cassent les dents…
Vous avez déjà essayé de cuisiner des lasagnes avec des épinards mal lavés ? Ou une salade de mâche pas bien rincée ? Ben la même chose.
Et du coup, les herbivores, quand ils voient une plante avec des minéraux, en général, ils préfèrent s’abstenir et aller voir ailleurs. Ces minéraux, de part leur nature dure et rugueuse, ont donc un double effet : ils sont abrasifs et répulsif, ce qui en fait des défenses très efficaces, particulièrement contre les insectes herbivores !
Ceci étant dit, passons maintenant à d’autres défenses… un peu plus piquantes !
Empaler l’ennemi : piquants et trichomes non-glandulaires
Alors, je pense que vous avez tous plus ou moins une idée de ce que c’est qu’un piquant, mais je vais quand même vous donner quelques définitions parce qu’il existe deux types de piquants chez les plantes : les épines et les aiguillons. Pour faire court, une épine, c’est un truc pointu qui est une extension directe des tissus végétaux tandis qu’un aiguillon, c’est un truc pointu qui pousse à la surface de la tige. En conséquence, à l’inverse d’un aiguillon, une épine ne peut pas être retirée de la plante sans arracher au passage les fibres qui sont autour.
Exemple : un cactus, ça a des épines, tandis qu’un rosier, ça a des aiguillons. Donc voilà, on vous a menti toute votre vie, le rosier n’a pas d’épines mais des aiguillons. [
Rosier – Photo de John Desjarlais de Pasadena
En fait, si vous regardez un rosier de près, vous verrez que les piquants ne sont pas des extensions directes de la tige : on voit facilement la délimitation piquants-tige, ce qui donne un peu l’impression que ces piquants ont été rajoutés par-dessus la tige. Et en plus, si vous appuyez dessus – par le côté – vous pourrez facilement détacher ces piquants sans trop endommager la tige. Le rosier a donc bien des aiguillons, et non pas des épines. Par contre, si vous prenez un cactus ou une aubépine, vous avez de vraies épines puisqu’il est difficile de dire où commence le piquant et où finit la tige.
Epine ocotillo – Photo de David Corby
Là, le piquant est vraiment un prolongement des tissus alentours et vous ne pourrez pas le détacher sans arracher aussi un morceau de tige.
Cependant, ces considérations botaniques mises à part, les piquants des plantes, qu’ils soient épines ou aiguillons, ont la même fonction : il s’agit de protéger la plante en piquant l’ennemi afin de le repousser et de le décourager de revenir. C’est simple, mais efficace, et je pense que vous en avez déjà tous fait les frais au moins une fois dans votre vie !
Pourtant, les piquants ont des limites : ils sont efficaces contre les gros mammifères, mais n’ont aucune utilité contre les petits insectes et les minuscules pathogènes pour qui ils ressemblent plus à de gros poteaux faciles à contourner qu’à de petits trucs qui vont potentiellement faire mal.
En réponse à ce problème de taille – c’est le cas de le dire – les plantes ont donc développé un autre mécanisme très semblable aux piquants, mais plus appropriée aux insectes : il s’agit des trichomes, qui sont des genres de petits poils qui recouvrent les plantes.
Trichome
Et contrairement aux piquants qui sont plus l’exception que la règle, toutes les plantes ou presque possèdent des trichomes. Je crois que je suis même complètement incapable de vous citer une seule plante qui n’en a pas.
En fait, il existe deux types de trichomes : les trichomes glandulaires et les trichomes non-glandulaires. Les trichomes glandulaires sont des structures qui accumulent des composés toxiques ; ils sont donc impliqués dans la défense chimique mais on en reparlera plus tard. A l’inverse, les trichomes non-glandulaires sont impliqués dans la défense physique et agissent un peu comme des piquants miniatures.
Suivant les espèces végétales, les trichomes non-glandulaires peuvent avoir des morphologies très diverses. Chez le figuier par exemple, on va trouver des trichomes courts et coniques, en forme d’épine, sur le dessus des feuilles, ainsi que de longs trichomes fins, un peu comme des poils, en dessous des feuilles.
Trichome non glandulaire de figuier – (Mamoucha et al., 2016)
Ce genre de trichome est très classique et rend les feuilles plus rugueuses et donc plus résistantes aux attaques d’herbivores. Sur ce coup-là, la seule particularité du figuier est de rendre ses trichomes encore plus durs en y incorporant de la silice… Mais si vous voulez un peu d’originalité, laissez-moi vous parler de Mentzelia pumila, une plante qui fait de jolies fleurs jaunes toutes mignonnes et toute innocentes…
Mentzelia – Photo de John Marquis
Mais dont les trichomes sortent tout droit des flammes de l’enfer ! <3
En fait, Mentzelia pumila possède trois types de trichomes non-glandulaires. Le premier type de trichome, qui est majoritaire, ressemble à de petits poils courts dont le sommet est orné d’une couronne de barbes recourbées, façon grappins.
Le second type de trichome est pareil au premier, à ceci-près qu’il possède également des barbes recourbées le long du poil lui-même, c’est-à-dire des petits crochets en dessous de la tête-grapin. Et enfin, le troisième type de trichomes à une extrémité lisse et pointue, mais le poil lui-même peut être orné de quelques crochets sur toute sa hauteur. Maintenant, mettez-vous à la place de l’insecte qui se pose à la surface de cette plante… Et imaginez son désespoir quand il se rend-compte qu’il vient d’atterrir dans une forêt de trichomes-grappins-à-crochets… qu’il ne pourra plus jamais quitter. Car oui, on ne va pas se voiler la face, le but des grappins et des crochets, c’est bien de piéger les insectes et de les retenir immobiles jusqu’à ce qu’ils périssent après une longue agonie.
Mouche piégée dans une forêt de trichomes – DALE WALTERS – FORTRESS PLANT <3
Et ça marche rudement bien, puisque vous pouvez admirer dans la chatroom une petite mouche, piégée à la surface de la plante, complètement impuissante face aux trichomes-grapins-démoniaques de Mentzelia pumila.
Ah les plantes, ces petites choses innocentes. <3
Obstruer les stylets des pucerons ou comment boucher une paille
Vous en voulez toujours plus ? Passons à un mécanisme complètement différent mais tout aussi rigolo, qui agit exclusivement sur les insectes perceurs-suceurs comme les pucerons et les cicadelles. Pour rappel, les pucerons sont des insectes qui se nourrissent uniquement de la sève des plantes. Pour atteindre cette sève, ils sont équipés de stylets, qui forment une espèce de trompe qu’ils enfoncent dans la plante. Une fois le conduit de sève atteint, les pucerons n’ont plus qu’à siroter, un peu comme vous avec une paille dans une brique de jus de fruit. Ainsi, l’endroit de choix pour installer des pièges anti-puceron, ce sont les vaisseaux, puisque c’est là que la plante se fait dépouiller de ses ressources.
Pour empêcher un puceron de boire, il existe deux solutions assez simples: Dans le premier cas, l’idée, c’est de faire un garrot au vaisseau – pas loin du point d’insertion des stylets du puceron – afin d’isoler la zone attaquée du reste du système conducteur. Dans le second cas, il s’agit tout simplement de boucher les stylets du puceron en les obstruant avec de grosses molécules.
Toutes les plantes ne disposent pas de ces systèmes anti-pucerons, et, selon les espèces végétales, de nombreux composés peuvent être utilisés pour garrotter les vaisseaux ou boucher les stylets… Mais quand ces systèmes existent, les mécanismes d’action sont très similaires. Je ne vous en donnerais donc que deux exemples.
Premier exemple : les dépôts de callose. Oui, encore eux. En fait, la plante peut aussi utiliser la callose pour boucher ses propres vaisseaux. Et forcément, si le vaisseau est bouché, la sève n’y passe plus. Le puceron ne peut donc plus se nourrir et doit aller chercher sa pitance ailleurs. Dans ces cas-là, la plante cible spécifiquement la zone attaquée, le dépôt de callose se fait en quelques minutes, et une fois que le puceron est parti, la plante défait le garrot qui ne sert plus à rien. Simple, et efficace.
Mais pour moi, le meilleur exemple de défense anti-puceron est un mécanisme qui n’existe que chez les légumineuses, c’est-à-dire les plantes comme le pois, la fève ou encore le soja. En fait, les légumineuses possèdent des protéines uniques appelées des forisomes, et qui sont localisés dans les vaisseaux conducteurs de sève. En conditions normales, les forisomes ont des formes assez effilées, un peu comme des épingles. Par contre, quand un puceron perce le vaisseau dans lequel ils se trouvent, les forisomes gonflent et adoptent des formes plus volumineuses qui leur permettent de boucher efficacement les vaisseaux et les stylets des pucerons ! Ces protéines sont vraiment uniques en leur genre puisqu’elles peuvent gonfler et se contracter, de façon réversible, en fonction de la concentration en calcium ou de l’acidité dans la plante !
D’ailleurs, pour ces raisons, les forisomes sont aussi étudiés pour faire des matériaux “intelligents” qui changeraient de forme mécaniquement et assez rapidement ! La folie.
Cependant, si les défenses anti-pucerons sont très efficaces, elles ne sont pas non plus infranchissables… puisque les pucerons peuvent apprendre à les contourner… à grand coup de salive. Vous, si vous buvez à la paille mais que quelque chose vient se coincer dans votre paille, vous allez sans doute souffler dedans pour la déboucher. Le puceron, lui, ne peut pas souffler dans ses stylets… Mais par contre, il peut baver pour éloigner les composés qui pourraient les obstruer. L’efficacité de la défense de la plante dépend donc de sa capacité à boucher les stylets du puceron plus vite que le puceron n’est capable de les déboucher en salivant. Parce que s’il doit passer plus de temps à saliver qu’à siroter, le puceron va aller se nourrir ailleurs !
Les zones de quarantaines pour déloger les pathogènes
Les plantes peuvent donc forcer les pucerons à fuir en les empêchant de boire à leur guise… Mais s’il est tout à fait possible de déloger un insecte, il est bien plus difficile de déloger un pathogène qui vit dans les tissus végétaux et les colonise en grandissant. Ainsi, contrairement à un insecte qui peut passer d’une feuille à l’autre, le pathogène ne peut pas vraiment se déplacer. Il ne pourra donc pas être mis en fuite. Qu’à cela ne tienne, la plante va ruser : au lieu de faire fuir le pathogène qui commence à s’installer dans ses tissus, elle va le mettre en quarantaine, c’est à dire l’isoler dans un espace restreint dont il ne pourra plus jamais sortir.
Pour mettre un pathogène en quarantaine, la plante peut par exemple construire des murailles épaisses et complètement hermétiques autour du pathogène en question. Pour construire ces murailles, des composés isolants comme le liège – peuvent être fort utiles. Le liège, c’est un composé tellement isolant que les cellules végétales qui le produisent se retrouvent coupées du reste de la plante et meurent. Ainsi, si un pathogène commence à s’installer dans les tissus végétaux et que la plante est prête à sacrifier définitivement la zone déjà envahie, elle va produire une barrière de liège autour du pathogène afin le coincer dans une zone complètement isolée du reste de la plante. Les barrières de liège étant absolument infranchissables pour les pathogènes, ceux-ci sont voués à mourir dans leur prison végétale. Ce mécanisme existe par exemple chez les pommes de terre, qui, lorsqu’elles sont attaquées par des champignons comme Rhizoctonia solani, peuvent former des couches de liège au niveau des sites attaqués. Alors oui, dans l’histoire, une petite zone de patate est sacrifiée, mais au moins, l’invasion du champignon est stoppée !
Un peu dans le même genre mais encore plus radical, les plantes peuvent choisir de découper sciemment des petits ronds dans leurs feuilles, autour des pathogènes. Là, l’idée, c’est de tracer un joli cercle dans la feuille, autour du pathogène, et de découper ce disque pour qu’il tombe par terre en entraînant avec lui le pathogène qui s’y cache.
Criblure
Pour faire ça, certaines plantes sont capables de dissoudre la glue qui colle les cellules végétales entre elles. En dissolvant cette glue sur une feuille, tout le long d’un cercle, la plante va délimiter une zone dans laquelle les cellules végétales seront désolidarisées du reste de la feuille. Ces cellules vont donc mourir et le disque entier se détachera de la plante. Simple, efficace, et rigolo, puisque ça laisse des petits trous partout. D’ailleurs, si vous voulez observer ces petits trous, essayez de chercher du côté des feuilles de cerisiers, chez qui ce mécanisme est assez courant pour lutter contre les champignons.
Cerisier troué !
Et enfin, dernier mécanisme de quarantaine : la réaction hypersensible… qui est en fait un suicide collectif de cellules végétales ! Souvenez-vous, dans l’épisode précédent, je vous avais expliqué que certains pathogènes, qualifiés de biotrophes, ne pouvaient se développer que dans des tissus végétaux vivants. Ainsi, si toutes les cellules végétales localisées autour d’un tel pathogène décident de se suicider en même temps, le pauvre pathogène biotrophe va se retrouver littéralement coincé au milieu de cadavres de cellules végétales, dont il ne pourra ni se nourrir, ni s’échapper. Il va donc périr à son tour. La réaction hypersensible, c’est donc une mort cellulaire programmée massive, c’est-à-dire un suicide collectif, planifié et organisé de cellule végétales qui se sacrifient pour stopper une invasion de pathogène biotrophe ! Et ça, c’est beau. <3
Réaction hypersensible
C’est triste. Mais c’est beau.
Bon, par contre, ces quarantaines ont beau être très efficaces, elles ne marchent qu’en début d’invasion : si le pathogène est déjà trop étendu dans les tissus végétaux, c’est trop tard, la plante ne peut pas se mettre entièrement en quarantaine, ni se suicider dans son intégralité, ça n’aurait aucun sens ! Mais heureusement pour elle, elle dispose d’autres mécanismes de défenses ! Passons-donc au suivant, qui est le dernier mécanisme physique que je vous présenterai…
Le latex
Et il s’agit du latex. Alors, désolée de vous décevoir, je ne parlerai pas de combinaison en latex moulante, mais uniquement du latex qui circule dans les plantes…
Cependant, rassurez-vous, vos instincts sadiques ne seront pas déçus, parce que le latex, c’est quand même une défense redoutable qui combine des effets à la fois physiques et chimiques.
Alors déjà, le latex, c’est quoi ? C’est une espèce de fluide un peu laiteux qui est contenu dans des canaux qui s’étendent dans toute la plante en formant un réseau plus ou moins parallèle aux vaisseaux conducteurs de sève.
Latex – Photo de Den Haag.
Généralement, quand on parle de plante à latex, on pense tout de suite à l’hévéa, dont le latex est transformé en caoutchouc… Cependant, s’il est vrai que toutes les plantes ne produisent pas de latex, l’hévéa est loin d’en avoir le monopole. Le figuier, par exemple, en produit aussi.
Le latex a de nombreuses particularités. D’abord, il est contenu sous pression dans les canaux (laticifères) : ainsi, si un insecte croque dans une plante et sectionne un laticifère, le latex va affluer au niveau de la zone endommagée.
Latex de Ficus – (Konno, 2011)
C’est un peu comme un pneu qui se dégonfle : Si vous crevez un pneu avec un clou, l’air contenu sous pression va affluer massivement au niveau du trou et s’en échapper. Le latex, c’est la même chose. Dans les cas extrêmes, comme celui de Cryptostegia grandiflora, une plante endémique de Madagascar, le latex peut même être mobilisé et se déplacer sur des distances de près de 70cm avant d’affluer au niveau des blessures. Une quantité très importante de latex est donc libérée à ces endroits…
Cryptostegia – Photo de Forest & Kim Starr
Et là, seconde particularité, quand il est exposé à l’air libre, le latex devient collant: il va donc former une barrière physique qui permet de refermer les blessures, un peu comme une rustine intégrée à votre pneu. Mais en devenant collant, le latex peut aussi piéger les petites bébêtes. Parce que oui, quand un insecte croque dans un laticifère, il peut se retrouver avec du latex plein les mandibules… Au début, ça va, mais dès que le latex sèche, il englue et immobilise les mandibules de l’insecte. Là, par exemple, vous pouvez voir, en haut, un insecte qui a une goutte de latex frais sur ses mandibules… Et en bas, ce même insecte dont les mandibules sont piégées par le latex qui est devenu collant. Ce latex peut donc handicaper assez lourdement les gros insectes… Mais c’est encore pire sur les plus petits, comme les pucerons, qui peuvent rester entièrement collés au latex, définitivement piégés, comme sur du papier tue mouche.
Insecte dont les mandibules sont recouvertes de latex – (Dussourd and Eisner, 1987)
Haa… Les plantes… Ces petites choses innocentes <3
Mais l’histoire ne s’arrête pas là, puisque le latex réserve une dernière surprise aux ennemis des plantes. En fait, le latex, c’est aussi un fluide bourré de composés toxiques stockés à forte concentration. Ainsi, le malheureux insecte qui croque dans un laticifère se retrouve immédiatement confronté à une grande quantité de latex qui – non seulement menace de de l’engluer – mais risque aussi de l’empoisonner. En clair, croquer un laticifère peut vite s’apparenter à prendre un bain de glue toxique…
Ce qui me fait une parfaite transition pour passer au derniers type de défenses des plantes, qui sont les défenses chimiques !
Les défenses chimiques
Généralités sur les défenses chimiques et premières définitions
Parce que oui, les plantes ne sont pas seulement des forteresses blindées de murailles, d’épieux et d’autres pièges physiques ; ce sont aussi de véritables usines chimiques capables de produire tout un arsenal de composés toxiques extrêmement variés : on trouve des molécules qui réduisent la digestibilité de la plante, d’autres qui ont des effets irritants ou corrosifs, d’autres encore qui peuvent déclencher des sensations de brûlure, rendre malade les animaux au point de les faire vomir, attaquer directement les champignons en dégradant leurs parois, provoquer la mort pure et simple des agresseurs, etc etc etc.
Illustration : Cloé Villard
Les propriétés très diverses de ces molécules de défense sont d’ailleurs souvent utilisées par l’homme, que ce soit en tant que poison, remède thérapeutique, ou même comme « drogues récréatives ». Par exemple, la nicotine, à la base, c’est un composé insecticide. Manque de chance, cette nicotine s’est révélée addictive pour l’homme, qui s’est donc mis à cultiver le tabac pour la produire… Les pauvres plants de tabacs qui souhaitaient juste que les insectes leur fichent la paix se sont donc retrouvés bien malgré eux au centre de notre attention, esclavagisés pour que des humains aient le plaisir de s’intoxiquer avec leur précieuse nicotine…
Mais enlevons ces gros nigauds d’humain de notre histoire et reconcentrons-nous sur les plantes et leurs défenses, qui sont quand même bien plus intéressantes. Les armes chimiques des plantes peuvent être réparties en deux grandes catégories : les protéines et les métabolites secondaires.
Rappelons aux auditeurs que les protéines, c’est une grosse chaîne de briques d’acides aminés, exprimées à partir des gènes. Pour quelques rappels de biologie moléculaire, rendez-vous dans l’épisode 355 !
Les protéines jouent de très nombreux rôles dans les plantes ; certaines sont des enzymes qui catalysent des réactions chimiques tandis que d’autres sont impliquées dans la régulation, la structure, ou encore la communication. Les protéines servent donc plus ou moins à tout ; il n’est donc pas étonnant de savoir que certaines sont aussi impliquées dans la défense des plantes. Par exemple, certains végétaux luttent contre les champignons en produisant des enzymes – des protéines- appelées les chitinases. En fait, ces enzymes sont capables de dégrader la chitine, qui est le principal composé de la paroi des champignons. Cela permet donc à la plante de contre-attaquer en détruisant l’enveloppe externe des champignons.
A l’inverse des protéines, les métabolites ne sont pas issus de l’expression d’un gène. Il s’agit de petites molécules issues du métabolisme des plantes : on trouve par exemple des sucres, des acides nucléiques, des tannins, et plein d’autres petits trucs variés.
En fait, il existe deux types de métabolites : les métabolites primaires, et les métabolites secondaires, qu’on appelle aussi métabolites spécialisés. Chez les plantes, les métabolites primaires sont définis comme étant des molécules qui participent directement à la nutrition, la croissance et au développement de la plante : pour faire simple, enlevez un métabolite primaire à la plante, et elle ne peut plus vivre. Cependant, ces métabolites ne nous intéresseront pas trop puisque, dans la plupart des cas, ils n’ont aucun rôle dans la défense.
Au contraire, les métabolites secondaires ne participent pas directement à la croissance, mais ils ont des rôles tout aussi importants puisque ce sont eux qui permettent aux plantes de s’adapter à leur environnement. En effet, certaines de ces molécules pigmentent les plantes et les rendent odorantes pour attirer les pollinisateurs, tandis que d’autres assurent la communication chimique qui permet d’établir des symbioses, ou encore, stimulent la croissance… Mais ce qui nous intéresse ici, c’est que certains métabolites secondaires permettent également aux plantes de répondre aux stress et aux menaces – que ce soient des stress abiotiques comme le froid ou des agressions biotiques perpétrées par des bébêtes.
Tout à l’heure, je vous ai parlé de composés volatiles libérés par les plantes pour attirer des gardes du corps… Et bien en fait, ces composés, ce sont des métabolites secondaires. Certains d’entre eux sont donc impliqués dans les défenses indirectes des plantes ; tandis que d’autres sont plutôt impliqués dans les défenses directes et agissent comme de véritables armes chimiques capable de mettre un dragon-chenille hors-combat en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.
Exemple : le curare. Vous avez sans doute déjà tous entendu parler du curare, cette molécule ultra-puissante aux effets paralysants… qui est en fait un métabolite secondaire produit par certaines plantes !
Du coup, l’arsenal chimique des plantes joue un rôle très important dans leur défense ; et le principal atout de cet arsenal réside sans doute dans sa diversité, car rien que du côté des métabolites secondaires, on connaît des dizaines de milliers de composés différents. Si les plantes ont développé autant de molécules différentes, c’est pour disposer de défenses efficaces contre chaque type d’attaquant qu’elles pourraient rencontrer.
Déjà, une seule molécule ne pourra jamais être efficace contre tous les types d’attaquants : souvenez-vous des défenses physiques, c’était exactement la même chose. Une épine est menaçante pour un mammifère, mais pas pour un insecte ; et inversement pour un trichome. De la même façon, une molécule toxique pour un insecte ne l’est pas forcément pour un champignon. Ainsi, si elles veulent disposer d’armes chimiques adaptées à chaque bébête, les plantes doivent fatalement diversifier leurs molécules toxiques.
Mais en plus de ça, si les plantes veulent que leurs défenses restent efficaces, elles doivent sans cesse les renouveler afin de garder une longueur d’avance sur leurs ennemis qui, au fil de l’évolution, apprennent à les contrer. Parce que oui, aucune défense n’est parfaite : chaque mécanisme a ses limites et il se trouvera toujours unennemi un peu plus malin que les autres pour le contourner. J’avais pas forcément insisté là-dessus tout à l’heure, mais cette remarque et aussi bien valable pour les défenses physiques que chimiques : chaque armure possède une faille qui peut être exploitée, et chaque poison peut trouver un antidote. Souvenez-vous par exemple des pucerons, qui ont appris à baver dans la plante pour déboucher leurs trompes. De leur côté, les girafes ont plutôt été dotées par l’évolution de longues langues préhensibles qui leur permettent d’attraper les feuilles des acacias sans s’empaler sur leurs épines aiguisées. Et en fait, chacun des mécanismes de défense physique que je vous ai présenté peut être contourné d’une façon ou d’une autre par au moins un agresseur. Et c’est exactement pareil pour les défenses chimiques : les plantes ont beau inventer de nouveaux poisons, il se trouvera forcément au moins une espèce qui, au fil de l’évolution, trouvera un moyen de résister à ce poison. Pour que leurs défenses restent efficaces, les plantes doivent donc constamment inventer de nouvelles molécules toxiques.
Et si les défenses chimiques sont aussi diversifiées, c’est aussi parce qu’il est bien plus facile de créer une nouvelle molécule toxique que d’élaborer une nouvelle structure physique. En effet, pour obtenir une molécule avec des propriétés inédites, il n’est pas forcément nécessaire de construire une molécule complètement nouvelle. Non, en général, il suffit juste de repartir d’une molécule préexistante et de la customiser un peu afin de la rendre beaucoup plus dangereuse ou pour que l’ennemi ait beaucoup plus de mal à la détoxifier. En gros, prenez une molécule de défense, ajoutez-lui un petit groupement bien choisi au bon endroit, et vous aurez une molécule 2.0 bien plus toxique de sa version initiale. Concrètement, d’un point de vue évolutif, une duplication de gène, une mutation ou une recombinaison sur la bonne séquence d’ADN, et paf, vous avez une molécule inédite à la pointe de la technologie.
Une seule solution : l’innovation.
Et là, c’est une véritable course à l’armement qui a été lancée entre les plantes et leurs agresseurs. Exemple : imaginons une plante qui invente un nouveau poison, efficace contre les chenilles. Cette plante va être débarrassée des chenilles pendant quelques millénaires… Jusqu’à ce qu’une espèce de chenille trouve un moyen de détoxifier le poison en question. Pour reprendre l’avantage sur cette espèce là de chenille, notre petite plante va donc devoir modifier un peu son poison, de façon à ce qu’il ne puisse plus être détoxifié. Ce à quoi la chenille va répondre en faisant évoluer son propre centre antipoison… Et l’escalade se poursuit, et elle se poursuivra tant qu’il y aura des plantes et des chenilles. Et quand deux espèces évoluent de la sorte, en se rendant coup pour coup et en s’adaptant pour faire face à la nouveauté que l’autre a mis en place, on parle de co-évolution.
Donc finalement, millénaires après millénaires, à coup de petites modifications successives, le nombre de molécule de défense produit par les plantes a littéralement explosé pour aboutir aux dizaines de milliers de composés qu’on connaît à l’heure actuelle ; chaque espèce végétale s’étant créé un arsenal de molécule qui lui est propre et qui lui permet de répondre spécifiquement aux attaquants auxquels elle est soumise !
Où trouver ces molécules de défense ?
Alors en fait, on peut trouver des composés toxiques un peu partout: Les molécules de défense des plantes peuvent être contenues à l’intérieur de la plante elle-même, de sorte à ce que la bestiole qui croque un bout de feuille ingère ces composés et s’intoxique… Mais selon les plantes, certains composés sont également sécrétés à la surface, tandis que d’autres sont libérés dans le sol. Ainsi, celui qui veut toucher la plante ou s’approcher un peu trop de ses racines sera aussi au contact avec ces composés.
Par contre, dans une plante donnée, la répartition des composés de défense varie spatialement et temporellement. C’est-à-dire que les composés présents dans les feuilles ne sont pas les mêmes que ceux qu’on retrouve dans les racines ; et en plus, ces composés varient en fonction des saisons ! Ces différences s’expliquent assez facilement par la répartition des agresseurs sur la plante – puisque les ennemis qui s’attaquent aux feuilles ne sont pas les mêmes que ceux qui s’attaquent aux racines. Ainsi, la plante va protéger ses feuilles avec des composés toxiques pour les ennemis qui s’attaquent aux feuilles, tandis qu’elle défendra ses racines avec des composés – différents – qui permettent de repousser les attaquants des racines ! La plante va aussi ajuster la quantité de molécules de défenses en fonction de la fréquence des attaques : vous vous douterez bien qu’une plante est moins attaquée par les insectes en hiver qu’en été, la quantité de molécules insecticides produite en hiver sera donc moins élevée que celle produite en été ! En gros, les défenses chimiques de la plante sont dynamiques: elles évoluent sans cesse afin de coller au plus près aux différentes menaces.
Alors on peut se demander : ne serait pas plus logique de produire tous les composés tout le temps, histoire d’être sûr d’avoir toujours la bonne réponse au bon endroit… ?
Et bien en fait, non, parce que produire des défenses, ça a un coût. Pour produire une molécule, il faut utiliser des ressources et de l’énergie… Or, la quantité de ressources disponible dans une plante est limitée, ainsi, tout ce qui est investi dans la défense ne peut plus être utilisé pour assurer d’autres fonctions… comme la croissance. La plante doit donc faire des compromis en choisissant quelle quantité de ressource allouer à la croissance, et combien ira à la défense. On appelle ça la balance défense-croissance. Ainsi, toute molécule de défense qui ne serait pas strictement nécessaire ne sera pas produite ; afin de faire des économies de ressources.
Cependant, si la plante ne produit pas toutes ses molécules, partout et tout le temps, c’est aussi pour éviter de s’auto-intoxiquer. Parce que oui, même si les plantes sont parfois plus résistantes que la normale aux poisons qu’elles produisent, elles peuvent quand même y être sensibles! Ce qui nous amène à la question suivante : produire des armes chimiques, c’est bien beau, mais comment les produire et les stocker de façon sécuritaire ?
Vous l’aurez compris, la première solution pour éviter l’auto empoisonnement consiste à ne pas produire trop de poison. Et de ce côté-là, avoir des défenses inductibles est un sacré avantage : je vous rappelle qu’une défense inductible, c’est une défense qui ne se déclenche qu’en cas d’attaque. Ça va donc permettre à la plante de ne produire des composés toxiques qu’au moment où ils sont nécessaires, au niveau des zones attaquées. Ce qui, au passage, rejoint parfaitement le concept d’économie de ressource !
Cependant, une plante ne peut pas se contenter d’avoir uniquement des défenses inductibles, car si un attaquant arrive alors qu’aucune défense n’est prête, il va avoir le temps de faire de sacrés dégâts avant que les poisons ne soient produits.
Par principe de précaution, la plante doit donc aussi disposer d’un stock d’armes chimiques prêts à l’emplois – au moins pour repousser le premier assaut de l’ennemi… Ainsi, pour pouvoir faire des stocks importants sans risquer de s’empoisonner, la plante a développé des compartiments spécialisés, dédiés exclusivement au stockage de composés toxiques à fortes concentrations. Le latex dont je vous ai parlé juste avant en est un parfait exemple puisqu’il est confiné à l’intérieur des laticifères et bourré de composés toxiques. D’ailleurs, rien que dans le latex du figuier, on a trouvé des dizaines de protéines et des centaines de métabolites secondaires différents, la plupart ayant des effets défensifs. Autre exemple de compartiment dédié au stockage, les trichomes glandulaires – qui sont des petits poils qu’on retrouve chez environ 1/3 des espèces végétales.
Trichome glandulaire de tomate – Dale Walters, Fortress Plant
Contrairement aux trichomes non-glandulaires qui étaient impliqués dans la défense physique, les trichomes glandulaires sont des structures sécrétrices qui peuvent accumuler des composés variés comme des huiles, des résines, des composés volatiles et des poisons ; ils sont donc impliqués dans les défenses chimiques des plantes. Visuellement, les trichomes glandulaires ressemblent à de petits poils ornés d’une tête gonflée où sont accumulés et sécrétés des molécules de défense. Et comme ils sont localisés à la surface des plantes, les trichomes non glandulaires sont directement au contact des attaquants, ce qui permet de les empoisonner au plus vite!
Et puisqu’on parle de trichomes, il est peut-être temps de parler un peu des orties, qui sont équipé de trichome encore différent, mais très chouette: ils s’agit des trichomes urticants, qui sont de petits poils avec une extrémité bulbeuse qui se casse quand on la touche, révélant une pointe de silice effilée comme une seringue.
Trichome urticant – Photo de Charles B. Krebs
Et en se brisant, ces trichomes libèrent et injectent aussi des composés toxiques au malheureux qui a fait la bêtise de s’en approcher… Vous avez sans doute déjà tous expérimenté une piqûre d’ortie, avec cette douleur qui dure pendant de looooongues minutes… Et bien maintenant, vous saurez que cette sensation de brûlure est majoritairement due aux acides oxaliques et tartariques contenus dans les trichomes urticants de l’ortie ! D’ailleurs, ces deux acides sont un peu l’exception qui confirme la règle puisqu’il s’agit de métabolites primaires et non pas secondaires! Donc oui, même s’il sont plus rares, il existe quand même des métabolites primaires qui peuvent vous faire passer un sale quart d’heure!!
Haaa, les plantes… Ces petites choses innocentes <3
Enfin bref… Je vous propose maintenant de finir cette partie « défense chimiques » avec quelques exemples de molécules toxiques… Et comme c’est ma plante préférée ; parlons un peu du figuier !
Le figuier : protéines et métabolites secondaires
Pour se défendre, le figuier produit des protéines et des métabolites secondaires. Les premières sont presque exclusivement stockées dans le latex tandis que les secondes sont localisées dans le latex et, les trichomes glandulaires, mais aussi dans les tissus « normaux ».
Les protéines de défense du figuier sont des molécules que les insectes vont ingérer ; elles agissent donc principalement dans le système digestif de ces bébêtes. Par nécessité, leur première caractéristique est donc d’être suffisamment résistantes, afin de rester actives dans les sucs digestifs des insectes en questions.
Les protéines majoritaires dans le latex du figuier sont des enzymes qui appartiennent aux familles des protéases et des inhibiteurs de protéases. Les protéases sont particulièrement efficaces contre les insectes tandis que les inhibiteurs de protéases peuvent agir contre un large spectre de ravageurs et de pathogènes. Je ne rentrerais pas dans les mécanismes détaillés, mais globalement, ces protéines agissent en interférant avec la digestion des insectes. En gros, la bébête qui mange ces enzymes aura du mal à digérer ses repas, ce qui a pour conséquence de ralentir la croissance ralentir et d’augmenter la mortalité larvaire.
Le latex du figuier contient aussi des oxydases, qui sont des enzymes capables d’oxyder les composés présents dans le système digestifs des insectes – ce qui mène à la formation de molécules réactives, aux effets toxiques.
Autres protéines contenues dans le latex du figuier, les chitinases. Je les ai déjà évoquées tout à l’heure, elles agissent en détruisant la paroi des champignons qui est faite de chitine, ce qui a pour effet de réduire significativement leur croissance.
Bon, il y a encore d’autres protéines défensives chez le figuier, mais elles sont minoritaires et n’ont rien de particulier… Donc pour vous en donner un dernier exemple complètement abusé, on va plutôt changer d’espèce et se tourner vers un petit arbrisseau de la famille des euphorbiacées. Cet arbrisseau, c’est le ricin, et il a pour particularité de produire une protéine ultra-toxique qui est la ricine. Ce nom vous est sans doute assez familier puisque la ricine est un poison qu’on retrouve assez fréquemment dans les romans policiers et dans les séries télés ; c’est également le poison qui a été utilisé dans l’affaire des parapluies bulgare… mais je ne m’étendrai pas dessus puisqu’il me semble bien que Claire nous en avait déjà parlé dans son double épisode sur les petits poisons d’Agatha Christie…
Passons donc aux métabolites secondaires. En fonction de leur structure, ces molécules peuvent être subdivisées en plusieurs grandes catégories : les alcaloïdes, les terpénoïdes, et les composés phénoliques.
Les alcaloïdes sont des molécules azotées qui sont largement répandues chez les végétaux, mais qui n’existent pas chez tous. Parmi les alcaloïdes remarquables, on trouve de nombreuses molécules en « ine » telles que la morphine produite par pavot, la caféine produite par le café, la nicotine produite par le tabac, ou encore la cocaïne produite par le coca.
Donc oui, à la base, toutes ces drogues, ce sont des molécules de défense des plantes. De son côté, le figuier produit des alcaloïdes avec des noms barbares, de la sous-famille des phénanthroindolizidines.
Ces alcaloïdes, dont je ne répèterai pas le nom, sont restreints à quelques espèces de plantes et ont des effets toxiques contre les champignons, les bactéries, et les insectes. Mais comme ils n’ont pas encore été très étudiés chez le figuier, je ne m’attarderais pas dessus.
Passons donc à la deuxième famille de métabolites secondaires : les terpénoïdes, que l’on retrouve chez toutes les plantes. Ces composés sont connus pour leurs propriétés odorantes ; par exemple, ce sont eux qui sont responsables du goût de la cannelle, du gingembre, ou encore de la menthe… Mais certains terpénoïdes sont également impliqués dans la défense des plantes. Par exemple, la molécule rend le latex collant, c’est un terpénoïde. Chez le figuier, on va également trouver de nombreuses sous familles de terpénoïdes qui peuvent avoir des effets irritants, antibactériens ou insecticides. Là, mon exemple préféré, c’est celui d’une sous-famille de terpénoïdes qu’on appelle les cardénolides et qui sont très toxiques pour les insectes, et même pour les animaux. Chez Asclepias syriaca, alias l’asclépiade de Syrie, ces molécules ont des effets assez violents sur les pauvres insectes qui les ingèrent.
CARDENOLIDES – (Dussourd and Hoyle, 2000)
En effet, si vous donner des cardénolides à manger à une chenille, celle-ci risque d’être agitée de spasmes et de convulsions, mais elles va aussi se mettre à régurgiter tout ce qu’elle a dans le ventre… avant de sombrer dans l’inconscience pendant plusieurs heures. Parfois, il faut même plusieurs jours pour que les chenilles se remettent de leur repas… Donc là, ce que vous voyez juste au dessus, c’est une chenille inconsciente qui pendouille lamentablement au bout de sa feuille après avoir eu l’audace d’ingérer du latex riche en cardénolides.
Haaa, les plantes, ces petites choses innocentes <3
Et enfin, dernière famille de métabolites secondaires : les composés phénoliques, qui sont eux-aussi présents chez toutes les plantes. Si on leur a donné ce nom de « composé phénolique », c’est parce qu’ils contiennent… des groupements phénoliques. Ces molécules sont particulièrement connues pour leurs propriétés antioxydantes, mais elles peuvent aussi avoir des effets défensifs. Et là, je vais m’attarder un peu sur un dernier exemple, qui est celui des furocoumarines – mais qu’on appellera juste les furocs, parce que c’est plus court à dire. Et comme ces molécules sont celles sur lesquelles je travaille, c’est avec la plus grande objectivité que je vous dirais que ce sont forcément les meilleures!
Cloé Villard
Les furocs ne sont pas présentes chez toutes les plantes, on les retrouve uniquement chez certaines espèces… comme le figuier. Elles ont des effets toxiques contre à peu près tout ce qui bouge : les bactéries, les champignons, les insectes, les nématodes, les mammifères, et même les végétaux. Autrement dit, on ne rigole pas avec ces trucs-là.
En fait, les furocs ont plusieurs modes d’actions qui expliquent leur large toxicité : d’abord, elles peuvent mener à la formation de molécules toxiques. Mais en plus de ça, elles peuvent aussi inhiber certaines enzymes,capitales dans le métabolisme de la cellule, qu’on appelle des cytochromes P450s et qu’on retrouve chez à peu près tous les organismes.
Pour la petite anecdote, l’inhibition de ces P450s peut avoir des effets graves sur l’homme, et on appelle ça l’effet Pomélo. Certains d’entre vous ont peut-être déjà entendu parler de cas où certains patients sous traitement médicamenteux avaient interdiction formelle de boire du jus de pamplemousse. Et bien ça, c’est à cause des furocs contenues dans le jus des pamplemousses – qui d’ailleurs, ne sont pas des pamplemousses mais des pomélos – soyons un peu rigoureux.
Pamplemousse versus Pomélo… On vous a menti toute votre vie.
En temps normal, vous ne risquez pas grand-chose à boire du jus de pomélo, mais le truc, c’est que les furocs qu’il contient peuvent inhiber des cytochromes P450 qui portent le petit nom de CYP3A4. Ces P450s, présents dans votre corps, sont impliqué dans la métabolisation de certains médicaments. Ainsi, si vous ingérez des furocs en buvant du pomélo, vos CYP3A4 ne fonctionneront pas aussi efficacement qu’ils devraient. En conséquence, vous ne serez plus capables de dégrader ces médicaments aussi bien que d’habitude, ce qui peut entraîner des overdoses médicamenteuses et autres effets secondaires pas cool du tout. Cependant, rassurez-vous, ce n’est parce que vous avez bu un verre de pomélo avant de prendre un cachet d’aspirine que vous allez mourir demain : seuls certains médicaments sont concernés, et ce ne sont certainement pas ceux que vous pouvez acheter librement en pharmacie sans ordonnance !
Mais revenons à nos furocs et à leurs effets défensifs. En plus d’inhiber des cytochromes P450, ces moléculesont également des effets phototoxiques, c’est-à-dire qu’elles peuvent être activées par la lumière pour devenir encore plus dangereuses ! En gros, si vous les excitez avec des UVs, elles peuvent se lier à de nombreuses molécules et causer plein de réactions différentes : par exemple, elles peuvent se lier à l’ADN et jouer avec lui jusqu’à provoquer des mutations ou la mort pure et simple de la cellule. Ainsi, la bébête n’a pas forcément besoin de manger de furocoumarines pour passer un sale quart d’heure : les toucher et en avoir sur la peau, quand on est en plein soleil, ça peut être encore pire !
Voilà… J’arrive à la fin de ce que je voulais vous raconter, donc si tout est bon, je vous propose de faire un petit bilan récapitulatif :
Conclusion
Illustration : Cloé Villard
– S’il y a une chose à retenir, c’est que, non, les plantes ne sont pas aussi innocentes que ce qu’elles laissent paraître. Depuis des millions d’années, elles sont attaquées sans relâche par de nombreux ennemis ; ainsi, pour survivre, elles ont dû développer un grand nombre de mécanismes de défenses leur permettant de faire face à tous leurs attaquants.
– Elles ont ainsi développé des défenses indirectes, qui leur permettent d’embaucher des gardes du corps, ainsi que des défenses directes – physiques et chimiques – grâces auxquelles elles règlent leurs comptes elles-mêmes, comme des grandes. Chaque espèce végétale a développé un arsenal de guerre qui lui est propre, puisqu’il est adapté aux assaillants auxquels elle est confrontée. En plus, la plante fait évoluer ses défenses en fonction de son environnement: cela est possible car elle dispose de défenses constitutives, qui sont toujours prêtes pour repousser l’ennemi au plus tôt, mais aussi de défenses inductibles, bien plus ciblées, qui ne seront activées qu’une fois l’ennemi repéré.
– Ainsi, ce n’est pas une défense unique qui va permettre à la plante de repousser un ennemi : c’est en choisissant la bonne combinaison de défenses, en l’activant au bon moment et au bon endroit que la plante pourra espérer survivre.
– Mais encore une fois, rien n’est jamais acquis puisqu’aujourd’hui encore, l’évolution poursuit son œuvre : les plantes développent de nouvelles défenses, tandis que les herbivores et les pathogènes développent de nouvelles stratégies pour les contourner… La course à l’armement ne fait donc que commencer !
La thèse de Cloé :
Mon sujet de thèse porte sur la production de furocs chez les plantes et, pour faire simple, je me pose deux questions. La première, c’est « comment est-ce que les plantes fabriquent ces molécules ? ». En gros, je cherche des gènes qui permettent de produire des enzymes qui fabriquent des furocs. Et ces gènes, je les cherche chez le figuier. L’objectif, c’est de trouver un maximum de gènes impliqués dans la voie de biosynthèse des furocs ; et ça c’est un truc sur lequel mon équipe travaille depuis un bout de temps… Pour la petite histoire, le premier dans mon labo qui a identifié un de ces gènes, c’était l’un de mes directeurs de thèse, et c’était il y a une grosse dizaine d’année, quand il était lui-même en train de faire sa thèse !
Mais du coup, comme mon équipe travaille là-dessus depuis un moment, cette voie de biosynthèse a déjà été partiellement élucidée ; c’est-à-dire que, même s’il nous manque encore la fin de la voie, on connaît quand même quelques gènes qui permettent de produire les premières furocs. Et c’est ça qui m’amène à la seconde question que je me pose et qui est « quelle est la balance défense-croissance liée à la production de furocoumarines ? »
Pour rappel, la balance défense-croissance, ce sont les compromis que la plante doit faire pour allouer ses ressources et son énergie – soit à la défense, soit à la croissance. Donc là, mon objectif, c’est de regarder combien d’énergie ça coûte de produire des furocs, mais aussi combien ça rapporte au niveau défensif – afin de voir si ça vaut vraiment le coup pour la plante de produire de telles molécules.
Et pour faire ça, je ne travaille pas sur le figuier, mais plutôt sur la tomate, pour une raison assez simple : le figuier produit naturellement des furocs. C’est donc très difficile de déterminer quelle quantité de ressource il investit là-dedans. Au contraire, la tomate ne produit pas de furocs. Je peux donc prendre des tomates et leur rajouter artificiellement les gènes qui permettent de produire des furocs. Je disposerais donc de deux types de de tomates : des sauvages -sans furocs- et des transformées -avec furocs. Et là, une fois qu’on à ces deux types de plantes, il devient possible de comparer leur croissance et leurs performances défensives. En gros, je m’attends à ce que les tomates produisant des furocs se défendent mieux – puisqu’elles auront ces furocs – mais poussent moins bien – puisqu’elles auront dû investir de l’énergie pour produire ces molécules !
Par contre, je tiens à préciser une chose : OUI, quand je dis que je vais rajouter des gènes à la tomate pour qu’elle produise des furocs, je parle bien de faire des plantes TRANSGÉNIQUES, c’est-à-dire OGM. Cependant, RASSUREZ-VOUS, ces plantes pousseront dans des milieux CONFINÉS et elles ne sortiront JAMAIS du laboratoire ! L’objectif n’est CERTAINEMENT PAS de faire un champ de tomate OGM, il s’agit juste de disposer de quelques plants pour faire ces expériences, et une fois utilisés, ces plants seront ÉLIMINÉS avec toutes les précautions qu’il faut !!
Une revue sur le sujet des défenses du figuier :
Villard, C., Larbat, R., Munakata, R. & Hehn, A. Defence mechanisms of Ficus: pyramiding strategies to cope with pests and pathogens. Planta (2019). doi:10.1007/s00425-019-03098-2
Gageons qu’après l’émission d’aujourd’hui, vous ne considérerez plus les plantes exactement de la même façon. En ce jour où il est de mise d’offrir du muguet, jolies clochettes toutes mignonnes, eh bien fini le mythe du légume comme emblème de l’être vivant dénué de pensée. Vous verrez combien les plantes peuvent être aussi manipulatrices et meurtrières qu’altruistes. Notre invitée de ce soir, Cloé Villard va nous expliquer combien les plantes sont rusées.
Et nous verrons que non, les roses n’ont pas d’épines…
Nous sommes le mercredi 1er mai de l’an 2019, bienvenue dans Podcast Science émission 374.
Le tour de table :
Eléa depuis Strasbourg
Cloé Villard depuis Nancy qui nous fait le dossier
Nicotupe depuis Barcelone
Pascal, à la technique, depuis un endroit mystérieux près de Mulhouse
Et Irène depuis Bastia, toujours aussi ravie de vous présenter cette émission
Le dossier :
Ce dossier est la suite de celui présenté dans l’épisode # 355. Vous pouvez retrouver le dossier de Cloé intégralement ici !
Annonces :
Notre radio dessinée aura lieu le 11 mai au Jardin Botanique de Nancy parce que les plantes ne compte pas pour des prunes (ouais, c’est le titre). Vous pourrez nous voir en vrai ! Plus d’informations en cliquant ici.
Du 20 au 22 mai, le festival Pint of Science revient dans toutes les villes de France ! Les tickets sont en vente depuis le 15 avril et les places partent vite, alors rendez-vous sur pintofscience.fr/, parce qu’il n’y en aura pas pour tout le monde !
Les images de la semaine :
Illustration Cloé Villard
Illustration : Cloé Villard
Pamplemousse versus Pomélo… On vous a menti toute votre vie.Latex de Ficus – (Konno, 2011)Illustration : Cloé VillardIllustration : Cloé VillardCARDENOLIDES – (Dussourd and Hoyle, 2000)
Trichome glandulaire de tomate – Dale Walters, Fortress Plant
Trichome urticant – Photo de Charles B. KrebsMouche piégée dans une forêt de trichomes – DALE WALTERS – FORTRESS PLANT <3CriblureCryptostegia – Photo de Forest & Kim StarrLatex – Photo de Den Haag.Réaction hypersensibleCerisier troué !
– Mentzelia – Photo de John MarquisEcorce – Photo de Cody HoughFourmis – Photo de Ryan SommaParoi – Photo de Kristian PetersCalloseTrichomes mentzelia – DALE WALTERS – FORTRESS PLANT <3Acacia cornigera – Photo de Stan Shebs– Cristaux – (Mamoucha et al., 2016)TrichomeLes défenses du figuier (Villard et al. 2019)Epine ocotillo – Photo de David CorbyDiprions du pinRosier – Photo de John Desjarlais de Pasadena
Quelques références :
Fortress Plant: How to survive when everything wants to eat you. Dale Walters – Promulgué meilleur livre sur les défenses végétales de l’année par Cloé et Eléa.
nyves: hello Cloé V: Salut @nyves 🙂 Podcast Science: Hello hello nyves: bonjour @Podcast Science ! nyves: Quel courage de bosser un 1er mai 😉 Podcast Science: Eléa aux commandes de Podcast science ce soir Cleora: B’soir ! nyves: salut Eléa nyves: Salut @Cleora Podcast Science: Ah ben pour une fois que j’ai le temps de faire du Podcast TOUTE la journée nyves: 😉 nyves: j’ai couru et rentré du bois nyves: je suis mort Podcast Science: B’soir Cleora nyves: je sui en train d’écouter le podcast Pardon maman sur un parti politique humoristique québécois, je suis pété de rire nyves: proposition: offrir une goupille à l’ile de la Grenade! Podcast Science: Les quebecquois sont formidables nyves: carrèment 😉 nyves: faut définitivement que j’y aille NicoTupe: YO nyves: salut @NicoTupe nyves: vous nous faites signe quand ca broadcast? NicoTupe: Ouaip Podcast Science: ON BROADCASTE NicoTupe: @nyves nyves: ca fonctionne nyves: hello nyves: salut @irene nyves: tout est mysterieux dans l’est 😉 nyves: et on est pas nombreux dans le boudoir 😉 NicoTupe: Que la bataille commence NicoTupe: #endgame nyves: Game of thorne? NicoTupe: Avengers NicoTupe: Thanos toussa nyves: j’assume pas 🙁 Pascal: toujours pas vu infinity war Pascal: alors endgame… NicoTupe: @Pascal il meurt à la fin nyves: pas vu d’avenger depuis un bout de temps Pascal: d’apres ce que j’ai compris, il faut mettre le pluriel nyves: @NicoTupe : on finit tous par mourir NicoTupe: NOSPOIL NicoTupe: (je parles à @nyves ) nyves: j’accroche plus aux films de super héros nyves: par contre, je suis sur la 1ere saison de Fargo, c’est génial! NicoTupe: faut que je reagrde un jour NicoTupe: en attendant j’ai quitté Netflix Pascal: elle est excellente, la deuxieme aussi Pascal: mais je n’ai jamais commencé la 3eme nyves: Martin Freeman est super bon, comme d’hab Pascal: ils ont reussi a faire du Fargo sans refaire Fargo nyves: et Billy bob Thornton fait trop flipper! Pascal: ca ne souffre donc pas de la comparaison nyves: c’est ca nyves: y a l’ambiance sans l’histoire NicoTupe: Qui m’écrit un pitch pour mon dossier de la semaine prochaine? nyves: c’est quoi ton dossier? NicoTupe: Ca dépend du pitch nyves: ah, d’accord, c’est la récursivité! Pascal: en fait en faisant son pitch, tu decide son sujet NicoTupe: voila NicoTupe: tout ce qui est dit est vrai NicoTupe: base de l’impro nyves: Remarque, y aurait de quoi faire, sur la récursivité 🙂 NicoTupe: Déjà fait les langages de programmation nyves: c’est pas faux nyves: j’ai enfin attaqué les vidéo de Lé sur l’IA Pascal: ca me rappel la fac : j’etais le seul tordu a preferer les algo recursif aux algos itératif NicoTupe: héhé Pascal: c’est pourtant tellement plus joli NicoTupe: j’aime aussi, je suis tout fier quand j’en écirs un NicoTupe: bon maintenant encore plus quand j’écris du code asynchrone et récursif nyves: et multithreadé? NicoTupe: Ca c’est caché NicoTupe: Javascript… nyves: alors que moi, je galère a faire du Ansible 😉 NicoTupe: oui je me prend à aimer Javascript NicoTupe: je crois que j’aime le chaos Pascal: l’asynchrone et multithreadé, ca va un peu ensemble non ? nyves: tu a déja vu du scala? NicoTupe: oui c’est du java donc je touche pas NicoTupe: 😀 Pascal: du java certe, mais fonctionnel nyves: @pascal : tu peut faire de l’asynchrone non multithredé NicoTupe: la je fais du Go, c’est rigolo, je comprend pas l’engouement nyves: en ce moment je gère des users et des droits 🙂 nyves: et j’essaye d’automatiser tout ca en ansible Pascal: moi, je fais surtout de l’admin reseau… NicoTupe: come to the dark side NicoTupe: we have pi nyves: ca peut etre fun, l’admin reseau NicoTupe: non nyves: ils nous ont planté des serveurs en mettant a jour un switch 🙂 nyves: @NicoTupe; y a des trucs, je t’avoue, j’ai tpoujours pas compris l’intéret, mais ca doit servir, ca existe NicoTupe: le whitespace langage? Pascal: ca sert a nous faire marrer NicoTupe:https://fr.wikipedia.org/wiki/Whitespace nyves: non, mais ca c’est un maso qui voulais se faire plaisir NicoTupe: (mon langage préféré) Pascal: sinon, je vous ai dis que pour la premiere fois, je tente l’enregistrement d’un podcastscience depuis Linux ? NicoTupe: tu veux dire un mac? NicoTupe: niark niark Pascal: non non, un vrai linux nyves: le pire, c’est qu’on se remet a utiliser des formats relou comme json ou yaml, qui gueulent dès qui manque un retour chariot ou un espace Pascal: enfin vrai… un peu virtuel quand meme NicoTupe: avec une interface graphique? Pascal: oui NicoTupe: donc pas un vrai linux Pascal: skype, c’est chaud sinon NicoTupe: #trollspirit nyves: bien tenté nyves: DNFTT Pascal: comme ma connexion est un peu douteuse en ce moment, j’ai monté une VM au taf ou il y a une connexion correcte (une gigue de 10ms est rare…) nyves: ca se tente nyves: il font quoi les champignons avec leur postérieur? nyves: ah pu? nyves: Reviens Chloé! Anne Vicente: Cloé reviens <3 nyves: en gros, faut péter les dents des mecs en face! elfredo: Bonsoir à tous!!! nyves: salut @elfredo Anne Vicente: Coucou 🙂 nyves: Les plantes n’ont pas de sentiments nyves: pas d’anthropocentrisme nyves: je suis SST, je peux faire un garrot! nyves: (ce qui est super utile dans l’informatique) Pascal: notamment pour fixer de faisceaux de cables… nyves: par exemple nyves: j’ai vu des cablages d’armoire de serveurs, c’etait des vrais oeuvre d’art! NicoTupe: Bon j’ai écrit mon pitch NicoTupe: @Pascal tu relis NicoTupe: ? Pascal: envoi NicoTupe: conducteur Pascal: @nyves oui, mais ils ne bougent jamais nyves: rarement nyves: dans nos nouveaux locaux, ils ont eu l’excellente idée de plaquer toutes les prises electriques dans des goulottes Pascal: @NicoTupe on ne voit pas vraiment arriver le dernier paragraphe, mais ca promet d’etre interessant nyves: du coup pour charger son téléphone, il faut aller cher la rallonge sous la table, dans la goulotte, c’est pas relou Pascal: par contre @NicoTupe tu as suivi les activités de lé ces derniers temps? NicoTupe: lesquelles? Pascal: il devellope pas mal une remise en cause de la methode scientifique, notamment en partant du bayesianisme NicoTupe: ah oui ça j’ai suivi Pascal: Je trouve que ca fait echo NicoTupe: le bayésianisme est une bonne définition du “bon sens” NicoTupe: 😀 nyves: il est à fond sur le bayesianisme en ce moment NicoTupe: pas faux NicoTupe: j’ai pas tout suivi d’ailleurs NicoTupe: @nyves oui un peu trop militant a mon gout Cleora: Il l’a toujours été à fond bayesianisme ^^ nyves: il se conterdit un peu, par rapport à l’hooliganisme 😉 nyves: mais on a tous nos biais Pascal: @nyves pour mes baies reseaux, je suis passé aux cables de 15cm : on y voie quelques choses et ca fait rangé Pascal: parce que s’en sortir avec les faisceaux de 50 cables… nyves: @Pascal : et c’est plus écologique! utilser un cable ethernet de 2 metre pour faire 15 cm ! Cleora: arf la chélidoine ça pousse partout ce truc au jus orange ^^’ Pascal: bof : on utilise plus de switchs pour le coup Benjamin ☣️: ça ressemble pas mal à la coagulation 😮 Pascal: @Benjamin ☣️ quel synchronisation avec Irène Benjamin ☣️: haha :’) nyves: magnifique dessin! Anne Vicente: Ouiii Cloé est douée aussi en dessin (elle en partage d’autres ici : https://www.facebook.com/ClocloMono/ ) j’suis fan ^^ Cleora: ah la dernière image c’est la fameuse image du latex énoncée plus tôt ? Pascal: Elle avait d’ailleurs remporté notre concours de dessin pour le lancement de “Moi parasite” Pascal: @Cleora c’est bien possible Anne Vicente: Oui il est particulièrement incroyable celui là 🙂 nyves: merci @Anne Vicente : une page de plus a laquelle je suis abonné 😉 Anne Vicente: Avec plaisir 😀 Benjamin ☣️: La fameuse course de la Reine rouge 🙂 nyves: @ps: pourquoi certaines plantes sont plus “aggressives” que d’autres, genre orties ou poison ivy? nyves: la dernière vidéo de Léo Grasset fait bien flipper sur un sujet identique, en passant (bactéries multi-résistante, …) nyves: @ps: la capsaïcine c’est le même genre de défense? kyrillos_L: Bonsoir (avec un peu de retard) nyves: salut @kyrillos_L nyves: ben, la plus part des poisons viennent des plantes, Anne Vicente: Coucou ! (il n’est jamais trop tard) Cleora: B’soir kyrillos nyves: mais la conspiration ca existe! nyves: c’est juste que soit on la connait pas, soit on la connaitra plus tard nyves: mais c’est pas celle de Kevin du 35 nyves: c’est bon, la purée de panais! nyves: Merci pour l’astuce Eléa! Cleora: Merci ‘Cloclo’ ^^ Cleora: Team Plante du coup ! Podcast Science: Villard, C., Larbat, R., Munakata, R. & Hehn, A. Defence mechanisms of Ficus: pyramiding strategies to cope with pests and pathogens. Planta (2019). doi:10.1007/s00425-019-03098-2 Anne Vicente: merci ! kyrillos_L: j’ai le même accent ! nyves: mdr nyves: je suis tomber sur un support en anglais y a pas longtemps, j’ai souffert kyrillos_L: ah ! j’avais oublié Cleora: Oo’ les 3C nyves: j’y pense tout les matins, mais je fume pas! nyves:https://xkcd.com/2135/ nyves: ouaip, intéressant! Cleora: Joli teasing yep nyves: c’etait cool! Podcast Science: Merci à tous les auditeurs !!! Podcast Science: et auditrices nyves: il a fait le pitch en live 😉 Anne Vicente: Merci à la Team Podcast Science et à Cloé pour cette super émission 🙂 Cloé V: Merci 🙂 kyrillos_L: il y a quelqu’un qui respire fort pret du micro ? Anne Vicente: mdr mais oui c’est perturbant x) kyrillos_L: pres* Podcast Science: vous entendez des respirations? Podcast Science: c’est chelou kyrillos_L: yep Podcast Science: bon l’émission est finie Podcast Science: donc c’est pas enregistré nyves: bonne soirée! Cleora: Bonne soirée 🙂 Podcast Science: bonne soirée nyves: see you! elfredo: Buona notte!
Ce soir sur Podcast science, enfin, un épisode Roue Libre. Nous allons pédaler ensemble sur les routes de la science, avec parfois, comme aujourd’hui, des petits sentiers un peu inattendus, peut-être tortueux, mais en tout cas prometteurs de beaucoup de réflexions …
Nous sommes le mercredi 24 avril de l’an 2019, bienvenue dans Podcast Science émission 373.
Le tour de table :
Pascal, à la technique, depuis le nord est de la france
Tupe, depuis Barcelone
Johan, depuis Pasadena
Eléa, depuis Strasbourg
Et Irène depuis Bastia, toujours aussi ravie de vous présenter cette émission
“Savoir faire un U avec sa langue est génétique, info ou intox ?” Alors que c’est une “règle” de génétique que l’on apprend souvent à l’école… ce n’est en fait pas si simple que ça !
Pour ceux qui ne comprennent pas l’énoncé, nous pourrions le reformuler ainsi : est-il vrai que la consommation simultanée de cigarette et de café a un effet laxatif supérieur à la consommation de l’un de ces produits seul, ou à leur non-consommation ? Vous pouvez nous envoyer vos réponses sur podcastscience@gmail.com !
Annonces :
Notre radio dessinée aura lieu le 11 mai au Jardin Botanique de Nancy parce que les plantes ne compte pas pour des prunes (ouais, c’est le titre). Vous pourrez nous voir en vrai !
Du 20 au 22 mai, le festival Pint of Science revient dans toutes les villes de France ! Les tickets sont en vente depuis le 15 avril et les places partent vite, alors rendez-vous sur pintofscience.fr/, parce qu’il n’y en aura pas pour tout le monde !
Les images de la semaine :
Katie Bouman devant une partie des disques durs contenant les données de la première image du trou noir.
La Chatroom
Eléa HEBERLE: Bonjour Typpex, bienvenue Cloé V: Bonsoir! elfredo: Bonsoir Podcastscience! Johan: Salut tout le monde ! Eléa HEBERLE: Bonsoir Kyrillos_L: Bonsoir, Kyrillos_L: Normail qu’il n’y ait pas de son pour le moment ? Eléa HEBERLE: Oui on attend Tupe Eléa HEBERLE: il est un peu en retard Eléa HEBERLE: mais on va mettre le son quand même Eléa HEBERLE: pour vous public Kyrillos_L: ah Cloé V: Hum, le lecteur s’est lancé mais je n’entends toujours rien… C’est normal?^^ Eléa HEBERLE: refresh? Clo�� V: Ha si ‘est bon Eléa HEBERLE: ok nyves: Hello Cloé V: Salut @nyves nyves: je croyais etre en retard mais en fait non 🙂 Cloé V: Hé hé nyves: c’est le konami code? Johan: haut haut bas bas gauche droite Johan: ca debloque le code de la chatroom Johan: tu as accès à toutes les images de penis de la collection de Taupo :p nyves: euh, je tente pas 😉 GPif: Bonsoir! nyves: et je suis plutot idkfq Johan: @nyves tu fais bien 🙂 nyves: saslut @GPif GPif: Je pensais arriver à la boure, mais en fait non :p Eléa HEBERLE: On est tous à la bourre ce soir nyves: c’est exactement ce que j’ai dit 😉 nyves: on finissait les pizzas pour l’anniv de mon petit dernier Eléa HEBERLE: Bon anniv, petit dernier ! Eléa HEBERLE: 😀 nyves: je transmets nyves: 😉 nyves: 10 ans Eléa HEBERLE: Ah, un si bel âge. nyves: pour lui, pas pour les parents 🙂 Cloé V: Ah bah bon anniv’ à lui aussi 🙂 nyves: merci, je lui dit nyves: il va venir regarder la chatroom de toute facon nyves: il aime bien Eléa HEBERLE: Ahah super 😀 GPif: La NASA, c’est les mec qui font des t shirt non? nyves: j’ai un tshirt de pyjama nasa 😉 Johan: Attnetion, il y a un tres bon resaue pour les americains qui bossent ici ! Johan: c’est juste que moi j’y ai pas acces 🙂 Pascal: Bonjour vous tous nyves: bienvenue Alexa! GPif: Fuit Alexa!!! nyves: salut @Pascal Toto42: Est ce que alexa comme les chauves souris et certains aveugles a essayé et si oui avec quel resultats a se reperer en ecoutant l’echo de cliquetis faits avec la langue ? nyves: non, historien et Stephane Bern dans la même phrase, non, pas possible GPif: J’ai du la faire cette remarque :p j’avoue nyves: @GPif : c’est du même niveau qui disent que c’est un miracle que la croix en or n’ai pas fondue 😉 GPif: Perso en réponse, je veux savoir comment avoir la réponse a d’autres question, (malin :p) nyves: Est ce que la question se pose? Toto42: La question c est est ce que si il y a un organisateur divin , est ce que l’on peut le prouver ? Parceque sinon la reponse oui ou non n’avancera pas et ne sera pas plus credible que si on y croit aujourdhui. Toto42: On peut tres bien avoir une reponse si on demande a dieu de faire des miracles . C est scientifiques nyves: @Toto42 : pour le moment j’ai jamais vu de réponse sur l’existence de Dieu vérifiable nyves: même les “démonstr nyves: ations des croyants ouverts et intelligents sont pas top Toto42: Nyves moi non plus mais il a commencé par dire si un jour je peux poser une question et dieu me repond alors … nyves: certe nyves: Dans le podcast sceptiscisme scientifique j’ai entendu des apologètes et j’ai pas été convaincu nyves: beaucoup de biais cognitifs nyves: mais je suis d’accord avec Tupe nyves: essayer de prover l’absence de Dieu par la science est aussi stupide nyves: on est dans la croyance, c’est différent GPif: Donc @NicoTupe crois en Dieu :p GPif: Ni les charpente de plus de 800 ans nyves: @ps: le vrai croyant ne changera pas de croyance suite a un incendie GPif: C’est un peu sa façon de remettre le batiement au normes. nyves: @GPif : il aurait pu envoyer de l’aide pour reconstruire NicoTupe: Bref dieu existe NicoTupe: cqfd nyves: ou pas Pascal: Tous ca me met en memoire la citation de Bakounine… GPif: Il a envoyé Loreal et LVMH :p Pascal: Est si Vraiment Dieu existait… Il faudrait s’en débarasser NicoTupe: Démontré par Cantor nyves: @GPif mouarf NicoTupe: 😀 nyves: @NicoTupe Cantor, il était pas tout seul dans sa tête 😉 nyves: de toute facon comme son existence n’est pas “prouvable” je suspend mon jugement 😉 NicoTupe: Moi je crois aux licornes nyves: et a la theïere cosmique? NicoTupe: oui nyves: les croyances, ca se respecte, tant qu’on cherche pas à l’imposer nyves: @ps: Est qu’on peut par l GPif: Dieu est une licorne nyves: @ps : même méthode avoir une image d’autre chose qu’un trou noir? nyves: genre exoplanète? Pascal: +1 Le croyance des autres, je n’en ai pas grand chose a faire. Par contre qu’il y ai des cours de religion à l’école auquel mes enfants sont obligé d’assister malgré mon opposition explicite, ecrite et légale parce qu’ils restent dans la même salle de cours Pascal: ca me derange (personellement) GPif: Pourquoi les chercheurs on des tableau noirs avec beaucoup de géométries? NicoTupe: @Pascal de mon coté l’école est en Catalan alors bon… NicoTupe: 😀 nyves: je comprends, surtout qu’il n’y a pas de cours non théiste? NicoTupe: et pastafarien Pascal: non, une ecole de village avec deux classe, c’est compliqué nyves: oui, perso ca me ferait ch…. Pascal: et ceci, en france NicoTupe: j’avoue NicoTupe: mais bon je pense que je avis pas y échaper en catalogne… NicoTupe: aux cours de religion NicoTupe: les espagnols ont ‘lair au taquet nyves: c’est le même problème avec les prix Nobel qui récompense 3 personnes alors que l’étude a été faite par 200 personnes nyves: c’est dingue qu’on laisse faire ca à notre époque dans des pays “ouverts” Pascal: Sinon, Johan disait que l’interferometrie ne marchait pas dans le visible. C’est parce que ce trop difficile ou juste pas possible? nyves: euh, tout le monde déteste les Bogdanoff, non? GPif: Pas leurs chirurgiens Toto42: C est le meme probleme que la terre platte. On entend 500 fois par an les gens qui se plaignent de ceux qui croient a la terre platte. Et on croise jamais quelqu un sui croit a la terre platte. La c est pareil, jamais entendu parler de cette femme. Pascal: Sinon Katie Bouman a fait un TED Super interessant Pascal: il y a deux ans Alexa: Yep Alexa: Dans le même genre que les Bogdanoff, Aberkane est pas mal non plus GPif: En vrai c’est hyper sexiste aussi d’en faire tout un plat du fait que ce soit une femme. Pascal:https://www.ted.com/talks/katie_bouman_what_does_a_black_hole_look_like nyves: le plus fun, c’est que ces abrutis d’alt right on pas remarqué que le développeur est ouvertement homo 😉 nyves: @GPif : toutaf GPif: Une femme, un homo, ils vont bientot crier au complot ^^ nyves: mes collègues, je les considère pas comme une femme ou un homme a priori, mais qqn avec qui je bosse GPif: Est-ce q’on peut dire que mademoizelle est une publi de m**** nyves: @GPif mais c’est un complot, les trous noirs existent pas, je l’ai lu sur Facebook nyves: @GPif : oui, on peut Pascal: Elle explique bien ca dans le TED Pascal: nyves: @ps: d’ailleur, n’est il pas surprenant que l’image du trou noir soit si ressemblant à ce qu’a fait Luminet ou Kip Thorne? NicoTupe: @nyves https://www.youtube.com/watch?v=5qArvBdHkJA GPif: Est-ce qu’on peut dire que c’est le Bozon de Higs des trou noir? En tout cas, ca fait un beau titre Pascal:https://www.sciencesetavenir.fr/assets/img/2019/04/10/cover-r4x3w1000-5cae09601a649-luminet-image.jpg Kyrillos_L: Concernant le bashing qu’elle a subit je trouve ça inacceptable. Cependant, je le comprends en partie. Sur les réseaux sociaux Il y a un reel acharnement sur les “males blanc hétérosexuels cisgenre”. Notamment par les médias comme konbini. Beaucoup de problèmes sont pointés vers cette catégorie de la population. Par exemple j’ai suivis un débat sur la pornographie, et le problème qui ressortait du débat était : “les males blancs etc.” et ceci au détriment du réel problème. Les médias jouent beaucoup là dessus pour faire du “putaclic”. Un bon exemple : Kyrillos_L:https://www.youtube.com/watch?v=nm73-doqSgc Pascal: sinon, on peu faire de l’interferometrie avec un radiotelescope sur terre et un autre sur la lune ? nyves: @NicoTupe excellent nyves: merci 🙂 Kyrillos_L: Mais effectivement l’effet auraient été moindre si elle n’avait pas été une femme nyves: on te perd GPif: Plus de sond Toto42: Et on pourrait voir la lune avec ? Et une etoile de maniere non ponctuelle ? nyves: @Kyrillos_L : l’effet male blanc alpha dominant est quand même vachement visible en entreprise nyves: J’ai rarement vu, en France, une femme noire homo chef d’entreprise, d’une grosse boite 🙂 nyves: @ps: XKCD a fait un what if sur le sujet Pascal: Et puis la connexion au pole Sud ne doit pas etre terrible nyves:https://what-if.xkcd.com/31/ nyves: oui, j’ai entendu aussi d’IA locale sur des appareils mobiles Kyrillos_L: Effectivement. Je n’ai jamais fait d’entreprise. C’est un point de vue de “jeune” qui ne comprends pas pourquoi on lui répète sans cesse sur mes réseaux sociaux “tu est le mal car…” alors que je n’ai rien fait ? Le fait est que ce débat (tout comme le véganisme) produit beaucoup de reactions de la part des différents et est donc mis en avant nyves: parce que mm la 5g suffirait pas Pascal: le pre traitement avec des lieux de stockage de different niveau, c’est ce que fait le CERN pour les données du LHC nyves: @Kyrillos_L : il faut pas le prendre comme tu es le mal, mais comment on peut agir diffèremment pour plus inclure nyves: en entreprise ca reste vachement dur pour les femmes, les homos, les handicapés… nyves: il y a un plafond de béton armé arrivé au niveau vice président Kyrillos_L: Je suis totalement d’accord, mais c’est aussi le fond de commerce de certains médias, qui en plus d’opposer les deux camps déplace le sujet et le débat ailleurs. Mon problème vient plus de leur l’éthique. Après au final je pense que c’est une bonne chose car au final, ils parlent des problèmes. Juste pas forcément de la bonne facon, et à des raison mercantiles nyves: @Kyrillos_L : je suis d’accord, et je suis aussi anti feminazis pour les même raisons nyves: Emma Watson a couché avec Daniel Radcliff? nyves: c’est podcast people! nyves: on diverge vers Game of Throne nyves: des jumeaux qui se roule la langue…. Toto42: D ou l epigenetiq nyves: gaffe, y a un micro pas coupé! nyves: corrélation ou causalité? Pascal: C’etait chez moi Pascal: oups GPif: Y a t’il une corélation entre le roulage de langue et le fait d’aimer les spagethies? GPif: Parceque perso, je vois un lien nyves: @GPif non, on roule les spagethis sur une grosse cuillère! nyves: est ce qu’on apprend encore les petits poix de Mendel? nyves: alors qu’on sait que les résultats ont étés trafiqués? Toto42: Les genes c marche jamais a coup sur . Meme mendel a du tricher avec ses petits poids nyves: je fume pas, je peux pas jouer! GPif: Les non fumeurs sont constipé, c’est bien connu. nyves: ca va etre fun, les réponses 😉 GPif: Vous serez responsable de gens qui vont se mettre au café et à la clope, juste pour faire avancer la science GPif: Sans compter le fait de develloper de trouble obscessionel qui consiste a noté frénétiquement l’heure d’aller à la selle. Eléa HEBERLE: 😀 Kyrillos_L: ahah nyves: en fait, il faudrait arréter de fumer et de boire du café pour voir ce que ca donne GPif: Un cancer du colon nyves: ou alors faire un double aveugle avec des clopes et du café placébo Eléa HEBERLE: chiche Toto42: moi j prefere acheter le livre que patreon. A qd le livre podcasr ? Cloé V: “Pas du tout belliqueux”. On en reparle la semaine prochaine. xD nyves: @Cloé V : y aura des monstroplantes? Cloé V: Juste des plantes forteresses 😉 nyves: plantes vs zombies 😉 Pascal: @Toto42 techniquement j’ai un epub avec la retranscription d’une radio dessinée nyves: c’est parce qu’il y a synchronicité entre le café du matin et le caca Pascal: ‘ps sort du placard’ en l’occurence nyves: c’est vachement scientifique comme approche Pascal: @la chatroom est ce que le son saute actuellement nyves: si ti bouffe que du riz c’est pas gagné nyves: un peu Kyrillos_L: Pour Robin : A un moment a chaque fois que je commencais à faire des maths, je devais faire caca Kyrillos_L: ça a duré quelques semaines Kyrillos_L: (lié au stress de l’examen ?) nyves: y a pas DTC qui a fait une vidéo dessus? Eléa HEBERLE: Je sais pas, j’ai pas encore commencé les recherches pour pas avoir d’a priori nyves: plus de son Kyrillos_L: de meme Pascal: ca a du revenir Kyrillos_L: plus possible de mettre lecture Pascal: Bon, on va couper de toute maniere GPif: Ce podcast est sexiste, il y a pas assez d’homme !:p Pascal: Bonne soirée Eléa HEBERLE: @GPif Y’a autant d’hommes que de femmes Eléa HEBERLE: les hommes sont juste moins assidus Pascal: @GPif Par contre, il y a beaucoup de biologiste nyves: oui, c’est ca, DTC a sorti une vidéo il y a deux ans sur le sujet nyves: mais je crois pas l’avoir vu Eléa HEBERLE: Bonne nuit la chatroom 😀 Cloé V: Bon, bah c’était cool, même si je suis quand même un peu déçue par la conclusion sur les langues en U… (Non, je ne sais toujours pas faire, même ne m’entraînant ><) nyves: bonne nuit les gens! Cloé V: Le boudoir, c’est pas mal =) Eléa HEBERLE: @Cloé V essaye encore ! 😀 Eléa HEBERLE: y’a des tutos sur internet ! nyves: a mercredi prochain NicoTupe: A mercredi prochain le boudoir elfredo: Bonne soirée. nyves: @NicoTupe : le boudoir dans quel sens? NicoTupe: salop* *Correction apportée selon la volonté du DictaTupe. nyves: avec déshabillé et tout ca? NicoTupe: @nyves c’est le nouveau nom officiel de la “chateroume” nyves: mdr NicoTupe: le boudoir de podcastscience nyves: ca me va GPif: C’est jolie, mais j’ai un peu l’impression qu’il faut venir deguisé du coup nyves: ca manque de jeune fille aguicheuse mais bon, on va s’en passer nyves: et si je dis à ma femme que je passe mes mercredi au boudoir de lascience… nyves: bon, allez dodo nyves: a+